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lundi 3 décembre 2012

Khenifra, capitale de tamazight où il est interdit de parler en tamazight


Quand les tribus zayane ;béni mguil ; ichkirane ;ait skhmane ; Bni Mtir et autres ont répondu massivement ,infailliblement et immédiatement à l’appel ,en tamazight, de Moha Ouhmmou Zayani pour prendre le maquis et combattre l’armée coloniale française pendant la grande bataille de Lhri le 13 novembre 1914 ;
Quand l’Etat colonial français a décrété un dahir le 16 mai 1930 à travers lequel il reconnaît la spécifité amazigh du Maroc .
Quand des associations culturelles, des droits humains,
 syndicats, partis politiques mouvement 20 février et même la commission des droits économiques et socioculturels des nations unies demandent la reconnaissance de tamazight comme langue officielle au Maroc .
Quand enfin l’Etat marocain, se rend  à l’évidence, et reconnaît tamazight comme langue officielle dans la constitution octroyée !

c’est qu’il y a nécessité de la faire !

MAIS ,quand le gouverneur de Khénifra – capitale et étendard qu’on le veuille ou non de tamazight – intervient et agresse dans une réunion officielle un représentant syndical pour avoir parlé en tamazight ,car le représentant syndical ne pouvait pas faire autrement car il ignore l’arabe , c’est qu’il y a une défaillance dans le système ! 

Soit que le représentant du roi à khénifra est en retard d’une guerre !
Soit que la reconnaissance de tamazight comme langue officielle dans la constitution du pays n’est que de la poudre aux yeux !
Qu’en pense monsieur le ministre de l’intérieur du mouvement populaire ?
Qu’en pense monsieur le chef du gouvernement ?
Pouvez-vous nous éclairer ?
A bon entendeur ,salut .
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Racisme anti-amazigh : Le gouverneur de Khénifra imprime sa marque

Mohamed Ali Oukassou, nommé en mai dernier gouverneur de la province de Khénifra (Moyen Atlas), n'a pas tardé à imprimer sa marque en interdisant à Oushaq Ajikhoun, un citoyen qui voulait faire entendre ses doléances, de parler publiquement en langue amazighe, la seule langue qu'il connaît, alors que cette même langue est officielle. L'attitude méprisante de ce gouverneur vient malheureusement nous rappeler que rien n’a presque changé. Dans un texte diffusé sur Internet, Ali Khadaoui, poète et chercheur originaire de cette région, nous rappelle que durant « les années soixante-dix, les vieux amazighs des Atlas et d'ailleurs, confrontés aux administrations de l'Etat marocain, s'entendaient dire de parler en arabe ou d'aller l'apprendre en prison!» Il paraît que le gouverneur de Khénifra est nostalgique de cette époque.
L’Association Amghar basée dans cette même ville réagit à cet acte raciste.

Communiqué  de condamnation du comportement raciste du Gouverneur de Khénifra à l’égard des Imazighen. 

Lors de la rencontre avec les éboueurs de la ville de Khénifra licenciés abusivement par la Société « tout propreté », le Gouverneur de la Province a interdit au représentant des éboueurs de parler en langue amazighe, lui enjoignant avec mépris :  « ne parle pas en « chalha », parle en arabe ou tais-toi » !
Un tel comportement raciste émanant d’un Gouverneur est irresponsable et constitue une incitation à la discrimination et à la haine raciale ;
Ce comportement  est anticonstitutionnel notamment l’article 5 qui stipule que la langue amazighe est officielle ; cette attitude va à l’encontre des décisions officielles et constitue une violation flagrante des droits naturels du peuple amazigh .

En conséquence, nous déclarons ce qui suit :
-Nous condamnons fermement cette action dont a été victime Monsieur  Oushaq Ajikhoun et protestons énergiquement contre cette atteinte à la dignité d’un citoyen marocain ;
-Nous demandons aux responsables de mettre fin à de tels agissements discriminatoires contre lesquels les Marocains ont longtemps lutté afin de construire une société tolérante, plurielle et citoyenne.
 Khénifra, le 02 Décembre 2012

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