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vendredi 28 octobre 2016

A l’approche de son procès, le Maroc tente d’isoler le détenu politique sahraoui Naâma Asfari (ACAT-France)


Paris, 25 oct 2016 (SPS)

 Le Maroc tente d’isoler le militant sahraoui des droits de l’Homme, Naâma Asfari, condamné par un tribunal militaire marocain, à l’approche de son procès, a estimé la section française de l’ACAT dans une lettre au ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.
“Cela fait des années que Claude Mangin, ressortissante française, se rend au Maroc plusieurs fois par an pour visiter son mari emprisonné depuis 2010. C’est la première fois qu’elle est ainsi refoulée. Elle rejoint la longue liste des militants, avocats, personnalités politiques et journalistes renvoyés par le Maroc en raison de leur intérêt pour la question sahraouie”, a rappelé l’ACAT-France relevant que les autorités marocaines “tentent ainsi d’isoler Naâma Asfari et de le réduire au silence à l’approche de la réouverture de son procès”.

“En avril 2016, c’est l’avocate française de Naâma Asfari qui avait été expulsée avec plusieurs de ses confrères”, a ajouté ACAT-France.
Dans cette lettre, l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture a exprimé sa “consternation”, demandant au MAE français d’intervenir pour “la levée de l’interdiction d’entrée sur le territoire pour des raisons humanitaires en accord avec le droit des prisonniers aux visites familiales garanti par l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus”.
Vendredi dernier, l’ACAT a estimé que l’illégalité marocaine de l’occupation du Sahara occidental est la “question sensible” au Maroc, soulignant que ce pays “empêche toute discussion” sur le sujet.
“L’illégalité de l’occupation marocaine du Sahara occidental est la question sensible au Maroc. Le royaume chérifien s’emploie depuis des années à empêcher toute discussion sur le sujet à coups d’arrestations, tortures, condamnations, diffamation et expulsion d’observateurs étrangers”, a affirmé Hélène Legeay, responsable Maghreb et Moyen-Orient à l’ACAT, en réaction de l’expulsion du Maroc, jeudi dernier, de la militante française des droits de l’homme, Claude Mangin, épouse du militant sahraoui Naâma Asfari, détenu politique depuis 2010 au Maroc et “condamné à l’issue d’un procès inéquitable et victime de torture”.
Claude Mangin qui s’était déplacé mercredi au Maroc pour rendre visite à son mari, a été refoulée jeudi hors du territoire marocain, après avoir passé 24 heures à l’aéroport de Casablanca.
Le communiqué de l’ACAT rappelle que le ministère marocain de la Communication avait interdit la diffusion du quotidien français Libération lors de la parution d’un article sur Claude Mangin et Naâma Asfari, le 30 août dernier.
Les autorités marocaines ne sont pas à leur première expulsion des personnes acquises à la cause sahraouie. En avril dernier, huit juristes internationaux ont été arrêtés puis expulsés du Maroc au motif de “menaces graves et imminentes à la sûreté du Maroc”.
La dernière expulsion concerne une journaliste du Monde qui réalisait un reportage sur la ville sahraouie Dakhla sous occupation marocaine.(SPS)

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