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lundi 31 octobre 2016

Le Rif au bord de l’insurrection


MOHSEN Fikri, un Rifain, 31 ans, poissonnier-grossiste est mort écrasé par le presse hydraulique d’un camion-ordure la nuit du vendredi au samedi lorsqu’il a tenté de sauver sa marchandise saisie par les services de sécurité marocains sous prétexte qu’elle n’était pas aux normes, et que les autorités entendaient la détruire sous ses yeux.
Les faits remontent au soir de vendredi 28 octobre 2016, lorsque MOHSEN Fikri a été surpris par la police qui l’a arrêté. En cause une quantité de poisson, Espadons en l’occurrence, que le défunt aurait acheté en gros en toute légalité dans le port d’EL Hoceima. 
 Le commissaire qui a mené l’opération de saisie sur ordre du parquet général, a justifié  son opération par le fait que l’espèce est interdite à la pêche actuellement, ce dernier a tout de suite réclamé la présence d’un camion-ordure pour détruire les caissons de poisson. MOHSEN a tenté de protester contre cette décision injuste, et il a sauté dans la benne à ordures, et le commissaire a ordonné au chauffeur d’exécuter la manœuvre de la presse hydraulique qui comprime et déchiquète les ordures, c’est alors que le drame s’est produit et MOHSEN meurt écrasé sous la presse en tentant vainement de récupérer ses caisses de poissons  achetées à la sueur de son  front.
Cet homicide a suscité un grand émoi dans le RIF et au-delà. Des rassemblements de protestation ont eu lieu sur les lieux du drame pour réclamer des explications et dénoncer le pouvoir assassin dans le RIF. Une photo de la victime coincé sous la presse hydraulique circule sur les réseaux  sociaux  suscitant une vague d’indignation et de solidarité.
Craignant l’effet Bouazizi  le déclencheur de la « révolution tunisienne », les autorités makhzeniennes ont  de suite publié un communiqué annonçant  l’ouverture d’une « enquête  transparente et impartiale ». Mais  connaissant cet Etat et ce pouvoir de « fourbes », le peuple rifain se méfie de ces mesures et de cet effet d’annonce  comme c’est le cas depuis des siècles. Car de touts les  temps il n’a jamais honoré les promesses annoncées.
Tout le monde au Rif garde en tête le cas des cinq jeunes de El Hoceima assassinés le 20 février 2011. Kamel EL HASSANI, Kamel LCHKAR, RIFINOX  et les deux jeunes rifains retrouvés criblés de 40 balles par la marine marocaine au large de Melilla, depuis des années leurs dossiers ne sont pas élucidés.

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