samedi 15 juillet 2017

Vidéo. Le père de Sylia dévasté par le sort réservé à sa fille







Credits: Hespress
La séance d'interrogatoire devant le juge de Sylia, de son vrai nom Salima Ziani, a eu lieu ce mercredi. Son père Ahmed Ziani, qui espérait vivement qu'on la libère, fut dévasté de voir que cela ne se fera pas de si tôt. 
Les temps sont durs pour Ahmed Ziani, père de Sylia, une des militante de la contestation rifaine, connue pour être la "chanteuse" du Hirak. Après avoir longtemps espéré que sa fille soit libérée après la séance d'interrogatoire, voilà que ses espoirs s'évanouissent devant la nouvelle qui dit que cette dernière retournerait en prison.
"Il n'y avait personne au tribunal, à part des avocats de l'affaire qui opposait Othmane Benjelloun à son neveu. On a donc essayé de renvoyer le père de Sylia du couloir du tribunal mais ce dernier a résisté avant l'intervention de la police qui lui a permis de rester." raconte Akhbar Alyaoum, dans son édition du 14 juillet. Nos confrères avaient tenu compagnie à Ahmed Ziani au moment où ce dernier attendait le verdict du juge d'instruction.
"Le père de Sylia ne voulait rien manger de la journée. Et quand il a enfin accepté de le faire, un appel de l'avocat de Sylia l'interrompit  pour lui demander de revenir. Après un entretien avec le juge de 10 minutes, il nous confia que ce dernier lui demanda d’être patient." poursuit Akhbar Alyaoum.
" Ahmed Ziani a une modeste retraite de 1400 dhs, insuffisante ne serait-ce que pour l'achat de ses médicaments. Cependant, Ahmed nous a déclaré que ni le sort de cette retraite, ni celui de sa santé très fragile ne l'importaient. Pour lui, le plus important étaient que les gens obtiennent leurs droits, et que Sylia soit libérée." ajoute le journal. "Chaque jour supplémentaire que Sylia passe au cachot représente une grande souffrance pour ma fille, je l'ai visité ce matin et son état était inquiétant, j'ai plus peur pour elle que je n'en ai pour ma santé" a confié le père bouleversé après avoir appris que Sylia allait retourner dans sa geôle.

Lire aussi

Ni l’ONU ni la France n’ont pipé mot sur le faux procès de Gdeim Izik

Une avocate espagnole battue par la police marocaine

Dans toutes ses résolutions sur le Sahara Occidental, le Conseil de Sécurité, sous pression de la France, ne cesse de vanter le « rôle joué par les commissions du Conseil national des droits de l’homme » dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
« Se félicitant à cet égard des récentes mesures et initiatives prises par le Maroc, du rôle joué par les commissions du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et à Laayoune et de l’interaction entre le Maroc et les mécanismes relevant des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies », dixit la résolution 2351 (2017).
Le semblant de procès des 25 militants de Gdeim Izik se répète chaque année dans une opération de retardement savamment orchestrée dans le but d’éviter la présence d’observateurs internationaux. Certains, des avocats en l’occurrence, ont été violemment battus par la police marocaine.
Cependant, l’ONU et la France, premier mentor du Maroc, n’ont sifflé mot à cet égard. Autant à New York qu’à Paris c’est le silence total sur ce simulacre de procès. Aucun mot, non plus sur les violations constantes des droits de l’homme au territoire du Sahara Occidental. Dans la question du Sahara Occidental, les bureaux du Secrétariat de l’ONU sont devenus des préfectures de la France. C’est la raison qui explique l’incapacité des Nations Unies à résoudre ce conflit qui date de plus de 40 ans.

Maroc : quotidien déprimant...


C'est un de ces matins où vous avez envie de vous mettre à la poubelle, face à la cascade de tragédies qui vous enveloppe. 

Condamnation des quatre jeunes militants du PJD à 12 mois de prison ferme, une petite fille qui se suicide pour échapper à son quotidien sordide de bonne à tout faire, le père de Sylia qui vous narre la tragédie de la chair de sa chair, aux prises avec le despotisme, Rabie Lablaq au bord du désespoir et en grève de la faim illimitée, la mère de Zakaria Raqqas qui vous raconte la tragédie qui la frappe, Jamal Mouna, coupé du reste du monde dans dans sa cellule d'Oukacha et sa mère grabataire, Zefzafi et ses compagnons de lutte domestiqués au moyen d'une drogue puis filmés à moitié nus.........Vous parlez d'un week-end !!!!!!!

Nasser Zefzafi devant le juge, mobilisation en Europe

Je n'aimerai pas être à la place de tous ces juges qui doivent instruire des dossiers aux charges imaginaires préfabriquées par les officines du Makhzen honni !

vidéo : https://youtu.be/4ou4LdW6cbgLe leader de la contestation populaire dans le nord du Maroc, Nasser Zefzafi, est passé devant un juge d'instruction à Casablanca, étape préalable à son procès. La sociologue Hanane Karimi fait partie d'un collectif de femmes de la diaspora marocaine qui réclame sa libération.

Mhand Ziani parle de sa fille Silya

Selon le père de Silya ZIANI, militante rifaine raflée par la dst marocaine, cette dernière aurait été harcelée sexuellement, et subi des menaces de viol , de plus elle aurait été forcée de se dénuder sous la menace et la violence, et prise en photo à moitié nue comme ce fut le cas avec Nasser Zefzafi, leader du mouvement citoyen rifain. Elle a été invectivée , victime d'insultes et des propos dégradants, sexistes et nauséabonds !
Mhand Ziani rapporte que sa fille vit une dépression en ce moment , elle ne dort qu’après avoir pris des médicaments , il craint pour elle de faire une tentative de suicide !
Ce mercredi 12 juillet, Silya Ziani a été entendue par les juges à Casablanca où un rassemblement de femmes a été dispersé.
Son entourage s’inquiète de la dégradation de son état de santé qui est présenté comme fragile. Elle serait aujourd’hui détenue à l’isolement et souffrirait de dépression sévère, selon cet entourage.
Le climat de peur, d’insécurité, et de son isolement instaurés par le système et du traumatisme qu’elle a subi , Silya a du mal à en parler, elle éprouve un sentiment d’impuissance , de dire ce qui lui est arrivée en prison à Al Hoceima. Elle se contente de pleurer. Elle a besoin d’une reconstruction psychologique et d’une prise en charge.

Le "mur de la honte" est la plus grande barrière militaire opérationnelle du monde


Saper la paix...

Rappel : Le "mur de la honte" est la plus grande barrière militaire opérationnelle et la deuxième plus longue du monde. Il se trouve au Sahara Occidental et ses mines antipersonnel ont coûté la vie à plus de 2.500 civils sahraouis.

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Podemos en pointe aux côtés du Hirak au Parlement européen,réclame une intervention de l’UE en faveur des populations, Rif et Sahara Occidental

Rif

Par Kenza Filali, 13/7/2017
 

Le mouvement de protestation populaire qui secoue le Rif depuis novembre dernier s’invite désormais durablement au Parlement européen, notamment grâce aux formations espagnoles Podemos et Izquierda Unida, connues pour être par ailleurs des soutiens indéfectibles au Polisario dans la question du Sahara. La rencontre s’est principalement attachée à charger les autorités marocaines accusées de réprimer les manifestations pacifiques.


Deux députés européens engagés pour la cause sahraouie, les espagnols Miguel Urbán Crespo (du parti Podemos) et Marina Albiol Guzman (Izquierda Unida) ont tenu, le 11 juillet, une conférence sur « la révolte du Rif » à laquelle une quarantaine de participants ont pris part. Leur objectif : médiatiser le Hirak rifain et s’assurer que le sujet soit discuté au Parlement européen. La veille du colloque, la direction de Podemos, 3e force politique d’Espagne, a pris position contre la décision du gouvernement d’intégrer le domaine maritime du Sahara dans ses eaux territoriales.


Ils ont, selon Yabiladi, « regretté que le pouvoir à Rabat bénéficie des connivences de l’Espagne et de l’Union européenne », l’Europe « préférant oublier les droits de l’homme au Maroc en échange du commerce avec le régime marocain ».

Les deux élus avaient aussi cosigné, avec d’autres membres de leurs partis, une lettre ouverte adressée à la diplomate en chef de l’Union européenne, Federica Mogherini, pour souligner la situation alarmante du Rif. Miguel Urbán Crespo et Marina Albiol Guzman avaient participé à l’offensive menée par une vingtaine de députés pro-sahraouis visant à faire appliquer la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne qui a exclu le Sahara Occidental du champ de l’accord agricole le 21 décembre.

Deux Marocains originaires du Rif ont pris la parole pour réclamer une intervention de l’Union européenne en faveur des populations, rapporte l’agence espagnole EFE.

Disparition du chantre de la liberté que fut Ali Idrissi-Kaytouni,

Salah Elayoubi, 13/7/2017
 La disparition de ce chantre de la liberté que fut Ali Idrissi-Kaytouni, nous attriste en même temps qu'elle nous interpelle, car elle intervient à un moment précis où le Maroc sombre, à nouveau, dans un despotisme tout aussi brutal et aveugle qu'il le fut du temps du militantisme du défunt poète. Comme si notre ami, fatigué de tout ça, s'était laissé aller devant le désastre et la tragédie sans fin du Rif. Comme s'il reconnaissait avoir définitivement perdu son combat pour la liberté.
Celui qui avait payé de quinze années de sa vie un simple poème, racontait sa douleur de n'avoir pu enfanter à cause de l'injustice abominable qui l'avait frappé à la fleur de l'âge !
D'autres Ali suivirent, sous la prétendue nouvelle ère, comme si ce système mafieux avait juré de s'en prendre à tous ceux qui portaient ce prénom.
Comme une piqure de rappel, cette mort prématurée réveillera peut-être les consciences et aiguillonnera ceux qui s'étaient assoupies, un moment, oubliant ou préférant oublier la véritable nature de ce régime indigne qui perpétue ses comportements criminels de pères en fils. Car les loups, disait le sage, n'enfantent jamais d'agneaux !
Adieu l'ami que je n'ai pas eu. Va en paix ! Tout finira par se payer !


vendredi 14 juillet 2017

Le Sahara Occidental gagne le cas du cargo en Afrique du Sud





Le Sahara Occidental gagne le cas du cargo en Afrique du Sud
nm_cherry_blossom_610.jpg

La compagnie nationale marocaine de phosphate, l’OCP, a décidé d’abandonner sa défense du cargo immobilisé en Afrique du Sud. Le peuple sahraoui a ainsi gagné une victoire de 5 millions de dollars avant que le procès sur la propriété du minerai de phosphate ait même débuté.


Le 1er mai 2017, le vraquier NM Cherry Blossom a été arraisonné à Port Elizabeth, en route pour la Nouvelle-Zélande. Le navire contenait 55 000 tonnes de phosphate du Sahara Occidental occupé.

L'ONU a conclu que toute exploitation des ressources au Sahara Occidental est illégale si les Sahraouis n'y consentent pas. De même, la Cour de justice de l'UE a, le 21 décembre 2016, jugé que le commerce avec le territoire est illégal sans un tel consentement. Cependant, le Maroc, occupe illégalement une partie du Sahara Occidental depuis 1975, exploite et exporte le phosphate du Sahara Occidental. En 2016, le Maroc a gagné plus de 200 millions de dollars sur les exportations de minerai du territoire.

Le deuxième plus grand pays importateur est la Nouvelle-Zélande, où deux coopératives agricoles importent du territoire occupé.

Le 15 juin, la Haute Cour en Afrique du Sud a estimé que l'affaire pouvait aller au procés. Lisez ici le jugement complet du 15 juin. Le tribunal a conclu que l'affaire jugerait de la propriété de la cargaison.

Cependant, l’OCP, qui avait défendu ses droits présumés à la cargaison pendant le processus, a déclaré le 13 juillet 2017 qu'il ne poursuivrait pas ses démarches. Il envisage ainsi la perte de 5 millions de dollars de marchandises. La valeur équivaut à environ 15% de l'ensemble de l'aide humanitaire multilatérale donnée aux réfugiés du Sahara Occidental qui ont fui la brutale occupation marocaine. L’OCP a publié le 13 juillet le texte de son retrait du procès.
"Le fait que le Maroc a démissionné montre la faiblesse des cartes qu'il détient. Sur la base du droit international, le Maroc n'a pas de légitimité à exploiter le territoire qu'il maintient sous occupation. Il n'a certainement aucun intérêt à risquer que ses arguments politiques soient confrontés à un Tribunal indépendant", a déclaré Davide Contini de Western Sahara Ressource Watch.

"C'est une étape remarquable pour le peuple du territoire et, espérons-le, cela pourrait être la première étape de l'arrêt des exportations répréhensibles. Aucune exportation de phosphate ne devrait avoir lieu depuis le territoire tant que les Sahraouis ne peuvent exprimer leur consentement, tel que requis en droit international. Nous espérons que cela envoie également un signal aux importateurs en Nouvelle-Zélande et ailleurs. Ils doivent trouver des phosphates sur des terres qui ne sont pas volées", a déclaré Contini.

Le vraquier géant est maintenant retenu depuis 73 jours. Depuis le 1er mai, un seul navire de phosphate a quitté le Sahara Occidental occupé, le Common Sprit, qui est arrivé en Nouvelle-Zélande cette semaine.

Western Sahara Ressource Watch ne sait pas encore exactement ce qu’il va advenir du navire et de la cargaison.

Pour en savoir plus sur l'affaire du tribunal lisez notre rapport « Carriers of Conflict », publié le 16 juin.

  
  

Le Sahara Occidental gagne le cas du cargo en Afrique du Sud

http://www.wsrw.org/a111x3972La compagnie nationale marocaine de phosphate, l’OCP, a décidé d’abandonner sa défense du cargo immobilisé en Afrique du Sud. Le peuple sahraoui a ainsi gagné une victoire de 5 millions de dollars avant que le procès sur la propriété du minerai de phosphate ait même débuté. 
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Le 1er mai 2017, le vraquier NM Cherry Blossom a été arraisonné à Port Elizabeth, en route pour la Nouvelle-Zélande. Le navire contenait 55 000 tonnes de phosphate du Sahara Occidental occupé.
L'ONU a conclu que toute exploitation des ressources au Sahara Occidental est illégale si les Sahraouis n'y consentent pas. De même, la Cour de justice de l'UE a, le 21 décembre 2016, jugé que le commerce avec le territoire est illégal sans un tel consentement. Cependant, le Maroc, occupe illégalement une partie du Sahara Occidental depuis 1975, exploite et exporte le phosphate du Sahara Occidental. En 2016, le Maroc a gagné plus de 200 millions de dollars sur les exportations de minerai du territoire.
Le deuxième plus grand pays importateur est la Nouvelle-Zélande, où deux coopératives agricoles importent du territoire occupé.
Le 15 juin, la Haute Cour en Afrique du Sud a estimé que l'affaire pouvait aller au procés. Lisez ici le jugement complet du 15 juin. Le tribunal a conclu que l'affaire jugerait de la propriété de la cargaison.
Cependant, l’OCP, qui avait défendu ses droits présumés à la cargaison pendant le processus, a déclaré le 13 juillet 2017 qu'il ne poursuivrait pas ses démarches. Il envisage ainsi la perte de 5 millions de dollars de marchandises. La valeur équivaut à environ 15% de l'ensemble de l'aide humanitaire multilatérale donnée aux réfugiés du Sahara Occidental qui ont fui la brutale occupation marocaine. L’OCP a publié le 13 juillet le texte de son retrait du procès.
"Le fait que le Maroc a démissionné montre la faiblesse des cartes qu'il détient. Sur la base du droit international, le Maroc n'a pas de légitimité à exploiter le territoire qu'il maintient sous occupation. Il n'a certainement aucun intérêt à risquer que ses arguments politiques soient confrontés à un Tribunal indépendant", a déclaré Davide Contini de Western Sahara Ressource Watch.
"C'est une étape remarquable pour le peuple du territoire et, espérons-le, cela pourrait être la première étape de l'arrêt des exportations répréhensibles. Aucune exportation de phosphate ne devrait avoir lieu depuis le territoire tant que les Sahraouis ne peuvent exprimer leur consentement, tel que requis en droit international. Nous espérons que cela envoie également un signal aux importateurs en Nouvelle-Zélande et ailleurs. Ils doivent trouver des phosphates sur des terres qui ne sont pas volées", a déclaré Contini.
Le vraquier géant est maintenant retenu depuis 73 jours. Depuis le 1er mai, un seul navire de phosphate a quitté le Sahara Occidental occupé, le Common Sprit, qui est arrivé en Nouvelle-Zélande cette semaine.
Western Sahara Ressource Watch ne sait pas encore exactement ce qu’il va advenir du navire et de la cargaison.
Pour en savoir plus sur l'affaire du tribunal lisez notre rapport « Carriers of Conflict », publié le 16 juin.

Citations du Président Ma(cron

Mouatassine Salah Eddine, un jeune Sahraoui, risque l'expulsion de France vers le Maroc

par Julie Philippe, La Dépêche, 13/7/2017

Plusieurs associations de défense des droits de l'homme sont mobilisées pour éviter l'expulsion d'un jeune Sahraoui détenu depuis plusieurs semaines au centre de rétention de Cornebarrieu, près de l'aroport de Toulouse-Blagnac. «Mouatassine Salah Eddine, âgé de 32 ans est natif du Sahara Occidental occupé par le Maroc. Il a participé aux manifestations de résistance à l'occupation à la suite desquelles il a été incarcéré pendant 8 mois par les autorités marocaines», explique l'association Le Cercle des voisins. «Il est arrivé par bateau en France en 2013, a vécu en Allemagne, puis a été renvoyé en France, mais elle ne donne pas l'asile aux Sahraouis, il risque donc de se faire expulser manu militari avant le 21 juillet. Nous allons être vigilants et peut-être demander à l'Algérie d'intervenir. Ce pays accueille de nombreux réfugiés», ajoute Jean-Pierre Cremous un membre de l'association.
La préfecture de Haute-Garonne a justifié le rejet de la demande d'asile en indiquant que «la situation de Mouatassine Salah Eddine ne relevait pas du statut de réfugié». «Il a donc été définitivement débouté du droit d'asile et le préfet de la Seine Maritime a pris à son encontre une mesure d'éloignement. Par ailleurs, étant parti en Allemagne, il a été reconduit en France par les autorités de ce pays au titre de la procédure Dublin, et placé au centre de rétention administrative de Cornebarrieu». Elle ajoute que «des discussions sont en cours depuis plusieurs semaines avec les autorités marocaines afin de faire les vérifications nécessaires concernant sa nationalité exacte.» «Des activistes ont été torturés et condamnés récemment car ils défendaient le Sahara occidental», indique pourtant Mohamed Cherki, membre du comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental (CORELSO).

Voyage au bout de l’enfer pour les « dublinés », ces réfugiés dont l'Europe ne veut pas

par   12 juillet 2017
Alors qu’a éclaté une « nouvelle crise » des migrants, avec la menace de l’Italie le 28 juin dernier de fermer ses ports, le calvaire des réfugiés se poursuit et s’aggrave, les pays européens violant allègrement les principes dont pourtant ils se réclament.


Après la crise des réfugiés de 2015, un certain nombre de mesures ont été prises par l’Union européenne (UE) pour endiguer l’arrivée des demandeurs d’asile et des migrants en provenance de la Turquie. En mars 2016 est signé « l’accord » entre l’UE et la Turquie autorisant le renvoi des déboutés d’asile vers la Turquie, considérée désormais comme « pays sûr ». Certains hotspots en Grèce (camps de réfugiés de Moria à Lesbos) ont été transformés en centres de demandes d’asile, permettant ainsi de bloquer les migrants en Grèce. Les États membres aux frontières de l’UE — comme l’Italie — sont désormais dans l’obligation de prendre les empreintes digitales des migrants, et la route migratoire des Balkans a été fermée le 8 mars 2016.
L’autre mesure phare de l’UE est la relocalisation des demandeurs d’asile entrés en Italie ou en Grèce vers d’autres États membres. Un nouveau contentieux est né, celui des demandeurs d’asile qu’on appelle dans le jargon juridique « les dublinés ». Conformément au règlement européen dit « Dublin III » de 2013 et grâce à la prise d’empreintes (système d’information Eurodac), il est possible de déterminer l’État responsable de la demande d’asile, c’est-à-dire le premier pays par lequel les migrants sont entrés dans l’espace Schengen.
La Grèce est temporairement exclue de ce système. La majorité des cas de transfert de demandeurs d’asile devant être expulsés vers un autre État de l’UE et se trouvant actuellement en France s’effectue donc essentiellement vers les pays des Balkans comme la Hongrie et la Bulgarie (à cause de l’arrivée massive des migrants par la route des Balkans) et vers l’Italie, l’une des portes d’entrée dans l’union.

Violation du droit d’asile

Ce qu’on peut appeler une nouvelle crise européenne des réfugiés depuis que l’Italie a menacé le 28 juin 2017 de fermer ses ports est une histoire de contradic
 http://orientxxi.info/magazine/voyage-au-bout-de-l-enfer-pour-les-dublines-ces-refugies-dont-l-europe-ne-veut,1946
tions politiques et juridiques et de violences administratives et policières. Chaque État prétend appliquer le droit d’asile européen et le droit international, mais la réalité constatée est la même partout : un manque de volonté politique dans l’accueil des réfugiés et un imbroglio administratif et juridique qui permet de décourager et d’expulser le maximum de demandeurs d’asile des territoires nationaux ou du territoire européen.
Ces pratiques administratives et policières encouragées par les États sont pourtant en totale violation avec la Convention de Genève relative au statut des réfugiés de 1951, certaines règles du droit d’asile européen comme le « principe de l’unité familiale » ou « les circonstances humanitaires » prévus par « Dublin III », le « droit à l’information dans une langue comprise par le migrant » ou le « droit d’être entendu » prévus par les directives européennes de 2013 ou la Charte des droits fondamentaux de l’UE, le droit de « ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants » prévu à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme ou enfin, le droit à une protection de l’État pour les mineurs étrangers isolés conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989.



jeudi 13 juillet 2017

L'arrogance et le mépris se sont toujours retournés contre leurs auteurs.

Les images de Zefzafi dénudé resteront comme un nouveau chapitre de l'encyclopédie des infamies commises par le Makhzen honni, contre le peuple marocain.
On y voit le militant "docilisé" par on ne sait quelle sombre procédé, se prêter à une séance filmée, dont on se demande de quelle utilité, elle pourrait être, pour le dossier judiciaire, sinon servir le dessein ignoble d'humilier l'intéressé et le faire dégringoler de héros du Hirak à celui de simple détenu, obéissant aux instructions de ses geôliers.
C'était un peu trop vite oublier l'attachement viscéral de l'être humain, en général et du marocain en particulier, à la dignité de son alter ego, fut-il son pire ennemi.
Les nazis avaient osé le faire avec les juifs qu'ils déshabillaient et filmaient avant de les confiner dans les camps de la mort ou de les fusiller en masse et jeter leur cadavre dans des fosses communes. Des images qui valurent aux criminels la pendaison, sinon une traque impitoyable des décennies durant.
Les sionistes avaient, à leur tour, usé du procédé à l'égard des soldats égyptiens qu'ils avaient battus, lors de la guerre des six jours ou celle du Kippour, exhibant ceux qu'ils n'avaient tout simplement pas liquidés, pieds nus, hirsutes, visages poussiéreux et parfois dépouillés de leur vareuse. Des images si profondément ancrées dans la mémoire collective des peuples arabes, que l'idée même de paix avec cet ennemi-là, voleur de terres et tueur si arrogant, n'arrive toujours pas à se frayer un chemin dans leur esprit.
Les américains l'avaient également expérimenté avec un Saddam Hussein dont ils avaient fuité les images en slip kangourou, dans sa prison, après celles télévisuelles de son arrestation et sa fouille au corps. Le but de l'exercice étant de décrédibiliser et déshumaniser l'ancien président irakien. On connaît la suite, avec la révolte des irakiens qui valut à l'Amérique, le soulèvement que l'on sait et le milliers de victimes parmi les GIs de l'Oncle Sam.
Mais on savait le Makhzen imbécile et incapable de tirer un quelconque enseignement de l'histoire. Et c'est bien cela qui, tôt ou tard, le perdra !

3 raisons de manifester le 14 juillet


le

CONTRE LA GUERRE, LES ORDONNANCES ET L’ÉTAT D’URGENCE PERMANENT, 3 RAISONS DE MANIFESTER LE 14 JUILLET !
  Manifestons le 14 juillet contre la guerre 14 juillet – Macron s’affiche en chef de guerre avec Trump. L’épouvantable président des USA, raciste et misogyne, lui sert de complice. Pitoyable… et dangereux ! La fête de la prise de la Bastille est défigurée depuis trop longtemps par les démonstrations de force militaire. Macron en rajoute avec sa communication de monarque : « Vive la guerre, tous avec Trump. »

Manifestons le 14 juillet contre la guerre sociale de Macron
14 juillet – Avec Macron, c’est l’été meurtrier. Ses député·e·s l’autoriseront à gouverner par ordonnances, qui sont les munitions de sa guerre sociale. Obsédé par la destruction du Code du travail, il étend son offensive au contrat de travail, à la sécurité sociale et pour les licenciements. « Vive le chômage et le Medef », voilà son cri de guerre.
  Manifestons le 14 juillet pour nos droits et nos libertés contre l’état d’urgence permanent 14 juillet – Macron veut transformer l’état d’urgence en état d’exception permanent, intégré à la loi ordinaire. Préfets, Procureurs, policiers et militaires auront le droit de perquisition, d’assignation à résidence, de réprimer les quartiers populaires et les manifestations, sur simple ordre du gouvernement. Le Front Social, pour ces 3 raisons, appelle à faire du 14 juillet une journée de reconquête populaire, de contre offensive sociale et de manifestation. Venez nombreux·ses en participant au défilé des luttes sociales permettant d’unir tou·te·s celles et ceux qui ne veulent pas subir la politique de Macron et défendre d’autres choix que la regression sociale.
                             RDV VENDREDI 14 JUILLET
        14 HEURES – PLACE CLICHY À PARIS
Diffusez, partagez, participez…
https://www.facebook.com/events/1550681528304965/
14 JUILLET FRONT SOCIAL

Quelle est la force motrice de l'occupation du Sahara occidental par le Maroc ?


Premièrement, le Maroc est un pays très pauvre (en termes de ressources naturelles) avec une population importante (plus de 35 millions), alors que le Sahara Occidental est très riche en toutes sortes de ressources renouvelables et non renouvelables.

Deux, géographiquement parlant, la moitié du territoire marocain est complètement inutile à cause des montagnes et des régions arides. Les seules régions utiles sont les zones côtières tandis que toute la zone du milieu, le grand nord et le sud du Maroc sont difficiles à vivre à cause des montagnes. Ainsi, le Sahara Occidental présente une expansion territoriale grande et large pour le Maroc.

La troisième raison est le résultat du dogme expansionniste du Royaume. Le Maroc a toujours été une chaîne de royaumes qui a varié en souveraineté territoriale. Aucun d'entre eux n'a jamais gouverné ou possédé le Sahara Occidental. En fait, leurs frontières méridionales ont été de 300 à 400 km de la frontière septentrionale actuelle du Sahara Occidental. Mais la plupart de ces royaumes, et surtout la vraie famille ont toujours eu des tendances expansionnistes et des ambitions et revendications territoriales dans tous les pays voisins (Algérie, Mauritanie et Espagne). Il convient de rappeler ici que le roi marocain a tenté d'envahir des parties de l'Algérie (la fameuse guerre des sables en octobre 1963) quelques mois après l'indépendance d'Alger. Le Royaume a également refusé, pendant 9 ans, de reconnaître l'indépendance de la Mauritanie.

Lire l'article
http://africaspeaks4africa.org/world-needs-know-western-saharas-seemingly-endless-struggle-independence/

Qu'attendre d'un gouvernement qui vient d'inventer la « dissuasion migratoire » ?

Communiqué LDH
Le Premier ministre et son ministre de l'Intérieur ont présenté, le mercredi 12 juillet, les grandes lignes de ce que devrait être le prochain projet de loi sur les réfugiés et les migrants. La Ligue des droits de l'Homme (LDH) considère que, comme on pouvait le craindre après les paroles outrancières de Gérard Collomb sur les associations agissantes à Calais, le gouvernement et le Président n'ont manifestement rien compris à la situation des personnes qui cherchent aide et refuge dans les pays de l'UE.

On avait cru comprendre après quelques déclarations de campagne, qu'il y aurait un certain rééquilibrage. Las, ce n'était que des éléments de langage, de ces mots lancés dans le vent pour capter les voix. Car d'équilibre entre humanité et fermeté, il n'y aura point ! Accueillir des réfugiés ? Oui, un peu, mais celles et ceux qui le méritent. Accroître le nombre de places d'accueil ? Oui, mais pour mieux garder sous contrôle. Diminuer le temps d'attente du titre de séjour ? Oui, mais pour reconduire plus vite à la frontière. Modifier la convention de Dublin ? Oui, mais pour l'aggraver en fixant  définitivement le demandeur au pays de déposition de la demande. Mieux instruire les demandes ? Oui, pour faire le tri entre les réfugiés, réputés légitimes, des migrants dont les motifs ne sont qu'économiques. Promouvoir une politique commune européenne ? Oui, mais si elle ne contrecarre en rien la fermeture du territoire, même si cela revient à abandonner d'autres, telles la Grèce et l'Italie, à leur propre sort.

La LDH dénonce non seulement les mots utilisés, comme cette fameuse expression « dissuasion migratoire », mais surtout l'analyse qui explique que de telles choses puissent être dites. C'est ce que montre, à l'évidence, l'incroyable incohérence qui consiste à prôner le développement dans les pays d'origine pour « tarir » les flux vers les pays d'accueil tout en diminuant les aides publiques à ces pays.

Au lieu de comprendre que c'est l'instabilité du monde qui est à la base des mouvements migratoires, le gouvernement s'enfonce dans la classique inversion entre les causes des migrations et leurs conséquences. La LDH considère que le  projet de loi annoncé révèle que le gouvernement n'a en réalité pas de politique des migrations, juste le choix de l'aggravation de la répression et de la négation des droits.
Paris, le 13 juillet 2017.
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mercredi 12 juillet 2017

De l’absentéisme royal


Traduit de l’arabe par Salah Elayoubi
Ecrit par Ali Anouzla
Interprétation Salah Elayoubi
Maroc


Depuis le début de l’année, et à l’heure où ces lignes sont noircies, Mohamed VI en est à son troisième voyage à l’étranger, consacrant pas moins de soixante jours à des déplacements entourés d’un halo de mystère et d’un silence assourdissant.
Ainsi, après la France, le 4 janvier pour dix neuf jours, les Emirats Arabes Unis, le 26 avril, pour treize, le roi du Maroc se trouve depuis le 10 mai, en déplacement privé et impromptu, sans que nul ne soit capable d’affirmer avec certitude sa destination, ni la date de son retour au pays. En l’absence de toute communication digne de ce nom, les rumeurs les plus approximatives vont donc bon train sur la motivation réelle de toutes ces pérégrinations.
Rares sont les pays, exception faite pour quelques dictatures en voie d’extinction, où le chef de l’Etat peut ainsi se permettre des congés en mode «open», en sus des autres vacances surprises et se passer d’annoncer ses périodes de congé.
A l’évidence, poser la question de savoir si cette catégorie de congé est payée relève d’une pure perte de temps, le budget du palais ne souffrant aucune discussion et ses dépenses n’étant soumises à aucune sorte de contrôle, en vertu de la nouvelle constitution qui met la monarchie à l’abri de tout contrôle ou reddition de comptes.

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e demeure, tout de même, qui engage un débat de fond, politique et constitutionnel : Mohamed VI est-il dans son droit, lorsque, cumulant les fonctions régaliennes de roi, de Commandant en chef des forces armées et de Chef d’état-major, il prend la liberté de s’absenter aussi souvent et aussi longtemps, sans même prendre la peine d’annoncer ni la date de son voyage, ni la durée de celui-ci, ni le nom de l’intérimaire en charge des affaires du pays durant son absence, comme il est coutume de procéder dans n’importe quel autre pays dans le monde ?
Conformément à la constitution qu’il s’est fait concocter, le roi semble déterminé à poursuivre dans la voie de la monarchie exécutive, en vertu de laquelle il règne et gouverne. Chef de l’Etat et de l’Etat-major des forces armées, il préside également le Conseil suprême de la magistrature et le Conseil des ministres, sans oublier la Commanderie des croyants. Celui qui s’octroie délibérément autant de pouvoirs et de responsabilités devrait également s’appliquer le principe de la reddition des comptes pour l’exercice de ses fonctions et accepter de dévoiler des pans entiers de sa vie privée : bulletins de santé, périodes de congés, voyages officiels ou privés, voire même son emploi du temps quotidien, comme il est de coutume à la Maison blanche ou à l’Elysée.
Mais une question d’importance demeure, tout de même, qui engage un débat de fond, politique et constitutionnel : Mohamed VI est-il dans son droit, lorsque, cumulant les fonctions régaliennes de roi, de Commandant en chef des forces armées et de Chef d’état-major, il prend la liberté de s’absenter aussi souvent et aussi longtemps, sans même prendre la peine d’annoncer ni la date de son voyage, ni la durée de celui-ci, ni le nom de l’intérimaire en charge des affaires du pays durant son absence, comme il est coutume de procéder dans n’importe quel autre pays dans le monde ?
Conformément à la constitution qu’il s’est fait concocter, le roi semble déterminé à poursuivre dans la voie de la monarchie exécutive, en vertu de laquelle il règne et gouverne. Chef de l’Etat et de l’Etat-major des forces armées, il préside également le Conseil suprême de la magistrature et le Conseil des ministres, sans oublier la Commanderie des croyants. Celui qui s’octroie délibérément autant de pouvoirs et de responsabilités devrait également s’appliquer le principe de la reddition des comptes pour l’exercice de ses fonctions et accepter de dévoiler des pans entiers de sa vie privée : bulletins de santé, périodes de congés, voyages officiels ou privés, voire même son emploi du temps quotidien, comme il est de coutume à la Maison blanche ou à l’Elysée.
On se souvient de la levée de bouclier suscitée par le Safari africain de Juan Carlos d’Espagne. Un voyage qui aurait pu passer totalement inaperçu, dans cette monarchie parlementaire, si l’accident survenu au souverain espagnol n’était venu assombrir son déroulement et dévoiler aux Espagnols les raisons du déplacement royal : la chasse à l’éléphant. Les espagnols avaient très peu gouté l’inclination de leur roi pour ce luxueux voyage, agrémenté de gros gibier, aux frais du contribuable, au moment où la crise économique les prenait cruellement à la gorge, précipitant des millions d’entre eux dans les affres du chômage, de la misère et des lendemains incertains.
Accablé de toutes parts pour son comportement irresponsable, le roi d’Espagne n’avait alors eu d’autre choix que d’apparaître contrit, pour battre sa coulpe, sur toutes les chaînes de télévision espagnoles.
Même en Arabie saoudite, régime théocratique, le roi se plie à l’exercice d’annoncer officiellement ses déplacements, y compris les plus privés d’entre eux, et délègue ses pouvoirs, comme il l’a fait dernièrement lorsqu’il s’est agi de sa dernière visite au Maroc.  Pourtant au royaume wahhabite, un pays gouverné par une famille et où aucune constitution, ni élections, ni parlement, ni diversité politique, ni impôts, ni liberté d’expression n’ont droit de cité, on témoigne encore d’un minimum d’égards pour l’opinion publique et le petit peuple.

L’absentéisme du roi pose aujourd’hui un réel problème constitutionnel, politique tout autant que moral.
La constitution marocaine est ainsi faite que le régime marocain est une monarchie exécutive par excellence. A ce titre, le roi est le seul et véritable patron. Il endosse les plus hautes fonctions et les plus hautes responsabilités, au sommet de la pyramide du pouvoir. En référence au texte même de la constitution, qui oblige tout responsable à rendre des comptes, de plus grandes responsabilités devraient impliquer une reddition proportionnée des comptes. Mais en exemptant le roi de cette contrainte, la constitution a fait du cas marocain une monarchie exécutive exceptionnelle qui ne ressemble à aucun autre régime exécutif où les chefs de l’Etat doivent, tout de même, répondre de leurs actes.

Un autre sujet de préoccupation, passé sous silence, dans le corpus de la constitution et évoqué seulement par une infime minorité de chercheurs et d’observateurs, est l’intérim en l’absence du roi. C’est qu’il est tellement difficile d’imaginer voir confiés à une seule et même personne autant de pouvoirs, en cas d’incapacité de les assumer pour toutes sortes de raisons.
Sur le plan politique, le roi se considère comme un arbitre du jeu politique. Mais, dans la réalité, nombreux sont les évènements qui ont démontré qu’il est un acteur de premier ordre.
Un drôle d’arbitre, qui n’hésite pas à interférer, comme lorsqu’il s’est ingéré dans le cours de la justice, ordonnant la libération des mineurs, impliqués dans les émeutes qui ont suivi le match RAJA/FAR à Casablanca d’avril dernier.
Un drôle d’arbitre également, qui joue le « retardateur » dans la crise de la coalition gouvernementale, en « demandant » à Chabat, selon les dires de ce dernier, de surseoir au retrait de l’Istiqlal du gouvernement, une demie heure seulement après la prise de cette décision par le congrès du parti en question, réuni à cet effet. Une semaine plus tard, Benkirane, en pleine réunion de cabinet, confirmait que le roi maintenait sa confiance à l’ensemble des membres du gouvernement, les « Istiqlaliens », y compris !
Un interventionnisme aux antipodes de tout arbitrage qui paralyse et qui constitue un obstacle à tout progrès. Les querelles intestines au sein du gouvernement qui se poursuivent à fleurets non mouchetés, depuis quatre longues semaines en sont la plus éclatante démonstration, alors qu’une crise économique sans précédent, pointe ses effets dévastateurs, à l’horizon.
Sur le plan diplomatique, la même préoccupation se pose quant à l’empreinte du roi sur la conduite des affaires étrangères. Que d’occasions ratées par le Maroc, à des réunions et des conférences internationales, où se bousculait le gratin de la diplomatie mondiale et où le Maroc était représenté par des individus sans légitimité constitutionnelle, ni autorité, pour négocier avec les chefs d’Etat étrangers ou engager la responsabilité de notre pays.
Enfin, quelle signification particulière donner à l’absence du roi alors que le Premier ministre d’un pays de l’importance de la Turquie nous rendait visite ? Un manquement à son devoir qui n’est malheureusement pas une première à mettre à l’actif du roi. Dans un passé récent, il avait refusé de rencontrer le Premier ministre tunisien, Hammadi Jebali, en visite officielle, dans notre pays, au prétexte d’un emploi du temps chargé. Quel prétexte autre qu’un agenda chargé, invoquera-t-on au Palais, cette fois, pour justifier l’absence du roi, lors de la visite d’Erdogan ?
Et si l’adage marocain prétend que «l’absent a toujours sa justification sur lui», chacun sait qu’aucun individu, aucune autorité, ni aucune institution n’osera jamais exiger de Mohammed VI qu’il s’explique sur les raisons de son absentéisme !

On se souvient de la levée de bouclier suscitée par le Safari africain de Juan Carlos d’Espagne. Un voyage qui aurait pu passer totalement inaperçu, dans cette monarchie parlementaire, si l’accident survenu au souverain espagnol n’était venu assombrir son déroulement et dévoiler aux Espagnols les raisons du déplacement royal : la chasse à l’éléphant. Les espagnols avaient très peu gouté l’inclination de leur roi pour ce luxueux voyage, agrémenté de gros gibier, aux frais du contribuable, au moment où la crise économique les prenait cruellement à la gorge, précipitant des millions d’entre eux dans les affres du chômage, de la misère et des lendemains incertains.
Accablé de toutes parts pour son comportement irresponsable, le roi d’Espagne n’avait alors eu d’autre choix que d’apparaître contrit, pour battre sa coulpe, sur toutes les chaînes de télévision espagnoles.
Même en Arabie saoudite, régime théocratique, le roi se plie à l’exercice d’annoncer officiellement ses déplacements, y compris les plus privés d’entre eux, et délègue ses pouvoirs, comme il l’a fait dernièrement lorsqu’il s’est agi de sa dernière visite au Maroc.  Pourtant au royaume wahhabite, un pays gouverné par une famille et où aucune constitution, ni élections, ni parlement, ni diversité politique, ni impôts, ni liberté d’expression n’ont droit de cité, on témoigne encore d’un minimum d’égards pour l’opinion publique et le petit peuple.

L’absentéisme du roi pose aujourd’hui un réel problème constitutionnel, politique tout autant que moral.
La constitution marocaine est ainsi faite que le régime marocain est une monarchie exécutive par excellence. A ce titre, le roi est le seul et véritable patron. Il endosse les plus hautes fonctions et les plus hautes responsabilités, au sommet de la pyramide du pouvoir. En référence au texte même de la constitution, qui oblige tout responsable à rendre des comptes, de plus grandes responsabilités devraient impliquer une reddition proportionnée des comptes. Mais en exemptant le roi de cette contrainte, la constitution a fait du cas marocain une monarchie exécutive exceptionnelle qui ne ressemble à aucun autre régime exécutif où les chefs de l’Etat doivent, tout de même, répondre de leurs actes.

Un autre sujet de préoccupation, passé sous silence, dans le corpus de la constitution et évoqué seulement par une infime minorité de chercheurs et d’observateurs, est l’intérim en l’absence du roi. C’est qu’il est tellement difficile d’imaginer voir confiés à une seule et même personne autant de pouvoirs, en cas d’incapacité de les assumer pour toutes sortes de raisons.
Sur le plan politique, le roi se considère comme un arbitre du jeu politique. Mais, dans la réalité, nombreux sont les évènements qui ont démontré qu’il est un acteur de premier ordre.
Un drôle d’arbitre, qui n’hésite pas à interférer, comme lorsqu’il s’est ingéré dans le cours de la justice, ordonnant la libération des mineurs, impliqués dans les émeutes qui ont suivi le match RAJA/FAR à Casablanca d’avril dernier.
Un drôle d’arbitre également, qui joue le « retardateur » dans la crise de la coalition gouvernementale, en « demandant » à Chabat, selon les dires de ce dernier, de surseoir au retrait de l’Istiqlal du gouvernement, une demie heure seulement après la prise de cette décision par le congrès du parti en question, réuni à cet effet. Une semaine plus tard, Benkirane, en pleine réunion de cabinet, confirmait que le roi maintenait sa confiance à l’ensemble des membres du gouvernement, les « Istiqlaliens », y compris !
Un interventionnisme aux antipodes de tout arbitrage qui paralyse et qui constitue un obstacle à tout progrès. Les querelles intestines au sein du gouvernement qui se poursuivent à fleurets non mouchetés, depuis quatre longues semaines en sont la plus éclatante démonstration, alors qu’une crise économique sans précédent, pointe ses effets dévastateurs, à l’horizon.
Sur le plan diplomatique, la même préoccupation se pose quant à l’empreinte du roi sur la conduite des affaires étrangères. Que d’occasions ratées par le Maroc, à des réunions et des conférences internationales, où se bousculait le gratin de la diplomatie mondiale et où le Maroc était représenté par des individus sans légitimité constitutionnelle, ni autorité, pour négocier avec les chefs d’Etat étrangers ou engager la responsabilité de notre pays.
Enfin, quelle signification particulière donner à l’absence du roi alors que le Premier ministre d’un pays de l’importance de la Turquie nous rendait visite ? Un manquement à son devoir qui n’est malheureusement pas une première à mettre à l’actif du roi. Dans un passé récent, il avait refusé de rencontrer le Premier ministre tunisien, Hammadi Jebali, en visite officielle, dans notre pays, au prétexte d’un emploi du temps chargé. Quel prétexte autre qu’un agenda chargé, invoquera-t-on au Palais, cette fois, pour justifier l’absence du roi, lors de la visite d’Erdogan ?
Et si l’adage marocain prétend que «l’absent a toujours sa justification sur lui», chacun sait qu’aucun individu, aucune autorité, ni aucune institution n’osera jamais exiger de Mohammed VI qu’il s’explique sur les raisons de son absentéisme !
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