samedi 9 septembre 2017

Titres Solidmar du 3 au 10/9/2017


                   Sahara Occidental

Maroc. Ce qui a progressé, ce qui n’avance pas


La Dépêche | 8 septembre 2017
Le CESE distribue bons et mauvais points
© Sami Ameur

Emploi, environnement, santé, éducation, place des femmes… dans le rapport annuel 2016, qu’il vient de remettre au roi, le Conseil Economique Social et Environnemental dresse le portrait du Maroc. Emploi, environnement, santé, éducation, place des femmes… dans le rapport annuel 2016, qu’il vient de remettre au roi, le Conseil Economique Social et Environnemental dresse le portrait du Maroc.Ce qui a progressé, ce qui n’avance pas: LaDepeche.ma l’a lu pour vous.Emploi, environnement, santé, éducation, place des femmes… dans le rapport annuel 2016

Météo. Les Haïtiens, seuls face au pire ouragan des Caraïbes

Alexandra Chaignon, L'Humanité, 7/9/2017
L’Sil du cyclone Irma, d’un diamètre de 50 km, cet ouragan de catégorie 5, traverse toute la partie nord des îles des Caraîbes. J. Romero/AFP/NOAA/RAMMB
L’Oeil du cyclone Irma, d’un diamètre de 50 km, cet ouragan de catégorie 5, traverse toute la partie nord des îles des Caraîbes. J. Romero/AFP/NOAA/RAMMB 
L’ouragan Irma a frappé, hier, les îles Saint-Barthélemy et Saint-Martin, occasionnant des « dégâts matériels importants ». Il pourrait atteindre Haïti, où les habitants redoutent le pire.
Des rafales à près de 360 km/h : annoncé comme l’ouragan le plus puissant jamais enregistré dans les Caraïbes, Irma fonçait, hier, en fin d’après-midi, vers Haïti, après s’être abattu sur les îles françaises de Saint-Barthélemy et Saint-Martin « avec une intensité sans précédent », selon Météo France.
 À l’heure où nous écrivons ces lignes, cet ouragan de catégorie 5, le niveau maximum d’alerte, y avait causé des « dégâts matériels importants », d’après la ministre des Outre-mers, Annick Girardin. Les pertes pourraient s’avérer bien plus extrêmes en Haïti, où les habitants s’attendaient à une nouvelle catastrophe, tant les moyens de protection mis à leur disposition s’avéraient dérisoires. Hier matin, soit quelques heures avant le passage annoncé d’Irma au large de leur île, les Haïtiens des quartiers pauvres n’avaient pas été informés du danger encouru. « Je ne savais pas qu’un cyclone arrivait, parce qu’on ne reçoit pas l’électricité ici, donc on ne peut pas avoir d’information », explique, à l’AFP, Jacquie Pierre. Depuis le début de l’année, la jeune femme de 25 ans a déjà vu son habitation inondée à deux reprises. « Souvent, l’eau déborde et envahit toute la zone, mais ça n’a jamais été à cause d’un cyclone. Si vous dites qu’un gros cyclone va nous arriver ici, alors c’est la fin du monde pour nous », se désole un voisin. Ici, 90 % des bâtiments sont faits de toits en tôle, incapables de résister à des rafales de vents violents…
En périphérie de la deuxième ville d’Haïti, au centre d’opérations d’urgence, les campagnes de sensibilisation des habitants n’avaient pas encore été lancées car les équipes de la protection civile étaient encore occupées à recenser les équipements et personnels disponibles.

lire la suite :  https://www.humanite.fr/meteo-les-haitiens-seuls-face-au-pire-ou...

MINEURS ISOLES EN EXIL - OUVERTURE D’UN LIEU D’ACCUEIL À VEYNES Hautes Alpes



        
 - BESOIN DE COUPS DE MAIN,                                                                                                                  SOUTIENS ET DONS MATÉRIELS


Face à la situation d’urgence et à la mauvaise volonté de l’État et du Département des Hautes-Alpes, une maison (à l’abandon depuis plus de 10 ans et appartenant à un obscur office foncier public marseillais) est réquisitionnée à Veynes pour loger des migrants mineurs laissés à la rue.
Nous avons besoin d'aide pour assurer un accueil digne et solidaire de 10 à 20 jeunes dans cette maison, préparer des repas, donner des cours de français, organiser des activités diverses et variées (bricolage, jeux, randonnée…), accompagner dans les démarches administratives (reconnaissance de minorité, demande d’asile, scolarité…) et tout simplement faire vivre le lieu !
Nous avons besoin de nourriture, vêtements, produits d’hygiène, matelas, couvertures et draps, meubles, machine à laver, bouteilles de gaz… et aussi de sous pour la cagnotte !
Nous exigeons immédiatement des conditions d'accueil dignes pour toutes et tous les exilé-e-s arrivant en France, et nous nous organisons depuis nos villages pour rendre possible cet accueil solidaire !
Des habitant-e-s solidaires des Alpes du Sud - Collectif CHUM (Centre d'Hébergement d'Urgence de Mineurs exilés)


reseau hospitalite <reseauhospitalite@gmail.com>

Contact :
07 58 43 01 00  -
La "maison des chefs de gare » est située 23 avenue des Martyrs à Veynes (rond-point direction Grenoble, 300m à gauche)
Des travaux (électricité, plomberie, nettoyage, peinture...) sont en cours pour la rendre habitante et accueillante pour les mineurs d'ici quelques jours, venez nous donner un coup de main !!! Compétences en électricité et plomberie vivement recherchées...
Voilà une petite liste provisoire de matériel nécessaire en urgence :
- petit matériel électrique (ampoules, interrupteurs, câble, disjoncteurs différentiels...)
- petit matériel de plomberie (chalumeau à abraser, raccords et tuyaux cuivre et/ou PET, robinets...)
- radiateurs électriques
- chauffes-eau
- machine à laver
- tables, chaises, meubles de rangement
- vaisselle et ustensiles de cuisine
- matériel de nettoyage
- draps, couvertures, oreillers
- linge de maison
- matériel de bricolage
- peinture/enduits et pinceaux/rouleaux
...
et bien sûr de la nourriture et des sous pour la cagnotte de la maison !
Zone contenant les pièces jointes

Les groupes sahraouis contrent l'UE sur les négociations avec le Maroc






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«Elles cherchent à contourner la décision de la Cour de justice, contestent directement la crédibilité de l'UE et portent gravement préjudice au potentiel de progrès dans le processus de négociation dirigé par l'ONU». C'est ainsi que dans leur lettre au chef des affaires étrangères de l'UE, les groupes sahraouis qualifient les négociations de l'UE avec le Maroc concernant tout commerce au Sahara Occidental.
Imprimez cette page    
En décembre 2016, la plus haute Cour de l'UE a statué qu'aucun accord de commerce ou d'association de l'UE avec le Maroc ne pouvait être appliqué au Sahara Occidental et que les habitants du territoire doivent consentir à tout accord qui les concerne. Mais l'Union souhaite continuer à importer des produits du Sahara Occidental et poursuit actuellement des pourparlers avec le Maroc, ignorant ainsi complètement l'essence même de la décision de la Cour : Le Sahara Occidental est "un territoire séparé et distinct".

Les organisations sahraouies du territoire occupé et des camps de réfugiés en Algérie ont écrit une lettre aux ministres des affaires étrangères des États membres de l'UE et à la représentante des Affaires étrangères de l'UE, Federica Mogherini, demandant à l'UE de "cesser ses tentatives de contournement de la décision de la Cour de justice, et de se concentrer plutôt sur des actions qui soutiendront le peuple sahraoui dans notre but légitime : autodétermination et démocratie".
 
Lire la suite :

Qu'attendre d'un président qui ne respecte pas la liberté d'opinion de ses citoyens traités de fainéants ?



Emmanuel Macron "ne cédera rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes" sur ses réformes

Une déclaration qui sonne comme une mise en garde, alors que les appels à manifester contre la réforme de la loi Travail se multiplient.

08/09/2017
POOL New / Reuters 
 

POLITIQUE - Ne rien céder, "ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes." En visite à Athènes ce vendredi 8 septembre, Emmanuel Macron a réaffirmé sa détermination de mener à bien les projets de son gouvernement, alors que les appels à manifester contre la réforme de la loi Travail se multiplient.
S'exprimant devant la communauté française à l'école française d'Athènes, le président de la République a dit "assumer" ses déclarations du 24 août à Bucarest, où il avait dit: "la France n'est pas réformable" et "les Français détestent les réformes".
"Je l'ai souvent dit et je le disais il y a quelques semaines en Roumanie. D'aucuns faisaient semblant de découvrir cette forme de provocation que j'assume. La France n'est pas un pays qui se réforme", a-t-il déclaré au second jour de sa visite d’État en Grèce. "Il ne se réforme pas (...) parce qu'on se cabre, on résiste, on contourne. Nous sommes ainsi faits".
Pour Emmanuel Macron, l'heure n'est de toutes façons plus aux réformes, "mais à une transformation profonde" de la France, en citant notamment sa politique en matière du droit du travail. "Nous allons le faire sans brutalité, avec calme, avec explication, avec sens", a-t-il ajouté.
"Je serai d'une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Et je vous demande d'avoir, chaque jour, la même détermination", a conclu le président français en s'adressant à ses concitoyens réunis dans le jardin de l'école française.

vendredi 8 septembre 2017

Même si on le savait, il est bon de le rappeler, le Maroc champion des pots de vin colossaux !

Rebondissement à l’UA

Des pots de vins marocains auraient permis le retour de ce pays au sein de l’Union Africaine !
Retour en arrière : à l’époque, l’Union Africaine (alors OUA) … réunit le 25 mai 1963, 30 pays africains qui participent à la conférence constitutive de l’Organisation de l’Unité Africaine.
Un des objectifs est la lutte contre le colonialisme ; c’est peut être pour cette raison que le Maroc s’en retire en 1984 … probablement aussi parce que la République Arabe Sahraouie Démocratique en est, car de fait, la charte précise que les participants reconnaissent les frontières des adhérents ! Il est d’ailleurs écrit noir sur blanc que l’OUA soutient l’émancipation des territoires africains non encore indépendants ! Suivez mon regard …

Mais voilà qu’en 2016, le royaume change de cap !  
Il demande à adhérer à l’OUA, devenue UA. Des pourparlers s’engagent mais personne n’est dupe ; ce changement de politique n’a qu’un but : à terme, évincer les sahraouis de cette alliance. La diplomatie marocaine se déploie tout azimut, promettant maints aménagements et autres développements à qui assure de son vote … qui est finalement acquis ! Certes … mais le roi est tout de même obligé de sièges à coté des représentants sahraouis, pays qu’il ne reconnaît pas !
A l’arrivée, 39 pays se disent favorables à ce retour … la majorité est donc acquise !
Rapidement, certains s’interrogent sur la facilité à obtenir les votes favorables à la proposition royale … Car chacun sait à l’UA que le Sahara Occidental n’est pas le Maroc et que ce dernier n’a aucune souveraineté sur ce territoire.
Et voilà que la révélation vient de « Afriactuel » qui, à la fin du mois d’août 2017 n’hésite pas à titrer : des pots de vin colossaux 
Et à la lecture de l’article, on apprend le nom et les sommes d’argent versées aux membres qui doivent siéger afin d’obtenir un vote favorable à ce retour. Ainsi 30 enveloppes contenant chacune 5000€ iront garnir les poches des représentants africains … On connaissait la pratique du « bakchich » en Afrique du nord … là, on est dans la taille au-dessus !
















On comprend ainsi de quelle façon s’est exercée la « politique de lobbying  »
Ce n’est pas tout ; sur le dernier document, on lit de quelle façon les représentants du royaume ont tenté de manœuvrer pour modifier la phrase « exploitation illégale des ressources naturelles »
rapport de mission
Voilà donc qui devrait apporter un nouvel éclairage sur la façon dont s’est conclue le retour marocain … Ce rebondissement laissera forcément des traces !

"Le corps des femmes est un véritable champ de bataille"

La Dépêche | 6 septembre 2017
Propos recueillis par



© Thomas Laisné/Elle

Après avoir décroché le Prix Goncourt 2016, la journaliste et écrivaine franco-marocaine Leïla Slimani publie Sexe et mensonges ce mercredi 6 septembre. Loin du roman, cet essai s'interroge sur la sexualité des Marocain(e)s. Entretien.


La version intégrale de cette interview a été publiée par notre partenaire Dîn Wa Dunia, dans le numéro d'été 21-22, en kiosque jusqu'à fin septembre 2017.

Vous publiez Sexe et mensonges, un livre-enquête sur la sexualité des Marocains. Pourquoi le choix de cette thématique?

Après la publication de mon premier roman, Dans le jardin de l’ogre, je suis venue le présenter au Maroc. A cette occasion, j’ai rencontré beaucoup de femmes, avec qui j’ai discuté longuement sur les questions de sexualité. Leur discours m’a semblé à la fois très touchant, très profond et très révélateur d’un certain état de la société. A cette époque, le Maroc était secoué par de nombreuses affaires de mœurs: le scandale "Much Loved", l’affaire des jeunes filles molestées à Inzegane à cause de leurs jupes et, peu après, le lynchage d’un travesti dans les rues de Fès. Je n’ai pas voulu écrire une enquête sociologique, mais raconter comment j’avais vécu cette période à la fois très violente et passionnante.

La présentation de votre livre-enquête semble faire le constat d’une féminité marocaine cantonnée à deux rôles: celui de la vierge ou de l’épouse. La réalité sociale marocaine n’est-elle pas bien plus complexe que cela?

Je défends exactement cette complexité. Je dis que c’est au regard de la loi que les femmes marocaines sont reconnues soit comme des vierges, soit comme des épouses, puisque la sexualité hors mariage est interdite. On sait que l’âge moyen du mariage au Maroc est de 28 ans et on ne peut pas nier qu’il y ait des femmes ayant vécu leur sexualité avant cet âge-là. Ces dispositions législatives sont complètement déconnectées des usages et de la réalité: ce sont les lois d’un pays idéalisé qui n’existe pas, d’autant plus qu’il n’y a pas que des vierges, des épouses et des femmes vivant leur hétérosexualité hors-mariage, mais il y a aussi les homosexuels qui vivent dans une totale clandestinité et dont les droits ne sont pas reconnus.

Jean-Claude Lefort : Ma lettre au Directeur de cabinet du Ministre des affaires étrangères


Jean-Claude Lefort



Ivry-sur-Seine, le 5 septembre 2017
Monsieur le Directeur de cabinet,
C’est avec une stupéfaction mêlée de colère que je prends connaissance des propos tenus sur Salah Hamouri lors du point de presse du Quai d’hier 4 septembre. Cette consternation vient du fait que le porte-parole indique que : « Nous demandons aux autorités israéliennes de permettre à M. Hamouri de recevoir la visite de son épouse et de leur enfant comme sa famille en a exprimé le souhait. » Cette affirmation constitue un faux pur et simple. Jamais ma fille n’a fait pareille demande auprès des services diplomatiques français. Jamais. Et je trouve vraiment inconvenant, pour le moins, que l’on prenne des décisions à sa place, de manière arbitraire. De l’arbitraire elle n’a que trop à en souffrir, vraiment trop, venant d’Israël. Vous en ajoutez une « couche ». Intolérable.
Mais cette stupéfaction est mêlée de colère car cette phrase émanant du Quai ne signifie rien d’autre que les autorités françaises – loin de notre seule et unique demande visant à ce que la France exige et obtienne la libération de Salah Hamouri – acceptent finalement la décision israélienne prise par le ministre extrémiste Lieberman de placer en détention, pour 6 mois renouvelables, Salah Hamouri ! Et qu’elle accepte aujourd’hui de voir Israël se défaire d’un engagement pris auprès d’elle pour la libération de Salah Hamouri en décembre 2011 puisque ce matin la Cour a décidé que Salah devra purger les 3 mois qu’il n’a pas effectués suite à cette libération anticipée négociée ! Si ce n’est pas de l’acharnement et de l’arbitraire, alors les mots n’ont plus de sens. L’acceptation – c’est cela que ça veut dire cette déclaration du Quai mensongère de surcroît. Et je ne peux l’accepter.
Je ne peux accepter que mon pays pratique à l’endroit des Français « un deux poids, deux mesures ». En Turquie on proteste et on demande la libération d’un second compatriote. Pour Israël on se tait et on accepte l’inacceptable. Je ne peux accepter que mon pays se défasse de son rôle de défense, partout, des droits de l’Homme.
Je suis donc contraint, sauf démenti rapidement formulé de votre part, de rendre publique cette lettre dénonçant un faux du Quai – ce qui est très grave – et une acceptation de l’inacceptable signant le fait que la France accepte l’arbitraire israélien sans broncher ni lever le petit doigt ! On attendait, nous assurait-on, que la France soit de retour…Nous en sommes loin.
Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en mes salutations distinguées.
Jean-Claude Lefort

Texte intégral rapport du SG de l’ONU sur le Sahara Occidental


Soixante-douzième session
Point 62 de l’ordre du jour provisoire*
Application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance
aux pays et aux peuples coloniaux                                                                                                                                                                                                17 août 2017
Question du Sahara occidental
Rapport du Secrétaire général
Résumé
          Le présent rapport, qui couvre la période allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017, est soumis conformément à la résolution 71/106 de l’Assemblée générale, en date du 27 décembre 2017. Il résume le dernier rapport présenté par le Secrétaire général au Conseil de sécurité sur la situation concernant le Sahara occidental (S/2017/307), et donne des informations sur les faits nouveaux, le cas échéant

1. Le 27 décembre 2016, l’Assemblée générale a adopté, sans la mettre aux voix, la résolution 71/106 concernant la question du Sahara occidental. Couvrant la période allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017, le présent rapport est soumis en application du paragraphe 7 de ladite résolution.

2. Le Conseil de sécurité examine la situation concernant le Sahara occidental dans le cadre des questions relatives à la paix et à la sécurité, appelant de ses voeux, dans des résolutions successives, « une solution […] mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ». La Quatrième Commission de l’Assemblée générale (Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation) et le Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux l’examinent au titre des questions relatives aux territoires non autonomes et à la décolonisation.

3. Conformément à la résolution 2285 (2016) du Conseil de sécurité, j’ai présenté au Conseil un rapport sur la situation concernant le Sahara occidental (S/2017/307) le 10 avril 2017, dans lequel je l’ai informé de la situation sur le terrain, de l’état des négociations politiques au Sahara occidental et de leur progression, de mes activités et de celles de mon Envoyé personnel, ainsi que des difficultés auxquelles se heurtent les opérations de la Mission des Nations Unies pour l’Organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et des mesures prises pour les surmonter, comme le Conseil l’avait demandé dans sa
résolution.

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maroc-leaks.com/texte-integral-rapport-sg-de-lonu-sahara-occide...

jeudi 7 septembre 2017

Décidément, le régime marocain ne rate pas une occasion...

… Même si elles n’ont rien à voir entre elles
Par exemple, il y a Claude Mangin-Asfari, l’épouse française de Naâma Asfari ­ l’un des prisonniers politiques sahraouis incarcéré près de Rabat, condamné à 30 ans de prison en raison de sa militance pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental - : depuis que le Comité des Nations Unies contre la torture (le CAT) a dénoncé, en décembre 2016, suite à une action qu’elle a intentée, les mauvais traitements subis par son époux de la part des autorités marocaines... elle est interdite de lui rendre visite (alors qu’elle a pu le voir en prison pendant des années) !
Vraiment dans un tout autre domaine, une autre victime est Jeune Afrique… Et oui, ce magazine vient, si l’information donnée par le site Maghreb Confidentiel se confirme, de se voir décommander 200 000 euros de publicité par le Maghzen, très fâché par la dernière Une du journal intitulée « Born in Morocco », qui montre sur fond de drapeau du royaume la figure des dix Marocains de la cellule terroriste ayant perpétré les attentats de Barcelone et de Cambrils !!
Mais là, peut-être bien que le Maghzen s’est pris les pieds dans le tapis… Car ces représailles signalent surtout les liens habituels qui l’unissent à la rédaction du journal, très favorable au régime de Rabat. D’ailleurs, François Soudan, le directeur de cette rédaction, n’a pas eu le temps de comprendre ce qui arrivait, continuant dans la même livraison de Jeune Afrique, de louanger sans retenue le roi Mohammed VI. Je le cite :« Dans ses discours comme dans ses actes, un roi marocain ne mélange pas les genres et ne saurait laisser flotter son propos au fil de l’actualité, si convulsive fût-elle. » Mazette, quel credo ! Tout ça pour justifier que le monarque n’a pas du tout fait allusion dans son discours du 20 août aux attentats qui avaient eu lieu 3 jours auparavant…
Plus dithyrambique encore, si possible, la manière dont François Soudan présente la philosophie royale de l’ouverture économique et commerciale du Maroc vers l’Afrique : « On ne commerce ni ne contracte dans le mépris de l’autre, explique le roi, avant d’ajouter que "la vraie source du profit n’est pas l’argent précaire, mais l’essence impérissable de la connaissance" » !! Ouah, quelle hauteur de vues, quel respect ! Pourtant, le ton était nettement plus arrogant lorsque l’été dernier le roi s’adressait à l’Union africaine à qui il reprochait l’« erreur historique » de la reconnaissance et de l’admission en son sein de la République sahraouie (R.A.S.D.) et expliquait sa décision de revenir à l’U.A. par cette sentence : « Quand un corps est malade, il est mieux soigné de l’intérieur que de l’extérieur » (sous-entendu : « Moi, Maroc, je vais le soigner… »).
 Lire la suite : https://blogs.mediapart.fr/.../decidement-le-regime-marocain-ne-r.

L’UE dénonce l’annexion par le Maroc les eaux territoriales sahraouies



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04 sept. 2017
  Arrêt de la CJUE: aucune exploitation sans le consentement du peuple sahraoui"

Le Maroc ne semble pas faire cas de la légalité internationale. En délimitant ses frontières maritimes, le Maroc a rajouté celles du Sahara Occidentale.  

 
Les députés européens ont condamnent la décision illégale du royaume du Maroc d’inclure dans ses eaux territoriales celles du Sahara occidentale comme ils ont dénoncé les pressions marocaines exercées sur Bruxelles. Un énième impaire est commis contre la légalité internationale par le royaume qui vient de signer une autre violation de l’espace sahraoui, décrié par les députés européens qui y voient une violation de l’arrêt de la Cour européenne de justice (CJUE).
Dans un projet de résolution présenté au Parlement européen, les députées européennes Lidia Senra Rodriguez et Paloma Lopez  condamnent cette décision illégale du Royaume du Maroc d’inclure les eaux au large des côtes du Sahara occidental dans ses eaux territoriales suite à l’adoption d’un décret délimitant ses frontières maritimes avec les îles Canaries. Ils « demandent instamment à la Commission européenne de se conformer à l’arrêt de la CJUE en excluant le Sahara occidental du champ d'application de ses accords avec le Maroc ». Rappelant que la Cour européenne de justice a conclu que les accords d’association et de libéralisation entre l’UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental. La CJUE souligne nettement dans son arrêt  qu' »il ne peut y avoir aucune exploitation économique au Sahara occidental sans le consentement du peuple sahraoui ».
Le gouvernement sahraoui qui a dénoncé cette décision constituant « une violation flagrante du droit international », note le « mépris manifeste de l'arrêt de la Cour internationale de Justice de 1975 et de la décision de la Cour européenne de Justice de 2016 qui réaffirment que le Sahara occidental et le Maroc sont des territoires différents et séparés ».
 
Le Maroc fait pression sur l’Europe
Les eurodéputés ont aussi exprimé leurs  « vives préoccupations » quant à l’attitude du Maroc à l’égard de l’Europe qui, refuse d’accréditer concernant l’accréditation de l'ambassadeur de l'UE et dont ils voient « mauvais signe » surtout que cela, est perçu comme  « une carte pour exercer une pression supplémentaire sur l’UE dans le contexte de négociations entre les deux parties sur l'adaptation de l'accord d'association UE-Maroc aux dispositions prévues dans l’arrêt de la cour de justice de l’Union européenne (CJUE) du 21 décembre 2016. Abondant dans le même sens, l’eurodéputé Klaus Buchner a rappelé la nécessité d’appliquer l’arrêt de la CJUE, conformément aux principes qui régissent l’UE, et a dénoncé par la même occasion les violations des droits de l’Homme et les "actions marocaines extrêmement brutales" contre les sahraouis dans les territoires occupés, exhortant l’UE à « ne pas adopter la politique de l'autruche ». Un autre député a mis en garde l'UE contre le fait d’être purement dans la « contemplation et de se pencher sur des réformes cosmétiques ». 

Violences contre les manifestants du Rif : le silence de Mohammed VI dénoncé





Au Maroc, plusieurs manifestants du mouvement « Hirak » sont toujours détenus
International Par: Zahra Rahmouni 05 Sept. 2017 

Au Maroc, plusieurs manifestants du mouvement « Hirak » sont toujours emprisonnés après les événements qui ont lieu dans la région du Rif.
Tortures et abus de la part de la police
Selon l’organisation Human Rights Watch, 216 personnes sont actuellement en prison « dont 47 en attente de jugement à la prison de Oukacha, et 169 déjà condamnées ou en attente de jugement (de première instance ou d’appel) à la prison régionale d’Al Hoceima » après des arrestations datant de mai dernier.

L’organisation dénonce aujourd’hui le silence du roi Mohamed VI face aux abus subis par des manifestants durant leurs interpellations par les forces de sécurité. Des violences qui ont d’ailleurs été confirmées par les rapports de médecins légistes ayant fuité dans la presse marocaine début juillet.
« Le roi Mohammed VI a affirmé lors de la Fête du Trône que les Marocains ‘ont le droit, et même le devoir, d’être fiers de leur appareil sécuritaire’ », indique l’ONG. « Ne seraient-ils pas encore plus fiers si les allégations d’abus policiers donnaient lieu à des enquêtes crédibles, et si les tribunaux refusaient de condamner sur la foi d’aveux douteux ? ».

HWR demande l’ouverture d’une enquête
Au moins 23 des 32 manifestants reconnus coupables à l’issue d’un procès collectif, qui a eu lieu en juin dernier, ont affirmé avoir été passés à tabac lors de leurs arrestations ou dans l’enceinte de la préfecture de police d’Al Hoceima, rapporte HRW. La majorité a déclaré ne pas avoir été autorisée à lire les procès-verbaux « avant d’être contraint de les signer sous la menace – y compris, dans certains cas, la menace de violences sexuelles ».
Selon la directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’ONG, « l’éloge royal inconditionnel des forces de sécurité, malgré les accusations qui pèsent contre elles, ne fera qu’ancrer la certitude qu’au Maroc, on peut abuser d’un détenu sans répondre de ses actes ».
Au lieu « de dédouaner les forces de l’ordre de toute responsabilité dans les troubles survenus à Al Hoceima » en « affirmant qu’elles avaient fait preuve de « retenue et […] d’un grand respect de la loi » », HRW appelle le roi du Maroc à « ordonner une enquête sérieuse et probante sur les accusations de torture portées par les manifestants du « Hirak » du Rif contre la police marocaine ».
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Lire aussi, même sujet : 
 http://www.slateafrique.com/782357/mohammed-vi-police-rif-violences