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lundi 28 novembre 2016

Les "Cubaraouis" ! Des milliers de jeunes Sahraouis ont trouvé en Cuba la main secourable !

Par Koldo Campos Sagaseta, 6/11/2016
Original :  Los “cubarauis” 
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
En plein désert, Gonzo*, journaliste d'El Intermedio, interviewait une fille sahraouie d'environ 12 ans dans un camp de réfugiés. Lorsque Gonzo lui a demandé si elle aimerait étudier, elle a répondu avec un sourire: "Oui, à Cuba".
 Une fillette sahraouie qui veut étudier à Cuba ? Je suppose que sa réponse a pu paraître insolite à beaucoup de téléspectateurs. N'importe qui serait surpris, si, par exemple, un enfant eskimo répondait qu'il voudrait étudier à Azkoitia**. À Cuba? En supposant que dans les camps de réfugiés ils aient la télévision, cet enfant ne serait pas plus attiré par l'État espagnol, la France, l'Europe ...? Pourquoi pas les USA, le pays où tous les rêves se réalisent? Pourquoi pas le Japon, la patrie de Doraemon***?

Les anciens étudiants sahraouis à Cuba ont leur page facebook

Est-ce que par hasard ils disposent dans les camps de réfugiés sahraouis d'agences de voyages qui font la promotion de croisières aux Caraïbes et Cuba est la meilleure offre disponible ? Est-ce que c'est sur Internet que la fillette sahraouie a trouvé plus d'avantages dans le système éducatif cubain que dans n'importe quel pays arabe beaucoup plus proche de son camp de réfugiés? Pourquoi Cuba?

Le journaliste de la Sexta, apparemment, n'a pas été surpris par la réponse de la fillette et son insistance sur le désir d'étudier à Cuba quand un peu plus tard, il a de nouveau évoqué le sujet. C'était, je suppose, si évident pour lui qu'il n'a pas éprouvé le besoin de préciser, comme il aurait du le faire, que, depuis plus de 30 ans des milliers de jeunes Sahraouis ont été formés, et continuent à être formés, à Cuba et qu'ils sont les médecins, ingénieurs et professionnels travaillant aujourd'hui dans les camps de réfugiés dans lesquels leur peuple a été confiné en attendant que les Nations Unies remplissent leurs engagements; des milliers de jeunes Sahraouis ont trouvé en Cuba la main secourable refusée par nos pays progressistes et démocratiques dont l'intérêt pour la cause sahraouie ne sera jamais en mesure de rivaliser avec leurs activités lucratives avec le Maroc.
Et, en outre, l'actuel président du gouvernement espagnol (Mariano Rajoy) l'a dit clairement la seule fois où le concept de «solidarité» lui est venu à l'esprit : "Solidarité ? En échange de quoi?" Des années avant de bénéficier d'une luxueuse villa de plage près d'une de celles du roi maghrébin, un autre Premier ministre espagnol, Felipe Gonzalez, avait fermé la porte aux Sahraouis. Et avant cela, un autre gouvernement espagnol, emmêlé dans une transition modèle, n'a respecté aucun des engagements pris et a bradé à vil prix le territoire et les habitants de ce qui était sa colonie à la Mauritanie et au Maroc.
À l'autre bout du monde, un minuscule pays victime d'un blocus et luttant pour sa survie, s'est permis de continuer à appliquer le principe humaniste, aussi communiste, et même chrétien, de solidarité internationale, en accueillant, ces milliers de jeunes Sahraouis que dans la République arabe sahraouie démocratique on appelle les "Cubaraouis", sans doute la seule trace de la langue espagnole qui reste au Sahara.
(Euskal presoak-euskal herrira)
NdT
* Fernando González González, l'un des présentateurs de télévision les plus populaires d'Espagne. Il anime actuellement le programme El Intermedio sur la Sexta, une chaîne privée nationale de tendance progressiste, où il a réalisé une série d'entretiens avec des Sahraouis.
**Petite ville de Guipuzcoa, au Pays basque d'Espagne.
***Chat-robot, héros d'un célèbre manga japonais.

 
"Vive l'amitié entre Cuba et la RASD" : École sahraouie à Cuba. Fresque murale dans l'école : "Deux héros, deux peuples unis",  José Martí et El Ouali Moustapha Sayed, fondateur du Front Polisario, mort au combat le 9 juin 1976

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