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samedi 13 août 2016

« Pas de Maghreb sans le peuple sahraoui »


Hichem Hamza /Agences, Boumerdes, 11/8/20016

Plusieurs représentants officiels, des représentants des institutions et d’associations civiles sont unanimes à réaffirmer la légitimité des revendications du peuple sahraoui, dont l'organisation d’un référendum pour décider du statut de ce territoire qui reste en grande partie occupé par le royaume marocain.
Ils ont plaidé également pour la levée du siège imposé aux territoires occupés du Sahara occidental et à l'arrêt de la répression, préconisant la mise en place d'un mécanisme onusien de protection et de surveillance des droits de l'homme et libérer les détenus politiques qui croupissent dans les geôles, faire toute la lumière sur le sort des disparus sahraouis, appelant à l'arrêt du pillage des ressources naturelles de ce pays.
Plusieurs représentants de la société civile venus de plusieurs pays ont saisi l’occasion de la présence des médias, venus en nombre assister à cette manifestation, pour mettre en exergue le fait que le peuple sahraoui demeure, hélas, le dernier peuple du continent africain sous oppression coloniale. 

C’est en substance ce que révèle l'ouverture de la 7e édition de l'université d'été des cadres du Front Polisario, qui se tient à Boumerdès, en présence de diplomates, chefs de partis politiques, de personnalités internationales, d’associations et de centaines d’étudiants. Les participants ont saisi l’opportunité pour traiter de nombreux problèmes touchant à la sécurité dans la région et dans le territoire sahraoui, le déni de droit orchestré par le Maroc malgré le fait que cette cause soit, depuis longtemps, posée sur la scène internationale.
Il est affirmé, à cette occasion, que l'organisation de l'université d'été est une initiative de la société civile algérienne concrétisée selon les orientations du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, qui a apporté son appui à la cause sahraouie depuis le début du conflit. Un appui qui émane des principes du 1er Novembre.
Le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Saïd Ayachi, a salué le rôle des autorités algériennes pour le succès de cet évènement qui a constitué une tribune de dialogue et d'échange entre cadres du Polisario avec leurs homologues, précisant que les interventions des enseignants algériens sont une contribution directe en faveur de la lutte du peuple sahraoui pour son droit immuable et reconnu par l'ONU mais aussi par l'UE, l'UA ainsi que de nombreux pays.
Dans ce cadre, le premier responsable du CNASPS a rassuré les Sahraouis sur le fait que les Algériens demeurent solidaires des mouvements de libération qu'il s'agisse du Sahara occidental ou de la Palestine, rappelant que la position de l’Algérie envers eux est « claire, nette et précise ». 
Pour sa part, Sadek Bouguettaya, membre du secrétariat général du parti du FLN, a affirmé que « le peuple algérien restera engagé vis-à-vis de la cause sahraouie juste et légitime, car il s’agit d’une question de décolonisation. »
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Président Sahraoui : Plaidoyer pour des mesures fermes et urgentes de l’ONU
Lors de son allocution, le président de la République, SG du Front Polisario, Brahim Ghali, a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à prendre des mesures fermes et urgentes, pour mettre fin à l'escalade marocaine au Sahara occidental.
Le président Ghali, élu en juillet dernier en obtenant plus de 90% de voix des participants au congrès extraordinaire du Front Polisario, responsable du secrétariat politique du Front Polisario, secrétaire général du front et président de la RASD, en remplacement de l'ancien président feu Mohamed Abdelaziz, décédé le 31 mai dernier des suites d'une longue maladie, a souligné que « le Conseil de sécurité doit prendre dans l’urgence des mesures concrètes et fermes pour mettre fin à l'attitude marocaine qui constitue une grave violation de la charte de l'ONU, une ingérence éhontée dans ses prérogatives et une menace pour la paix et la stabilité internationales ». En outre que « face à l'intransigeance et à l'escalade de l'occupant marocain qui jouit du soutien de parties internationales connues pour leur passé colonial, l'ONU est appelée à assumer pleinement ses responsabilités dans le parachèvement du processus de décolonisation au Sahara occidental ».
Il a, dans ce sens, exhorté l'instance onusienne « à prendre les mesures nécessaires et imposer des sanctions à l'Etat d'occupation, afin de l'amener à se conformer à la légalité internationale et à définir dans l’immédiat la date de l'organisation d'un référendum d'autodétermination ».
Le président sahraoui a précisé que « la politique de l'Etat d'occupation contribue à la prolifération dans la région d'un grave fléau qu'est le trafic de drogue car étant l'un des plus grands pays producteurs et exportateurs de cannabis, outre son appui au crime organisé et au financement des groupes terroristes », en revanche, le rôle de la RASD est actif dans la lutte contre ces dangers en collaboration et en coordination avec les pays voisins, frères et amis, et ce en application de ses engagements internationaux et dans le cadre de l'Union africaine (UA) ».
Dans le même cadre, le président de la RASD a indiqué que les efforts des Nations unies pour le règlement du conflit « se heurtent toujours à l'obstination du Makhzen et à sa politique de fuite en avant, notamment après l'expulsion de la composante civile de la (mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental) Minurso ». 
Dans ce conteste il rappellera, « les dernières manœuvres entreprises par le Maroc à l'égard de l'UA, tentant de porter atteinte à son union, à sa cohésion et à sa résistance face aux politiques coloniales ».

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