vendredi 2 juin 2017

Maroc : affrontements entre manifestants et policiers dans une localité du nord Maroc







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3/6/2017

Maroc : affrontements entre manifestants et policiers dans une localité du nord

Des affrontements ont opposé vendredi après-midi manifestants et policiers dans une localité de la province d’Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc, théâtre d’une vive contestation populaire depuis une semaine, a-t-on appris de sources concordantes.

Ces violences ont éclaté en début d’après-midi à l’issue de la prière à Imzouren, une petite ville à une quinzaine de kilomètres au sud-est de la ville d’Al-Hoceïma, a indiqué à l’AFP un activiste local.
Plusieurs centaines de jeunes s’en prenaient à coups de pierre aux forces anti-émeutes, qui de leur côté ont fait usage d’un canon à eau, lançaient des pierres et chargeaient à intervalles réguliers, protégées derrière leur bouclier, pour disperser les émeutiers et démanteler les quelques barricades de fortune, a indiqué à l’AFP un journaliste marocain présent sur place.
Plusieurs supports en ligne de la presse marocaine ont diffusé images et vidéos des affrontements, dont on ne connait pas le bilan.
Un mot d’ordre de boycott des prêches officiels dans les mosquées a été très suivi ce vendredi à Imzouren. La ville observe également depuis vendredi un mouvement de grève générale, avec la quasi-totalité des commerces fermés, selon le même activiste.
Cette grève a été lancée depuis la ville voisine d’Al-Hoceïma à l’initiative du “hirak”, le mouvement de contestation populaire qui agite depuis près de sept mois la province et revendique le développement de cette région du Rif qu’il estime “marginalisé”.
Nasser Zefzafi, son leader, ainsi que ses principaux animateurs ont été arrêtés en début de semaine par la police et sont accusés notamment “d’atteinte à la sécurité intérieur de l’Etat”.
La province est depuis lors en ébullition. A l’exception de quelques heurts le week-end dernier, la contestation, avec manifestations nocturnes quotidiennes depuis une semaine, est restée pacifique dans la ville d’Al-Hoceïma, mais elle est nettement plus tendue à Imzouren.
“Le problème ici est que les autorités empêchent les gens de se rassembler, ou de venir manifester depuis les villages voisins, ce qui crée beaucoup de tensions”, a accusé l’activiste contacté par l’AFP.
AFP

MAROC : Unseptième report consécutif en mépris du droit à un procès équitable





Paris-Genève, 2 juin 2017 –
 
 L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (un partenariat FIDH-OMCT) dénonce une nouvelle violation du droit à un procès équitable, alors que le procès de Maâti Monjib, Hicham Mansouri, Hisham Almiraat, Mohammed Essabr, Abdessamad Ait Aicha, Rachid Tarik et Maria Moukrim est reporté pour la septième fois consécutive.
 
Le 24 mai 2017 après une audience de deux minutes, la justice marocaine a de nouveau reporté le procès de M. Maâti Monjib, historien, journaliste et président de l’association « Freedom Now » pour la liberté d’expression au Maroc et ancien président du Centre Ibn Rochd d’études et de communication, M. Hisham Almiraat, président de l’Association des droits numériques (ADN), M. Hicham Mansouri, chargé de projet à l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMJI), M. Mohamed Essabr, président de l’Association marocaine d’éducation de la jeunesse (AMEJ), M. Abdessamad Ait Aicha, ancien coordinateur du projet de formation du Centre Ibn Rochd, journaliste et membre de l’AMJI, M. Rachid Tarik et Mme Maria Moukrim, respectivement président et ancienne présidente de l’AMJI, au motif que deux des prévenus n’ont pas reçu leurs convocations. La prochaine audience aura lieu le 11 octobre 2017. « Ce nouveau report d’audience est une violation du droit à un procès équitable des sept défenseurs et des garanties nécessaires à la défense, voire une forme de pression morale. En maintenant cette pression, les autorités cherchent à isoler et à décourager les prévenus qui n’ont pas l’opportunité de se défendre au cours d’un procès public et contradictoire » a déclaré Hafidha Chekir, Vice-Présidente de la FIDH.
 
 Lire l'article :
   https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/maroc-un-septieme-report-consecutif-en-mepris-du-droit-a-un-proces
 
 
 

De l’arrogance du Régime au régime de l’arrogance.





par Chaoui Mokhtar
Source : Plumes Horizons
Depuis l’entrée en hibernation du printemps arabe (je dis bien hibernation et non pas mort), le Régime marocain se comporte comme cette armée qui a remporté quelques batailles en croyant avoir gagné la guerre. Il est fier de son uppercut qui a laissé  KO toute la jeunesse du 20 février, et il n’a de cesse de savourer sa victoire en humiliant les vaincus, car il pense que son succès est définitif et ne peut souffrir aucune autre contestation. Aidé en cela par le chaos qui règne dans les pays arabes, et utilisant cela comme épouvantail, il se plaît à exhiber ses biceps, à légiférer comme bon lui semble, à paupériser la population, à engraisser ses sous-fifres, ses « khoudams dawla », à soudoyer les politiciens, à terroriser les récalcitrants et à diaboliser les têtes brûlées.
Pire encore, parce qu’il a une prise de main ferme sur tout, tout, tout, surtout autour du cou du peuple, et que rien ne lui échappe, du moins c’est ce qu’il croit, il est devenu arrogant, sardonique, absolutiste, dictant ses règles, plaçant des guignols à la tête des grands partis politiques, portant au panthéon celui-ci et clouant au pilori celui-là, favorisant un parti au détriment d’un autre lors des élections, et si son favori ne gagne pas, bloquant la constitution du gouvernement jusqu’à ce que « ouled l’makhzen » forment la majorité, etc. etc. Bref, il n’a plus froid aux yeux lorsqu’il s’agit de déroger aux règles qu’il a lui-même établies. Il a discrédité toutes les associations, les syndicats, les hommes politiques, les intellectuels, et s’est positionné en première ligne, ne jurant que par les discours et les instructions royaux. Sous d’autres cieux, cela s’appelle une monarchie absolue, chez nous, c’est la clairvoyance du monarque. Le Régime marocain a atteint un degré de suffisance tel que même pour sévir il ne met plus de gants, il n’y va plus avec le dos de la cuillère, il ne prend plus la peine de ficeler un complot plausible, de concevoir un stratagème potable, encore moins de monter une machination crédible. Dans le pire des cas, si l’affaire se corse, il ressort la loi anti-terroriste et ceux qui réclament des droits légitimes se verront quadrillés par des unités spéciales, menottés, filmés, passés en boucle à la télé et accusés de terrorisme. Non, plus la peine de se creuser les méninges, car le Régime est convaincu qu’il a affaire à un peuple de couards, de crédules, de délateurs, de dociles qui, même s’il ne gobe rien de ses manigances, a la trouille dans les gènes et il se contentera, dans le meilleur des cas, de cuver ses frustrations, sa rage, sa hougra et ses révolutions dans l’océan des réseaux sociaux.
S’il y a vraiment une victoire à mettre sur le compte du Régime marocain, c’est qu’il a réussi à abêtir son peuple à cou de discours religieux, de paillettes, de festivals, de selfies et de virtuel. Le Marocain est devenu un somnambule, un être dévitalisé par le virtuel, qui a plus peur de perdre son smartphone que sa liberté. Il est disposé à décharger son âme pour charger son portable, il préfère se vider de son sang que de voir se vider la batterie de ses tablettes. Le Big Brother de George Orwell est un enfant de chœur en comparaison avec notre Big Brother à nous, car le nôtre a réussi à nous vider de notre dignité, à nous convertir en esclaves consentants, à nous pâmer devant ses selfies, à les partager et à lancer des vivats, à croire en son omniscience, à légitimer son omnipotence, voire à le sacraliser. Cela dépasse l’entendement et autorise Big Brother à se prendre pour Dieu et à faire et défaire le Maroc à sa guise.
Seulement voilà, l’arrogance du Régime, son culte du moi, son hégémonie, son cynisme et son sadisme lui font oublier que s’il y a une donnée variable, versatile, inconstante, imprévisible, c’est bien l’humain. On a beau l’abêtir avec des discours mensongers, on a beau l’endormir avec les sourates et les hadiths, on a beau le terroriser avec la police et l’armée, on a beau enfoncer sa tête dans la fange de l’ignorance, on a beau lui faire un lavage de cerveau pour le rendre plus servile qu’il ne l’est déjà, il finit toujours par se réveiller, regarder autour de lui, se rendre compte de la supercherie et se rebeller.
Ce qui se passe dans le Rif, et désormais un peu partout au Maroc, est le réveil d’un peuple qui n’en peut plus, qui en a assez qu’on lui mente ; qu’on lui serve la misère enrobée de belles paroles ; que sa patrie soit la ferme de la monarchie ; que son pays soit géré selon les humeurs du roi ; qu’on dissémine sa richesse pour payer les starlettes des multiples festivals alors qu’il n’a pas de quoi soigner sa famille ; que ses impôts financent les interminables voyages des ses maîtres alors qu’il n’a pas de quoi acheter la fournitures scolaires de ses enfants ; que les milliards de son phosphate soient gaspillés dans les politiques hasardeuses en Afrique, construisant des hôpitaux ici, bâtissant toute une ville là-bas alors qu’il vit, lui, dans des grottes, des bidonvilles ou des villes bidons. Le peuple en a assez. Il refuse désormais la politique des paillettes ; il refuse qu’on sacrifie son éducation, sa santé, sa justice, son pouvoir d’achat pour enrichir encore et encore le sérail. C’EST CELA LA FITNA, LA VRAIE. C’est cela qui mène le pays, lentement mais sûrement, vers le bourbier. L’insurrection, voire la révolution, est à nos portes. Le peuple en a marre de ce Makhzen, de ce Régime, de ces partis politiques corrompus et il le fait savoir. Les revendications légitimes du Rif sont celles de tout le Maroc. Va-t-on, à chaque fois qu’une région réclame ce qui lui est dû, la qualifier de séparatiste, taxer ses porte-paroles de traîtres, ressortir le disque raillé et le speech suranné de la machination étrangère ? La politique de la diabolisation des militants, de la fabrication des affaires à charge, des promesses politiciennes, de la bastonnade, des interpellations, de l’emprisonnement, etc. ne fait que mettre de l’huile sur le feu et appelle à des réponses plus violentes. Encore une fois, les réponses du régime marocain aux revendications du Rif est une preuve de plus de sa cécité, sa suffisance, son arrogance et sa stupidité. Il va sûrement gagner encore une fois cette bataille, il va sûrement réussir à monter les autres Marocains contre les Rifains, utilisant pour cela tout son arsenal humain, médiatique et numérique (il suffit de voir le travail de sape de ses Services à travers les chaines TV, les journaux à sa solde, la toile, et les commentaires vindicatifs de leurs barbouzes), mais il ne fera que fomenter la haine contre lui, reporter l’explosion de la haine populaire, fructifier les germes déjà semées d’un futur printemps.
Le printemps arabe est révolu ; le printemps marocain ne fait que commencer. Il ne tient qu’à nous de l’arroser avec de l’eau en instaurant une vraie démocratie, en répartissant les richesses du pays de façon équitable, en assurant aux Marocains la justice et la dignité, ou avec du sang en continuant à les considérer comme des sujets corvéables à souhait, à les paupériser, à les mépriser, à les terroriser dès qu’ils réclament un peu de droit… bref, à les gouverner avec cette mentalité moyenâgeuse qu’on appelle le Makhzen.

RIF : Plusieurs villes en ébullition, Al Hoceima en grève

Plusieurs villes en ébullition, Al Hoceima en grève, rideaux des commerces baissés, des fidèles qui manifestent jusque dans les mosquées. Six cents avocats mobilisés pour la défense des militants rifains ; des dénonciations par des organisations internationales des droits de l'homme......Avec tout ce tohu-bohu, le régime du Makhzen autiste, persiste et signe, s'enfermant dans son égarement criminel !

Des forces de l'ordre qui cassent, violentent, frappent, insultent, volent, vandalisent les biens et terrorisent la population nuitamment, appuyés par des supplétifs armés jusqu'aux dents.
Des manifestants qui défilent dans le calme et nettoient les rues après leur passage.
Qui sont les voyous ?

Urgent ! Al-Hoceima : Des affrontements entre forces de l'ordre et ...

www.rifonline.net/Urgent--Al-Hoceima-Des-affrontements-entre-forces-de-l-ordre-et-...
Vendredi 2 Juin 2017  
Tension dans le Rif : Appel au boycott de la prière du vendredi ...

Israël-Palestine : vers l’État unique ?



Le 10 juin 1967, au terme de la guerre israélo-arabe dite « des Six-Jours », Israël quadruple son territoire : il s’est emparé du Sinaï égyptien et du Golan syrien, mais surtout du reste de la Palestine : la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Quelques mois plus tard, l’ONU exige le retrait des territoires occupés, en échange d’une paix négociée.
Non seulement Israël refuse, mais il annexe la partie arabe de Jérusalem et y implante des colonies juives en même temps que dans les autres territoires occupés. En cinquante ans, le nombre de colons atteint 220 000 à Jérusalem-Est et 430 000 en Cisjordanie – il n’y en a plus à Gaza depuis 2005. Cette colonisation viole le droit international, car les Conventions de Genève comme l’ONU l’interdisent formellement.

L’État palestinien s’efface sur le terrain

Que faire de ces territoires ? Du côté palestinien, à partir de 1974, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) se prononce pour la construction d’une « Autorité nationale et combattante sur toute partie du territoire palestinien qui sera libérée ». Cette évolution la conduira, le 15 novembre 1988, à proclamer l’État de Palestine tout en reconnaissant Israël et en renonçant au terrorisme. Ce qu’elle confirmera lors de la signature des accords d’Oslo, en septembre 1993.

Lire l'article 


La Belgique a installé ses propres Guantanamo au Maroc.


« …A ceux qui disent que la Belgique n’a quand même pas construit un endroit hors la loi comme les Américains l’ont fait à Guantanamo, nous disons qu’elle a installé ses propres Guantanamo au Maroc. 

 C’est là, dans ce pays de non-droit, que la Belgique rejette, hors de son territoire, les «déchets humains » dont elle veut se débarrasser. La Belgique sait pertinemment que des détenus belgo-marocains – comme Ali Aarrass, Mohamed R’ha, Ahmed Zemmouri, Abdelkader Belliraj et d’autres – y ont été torturés alors qu’ils étaient en garde à vue. Que ces personnes ont eu droit à des procès iniques. Qu’elles sont maltraitées dans les infernales prisons marocaines.

 Pourtant, notre gouvernement a, jusqu’à présent, refusé d’en dire un mot. Ce gouvernement utilise également le Maroc pour se débarrasser de ses évadés de droit commun de la prison de Bruges, comme Ashraf Sekkaki ou Mohamed Johri. Depuis le 1er mai 2012, il y extrade ses détenus de nationalité marocaine, contre leur gré, même si ceux-ci ont passé leur vie ici et n’ont rien à voir avec le Maroc. Et Bart De Wever, le président du plus grand parti de Belgique, ne plaide-t-il pas pour construire une grande prison belge sur le sol marocain ? Cette fois-ci pour y enfermer, non seulement les détenus marocains en Belgique, mais aussi les détenus belges ayant la double nationalité ? Ce qui est devenu acceptable pour les terroristes, « les pires parmi les pires », l’est ainsi devenu également par la suite pour les détenus de droit commun… »

Pour en savoir plus : Luk Vervaet : Guantanamo chez nous ?
Sur le Web : Antidote.be // Sur Facebook : Guantanamo chez nous ?

CONTESTATIONS AU RIF : Attention, le crachin peut se transformer en orage !

Maroc : le journalisme d'investigation en danger



France Inter :

Où en est la liberté de la presse au Maroc ? Le journaliste Hicham Mansouri, arrêté par le régime pour son travail d'investigation et exilé en France depuis 2016, est notre invité.
On entend souvent parler des journalistes étrangers expulsés du Maroc, où l’on ne les laisse pas enquêter. Beaucoup moins des journalistes marocains. Où en est la liberté de la presse dans le royaume chérifien, qui passe pour l’un des plus tolérants de la région ?

Hicham Mansouri est journaliste d’investigation, et vit en ce moment en exil à Paris. Il nous raconte le sort qu'il a subi et qui l'a conduit à fuir son pays.

L'Instant M , l’invité était Hicham Mansouri (9h40 - 2 Juin 2017)




Où en est la liberté de la presse au Maroc ? Le journaliste Hicham Mansouri, arrêté par le régime pour son travail d'investigation et exilé en France depuis 2016, est notre invité.

Hicham Mansouri, journaliste marocain exilé en France
Hicham Mansouri, journaliste marocain exilé en France © Radio France / capture écran
On entend souvent parler des journalistes étrangers expulsés du Maroc, où l’on ne les laisse pas enquêter. Beaucoup moins des journalistes marocains. Où en est la liberté de la presse dans le royaume chérifien, qui passe pour l’un des plus tolérants de la région ?
Hicham Mansouri est journaliste d’investigation, et vit en ce moment en exil à Paris. Il nous raconte le sort qu'il a subi et qui l'a conduit à fuir son pays





jeudi 1 juin 2017

Amnesty : France - L’état d’urgence détourné pour restreindre le droit de manifester

En France, sous l'état d'urgence, 155 manifestations interdites en 18 mois.
Depuis novembre 2015 et les terribles attentats qui ont touché la France, l’état d’urgence a été instauré et renouvelé à cinq reprises. Alors que son objet est de prévenir de nouvelles attaques, les mesures de l’état d’urgence ont été utilisées pour interdire 155 manifestations. Tous les 3 jours environ, une manifestation est interdite en France sous ce prétexte. Par ailleurs, 595 interdictions individuelles de manifester ont été ordonnées par les préfectures en France, sous l’argument de prévenir les violences lors des manifestations, alors que le plus souvent il n’existait que peu ou pas d’éléments démontrant que ces personnes auraient participé à des violences.
L’Etat n’a pas été en mesure de prouver pour chacune de ces interdictions qu’elles visaient à prévenir une menace spécifique, qui ne pouvait être évitée qu’en limitant un droit pourtant fondamental. De telles mesures, sans lien démontré avec la lutte contre la menace terroriste, ont un impact démesuré sur le droit des personnes à exercer leur liberté d’expression pacifique.
Ainsi, de nombreuses personnes interdites de manifester avaient simplement été présentes lors de manifestations ayant donné lieu à des actes de violences par des manifestants, mais rien ne permettait de leur reprocher la participation aux dites violences.

639 mesures d’interdictions individuelles de manifester ont été prises contre des personnes dont 21 dans le cadre des manifestations liées à la COP21, et 574 dans le cadre des manifestations contre la loi travail

Des pratiques policières contestables

Les nasses, cette pratique qui vise à confiner des manifestants pour les empêcher de manifester ou de rejoindre une manifestation © Yann Lévy / Hans Lucas
Nous avons aussi pu constater un usage récurrent de certaines pratiques de maintien de l’ordre contraires au droit international.
Par exemple, la fouille systématique et la confiscation d’outils de premiers secours, tels que les sérums physiologiques, les lunettes qui ne peuvent pas être considérées comme des armes par destination, empêchent les personnes de se soigner. Le fait que du matériel de premier secours ait été confisqué aux street medics est aussi choquant, car ce matériel peut être indispensable pour prodiguer des soins de première urgence. :
"À chaque fois on leur expliquait qu’on avait besoin de ce matériel pour prodiguer les premiers secours aux manifestants qui, par exemple, se sentaient mal à cause des lacrymogènes. Ils nous répondaient qu’on ne devait pas venir en manifestation si on avait peur que les lacrymogènes puissent être utilisés".
Annaliese, une Street-Medic (secouriste) à Nantes
Des stratégies de maintien de l’ordre peuvent aussi mener à une hausse des tensions et limiter de manière disproportionnée le droit de manifester. Par exemple, l’usage fréquent et prolongé des nasses, cette pratique qui vise à confiner des manifestants pour les empêcher de manifester ou de rejoindre une manifestation, est une atteinte disproportionnée au droit de manifester, en particulier lorsque les personnes « nassées » sont des manifestants pacifiques. Pourtant, il existe des stratégies de maintien de l’ordre qui visent à diminuer les tensions plutôt qu’à les attiser. 

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Témoignage : Le Rif est décimé par le cancer et la marginalisation.

 
Mon nom est Nawel Ben Aissa.
Je suis mariée et je suis mère de quatre enfants.
Je suis née, j’ai grandi sur cette terre du Rif. Cette terre broyée par la corruption, la marginalisation et l’injustice.
J’ai participé à toutes les manifestations pacifiques, parce que je revendique mes droits, et les droits du Rif à la Santé, à l’éducation et au Travail.
J’aime cette terre généreuse et j’aime ses gens, Rifains soient-ils ou pas. J’ai appris de mon père, homme modeste et démuni, à souhaiter le bien pour tous, à apporter mon aide à tous. Et ce sont là les meurs des Rifains.
Je revendique de simples droits totalement inexistants au Rif. Le Rif est broyé par le cancer. Ici, dans chaque famille vous rencontrer non pas un cas ; mais, des cas de cancer. C’est la conséquence de l’usage de gaz toxiques par l’occupant espagnol. Le Rif est décimé par le cancer et la marginalisation. Nous n’avons pas d’hôpitaux capables de soigner toutes ces variétés de cancers. Dans ma demeure, de sorte à les rapprocher des soins, j’ai hébergé de nombreuses victimes de ce fléau venues de lointaines montages. Des zones montagneuses enclavées, dépourvues de routes et tenues hors du monde par la pauvreté et le dénuement. Des femmes broyées par le cancer et la pauvreté, qui ne subsistent que par la charité qui leur est donnée par les bonnes âmes. Voilà la réalité du Rif, broyé dans tous les droits.
Je manifeste pour la justice. Je manifeste pour mes droits et ceux de mes enfants. Je manifeste pour que nous puissions avoir un hôpital à même de prendre en charge tous les malades. Je manifeste parce que j’ai vu les larmes d’impuissance des cancéreux laissés pour compte ici au Rif.
Je manifeste pour ces familles dont je sais qu’elles n’ont même une bouchée de pain, car ici, il n’y a ni travail, ni ateliers, ni usines.
Je manifeste parce que je veux le meilleur pour ma patrie. Le meilleur se construit avec des écoles et nous n’avons pas d’université ; alors nous écourtons prématurément nos parcours d’études.
Pour tout cela je manifeste. Je n’ai pas peur et je ne me cacherai pas, comme on me le demande. Ma protestation est pacifique et elle est de mon droit le plus absolu.
Je ne me cacherai pas, même si cela doit conduire à mon arrestation. Je te demande pardon ma mère adorée, pardon mon père adoré, mes très chers enfants, pardon à tous ceux qui m’aiment, pour la douleur que je risque de vous causer, mais je ne vais pas me terrer comme une souris.
Je manifeste pacifiquement pour une cause juste et si je venais à être arrêtée, comme c’est le sort de beaucoup, je sais que nous avons un Dieu qui sait ce qu’il y a dans les cœurs et qu’il ne nous abandonnera pas.
Je manifeste pour les rêves de tous les enfants du Rif, pour les mères du Rif qui espèrent le changement, rêves d’une vie digne comme ils ne cessent de le scander dans la rue.
Liberté ! Dignité ! Justice sociale !
Je vous aime mes enfants. Je manifeste pacifiquement pour les droits broyés du Rif et je persévérerai jusqu’à mon dernier souffle.
Je ne me cacherai [terrerai] pas.

La France «passe sous silence» la situation au Maroc: Tensions au Royaume, malaise dans l’Hexagone


D'habitude si prompte à réagir de façon épidermique et à coups de discours et autres «analyses» et débats, lorsqu'il s'agit du moindre «incident» se déroulant en Algérie, l'ancienne colonie, la France, ses politiques et ses médias adoptent un profil bas lorsque la grogne commence à prendre dans son ancien protectorat, pour ne pas heurter leur «ami le roi».

Les tensions et les protestations multiples qui ont secoué le Maroc depuis au moins les évènements dits du 20 février 2011 qui ont obligé le Roi du Maroc Mohammed VI à opérer d'importants changement institutionnels et à revoir sa copie, si elles ne sont pas passées sous silence en France, on leur trouve souvent «des circonstances atténuantes» et des éléments à charge contre «les fauteurs de trouble». Souvent aussi, on cherche à identifier les instigateurs de ces manifestations qui dénotent du ras-le-bol que vit la population marocaine, non seulement dans les régions pauvres comme le Rif, mais aussi dans les quartiers populaires à la périphérie des grandes villes à l'instar de Marrakech où de somptueuses résidences et autres villas sont mises à la disposition de la jet-set parisienne. On épouse même les thèses du Makhzen, selon lesquelles ces derniers sont, soit des activistes islamistes, soit des séparatistes. Il y a surtout une certaine gêne en France à évoquer directement «les droits de l'homme» au Maroc dans le pays où «liberté, égalité, fraternité», est la devise de la République.
 
 Lire l'article :
 

Maroc / Libérez Nasser Zefzafi et l'ensemble des détenus politiques!!


Nous en avons assez de cet État-voyou... qui sème la terreur au sein du peuple marocain.
Le monde a bien changé et le peuple marocain a significativement avancé sur tant de points pour se permettre d'avoir une vision et d'aspirer à une gouvernance moderne, démocratique et respectant ses citoyennes et citoyens...
Mais ces nuls et ces débiles prédateurs qui monopolisent le pouvoir au pays du Couchant, nous plongent dans l'Age de Pierre!
Je vous le dis, en vérité, vous avez choisi de précipiter le pays dans le gouffre de l'écroulement meurtrier...
Je vous le dis en vérité, personne ne sortira indemne de vos débiles aveuglements...

mercredi 31 mai 2017

Vidéo sous-titrée : le cri de détresse de la mère de Nasser Zafzafi

Madjid Boutemeur, l’emblématique physicien kabyle au CERN apporte son soutien au Rif





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Il a défrayé la chronique l’année dernière en rentrant dans le dernier quarré des prétendants au prix Nobel de physique. Madjid Boutemeur chercheur au CERN (centre européen de la recherche nucléaire) est un scientifique atypique et libre penseur attaché à ses origines amazighes.
C’est tout naturellement qu’il a répondu à l’appel de solidarité avec le peuple Rifain qui traverse une phase douloureuse de son histoire. Voici l’intégralité de l’appel des militants et personnalités kabyles solidaires de leur frères et sœurs Rifains.

Le Rif, terre de Résistances, d’Hommes libres et souverains, subit quotidiennement les agressions du Makhzen marocain. Des dizaines d’arrestations et de disparitions forcée sont déplorées parmi les rangs des militants Rifains.


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 http://www.tabrat.info/?p=9625