samedi 17 novembre 2018

Hommage à Saïda Menebhi

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Hirak du Rif, Jerada : torture, mauvais traitements, peines de prison...

Communiqué de l'Association TAFRA pour la solidarité avec familles des détenus du mouvement populaire dans le RIF, 14 /11/2018

 Bouazza Anqi, directeur de la prison locale de ras el ma bourkayz près de Fes au Maroc et certains membres de son personnel torturent et infligent de mauvais traitements a un détenu du Hirak du Rif ...

 Ce criminel doit être dénoncé et poursuivi en justice . Source "A l'instar des bourreaux qui torturaient et exerçaient des représailles contre les détenus, le directeur [De la prison locale de Ras al Ma à Fès ],et ses assistants ont battu RADOUANE AFASSI en l'invectivant de toutes sortes de qualificatifs : " Awbach (voyous), séparatistes, enfants d'Espagnols, le parti de Zefzafi ..." le directeur ne s'est pas arrêté à ce stade, il a rapidement durci sa vengeance en ordonnant que RADOUANE AFASSI soit confiné à l'isolement pendant 5 jours ferme et à 10 jours avec sursis."

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par Rachid Oufkir , JERADA 15/11/2018.

Les verdicts à l'encontre d'un groupe de prisonniers du mouvement à JERADA

Prison ferme :


1. Abdelkhaleq MIRI 5 ans

2. Ahmed Othmani MIDOUCH 5 ans
3. Hamid HAMDAOUI 3 ans
4. Abderrahmane BERKICH 2 ans
5. Jamal MOGHLI 2 ans
6. Mohamed HOUARI 2 ans
7. Salim BOUSSETTA 2 ans
8. Samir LAHRACH 2 ans
9. Boudjemaa QESSOU 1 ans
10. Fayçal TRIBEQ 1 an
11. Hicham YOUSFI 1 an
12. Ismail KATTI 1 an
13. Kamal FEGRACH 1 an
14. Mohamed YOUSFI 1 an
15. Tawfiq HAMMADI 1 an
16. AL TOUBAGHI 2 mois
17. Mohamed BAHIA un mois de prison en sursis

jeudi 15 novembre 2018

Affaire Ben Barka, lettre au Roi du Maroc et au président de la République Française

Affaire Mehdi Ben Barka : lettre ouverte au Président de la République Française

 

Lettre ouverte conjointe des associations AMF, ASDHOM, ATMF, FMVJ/France et APADAM adressée au prédisent de la République française, François Hollande, sur le cas de Mehdi Ben Barka. DR


Monsieur le Président de la République Française,

Le 29 octobre 1965 Mehdi Ben Barka est enlevé devant la brasserie Lipp à Paris par deux policiers français. A ce jour, la vérité n’a toujours pas été faite sur les conditions exactes de la disparition forcée de l’un des principaux représentants de l’opposition marocaine et du mouvement international de la solidarité des peuples du tiers-monde, victime emblématique des années de plomb marquées par des violations graves des droits humains au Maroc.

Les questions essentielles posées par sa famille et ses amis demeurent toujours sans réponse :

- Comment est mort Mehdi Ben Barka ?
- Qui sont ses assassins ?
- Où est sa sépulture ?
- Toutes les responsabilités ont-elles été établies ? …

A l’occasion du 48ème anniversaire de l’enlèvement et de l’assassinat de Mehdi Ben Barka, nous vous adressons cette lettre pour vous demander de favoriser l’accès à la justice de tous les éléments et informations pouvant aider à la manifestation de la vérité avant qu’il ne soit trop tard - les témoins vieillissent et les éléments matériels risquent de disparaître.

L’instruction judiciaire - qui est toujours ouverte depuis près d’un demi-siècle - peine à aboutir.

 Lire : https://www.yabiladi.com/articles/details/20485/affaire-mehdi-barka-lettre-ouverte.html

Maroc. La condamnation d’un militant du Hirak doit être annulée





Les autorités marocaines doivent faire en sorte que toutes les charges contre le militant du mouvement Hirak El Mortada Iamrachen soient  abandonnées, a déclaré Amnesty International. El Mortada Iamrachen a été condamné à cinq ans d’emprisonnement pour deux messages mis en ligne sur Facebook. Cette demande intervient à la veille de l’examen en appel du verdict et de la condamnation de ce dernier par la cour d’appel de Salé (une ville proche Rabat, la capitale marocaine), prévu le 2 mai.
« Les autorités marocaines doivent abandonner toutes les charges pesant contre El Mortada Iamrachen, qui a été sanctionné pour avoir pacifiquement exprimé son opinion. Il est scandaleux qu’une personne qui se prononce en faveur de manifestations non violentes soit emprisonnée pour des commentaires mis en ligne sur Facebook, sous prétexte d’application de la législation antiterroriste », a déclaré Heba Morayef, directrice régionale du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.
Lors des manifestations du mouvement Hirak, qui ont eu lieu dans la région d’Al Hoceïma d’octobre 2016 à juillet 2017, El Mortada Iamrachen, également connu sous le nom d’Abdallah El Kassimi, s’est servi de sa page Facebook pour appeler à manifester pacifiquement et a pris part à certains rassemblements. Son avocat, Mohamed Sadkou, estime qu’il a en fait été poursuivi pour son implication dans le mouvement Hirak et que sa condamnation a été prononcée sur la foi d’éléments forgés de toutes pièces.
El Mortada Iamrachen a été arrêté une première fois à son domicile le 10 juin 2017. Son père a eu une crise cardiaque le même jour. Il est décédé quelques jours plus tard. Le jeune homme a été remis en liberté provisoire sur décision de la cour d’appel de Rabat le 22 juin 2017. Il a de nouveau été arrêté par la police en novembre suivant, après sa condamnation à cinq ans d’emprisonnement par le tribunal de première instance de Salé, qui l’avait notamment reconnu coupable d’avoir prôné des actes « constitutifs d’infractions relevant du terrorisme », pour deux commentaires mis en ligne sur Facebook en décembre 2016 et en juin 2017. Amnesty International a examiné en détail le verdict et a pu constater que les deux messages publiés sur Facebook présentés comme éléments à charge contre El Mortada Iamrachen ne constituaient en rien des appels à la violence.
Le premier de ces messages, en date du 19 décembre 2016, reprenait des informations parues sur le site d’un organe de presse en ligne concernant l’assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie et citant ce qu’avait dit le tueur au moment de son acte : « Nous mourons à Alep et vous mourez ici. »
Le second message, publié le 9 juin 2017, résumait un entretien téléphonique entre El Mortada Iamrachen et un individu se présentant comme journaliste. Dans ce message, il racontait qu’il avait répondu sur un mode sarcastique à une question de ce soi-disant journaliste, qui lui demandait s’il avait tenté de faire entrer des armes au Maroc en 2011, sur ordre du chef d’Al Qaïda Ayman al Zawahiri. Il avait répondu, disait-il, avoir effectivement reçu cet ordre d’al Zawahiri lors d’une rencontre avec lui en Afghanistan, à Tora Bora.
« C’était bien entendu dit sur le ton du sarcasme, Iamrachen n’ayant jamais mis les pieds en Afghanistan », a déclaré maître Sadkou à Amnesty International. « Personne n’irait reconnaître avoir importé illégalement des armes dans une conversation téléphonique avec un étranger. Cet échange montre tout simplement à quel point il était exaspéré par les idées fausses qui circulaient sur son compte. Iamrachen est victime d’une énorme injustice. Les éléments soumis à charge au tribunal ne devraient pas être recevables, dans la mesure où ils violent son droit à la liberté d’expression, qui est garanti par le droit marocain et par le droit international. C’est d’autant plus grave qu’il a été contraint de reconnaître les charges pesant contre lui sous la menace, parce que les enquêteurs lui disaient qu’ils allaient diffuser des photos intimes de sa femme sur Internet. »
Lors de son procès, El Mortada Iamrachen a déclaré devant le tribunal que la police l’avait menacé de diffuser des photos privées de sa femme, pour le contraindre à signer le procès-verbal d’interrogatoire. Or, le tribunal n’a pas cherché à savoir si cette accusation était fondée.
Mohamed Sadkou a également expliqué à Amnesty International que son client avait été placé à l’isolement à la prison de Salé dès novembre 2017 et qu’il s’y trouvait toujours. Sa dernière visite auprès de celui-ci remonte au 3 avril 2018.
« El Mortada a été condamné pour avoir exprimé pacifiquement son opinion », a déclaré à Amnesty International Maâti Monjib, président de Freedom Now, association qui s’est donnée pour mission la défense de la liberté d’expression au Maroc.
« Il s’agit d’un procès non équitable fait à un libre penseur. Pour ajouter à son malheur, il est emprisonné dans des conditions déplorables. »
Né en février 1987 dans la région d’Al Hoceïma, El Mortada Iamrachen a grandi dans un milieu religieux et conservateur. Il est devenu imam, partisan de la non-violence très écouté dans sa région natale.
Le gouvernement marocain doit respecter les obligations qui sont les siennes en matière de protection du droit à la liberté d’expression, au titre de l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), dont le Maroc est signataire. Certes, le droit international relatif aux droits humains permet aux États d’imposer des restrictions à l’exercice du droit à la liberté d’expression dans la poursuite de certains objectifs légitimes, comme la protection de l’ordre public ou de la sécurité nationale, mais il incombe aux autorités de prouver que ces restrictions sont nécessaires et proportionnées à la réalisation de l’objectif poursuivi. En tout état de cause, l’emprisonnement constitue une restriction disproportionnée à l’exercice du droit à la liberté d’expression.
Publié le 02.05.2018
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mercredi 14 novembre 2018

Pétain, bourreau en chef du peuple marocain du Rif








Après l’hommage rendu par le président Macron, le 7 novembre à Charleville-Mézières, à Pétain et à ses “qualités de soldat”, Alain Ruscio rappelle que ce dernier, entre Verdun et Vichy, fut également responsable de la mort de milliers de civils marocains dans le Rif, en 1925 et 1926.

En 1921, Mohammed ben Abdelkrim El-Khattabi, couramment appelé Abd el-Krim, un Rifain issu d’une grande famille, vivant dans la partie du Maroc sous contrôle de Madrid, lève l’étendard de la révolte contre le colonialisme espagnol. Puis, en avril 1925, la guerre se généralise. La France coloniale, qui occupe la plus grande partie du pays, mène une guerre impitoyable contre les insurgés. Cet épisode, connu sous le nom de “guerre du Rif”, sera un des premiers grands affrontements entre une population en armes et deux grandes puissances, préfiguration de toutes les guerres de libération nationale du siècle.
 
Mohamed ben Abdelkrim el-Khattabi en couverture du Times, 1925

Dans un premier temps, la guerre est menée, côté français, par le maréchal Hubert Lyautey, qui occupe depuis 1912 le poste de Résident général. Mais l’armée française piétine. Aux yeux du pouvoir politique parisien, Lyautey est un administrateur hors pair, mais a-t-il les qualités d’un guerrier impitoyable ? C’est alors que naît au sein du gouvernement dit du Cartel des gauches cette prodigieuse idée : faire appel à celui qu’on appelle le « vainqueur de Verdun ». Cette mission a également une signification diplomatique : la seule parade imaginable est de sceller un pacte avec les Espagnols, politique à laquelle Lyautey était hostile. C’est donc un gouvernement de gauche qui va entamer le processus de coopération avec l’une des premières dictatures d’extrême droite d’Europe (le général Miguel Primo de Rivera avait pris le pouvoir par un coup d’État en septembre 1923).
Fin juillet 1925, ont lieu de premiers entretiens Pétain-Primo de Rivera. C’est à cette occasion, semble-t-il, que Pétain rencontrera pour la première fois Francisco Franco, alors colonel et patron de la Bandera, la Légion espagnole. Les deux hommes avaient des convictions communes. Nul doute que cette rencontre scellera, sinon une amitié, du moins une complicité, qui se confirmera en mars 1939 quand, Franco devenu maître de l’Espagne, Pétain sera envoyé près de lui comme ambassadeur !
La presse conservatrice, qui critique discrètement Lyautey depuis le début de l’offensive d’Abd el-Krim, exprime son « soulagement » (Le Figaro, 17 juillet 1925). Le sens de la mission Pétain est net : « Il faut renforcer les effectifs, il faut de l’aviation, il faut intensifier notre action » (Le Petit Journal, 17 juillet 1925).


L’initiative concertée peut commencer : les Espagnols débarquent au nord (Alhucemas, 8 septembre 1925) pendant que les Français attaquent Abd el-Krim par le sud. Lors de l’hiver 1925-1926, le territoire d’Abd el-Krim fait désormais figure de forteresse assiégée.
Comme il l’avait promis, Pétain mène une guerre de grande envergure. Le gouvernement lui a accordé les moyens demandés. Alors qu’en juillet, Lyautey n’avait obtenu que deux bataillons de renforts, le nouveau commandant en chef en obtient trente-six ! Début 1926, la guerre prend une autre dimension. Les Français alignent quarante-huit bataillons, dix-sept batteries, deux compagnies de chars et trois escadrilles d’avions. Les armes chimiques font désormais partie de l’arsenal français. Comme l’écrira, presque au terme des combats, le général Niessel, Inspecteur général de l’aéronautique : « Nous exécutons sur le front nord du Maroc de véritables opérations de guerre » (Revue de Paris, 1er février 1926).
L’offensive finale est déclenchée le 8 mai 1926. Finalement, face à la supériorité mécanique des armées française et espagnole, Abd el-Krim se soumet, le 26 mai. La presse conservatrice exulte : « La fin de l’aventure marocaine. Abd el-Krim s’est rendu. Il s’est réfugié dans nos lignes » (Le Figaro, 27 mai)…
Si l’armée espagnole a subi lors de cette guerre de lourdes pertes (13 000 à 19 000 morts), si l’armée française a vu 12 000 hommes mourir (dont 9 000 auxiliaires marocains, algériens, sénégalais ou présentés comme tels), on ne connaît pas les chiffres des pertes rifaines. Certaines sources, invérifiables, évoquent la mort de 100 000 personnes. Mais, au sein de cette masse, combien de combattants ? Et combien de civils morts sous les bombardements de l’armée de la République française ? Combien – question qui fâche – sont morts de leurs brûlures du fait de la guerre chimique espagnole et française ?
Voilà une « glorieuse épopée » à laquelle le nom de Philippe Pétain restera attaché. Entre les fusillés pour l’exemple de 1917 et les juifs envoyés dans les camps en 1942, il y eut les Marocains fauchés par milliers en 1925-1926.

Alain Ruscio est historien, il a notamment dirigé l’ Encyclopédie de la colonisation française, 4 volumes, Les Indes Savantes, 2016-2019.


318 6 2 G+ A- A+ Archives Liens Contact INVESTIG'ACTION L'info n’est pas un luxe, c’est un droit Faites un don ! Français Castellano english عربي Italiano à la une Nous Analyses et témoignages Vidéos Agenda Editions d’Investig’Action Êtes-vous toujours inscrit à notre newsletter ? Il se pourrait que vous ne le soyez plus. En effet, pour nous mettre en conformité avec le RGPD, nous avons dû reconstituer partiellement nos listes d'abonnés. Vérifiez ici si vous ne devez pas vous ré-inscrire. Pétain, bourreau en chef du peuple marocain du Rif 14 Nov 2018 Alain Ruscio Après l’hommage rendu par le président Macron, le 7 novembre à Charleville-Mézières, à Pétain et à ses “qualités de soldat”, Alain Ruscio rappelle que ce dernier, entre Verdun et Vichy, fut également responsable de la mort de milliers de civils marocains dans le Rif, en 1925 et 1926. En 1921, Mohammed ben Abdelkrim El-Khattabi, couramment appelé Abd el-Krim, un Rifain issu d’une grande famille, vivant dans la partie du Maroc sous contrôle de Madrid, lève l’étendard de la révolte contre le colonialisme espagnol. Puis, en avril 1925, la guerre se généralise. La France coloniale, qui occupe la plus grande partie du pays, mène une guerre impitoyable contre les insurgés. Cet épisode, connu sous le nom de “guerre du Rif”, sera un des premiers grands affrontements entre une population en armes et deux grandes puissances, préfiguration de toutes les guerres de libération nationale du siècle. Mohamed ben Abdelkrim el-Khattabi en couverture du Times, 1925 Dans un premier temps, la guerre est menée, côté français, par le maréchal Hubert Lyautey, qui occupe depuis 1912 le poste de Résident général. Mais l’armée française piétine. Aux yeux du pouvoir politique parisien, Lyautey est un administrateur hors pair, mais a-t-il les qualités d’un guerrier impitoyable ? C’est alors que naît au sein du gouvernement dit du Cartel des gauches cette prodigieuse idée : faire appel à celui qu’on appelle le « vainqueur de Verdun ». Cette mission a également une signification diplomatique : la seule parade imaginable est de sceller un pacte avec les Espagnols, politique à laquelle Lyautey était hostile. C’est donc un gouvernement de gauche qui va entamer le processus de coopération avec l’une des premières dictatures d’extrême droite d’Europe (le général Miguel Primo de Rivera avait pris le pouvoir par un coup d’État en septembre 1923). Fin juillet 1925, ont lieu de premiers entretiens Pétain-Primo de Rivera. C’est à cette occasion, semble-t-il, que Pétain rencontrera pour la première fois Francisco Franco, alors colonel et patron de la Bandera, la Légion espagnole. Les deux hommes avaient des convictions communes. Nul doute que cette rencontre scellera, sinon une amitié, du moins une complicité, qui se confirmera en mars 1939 quand, Franco devenu maître de l’Espagne, Pétain sera envoyé près de lui comme ambassadeur ! La presse conservatrice, qui critique discrètement Lyautey depuis le début de l’offensive d’Abd el-Krim, exprime son « soulagement » (Le Figaro, 17 juillet 1925). Le sens de la mission Pétain est net : « Il faut renforcer les effectifs, il faut de l’aviation, il faut intensifier notre action » (Le Petit Journal, 17 juillet 1925). L’initiative concertée peut commencer : les Espagnols débarquent au nord (Alhucemas, 8 septembre 1925) pendant que les Français attaquent Abd el-Krim par le sud. Lors de l’hiver 1925-1926, le territoire d’Abd el-Krim fait désormais figure de forteresse assiégée. Comme il l’avait promis, Pétain mène une guerre de grande envergure. Le gouvernement lui a accordé les moyens demandés. Alors qu’en juillet, Lyautey n’avait obtenu que deux bataillons de renforts, le nouveau commandant en chef en obtient trente-six ! Début 1926, la guerre prend une autre dimension. Les Français alignent quarante-huit bataillons, dix-sept batteries, deux compagnies de chars et trois escadrilles d’avions. Les armes chimiques font désormais partie de l’arsenal français. Comme l’écrira, presque au terme des combats, le général Niessel, Inspecteur général de l’aéronautique : « Nous exécutons sur le front nord du Maroc de véritables opérations de guerre » (Revue de Paris, 1er février 1926). L’offensive finale est déclenchée le 8 mai 1926. Finalement, face à la supériorité mécanique des armées française et espagnole, Abd el-Krim se soumet, le 26 mai. La presse conservatrice exulte : « La fin de l’aventure marocaine. Abd el-Krim s’est rendu. Il s’est réfugié dans nos lignes » (Le Figaro, 27 mai)… Si l’armée espagnole a subi lors de cette guerre de lourdes pertes (13 000 à 19 000 morts), si l’armée française a vu 12 000 hommes mourir (dont 9 000 auxiliaires marocains, algériens, sénégalais ou présentés comme tels), on ne connaît pas les chiffres des pertes rifaines. Certaines sources, invérifiables, évoquent la mort de 100 000 personnes. Mais, au sein de cette masse, combien de combattants ? Et combien de civils morts sous les bombardements de l’armée de la République française ? Combien – question qui fâche – sont morts de leurs brûlures du fait de la guerre chimique espagnole et française ? Voilà une « glorieuse épopée » à laquelle le nom de Philippe Pétain restera attaché. Entre les fusillés pour l’exemple de 1917 et les juifs envoyés dans les camps en 1942, il y eut les Marocains fauchés par milliers en 1925-1926. Alain Ruscio est historien, il a notamment dirigé l’ Encyclopédie de la colonisation française, 4 volumes, Les Indes Savantes, 2016-2019. Source : Histoire coloniale A lire aussi : Vous m’avez fait le don infiniment précieux de la pauvreté Annie Lacroix-Riz : “collabos de gauche et résistants de droite”? L’œuvre négative du colonialisme français aux Antilles : la production et la reproduction d’une pigmentocratie Derniers articles d'Investig'Action : Chris Hedges La crucifixion de Julian Assange Alain Ruscio Pétain, bourreau en chef du peuple marocain du Rif Jean-Pierre Page Sri Lanka : « rétablir » la vérité ! Redaction de Notre Amerique / Paulo Correia Résister c’est progresser Dernières vidéos : Michèle Janss Commémorations de la fin de la guerre 14-18 Michel Collon Salon du livre à Beyrouth: La Belgique censure Michel Collon. Mais le débat aura lieu ! 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mardi 13 novembre 2018

Pourquoi l'Algérie refuse les appels au dialogue du Maroc




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    © Fadel Senna, AFP | Des femmes dans les rues de Laâyoune, la ville principale du Sahara occidental, le 3 novembre 2018.

    L'Algérie n'a pas répondu à l'appel au dialogue lancé par le roi du Maroc, Mohammed VI. La politologue Khadija Mohsen-Finan décrypte pour France 24 les dessous d'une relation plombée notamment par le contentieux sur le Sahara occidental.

    Enlisés dans un contentieux sur le Sahara occidental qui dure depuis plus de 40 ans, l’Algérie et le Maroc sont encore loin de renouer. L’appel du roi marocain Mohammed VI à un dialogue "direct et franc" avec l’Algérie, la semaine dernière, n’a toujours pas suscité de réponse côté algérien.
    Dans un discours à la télévision marocaine, le monarque a proposé le 6 novembre la création d'un "mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation" afin d'améliorer les relations entre Rabat et Alger, plombées par le contentieux territorial.
    La frontière entre les deux pays est fermée depuis 1994, et la dernière rencontre entre les chefs d'État remonte à 2005. Depuis, silence radio côté algérien, voire fin de non-recevoir. "Cette offre douteuse (…) est un non-événement qui ne mérite pas de réponse formelle", a indiqué "une source autorisée" algérienne au site algérien TSA.
    Ce silence est loin d’étonner Khadija Mohsen-Finan, politologue spécialiste du Maghreb et enseignante à l’université de Paris 1, contactée par France 24. La chercheuse y voit deux principales raisons. "L'Algérie vit un temps d’incertitude politique, avec l’annonce d’un possible cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika affaibli, qui se présenterait aux élections d’avril prochain. Dans ce contexte d’incertitude, on ne sait pas bien quels interlocuteurs vont gérer à l’avenir ce dossier des relations entre les deux pays : l’armée, la présidence ? Cela peut expliquer l’absence de réponse algérienne."

    Garder un pouvoir de négociation
    D’autre part, relève-t-elle, des discussions doivent débuter début décembre à Genève sous l’égide de l’ONU pour avancer sur la question du Sahara Occidental, avec les principaux acteurs du conflit : le Maroc, l’Algérie, le Front Polisario (mouvement politique qui milite pour l'indépendance du Sahara occidental) et la Mauritanie. Et, dans ce contexte, l’Algérie a tout intérêt à ne pas réagir à chaud pour garder un pouvoir de négociation au moment où s’ouvriront ces discussions, qui étaient bloquées depuis 2012.
    Le dossier est miné depuis des décennies, avec pour point de départ le 6 novembre 1975, jour où 350 000 Marocains entreprenaient, à l'appel de leur roi Hassan II, de marcher sur le Sahara occidental, à l'époque sous occupation espagnole, au nom de l'appartenance de ce territoire au Maroc. Une "marche verte" chaque année commémorée par le royaume, au grand dam de l’Algérie.
    Après le départ des Espagnols, le Polisario, soutenu par l'Algérie, a proclamé en 1976 une République arabe sahraouie démocratique (RASD) et réclame un référendum d'autodétermination. Rabat, qui contrôle 80 % de l'ancienne colonie, considère cette région comme partie intégrante de son territoire et propose comme solution de "compromis" une autonomie sous sa souveraineté. 

Mohamed VI s'est endormi à trois reprises.


Le roi du Maroc, Mohamed VI, s'est endormi à trois reprises lors du discours du président Emmanuel Macron à l'occasion du
 centenaire de l'Armistice, qui a mis fin à la Première Guerre mondiale. Fatigue, médicaments ou simplement ennuyé par le discours? Les Marocains se le demandent sur les réseaux sociaux.
(Chronique du lundi sur Radio Art-Mada) 

  Macron a déclaré dimanche devant 70 chefs d’Etat : "Faisons le serment de placer la paix plus haut que tout. » Magnifique, superbe, éloquent. Sauf que...


L’image contient peut-être : 38 personnes, foule Alors que le Président tenait ces propos, au même moment, un classement était rendu public : la France se place à la troisième place mondiale en matière de ventes d’armes. Entre le discours et la réalité, un sacré fossé d’hypocrisie.

Mais revenons aux cérémonies du 11 novembre.
Ça devait être la der de la der. Et il y a eu la Shoah, les camps, les dizaines de millions de victimes pendant la Seconde guerre mondiale.
Ça devait être la der de la der de la der. Et il y a eu les guerres au Vietnam, en Algérie.
Ça devait être la der de la der de la der. Et il y a eu les millions de morts en Irak, en Syrie, au Yémen.
ça devait être la der après Hiroshima. Et la menace d'une guerre nucléaire plane sur le monde. Si nous n'y prenons garde, il n' y aura plus de der de la der, car la planète aura disparu en fumée.


Lettre ouverte à Mme Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la Justice

Lettre ouverte signée par plusieurs organisations dont la LDH

La décision de la direction de l’administration pénitentiaire de ne pas renouveler la convention la liant au Genepi met cette association étudiante en péril. Considérant que « le rôle du Genepi est essentiel pour le respect de la dignité (des personnes détenues) comme pour notre démocratie » de nombreuses associations et personnalités demandent à la garde des Sceaux de rétablir cette convention.
Le Genepi est une association étudiante œuvrant auprès des personnes incarcérées depuis 42 ans. Le 20 septembre 2018, la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a annoncé de manière brutale au Genepi le non-renouvellement de la convention qui les liait. Suite à cette décision, ses bénévoles se sont déjà vu refuser l’accès à de nombreux établissements pénitentiaires dans toute la France entraînant un arrêt des activités auprès des personnes incarcérées. Cette décision menace aujourd’hui la raison d’être, le décloisonnement du monde carcéral, et l’existence même du Genepi en remettant en cause son fonctionnement, sa liberté d’expression et son indépendance.
Cette volonté de faire taire une association qui compte plus de 800 jeunes bénévoles nous choque. Elle constitue un très mauvais signal pour encourager l’engagement de la jeunesse dans les associations.

Lire : https://www.ldh-france.org/lettre-ouverte-a-mme-nicole-belloubet...

lundi 12 novembre 2018

Le festival Migrant’scène “interdit” par les autorités

09/11/2018 Tanger
 
Les autorités tangéroises n’ont fourni aucun motif pour justifier cette interdiction, d’après le Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM). Les organisateurs disent n’avoir reçu aucune notification écrite.

Le festival Migrant’scène devait se tenir à Tanger du 5 au 10 novembre. / DR

Les autorités marocaines ont interdit la tenue de la 9e édition du festival Migrant’scène, qui se produit du 5 au 10 novembre à Tanger, d’après l’agence EFE. Des sources du Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM), coorganisateur de l’évènement avec la compagnie d’art DABATEATR, ont indiqué à l’agence EFE que le caïd (agent d’autorité) du 4e arrondissement de Tanger avait notifié au GADEM que le festival avait été «interdit par les autorités», sans présenter aucun écrit dans ce sens.

Une décision que l’association considère comme «une atteinte irresponsable à la liberté d’expression et de création artistique». Les organisateurs n’ont décidé de rendre publique cette interdiction qu’hier soir seulement. «Le caïd du 4e arrondissement qui a informé les partenaires du GADEM de cette interdiction a notamment déclaré qu’il ne tolérerait pas à Tanger les activités, selon ses dires, ‘d’une association gauchiste venue de Rabat, et qui attaque le gouvernement’», ont indiqué des membres de l’association sur Facebook.
Lire : https://www.yabiladi.com/articles/details/70855/tanger-festival-migrant-scene-interdit-autorites.html 
«Ces motifs fallacieux ne justifient en aucun cas l’interdiction d’une activité culturelle organisée par une association exerçant de manière régulière, et qui a toujours respecté les procédures usuelles de déclaration», ont-ils ajouté.

«Nous n’avons aucune idée des vraies raisons de cette décision»

«On avait déjà un certain nombre d’indices depuis mardi, lorsque le caïd est venu dire que cette activité était interdite. Puis il est revenu mercredi – l’activité a tout de même pu se faire – en nous disant qu’il y avait eu une décision d’interdiction. A aucun moment il ne s’est adressé au GADEM», indique à notre rédaction une source proche de l’association. «On a demandé à avoir une notification écrite, ce qu’il a refusé. [Le caïd] a réclamé un délai pour se concerter avec les autorités au niveau national, soit le ministère de l’Intérieur, puis il est revenu hier matin pour dire, oralement, qu’il y avait une interdiction, sans aucune notification», ajoute-t-elle.

«Ils n’ont pas informé le GADEM directement ; ils ont informé ses partenaires pour dire qu’il fallait chasser notre association parce qu’elle était gauchiste, radicale, qu’elle tenait un discours antigouvernement…», confirme à Yabiladi Abderrahman Tlemçani, président du GADEM. «Nous n’avons aucune idée des vraies raisons de cette décision, d’autant que ce n’est pas la première, ni la deuxième édition, mais la neuvième. Est-ce que c’est en lien avec les derniers rapports dans lesquels on a pointé du doigt ce qui se passe dans les commissariats à Tanger ? On ne sait pas», regrette-t-il.

Dans un rapport sur les opérations des forces de l’ordre menées dans le nord du Maroc entre juillet et septembre 2018, le GADEM souligne notamment que «plus de 6 500 personnes [ont été] arrêtées et déplacées de force entre juillet et début septembre 2018». Le document relaie de nombreux témoignages de migrants subsahariens faisant état d’actes de maltraitance commis par les forces de l’ordre à leur encontre.

L’interdiction de ce festival intervient à un moment de crise migratoire sans précédent, précise l’agence EFE : rien qu’en 2018, le Maroc a avorté 68 000 tentatives d’émigration clandestine, tandis que plus de 53 000 personnes ont pu arriver en Espagne.


Société Publié

Tanger : Le festival Migrant’scène interdit par les autorités locales

Les autorités tangéroises n’ont fourni aucun motif pour justifier cette interdiction, d’après le Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM). Les organisateurs disent n’avoir reçu aucune notification écrite.
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Le festival Migrant’scène devait se tenir à Tanger du 5 au 10 novembre. / DR
Les autorités marocaines ont interdit la tenue de la 9e édition du festival Migrant’scène, qui se produit du 5 au 10 novembre à Tanger, d’après l’agence EFE. Des sources du Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM), coorganisateur de l’évènement avec la compagnie d’art DABATEATR, ont indiqué à l’agence EFE que le caïd (agent d’autorité) du 4e arrondissement de Tanger avait notifié au GADEM que le festival avait été «interdit par les autorités», sans présenter aucun écrit dans ce sens.
Une décision que l’association considère comme «une atteinte irresponsable à la liberté d’expression et de création artistique». Les organisateurs n’ont décidé de rendre publique cette interdiction qu’hier soir seulement. «Le caïd du 4e arrondissement qui a informé les partenaires du GADEM de cette interdiction a notamment déclaré qu’il ne tolérerait pas à Tanger les activités, selon ses dires, ‘d’une association gauchiste venue de Rabat, et qui attaque le gouvernement’», ont indiqué des membres de l’association sur Facebook.
«Ces motifs fallacieux ne justifient en aucun cas l’interdiction d’une activité culturelle organisée par une association exerçant de manière régulière, et qui a toujours respecté les procédures usuelles de déclaration», ont-ils ajouté.
«Nous n’avons aucune idée des vraies raisons de cette décision» 
«On avait déjà un certain nombre d’indices depuis mardi, lorsque le caïd est venu dire que cette activité était interdite. Puis il est revenu mercredi – l’activité a tout de même pu se faire – en nous disant qu’il y avait eu une décision d’interdiction. A aucun moment il ne s’est adressé au GADEM», indique à notre rédaction une source proche de l’association. «On a demandé à avoir une notification écrite, ce qu’il a refusé. [Le caïd] a réclamé un délai pour se concerter avec les autorités au niveau national, soit le ministère de l’Intérieur, puis il est revenu hier matin pour dire, oralement, qu’il y avait une interdiction, sans aucune notification», ajoute-t-elle.
«Ils n’ont pas informé le GADEM directement ; ils ont informé ses partenaires pour dire qu’il fallait chasser notre association parce qu’elle était gauchiste, radicale, qu’elle tenait un discours antigouvernement…», confirme à Yabiladi Abderrahman Tlemçani, président du GADEM. «Nous n’avons aucune idée des vraies raisons de cette décision, d’autant que ce n’est pas la première, ni la deuxième édition, mais la neuvième. Est-ce que c’est en lien avec les derniers rapports dans lesquels on a pointé du doigt ce qui se passe dans les commissariats à Tanger ? On ne sait pas», regrette-t-il.
Dans un rapport sur les opérations des forces de l’ordre menées dans le nord du Maroc entre juillet et septembre 2018, le GADEM souligne notamment que «plus de 6 500 personnes [ont été] arrêtées et déplacées de force entre juillet et début septembre 2018». Le document relaie de nombreux témoignages de migrants subsahariens faisant état d’actes de maltraitance commis par les forces de l’ordre à leur encontre.
L’interdiction de ce festival intervient à un moment de crise migratoire sans précédent, précise l’agence EFE : rien qu’en 2018, le Maroc a avorté 68 000 tentatives d’émigration clandestine, tandis que plus de 53 000 personnes ont pu arriver en Espagne.
Article modifié le 2018.11.09 à 16h34
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Espagne: Deux migrants marocains retrouvés morts dans une embarcation sur les côtes andalouses



MAROC,11/11/2018 

15 Marocains, dont des mineurs, se trouvaient à bord de ce bateau en provenance de Fnideq.


 
 
 
 
 
 
 
 
Joseba Etxaburu / Reuters                                      IMMIGRATION - Un petit bateau pneumatique à bord duquel se trouvaient quinze migrants marocains, dont des mineurs, a accosté samedi 10 novembre en début d’après-midi sur la plage de Vélez-Málaga en Andalousie (sud de l’Espagne). Deux migrants étaient décédés.
Selon le média espagnol ABC, l’embarcation a été repérée par des pêcheurs qui ont averti les services de secours. Parmi les 15 personnes qui voyageaient dans ce bateau à moteur, cinq ont fui, dont le skipper et le pilote du bateau, huit ont été retrouvées et prises en charge et les corps des deux migrants morts ont été déposés à l’institut médical légal. Selon la Croix Rouge, ils sont morts d’hypothermie.
Parmi les huit personnes retrouvées se trouvaient deux mineurs qui ont été transférés au centre pour enfants de Torremolinos. Six autres migrants se trouvent dans les locaux de la police du commissariat de Vélez-Málaga, selon Diario Sur.

À la dérive depuis trois jours

Les premiers à aider les survivants restés sur la plage étaient deux femmes et un homme qui pêchaient avec leur chien. 
“Quand ils ont touché la terre, ils se sont jetés hors du bateau et ils ne savaient plus où aller, ils ne pouvaient même pas marcher. Ils nous ont dit qu’ils étaient sur le bateau - un petit bateau pneumatique mesurant à peine quatre mètres de long avec un moteur hors-bord - depuis mercredi dernier, lorsqu’ils sont partis du nord du Maroc. Apparemment, ils sont tous originaires de Casablanca”, a expliqué l’un des pêcheurs à Diario Sur
“L’un d’eux ne voulait pas quitter le bateau parce que deux corps se trouvaient à bord et quand je me suis approché pour l’aider il est parti, mais ils l’ont rattrapé sur la route”, a encore déclaré le pêcheur.

Du hachisch retrouvé à bord du bateau

Selon les médias espagnols, 6 kilos de pollen de hachisch ont été retrouvés dans un sac à dos à bord de l’embarcation. La drogue pourrait avoir voyagé avec les migrants mais appartenir au pilote et au skipper du bateau.
Selon les enquêtes menées par la police nationale, le bateau est parti avec 15 Marocains depuis les côtes de Fnideq, dans la province de Tétouan au nord du Maroc, près de la frontière avec l’enclave espagnole de Sebta.
Ils sont partis à 2 heures du matin dans la nuit de mercredi à jeudi dernier. Leur intention était de débarquer près de Marbella, mais les marées les ont déviés vers l’est, où ils ont débarqué à plus de 80 kilomètres de la destination prévue.
Jusqu’à présent, cette année, le nombre de migrants ayant atteint les côtes de la région de Malaga a doublé par rapport à la même période en 2017, avec plus de 4.000 personnes, rappelle Diario Sur.