C’est un fait divers qui relance le débat sur le travail des enfants mineurs au Maroc, la semaine dernière une petite fille de 11 ans a été retrouvée à Oujda gravement blessée, elle avait été rouée de coups par le couple qui l’employait. Le procureur général de Oujda, a-t-on appris aujourd’hui, a prononcé l’arrestation de la femme qui a infligé les blessures à la petite fille.
L’affaire Zineb Chtit a mobilisé les associations de protection de l’enfance qui ont manifesté samedi dernier à Oujda en compagnie de nombreux citoyens. Et elle remet surtout sur le devant de la scène la question du travail de celles qu’on appelle « les petites bonnes », ces enfants mineurs envoyés par leurs familles souvent très modeste pour travailler dans d’autres foyers.
Selon les associassions humanitaires, nombreuses à travailler sur ce dossier, il y aurait entre 60.000 et 80.000 enfants servantes au Maroc. Pour mettre fin à cette situation, un projet de loi a été élaboré par le ministère du développement social de la famille et de la solidarité. Ce projet est toujours à l’étude au secrétariat général du gouvernement, c’est ce qu’a déclaré il y a quelques jours Nouzha Skalli, ministre marocaine en charge du dossier. Ce texte de loi composé de 7 articles et prévoit des peines de prison ferme et des sanctions financières à l’encontre de toute personne employant des enfants de mois de 15 ans en tant que domestiques. La loi vise aussi les personnes servant d’intermédiaires avec des peines pouvant aller jusqu’à 3 ans de prison et 50.000 dirhams d’amende.
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