mardi 1 mai 2018

Campagne de boycott de certains produits nationaux, nouvelle révolution populaire !

Casablanca, Maroc 29/4/2018·
Manqoul , Abdelhak Serhane

La campagne de boycott de certains produits nationaux est une nouvelle révolution populaire, le renouveau du 20 Février 2011 qui a nourri la haine du peuple dans le cœur de certains hauts responsables de ce pays. Arrivée a un moment où les Marocains ont puisé toutes les formes de lutte pour retrouver leur dignité, cette campagne montre, si besoin est, qu'un peuple finit toujours par se rebeller contre la tyrannie. 

Le 20 Février a été une bonne occasion pour remettre les compteurs à zéro et engager le pays dans un véritable État de droit. Le Makhzen a louvoyé, triché, menti pour que les choses ne changent pas, pour qu'elles empirent. Des populations ont été tabassées, enlevées, torturées, emprisonnées pour revendiquer des droits élémentaires et elles ont montré, dans les pires moments de leur lutte pour la dignité, une discipline et une civilité exemplaires, malgré les matraques, les prisons, les tortures... Cette phase n'est rien d'autre qu'une lutte des classes entre ceux qui n'écoutent pas, s'enrichissent sur le dos de ceux qui souffrent en silence. La cherté de la vie, depuis le Printemps arabe, est une décision politique dans le but d'étouffer le peuple marocain qui a cité des noms dans ses manifestations et a demandé qu'on chasse les responsables de la gabegie, de la prédation et du vol des richesses du pays. Personne n'a écouté. Le système a redoublé de férocité envers ce peuple tolérant et généreux. Il ne faut pas le pousser à bout. Car au bout, on ne sait pas ce qui peut arriver. Le peuple a supporté plus qu'il n'en faut, son exploité, sa misère, son ignorance, son manque de soins, de travail et d'instruction. Ce peuple dit aujourd'hui qu'il n'en peut plus de la Hogra et de la marginalisation.
 Les responsables n'ont jamais voulu écouter. Ils ont tout fait pour détruire la société en détruisant les partis politiques, les syndicats, la presse indépendante, en achetant certains "intellectuels" et en sapant les structures mêmes de la société. Pourtant les cris du peuple ont dépassé les frontières. Ses enfants emprisonnés pour avoir revendiqué du travail, une université, un hôpital... est une honte dans l'Histoire du système de ce pays qui a un bras long pour donner aux plus riches et aux étrangers un bras court pour aider les plus démunis de son peuple. Ceci est signal de la part du peuple marocain pour "ceux" qui dirigent ce pays. Vont-ils comprendre le message et saisir le signal ou vont biaiser encore, louvoyer, jouer comme ils l'ont fait avec la révision de la Moudawana de 2011?
Je suis loin, cela ne m'empêche pas, en tant que Marocain, de joindre ma voix à la campagne de boycott et de demander, par la même occasion, la libération de Zefzafi, de ses camarades de bagne, et de tous les prisonniers d'opinion. Nous pensions avoir fini avec les années de plomb. Comme tout le reste, l'Instance Vérité et Réconciliation n'a été que de poudre aux yeux. Aux responsables je dis: "Écoutez la voix du peuple ! Respectez son destin et sa dignité ! Il vous le rendra au quintuple comme il l'a toujours fait chaque fois que vous avez eu besoin de loi !"

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