Il y a quelques jours, une vidéo montrant un lycéen de 17 ans en train d’agresser physiquement son professeur dans une salle de cours à Ouarzazate a fait le tour du web. Une chronique de notre blogeuse Nouhad

Parce que la vidéo est révoltante, tout le monde est révolté (ou presque : dans cette vidéo, des lycéens traitent leurs profs de complexés et qualifient ce qu’a fait leur camarade de réaction normale). Les enseignants, à travers leur syndicat, ont décrété deux jours de grèves en soutien à leur confrère. La représentante de l’Unicef à Rabat s’est insurgée contre la mise en garde à vue du lycéen, “qui devrait être dans une salle de classe ou avec ses parents”. Le Chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, a promis la promulgation d’une loi sur les violences en milieu scolaire avant la fin de cette année.

La faute à la famille
C’est bien tout ça. Mais quand on a un problème de plomberie — c’est juste un exemple —, on ne se contente pas d’éponger les dégâts avec une serpillière, on cherche surtout à régler le problème à la source. Car un adolescent normalement constitué n’argumente pas avec des coups de poing, sauf s’il a appris ce langage dès l’enfance. On s’insurge et on promet des lois, mais on oublie que dans beaucoup de foyers marocains, la violence est une réponse normale et légitime : la moindre démonstration de désobéissance mérite une gifle.