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jeudi 8 septembre 2016

Le Maroc défie encore une fois l’ONU

Hocine Adryen

Le Maroc n’a cure des injonctions onusiennes sur l’affaire Gargarat. Il poursuit même son opération militaire dans la zone tampon de Gargarat au sud du Sahara occidental.

Le Royaume répond ainsi à la « note confidentielle » du département des opérations de maintien de la paix de l’ONU remise aux membres du Conseil de sécurité accusant le Maroc d’avoir violé le cessez-le-feu du 6 septembre 1991. L’ONU est-elle incapable d’intervenir et de mettre le holà ? Pourtant le coordinateur sahraoui avec la Minurso, M’Hamed Khadad, a demandé au Conseil de sécurité d’autoriser l’installation de check point à Gargarat.

Il semblerait que la nouvelle direction du Front Polisario n’apprécie guère la position prudente de Ban Ki-moon sur l’affaire Gargarat. Le SG de l'ONU a montré peu d’engagement dans la défense des thèses du Polisario, comme il avait pu le montrer au Conseil de sécurité six mois auparavant.

La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) a anticipé, il y a peu de jours la confrontation qui allait opposer Marocains et Sahraouis dans la zone dite Gargarat, frontalière avec la Mauritanie.

Cette région reste, selon plusieurs observateurs, une poudrière qui risque de s’enflammer à tout instant, face aux intentions du Maroc de sécuriser une zone qualifiée de non-droit et au refus du Front Polisario qui y voit une violation du cessez-le-feu signé le 6 septembre 1991.

En toile de fond, le sort de la ville de Legouera, occupée par l’armée mauritanienne en attendant le règlement du conflit qui oppose ses deux voisins.

La Minurso a massé ses forces internationales à Gargarat, zone tampon située à la frontière entre le Maroc et la Mauritanie.Cet espace, démilitarisé depuis les accords du cessez-le-feu du 6 septembre 1991 entre le Maroc et le Polisario, a failli devenir le théâtre d’opérations militaires aux conséquences imprévisibles.

Les deux armées se sont en effet croisées dans un face-à-face qui a failli dégénérer. La tension reste cependant vive dans ces contrées que la plupart des observateurs considèrent comme une véritable poudrière.

L’Eucoco dénonce la politique expansionniste du Maroc

La Conférence européenne de coordination et de soutien au peuple sahraoui (Eucoco) a dénoncé hier les « nouvelles agressions » contre le peuple sahraoui, qualifiant les incursions militaires marocaines dans la zone tampon d’Alguergarat, au sud-ouest du Sahara occidental, de « violations graves » de l’accord de cessez-le-feu signé le 6 septembre 1991 sous les auspices des Nations unies : « Ces nouvelles agressions contre le peuple sahraoui constituent de graves violations des accords signés le 6 septembre 1991 sous les auspices des Nations unies, qui prévoyaient, sous contrôle onusien, la fin des hostilités afin de permettre le déploiement de la Minurso (Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara occidental) », a écrit le président de l’Eucoco, Pierre Galand, dans un communiqué.

Rappelant que cet accord a été ratifié par les deux parties en conflit, le Front Polisario et le Maroc, le président de l’Eucoco a souligné qu’en août 2016, à plusieurs reprises, les forces d’occupation marocaines au Sahara occidental ont outrepassé le mur de séparation qu’elles ont érigé au sud d’Alguergarat au Sahara occidental.

Selon l’Eucoco, « cette reprise d’opérations militaires d’envergure inquiète à plus d’un titre. Elle survient alors que le Conseil de sécurité a condamné le Maroc pour avoir exigé le départ de la composante civile de la Minurso des territoires occupés, le Conseil de sécurité a aussi fixé un agenda précis pour son redéploiement complet », a expliqué son président dans le communiqué.

L’Eucoco a ainsi plaidé pour qu’une solution pacifique, conforme au droit international, « permette sans retard la libre expression du peuple sahraoui »,dans un contexte sécurisé par les Nations unies, conformément aux résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies.


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