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samedi 11 juin 2016

U.E : Une eurodéputée charge sévèrement le Maroc.

Par Malik Moffok

Une semaine après la disparition du leader historique du Front Polisario, une eurodéputée espagnole, Paloma Lopez en l’occurrence, a fortement chargé le Royaume marocain l’accusant de porter gravement atteinte aux droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Interpellant aujourd’hui en réponse à une question, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, cette eurodéputée a accusé le Maroc de violer systématiquement les droits humains en réprimant les citoyens sahraouis qui réclament leurs droits socio-économiques et politiques. Elle a mis en avant l’assassinat du syndicaliste sahraoui Brahim Saika, qu’elle a condamné énergiquement. Paloma Lopez a dénoncé  « les autorités marocaines qui  ont, à nouveau, dispersé violemment une manifestation pacifique organisée par des chômeurs sahraouis pour condamner l’assassinat de Brahim Saika et marquer la Journée mondiale de la justice sociale, une initiative des Nations Unies pour lutter contre le chômage et l’exclusion sociale, dont souffre particulièrement le peuple sahraoui qui vit sous l’occupation marocaine ».

Violation des droits des prisonniers
Cette parlementaire européenne insiste sur l’intervention «brutale » de la police marocaine lors de cette manifestation qui a fait de nombreux blessés. Parmi ces blessés, Paloma Lopez cite, entre autres, les militants Mohamed Salem Aluat et Mohamed Molud Mansur. L’eurodéputée a demandé à la chef de la diplomatie européenne, Mme Mogherini, d’élever une « protestation officielle » auprès du Maroc « pour dénoncer ce déchaînement de violence sur les manifestants ». Pour cette parlementaire, « le recours excessif de la police marocaine à la force contre les défenseurs sahraouis des droits économiques et sociaux, viole les engagements internationaux du Maroc ». Paloma Lopez a également évoqué la violation des droits fondamentaux des prisonniers sahraouis qui croupissent dans les geôles marocaines. Elle a cité un nouveau cas, à savoir Abdelkhalek Merkhi*, qui allonge ainsi la liste des détenus politiques sahraouis dont les droits ont été bafoués. L’état de santé de ce prisonnier sahraoui s’est gravement détérioré, après une grève de la faim qu’il a entamée en avril dernier pour protester contre sa détention illégale. Cette eurodéputée s’est offusqué en soulignant que « ce n’est pas la première fois que les droits fondamentaux des prisonniers politiques sahraouis sont violés par les forces marocaines d’occupation ».

Répression à huis clos
Paloma Lopez a ainsi dénoncé la position de l’Union européenne qui se contente de dialoguer « avec la force occupante et avec le Conseil national marocain des droits de l’homme », alors que la violation systématique des droits fondamentaux des sahraouis se poursuit. Elle a, par ailleurs, estimé que l’expulsion, début mai, d’un couple de journalistes polonais des territoires occupés du Sahara occidental, sans aucune justification officielle, est une preuve supplémentaire que le Maroc veut imposer le huis clos dans les territoires occupés pour réprimer tranquillement les citoyens sahraouis. « Le Royaume du Maroc impose habituellement des restrictions sur l’accès à ces territoires pour les journalistes, dans le but de maintenir le voile du secret sur la brutalité de son occupation », a-t-elle soutenu. Une situation que l’UE doit changer, a-t-elle estimé.
Par Malik Moffok
Média: Impact 24.info

*Rappel :  http://fr.allafrica.com/stories/201504200026.html

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