samedi 3 mars 2018

Processus de paix : Sidati appelle de Genève la communauté internationale

D.R

Le ministre sahraoui délégué pour l’Europe, Mohamed Sidati, a appelé, mercredi, à Genève, la communauté internationale à «soutenir le processus de paix à l'ONU et à respecter le droit international concernant le Sahara Occidental». Intervenant lors d'une conférence au siège du Conseil des Nations unies pour les droits de l’Homme, M. Sidati a rappelé que «le droit humain international est clair pour le Sahara Occidental, l'occupation marocaine est illégale et l'exploitation de nos ressources naturelles constitue la plus grande menace pour la paix», a indiqué un communiqué de la représentation du Front Polisario en Suisse. 
 Les efforts du Maroc visant à saper les droits du peuple sahraoui à l'UA et à l'UE est une illustration on ne peut plus claire de ses visées, et la preuve de son indisponibilité à agir de bonne foi concernant les conventions internationales relatives au Sahara Occidental, a-t-il soutenu. Déplorant la position de certains membres de l'UE qui continuent à aller dans ce sens en tentant de contourner la loi, le responsable sahraoui a rappelé les droits du peuple sahraoui réitérés par la Cours européenne de justice. Le diplomate sahraoui a exhorté la communauté internationale a soutenir les efforts de l'envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara Occidental, Horst Kohler, visant à relancer le processus de paix et à prendre des mesures claires dans le sens de l'application du Droit international au Sahara Occidental, y compris l'exercice de pressions sur le Maroc pour sa contribution constructive au processus de paix de l'ONU, à travers le respect et l'application du Droit international afin de parvenir à un règlement politique au Sahara Occidental sous l'égide de l'ONU, garantissant au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination.
 La 37e session du Conseil des Nations unies pour les droits de l’Homme est marquée par la participation d'une délégation de haut niveau qui compte l'ancien chef de la MINURSO et le ministre de la direction des relations et de la coopération en Afrique du Sud ainsi que les membres du corps diplomatique accrédités auprès du Conseil des Nations unies pour les droits de l’Homme.

Conseil de sécurité
Premier briefing de Köhler en mars

L’émissaire de l’ONU pour le Sahara Occidental, Horst Kohler, fera son premier briefing au Conseil de sécurité en mars, alors que les consultations avec les parties au conflit précédant cette réunion n’ont pas été achevées. Selon l’agenda prévisionnel du Conseil de sécurité pour le mois de mars, publié mercredi à New York, Horst Köhler présentera son premier rapport sur le Sahara Occidental en mars et sera épaulée pour cette réunion par le nouveau chef de la Minurso, Colin Stewart.


Moments forts de deux semaines d'infos sur Solidmar, du 18 février au 4 mars 2018




jeudi 1 mars 2018

AMDH : Osama D', âgé de 19 ans, condamné deux ans et demi de prison

Aucun texte alternatif disponible.Abdelhafid Esslami a ajouté 2 photos.
Association Marocaine des droits de l'homme mercredi 28 février 2018, Bureau de Guercif

La Section Guercif de l'association marocaine des droits de l'homme a été informée par le biais des contacts avec la famille du détenu, et sur des sites web selon lesquelles le détenu politique, Osama D', âgé de 19 ans, condamné deux ans et demi de détention, est en prison civile où il peut être soumis à la violence, à la torture et à des pratiques dégradantes, mis en cellule pendant une  période pouvant atteindre plus de 24 jours. Son état de santé se détériore.L’image contient peut-être : 1 personne

La section de l'AMDH indique qu' :

* Elle renouvelle sa demande d'autorisation de rendre visite aux détenus en général et aux prisonniers pour des questions politiques en particulier, afin de garantir leur statut et de contribuer à assurer le respect de leurs droits.

* Les responsables se souviendront que la torture est une infraction punissable par la loi, contenues au chapitre 22 de la constitution de 2011, qu'elle est également contraire aux obligations internationales du Maroc en tant que signataire de la " Convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants" depuis 1996 et sur le brwṭwkwl facultatif s'y rapportant depuis 2012. La torture est également contredite par les "règles types pour le traitement des détenus" en vigueur sur le plan international et national.

* Les responsables de la justice, le représentant de l'administration pénitentiaire et le procureur général sont tenus d'ouvrir une enquête impartiale et à cet effet, de fournir à l'assemblée et à l'opinion publique les faits et les mesures nécessaires pour protéger les droits du détenu politique dans la dignité, l'intégrité physique et psychologique.

Le Bureau de la succursale
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Hautes-Alpes : migrants, « 10 personnes auraient pu être retrouvées mortes dans les rues de Gap »




Hautes-Alpes : migrants, « 10 personnes devraient être retrouvées mortes dans les rues de Gap »


Hautes-Alpes : migrants, « 10 personnes devraient être retrouvées mortes dans les rues de Gap »
Photo © Tous Migrants
SOCIÉTÉ / Le Réseau Hospitalité dénonce des conditions d'accueil qui ne sont plus assurées par la préfecture. L'État réplique.

  - Hautes-Alpes - MNA,


Nouveau bras de fer entre les associations humanitaires et la préfecture des Hautes-Alpes, sur fond de débat migratoire. Le Réseau Hospitalité dénonce l’accueil réservé dans le département aux migrants n’étant pas reconnus mineurs. « Après la misère, l’esclavage ou la guerre, après la traversée périlleuse de la Méditerranée et des Alpes, c’est la rue qui est promise », selon les responsables du collectif.
10 jeunes migrants auraient dû dormir dans la rue mardi soir, selon eux, sans l’aide du Secours Catholique qui a ouvert son local afin d’installer « des matelas de fortune ».  « La préfecture et l’APPASE [gestionnaire des hébergements d’urgence dans les Hautes-Alpes] nous ont répondu qu’aucun hébergement n’est disponible », poursuit le Réseau Hospitalité. « Demain matin, 10 personnes devraient être retrouvées mortes dans les rues de Gap », n’hésite pas à avancer le collectif, qui reproche également à l’État de proposer en solution de repli des hébergements à Briançon, une marche arrière vers « une frontière militarisée, vers une montagne hostile », selon le Réseau.

L’État de droit et la protection des personnes vulnérables respectés selon la préfecture
Des accusations que rejette une par une la Préfecture des Hautes-Alpes, qui témoigne d’une demande croissante dans les hébergements d’urgence. Si plus de 140 personnes sont actuellement accueillies, « dont 90 % d’étrangers, dont la majorité en situation irrégulière », la capacité a dû être doublée ces dernières semaines face à la demande croissante. Des solutions d’accueil seraient recherchées chaque jour, selon l’organisme étatique, afin « d'éviter que les personnes vulnérables restent sans solutions ».
Ainsi, quand plus aucune place n’est disponible sur Gap, un hébergement est proposé à Briançon, « très belle commune où plus de 12.000 Haut-Alpins y vivent et des milliers de touristes viennent y séjourner ». La préfecture brosse ainsi les atouts de la 2ème ville haut-alpine, afin d’éloigner l’accusation d’une « frontière militarisée ou d’une montagne hostile ». Mais s’appuie également sur l’État de droit et la fermeté qui doit s’y appliquer : « les personnes majeures en situation irrégulière feront l’objet des mesures de droit commun : éloignement, examen des demandes d’asile… ».

Réseau Hospitalité n’épargne pas le Conseil Départemental
Ce collectif vise aussi le Conseil Départemental des Hautes-Alpes, chargé d’évaluer les personnes migrantes se présentant comme mineures et isolées. En 2017, selon la préfecture, 1.238 Mineurs Non Accompagnés ont été enregistrés par le Département, 1.069 avaient fait l’objet d’une évaluation au 31 décembre. Parmi ceux-ci, 58 % ont vu leur minorité confirmée.
Mais pour le Réseau Hospitalité, la réalité est toute autre : sur les MNA qui arrivent actuellement au sein du Conseil Départemental, plus de la moitié d’entre eux « ne sont pas reconnus mineurs alors même que certains en apportent la preuve irréfutable ». Les services du Département qui répliquent aussitôt, refusant que « la compétence de ses personnels » soit remise en cause, avançant des documents d’identité souvent falsifiés ou d’origine douteuse. Documents soumis à l’expertise de la Police Aux Frontières, sous contrôle des magistrats. Une fois les conclusions de l’évaluation établie, c’est au Procureur de considérer si oui ou non la personne qui est arrivée est bien MNA.

LA QUESTION SAHRAOUIE A LA SEMAINE ANTICOLONIALE



   LA QUESTION SAHRAOUIE A LA SEMAINE ANTICOLONIALE

       
        Depuis quelques années, nous avons réussi à inclure la question sahraouie dans    les    activités du collectif « Sortir du colonialisme » qui organise la Semaine       anticoloniale (qui s'étend cette année encore sur plusieurs semaines).
        Comme l'an dernier, nous devons nous mobiliser pour  faire connaître la question sahraouie.
        Le programme complet de la Semaine est actualisé sur le site         www.anticolonial.net. Des dépliants et  affiches sont disponibles au siège du MRAP.
        Voici quelques événements de la Semaine qui peuvent intéresser les    Sahraouis et les soutiens à la cause sahraouie :


-      Salon anticolonial les 10 et 11 mars à La Bellevilloise 21 rue Boyer Paris 20ème (métro Gambetta ou Ménilmontant). Comme les années précédentes, nous tiendrons des stands pour discuter et présenter documents, brochures, livres etc...sur le Sahara occidental. La présence de militant(e)s est recommandée du samedi à 11h au dimanche à 18h.

-      Dimanche 11 mars à 15h30 pendant le Salon anticolonial Débat sur le droit à l'autodétermination des peuples
-     Vendredi 16 mars : Regards croisés Sahara occidental-Kanaky (luttes pour l'autodétermination,  référendum...) organisés par l'AFAPREDESA, le CORELSO, l'USTKE, le MJKF au siège de la CNT 33 rue des Vignoles Paris 20ème (métro Buzenval ou Avron)
-      Samedi 17 mars à 14h: Marche des Solidarités contre le racisme et le colonialisme d'Opéra à Stalingrad (voir appel de « Sortir du colonialisme » qui a inclus le soutien à la lutte du peuple sahraoui)
-      Dimanche 18 mars de 14h à 18h : Le droit à l'autodétermination des peuples avec des militants kurdes, kanaks, sahraouis, catalans...organisé par ICD (Initiative pour un Confédéralisme démocratique) 16 rue d'Enghien Paris 10ème
-      Mercredi 20 mars à 19h : Conférence-débat Maroc-Afrique : une nouvelle donne ? Organisée par l'AMDH au CICP 21ter rue Voltaire Paris 11ème (métro Rue des Boulets)
-      Vendredi 23 mars à 18h : Mai 68 au Maghreb, en Palestine et au Moyen-Orient  (Dans le cadre du cycle « Mai 68 vu des SUDS » qui a été lancé le 2 mars à la Sorbonne) Le Maltais rouge 40 rue de Malte Paris 11ème (Métro Oberkampf). Ce serait bien que des militant(e)s sahraoui(e)s interviennent sur les luttes du peuples sahraoui dans les années 60-70.
-      Jeudi 29 mars à 19h : Soirée Poétiques de Résistance 5€ Maison de la poésie 157 rue Saint Martin Paris 3ème
       

L’arbitraire continue pour Salah Hamouri

Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme 

Incarcéré depuis le mois d’août 2017, Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, vient de voir son internement administratif prolongé de quatre mois, renouvelables. De très nombreuses voix ont demandé la libération de Salah Hamouri pour le 28 février, date de libération possible.Sans raison autre que son pouvoir discrétionnaire, le gouvernement israélien poursuit dans la voie de l’injustice la plus absolue, ignorant y compris les demandes formulées par le gouvernement français. 
Le mépris des uns pour la parole de France, la faiblesse des autres à la faire entendre ne peuvent qu’interroger gravement sur les garanties dont nous bénéficions vis-à-vis de l’arbitraire de telle ou telle puissance. Dans ces conditions, le président de la République s’honorerait en recevant, enfin, la femme de Salah Hamouri, Elsa Lefort, dans les plus brefs délais, afin de lui faire part de ses intentions.Chacun-e comprend bien, en l’espèce, que pour ses proches, sa famille et ses ami-e-s, pour toutes celles et ceux qui guident la justice, la bataille ne cessera qu’avec sa libération.
Paris le 27 février, 2018


Salah boycotte le tribunal !
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L'initiative "Accroche ton vêtement" séduit de plus en plus de villes en France.

Contre le froid et la neige, les Cergyssois accrochent des vêtements chauds dans la rue pour ceux dans le besoin

Mise en place le 3 décembre dernier, l'initiative "Accroche ton vêtement" séduit de plus en plus de villes en France.

GRAND FROID- C'est une initiative solidaire et citoyenne. Après le Canada, la Turquie et la ville de Bristol au Royaume-Uni, c'est la ville de Cergy, dans le Val d'Oise, et plus particulièrement l'association Force Comm'UNE, qui a décidé d'instaurer l'action "Accroche ton vêtement".
Le but? Accrocher des vêtements chauds (manteaux, pulls, écharpes ou encore bonnets) dans la rue, sur des arbres, des bancs, des poteaux, pour que tous ceux dans le besoin, qu'ils soient sans-abri ou non, puissent s'ils en ressentent le besoin, les décrocher. Sabrina, la fondatrice de l'association créée en novembre dernier seulement, contactée par le HuffPost, insiste sur le fait que jusque-là, en Île-de-France, rien de tel n'avait été fait.

Initiative "Accroche ton vêtement"
Côté bénévoles, on constate les résultats presque immédiatement: "Nous étions en pleine action sur le parvis de la préfecture à Cergy, en train d'accrocher des vêtements lorsque des personnes sont venues les décrocher. Voir que des personnes puissent être simplement curieuses de découvrir notre initiative pendant que d'autres, dans le besoin, en profitent, c'est un super retour!", nous confie Sabrina.
Mais c'est surtout en ayant des retours des bénéficiaires eux-mêmes que cela a un impact fort: "Dès le premier jour, nous avons eu des retours très significatifs avec plus de la moitié des vêtements qui étaient décrochés", poursuit la présidente et fondatrice de Force Comm'UNE.

La décision de la CJUE conforme au droit international et au droit humanitairee international


Smara (camps des réfugiés sahraouis), 27 fév 2018 (SPS) 

 Le président de la République, secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali a affirmé mardi que la décision de la CJUE -qui exclue les eaux territoriales du Sahara Occidental de l'accord de pêche UE-Maroc- vient confirmer sa précédente décision et s'accorde aux exigences du droit international et du droit humanitaire international.
Dans son allocution à l'occasion des festivités commémorant le 42e anniversaire de la proclamation de la RASD au camps des réfugiés sahraouis à Smara, M. Ghali a indiqué que la décision rendue aujourd'hui par la CJUE "vient confirmer sa précédente décision et s'accorde aux exigences du droit international et au droit humanitaire international", soulignant "l'importance" du consentement du peuple sahraoui par la voie de son unique représentant légal, le front Polisario, à toute exploitation des richesses naturelles sahraouies.
Cette décision "constitue une nouvelle victoire pour le peuple sahraoui et sa lutte juste mais aussi pour la légalité, les valeurs de justice et des droits de l'Homme, principes fondateurs de l'UE", a estimé le président sahraoui, réitérant son appel à la commission européenne pour "se conformer rigoureusement aux exigences de cette décision et celle qui l'avait précédée, et partant au droit européen et droit international". Il a également exhorté la Commission à s'abstenir de signer un quelconque accord avec le Maroc englobant les territoires ou les eaux territoriales du Sahara Occidental".
La CJUE a déclaré, mardi, l'accord de pêche conclu entre l’UE et le Maroc "valide" dans la mesure où il n'est pas applicable au Sahara occidental et aux eaux territoriales sahraouies.
La CJUE a jugé que, "dès lors que ni l’accord de pêche ni le protocole qui l’accompagne ne sont applicables aux eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental, les actes de l’Union relatifs à leur conclusion et à leur mise en œuvre sont valides".
La commission de l'UE avait lancé des négociations autour du nouveau protocole de l'accord de pêche UE-Maroc portant l'inclusion des eaux territoriales sahraouies, ce qui a suscité l'indignation de plusieurs pays membres de l'UE qui avaient affiché clairement leur intention de voter "non" au renouvellement de cet accord qui s'oppose à l'arrêt de la CJUE rendu en décembre 2016. (SPS)
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Pour connaitre l'opposition du Maroc:

Le Maroc brandit l'argument de la "souveraineté territoriale" et s'oppose au CJUE !

Des ateliers pour examiner davantage les voies pour mieux soutenir la résistance sahraouie


27/2/2018 
 
Des ateliers pour examiner davantage les voies pour mieux soutenir la résistance sahraouie
SMARA (Camps des réfugiés)- 

Plusieurs ateliers de travail ont été animés lors des travaux de la Conférence internationale sur la résistance politique du peuple sahraoui qui se poursuivaient lundi dans l’après-midi dans les camp de réfugiés sahraouis de Smara avec la participation des militants et défenseurs de droits de l'Homme.
Les ateliers de travail qui se déroulaient à huis-clos ont abordé des thèmes différents notamment autour des droits de l’Homme, ressources naturelles, échanges d’expériences, ainsi qu’un atelier pour la mise en place d’un plan d’action stratégique sur la base de l’approche pacifique de non-violence visant à mettre fin à la colonisation marocaine au Sahara occidental.
"Nous essayerons de mettre en place une campagne dans laquelle s’investiront tous les militants et les défenseurs de droits de l’Homme afin de contribuer à atteindre leur objectif" , a déclaré Ines Tlili membre de l’Organisation internationale de l’action non violente (NOVACT), qui  animait un workshop sur l’expérience tunisienne.
Ces ateliers ont également permis aux militants des droits de l’homme de différents pays et d’une délégation de militants sahraouis des territoires occupés, de mettre le point sur la situation actuelle et les acquis et avancées enregistrés par le peuple sahraoui, mais aussi de réitérer ses  revendications.

Lire aussi: Festivités pour la célébration de l'anniversaire de la proclamation de la RASD


"Les dernières décisions et mesures prises par l’Union africaine (UA) , la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) concernant l’exploitation des ressources naturelles par l’occupant marocain sont toutes des données encourageantes", a estimé Abdeslam Omar, président de l’Organisation  internationale pour les détenus sahraouis, soulignant l'importance de s'engager pleinement dans larges campagnes de pression sur l'occupant marocain.
"Nous voulons profiter du vécu des autres peuples pour les inclure dans notre combat pacifique" , a-t-il poursuivi, citant les luttes des peuples palestiniens contre l'occupation israélienne, sud-africain contre l'Apartheid, algérien et tunisien contre l'occupation française.

mercredi 28 février 2018

Des prisonniers politiques en geôles marocaines sont en attente de parrainages

Par Marie-Jo Fressard, solidmar, 27/2/2018


Suite à la réunion de Bruxelles : voici des associations qui parrainaient ou parrainent encore des prisonniers politiques incarcérés au Maroc



Qu’ils soient marocains, sahraouis, ou belgo-marocains, les prisonniers politiques subissent des traitements inhumains dans les prisons marocaines. S’ils ne sont pas militants au moment de leur arrestation, ils le deviennent rapidement. Mépris, humiliation, insultes et torture se reportent également sur les familles qui tentent de leur rendre visite, parfois après avoir parcouru des centaines de kilomètres, sans même pour autant avoir la certitude de rencontrer le prisonnier.



Lors de la réunion de Bruxelles, Farida Aarrass et moi-même avons évoqué ce que nous connaissions de la vie carcérale de son frère Ali et de mes amis marocains et sahraouis que je parraine. Toutes deux nous savons qu’une des pires tortures est la solitude, et que le parrainage,  même s’il a actuellement si peu de chances d’obtenir un adoucissement de leurs conditions, est l'espoir qui leur permet de tenir , et complète le peu de contact qu’ils peuvent avoir avec leur famille. Il m’a été demandé comment j’ai pu prendre contact avec les prisonniers que j’ai  parrainés, dont je parle dans mes livres.



C’est d'abord par le Comité de parrainage des prisonniers politiques marocains (CPPPM) que j’ai eu le premier contact avec Ahmed Chahid.* Le CPPPM n’existe plus.



J’ai eu le contact de Hassan Dah,** journaliste sahraoui condamné à 30 ans de prison, par Ayad Ahram de l’ASDHOM (asdhom.org) qui a mené une campagne de parrainage de prisonniers marocains et sahraouis pendant quelques années. Je lui ai écrit pour savoir si cette association s’occupe toujours de ces parrainages, j’attends la réponse.



C’est par APSO, Amis du peuple du Sahara Occidental ( ap-so.blogspot.com) que j’ai eu les coordonnées de Salek Laasairi, condamné à perpétuité.



Il existe une association qui parraine des prisonniers sahraouis. « Écrire pour les libérer ». (www.ecrirepourlesliberer.com )
Je pense qu’il est toujours possible d’obtenir un parrainage par elle. 

 

"Pour vous faire connaître écrivez nous (cf. page contact), vous recevrez un dossier complet, nom et adresse du prisonnier, coordonnées des institutions et modèles de lettres, et vous recevrez aussi une information régulière concernant les prisonniers politiques Sahraouis."

* « Marraine des deux plus anciens détenus politiques marocains » ( M-J Fressard - Edition Antidote)

** « Drôle d’occupation pour une grand-mère. Histoires de prisonniers politiques et petite histoire du conflit » ( M-J Fressard - Edition APSO)

Vient de paraître : Mains noires et pizza berbère. Une histoire d’amitié outre-Méditerranée.




Mains noires et pizza berbère.


Une histoire d’amitié outre-Méditerranée.

Un roman de Marie-Jo Fressard

A partir d'une solide documentation acquise par la publication au jour le jour d'articles sur l'évolution des droits de l'Homme malmenés au Maroc et au Sahara Occidental, sur le blog Solidmar.blogspot.com, voici  une plongée au sein d'un Maroc différent de celui qui cherche à s'imposer dans nos médias.

 Mais « vous n’avez entre les mains ni une étude académique de sociologue ou de politologue, ni un pamphlet militant. Non. Vous avez une histoire toute simple, celle de l’amitié entre deux garçons vivant de part et d’autre de la Méditerranée, celle de la rencontre de deux mondes entre lesquels plane l’ombre de la colonisation, du néocolonialisme et l’espoir de l’amitié entre les peuples ; une fiction dans laquelle toute ressemblance avec des personnes ou des faits ayant réellement existé n’est pas forcément fortuite. »

Lucile Daumas, extrait de la préface

« C’est drôle et triste, dur et joyeux. »

Souad Guennoun
***

Pour commander le livre,

Belgique : merci de verser 10 euros (= 7 euros + 3 euros de frais d’envoi) sur le compte Antidote
IBAN : BE20 0004 2359 4956  
BIC: BPOTBEB1XXX 

France envoyer un chèque à Solidarité Maroc 05,
 17 rue Jean Eymard
05000 GAP
Prix : 7€ + frais de port (1 livre 3€, 2/3 livres 4,50€, 5/6 livres 6€ ), port gratuit à partir de 10 livres

A Gap il est en vente à E’changeons le Monde, Librairie Davagnier et La Nouvelle Librairie.

www.antidote-publisher.be
Conception graphique : Cédric Rutter/1001 Cordes

Rif marocain: "Presque tous les prisonniers de la prison d'Oukacha sont torturés"



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La situation dans le Rif marocain est de plus en plus problématique. Il y aurait pas mal de personnes emprisonnées et des cas de torture, selon les membres du comité Mohsin Fikri, et sept personnes qui ont perdu la vie suite à une intervention de la police l’année dernière dans le Rif. Ce comité se mobilise ce mardi afin de sensibiliser les autorités européennes.

Selon Aissa Dmam, membre de ce comité, il est difficile de définir un chiffre exact de prisonniers : "Nous avons 47 détenus à la prison centrale de Oukacha à Casablanca et nous avons 13 mineurs à Nador. Il y a des chiffres officiels qui parlent de 400 personnes emprisonnées, mais réellement, dans les faits, ça dépasse les 1000 personnes emprisonnées. Il y a des personnes qui ont déjà retrouvé leur liberté" explique-t-il, interrogé dans Matin Première.
Selon lui, "ce sont purement des prisonniers politiques, mais le terme 'prisonniers' est peu quand on voit la manière dont ils ont été enlevés, de manière arbitraire, sans aucun respect des procédures de détention. Ce sont des personnes qui sont d’abord sorties spontanément pour réclamer leurs droits élémentaires, pour garantir un minimum de dignité et de vie humaine. Ce sont des droits élémentaires qu’ils réclament et on est dans une situation très délicate".

"Obligés de signer leurs procès-verbaux sous la torture"

"Presque tous les prisonniers d’Oukacha sont torturés et ont été obligés de signer leurs procès-verbaux sous la torture, l’intimidation et le harcèlement. Ils vivent actuellement des situations inhumaines à la prison d’Oukacha. Même le leader Nasser Zefzafi est isolé dans sa cellule depuis maintenant presque neuf mois dans une section à part. Ça veut dire qu’il n’a aucun contact avec aucune autre personne et très peu de membres de sa famille ont le droit de le voir" poursuit Aissa Dmam.
Il explique que "la contestation est toujours là, mais le problème est que la région vit sous un état de siège et d’embargo. Il y a des militaires et des policiers partout. Juste pour la ville d’Al-Hoceïma, les chiffres officiels parlent de 50 000 policiers, militaires, forces auxiliaires et toutes les autres forces de maintien de l’ordre. Pour une toute petite ville de 60 000 habitants, imaginez-vous la situation. Les gens n’osent même pas parler actuellement dans la région, surtout dans les régions d’Al-Hoceïma, d’Imzouren, de Beni Bouayach, de Tamassint et tous les villages environnants".
Le simple fait de s'exprimer comme il le fait sur les ondes d'une radio belge le met en danger, explique Aissa Dmam : "Si je retourne au Maroc, je pourrais effectivement risquer une arrestation immédiate".

"Une situation invivable"

"Ici en Europe, on essaie de sensibiliser l’opinion publique européenne à notre situation qui est très délicate. Là-bas, nos frères et sœurs du Rif vivent et traversent une grave crise sur tous les niveaux : social, économique, etc. C’est une situation en tout cas invivable. On est aussi là pour dénoncer toutes les violations des droits de l’homme qui se passent là-bas et dans tout le Maroc" dit-il encore.
Selon lui "comme ce mouvement citoyen a pris une ampleur populaire et comme toutes les couches de la société du Rif s’y sont intéressées de près, les gens se mobilisent de leur propre gré. Il faut un minimum d’organisation. Ce sont des droits élémentaires que réclament nos frères et sœurs là-bas et nous sommes ici pour les soutenir et porter leurs voix au niveau européen".
"Quand on voit la facture budgétaire qui est consacrée aux aspects sécuritaires, plus de la moitié des 21 revendications qui sont dans le dossier revendicatif de ce mouvement citoyen du Rif auraient pu déjà été résolues" conclut Aissa Dmam.