jeudi 31 mai 2018

Serviteurs de l'occupant marocain


 
La Commission européenne négocie avec le Maroc sur les affaires au Sahara Occidental. Et transcende le droit européen 

Par Fabian Wagner

Ce fut une étape importante pour les Sahraouis, comme les juges de la Cour européenne de justice n'auraient pu le dire plus clairement
: le Sahara occidental ne peut pas être considéré comme faisant partie du Maroc, décrété en décembre 2016. Tout ce qui doit être fait dans la région a besoin du "Consentement du peuple sahraoui" - non seulement selon la loi internationale mais aussi européenne.Jusqu'à présent, la Commission européenne n'en semble pas trop dérangée. Elle négocie actuellement des accords commerciaux avec le Maroc relatifs au Sahara occidental. Le Maroc est l'un des partenaires les plus importants d'Europe sur le continent africain. Seulement 14 kilomètres séparent le pays nord-africain du sud de l'Espagne. Commerce, migration, sécurité,  dans tous ces domaines, il existe une dépendance mutuelle et un besoin de coopération. L'Espagne et la France ont des relations particulièrement étroites avec le royaume, mais aussi le lien avec l'Allemagne est bien plus étroit que largement connu.Fidèle à la devise «Ce qui ne convient pas est adapté», la Commission interprète simplement le jugement de l'EUJ. Le verdict de la cour avait parlé du consentement du peuple sahraoui comme base nécessaire à toute action au Sahara occidental. Cependant, la Commission ne parle que de «consultations» avec la «population locale» - une situation beaucoup plus facile à comprendre et beaucoup plus agréable pour l'UE. Quiconque a participé aux "consultations" en cours de la Commission était longtemps confus. Au moins, le gouvernement danois a appris qu'il n'était même pas prévu de publier une liste des groupes consultés.Pourquoi le secret, se demandait l'organisation non gouvernementale Western Sahara Resource Watch (WSRW). L'ONG est basée à Bruxelles et travaille dans plus de 40 pays pour sensibiliser aux droits de l'homme et aux problèmes environnementaux au Sahara Occidental. À la mi-mai, elle a organisé un voyage d'information et de recherche à Bruxelles. Après de nombreuses réunions avec des représentants de la plupart des factions, elle a finalement réussi à voir la liste mystérieuse des organisations consultées. Et les soupçons du Groupe ont été confirmés : le bref document, à l'exception de quelques organisations respectueuses des droits de l'homme, a cité les intérêts marocains comme protagonistes. Il comprenait également le WSRW, bien qu'il n'ait jamais été formellement invité à des consultations.




mercredi 30 mai 2018

info importante concernant le procès des 3 de Briançon x

info importante concernant le procès des 3 de Briançon


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Annette RIT 



contrairement à ce que a pu laisser entendre la presse aujourd'hui,
le procès des 3 de Briançon aura bien lieu demain jeudi à Gap,
ne serait-ce que pour faire lever l’assignation à résidence.

Soutien pour les "3 de Briançon", 30 et 31 mai, par les délinquants solidaires



À



Le 31 mai à Gap devant le tribunal à partir de 8h30
. Café et petit déjeuner
. Possibilité pour ceux qui le souhaitent de rentrer dans la salle d'audience (40 places)
. Thèmes des animations de la matinée : le parcours des migrants de Bardonnechia à Gap. Et l'histoire d'un procès inique. Nous reprendrons ce qui a été fait et dit le 28 avril pour la Marche de l'Hospitalité avec l'aide de comédiens, conteurs, musiciens...
. Grand pique-nique

mardi 29 mai 2018

Le paradoxe de notre “bonne conscience” ...

Le paradoxe de notre “bonne conscience” ...

Adala UK "extrêmement préoccupée" par les détentions arbitraires de journalistes sahraouis par les autorités marocaines


Londres, 26 mai 2018(SPS)

 L’organisation basée à Londres qui se consacre  aux droits de l’Homme au Sahara occidental occupé, Adala Uk, s’est dit  "extrêmement  préoccupée" par l’ampleur des intimidations et de détentions  arbitraires marocaines contre des journalistes sahraouis.
Dans un dernier rapport publié cette semaine, l’ONG a relevé que les  autorités marocaines poursuivent leurs attaques contre les journalistes  afin de les empêcher de signaler les violations des droits de l’Homme  commises par les forces marocaines dans les territoires occupés du Sahara  occidental.
Adala Uk cite en exemple le cas du journaliste sahraoui, Laaroussi Ndour,  arrêté le 2 mai 2018 et privé de son droit d’avoir une représentation  légale, et du droit de contacter sa famille.
Avant même son arrestation, au cours des dernières années, Laaroussi a été  harcelé et menacé par la police marocaine et a été victime de violences  policières, notamment après avoir assuré la couverture médiatique du procès  injuste des prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik.
Pendant sa détention, le journaliste a été torturé et forcé à signer des  aveux sous la torture. Le 21 mai, Laaroussi a été condamné à trois mois de  prison.
La journaliste sahraouie Salha Boutinguiza a été, à son tour, arrêtée  pendant qu’elle couvrait le procès de Laaroussi.
Adala UK souligne que les autorités marocaines savent que les journalistes  sahraouis sont "souvent la seule source d'information sur les violations  des droits de l’Homme par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara  occidental", les médias internationaux et les observateurs étant  fréquemment privés d'accès dans la région.
Afin de les faire taire et de les empêcher de mettre à nu les dépassements  marocains, Rabat cible systématiquement les journalistes sahraouis, affirme  Adala UK.
"Les journalistes sahraouis, pour la plupart autodidactes et travaillant  avec peu de ressources, sont dans une position extrêmement vulnérable et  sont persécutés, soumis à des arrestations et à des détentions arbitraires  et poursuivis pour des accusations criminelles falsifiées et condamnés sur  la base d’aveux faits sous la contrainte et même la torture", dénonce  l’organisation.
Elle rapporte que d'autres journalistes sahraouis purgent actuellement des  peines de prison en raison de leur activisme médiatique, tels que Salah  Eddine Bassir, Al Mohamed Salem Meyara et Mohamed El-Gomai.
Les deux derniers sont en grève de la faim depuis le 2 mai pour protester  contre "les traitements inhumains" dont ils sont victimes et l'acharnement  marocain contre les journalistes sahraouis.
Adala UK note que les journalistes les plus ciblés sont ceux qui couvrent  les manifestations revendiquant l'indépendance du Sahara occidental et  celles qui contestent l'exploitation illégale des ressources naturelles des  territoires occupés par le Maroc.
"En l'absence d'autres mécanismes de surveillance des droits de l'homme,  les journalistes sahraouis sont la principale source d'information et de  documentation sur les violations des droits de l'homme commises dans les  territoires occupés du Sahara occidental", a souligné l’ONG.
Ces journalistes risquent leurs  sécurité et liberté pour filmer et  partager des vidéos de manifestations pacifiques et de répression policière  contre des civils sahraouis, poursuit le rapport.
Adala Uk a exhorté le gouvernement marocain à libérer tous les  journalistes sahraouis, les militants politiques et les défenseurs des  droits de l'homme, détenus arbitrairement.(SPS)
020/090/700

Addis-Abeba : une délégation marocaine exclue d’une réunion de l’UA














L’Union africaine (UA) a décidé ce samedi d’interdire l’entrée de tous les membres d’une délégation marocaine, ayant tenté de s’introduire de force à la réunion des ministres des Affaires étrangères de quinze Etats africains dont la République arabe sahraouie démocratique (RASD), concernée par la consultation autour du thème de la réforme institutionnelle de l’UA, en vertu de la résolution 687 issue du dernier sommet d’Addis-Abeba, rapporte l’Agence de presse sahraouie (SPS).
La réunion qui s’est tenue à Addis-Abeba, en présence d’une délégation sahraouie conduite par le ministre de l’Eau et de l’Environnement, Brahim Mokhtar, a été retardée de deux heures, en raison d’une tentative de la délégation marocaine de s’introduire de force dans la salle, suscitant l’indignation des délégations présentes et des responsables de la Commission africaine.
Après la tentative de la Commission africaine de convaincre la délégation marocaine que leur pays n’était pas convié à cette réunion dont la consultation concerne quinze États seulement, conformément à l’alinéa 3 de la résolution 687, issue du sommet des chefs d’État et de gouvernement en janvier 2018, le Maroc a indiqué qu’il est «déterminé à participer à la réunion aux côtés des quinze États concernés par le thème de la réforme, dont la RASD».
Selon des sources informées citées par SPS et reprises par l’APS, la présidente du Conseil exécutif de l’UA, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, a décidé de «mettre fin aux provocations du Maroc et son attitude non diplomatique», en procédant à un changement de salle et en renforçant les mesures sécuritaires pour interdire l’entrée des membres de la délégation marocaine.
Le Maroc a échoué une fois encore à imposer ses choix à l’UA, alors que le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mohamed, et la présidente du Conseil exécutif de l’UA ont déploré le retard accusé dans la tenue de la réunion, ont ajouté les mêmes sources.
La réunion consultative portera sur l’examen des nouveautés à apporter dans la mise en œuvre du projet de réforme de l’UA et les questions relatives au budget et aux finances, des questions prioritaires définies lors du sommet de l’UA et des Communautés économiques régionales, et ce conformément au principe de dépendance et d’intégration.
La RASD participe à la réunion à la tête d’une délégation dirigée par le ministre de l’Eau et de l’Environnement, Brahim Mokhtar Boumakhrouta, accompagné par Lamine Baali, ambassadeur du Sahara Occidental en Ethiopie et à l’UA, et Dadi Essalek, attaché de presse culturel à la Délégation sahraouie auprès de l’Ethiopie et de l’UA.
Le groupe des quinze Etats concernés par la consultation sur la réforme institutionnelle de l’UA est composé de trois pays de chaque région, proposés par les cinq territoires. La République sahraouie a bénéficié de la confiance de la région de l’Afrique du Nord, ainsi que de l’Algérie et de l’Egypte pour jouir de la qualité de membre dans ce groupe.
R. I.

Ressources du Sahara Occidental : le Parlement européen respectera la légalité internationale


 Parlement européen légalité internationale Sahara Occidental
Le vice-président du Parlement européen, Fabio Massimo Castaldo, a affirmé que le Parlement européen s’érigera contre toute décision contraire à la légalité internationale qui autoriserait les pays de l’UE à exploiter les ressources du Sahara Occidental, toujours sous occupation marocaine, appelant les gouvernements européens au respect de la décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) déclarant l’accord de pêche UE-Maroc non applicable au territoire du Sahara Occidental et ses eaux adjacentes.
La déclaration de Fabio Massimo Castaldo intervenait en marge de sa participation vendredi à une conférence sous le thème «Le Sahara Occidental : de l’occupation à la spoliation des ressources naturelles» animée à Milan dans le cadre de la solidarité avec le peuple sahraoui en présence de personnalités éminentes, dont la militante du Mouvement 5 étoiles, Sara Giampietro, chargée de la surveillance des ressources naturelles dans le monde, et le coordinateur de l’Observatoire pour la protection des ressources naturelles du Sahara Occidental, Erik Hagen.
Le vice-président du Parlement européen a mis l’accent sur l’importance «d’empêcher l’exploitation de toutes les ressources du peuple sahraoui du fait que le territoire du Sahara Occidental n’a pas encore fait l’objet de décolonisation».
Il a ajouté dans ce sens que le Parlement européen déploiera tous les efforts possibles pour éviter la promulgation d’une décision contraire à la légalité internationale qui permettrait aux pays de l’UE, notamment les groupes conduits par la France et l’Espagne, d’exploiter les richesses d’un territoire encore sous occupation marocaine.
«Toute décision permettant la promulgation d’une loi inique ne passera pas au Parlement européen», a-t-il martelé.
«Si cela venait à se produire, ça sera un grave précédent qui portera atteinte aux valeurs européennes, à la démocratie et à la liberté dans le monde», a-t-il ajouté.
Pour sa part, l’ancien représentant spécial du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental, Francisco Bastagli, a souligné dans son intervention que le Maroc avait entravé par son intransigeance l’application de la légalité internationale au Sahara Occidental depuis la signature du cessez-le-feu.
Pour rappel, la CJUE avait déclaré en février dernier l’accord de pêche UE-Maroc non applicable au Sahara Occidental et ses eaux adjacentes.
La CJUE a rendu en décembre 2016 une décision selon laquelle les accords d’association et de libéralisation UE-Maroc ne sont pas applicables au Sahara Occidental, soulignant le statut «séparé» et «distinct» de ce territoire classé depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU.
R. I.

dimanche 27 mai 2018

Transparency Maroc: le boycott est un "prolongement" du Hirak











Dans un communiqué publié lundi dernier 22 mai, Transparency Maroc a décrit la campagne de boycott comme un "prolongement des mouvements du hirak du rif, de Zagora et de Jerada qui malgré avoir exprimé des revendications sociales et économiques basiques ont été affrontés avec beaucoup de violence".

Dans ce communiqué publié suite à la réunion du conseil national de Transparency Maroc samedi dernier, l'ONG considère que la "réussite du mouvement de boycott dévoile en effet un profond malaise et une prise de conscience qui devrait interpeller les autorités publiques", et critique la réaction du gouvernement qui selon elle témoigne de la régression de la liberté d'expression au Maroc.
Pour rappel, Mustapha Khalfi avait adopté un discours agressif et menaçant envers les boycotteurs, et s'était attiré un torrent de critiques, dont certaines émanaient de son propre parti politique.
L'organisation estime également que "dire que le lancement de ce mouvement est une conséquence la hausse des prix seulement est très réducteur". D'après Transparency Maroc, le mouvement du boycott résulterait surtout d'un "ras-le-bol vis à vis d'un système économique basé sur la rente et la corruption", la conséquence d'"un mariage entre le pouvoir économique et le pouvoir politique".
Transparency Maroc a par ailleurs saisi l'occasion pour critiquer "le retard dans la mise en œuvre de la stratégie nationale anti-corruption, l'absence de contrôle et de supervision dans plusieurs secteurs dont le secteur des carburants, l’absence de politique claire de gestion des conflits d’intérêt ainsi que les restrictions imposées aux activités de la société civile et à la liberté d’opinion" considérant tous ces éléments comme des preuves irréfutable que "l'état a abandonné ses obligations dans la lutte contre la rente et la corruption et que la protection des libertés publiques au Maroc est en régression"
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Une ancienne juge à la cour européenne des droits de l'homme sur la migration : à écouter !


 Françoise Tulkens, juge à la cour européenne des droits de l'homme pendant 14 ans, nous parle des lois en matière de migration.

Marée populaire: à Paris, un méli-mélo réussi



Un méli-mélo réussi !

Militants politiques et associatifs, syndiqués, simples citoyens, les opposants à la politique d’Emmanuel Macron ont défilé unis et dans une ambiance bon enfant, samedi 26 mai. Pour la première fois, la CGT se ralliait à un appel émanant d’organisations politiques et associatives. Reportage dans le défilé parisien.

Une femme embrasse un nouveau venu dans le cortège, près du camion de la CGT 92 : « Salut, on se connaît, non, mais d’où ? » Militants associatifs, syndicalistes, partisans politiques, la « Marée populaire » du 26 mai à Paris a des allures de grand forum social, où l’on rencontre des gens forcément croisés ailleurs, un autre jour, dans une manifestation pour les sans-papiers, une action pour le droit au logement ou encore un défilé pour sauver les services publics.
Un fourre-tout bariolé et festif, ouvert gare de l’Est par un concert d’Orchestre debout, formation musicale autogérée et éphémère lancée place de la République, en 2016, et qui s’achève à la Bastille au son des guitares gitanes du groupe officiant sur le char « Marée populaire ».
Dans la manifestation parisienne du 26 mai. © MG Dans la manifestation parisienne du 26 mai. © MG
 
« Pour être comptée, faut être dedans, pas sur les trottoirs », recommande une manifestante à sa copine. Dans la capitale, environ 32 000 personnes ont pris part à l’événement, selon le comptage réalisé par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont Mediapart. Selon la même source, ils étaient 39 000 à Paris le 5 mai, pour « La fête à Macron ».