samedi 6 janvier 2018

Solidmar, moments forts du 31/12/2017 au 7/1/2018

Le PAM bénéficie d'une contribution de l'UE pour aider les réfugiés sahraouis en Algérie

Des réfugiés sahraouis dans le camp de réfugiés de Smara à l’extérieur de Tindouf, en Algérie. Photo ONU / Evan Schneider
Des réfugiés sahraouis dans le camp de réfugiés de Smara à l’extérieur de Tindouf, en Algérie. Photo ONU / Evan SchneiderAjouter une légende
22 août 2017 – L'Union européenne a fait une contribution de 4,9 millions d'euros (5,5 millions de dollars) au Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) pour la couverture des besoins alimentaires des réfugiés sahraouis résidant dans des camps en Algérie.
La contribution de la branche humanitaire (ECHO) de la Commission européenne aidera à fournir aux réfugiés sahraouis des rations alimentaires mensuelles diversifiées comprenant des céréales (riz, orge et farine de blé), des légumineuses, de l'huile végétale, du sucre et de mélange de farines de maïs et soja, s'est félicité le PAM dans un communiqué de presse.
Depuis plus de 40 ans, les réfugiés sahraouis vivent dans des conditions particulièrement difficiles dans le désert du Sahara du sud-ouest algérien. Hébergés dans cinq camps de réfugiés près de Tindouf, les familles de réfugiés comptent principalement sur l'assistance du PAM pour assurer leurs besoins alimentaires, car les opportunités économiques sont limitées.
« Cette contribution, dont nous sommes très reconnaissants, permet au PAM de continuer à soutenir les réfugiés sahraouis, qui continuent de vivre dans des conditions extrêmes depuis des années et qui dépendent fortement de l'assistance humanitaire », a déclaré le Représentant du PAM en Algérie, Romain Sirois. « La Commission européenne et ECHO ont montré une générosité continue envers les réfugiés sahraouis depuis plusieurs années ».
La Commission européenne est l'un des plus grands bailleurs de fonds du PAM en Algérie. Cette année, les contributions de la Commission européenne ont couvert près d'un tiers des besoins de financement du PAM pour cette opération.
Le PAM soutient les réfugiés sahraouis en Algérie depuis 1986. Toute assistance du PAM en Algérie est mise en œuvre et suivie en partenariat avec des organisations nationales et internationales qui veillent à ce que l'assistance parvienne à sa destination.


News Tracker: autres dépêches sur la question

L’heure de la révolution au Maroc





Contribution externe Publié le



Une opinion d'Aïcha Bacha, doctorante en sciences sociales et politiques au Cecid, à l'ULB.

Les réponses des gouvernants face à la colère d’une population désœuvrée par le taux de chômage, la pauvreté et la marginalisation ne convainquent pas. La colère du peuple sera-t-elle enfin entendue cette fois-ci ?

Retour en arrière. Mi-janvier 2011, des bruits vagues ont circulé au Maroc à propos d’un mystérieux appel à manifester. Cet appel a été lancé sur Facebook. Certains observateurs locaux n’ont accordé qu’un crédit limité à cet appel. Ils ont insisté, dans leur analyse, sur la spécificité du cas du Maroc, se basant sur le fait que le Maroc était engagé dans des réformes qualifiées de structurantes et que le changement de cap politique avait été pensé dès les années 1990. Ils ont alors misé sur l’impossibilité de l’émergence d’une révolution semblable à celles de la Tunisie, de l’Egypte, de la Libye, du Yémen, et de la Syrie.
Les manifestations houleuses qui ont secoué les villes marocaines ont démenti toutes les prédictions. Le Maroc est passé par des moments difficiles mais il a été sauvé à la dernière minute par une réforme constitutionnelle qui a calmé les esprits et qui a permis au roi d’établir un accord avec son peuple, pour une période de 6 ans.
Le 28 octobre 2016, Muhsin Fikri, poissonnier marocain auquel on avait confisqué la "marchandise", a été happé par une benne à ordure alors qu’il s’opposait à la destruction de celle-ci. L’événement fut comparable à une allumette déclenchant des feux de contestations dans toutes les régions du Maroc. Arabes et berbères, musulmans et juifs se sont manifestés dans les rues sous le même slogan : "Nous sommes tous Muhsin fikri", et le hashtag #broie-le a envahi la toile. Un an après, cette colère n’est toujours pas éteinte.

La réaction du pouvoir
Après ces vagues de manifestations, le souverain a réagi de deux manières distinctes : la première a consisté à envoyer Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur, rendre visite à la famille du défunt et présenter ses condoléances tout en lui ordonnant d’aller jusqu’au bout de l’enquête.
Sa deuxième réaction : la répression des manifestations par les moyens les plus brutaux.

Le Maroc échoue à faire changer de position à Washington sur le Sahara Occidental

Par , 5/1/2018

Tout financement qui sera octroyé aux territoires sahraouis occupés sera géré par la Minurso en consultation avec le Sénat américain 



Le lobbying mené durant l’année 2017 par le Maroc pour influencer la position des Etats-Unis sur la question sahraouie a téé marqué par un échec. D. R.


 L’intense lobbying mené durant l’année 2017 par le Maroc pour influencer la position des Etats-Unis sur la question sahraouie a été marqué par un échec, en dépit des sommes importantes dépensées à Washington pour infléchir la politique américaine au Sahara Occidental, souligne l’agence de presse sahraouie SPS.

Rabat a essuyé un nouveau revers diplomatique lorsque le Sénat a rejeté en octobre dernier une disposition du budget fédéral américain pour l’année 2018 autorisant le Maroc à dépenser une aide financière des Etats-Unis au Sahara Occidental.
La mesure adoptée par le Congrès, sur inspiration du lobby marocain au sein de la Chambre des représentants, revenait à reconnaître le Maroc comme puissance administrante dans les territoires occupés, mais se trouve en contradiction avec la position de l’Administration américaine qui a marqué en 2016 son refus catégorique de mettre en œuvre cette disposition.
Il a fallu l’intervention du Sénat pour mettre en échec cette tentative de dévier une position officielle constante de l’Administration américaine.
Plus affirmative, la chambre haute du Parlement américain a relevé dans le chapitre du budget relatif au financement des opérations du Département d’Etat à l’étranger que «rien de la présente loi ne pourra être interprété comme un changement de la politique des Etats-Unis au Sahara Occidental, qui consiste à trouver une solution pacifique, durable et mutuellement acceptable au conflit».
Rectifiant la disposition de la Chambre des représentants, le texte a précisé que tout financement qui sera octroyé aux territoires sahraouis occupés sera géré par la Mission pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (Minurso) en consultation avec le Sénat.

Le masque marocain



 

Depuis son indépendance, le Royaume du Maroc s’est adapté à la situation internationale et a promu une image déformée de son système politique. Le Palais n’épargne aucun effort pour imposer une apparence démocratique et moderne malgré son caractère autoritaire: c’est le masque marocain. 
 Dans la capitale marocaine, il y a chaque année un bal masqué appelé le festival Mawazine. Pendant neuf jours, 2,5 millions de nationaux et de touristes viennent voir des stars telles que Rihanna, Jennifer Lopez, Kanye West, Shakira, Pharrell Williams ou encore Stevie Wonder. Petit détail : presque tous les concerts sont gratuits.

Entre le 12 et le 20 mai 2017, Rabat était en effervescence. À la fin du programme du jour, l’élite locale, les célébrités et les expatriés savouraient les afters et Mohamed VI passait ses journées de cirque médiatique en frayant  avec la jet-set. Pendant ce temps, des centaines de gendarmes et de soldats prenaient position autour de la ville d’Al Hoceima, au nord du pays, à quelques centaines de kilomètres. Bien qu’officiellement le déploiement fût justifié par la proximité de l’endroit avec les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla et la Méditerranée, en réalité il s’agissait de réprimer la protestation du Rif, qui gagnait en force.
Alors que le festival était sous le haut patronage du monarque et financé par une nébuleuse corrompue d’entités publiques-privées, le Rif n’a toujours pas l’université ou l’hôpital de cancérologie – le cancer sévit dans la région depuis que l’Espagne y a utilisé du gaz moutarde – qu’il réclame depuis des années. Avec un énorme déficit d’alphabétisation, un indice de développement humain très bas et une faim présente, les manifestants scandent: «Nous voulons des bâtards et des baguettes. Qu’est-ce qu’on va faire avec Shakira? »

Acte I: Maquillage
À première vue, le Maroc pourrait sembler être un pays doté d’un système politique libéral semblable à ceux de l’Europe occidentale. La réalité est que le Palais a habillé les structures de pouvoir d’ une apparence démocratique pour s’adapter aux normes internationales sans renoncer au contrôle de la nation et de ses ressources. Quand le pays est devenu formellement indépendant de la France le 2 mars 1956, la tromperie n’était pas si subtile. Deux facteurs expliquent la nudité initiale du pouvoir.

Le Maroc colonial. Source: cartographie EOM

En premier lieu, pour exercer l’autorité dans l’ombre, il faut l’avoir préalablement monopolisée. Mohamed V, premier des souverains de la nouvelle nation, n’avait pas accompli cette tâche. La situation en 1956 était quasi révolutionnaire: le Palais et l’Istiqlal, le parti de l’indépendance, et dans une large mesure, son artisan, se battaient pour devenir l’État. Apparemment, la monarchie était sur le point de perdre : c’étaient les années d’or du socialisme panarabiste républicain. L’Istiqlal, en plus de subir  ces influences, dominait l’appareil bureaucratique hérité de la métropole. La monarchie, pour sa part, se rendait maître de l’armée. Celui qui contrôlait les deux s’emparerait du pays.

Lire la suite ;    http://maroc-leaks.com/le-masque-marocain/


vendredi 5 janvier 2018

Les mineurs marocains errant dans le quartier de la Goutte-d’Or à Paris

3/1/2018

Emission spéciale MRE

La photo virale des mineurs marocains se réchauffant au creux de lave-linge à Paris a remis en lumière le phénomène de ces enfants en détresse qui errent dans les rues de la capitale française. Ces «enfants perdus» ont été au cœur de l’émission hebdomadaire de Radio 2M «Faites entrer l’invité», en partenariat avec Yabiladi.

Il y a près d’une semaine, une photo de mineurs marocains faisait le tour du web. Elle les montrait s’abritant dans les tambours à linge d’une laverie parisienne, dans le quartier de la Goutte-d’Or, pour échapper au froid hivernal. Cette semaine dans l’émission spéciale Marocains du monde de Radio 2M, Fathia El Aouni et Mohamed Ezzouak, directeur de publication de Yabiladi, sont revenus sur le phénomène de ces mineurs errant dans les rues de la capitale française.
Deux personnes qui ont pu entrer en contact avec ces enfants apportent leur éclairage sur leur situation. Il s’agit de Touraya Bouabid, présidente de l’Association marocaine d’entraide aux mineurs en situation précaire (Amesip) et Ahmed Lamliki, sociologue et professeur dans une école de travail social.
«Cette photo marque les esprits. Jamais on aurait imaginé voir des gosses dans des machines à laver», souligne Fathia El Aouni en introduction. La problématique est bien plus large qu’on ne peut le penser. Le froid «ne concerne pas seulement ces Marocains, mais aussi les SDF et les réfugiés en France», précise à son tour Mohamed Ezzouak.







Société Publié

Emission spéciale MRE : Les mineurs marocains errant dans le quartier de la Goutte-d’Or à Paris

La photo virale des mineurs marocains se réchauffant au creux de lave-linge à Paris a remis en lumière le phénomène de ces enfants en détresse qui errent dans les rues de la capitale française. Ces «enfants perdus» ont été au cœur de l’émission hebdomadaire de Radio 2M «Faites entrer l’invité», en partenariat avec Yabiladi.
Temps de lecture: 3'
Une photo est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux. On y voit trois mineurs marocains sans domicile fixe, dormant dans les sèche-linge d’une laverie à Paris. / Ph. Twitter
Il y a près d’une semaine, une photo de mineurs marocains faisait le tour du web. Elle les montrait s’abritant dans les tambours à linge d’une laverie parisienne, dans le quartier de la Goutte-d’Or, pour échapper au froid hivernal. Cette semaine dans l’émission spéciale Marocains du monde de Radio 2M, Fathia El Aouni et Mohamed Ezzouak, directeur de publication de Yabiladi, sont revenus sur le phénomène de ces mineurs errant dans les rues de la capitale française.
Deux personnes qui ont pu entrer en contact avec ces enfants apportent leur éclairage sur leur situation. Il s’agit de Touraya Bouabid, présidente de l’Association marocaine d’entraide aux mineurs en situation précaire (Amesip) et Ahmed Lamliki, sociologue et professeur dans une école de travail social.
«Cette photo marque les esprits. Jamais on aurait imaginé voir des gosses dans des machines à laver», souligne Fathia El Aouni en introduction. La problématique est bien plus large qu’on ne peut le penser. Le froid «ne concerne pas seulement ces Marocains, mais aussi les SDF et les réfugiés en France», précise à son tour Mohamed Ezzouak.
Toxicomanie et perdition
La présidente de l’Amsip a entendu parler de ces enfants par la presse en mars dernier. «Ils étaient une quarantaine à l’époque», se souvient Touraya Bouabid. Et d’ajouter : «J’ai rencontré trois de ces jeunes. Ils étaient âgés de 18, 16 et 14 ans selon leur dires.» La majorité des profils qu’elle rencontre viennent de Fès, puis Tanger, Chefchaouen et enfin de Casablanca.
La Franco-marocaine se rend à l’évidence : certains d’entre eux veulent «revenir en Espagne». «Certains partent très jeunes puis sont accueillis dans différents centres d’accueil, continuent en Andalousie, puis à Barcelone où ils sont pris en charge. Ils font un long chemin avant d’arriver à Paris», dit-elle. Livrés à eux-mêmes, ces enfants «écorchés vifs» deviennent par conséquent «agressifs».
«Aujourd’hui, ces enfants sont dans un monde irréel, sous drogues. Ils sont fatigués, ne se laissent pas faire, mais sont épris de liberté. Pour eux, la Goutte d’Or, c’est un grand terrain de jeu.»
Le phénomène ne date pas d’hier. «De nombreux travaux ont été réalisés depuis les années 90», précise le sociologue Ahmed Lamliki. Avec l’avènement d’internet, cette cause est devenue de plus en plus connue, surtout au début des années 2010/2011.
«Quand vous vous baladez dans le quartier de la Goutte-d’Or, vous les trouvez les uns avec les autres en train d’errer. Les approcher n’est pas facile. Ils ont vécu des phases de déstructuration qui font d’eux une horde de gamins qui ressemblent à une meute de loups, d’après ce que j’ai pu percevoir. Ils sont en quête de moyens de survie, ils se protègent les uns les autres.»
C’est sans compter qu’ils se méfient des services sociaux et craignent «l’éventualité de se faire expulser», ajoute le professeur. Malgré les maladies «comme la gale», ils refusent toute aide. «Ils ont besoin de soins, de se réassurer et de rétablir leur relation avec l’adulte», précise Ahmed Lamliki.
Elaboration d’une convention-partenariat
Au niveau des autorités marocaines et françaises, la situation est compliquée, même si la France est «signataire de la convention internationale des droits de l’enfant», rappelle Mohamed Ezzouak.
Touraya Bouabid indique que la mairie de Paris a amorcé un travail avec l’Amsip. Elle «soutient et entend» l’ONG en ayant mis en place un «Centre d’action sociale protestant qui est là pour aider ces jeunes».
De son côté, Ahmed Lamliki se veut rassurant : «On est en cours d’élaboration d’une convention-partenariat. Cette dernière va permettre, dans le cadre du mandat confié au Centre d’action sociale protestant, avec des moyens dédiés, de travailler un premier temps sur le diagnostic puis de répertorier ces enfants pour savoir d’où ils viennent. Enfin, il faut travailler sur la question du soin et du lien. Les seuls liens qu’ils ont sont ceux de la bande et de la meute.»
La période de diagnostic devrait s’étendre sur «six mois» pour connaître ces enfants et leur proposer «des solutions et des projets de vie».
Pour écouter le replay de l'émission cliquer ici :


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/60640/emission-speciale-mineurs-marocains-errant.html

Al Hoceima .. Les manifestants brisent le siege sécuritaire par une marche nocturne soudaine


 5/1/2018

Hier soir jeudi, Al Hoceïma a connu une marche de protestation dans le quartier Sidi Abid à 23H30 qui a duré plus d'une demi-heure. Un grand nombre de manifestants  ont afflué de divers quartiers de la ville et participé massivement à la manifestation, ce qui confirme que la marche n'a pas été spontanée et improvisée, mais a été bien organisée et planifiée. 

Pendant la marche des slogans ont été scandés exigeant la libération des détenus politiques et dénoncé la militarisation de la ville et sa soumission à une surveillance de haute sécurité.
Les autorités locales ont été surprises par l'apparition soudaine de cette marche, malgré le siège sécuritaire imposé à la ville depuis des mois, les forces publiques de diverses unités se sont précipités pour briser la marche, mais dès que les forces publiques sont arrivées sur les lieux, des manifestants ont préféré se retirer pour éviter les arrestations et la confrontation avec elles.
En raison du siège de la ville d'Al Hoceima, il n'y avait pas de transmission directe de la marche ( via la fonctionnalité de live de Facebook) de même il n'y avait pas de photos documentant cette marche nocturne, par crainte d'être arrêtés et d’être poursuivis , car toute personne surprise en train de filmer la marche en direct est exposée à un interrogatoire et à une citation à comparaître par les services de sécurité pour enquête, aussi beaucoup d'activistes préfèrent éviter toute poursuite judiciaire.

source anwalpress.com

jeudi 4 janvier 2018

Urgent aujourd'hui 4/1/2018, manifestation pour la libération d'Ahed Tamimi, de sa famill et de tous les enfants emprisonnés par l'occupant israélien.

Droits devant!!
47, rue de Dantzig 75015 Paris
0607809959

Communiqué
Le 3 janvier 2018
Nous vous appelons à vous joindre le plus nombreux possible à une manifestation ce jeudi 4 janvier, à partir de 17 h 30, pour la libération d'Ahed Tamimi, de sa mère, de sa cousine et de tous les enfants emprisonnés par l'occupant israélien.
L'année 2018, que nous vous souhaitons à toutes et à tous la meilleure possible, commence sous le signe de la résistance. Cette résistance extraordinaire des Palestiniens, y compris très jeunes, qui sont déterminés à défendre leurs droits, comme la jeune Ahed Tamimi, sa famille, mais aussi tous les autres qui risquent leurs vies quotidiennement parce que ni Netanyahou, ni Trump ne peuvent les faire taire.
A leurs manifestations pacifiques, l'occupant israélien répond par toujours plus de terreur, de colonisation, de démolitions de maisons palestiniennes et d'emprisonnement d'enfants. Ces derniers sont plus de 700 à être incarcérés, en toute illégalité dans les geôles de l'occupant.
L'armée israélienne a carte blanche pour tuer, et ne cherche même plus à justifier ses crimes les plus odieux, comme celui d'Ibrahim Abu Thuriya, amputé des deux jambes suite aux bombardements israéliens de 2008-2009, et assassiné le 15 décembre dernier tandis qu'il manifestait à Gaza.

mercredi 3 janvier 2018

Comité des familles des détenus du mouvement populaire dans le RIF à la prison civile d'Al Hoceima et ceux qui en sont transférés


Rachid Oufkir·mercredi 3 Janvier 2018

Comité des familles des détenus du mouvement populaire dans le RIF à la prison civile d'Al Hoceima et ceux qui en sont transférés

COMMUNIQUE

Au nom du Comité des familles des détenus du mouvement populaire dans le RIF à la prison civile d'Al Hoceima et ceux qui en sont transférés nous tenons à saluer hautement les détenus le mouvement populaire dans le RIF qui ont embrassé la liberté récemment, après avoir purgé leur peine en guise d’impôt militant afin de réaliser les revendications du mouvement populaire dans le RIF. 
Nous tenons à féliciter les détenus pour leur libération et leur retour au bercail , à leurs parents et amis, et nous sommes fiers de leur intransigeance héroïque face à l'injustice et depuis l'intérieur de la prison de la honte, nous partageons avec eux le sentiment que leur joie restera marquée par la douleur et la perte, et que leur liberté restera inachevée jusqu'à la libération de tous les prisonniers politiques, l’abandon de toutes les poursuites, et l’arrêt des enlèvements et les arrestations abusives contre les enfants du RIF et l'accomplissement de leurs revendications .

Dans ce contexte, nous rappelons à l’opinion publique la politique de représailles de l'État menée contre le RIF et ses enfants, son approche sécuritaire qui prend pour cible les enfants mineurs qui subissent la violence physique et psychologique, les traitements cruels, inhumains et dégradants au sein des commissariats de police, comme cela est arrivé récemment à IMZOUREN, en violation flagrante des droits humains et de la Convention internationale des Droits de l'enfant(CIIDE) ratifiée par le Maroc. De même, nous observons avec consternation, que les jugements émis par le pouvoir judiciaire à Al Hoceima à l’encontre de nos enfants, en première instance et en appel, ne font que se durcir terriblement au point que des années de prison ferme ont été distribuées injustement et abusivement à nos enfants détenus, sous l’unique chef d’inculpation d’être rifains

Vu ce que nous, familles des détenus, vivons à côté de nos enfants l’injustice et l’oppression sans justifications aucunes, nous ne pouvons que souligner la gravité de la situation des prisonniers de mouvement populaire dans le RIF à Okacha. Selon les dires de leur familles , depuis plus d'une semaine, les détenus du mouvement à Okacha , ont entamé une grève de la faim, en défense de leurs droits en tant que détenus politiques (Ils réclament à être regroupés dans un même quartier, de mettre un terme à l'isolement imposé à Nasser ZEFZAFI, approvisionnement en eau chaude pour les douches, l’amélioration de la qualité des repas, l'engagement de l'administration pénitentiaire à approvisionner les prisonniers en biens dont ils ont besoin avec un rapport qualité-prix), et pour protester contre les représailles et des traitements inhumains qui se sont généralisés à leurs familles lors des visite, au point que deux détenus politiques Habib HANNOUDI et Mohcine ITRI ont été violentés, placés à l’isolement (Cachot) et privés des visites, de communiquer avec leurs familles et ce pour une durée d’un mois.

Au lieu que l’administration pénitentiaire à Okacha œuvre à répondre aux demandes des détenus politiques et à préserver leurs droits susmentionnés, elle s’est cantonné aux pratiques illégales de vengeance et elle a insisté à les punir en les plaçant à l’isolement en les exposant au froid en plein hiver, sans matelas et en laissant les fenêtres ouvertes, de même, l’administration pénitentiaire les a privés de leur droit de contacter leurs familles. Pire encore, les traitements illégaux de l'administration pénitentiaire ont été étendu aux familles des détenus lors de la visite du mercredi 27 décembre 2017 qui s’est déroulé dans une atmosphère marquée par les atermoiements, la provocation et l'humiliation ce qui a entraîné des cas d'évanouissement, de dépression nerveuse et psychologique chez un groupe de familles des détenus. Face à l'intransigeance de l'administration pénitentiaire à Okacha de violer la loi régissant les prisons au Maroc les détenus politiques n’avaient pas d’autres choix que d’avoir recours à la grève de la faim en défense de leurs droits.

Dans le cadre de la grève de la faim de nos enfants pour la défense de leurs revendications et leur dignité, le prisonnier politique Ridouane AFASSI, détenu à Ras Al Ma à Fès, a entamé une grève de la faim le lundi 25 décembre 2017 en raison des promesses non-tenues de l'administration pénitentiaire qu'il avait reçu de la part du procureur du ROI, suite une grève de la faim d’avertissement de deux jours, sachant que l'intéressé a déjà entamé des grèves de la faim qui ont duré des semaines et n'a pas trouvé une oreille attentive à ses demandes et n'a reçu que des promesses mensongères

En conclusion, nous insistons sur l'innocence de tous les détenus politiques, ainsi que sur la justesse la légitimité du cahier revendicatif. Nous exigeons de mettre fin immédiatement à toute cette absurdité que subissent nos enfants innocents, de laisser nos enfants vivre leur enfance normalement, et de mettre fin à la souffrance de nos détenus en prison à Okacha et d'autres prison, en répondant positivement à toutes leurs demandes, par la libération de tous les détenus politiques et la satisfaction du cahier revendicatif, juste et légitime. Nous faisons porter à toutes les parties concernées, sécuritaires, judiciaires et pénitentiaire, la responsabilité de la situation devant leur responsabilité historique s’il arrive un mal à nos enfants

Pour le Comité, le 1er janvier 2018

La guerre perdue du Makhzen, au Rif

zefzafi

Il restera de cette année 2017, lorsque nous en aurons tourné la page ultime, le souvenir d’une année noire, pour le Maroc en général. Et pour le Rif, en particulier. Ce n’est hélas pas une première, cette région étant passée du joug du colonialisme espagnol à celui du Makhzen, dont on sait les méthodes et les pratiques.
Nasser Zefzafi et ses compagnons avaient, en effet,  osé l’impensable, interpeller directement le roi sur l’ostracisme que la région subit depuis toujours, de la part de l’administration centrale, quand d’autres au fond du désespoir,  adressent des vivats insupportables au  premier de leurs tourmenteurs !!
Étrangement, en cette année de disgrâce,  lorsqu’il s’est agi d’opprimer, il ne fut plus question d’isolement, ni d’enclavement, ni de manque de moyens, le Makhzen trouvant  alors,  les ressources techniques et humaines,  afin de mettre le Rif, à un jet de grenade lacrymogène de Rabat.  On a même pu apprécier la dextérité avec laquelle les forces de l’ordre manipulaient les nouveaux équipements, comme les drones, afin d’espionner les manifestants ou coordonner ses attaques contre eux. Des moyens techniques que l’on doit  au « savoir-faire………….reconnu dans le monde entier, pour régler des situations sécuritaires de ce type » de nos amis français.

Face à des manifestants pacifiques qualifiés par le régime d’émeutiers ou de séparatistes, le pouvoir marocain a déployé ses meilleurs répressifs : gendarmerie, police anti-émeutes, forces auxiliaires, sans oublier policiers en civil et supplétifs du désordre, les jeunesses royalistes. Ces derniers instrumentalisés comme voyous et casseurs avaient pour but de donner du crédit à la répression sauvage qui s’est alors abattue sur les véritables patriotes,  manifestant la détresse du peuple marocain, face à la misère et au dénuement.rifIl restera de cette année 2017, le souvenir d’une poignée de militants rifains courageux,  dont on a voulu taire le discours intelligent et bien construit

Procès des détenus du Mouvement Citoyen dans le RIF

CASABLANCA
Cour d’appel
Mouvement Citoyen dans le RIF
Procès des détenus
Le juge TARCHI, président d’audience dans le procès des détenus rifains et du journaliste Hamid AL MAHDAOUI a décidé d’adresser une mise en garde via un huissier judiciaire à Nasser ZEFZAFI et trois de ses codétenus : Jaouad ASSABIRI et Ali Houde et Jamal MOUNA, qui ont refusé d'assister à l’audience de leur procès, et s'ils refusent d'y assister, ils seront amenés de force par l'autorité publique, et si cela n'est pas possible, l'audience se poursuivra. "
La décision du juge a été suivie par la levée de séance, Nabil a crié que les détenus ne pouvaient pas assister vu leur état de santé des détenus dégradé à cause de la grève de la faim, en outre l’administration pénitentiaire fait pression sur eux pour ne pas comparaître devant la cour
D'autres détenus ont interagi avec le cri de Nabil AHAMJIK en soulevant des slogans condamnant leur arrestation, notamment : « plutôt la mort que l’humiliation »
Les autres détenus présents dans la salle d'audience ont réaffirmé par une lettre adressée à la défense qu'ils étaient en grève de la faim parce que l'administration pénitentiaire n'avait pas tenu ses promesses
Nasser ZEFZAFI :
• Greve de la faim, 9ème jour
• Greve de l’eau, 3ème jour
Vertige, malaise, fatigue
La mère de Mohamed JELLOUL a été hospitalisée suite à un malaise qu’elle a eu dans la salle d’audience

 

  ( Suite)

l'audience levée aussitot reprise
Un vif débat, a éclaté à l'intérieur de la salle d’audience entre le président de la cour et la défense des détenus du mouvement, après la prise de parole du bâtonnier Abderrahim Jamai qui a demandé à la cour de mener une expertise médicale sur les détenus en raison de leur grève de la faim.
L'avocat Mohamed Aghennaj voulait prendre la parole pour dire que lui et d’autres avocats se sont déplacés à la prison d’Okacha et persuadé ZEFZAFI de venir à la cour, lui promettant de transmettre son message à la cour, mais le le président de la cour a préféré accorder la parole au représentant du ministère public ce qui a entrainé la protestation de la défense des détenus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






salahelayoubi | 31 décembre 2017 à 1:44 | Catégories : Uncategorized | URL : https://wp.me/p1Qm0m-wa

"Les détenus du MCRIfain en prison d’Okacha à Casablanca sont en grève de la faim

"Les détenus du MCRIfain en prison d’Okacha à Casablanca sont en grève de la faim ils ont été répartis sur 46 cellules individuelles qui manquent de conditions minimales sanitaires et humanitaires y compris l'absence de lit, forçant les détenus à dormir par terre de même que les toilettes à l'intérieur de la cellule sont en mauvaise situation, ce qui exacerbe la souffrance et les préjudices sanitaire et psychologique des détenus, ce qui est une violation des droits les plus élémentaires des détenus et une violation de l’ensemble des règles minima quant au traitement des prisonniers et des détenus adoptés par l'Assemblée générale des Nations Unies
Face à cette situation difficile et désastreuse vécue par les détenus en prison d’Okacha à Casablanca, nous faisons porter l'entière responsabilité à l’administation pénitentiaire et toutes les parties concernées de ce qui pourrait en résulter en terme de préjudices physiques psychologiques moraux ou mentaux des détenus"


Source Abdessadak Elbouchattaoui, avocat des la défense des détenus du MCRifain
Labbas Sbai La responsabilité de ce comportement humiliant à l'égard des Rifains est claire et indiscutable :c'est l'Etat marocain habitué depuis un siècle à commettre de tels crimes et pires encore. ..oui l'administration d'Oukacha exécute mais sous les ordres qui viennent d'en haut,très haut

SDF : le Secours catholique et la Fondation Abbé Pierre fustigent "l'indécence" de Castaner




Christophe Castaner a visé les sans-abri "refusant d'être logés".
Christophe Castaner a visé les sans-abri "refusant d'être logés". - Patrick KOVARIK / AFP
Après la sortie de Christophe Castaner sur les sans-abri "refusant d'être logés", le Secours catholique et la Fondation Abbé Pierre demandent au ministre et patron de LREM "un peu de dignité".
Vendredi 29 décembre, début d'après-midi. Christophe Castaner, nouveau patron de la République en marche et toujours ministre, s'exprime en duplex sur BFMTV pour commenter le bilan d'Emmanuel Macron sur la question des sans-abri. Celui qui ne voulait plus personne dans la rue "d'ici à la fin de l'année" 2017 a en effet été rappelé à sa promesse par les associations ces dernières semaines. Mais pour Christophe Castaner, toujours en première ligne pour défendre son Président, le problème ne vient pas du gouvernement.
"La promesse de l’Etat, c’est de garantir des places d’accueil, entame-t-il. Et vous avez, à l’heure où je vous parle, encore des places d’accueil disponibles en Ile-de-France et dans les grandes villes. Peut-être pas assez, il faut un peu de temps pour améliorer cela". Et d'ajouter : "Ensuite, Il y a des femmes et des hommes qui refusent aussi, dans le cadre de maraudes, d’être logés. (...) Ce n'est pas le Président qui gère ça tout seul, ce sont tous les acteurs : les collectivités locales, les associations..."
Trop pour lesdites associations, le Secours catholique en tête. Ce dernier réagit vivement par les mots de son secrétaire général sur Twitter :
"Deux heures de maraude et une heure au 115 suffiront, M. Castaner, pour prendre la mesure de l’indécence de votre affirmation. Merci de ne pas ajouter à la souffrance des personnes sans-abri une propagande niant leur combat quotidien pour rechercher un hébergement pérenne", réplique en effet Bernard Thibaud.
L'échange ne va toutefois pas s'arrêter là. Piqué, Christophe Castaner réagit le lendemain en diffusant un récit de Libération censé confirmer ses propos, à savoir que tous les sans-abri n'acceptent pas d'être logés.
Dans cet article, Christophe Robert, délégué adjoint à la Fondation Abbé-Pierre, explique ainsi : "Bien sûr, il y a des personnes qui refusent des places quand les maraudes leur proposent. Ils nous disent : 'Laissez-moi tranquille ! Laissez-moi faire ma vie !'" Contrairement à Castaner sur BFMTV, le responsable de la Fondation raconte toutefois dans la foulée pourquoi ces hommes et femmes en viennent à refuser ces logements. Il ajoute : "Et on les comprend. On ne peut pas les obliger à se loger dans des conditions que nous n’accepterions pas nous-mêmes. C’est une question de dignité. Les gens se disent : 'Je ne suis pas comme les autres, je vais me débrouiller par moi-même.'"
Sans surprise, la Fondation Abbé Pierre n'apprécie donc pas d'être instrumentalisée ainsi par l'homme politique. Elle réagit ce 31 décembre, toujours via Twitter :
"Ça suffit, maintenant. Ce n'est pas parce que certains SDF refusent qu'on les jette dans des hangars inqualifiables d'absence d'hygiène et de violence permanente qu'il faut expliquer par ces cas marginaux l'absence de prise en compte d'une urgence considérable. Un peu de dignité, svp", écrit le compte de la Fondation en s'adressant à Christophe Castaner. Saura-t-il l'entendre, cette fois ?