samedi 2 décembre 2017

Titres de Solidmar : moments forts de la semaine du 26/11 au 2/12/2017

Hirak : En défense d’El Mortada Lamrachen, victime de l’impéritie du régime



Par Ali Amar 02.12.2017 le Desk n°244.

El Mortada Lamrachen, figure du Hirak rifain, a été condamné à cinq ans de prison ferme sur des accusations kafkaïennes. Le Desk avait démontré les tenants de cette vengeance d’Etat. Il faut aujourd’hui nous interroger sur cette justice d’abattage et exiger des comptes à nos gouvernants, pour notre bien commun

Résultat de recherche d'images pour "El Mortada Iamrachen"Je peux valablement dire que je connais l’homme, ses principes, son engagement, ses idées et ses valeurs pour l’avoir côtoyé des mois durant.
Oui, il a été salafiste par le passé, comme d’autres ont été gauchistes révolutionnaires et antimonarchistes, so what ? C’est leur passé, voire leur présent de militants pour des causes que la société marocaine et les événements du monde ont forgées dans l’esprit de nos concitoyens. Je ne partage pas certaines de leurs idées, l’islamisme en particulier, mais je salue pour beaucoup leur prise de conscience politique, alors que la majorité d’entre nous se complait dans sa zone de confort, aussi ténue soit-elle. Rasons les murs, abreuvons-nous du conservatisme ambiant, c’est là où réside toute notre défaite d’hommes vertébrés et supposément libres.
El Mortada n’a pas trente ans. Il a grandi à Al Hoceima, dans ce Rif martyrisé, dans un environnement où l’accès à une vie décente et au savoir est un combat de tous les jours, souvent perdu d’avance. Le roi en a constaté les plaies béantes avec le rapport Jettou, mais aussi des années auparavant, ayant pris pleine conscience de ce gâchis à son accession au trône lorsqu’il a entrepris à sa manière de briser l’enfermement de cette région, maudite par son père pour les raisons historiques que l’on sait. Il a cependant donné blanc-seing aux sécuritaires à l’aune de la crise sociale d’Al Hoceima, alors que tout démontre que leur gestion a été aussi pathétique, catastrophique que dangereuse.
J’ai, aux prémisses de la mise au pilori d’El Mortada, démontré que les accusations qui l’accablaient étaient fallacieuses, montées de toutes pièces par les tenants de la vengeance d’Etat et de leurs suppôts médiatiques. Ceux qui malmènent les figures du Hirak, ceux qui se jouent de leur vie, de leur engagement, ceux aussi et surtout qui en font un commerce détestable ont été épargnés, et même plus, ont gagné en galon en fustigeant la contestation.
La veille de son audience et de sa condamnation aussi choquante qu’inattendue pour terrorisme, El Mortada était mon hôte à domicile, affable et courtois comme à son habitude. Moi, le « moderne », mon verre de whisky à la main, lui « le barbu » sirotant son thé, nous avons, cette soirée, brièvement parlé du fracas du monde. Je parle de cette scène, non pas pour débattre de nos choix de vie en particulier, mais pour vous questionner justement sur ce que vous pensez de la modernité. 


La photo de famille du sommet d'Abidjan !


Par Ali Lmrabet ,علي المرابط

"Sidna" à côté de Brahim Ghali.
Pas de mort d'homme. Tout est bien qui finit bien.
Après quarante ans de "réflexion", le Maroc a décidé de s'asseoir à la même table que le Front Polisario (RASD).
Les Marocains vont se fâcher ?
Mais non !
Depuis quand le troupeau de Panurge se rebelle-t-il ?
Hier, ils nous disaient : "Attention, ne vous asseyez pas à côté d'un Polisarien ! C'est haram !".
Aujourd'hui, ils vont nous dire :" Le roi à côté du chef du Polisario ? Mais non, c'est rien ! C'est une stratégie diplomatique !".
D'accord, d'accord...
Politique Publié

Cinq ans de prison ferme à l'encontre de El Mortada Iamrachen pour apologie au terrorisme

El Mortada Iamrechen./ Ph: Facebook
La Chambre criminelle chargée des affaires du terrorisme près l'annexe de la Cour d'appel à Salé, a condamné aujourd’hui l'activiste El Mortada Iamrachen à cinq ans de prison ferme pour apologie au terrorisme. El Mortada Iamrachen a été arrêté lors de l’audience. Il bénéficiait d’une liberté provisoire suite au décès de son père à Al Hoceima.
Dans un post facebook publié début septembre 2017, El Mortada Iamrachen avait affirmé être «blessé par l’accusation de porter atteinte à la sécurité de l’Etat». Il avait remercié le procureur du roi et le parquet général d’avoir «rectifié à la dernière minute», abandonnant cette accusation «blessante». «Les autres chefs d’accusation ont été maintenus mais dont je suis innocent», avait-il conclut.
L'activiste et figure de proue du Hirak a été arrêté pour la première fois le 10 juin à Al Hoceima.
Article modifié le 30.11.2017 à 19h00


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/59808/cinq-prison-ferme-l-encontre-mortada.html
Politique Publié

Cinq ans de prison ferme à l'encontre de El Mortada Iamrachen pour apologie au terrorisme

El Mortada Iamrechen./ Ph: Facebook
La Chambre criminelle chargée des affaires du terrorisme près l'annexe de la Cour d'appel à Salé, a condamné aujourd’hui l'activiste El Mortada Iamrachen à cinq ans de prison ferme pour apologie au terrorisme. El Mortada Iamrachen a été arrêté lors de l’audience. Il bénéficiait d’une liberté provisoire suite au décès de son père à Al Hoceima.
Dans un post facebook publié début septembre 2017, El Mortada Iamrachen avait affirmé être «blessé par l’accusation de porter atteinte à la sécurité de l’Etat». Il avait remercié le procureur du roi et le parquet général d’avoir «rectifié à la dernière minute», abandonnant cette accusation «blessante». «Les autres chefs d’accusation ont été maintenus mais dont je suis innocent», avait-il conclut.
L'activiste et figure de proue du Hirak a été arrêté pour la première fois le 10 juin à Al Hoceima.
Article modifié le 30.11.2017 à 19h00


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/59808/cinq-prison-ferme-l-encontre-mortada.html

Sahara occidental: les violations des droits de l'Homme par le Maroc dénoncées au Parlement Européen



BRUXELLES - Les violations des droits de l'Homme commises par le Maroc au Sahara occidental sont nombreuses et quotidiennes, ont soutenu mardi à Bruxelles les participants à une rencontre sur la situation des droits de l'Homme dans les territoires occupés, dénonçant les multiples atteintes dont sont victimes les Sahraouis, notamment la torture, le transfert de population et les procès inéquitables.
Lors de cette rencontre organisée au Parlement européen, l'eurodéputée Paloma Lopez a déploré "la persistance de la violation des droits de l'Homme" au Sahara occidental occupé, et "l'utilisation excessive de la violence contre les prisonniers politiques sahraouis".
Présente à la rencontre, Me Ingrid Metton, l'avocate française de l'un des prisonniers du groupe de Gdeim Izik, a affirmé que ces derniers ont subi de nombreuses violations depuis leur arrestation, parmi lesquelles des  arrestations et détention arbitraires, tortures et mauvais traitements, violations du droit à un procès équitable par la justice militaire et notamment leur condamnation sur la seule base d’aveux obtenus sous la torture.

Lire aussi: Situation des droits de l'Homme dans les territoires occupés: préoccupation profonde avec la RASD


Selon cette avocate, les règles du procès équitable et de l'exercice des droits de la défense ont été bafoués dans le procès de Gdeim Izik, citant à ce titre, les interrogatoires des accusés ayant permis d'obtenir des aveux sous la torture, la présentation de nouveaux éléments de preuves et de témoins, jamais soumis à la défense, et inexistants lors du procès devant le tribunal militaire.
Elle a cité également les nombreuses violations du droit international humanitaire applicable en raison de l’occupation illégale du Sahara occidental par le Maroc et son expulsion violente avec Me Olfa Ouled, alors  qu'elles étaient dans l'exercice de leurs fonctions au sein de la Cour.

vendredi 1 décembre 2017

Prisonniers belges en fin de peine déchus de leur nationalité

La nouvelle d'aujourd'hui qu'aussi bien Malika El Aroud que Bilal Soughir ont été déchus de leur nationalité belge m'a profondément choqué.
Malika, je lui ai rendu visite quelques fois à la prison de Berkendael jusqu'au moment où j'ai reçu une nouvelle interdiction de visite de la part des autorités pénitentiaires belges. Même une simple visite à elle était déjà de trop. Pour elle, il n'y avait que l'isolement total du monde extérieur..Elle a fait ses huit ans de prison ferme (!) jusqu'au dernier jour. Mais apparemment ça ne suffit pas, Aujourd'hui pour les autorités belges elle est prête à être expulsée vers le Maroc.
Bilal était un de mes élèves en prison, et on s'est toujours bien entendu, jusqu'au moment où ils lui ont interdit de suivre des cours parce qu'il refusait d'être transporté de la prison au Palais de Justice à la manière des détenus de Guantanamo. Après son interdiction de venir en classe, je lui donnais des cours individuels dans le couloir de la prison de Saint-Gilles. Il a fait sa peine jusqu'au bout.. Aujourd'hui, presque dix ans après, ils lui prennent sa nationalité belge. 


Misère des écoles du "Maroc inutile"


Récré’actions de Cambrai lance un appel urgent aux dons en nature

Après dix années d’actions intensives menées en faveur de six écoles rurales de la région d’Ouled Teima, à proximité d’Agadir, où six établissements ont entièrement été rénovés, l’association a voulu poursuivre son œuvre.

Par Patrice Fraybin (Clp), 1/12/2017
Finalement, elle a retenu « une école rurale de montagne (à 1 700 m d’altitude) sise dans le Haut-Atlas. » Et plus précisément « sur les pentes du Mont Toubkal ». Cette école « complètement délabrée comprend trois classes, cinq enseignants et une centaine d’enfants. »
 Après un état des lieux « consternant », les bénévoles, en accord avec les directeurs et la hiérarchie de l’Éducation nationale marocaine, s’apprêtent à financer les premiers travaux d’urgence. Il s’agira surtout de réparer le toit (nombreuses fuites), remplacer les portes et surtout des fenêtres où il n’y a plus de vitres (mais du carton !), de refaire l’installation électrique, d’acheminer de l’eau afin de pouvoir (enfin) utiliser des sanitaires ! Sans oublier de refaire les peintures intérieures et extérieures.
Ces actions doivent être entreprises rapidement afin d’éviter que les utilisateurs de cet établissement scolaire n’affrontent les premiers froids ! Ce gigantesque travail sera réalisé avec l’aide de jeunes ouvriers locaux.

jeudi 30 novembre 2017

Report du meeting au samedi 9 décembre et mise à jour des signatures

Bonjour,
La grande salle de la Bourse du travail de Paris n’est pas disponible le 8 décembre pour organiser notre meeting comme on vous l’avait annoncé il y a quelques semaines.
Nous vous informons que, grâce à nos amis de l’Union syndicale Solidaires, ce meeting en solidarité avec le mouvement citoyen du Rif au Maroc aura finalement lieu le lendemain samedi 9 décembre de 14h à 17h à la même adresse :
Bourse du travail de Paris
Salle Ambroise Croizat
3, rue du Château d’eau  75010 Paris
Métro : République
Vous trouverez en pièces jointes :
-          L’appel au meeting avec une mise à jour des signatures (43 organisations au jour d’aujourd’hui). Celles qui n’ont pas signé et qui souhaitent le faire pour soutenir ce meeting peuvent nous adresser un courriel au comite.meeting@gmail.com
-          L’appel lancé par l’écrivain Abdellatif Laâbi qui sera présent au meeting pour parler de cette initiative. Ce texte est ouvert aux signatures individuelles. Les personnes désireuses de le signer peuvent adresser un courriel à laabi.appelrif@gmail.com en indiquant le nom, le  prénom, la  qualité et le pays. Cet appel a été publié sur les colonnes de Mediapart et le Monde 

Nous comptons sur votre présence pour soutenir cette initiative et cette dynamique que nous voulons poursuivre en faveur de la défense des droits de l’Homme au Maroc.

Cordialement,
Ayad Ahram
Pour le comité d’organisation

Violences faites aux femmes : «L’autre rive de la Méditerranée est devenue l’antichambre de la torture»




Par Edouard du Penhoat, 25/11/2017

En cette Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, RFI se penche sur des violences encore peu documentées : celles que subissent les femmes qui prennent les routes de l’exil en Afrique. À chaque étape de leur voyage, elles courent le risque des agressions sexuelles et des viols, et les traumatismes qui en résultent sont encore largement sous-évalués. Cécile Allegra est journaliste et documentariste, présidente de l’association Limbo qui vient en aide aux réfugiés victimes de tortures. Elle explique tous les dangers que courent les femmes qui s’engagent sur les routes migratoires.

RFI: En ce 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, on s’intéresse à une question spécifique - qui est peut-être un peu moins traitée quand on parle des migrants, des routes migratoires et de la migration -  c’est celle concernant les violences que les femmes peuvent subir lorsqu’elles empruntent ces routes. Si vous deviez définir les grands traits, quelles sont ces violences ?

Cécile Allegra: Elles sont de différentes natures. D’abord, avant de partir, elles savent pertinemment qu’elles encourent de très grands risques. Le premier d’entre eux est celui d’être violées et donc, d’avoir une grossesse non désirée en cours de route. Dû à cela, elles se font placer souvent des implants, dans des conditions qui sont très compliquées d’un point de vue sanitaire. Une partie de ces femmes ne peut cependant pas le faire tout simplement parce qu’elles n’anticipent pas la violence qu’elles vont subir sur la route. Il y a donc les femmes qui ont été averties et qui prennent les devants mais qui s’exposent à des complications sanitaires en plaçant des implants dont on ne connaît pas vraiment la durée et celles qui ne peuvent rien faire et qui partent à l’aventure, sans savoir ce qui les attend. Ça, c’est le début.

Ainsi, la première des violences que subissent ces femmes commence avant même le début de l’exil, avec ces opérations chirurgicales qui sont extrêmement risquées ?
Oui, et nous parlons là des femmes qui sont prévenues et qui osent faire cette démarche. Vous voyez donc tous les obstacles qui se dressent sur la route d’une femme qui, avant même son départ, anticipe la violence sexuelle qu’elle va subir, s’y résigne et essaie de faire quelque chose pour minimiser cet impact.

Pourquoi la poignée de main entre Mohammed VI et Ouyahia fait le buzz


poignée de main

Chefs d'Etat et de gouvernement présents au Sommet UA-UE. D.R.
Par Sadek Sahraoui – La photo de la poignée de main entre le roi Mohammed VI et le Premier ministre Ahmed Ouyahia, lors de l’ouverture mercredi à Abidjan du sommet UA-UE, a fait le tour de la Toile comme une traînée de poudre. Cette surmédiatisée poignée de main, qui a eu lieu sous le regard amusé du président français Emmanuel Macron, intervient seulement quelques jours après l’annonce du retour de l’ambassadeur marocain à Alger après plus d’un mois de rappel en consultation, en réaction aux déclarations de Abdelkader Messahel accusant le royaume de blanchir l’argent de la drogue en investissements en Afrique.
Aussi, la tentation a été grande au sein des médias marocains proches du Makhzen d’interpréter l’initiative d’Ahmed Ouyahia comme une manière de s’excuser auprès du souverain marocain. Or, en l’absence d’un communiqué officielle de la part de l’Etat algérien, cette poignée de main dont on parle un peu trop ne peut être interprétée que par un geste d’amabilité. Au plan du protocole, il était d’ailleurs tout à fait normal que ce soit Ahmed Ouyahia, Premier ministre, qui aille saluer le roi du Maroc.
Et puis, pourquoi n’y aurait-il pas de poignée de main ? Les relations bilatérales entre les deux «frères ennemis» ne sont après tout pas rompues.
On peut soupçonner certains de nos confrères marocains d’avoir voulu surmédiatiser la poignée de main entre Ouyahia et M6 simplement pour mieux occulter la présence remarquée d’une délégation du Front Polisario dans la capitale ivoirienne. Cette délégation sahraouie était bien évidemment venue participer au 5e sommet UA-UE duquel Rabat avait essayé, en vain, de l’exclure.
Une autre photo famille a fait aussi sensation. C’est bien sûr celle où l’on voit, posant ensemble, le roi Mohammed VI et Brahim Ghali, président de la RASD.
En ce sens, ce rendez-vous d’Abidjan fera date pour les Sahraouis. Pour les Marocains, il sera un souvenir qui aura le goût d’une amère défaite diplomatique. Dès lors, il est aisé de comprendre pourquoi les médias du Makhzen et d’ailleurs ont tous braqués leurs projecteurs sur Ouyahia et Mohammed VI.
S. S.

Le mouvement social marocain "Hirak" est victime de la violence du pouvoir : arrestations arbitraires, enlèvements, torture...

Pourtant porteur d'un projet social, économique, culturel et environnemental crédible, le mouvement social marocain "Hirak" est victime de la violence du pouvoir : arrestations arbitraires, enlèvements, torture...
150 personnalités dont plusieurs organisations partenaires du CCFD-Terre Solidaire lancent un appel pour dénoncer cette répression sanglante et exiger la libération des membres de ce mouvement en faveur de la justice sociale et la démocratie.
L'appel à lire et à partager massivement http://bit.ly/HirakduRif

À Gap une soirée Festisol consacrée à la situation au Sahara Occidental

Par Solidmar, 30/11/2017

L'association Solidarité Maroc 05 a organisé lundi soir un ciné-débat à partir du beau film "The Runner" réalisé par le cinéaste palestinien Saïd Farouki.
The Runner, le coureur, c'est Salah  Amaidan, venu exprès de Biarritz pour donner des informations sur son pays, le Sahara Occidental, occupé par le Maroc depuis plus de 42 ans.
 À la question:  "Quelle est la situation avec Mohammed VI, par rapport à son père Hassan II ?" Salah a répondu sans hésiter : "Pire". Le tableau qu'il a brossé de son pays,  dernière colonie d'Afrique, est noir, "mais il ne faut surtout  pas baisser les bras, il faut continuer à espérer, à croire que le référendum d'autodétermination se fera , que le peuple sahraoui pourra enfin choisir son avenir." Athlète de haut niveau, Salah milite avec ses jambes,  chaque podium est pour lui l'occasion de dire ce que taisent nos médias, de parler de la répression que subit son peuple, et de sa lutte pacifique pour gagner son indépendance.
A  une personne qui a demandé :"Mais que pouvons-nous faire ?" il a répondu : "Parler de notre pays, de notre situation." Le référendum était prévu depuis 1963 par l'ONU, mais le Maroc s'y oppose, soutenu par la  France qui oppose son véto à toutes  propositions de l'ONU. 

Pour avoir plus d'informations sur le conflit du Sahara Occidental on peut lire "Drôle d'occupation pour une grand-mère. Histoire de prisonniers politiques sahraouis, petite histoire du conflit". Un chapitre est consacré à Salah.
En vente (ou par commande) à "E'changeons le Monde", 17 rue Jean Eymard 05000 Gap, ou APSOlument@yahoo.fr

Salah Hamouri. Elsa Lefort, son épouse, en appelle à E. Macron pour sa libération

" Vous êtes resté muet depuis ce jour où le noir s’est abattu sur notre famille " dit Elsa Lefort dans son adresse au Président de la république. "Un français victime d’arbitraire d’État doit être défendu avec la même détermination et la même force partout dans le monde" exige-t-elle, demandant solennellement à E. Macron d'intervenir auprès de B. Netanyahu, le Premier ministre israélien, à l’occasion de sa venue à Paris début décembre, "Afin que mon mari sorte de prison et que nous puissions passer les fêtes de fin d’année en famille ».
 Réalisation : Abrahim Saravaki

Plongée dans les réseaux marocains qui infiltrent la France

Le dernier numéro de Marianne sur l'infiltration de la France par le Maroc est assez glaçant. On trouve des agents doubles un peu partout. Cela va au-delà de la diplomatie classique avec tout ce qu'elle peut avoir de médiocre à mêler intérêts privés et publics. Là, on est vraiment dans une relation malsaine. J'apprécie peu l'expression "souveraineté nationale" et je n'aime pas comment elle est utilisée notamment pour s'empêcher de critiquer les bilans de nos "amis" en matière de droits humains (l'Egypte par exemple). Mais là, si on pouvait retrouver un semblant de souveraineté, ce serait pas de refus.
Sur fond d'intérêts économiques et stratégiques, de droits de l'homme et de guerre contre le terrorisme, le Maroc n’a cessé d’étendre ses réseaux d’influence en…
marianne.net

mercredi 29 novembre 2017

Commémoration de la disparition du penseur Suisse-Marocain Ahmed Bennani

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solitary watch : Journées nationales des prisons

Rnt..
Dans le cadre des Journées nationales des prisons ( https://www.jnp-ndg.be/index.php/fr/ ), une rencontre avec deux femmes qui font un travail de terrain dans les prisons et dans les quartiers populaires aux Etats-Unis et en Italie. 
Une rencontre pour apprendre et débattre de la situation carcérale dans leurs pays. Un échange sur les solidarités qu’elles essaient de mettre en pratique face à la prison et aux violences urbaines. 
Cette soirée sera aussi l’occasion pour vous présenter le projet Génépi Belgique. (voir présentation plus bas) 


lifelines to solitaryMarlies Talay est la coordonnatrice de Lifelines to Solitary à l‘organisation Solitary Watch 
(http://solitarywatch.com/ ;http://solitarywatch.com/about-lifelines/ ), où elle supervise un programme national d’écriture de lettres en prison aux États-Unis, reliant les personnes détenues en isolement aux correspondants externes. Elle est également impliquée dans Photo Requests From Solitary, dans laquelle les détenu(e)s en isolement peuvent demander une photo du monde extérieur. 
Auparavant, Marlies a travaillé à Brooklyn, New York, dans le cadre d’une initiative communautaire de réduction de la violence appelée Save Our Streets Brooklyn https://www.facebook.com/sosbrooklyn/ ). Marlies est passionnée par la réforme pénitentiaire, l’antiracisme et l’activisme communautaire. Elle poursuit actuellement ses études en criminologie à la KU Leuven en Belgique.

 Giulia Torbidoni est une journaliste italienne, correspondante à Bruxelles pour AlaNews-Ansa.

Enfin une bonne nouvelle...à partager ! Briançon : menacés d’expulsion, sept Soudanais obtiennent gain de cause


Les Soudanais concernés par la procédure d’expulsion vers l’Italie avaient participé, en juin dernier, à la marche entre Briançon et Gap pour faire valoir leurs droites à l’asile.   Le préfet leur avait alors opposé les “Accords de Dublin”.  Photo Archives LDL/VIRGILE

Les Soudanais concernés par la procédure d’expulsion vers l’Italie avaient participé, en juin dernier, à la marche entre Briançon et Gap pour faire valoir leurs droites à l’asile. Le préfet leur avait alors opposé les “Accords de Dublin”. Photo Archives LDL/VIRGILE
Ils devaient retourner en Italie. Le préfet des Hautes-Alpes en avait décidé ainsi. Mais ils ne se sont jamais présentés à la porte d’embarquement de l’aéroport Marseille-Provence. Ils n’ont jamais décollé pour Milan comme c’était pourtant prévu.Considérés par l’État comme des migrants clandestins en fuite sur le territoire français, sept Soudanais accueillis l’été dernier au centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Briançon ont saisi le tribunal administratif de Marseille pour faire entendre leur demande d’asile et pour lever cette épée de Damoclès brandie au-dessus de leurs têtes. Et la justice leur a donné raison.
Dans les ordonnances des différents juges saisis (référés et suspension), le tribunal administratif estime qu’il existe “un doute sérieux quant à la légalité de la décision” prise par le préfet Philippe Court et ordonne “l’instruction de la demande d’asile” ainsi que “le versement de l’aide juridictionnelle provisoire” pour ces Soudanais en quête d’un statut de réfugiés.

“Le tribunal a rappelé le droit”

L’État avait quinze jours pour faire appel devant le Conseil d’État ou la Cour de cassation. Il ne l’a pas fait.
« Les pratiques illégales du préfet mettent les demandeurs d’asile en situation de stress permanent, alors que ces derniers veulent le repos et la stabilité. Cet acharnement est incompréhensible, alors précisément, que le tribunal a rappelé le droit. Le refus d’enregistrer la demande d’asile des requérants, alors que la France est devenue responsable de leur demande porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit fondamental d’asile », indique Me Oloumi, l’avocat des Soudanais visés par l’instruction.
Quatre autres ressortissants soudanais accueillis à Briançon sont actuellement dans l’attente d’une décision administrative les concernant. L’un d’eux a d’ailleurs été assigné à résidence à Gap : une décision qui vient d’être annulée par tribunal administratif de Marseille.
Contactée, la préfecture des Hautes-Alpes n’a pas répondu à nos sollicitations. Mais, en juin dernier, après une grève de la faim et une longue marche entre Briançon et Gap, les Soudanais concernés avaient pu rencontrer le préfet Philippe Court. Celui-ci estimait alors, qu’au regard des Accords de Dublin, ces étrangers devaient retourner en Italie ou alors saisir les tribunaux. Prudent sur l’issue de ce conflit social et humain, il avait alors conclu son propos en signifiant qu’il respecterait la décision des juges.