samedi 13 mai 2017

Lettre de prison, mai 2017 : « Nous sommes les dommages collatéraux des attentats du 16 mai 2003 »

 Nous, détenus politiques et d’opinion, les détenus oubliés dans les prisons depuis 15 ans.

Nous sommes autant victimes que les victimes des attentats du 16 mai.

Quinze ans de détention arbitraire et de procès inéquitables, reconnus par l’ensemble des ONG nationales et internationales. Ainsi que par le CNDH.

Après les Déclarations de sa majesté le Roi du Maroc dans la presse en 2005 sur les « dépassements dans ce dossier » et les premières libérations en 2006, nous avons espéré une clôture de dossiers.

Après des années de promesses au plus haut niveau de l’Etat et du secrétaire général du CNDH. Après la nouvelle Constitution 2011. Après la libération des six détenus dans l’affaire Belliraj et des Cheikhs de la Salafia en 2011 et 2012. Après des négociations entre responsables de l’Etat, le CNDH et les détenus politiques et d’opinion dans le cadre de la réconciliation en 2012 et malgré les quelques libérations en 2016 : nous sommes toujours plus de 300 détenus politiques et d’opinion dans les prisons à attendre une solution. Pour tourner les pages de ce dossier des détenus politiques et d’opinion.

Quinze ans de souffrances et d’injustices pour nous et nos familles : ce dossier n’a que trop duré.

Comment concevoir un Maroc démocratique alors que des dizaines de détenus politiques et d’opinion sont toujours détenus dans des conditions lamentables sur le plan physique et psychologique.

Nous les détenus politiques et d’opinion demandons aux responsables de l’État et aux partis politiques et aux ONG d’intervenir pour trouver une issue pour clôturer ce dossier et faire libérer tous les détenus politiques et d’opinion.


Titres solidmar http://solidmar-le2eme.blogspot.fr. du 7 au 14 mai 2017

Sahara occidental, encore d’incertains marchandages. Résolution 2351 du Conseil de sécurité de l’ONU



UNE ÉNIÈME RÉSOLUTION DE L’ONU


Adoptée à l’unanimité, la résolution de l’ONU sur le Sahara occidental du 28 avril 2017 inaugure, sous l’égide du nouveau secrétaire général Antonio Guterres, un énième cycle de pourparlers pour le règlement de ce conflit vieux de près d’un demi-siècle. Si d’aucuns lui concèdent des chances de réussite là où ses prédécesseurs ont échoué, tout dépendra de la volonté politique du Maroc et du Polisario, du rôle que pourrait jouer l’Algérie, des propositions qui pourraient être faites par les deux parties.

 Il y a des signes qui ne trompent pas. Du côté marocain comme du côté du Front Polisario, on salue quasi unanimement une résolution « positive », « tournée vers l’avenir », « poussant vers une reprise des négociations ». C’est aussi à l’unanimité que la résolution 2351 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental a été adoptée le 28 avril 2017. Elle énumère certaines recommandations dans un langage qui se veut positif, dans une volonté de ne pas braquer le Maroc et le Front Polisario, afin qu’ils reprennent les négociations.
Comme chaque année, le marathon diplomatique autour du Sahara occidental a démarré en avril avec la présentation d’un rapport de transition du secrétaire général de l’ONU, puis par l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité à la fin du mois. La diplomatie marocaine a exprimé son contentement lors de la présentation du rapport. Les officiels marocains avaient craint que pour son baroud d’honneur, l’ancien envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental Christopher Ross n’inclue des recommandations portant sur « le monitoring des droits humains par la Minurso, ou la question des ressources naturelles dans la région » selon un diplomate marocain, qui juge que « dans l’ensemble, le rapport du secrétaire général était positif ».

LES DROITS HUMAINS AU CENTRE DES DÉBATS

La question du mandat de la Minurso concernant le respect des droits humains a été effectivement au centre des tensions entre le royaume chérifien et le précédent secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Si le Front Polisario et nombre d’ONG dénoncent son absence dans le périmètre de compétences de la Minurso — ce qui en fait la seule mission de maintien de la paix dans le monde à être dessaisie de cette compétence —, le Maroc a énergiquement refusé l’extension de son mandat en ce sens. Dès 2012, la diplomatie marocaine s’alarmait d’un « scénario d’élargissement de la Minurso aux droits humains », qui aurait auguré, « une timorisation programmée de la question du Sahara », lisait-on dans un câble diplomatique « fuité » par le hacker Chris Coleman.
La crainte passablement excessive exprimée par le Maroc est qu’une « telle mesure créera(it) deux ordres de juridictions parallèles. Un ordre au nord du Maroc régi par les lois marocaines en vigueur, et un autre ordre qui dépendra(it) d’un mécanisme onusien dans la région du Sahara occidental », peut-on encore lire dans ce câble diplomatique.

 Lire l'article
 http://orientxxi.info/magazine/sahara-occidental,1845

vendredi 12 mai 2017

Des squatts au Maroc...

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Résultat de recherche d'images pour "roi du maroc, selfies"Pendant que le roi squatte les palaces et fait du tourisme six étoiles, multipliant les selfies ridicules, les enfants du peuples squattent les trottoirs avec des pierres comme oreillers et des cartons comme couvertures !
Résultat de recherche d'images pour "Mohammed VI selfies"Quand on voit le nombre de pays visités en quelques mois, avec pour seul trophée des selfies à faire pâlir de honte n'importe quel vagabond, on est en droit de se persuader que l'on est en présence d'un imposteur voire d'un escroc qui fait semblant de travailler quand son peuple ne fait pas semblant de le payer ! Pour moins que ça, n'importe quel autre pays qui se respecte aurait au minimum renvoyé le voleur à la maison, sinon devant les tribunaux.

Macron investit une activiste pro-Polisario





Après le bug de la première liste d’investiture des candidats En Marche! Emmanuel Macron investit une sénatrice écolo du Modem pour représenter la 9e circonscription des Français de l’étranger connue pour être une fervente activiste pro-Polisario.

Leïla Aïchi en compagnie de Mohamed Sidati 
un des fondateurs du Polisario
Le Président élu de la République Française Emmanuel Macron a publié ce soir la liste définitive des candidats que son mouvement “La République En Marche” a investis pour représenter cette nouvelle formation politique lors des législatives du mois de juin prochain.

Mémo adressé par Leila Aïchi au ministre des affaires étrangères le mardi 29 janvier 2013
Si la publication de cette liste a créé un réel remous au sein de la classe politique en France, le choix de la sénatrice franco-algérienne, Leïla Aïchi, pour représenter les Français de l’étranger risque de faire couler beaucoup d’encre voire même de secouer les relations entre Paris et Rabat au moment même où beaucoup d’espoirs se dessinaient à l’aune de la victoire du jeune Président.
Il n’est pas dans la culture diplomatique du Maroc de s’immiscer dans les affaires intérieures des autres pays, mais un tel choix ne peut pas laisser indifférents les pouvoirs publics du royaume, car il s’agit-là d’une réelle provocation -dont on ignore l’issue et les conséquences- surtout émanant d’un pays ami et allié qui a traditionnellement soutenu l’intégrité territoriale du Maroc quel que soit le pouvoir en place à l’Elysée.
www.le1.ma/macron-investit-une-activiste-pro-polisario/

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Alors qu'on pouvait se réjouir que-peut-être- il y aurait une voix au parlement pour parler du Sahara Occidental et du peuple sahraoui volontairement ignoré et sans cesse réprimé, une pétition d'Avaaz se montre choquée et demande à Mme Aichï de retirer sa candidature.NDLR

 "L’investiture dans cette candidate sectaire dans une circonscription ou les électeurs installés au Maroc sont les plus nombreux, démontre l’amateurisme des équipes de «La République En Marche » et leur méconnaissance du terrain .

En tant que français d’origine marocaine nous dénonçons le maintien dans cette candidate, et demandons à la commission d’investiture de proposer un candidat de rassemblement en lieu et place de Mme Aichi."