samedi 25 novembre 2017

Affrontements entre Marocains et migrants subsahariens à Casablanca



Affrontements entre Marocains et migrants subsahariens à Casablanca
 (Photo AIC press)
Grande mobilisation sécuritaire vendredi soir et la nuit suivante à Casablanca, dans le quartier Derb El Kebir et Ouled Ziane. La raison? des échauffourées et quelques affrontements entre groupes de Marocains résidant dans le quartier et des groupes de ressortissants subsahariens qui squattent un jardin public.

Sur la toile, les incidents soulèvent une émotion considérable, avec des abus de langage facilités par l’amplification des événements sur les réseaux sociaux et certains sites. Sans connaître avec certitude les faits ni les responsabilités, il y une généralisation propice au racisme. Les appels aux expulsions de subsahariens ne sont pas rares.

Selon les premiers éléments disponibles et plausibles, plusieurs dizaines, peut-être quelques centaines de migrants subsahariens, certains probablement en situation illégale, squattent depuis de nombreux mois, un jardin public situé à proximité du Bd Lacroix et de la gare Ouled Ziane à Casablanca (photos ci-dessous, prises samedi matin).


Vendredi en début de soirée, une jeune marocaine du quartier a été, selon des sources non recoupées, victime de harcèlement sur la voie publique, en passant devant ce jardin public. Elle rentre paniquée et revient avec un groupe de jeunes de son quartier, dans une sorte d’expédition punitive.
Les esprits s’échauffent, les échauffourées commencent, à coups de jets de pierres, pour finir par des mini-incendies de déchets sur la voie publique ou de bacs à ordures. Selon les images, ce fut surtout spectaculaire. Il y a eu quelques dégâts matériels mais pas de blessés.
On imagine toutefois la panique des habitants du quartier. Des renforts de police ont immédiatement bouclé les lieux et ramené le calme. Des interpellations ont été effectuées.
Dans la soirée de vendredi 24 novembre, les autorités de Casablanca ont diffusé le communiqué suivant:
“Des affrontements avec des jets de pierres se sont produits, vendredi soir à Casablanca, entre des jeunes marocains et des groupes de migrants subsahariens qui occupaient un jardin public près du boulevard La Croix, apprend-on auprès des autorités locales de la préfecture d'Al Fida-Mers Sultan.
Les forces publiques se sont empressées d'intervenir pour rétablir la sécurité et disperser les affrontements qui ont engendré l'incendie de déchets et de bennes à ordures, indique la même source, précisant qu'aucun blessé n'est à signaler“.
LIRE EGALEMENT:
 

Titres de Solidmar : moments forts de la semaine du 19 au 26/11/2017





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Solidarité Maroc 05

Quelques notes rapides sur les affrontements d'Ouled Ziane:

Camp des migrants à Ouled Ziane: Enfin, les autorités pointent le nez 

Ce qui s'est passé ce soir était prévisible. Et ce pour plusieurs raisons:
- La situation déplorable de ces migrants sur ce site et dans la ville
- Les rixes régulières avec la population locale qui a déposé de nombreuses plaintes depuis des mois.
- L'absence totale des autorités pour améliorer les conditions de vie de la population locale comme migrante dans cette zone de transit (gare routière) et de forte précarité sociale
- L'absence d'ONG pour jouer le rôle de médiateurs sociaux et interculturels, cependant certaines ONG interviennent dans l'assistance humanitaire.

Dans un pays où l'approche sécuritaire est prédominante, il a fallu ce simple fait divers pour que l'armada de l'Etat fasse sa démonstration de force ce soir. Gouverneur, patrons de la police, agent de l'autorité ont passé de longues heures à observer la situation.
Il était regrettable de voir les arrestations et l'interdiction de circulation pour toutes les personnes noires autour de la gare, même s'ils n'étaient pas "résidents" dans le camp. Sous prétexte de protection de risques d'agression, les voitures de police n'ont pas cessé de "cueillir" les personnes noires passant près de la gare.
Regrettable aussi l'absence d'ONG locale ou nationale ainsi que le CRDH, pour assister, être médiateur. Peut-être qu'ils étaient là, mais je ne les ai pas croisés...
Bref, une soirée à oublier pour les migrants et leurs défenseurs.
Un fait divers qui montre aussi l'ampleur du creuset entre la SNIA et la population locale et le degré de ressentiment des Marocains vis à vis de cette politique migratoire, pensée entre les murs des cabinets d'études et les bureaux rbatis.SL

vendredi 24 novembre 2017

Que dévoile l’enquête du Desk et de RSF sur les médias marocains ?

 

 Par

Depuis l’érosion du monopole d’Etat sur les médias, l’ouverture du secteur audiovisuel aux opérateurs privés en 2005 et avec la montée en puissance des médias en ligne, le marché médiatique marocain a gagné en taille et en complexité. Alors que l’Etat reste très présent dans le secteur, la famille royale et les visages principaux de l’économie marocaine y jouent également un rôle prépondérant.
 
Une enquête réalisée par Le Desk et l’organisation internationale Reporters sans frontières (RSF), révèle qui sont les acteurs majeurs du secteur, mais également leurs liens d’intérêt. Les conclusions de ce travail, intitulé Media Ownership Monitor Maroc (Radioscopie des propriétaires des médias au Maroc), ainsi que la première base de données sur les médias au Maroc, sont accessibles au public sur http://maroc.mom-rsf.org/fr/–  un site Internet trilingue (français, arabe et anglais), qui a été lancé à Casablanca le 17 novembre.

D’après les résultats du MOM, 9 des 36 entreprises médiatiques affiliées aux médias les plus influents du pays sont directement ou indirectement liés à l’Etat, le gouvernement ou la famille royale. Quatre d’entre elles – SOREAD, SNRT, EcoMedias et Horizon Press – font partie des entreprises médiatiques les plus importantes du pays en termes de revenus, soulignant une influence potentielle de propriétaires affiliés politiquement dans le secteur. La famille royale est un des acteurs incontournable de l’industrie médiatique : sa holding Société Nationale d’Investissement (SNI) apparaît dans le tour de table de quatre entreprises. Trois d’entre elles figurent parmi les cinq entreprises les plus importantes du secteur médiatique (SOREAD, EcoMedias et Radio Méditerranée Internationale).

L’une des principales questions soulevées par les résultats du MOM est l’insistance de figures du monde économique et financier à investir dans des journaux qui ne font pas de profit. Ainsi, cinq des neuf publications francophones étudiées par le MOM (Aujourd’hui Le Maroc, La Vie Eco, Les Inspirations Eco, La Nouvelle Tribune et l’Economiste) comptent dans leur tour de table les hommes d’affaires parmi les plus fortunés du pays. Deux d’entre eux, Aziz Akhannouch et Moulay Hafid Elalamy, sont également des ministres en exercice.


Pour la première fois au Maroc, le paysage médiatique marocain et ses imbrications avec les centres de pouvoir sont détaillés. Le Media Ownership Monitor’ (MOM) en montre les visages et les connexions, ainsi que le poids de la publicité – aux circuits toujours opaques –  dans le financement de certains médias. Elle met également en lumière certains manquements dans le système de mesures d’audience.

La télévision sous emprise de l’Etat en majorité  la propriété des médias en ligne la plus fragmentée
« Cette étude confirme que diversité et pluralisme ne sont pas synonymes », a déclaré Ali Amar, le directeur de publication du Desk, qui a supervisé la recherche. « Pour la première fois, une cartographie globale de l’écosystème des médias marocains qui comptent est établie. Elle confirme la tendance inquiétante à la constitution d’un cartel d’intérêts communs au carrefour du politique et du monde des affaires, préjudiciable au pluralisme et donc à l’indépendance de la presse. »

L’enquête du MOM, qui a demandé trois mois de recherche, s’est focalisée sur 46 médias et les 36 entreprises qui les détiennent. Elle révèle qu’il existe un type de propriétaire pour chaque support (télévision, radio, presse écrite et presse numérique). Ainsi, l’Etat est-il le propriétaire principal du secteur de la télévision, aux côtés de la famille royale et de l’un des hommes d’affaires les plus fortunés. Si le secteur de la radio est dominé par l’Etat, il est plus éclaté en termes de propriété, composé de plusieurs plus petites entreprises qui ont émergé ces dix dernières années. 

Des ressortissants marocains pris au piège des prisons libyennes

Des centaines de migrants marocains en route vers l’Europe sont retenus captifs en Libye. Ils implorent le roi Mohammed VI de les rapatrier.

C’est par une vidéo tournée clandestinement que les Marocains ont découvert le drame : des centaines de leurs compatriotes croupissent dans des conditions déplorables dans des prisons libyennes. 

 Ce ne sont pas des criminels, seulement des migrants qui tentaient de rejoindre les côtes européennes. Dans plusieurs vidéos où ils filment leur calvaire, les captifs supplient le roi Mohammed VI de les faire « rentrer au pays ». Certains, interrogés par la presse marocaine, disent avoir été vendus, victimes de réseaux d’immigration clandestine. L’affaire intervient alors que les révélations de CNN sur un marché aux esclaves de migrants subsahariens en Libye suscitent un large mouvement d’indignation.

« Nous sommes la seule nationalité à être encore détenue ici. Aucun officiel marocain n’est venu nous réclamer. » Dans une vidéo filmée le 13 novembre, un jeune homme affirme être enfermé depuis plus de deux mois, à Tripoli, dans un centre de détention du département libyen de lutte contre l’immigration clandestine, avec 232 autres Marocains, y compris des mineurs. Ils souffriraient de maladies liées à l’insalubrité des lieux et disent avoir entamé une grève de la faim. En arabe dialectal marocain, l’auteur de la vidéo supplie le roi Mohammed VI d’intervenir pour les libérer.
Le ministère marocain chargé de la migration a réagi deux jours plus tard dans une déclaration publiée sur son compte Facebook, assurant qu’il mettait tout en œuvre pour les rapatrier. « L’opération prend du temps et implique plusieurs personnes, mais nous y travaillons, a indiqué une source gouvernementale à l’agence Associated Press. Les Marocains seront rapatriés. »

Migrants vendus

Une autre vidéo publiée le 17 novembre montre des migrants marocains dans une prison surpeuplée à Zuwarah, près de la frontière tunisienne. On y voit plus d’une trentaine d’hommes entassés dans une même pièce, sans fenêtre. Ils doivent supporter la faim, la chaleur, les puces et les maladies. « Les Algériens, les Tunisiens et les Egyptiens ont été rapatriés. Tout le monde, sauf les Marocains », témoigne un homme dans la vidéo. Selon lui, 260 Marocains sont détenus dans ce centre depuis six mois.

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Article19.ma ·

Plus de 10 millions d'enfants esclaves en 2017. Dont des petites marocaines

Plus de 10 millions d'enfants esclaves en 2017. Dont des petites marocaines
Source : lesinfos.ma
24/11/2017 17:05

Dans le monde, plus de 40 millions de personnes sont réduites en esclavage. Dont 10 millions d’enfants. Au Maroc, les ONG estiment à 80.000 le nombre de petites filles en situation de travail forcé

Récemment, un reportage de la chaîne américaine CNN a révélé l’existence d’un marché aux esclaves près de Tripoli, en Libye. Des images insoutenables qui n’ont pas manqué de faire réagir les représentants de la communauté internationale dont le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. « Je suis horrifié par ces reportages et séquences-vidéos montrant des migrants africains vendus comme esclaves en Libye », a martelé le secrétaire général des Nations unies. 

Cette récente révélation n’est pas un cas isolé
L’Article 4 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 est on ne peut plus clair : « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude. L’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes ». Par ailleurs, l’esclavage, dans sa forme classique, est officiellement aboli dans tous les pays du monde depuis plus de 30 ans. Seulement voilà. Le visage de l’esclavage a changé pour donner naissance à des formes contemporaines, souvent socialement acceptées. Le travail forcé, l’exploitation sexuelle, le mariage forcé et le travail des enfants en font partie.
Une étude publiée le 19 septembre 2017 menée conjointement par l’Organisation mondiale du travail (OIT), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le groupe de défense des droits de l’Homme Walk Free Foundation, révèle que dans le monde, plus de 40 millions de personnes, dont un quart d’enfants, sont réduites en esclavage. Ces nouvelles estimations montrent aussi que les femmes et les filles sont affectées de façon disproportionnée par l’esclavage moderne et représentent 71% du total. Cette recherche conjointe dévoile par ailleurs que parmi les 40 millions de victimes de l’esclavage moderne, environ 25 millions étaient des victimes de travail forcé et 15 millions de mariages forcés.

Le travail forcé des enfants : le cas des « petites bonnes » au Maroc
Quand peut-on parler d’esclavage ? La réponse se trouve dans la Convention 182 de l’Organisation internationale du travail : «L'esclavage existe lorsqu'une personne appartient à une autre personne et est mise au travail par elle sans avoir aucune influence sur ce qui lui arrive. Les esclaves sont détenus contre leur volonté depuis le temps de leur capture, achat ou naissance et ne sont pas autorisés à partir ni ne peuvent refuser de travailler. » C’est par exemple le cas de la petite fille de dix ans placée contre sa volonté dans une villa à Rabat pour y exécuter des travaux ménagers pénibles et souvent dangereux.

Au Maroc, 193.000 enfants de 7 à 17 ans exercent un travail dangereux. C’est ce qu’a révélé un rapport du Haut-Commissariat au plan (HCP) en 2016. 42.000 d’entre eux sont des filles. Selon une étude conduite en 2010 par le Collectif de l’éradication du travail des « petites bonnes », entre 60.000 et 80.000 filles de moins de 15 ans seraient en situation d’exploitation dans des maisons à travers le Royaume.
Que dit la loi marocaine à propos des jeunes travailleuses domestiques ? En juillet 2016, une loi a été votée. Elle donnait pour la première fois un cadre juridique aux travailleuses domestiques. Un an plus tard, en août 2017, le gouvernement a adopté deux décrets relatifs aux conditions de travail des employées de maison âgées de 16 à 18 ans. Qu’en est-il de celles qui ont moins de 16 ans ? La loi ne prévoit rien pour elles ! Autrement dit, aux yeux de la loi marocaine, elles n’existent pas.  Pourtant, si. Et elles sont esclaves.

Sahara Occidental: la Namibie déplore la teneur du discours du Souverain marocain qui "mine tous les efforts d'une solution pacifique" (MAE)

Windhoek, 22 nov 2017 (SPS) La Namibie a exprimé sa profonde inquiétude et  déception quant à la position du Maroc vis-à-vis de l'indépendance du Sahara Occidental, exprimée par le roi Mohamed VI début novembre courant, affirmant que la colonisation demeure par nature la pire violation au droit international, à la charte des Nations Unies et aux droits de l'Homme.
Dans une allocution prononcée à l'occasion d'une réunion annuelle organisée par le ministère namibien des AE en présence du corps diplomatique accrédité, notamment l'ambassadeur de la RASD, Abah Eddih Cheikh, et des représentations des organisations internationales, la chef de la diplomatie namibienne, Netumbo Nandi-Ndaitwah a affirmé que son pays était "très inquiet et profondément déçu de la position du royaume du Maroc vis-à-vis de l'indépendance du Sahara Occidental, exprimée par son souverain lors de son discours du 06 novembre 2017, qui mine tous les efforts d'une solution pacifique et rejette la légalité internationale".
Cette position est "contraire aux engagements du Maroc du fait de son adhésion à l'Union Africaine (UA) en termes de respect des statuts de l'UA et de ses principes", a estimé la ministre namibienne.
Mme Nandi-Ndaitwah a réitéré le soutien de son pays à la lutte du peuple sahraoui pour son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance, conformément aux résolutions de l'ONU, de l'UA et du Conseil de sécurité en faveur de la tenue d'un référendum d'autodétermination au Sahara Occidental.

Lire la suite https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2017/11/22/12278.html

Sahara occidental : la RASD participera au sommet UA-UE d’Abidjan



La décision est maintenant officielle. La Commission africaine et l'Union européenne ont annoncé que la République arabe sahraouie et démocratique (RASD) participera au sommet UA-UE d'Abidjan, les 29 et 30 novembre. Le Maroc, qui réclame l'exclusion de la RASD de l'UA, ne boycottera pas le sommet. Il sera même représenté au plus haut niveau. 
« L’Union africaine (UA) a résolu le problème. Tous les membres vont prendre part au sommet d’Abidjan », a déclaré le président de la Commission africaine, Moussa Faki, le mercredi 22 novembre depuis Bruxelles où il a animé une conférence de presse conjointe avec la Haute représentante de la politique extérieure et la sécurité de l’Union Européenne (UE), Federica Mogherini. « Je me suis rendu moi-même au Maroc et j’ai rencontré le roi [le 3 novembre]. Je crois que la position de l’UA a été acceptée par l’ensemble de ses membres » « , a assuré Faki.
Même son de cloche du côté européen. » Nous avons exprimé le souhait que tous les membres soient présents. Mais pour nous, il était clair que la décision était africaine », a déclaré Federica Mogherini.
L’UE « a soutenu » le travail que M. Moussa Faki a effectué ces derniers mois pour résoudre « une question qui s’annonçait compliquée ». « Et bien évidemment, la composition des participants à ce sommet ne change pas notre position sur le Sahara occidental », a tenu à préciser la responsable européenne.

Le Maroc et le Polisario tous les deux présents
Après des tractations particulièrement serrées qui ont mobilisé les chancelleries africaines et européennes, la République arabe sahraouie et démocratique (RASD) aura donc son siège lors du sommet d’Abidjan, prévu les 29 et 30 novembre.
Même si cette décision est actée, le Maroc pourrait être représenté par « le plus haut sommet de l’État »– celui du roi Mohammed VI lui-même-, avait confié à Jeune Afrique une source marocaine. Rabat ne veut pas rentrer dans « des combats subalternes » et qui pourraient « gêner » ses amis africains. En même temps, la politique « de la chaise vide » ne lui servira à rien. D’autant plus que la position de l’UE sur la Sahara occidental n’a pas changé et qu’elle ne reconnaît toujours pas la RASD.

Enquête africaine sur l’esclavage en Libye
À Bruxelles, Moussa Faki et Federica Mogherini ont participé à une conférence de haut niveau sous le thème “vers un partenariat renouvelé avec l’Afrique” et où ont été abordées les scènes d’esclavage de migrants révélées par la scène américaine CNN. Sur ce sujet, Moussa Faki a annoncé que la Commission africaine chargée des droits de l’Homme et des peuples (CACDHP) va procéder à une enquête sur la maltraitance et le trafic visant les migrants dans ce pays.

La révolte gronde dans les lycées français au Maroc

©LeSiteinfo-TDR©LeSiteinfo-TDR
Parents et professeurs se mobilisent dans les établissements de l’AEFE pour contester une baisse considérable de moyens et la suppression de postes.

De l’avis de nombreux parents et professeurs, cela ne s’était jamais vu. Le budget de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger) va connaître une réduction de 33 millions d’euros dans le monde. Des centaines de postes de résidents et d’expatriés ne seront pas reconduits. Sur le Maroc, plus d’une vingtaine de postes serait concernée.
D'ores et déjà, certains projets ont été stoppés net. La construction d’un nouveau collège à Casablanca a été reportée sine die. La colère des parents, qui connaissent depuis plusieurs années une hausse constante des frais de scolarité, ne se tarit pas. Des associations de parents d’élèves lancent un mouvement « école morte » et demandent à leurs enfants de ne pas aller en cours lundi 27 novembre.
Les professeurs s’interrogent sur les conséquences à long terme. La qualité de l’enseignement s’en ressentira forcément, pensent certains. Avec la suppression annoncée de plus de 500 postes, dans tout le réseau AEFE, beaucoup craignent pour l’avenir d’un modèle pédagogique qui a pourtant porté ses fruits.
La situation est des plus préoccupantes au Maroc, puisque le nombre d’élèves ne cesse de croître. Une fois n’est pas coutume, les parents et les professeurs parlent d’une seule et même voix.
S.L.

jeudi 23 novembre 2017

Abderrahman Al Azri 14 ans, ex détenu politique rifain après sa libération


Abderrahman Al Azri 14 ans, ex plus jeune détenu politique rifain après sa libération, (après 3 mois de détention) Il tient à remercier tous ceux et celles qui l'ont soutenu !

Rachida Belliraj et Farida Aarrass : témoignage émouvant sur les conséquences de la détention d'un mari et d'un frère au Maroc

Au milieu des peintures des femmes détenues à la prison de Berkendael, Rachida Belliraj et Farida Aarrass ont livré un témoignage émouvant sur les conséquences de la détention d'un mari et d'un frère au Maroc, à 2500 km d'ici. 

L’image contient peut-être : 3 personnes, personnes assises, table et intérieur "Près de 10 ans se sont écoulés pendant lesquels mes 3 enfants ont vu leur père une fois par an, pendant les vacances, pendant deux fois par semaine...où ils voient leur père, symbole de l'autorité, derrière les barreaux. Dix ans de prison ça casse toutes les relations, ça casse toute la famille; on veut tenir un supposé criminel en détention, tout en fabriquant 3 ou 4 autres dangereux potentiels..." "Une fois qu'on est soupçonné de terrorisme, comme mon frère, même quandL’image contient peut-être : 4 personnes, personnes debout et intérieur on est innocent, le prisonnier et la famille entrent dans un tourbillon, on est seul face à l'incompréhension, à la peur, où il devient extrêmement difficile de faire entendre justice. La détention d'un proche est une situation qui coûte de l'argent pour les familles pour payer le voyage, un hôtel, l’approvisionnement en prison, et qui prend aussi toute votre énergie émotionnelle. Une fois à la prison, on subit les fouilles humiliantes, qu'on accepte pour pouvoir entrer. Pour à la fin se trouver avec des gardiens à côté de vous pendant la visite. Ainsi, pendant 10 ans toute intimité familiale avec votre proche est rendue impossible..."

Jacob Cohen à Algeriepatriotique : «Mohammed VI méprise son peuple»



Jacob Cohen

Jacob Cohen. D. R.
Algeriepatriotique : Quinze personnes sont décédées et d’autres blessées dans une distribution d’aide alimentaire à Essaouira. Ce tragique incident contredit l’image flamboyante d’un Maroc prospère que tentent de renvoyer les médias marocains. Quelle est la situation sociale réellement au Maroc ?

Jacob Cohen : Depuis Hassan II, le Maroc a bénéficié d’une grande mansuétude de la classe politique et des médias français, qui chantent les louanges d’un régime tolérant qui avance vers la démocratie, grâce à un lobbying fait de cadeaux et de pressions. Résidences de luxe, cadeaux prestigieux. On a ainsi créé la légende du «roi des pauvres». Mohammed VI contrôle tous les rouages de l’économie marocaine avec les bénéfices qui en découlent. Il y a eu, certes, l’apparition d’une classe moyenne dans les villes, mais l’écart entre les riches et les pauvres n’a jamais été aussi profond. Plus de la moitié de la population vit misérablement. L’éducation, la justice et la santé sont dans un état lamentable. Certaines scènes dans les zones déshéritées sont dignes du servage. On assiste aussi à l’accaparement de milliers d’hectares par les puissants du régime, contraignant des hordes de campagnards à l’exode. Cette réalité est dissimulée derrière des festivités de toutes sortes et d’un nationalisme outrancier au bénéfice de la monarchie.

Ce triste événement a eu lieu alors que les Rifains ne décolèrent pas. Pensez-vous que ces deux faits pourraient faire tache d’huile et provoquer un soulèvement généralisé au Maroc ?

Je ne le crois pas. Le régime bénéficie d’un soutien international inconditionnel. Le pays est quadrillé par des milliers d’agents de l’Intérieur et par des imams à la solde du régime. Le soulèvement du Rif reste cantonné à la région et la monarchie joue habilement sur son aspect «sécessionniste». L’événement d’Essaouira est déjà récupéré par le limogeage d’un colonel de gendarmerie, sans vraiment s’interroger sur les causes scandaleuses qui l’ont provoqué. Les grands médias, les patrons, les partis politiques, la moyenne bourgeoisie ont intérêt à maintenir cette stabilité. Et en dernier recours, il reste la répression.

D’aucuns affirment que les citoyens marocains ignorent tout des richesses qui leur reviennent de droit et qui sont spoliées par la famille alaouite. Comment cela est-il possible ? La peur ? L’analphabétisme ? La soumission ? Les croyances ?
 https://www.algeriepatriotique.com/2017/11/22/cohen-mohammed-vi-meprise-son-peuple/

Festisol à Nancy : rôle des femmes dans la société sahraouie.

 
 
Nous sommes au milieu de l'évènement national "Festival des solidarités". (Festisol). Pour l'ASPS, ce temps fort a débuté par notre présence au "Marché du monde solidaire", ce WE à Nancy, et il se terminera samedi avec notre action "Sahara Occidental Solidarité", consacrée cette année au rôle des femmes dans la société sahraouie. C'est samedi 25 à "La Pagode" allée de Marken à Vandoeuvre (à proximité de l'espace Yves Coppens). 
 Nous avons été nombreux à nous retrouver, samedi et dimanche, sur notre stand au conseil départemental ... il faut que nous y soyons tout autant samedi 25 ! Je vous rappelle que les bénéfices de nos manifestations sont consacrés à l'accueil et au séjour des enfants sahraouis durant l'été.
 
Le programme de SOS est le suivant :
- 16h30 Inauguration : expo des dessins d'Amel et "Etonnantes femmes sahraouies, de la tradition à l’émancipation" Reproductions des aquarelles de Gaëtan Pelhâtre
- 17h projection du documentaire "La dernière colonie, le peuple oublié du Sahara Occidental" (Arte 2015)
- 18h Débat la place des femmes dans la société sahraouie avec Aghlana El hamdi
- 19h Apéritif (offert par l'ASPS)
- 19h30 Repas : Couscous, thé, pâtisseries >>>>> inscription préalable obligatoire : contact.aspslorraine@orange.fr ou 0629666955
20h30 Concert du groupe « Gdeim Izik »
Repas 20€ (adhérents : 18€, enfants, étudiants :10€)
vous pouvez désormais réserver en ligne : https://www.helloasso.com/…/…/sahara-occidental-solidarite-2
Je suis sûr que vous n'hésiterez pas à diffuser cette invitation à tous vos amis épris de solidarité !
à bientôt donc.