samedi 22 juillet 2017

MAROC. Soulèvement dans le Rif : le pouvoir choisit la force


MAROC. Soulèvement dans le Rif : le pouvoir choisit la force
Les forces de l’ordre avaient installé une véritable forteresse au point de rendez-vous de la manifestation. Al-Hoceima, le 20 juillet 2017. (STR / AFP)

Depuis neuf mois, le Rif manifeste. Aux slogans sociaux ont succédé ceux pour la libération des militants emprisonnés. Ce 20 juillet, les autorités ont répliqué par des coups de bâton et des gaz lacrymogènes.

lusieurs possibilités s’offraient au pouvoir marocain jeudi 20 juillet. Laissez descendre dans la rue d’Al-Hoceima les manifestants et attendre l’essoufflement du mouvement. Ou répondre favorablement à certaines revendications, espérant faire redescendre la pression un peu plus vite. C’est finalement la manière forte qui a été choisie : cette manifestation annoncée dès la fin du mois de mai comme le nouveau point fort du mouvement social qui agite la région a été un jouet entre les mains des forces de l’ordre.
Face aux centaines de policiers et militaires déployés dans la ville et ses alentours, les manifestants ont résisté le plus longtemps possible, martelant leurs slogans. "Liberté, dignité", "Libérez les prisonniers", "Vive le Rif" ou encore "Manifestation pacifique", ont-ils chanté, en famille, entrecoupés par les tirs de lacrymogènes et les assauts policiers.

"Tout manque !" 

Depuis neuf mois et la mort de Mouhcine Fikri, un grossiste de poissons écrasé dans une benne à ordure sous l’œil des policiers, les Rifains réclament sans relâche l’attention des pouvoirs publics sur leur région déshéritée. Chômage et travail précaire, système de santé défaillant, école supérieure inexistante… tout manque ! "Les gens ici n’ont rien, pas de travail pour leurs enfants, pas d’université où ils pourraient étudier, pas de bourse pour leur permettre de le faire dans une autre région, pas d’hôpital fonctionnel non plus pour les parents âgés", explique Fatima :
"Qui a les moyens de se faire soigner à Rabat ? Qui a la force, aussi, de voyager douze heures dans un car pour obtenir un traitement contre le cancer ?"
lire l'article :
 http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170721.OBS2390/soulevement-dans-le-rif-le-pouvoir-marocain-choisit-la-force.html

vendredi 21 juillet 2017

Hirak : Le message audio de Zefzafi à l’intention des manifestants du 20 juillet


Politique   Publié Le 20/07/2017 à 11h30


Nasser Zefzafi, leader du Hirak, est actuellement détenu à la prison locale Ain Sbâa 1 de Casablanca. / Ph. DR
A quelques heures seulement du coup d’envoi de la grande manifestation d’Al Hoceima, prévue ce jeudi mais interdite par les autorités locales, Nasser Zefzafi aurait adressé un message à l’intention des manifestants du 20 juillet.
Le message audio, attribué à la figure de proue du Hirak depuis sa cellule à la prison locale Ain Sbâa 1 de Casablanca, a été diffusé hier par plusieurs médias locaux et nationaux à l’instar de Rif Online.
«Salutations du fond du cœur à tous les fils et filles du Rif. Je les salue pour leur résistance, leur loyauté à notre juste cause autour de revendications sociales et économiques, et leur soutien aux détenus innocents de toutes les accusations dont ils font face», déclare le leader du Hirak.
Il affirme ensuite que les détenus ont rempli leur rôle national en démasquant les lobbies de la corruption, dénonçant le fait que même le roi Mohammed VI «n’a pas été épargné des mensonges et des complots de cette mafia» et de ceux qui tentent d’influer sur les missions du Hirak.
«Je suis content, même derrière les barreaux de ma cellule individuelle. Je ne vise que l’intérêt général de la nation et vous demande de ne pas abandonner le caractère pacifique de votre marche», poursuit Zefzafi. «Les enquêtes réclamées par le roi sont une preuve de notre innocence. C’est la mafia qui devrait être en prison.»
Il conclut en remerciant «les Rifains, les Marocains ainsi que les membres de la diaspora».
La rédaction
Journaliste Yabiladi.com
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Politique   Publié Le 20/07/2017 à 11h30

Hirak : Le message audio de Zefzafi à l’intention des manifestants du 20 juillet

Nasser Zefzafi, leader du Hirak, est actuellement détenu à la prison locale Ain Sbâa 1 de Casablanca. / Ph. DR
A quelques heures seulement du coup d’envoi de la grande manifestation d’Al Hoceima, prévue ce jeudi mais interdite par les autorités locales, Nasser Zefzafi aurait adressé un message à l’intention des manifestants du 20 juillet.
Le message audio, attribué à la figue de proue du Hirak depuis sa cellule à la prison locale Ain Sbâa 1 de Casablanca, a été diffusé hier par plusieurs médias locaux et nationaux à l’instar de Rif Online.
«Salutations du fond du cœur à tous les fils et filles du Rif. Je les salue pour leur résistance, leur loyauté à notre juste cause autour de revendications sociales et économiques, et leur soutien aux détenus innocents de toutes les accusations dont ils font face», déclare le leader du Hirak.
Il affirme ensuite que les détenus ont rempli leur rôle national en démasquant les lobbies de la corruption, dénonçant le fait que même le roi Mohammed VI «n’a pas été épargné des mensonges et des complots de cette mafia» et de ceux qui tentent d’influer sur les missions du Hirak.
«Je suis content, même derrière les barreaux de ma cellule individuelle. Je ne vise que l’intérêt général de la nation et vous demande de ne pas abandonner le caractère pacifique de votre marche», poursuit Zefzafi. «Les enquêtes réclamées par le roi sont une preuve de notre innocence. C’est la mafia qui devrait être en prison.»
Il conclut en remerciant «les Rifains, les Marocains ainsi que les membres de la diaspora».
Dans le même thème


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/55724/hirak-message-audio-zefzafi-l-intention.html
Politique   Publié Le 20/07/2017 à 11h30

Hirak : Le message audio de Zefzafi à l’intention des manifestants du 20 juillet

Nasser Zefzafi, leader du Hirak, est actuellement détenu à la prison locale Ain Sbâa 1 de Casablanca. / Ph. DR
A quelques heures seulement du coup d’envoi de la grande manifestation d’Al Hoceima, prévue ce jeudi mais interdite par les autorités locales, Nasser Zefzafi aurait adressé un message à l’intention des manifestants du 20 juillet.
Le message audio, attribué à la figue de proue du Hirak depuis sa cellule à la prison locale Ain Sbâa 1 de Casablanca, a été diffusé hier par plusieurs médias locaux et nationaux à l’instar de Rif Online.
«Salutations du fond du cœur à tous les fils et filles du Rif. Je les salue pour leur résistance, leur loyauté à notre juste cause autour de revendications sociales et économiques, et leur soutien aux détenus innocents de toutes les accusations dont ils font face», déclare le leader du Hirak.
Il affirme ensuite que les détenus ont rempli leur rôle national en démasquant les lobbies de la corruption, dénonçant le fait que même le roi Mohammed VI «n’a pas été épargné des mensonges et des complots de cette mafia» et de ceux qui tentent d’influer sur les missions du Hirak.
«Je suis content, même derrière les barreaux de ma cellule individuelle. Je ne vise que l’intérêt général de la nation et vous demande de ne pas abandonner le caractère pacifique de votre marche», poursuit Zefzafi. «Les enquêtes réclamées par le roi sont une preuve de notre innocence. C’est la mafia qui devrait être en prison.»
Il conclut en remerciant «les Rifains, les Marocains ainsi que les membres de la diaspora».
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...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/55724/hirak-message-audio-zefzafi-l-intention.html
Politique   Publié Le 20/07/2017 à 11h30

Hirak : Le message audio de Zefzafi à l’intention des manifestants du 20 juillet

Nasser Zefzafi, leader du Hirak, est actuellement détenu à la prison locale Ain Sbâa 1 de Casablanca. / Ph. DR
A quelques heures seulement du coup d’envoi de la grande manifestation d’Al Hoceima, prévue ce jeudi mais interdite par les autorités locales, Nasser Zefzafi aurait adressé un message à l’intention des manifestants du 20 juillet.
Le message audio, attribué à la figue de proue du Hirak depuis sa cellule à la prison locale Ain Sbâa 1 de Casablanca, a été diffusé hier par plusieurs médias locaux et nationaux à l’instar de Rif Online.
«Salutations du fond du cœur à tous les fils et filles du Rif. Je les salue pour leur résistance, leur loyauté à notre juste cause autour de revendications sociales et économiques, et leur soutien aux détenus innocents de toutes les accusations dont ils font face», déclare le leader du Hirak.
Il affirme ensuite que les détenus ont rempli leur rôle national en démasquant les lobbies de la corruption, dénonçant le fait que même le roi Mohammed VI «n’a pas été épargné des mensonges et des complots de cette mafia» et de ceux qui tentent d’influer sur les missions du Hirak.
«Je suis content, même derrière les barreaux de ma cellule individuelle. Je ne vise que l’intérêt général de la nation et vous demande de ne pas abandonner le caractère pacifique de votre marche», poursuit Zefzafi. «Les enquêtes réclamées par le roi sont une preuve de notre innocence. C’est la mafia qui devrait être en prison.»
Il conclut en remerciant «les Rifains, les Marocains ainsi que les membres de la diaspora».
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La jeune chanteuse, Silya, en danger de mort

La jeune chanteuse, Silya, en danger de mort.
Silya, très jeune chanteuse marocaine, devenue personnage emblématique de la belle révolte du Rif (le nord berbère du Maroc), vient d'entamer une grève de la faim jusqu'à la mort.
On dira ce qu'on voudra, mais moi j'ai en mémoire une histoire similaire. La voici:
Quand j'avais 20 ans, une jeune militante (et poétesse) de l'époque, Saïda Menebhi, avait succombé à la suite d'une grève de la faim dans les prisons du lugubre Hassan2.
J'en ai encore la mémoire endolorie...

Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature : "La France prend le chemin d'un Etat policier"




Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature avocate générale à la cour d'appel de Besançon et prochainement avocate générale à la cour d'appel de Paris
Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature avocate générale à la cour d'appel de Besançon et prochainement avocate générale à la cour d'appel de Paris © Radio France -
Le Sénat a largement adopté mardi le projet très controversé de loi antiterroriste voulu par le gouvernement. Pour les citoyens, c'est une atteinte aux libertés fondamentales estime Clarisse Taron, magistrate à Besançon nommée à Paris et présidente du Syndicat de la magistrature.
Le 1er novembre, le projet de loi antiterroriste, adopté mardi par le Sénat, va remplacer le régime exceptionnel de l'état d'urgence. Pour Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature, c'est un recul et même un changement profond du droit. "On transfère des mesures de l'état d'urgence dans le droit commun pour pouvoir les appliquer tous les jours."

Des critères extrêmement vagues

Beaucoup de changements sont prévus. "Il y a d'abord les "visites" qui sont en fait des perquisitions administratives, certes autorisées par un juge mais sur des critères très flous." Il y a des "mesures de "surveillance", "ce ne sont rien de plus que des assignations à résidence" selon la magistrate. Décidées par le seul préfet à l'encontre de personnes qui pourraient constituer une menace pour la sécurité et l'ordre public, la formule est "extrêmement vague et ne concerne pas que le terrorisme".

"Atteinte aux libertés fondamentales"

Il y a aussi les périmètres de protection où l'on pourra interdire à certaines personnes d'entrer et organiser des fouilles et des palpations. "C'est une atteinte aux libertés fondamentales de l'individu pour un bénéfice plus qu'aléatoire" estime Clarisse Taron. "On ne peut pas rester éternellement sous le régime de l'état d'urgence, c'est son principe même, mais la loi française est déjà très étoffée contre le terrorisme, bien plus que d'autres pays européens. Ces changements auront des conséquences pour les citoyens alors que le renforcement de la lutte judiciaire contre le terrorisme a porté ses fruits."

Vers un État policier ?

La présidente du syndicat de la magistrature rappelle que les attentats déjoués dernièrement ne l'ont pas été grâce aux mesures que l'on veut instaurer dans le droit commun mais grâce au travail d'enquêteurs. "Il faut donc étoffer les services de renseignements et renforcer les moyens de la justice antiterroriste, mais aucune de ces mesures ne pourra éviter un attentat."
Et l'avocate générale de la cour d'appel de Paris va plus loin. Pour elle, la France est en train de devenir un Etat policier : "Certaines mesures sont prises sans l'intervention d'un juge, et certaines restrictions sont prises à l'encontre de personnes en raisons de supposées pensées qu'elles auraient, ce qui me paraît dangereux".

L'interview de Clarisse Taron, avocate générale à la Cour d'appel de Paris et présidente du Syndicat de la magistrature.
Besançon, France
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L’AARASD dénonce une "justice servile" du Makhzen marocain au service de l’occupation du Sahara occidental


Paris (France) 20/7/2017(SPS) - 

L’Association des amis de la République arabe sahraouie démocratique (AARASD) a dénoncé mercredi la justice marocaine "servile" du Makhzen marocain au service de l’occupation du Sahara occidental, suite au verdict rendu par la Cour d’appel de Rabat dans le procès des militants sahraouis de Gdeim Izik.
Au terme d'un procès qui a duré 07 mois, de reports en reports, la Cour d’appel de Rabat a condamné mercredi à l'aube les 20 des 24 prisonniers politiques sahraouis aux mêmes peines de prison que celles prononcées en 2013 par le tribunal militaire de 25 ans à la prison à perpétuité.

 Lire l'article:


jeudi 20 juillet 2017

Al Hoceima, hier jeudi le 20 juillet 2017 : Un mort et au moins 3 personnes dans le coma !

Toutes ces personnes portent des blessures au niveau du visage et de la tête... Selon plusieurs sources hospitalières, ces blessures sont dues aux tirs à bout portant de grenades lacrymogène et dont les douilles font des ravages une fois explosées !
Ici le jeune Imad, 16 ans,  qui se trouve entre la vie et la mort a été touché en pleine tête par une douille brûlante de grenade lacrymogène... Il a été évacué par hélicoptère dans état comateux vers Rabat..
#Marruecos: se llama Imad del #Rif,está en estado de coma al ser alcanzado en la cabeza con una bala de gas lacrimógenomo. #Alhucemas #Hirak
Via RealPolitikDam @Realpolitikdam2
18:55 - 20 juil. 2017

https://pbs.twimg.com/media/DFOTmJmXgAYbAyc.jpg
https://pbs.twimg.com/media/DFOTolyXkAALruj.jpg
https://pbs.twimg.com/media/DFOToJSWsAEc2X7.jpg
https://twitter.com/Realpolitikda…/status/888215880735350784

Rif : Manif interdite


     (à lire du bas en haut)

Ce jeudi, des Marocains de différentes régions du royaume se dirigent vers Al Hoceima, capitale du Rif, pour prendre part à la grande manifestation du 20 juillet dans le cadre du Hirak. Une manifestation pourtant interdite par la préfecture d’Al Hoceima, qui a mis en place un important dispositif sécuritaire pour appliquer sa décision. Suivez en live les dernières actualités de la marche du 20 juillet.

17H20. La police continue de disperser les manifestants
Les forces de l’ordre sont déterminées ce jeudi à interdire la marche du 20 juillet. «Les groupes de manifestants, qui ne cessent de s’agrandir, sont vite pris d’assauts par les policiers et les éléments des forces anti-émeutes. Les autorités locales n’hésitent pas à faire appel à la force et aux matraques pour mettre fin à la manifestation», nous confie notre envoyé spécial à Al Hoceima il y a quelques instants.
Selon lui, les manifestants forment plusieurs groupes mais n’arrivent pas à se rassembler dans une seule marche. «La présence massive des forces de l’ordre et l'intervention policière les en empêchent», enchaîne-t-il.

17H. La marche du 20 juillet a bel et bien démarré
Malgré l’important dispositif sécuritaire mis par les autorités locales, la grande marche d’Al Hoceima a bel et bien démarré à 17h, nous rapporte notre envoyé spécial. Les manifestants se sont regroupés à proximité de la place des martyrs, poursuit-il. «Liberté, dignité, justice sociale», scandent en chœur les manifestants sur place en ces moments.
«Les manifestants sont formés en plusieurs groupes et sillonnent les grandes artères de la ville. Les policiers tentent de les disperser par coups de matraque», informe-t-il.

16H53. Hamid Mahdaoui de Badil.info aurait été arrêté Al Hoceima
Le directeur de publication de Badil.info, Hamid Mahdaoui a été arrêté ce jeudi au niveau de l’avenue Abdelkrim Khattabi à Al Hoceima, rapporte Badil.info.
Ce dernier cite un citoyen ayant été en compagnie du journaliste avant que ce dernier ne soit interpellé. «Il a été transporté à bord d’une voiture de la police en direction du commissariat de police», poursuit cette même source.
Hamid Mahdaoui s’est rendu à Al Hoceima pour couvrir la grande marche de la capitale du Rif, conclut le média. 

16H30. Maisons et commerces déverrouillent leur Wifi pour les visiteurs d'Al Hoceima
Pour pallier au débit internet lent dans plusieurs zones d’Al Hoceima, des maisons et des commerces ont commencé à déverrouiller leur wifi pour les visiteurs de la ville. «Tous les codes wifi seront retirés à Al Hoceima. Wifi disponible dans tous les quartiers de la ville gratuitement», rapporte sur Twitter une habitante de la capitale du Rif.

Ce mouvement reste toutefois timide puisque notre envoyé spécial, au centre de la ville, n'a pas constaté un déverrouillage des réseaux Wifi.

16H18. Les autorités locales procèdent aux arrestations de manifestants
Les autorités locales ne se contentent plus de disperser les rassemblements. Notre envoyé spécial sur place nous déclare avoir été témoin d’une arrestation à quelques mètres de la place des martyrs. «Trois jeunes hommes, dont un portant une écharpe avec les couleurs du drapeau amazigh viennent d’être interpellés puis arrêtés par les policiers sans aucune raison», nous dit-il.
«Les policiers ne se déplacent pas seulement en voiture mais ils sont aussi à pied, dans des groupes de plusieurs éléments», conclut-il.

15H50. Prémices d’un clash probable entre citoyens et forces de l’ordre
«Les forces de l’ordre ont soudainement commencé à disperser les personnes présentes aux environs de la place Mohammed VI en les obligeant à s’éloigner de la place publique», nous rapporte notre envoyé spécial à Al Hoceima. Selon lui, les citoyens ont commencé à se regrouper à l’approche de 17H.
«Cette situation a obligé les commerces à fermer leurs portes. Les cafés à côté de ladite place ont demandé à leurs clients de quitter, ce qui a entraîné un mécontentement général. Des chauffeurs de taxis klaxonnent actuellement en guise de protestation contre l’embargo sécuritaire», poursuit-il.
Pour lui, cette situation «risque de marquer le début d’un affrontement entre les citoyens et les éléments des forces de l’ordre avant le début de la marche», nous informe-t-il.

15H42. Des drapeaux noirs au-dessus de la maison de Zefzafi
Des correspondants des médias étrangers se sont rendus à la maison de Nasser Zefzafi, leader du Hirak. «Le père de Nasser Zefzafi nous assure que son fils va bien [et] que son moral est très bon. Il l'a vu hier à la prison de Okacha à Casablanca. Emu par le nombre de visites qu'il reçoit et la présence de journalistes étrangers, il se rendra à la manifestation du #hirak dans l'après-midi», rapporte la journaliste Nadia Sweeny.
Elle fait également état de drapeaux noirs au-dessus de la maison de la figure de proue du Hirak, «en guise de deuil».

15H23. «Toutes les places publiques d’Al Hoceima sont désormais encerclées»
A quelques minutes seulement du coup d’envoi de la grande marche, «toutes les places publiques d’Al Hoceima sont désormais encerclées par les forces de l’ordre», nous rapporte notre envoyé spécial sur place.
«Après la place Mohammed VI, les policiers ont également encerclé la place Rif située à quelques centaines de mètres. Même à Sidi Abed, où plusieurs manifestations du Hirak ont eu lieu, les policiers continuent d’empêcher tout regroupement ou rassemblement», poursuit-il.
La place située à Sidi Abed. / Ph. Youssef Dahmani - YabiladiLa place située à Sidi Abed. / Ph. Youssef Dahmani - Yabiladi
14H08. Le débit internet s’amenuise au fil des heures à Al Hoceima
Depuis ce matin, plusieurs sources sur place rapportent via les réseaux sociaux que le débit internet à Al Hoceima est de plus en plus bas à l’approche de la grande marche prévue vers 17h. «La 4G ne marche plus depuis ce matin et même la 3G est lente», nous déclare notre envoyé spécial sur place.
Sur Twitter, l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) vient de rapporter que son Community Manager n’a plus accès au réseau social à cause notamment du débit internet lent.

13H28. Abdessadak Elbouchattaoui, avocat des détenus du Hirak : «Les MRE massivement présents à Al Hoceima»
Présent sur place pour la grande manifestation d’Al Hoceima, l’avocat des détenus du Hirak, Abdessadak Elbouchattaoui a indiqué ce jeudi que «des MRE de différents pays européens sont massivement présents à Al Hoceima tout comme les Marocains et la presse locale et internationale».
«Des marches des villages et des patelins avoisinants se dirigent actuellement vers Al Hoceima lors de cette date coïncidant avec la commémoration de la bataille d’Anoual qui a une place particulière dans les esprits et les mémoires des Rifains», écrit-il.

Hirak : retour de manif

 Mhamed Lachkar,retour de manif Hirak

Nous venons de rentrer chez nous le moral très haut et contents d'avoir accomplis notre rôle de citoyens. Nous sommes un peu fatigués parce que nous avions eu notre part de bousculades et notre dose de gaz lacrymogène. 

 Bravo aux manifestants qui ont eu le courage de crier leur colère haut et fort mais de façon pacifique durant trois heures malgré une très forte présence des forces de l'ordre.
Enfin un grand bravo à tous ces jeunes venus de tous les coins du Maroc en solidarité avec leurs frères rifains.

Plusieurs députés ont exprimé leur rejet absolu des condamnations injustes contre les militants sahraouis de Gdeim Izik

Strasbourg (France), 19/07/2017 (SPS) - 

Plusieurs députés européens ont exprimé leur rejet absolu des condamnations injustes contre les militants sahraouis du groupe Gdeim Izik, leurs peines allant de 20 ans d'emprisonnement à la  perpétuelle.

 Plusieurs députés européens ont comparé le processus des sentences du Tribunal militaire aux déclarations actuelles, par le report du procès plus de 6 fois, ont déclaré dans leurs comptes-rendus sur Twitter que sont  mis en accusation des prisonniers d'opinion.

La députée espagnole de la Gauche unie, Paloma López, a déclaré sa peine dans son esprit, en entendant ces « jugements injustes contre le groupe Gdeim Izik » et a réaffirmé son « soutien à la lutte du peuple sahraoui ». Son compagnon groupe parlementaire, Mariana Albiol Guzmán, l'a exprimé dans la même ligne, en disant son « rejet des condamnations injustes imposées par le Maroc.  ».

Le parlementaire européen  Miguel Urban, ajoute pour sa part que « le Maroc répond comme exigence démocratique plus de répression », en référence aux peines sévères de la Cour marocaine contre les activistes sahraouis.

Enfin, le député de Izquierda Unida, Ángela Vallena, a déclaré que le Maroc a « condamné par un simulacre de procès les militants sahraouis de Gdeim Izik » tandis que sa compatriote et représentante de la même force politique au Parlement européen, Lidia Senra, dit que « le tribunal civil a pratiquement répété les condamnations du tribunal militaire » et  termine par « il faut exiger la libération des prisonniers sahraouis ».

Enfin, il convient de noter que la cause sahraouie a un large soutien parmi les législateurs européens, ce qui se reflète à travers les activités de l'Intergroupe du Parlement européen. (SPS)