samedi 17 juin 2017

Maroc: Macron et Mohamed VI main dans la main


Avec son attitude de grande sœur parfois envahissante, la France joue une fois de plus sa partition au creux des ors et dorures du Palais royal.

Kaoutar Seghrouchni Idrissi, Juriste,Publié le 16 juin 2017 dans Causeur.fr

Le nouveau président soutient le roi dans la crise du Rif
 Le président Macron ne cesse de surprendre. Après avoir serré la main à Trump, accueilli en grande pompe Poutine à Versailles, le voilà qui s’en va causer diplomatie avec le Roi du Maroc. Or, la situation politique marocaine est plus que complexe. En effet, ces derniers jours ont été le lugubre théâtre d’affrontements sur fond de lutte sociale entre le mouvement social Hirak – né en octobre 2016 à Al-Hoceïma après la mort de Mouhcine Fikri, poissonnier qui avait tenté d’empêcher la destruction d’une pêche illégale saisie par la police – et le Palais.

Le Rif rétif à Rabat

Les relations entre la monarchie et le Rif marocain n’ont jamais été au beau fixe. Déjà du temps d’Hassan II, le Rif se considérait comme marginalisé par le Palais. Une tradition populaire y subsiste d’ailleurs, lorsque les rifains récitent l’hymne national : au lieu de conclure par « avec pour étendard, Dieu, la Nation, le Roi », ces derniers achèvent le chant par « Dieu, la nation, le peuple ». Autant dire que le monarchisme n’est pas en odeur de sainteté dans cette région du Maroc célèbre pour ses résistances aux colonialismes français et espagnol.
Logiquement, en bon humaniste social-démocrate, Macron, aurait dû condamner la répression policière des manifestations, la marginalisation des acteurs du mouvement social et l’arrestation de la tête pensante de Hirak, Nasser Zefzafi.

 Lire l'article :

Lettre ouverte d'un Marocain au petit monsieur Macron qui s’imagine par ses petits mots devant le peuple marocain ...




Par Lahoucine Amal 


Monsieur Macron s’imagine que nous ignorons qu’il n’est arrivé à l’Élisée qu’après la faillite de la gauche française. Qui, pendant des années, a été chargée de réaliser le projet destructeur contre la classe ouvrière française, et la réalisation de projets de libération et démocratisation en Afrique. En multipliant les souffrances des peuples africains par la réalisation de coups d'État et l’assassinat des présidents liberticides des pays africains...


Monsieur Macron s’imagine que nous ignorons l’objectif de sa visite au Maroc sous prétexte de renseignements concernant les révoltes du peuple marocain, et en tête la révolte populaire en Rif. Qui a été déclenchée il y a huit mois et contrée par la torture sanglante de l'État : attaques des maisons, enlèvements des militants, détentions arbitraires, poursuites, jugements et procès arbitraires.

Monsieur Macron s’imagine qu’il peut, par ses petits mots devant les médias sur ses projets politiques, économiques et commerciaux en Afrique, prendre le ftour royal du ramadan et faire sa promenade touristique, en masquant le vrai visage des politiques de la classe dominatrice française. Qui ont  échoué  à réprimer les révolutions des peuples africains et la révolution marocaine en tête, celle qui va enfoncer le dernier clou dans le cercueil de la France en Afrique.

Monsieur Macron s'imagine que nous ignorons qu’il est très petit devant les révolutions des peuples africains mais se croit encore plus grand devant les agents de l’impérialisme français sur les États africains, les chefs voleurs de l’argent des peuples opprimés en Afrique. Afin de réanimer le capital financier français qui est en crise permanente et bloquer la lutte ouvrière en Europe par la distribution d’une part de cet argent comme corruption aux chefs bureaucrates syndicaux petit-bourgeois. Qui sont soumis aux complots des sociétés de transactions contre les intérêts de la classe ouvrière dans les  pays africains opprimés.

Monsieur Macron s’imagine peut-être que nous ignorons que cet argent volé à ces propriétaires africains, les pauvres de l’Afrique, passe par les banques de Casablanca vers la France et la Suisse. Par contre, les quartiers populaires des villes marocaines sont peuplés de jeunes pauvres Africains. Qui sont là pour chercher à vivre dans la marge des Marocains démunis, alors que les familles des riches Africains voleurs vivent dans des grands hôtels cinq étoiles de la ville et se baladent au beau matin sur ses boulevards, cherchant les dernières modes de vêtements et les portables dernier cri dans les vitrines de ses boutiques.

Monsieur petit Macron  veut par ses petits mots cacher tous ses grands crimes et laver le visage de la France, sanguinolent du sang des pauvres africains. Et, présenter la France au peuple marocain comme un vrai pays démocratique tout en dirigeant les guerres de vol dans les pays africains.

Monsieur Macron croit que nous ignorons qu’il est ici au Maroc précisément en ce temps critique de la révolte en ébullition du peuple marocain, pour afficher sa confiance devant la répression sanglante, le simulacre de procès et les jugements injustes contre les militants de la révolte en Rif et contre tous les champs de confrontations au Maroc.

De notre part à tous, nous voulons lui présenter la tonalité épique de la révolte populaire du Rif comme patrimoine du Maroc révolutionnaire, que ses ancêtres connaissaient très bien, Lyautey le sanglant en tête.

On veut lui dire que l’identité marocaine est celle d’un peuple aux racines profondes dans l’histoire de la guérilla révolutionnaire. Un peuple qui a participé à la construction de la civilisation à l’échelle internationale, et méditerranéenne en particulier, en interaction avec toutes les civilisations et cultures au niveau international depuis les grecs, les romains et à travers toutes les religions.

On veut lui dire que l’identité marocaine est une identité basée sur la diversité d’affiliation d’abord en Afrique au niveau continental et en Afrique du nord au niveau régional, en relation avec les pays arabes et européens. Elle est basée sur Tamazigh ouverte vers l’arabe et vers toutes les langues et cultures étrangères, et caractérisée par la résistance contre l’ancien et le nouveau colonialisme.

Cette dynamique historique en quantité et en qualité a une grande influence sur la construction de l’identité marocaine. Il n’est jamais possible de la réduire en des petits mots devant les médias par lesquels tu veux faire illusion à l’opinion publique internationale et européenne, alors que  bien sûr l’opinion marocaine connait évidemment les dérives de son pays.

Monsieur Macron, on veut te dire que la révolte populaire du Rif et du Maroc a continué et ne s’est jamais arrêtée depuis les deux révolutions du sud et nord marocains contre l’impérialisme franco-espagnol, et tout ce qui suit de résistance armée sur tous les fronts. Malgré les complots, la trahison et l’alliance des féodaux avec le colonialisme et l’exploitation du pays par la force du fer et du feu, jusqu’à la présente révolte populaire en Rif. 

 Aujourd’hui, nous voulons te faire savoir que cette présente révolte ne peut pas être dépassée par ta visite de renseignements. Son ébullition va franchir les deux rives de la Méditerranée. Ces lieux dont on est crédité dans l’Histoire par le commandement du chef de la guérilla de Ben Abdelkrim.

Notre base de lutte est l’union de la classe ouvrière par sa direction d’avant-garde et son alliance avec les paysans contre l’ancien et nouveau colonialisme.

Par Lahoucine Amal  <tarwd_orgs@yahoo.fr>



L'autre journaliste de Rifpresse, Houssaine El Idrissi, arrêté le 26 mai,

Salah Elayoubi

L'autre journaliste de Rifpresse, Houssaine El Idrissi, arrêté le 26 mai, au saut du lit et transféré à Casablanca, comme un vulgaire terroriste par hélicoptère.

Macron apporte son soutien à un roi du Maroc affaibli

Le président français a réservé au royaume marocain sa première visite à un chef d’État étranger hors des frontières européennes. Un choix de continuité, décidé en dépit du mouvement social qui secoue le Maroc depuis sept mois.
Rabat (Maroc), de notre envoyée spéciale.-  

Macron apporte son soutien à un roi du Maroc affaibli 
https://www.mediapart.fr/.../macron-apporte-son-soutien-un-roi-du-maroc-affaibli?...



« Pour cette visite, c’est le roi, et seulement le roi ! » En plein mouvement social au Maroc, et un mois seulement après son investiture, Emmanuel Macron s’est rendu mercredi à Rabat pour son premier déplacement officiel de chef de l’État hors des frontières européennes. Cette « visite privée » à Mohammed VI, selon l’expression de l’Élysée, vaut un soutien appuyé à la monarchie marocaine, après les turbulences de la présidence Hollande.
Il était pourtant de tradition, depuis le second mandat de Jacques Chirac, que le président français réserve sa première visite au Maghreb à l’Algérie, avec laquelle le Maroc entretient des relations détestables. Emmanuel Macron a préféré Rabat, tout en dépêchant son ministre des affaires étrangères à Alger. Pendant sa campagne, il s’était rendu en Algérie et à Tunis. « Cela avait provoqué une petite déception côté marocain », explique une source diplomatique. Dans un entretien à Jeune Afrique, en avril, Macron avait tenté de rassurer en promettant une visite à Rabat : « Je me suis déjà rendu en Algérie et en Tunisie, et si je n’ai pas encore pu aller au Maroc, je m’y rendrai très rapidement après mon élection, si les Français m’accordent leur confiance. »  
« Au Maroc, il y avait des interrogations par rapport à la nouvelle présidence, poursuit la même source diplomatique. Les Marocains étaient habitués à des lectures politiques qui sont aujourd’hui perturbées par Emmanuel Macron. Cette fois, ils ne savaient pas trop comment interpréter. » En clair, le Palais royal a toujours su tisser des liens extrêmement étroits avec toutes les élites françaises, y compris politiques. Il disposait de relais importants dans tous les entourages présidentiels, si ce n’était une relation directe, ancienne et personnelle, entre le roi et le président. Sous la présidence de François Hollande, le chef de l’État pouvait ainsi compter sur les liens tissés par de nombreuses personnalités socialistes, comme Élisabeth Guigou ou Jack Lang, qui ont tous deux, lors du quinquennat précédent, parfois servi d’intermédiaire entre le Makhzen et Paris, y compris au plus fort de la crise diplomatique entre les deux pays, en 2014.

Lire l'article





Un nouveau rapport publié par wsrw révèle les noms d'environ 100 compagnies maritimes derrière le transport de phosphate

Barbara Weingartner
Un nouveau rapport publié par wsrw révèle les noms d'environ 100 compagnies maritimes derrière le transport de phosphate du Sahara occidental occupé en 2016 et 2017

Des associations attaquent l’Etat pour que les migrants puissent se doucher et manger à Calais



Onze associations déposent un référé-liberté vendredi matin au tribunal administratif de Lille, pour obliger l’administration à venir en aide à des centaines de migrants.

Il n’y a plus que le droit qui puisse faire avancer la cause des migrants à Calais (Pas-de-Calais). C’est en tout cas ce qu’estiment les associations qui, chaque jour, sont empêchées de venir en aide aux 500 ou 600 exilés qui se terrent là pour tenter, la nuit, de passer au Royaume-Uni. Vendredi matin, onze ONG, dont les « historiques » du Calaisis, et plusieurs dizaines de migrants, devaient déposer conjointement un référé-liberté qui sera examiné par le tribunal administratif de Lille dans les prochains jours.

Alors que le Défenseur des droits, Jacques Toubon, s’est inquiété, mercredi, d’atteintes aux droits « d’une exceptionnelle et inédite gravité » à Calais, parlant de « conditions de vie inhumaines », voire de « traque », les associations demandent prioritairement la reconstitution d’un lieu d’accueil et une meilleure prise en charge des nombreux mineurs qui errent en périphérie de la ville.

Lire l'article :
 www.lemonde.fr/.../des-associations-attaquent-l-etat-pour-que-les-migrants-puissent-se-d..

Rif/pardonne moi;j'ai honte


,17/6/2017


Rif/pardonne moi;j'ai honte

là; dans mon lit douillet..
je suis avec impuissance..
ce qui se passe au Rif..
des arrestations..
des humiliations..
et quand je "réagis"
je participe à un sit in
et je retourne dormir
la conscience tranquille
sans l'odeur des bombes lacrymogènes que les miens respirent..
sans la peur au ventre de ces familles craignant voir leurs portes enfoncées et leurs  enfants enlevés...
sans la douleur de ceux et celles qui sont emprisonnés..
oui
je rentre chez moi..
prend mon dîner
regarde un film..
et surfe de temps en temps
pour "suivre" ce qui se passe..
le Rif encore une fois meurtri..
le Rif dont les revendications ont été reconnues légitimes par tous..
le Rif diffamé
le Rif calomnié
mais le Rif est debout
il nous apprend que les droits s'arrachent
face à des rapaces
qui ont pensé que la peur est de retour
depuis tous les massacres qu'ils ont fait subir aux peuples de la région...
j'ai honte de moi
j'ai honte de nous
j'ai honte de nos partis
j'ai honte de nos syndicats
j'ai honte
car normalement
on devrait tous rester dehors
jusqu’à ce que justice soit faite







libérer les prisonniers
et répondre aux exigences de la population..
mais je parle..
c'est facile de le faire
quand on est bien au chaud..



Appel du 19 juin : Contre Macron et ses ordonnances, prenons la rue, partout en France !


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LE 19 JUIN, PARTOUT EN FRANCE, MOBILISONS-NOUS

Il y a urgence. Macron président est pressé de finir le travail de Macron ministre 49.3 de la loi Travail. Il veut des député·e·s au service d’une loi d’habilitation dès juillet, qui l’autorise à légiférer par ordonnance. Elle permet d’éviter tout débat, avec les député·e·s en particulier.
Pour lui, la démocratie est une perte de temps, la preuve. Son urgence ce n’est pas le chômage, c’est durcir la loi Travail et préparer d’autres destructions sociales. Le #FrontSocial appelle le 19 juin toutes celles et tous ceux qui sont déterminé·e·s à lui résister.
Après le succès de la 1re manifestation du quinquennat Macron à Paris le 8 mai, organisons des rassemblements partout en France pour envoyer un message clair au nouveau pouvoir en place : mouvement social contre la régression sociale !

LISTE DES RASSEMBLEMENTS
• Paris : 18h devant l’Assemblée nationale (accès par les stations de métro Concorde et Tuileries)
• Bordeaux : 18h place de la Victoire
• St Nazaire : 18h30 place de l’Amérique latine
• Lille : 18h place de la République
• Grenoble : 18h – 2 rue Gustave Flaubert
• Marseille : 18h aux Mobiles sur La Canebière
• Lisieux : 18h place Mitterrand
• Avignon : 18h Cours Jean Jaurès
• Nancy : 18h – Place Dombasle
• Perpignan : 18h Place de la Victoire
• Lyon : 18h Place des Terreaux
• Rouen : 18h au théâtre des Arts
• Strasbourg : 18h Place Kléber
• Le Mans : 18h Place de la République
• Gap : 19h Place Saint-Arnoux
• Bourges : 17h30 Rond-point de la Résistance
• Nantes : 18h place du Bouffay
• Toulouse : 18h Métro Jean Jaurès
• Montpellier : 19h Place de la Comédie
• Rennes : 17h Place de la République
• Guingamp : 18h sur le parvis de la Mairie
• Rodez : 18h Place Charles de Gaulle
• Bourges : 17h30 Rond point de la Résistance
• Saint-Brieuc : 18h square Allende
• Nantes : 18h Place du Bouffay
• Montélimar : 18h Place du Théâtre
• Brest : 18h Salle des syndicats, av. Georges Clémenceau
• Le Havre : 12 h maison des syndicats à Franklin
• Blois : 18h Place de la République
Tous les rassemblements
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vendredi 16 juin 2017

Deux avocates parisiennes expulsées d’une salle d’audience au Maroc dans le cadre d’un procès sensible

Morocco/France: Deux avocates parisiennes expulsées d’une salle d’audience au Maroc dans le cadre d’un procès sensible

le 18 mai, 2017
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Le barreau de Paris est profondément choqué par l’expulsion de la salle d’audience mardi 16 mai 2017 de deux avocates parisiennes Me Olfa OULED et Me Ingrid METTON dans le cadre du procès de Gdeim Izik au Maroc.
Me Olfa OULED et Me Ingrid METTON participaient au collectif de  défense d’une vingtaine de prisonniers sahraouis. Un procès particulièrement sensible au Maroc. En effet, selon l’Action des chrétiens contre la torture (ACAT France) les accusés auraient été arrêtés, torturés et condamnés à de lourdes peines sur la base d’aveux signés sous la torture en raison de leur participation au camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en 2010.
Lors de l’audience du 16 mai, les avocats de la défense marocains et Sahraouis ont annoncé la volonté des détenus de ne plus participer à ce procès et se sont retirés les uns après les autres après avoir adressé un dernier mot à la Cour.
La possibilité de s’exprimer n’a en revanche pas été donnée à nos consœurs parisiennes et leur retrait a été acté d’autorité par le Président qui face à leurs protestations a demandé leur évacuation de la salle par la force. Elles sont alors brutalement mises en dehors de la salle d’audience. Grâce à l’interposition du bâtonnier de Rabat, elles n’ont pas été expulsées du tribunal et les policiers ont cessé de s’en prendre à elles.
Le barreau de Paris regrette vivement qu’un tel incident ait pu survenir. Il rappelle conformément aux Principes de base des Nations Unies relatifs au rôle du barreau que les pouvoirs publics doivent veiller à ce que les avocats « puissent s’acquitter de toutes leurs fonctions professionnelles sans entrave, intimidation, harcèlement ni ingérence indue ».
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En visite au Maroc: Macron dénoncera-t-il la répression ? Apparemment non !



Le président français Emmanuel Macron qui s’est rendu en Algérie et en Tunisie peu de temps précédant son élection, s’est rendu hier au Maroc, où la contestation sociale gagne en ampleur face aux autorités qui optent pour la répression.

Le président Emmanuel Macron aura fort à faire au Maroc puisque son voyage qui n’est pas de tout repos a eu lieu à un moment où le peuple du Maroc exprime sa colère dans nombre de provinces de ce pays. Parler des droits de l’homme ne peut être évité dans ces conjonctures caractérisées également par une débâcle subie par le Maroc à l’ONU. Le Maroc sollicitera, certainement, le président français pour le soutenir en Europe pour continuer son occupation du Sahara occidental. La politique de Paris a été favorable au Maroc pendant nombre d’années, imposant le veto lorsque des résolutions dénonçant le palais royal marocain étaient proposées par l’ONU. 
 
Aujourd’ hui, la communauté mondiale exprime la détermination à aller dans le sens de la décolonisation et à accorder aux peuples leur droit à l’indépendance. La Cour de Justice de l’Europe a interdit les transactions avec le Maroc concernant les richesses naturelles des sahraouis. Le Maroc pourrait réclamer l’aide de Paris pour outrepasser l’échec. Ça ne sera pas facile pour le président Emmanuel Macron qui est déjà saisi par des associations françaises et marocaines pour faire pression sur le Maroc au sujet de la répression de la contestation sociale enregistrée dans ce pays. La crise diplomatique opposant le Qatar à d’autres pays, dont l’Arabie saoudite, sera un des thèmes de discussion engageant le président Macron et le roi du Maroc. «Le président Macron s'est entretenu avec tous les chefs d'Etat de la région et a appelé à l'apaisement de la crise entre le Qatar et ses voisins. Ces efforts peuvent converger avec le rôle de médiation que le Maroc veut jouer. Les deux chefs d'Etat auront à cœur de bien coordonner leurs actions pour être le plus efficaces possible, a ainsi précisé l'Elysée. Le locataire de l'Elysée et le monarque marocain discuteront également de la Libye. «Le Maroc est très impliqué dans le suivi de la situation [en Libye], où nous voulons pousser nos efforts diplomatiques dans les mois qui viennent», a détaillé la présidence française. Par ailleurs, la lutte contre la radicalisation et le terrorisme feront également partie des échanges, ainsi que la situation au Sahel. La coopération avec le Maghreb est prioritaire dans la politique d'Emmanuel Macron, qui veut forger un nouveau partenariat entre Europe, Afrique et Méditerranée, où les pays du Maghreb ont vocation à jouer un rôle central, a souligné l'Elysée. Il y a également la contestation populaire enregistrée au Rif, au nord du Maroc, depuis octobre 2016. La contestation gagne en ampleur, après notamment l’arrestation du leader du mouvement hirak.
La visite d'Emmanuel Macron au Maroc s'inscrit dans un contexte particulier, marqué par un mouvement de contestation à El Hoceima et d’autres provinces du pays, dont la capitale. 
 
 Lire :
 

jeudi 15 juin 2017

Sahara occidental : Gdeim Izik, un réquisitoire très politique

par Rosa Moussaoui,L'Humanité, 15/6/2017


Photo : Farouk Batiche/AFP
Photo : Farouk Batiche/AFP
Hier, le procureur du roi a requis « la peine de réclusion maximale » contre 23 prisonniers sahraouis.

Hasard du calendrier ? Dans le procès des 23 prisonniers politiques ­sahraouis de Gdeim Izik, les réquisitions du parquet sont tombées le jour même de l’arrivée d’Emmanuel Macron à Rabat pour une « visite privée » à Mohammed VI. 
Le procureur du roi a requis hier, devant la cour d’appel de Salé, « la peine de réclusion maximale » contre ces militants de l’autodétermination du Sahara occidental arrêtés en novembre 2010, lors du violent démantèlement du camp de protestation de Gdeim Izik, près de Laâyoune. Accusés d’avoir causé la mort de 11 membres des forces de sécurité, ils ont d’abord été condamnés par la justice militaire, en 2013, sur la base d’aveux extorqués sous la torture, à des peines allant de vingt ans de prison à la perpétuité. 
Verdict cassé en 2016 par la Cour de cassation, qui a ouvert la voie à un nouveau procès devant une juridiction civile. Mais la vitrine du « procès équitable » a volé en éclats dès la première audience, le 26 décembre 2016, avec l’acharnement du président à empêcher Me Joseph Breham, avocat français de la défense, d’évoquer la condamnation du Maroc par le Comité de l’ONU contre la torture, suite à la plainte déposée au nom de l’un des détenus, Ennaâma Asfari, par l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat). Depuis, cette même ONG a recensé d’innombrables violations des droits humains dans ce procès. Elles sont consignées dans une requête de 30 pages adressée à l’ONU.

Régler des comptes avec le Front Polisario

« Les réquisitions du procureur du roi, qui réclame la même peine pour les 23 accusés – la peine de réclusion maximale – démontrent la volonté de répression collective des prisonniers de Gdeim Izik. Cette répression collective révèle le véritable motif de ce procès : condamner 23 militants sahraouis pour leurs engagements et régler des comptes avec le Front Polisario. Quel que soit le verdict, il sera prononcé en l’absence de toute preuve de la culpabilité des prisonniers », réagissait hier Me Ingrid Metton, avocate française des Sahraouis, brutalement expulsée de la salle d’audience le 16 mai dernier. Claude Mangin Asfari, l’épouse française d’Ennaâma Asfari, expulsée du Maroc à trois reprises, empêchée d’exercer son droit de visite, voit aussi dans ce réquisitoire « le retour à la case départ d’un procès politique », dont l’issue pourrait « attiser encore la colère dans les territoires occupés ». Verdict attendu au début du mois de juillet.

Maroc : L'Apartheid d'un État-voyou

L'extrême monopolisation du pouvoir au Maroc, le fossé abyssale entre les riches et les pauvres, l'injustice généralisée, la corruption et la haine envers le peuple marocain qui n'est considéré que comme Sujets de Mon-Bon-Plaisir... Ajouter à cela la monstrueuse généalogie ségrégationniste... Les arrestations des militants qui revendiquent le changement...
L'incivilité des autorités envers les citoyens... Gouverneur qui menace de "niquer" (dans le sens sexuel) les gens, policier qui traite les manifestants d ' "enfants de p..te" ou d' "enfants illégitimes d'Espagnoles" et j'en passe et des meilleures....
Mais surtout la misère noire dans laquelle vivent une partie considérable de familles marocaines...
Tout cela nous permet de traiter ce système et ce régime d'une insupportable APARTHEID !