samedi 30 juin 2018

Mamadou, Blessing, deux morts en dix jours à la frontière franco-italienne : Protégeons les humains, pas les frontières.





Communiqué de presse –  22 mai 2018
Ce vendredi 18 mai en fin d’après-midi, des randonneurs ont découvert le corps de Mamamdou, un migrant mort d’épuisement en tentant de passer la frontière franco-italienne. Son compagnon d’infortune a lui aussi frôlé le drame.
Il y a 10 jours, une jeune femme Nigériane, Blessing Matthew avait été retrouvée noyée dans la Durance. Elle avait été effrayée en amont par un contrôle de police.
Depuis des mois des habitants du Briançonnais sont mobilisés pour accueillir les personnes exilées dignement et pour tenter d’éviter les drames.  Chaque nuit, des solidaires, traqués eux aussi par la Police, ont veillé et porté secours aux exilés en grande difficulté dans la neige et le froid… pour que les Alpes ne soient pas une autre Méditerranée, un cimetière à ciel ouvert. 
Déjà deux drames de trop depuis la fonte des neiges… deux drames qui ne sont pas des accidents, mais bien la conséquence d’une politique mortifère. 
Aujourd’hui, c’est la politique toujours plus répressive du gouvernement, l’envoi de renforts de gendarmerie, le non-respect de la loi et le bafouement des droits humains qui obligent ces hommes et ces femmes à prendre toujours plus de risques pour éviter les contrôles de police et qui conduit à ces drames.
Rappelons que les demandeurs d’asile ne sont pas des personnes en situation irrégulière, pas plus que les mineurs isolés.
Rappelons que le fait pour une personne étrangère d’être en situation irrégulière ne constitue pas un délit.
Nous refusons que nos montagnes, constituent pour les migrants un nouvel obstacle mortel après l’enfer libyen, la traversée de la Méditerranée, et tous ces murs de la honte qui s’érigent de par le monde. 
Nous exigeons le rétablissement de l’Etat de Droit et le respect des droits des personnes étrangères qui frappent à notre porte.
Nous exigeons le respect par tous de notre devise « liberté, égalité, fraternité », à commencer par les représentants de l’Etat et les forces de l’ordre. 
Que les morts reposent en paix. Que les vivants soient protégés. Sans relâche. 

tousmigrants@gmail.com



Coupables de quoi ? Les lourdes peines au procès des Rifains du Hirak

Par M-J Fressard, Solidmar, 30/6/2018


Même lorsqu’on s’attend au pire verdict en conclusion d’un de ces procès qui s’éternisent pendant des mois au Maroc, - 9 mois en ce qui concerne le procès du Hirak du Rif- on reste abasourdi en apprenant que 53 personnes paient très cher d’avoir osé réclamer un hôpital, une université, des écoles et des emplois pour une jeunesse sans avenir. Une vie digne, simplement. Mais pour ce régime qui s’autoproclame exemplaire en matière de droits de l’Homme c’est « un complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’État » ! Délit grave qui mérite une forte sanction, voire la peine de mort.



D‘invraisemblables condamnations s’abattent donc sur ceux qui, pacifiquement ne demandaient que la justice sociale,  totalisant 259 années de prison. Des peines allant de quelques mois à 20 ans d’incarcération. Années de plomb souvent revisitées mais toujours latentes.



Le peuple marocain se montre scandalisé en apprenant le verdict, mais l'entourage gouvernemental  du roi trouve la sentence trop clémente, et regrette que Nasser Zefzafi, le meneur du Hirak, ne soit condamné qu’à 20 ans.



L’État qui est incapable d’imposer le respect des droits humains pour régler cette crise du Rif, ne montre donc  aucune intention de changer de régime.  Le roi, qui a l’habitude de rejeter sur le gouvernement la faute de tout dysfonctionnement du royaume, a limogé quatre ministres pour incompétence. Il reconnaît donc un échec dans la gestion économique de cette région, mais n’hésite pas à punir de la manière la plus inhumaine qui soit ceux qui dénoncent le même échec, le même retard à faire décoller cette région marginalisée ! Logique arbitraire typiquement alaouite !



On sait que depuis des décennies cette grande région du nord de l’Afrique,   mal aimée successivement par l’Espagne, puis par le Maroc qui en fait une terre sur-militarisée à croire qu’il a pris peur de sa réputation de région rebelle et frondeuse.



 Le malaise couvait donc depuis des générations lorsqu’en octobre 2016 s’est produit le drame horrible qui a mis le feu aux poudres : le jeune poissonnier Mohcin Fikri a été broyé dans une benne à ordures.

Les manifestations de protestation qui ont démarré dès le lendemain se sont multipliées pendant plus d’une année dans les villes du Rif, mais aussi à Rabat, Casablanca, Fès et d’autres villes marocaines et au-delà du Maroc. Les slogans dénoncent la corruption, le règne de l’arbitraire, le manque d’infrastructures, d’université, d’hôpitaux… La seule réponse à cette juste contestation sociale est la répression, la torture, la prison : un mort par grenade lacrymogène, 600 blessés, 450 arrestations, et pour 7millions de dégâts matériels.



Après un calme relatif dans les rues mais pas dans les esprits, dès la tombée du verdict du 27 juin 2018, les Rifains ont réoccupé les rues des  villes d’Al Hoceima, de Nador, Fès, Oujda, Agadir. Et comme en 2016, la contestation s’est étendue au-delà du Rif et au-delà du Maroc, et n’est pas prête à s’éteindre.



Dès que le verdict a été connu, que la population est sortie dans la rue, la répression a repris de plus belle.





jeudi 28 juin 2018

Macron donneur de leçons renie les valeurs fondamentales du droit humanitaire



27 juin 2018
Avec ses partenaires Amnesty International France, Médecins du Monde et Médecins sans Frontières, La Cimade réagit aux propos scandaleux du Président de la République.

Nos 4 associations – Amnesty International France, La Cimade, Médecins du Monde et Médecins sans Frontières – avaient déjà constaté qu’Emmanuel Macron était capable de donner des leçons d’accueil au monde et en même temps, dans son propre pays, criminaliser les bénévoles, maintenir le refoulement illégal aux frontières même de mineurs ou encore passer sous silence les brutalités infligées aux personnes migrantes et la confiscation de leurs biens.
Ses dernières déclarations critiquant les opérations de sauvetage du navire humanitaire Lifeline marquent une étape supplémentaire dans le cynisme et l’hypocrisie de la politique migratoire française mais aussi européenne.
En favorisant le refoulement et le maintien en Libye de milliers de personnes qui ont enduré des mois voire des années de privations, d’extorsion et de tortures, le Président de la République Emmanuel Macron renie les valeurs fondamentales du droit humanitaire.
En prétendant que les ONG font le jeu des réseaux de trafiquants, le Président de la République Emmanuel Macron porte une atteinte inédite à l’action de la société civile. Nos organisations sont consternées devant cette confusion de valeurs et demandent aujourd’hui à être reçues collectivement par le Président de la République.


Photographie : Sauvetage par SOS Méditerranée dans les eaux internationales au large de la Libye, octobre 2017. © Anthony Jean

Rassemblement en soutien au mouvement populaire du Rif

Rassemblement en soutien au mouvement populaire du Rif et pour dénoncer les condamnations des détenus politiques rifains. 

                           Samedi 30 juin 2018
                                      à 16H
      Esplanade des droits de l’homme au Trocadéro/Paris

mercredi 27 juin 2018

Israël. Salah Hamouri qui devait sortir le 30 juin restera finalement en prison

par Nadir Dendoune, Le Courrier de l'Atlas, 27/6/2018

L'avocat franco-palestinien est détenu
arbitrairement en Israël depuis aout 2017

On s’y attendait. Salah Hamouri, avocat franco-palestinien détenu arbitrairement en Israël depuis le 23 août 2017, reste en prison. Il devait sortir le 30 juin. La justice israélienne en a décidé autrement et vient de prolonger sa détention de trois mois. 

« Après 10 mois de détention, toujours aucune charge n’est prononcée contre notre compatriote. Après 10 mois de détention, les demandes des autorités françaises, y compris du Président Emmanuel Macron en personne à Netanyahou n’ont eu aucun effet sur les autorités israéliennes qui s’acharnent sur Salah Hamouri », dénonce ce mercredi 27 juin son comité de soutien.
« Après 10 mois d’injustice qui se prolongent aujourd’hui, nous demandons une nouvelle fois quels moyens sont mis par la diplomatie de notre pays. C’est un homme, une famille qui sont atteints brutalement par cette décision perverse. Mais c’est aussi la France qui est insultée avec cette prolongation alors qu’elle n’a de cesse de dérouler le tapis rouge aux dirigeants israéliens », continuent encore les proches de Salah Hamouri.
Le 23 août 2017, trois jours après avoir obtenu son diplôme d’avocat, Salah Hamouri était arrêté par l’armée israélienne à son domicile de Jérusalem puis placé arbitrairement « sans procès et sans charge » en détention administrative pour six mois, une durée renouvelable indéfiniment comme le prévoit la loi israélienne. Une peine qui avait été reconduite pour quatre mois le 28 février dernier.
 Salah Hamouri devait officiellement sortir de prison le 30 juin, mais son épouse, Elsa Lefort, une Française du Val de Marne, redoutait il y a quelques jours dans nos colonnes que sa peine soit reconduite.
« Lors de l’audience dite de “mi-peine”, le 22 mai, le juge israélien a laissé planer la prolongation de trois mois de l’emprisonnement de mon mari », expliquait-elle alors.
Ce n’est pas la première fois que Salah Hamouri a affaire à la justice israélienne.
Celui qui était alors étudiant avait été incarcéré entre 2005 et 2011. Salah Hamouri avait été reconnu coupable par un tribunal militaire d’avoir voulu assassiner le rabbin Ovedia Youssef et d’appartenir au FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine), une organisation jugée terroriste par Israël. Des accusations fausses selon Hamouri. À quelques mois de la fin de sa peine, Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères, avait fini par admettre que le dossier d’accusation contre Salah Hamouri était vide.
« Dans ces conditions nous demandons solennellement au Président Macron de manifester publiquement sa position de soutien à Salah Hamouri et qu’il reçoive son épouse, Elsa Lefort, afin de l’informer des dispositions qu’il entend prendre face à cette situation qui n’a que trop duré. La liberté de Salah Hamouri ne saurait s’arrêter aux frontières de l’État israélien. La liberté est universelle, la France doit en être dépositaire et actrice majeure », conclut le comité de soutien.

Procès Hirak: Lourdes peines contre Nasser Zefzafi et ses compagnons

par Abdelali El Hourri, Medias24, 26/6/2018
Le couperet est tombé ce mardi vers 22 heure: Les sanctions vont d'une amende de 2.000 DH sans peine privative de liberté... à vingt ans de réclusion ferme.  

Procès Hirak: Lourdes peines contre Nasser Zefzafi et ses compagnons
Aux abords de la Cour d'appel de Casablanca, quelques minutes après le prononcé du verdict

Dans la salle 7 de la Cour d'appel de Casablanca, l'annonce a eu l'effet d'une bombe: La Chambre criminelle a rendu, ce mardi 26 juin, son verdict contre 53 accusés poursuivis dans le cadre des événements d’Al Hoceima. Voici les premiers détails des condamnations:
-Nasser Zefzafi, Nabil Ahamjik, Ouassim Boustati et Samir Ighid ont été condamnés à 20 ans de réclusion ferme.
-Mohammed Haki, Zakaria Adehchour, Mohamed Bouhenouch ont écopé chacun de 15 ans de réclusion ferme.
-Mohamed Jelloul, Karim Amghar, Salah Lachkham, Omar Bouharass, Achraf Yakhloufi, Bilal Ahabbad et Jamal Bouhaddou ont pris 10 ans de réclusion ferme.
-Mohamed El Majjaoui, Chakir Makhrout, Rabii Ablak, Ilyass Hajji, Souleimane Fahili, Mohamed Asrihi, Lahbib Hannoudi, Abdelali Houd, Ibrahim Abakoui et Houcine El Idrissi ont été condamnés à 5 ans d'emprisonnement ferme et une amende de 2000DH.
-Ibrahim Bouziane, Othmane Bouziane, Youssef Hamdioui, Mohammed Enaimi, Mohamed El Hadi ont été condamnés à 3 ans d'emprisonnement.
-Rachid Aamarouch, Abdellatif El Mousaoui, Youssef Fadel, Jawad Sabiri, Abdelmouhcine Atari, Jamal Mouna, Abdelaziz Khali, Achraf Hakimi et Boulehjoul ont écopé de 2 ans d'emprisonnement et 2.000 DH d'amende. Zakaria Kadouri a quant à lui pris un 1 an d'emprisonnement et une amende de 5000 DH.
Sanctionné d'une amende de 2.000 DH, Abdelmounim Assertihou est le seul à n'avoir pas écopé d'une peine privative de liberté.
Plusieurs accusés étaient poursuivis pour "atteinte à la sécurité intérieure de l’État", "préparation d’un complot contre la sécurité intérieure" et "réception de fonds, de donations et d’autres moyens matériels destinés à mener et à financer une activité de propagande en vue d’attenter à l’unité et la souveraineté du Royaume".

"La participation à l’organisation d’une manifestation non autorisée", "la tenue de rassemblements publics sans autorisation" et "la participation à un attroupement armé" figurent également dans les chefs de poursuites.

Une grand partie des prévenus étaient, en outre, poursuivis pour les délits "d’offense et de violence à l’encontre des éléments des forces publiques, ayant causé des blessures avec préméditation, la désobéissance armée, la détérioration de véhicules et de biens publics".
La Cour ne s’est pas encore prononcée sur le cas de Hamid El Mahdaoui. Le dossier du journaliste, poursuivi pour non dénonciation d’un crime portant atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, a été séparé du reste des accusés. Il sera entendu le jeudi 28 juin par le juge. Son dossier sera mis en délibéré le même jour.
Un appel à sit-in devant le parlement à Rabat, ce mercredi 27 juin à 18H, et à Casablanca, place des Nations Unies à 19h, circule sur les réseaux sociaux.
Ci-dessous, l'atmosphère à la sortie du tribunal (vidéo de notre confrère Hespress):


Fête de la Paix, Gap

lundi 25 juin 2018

La solidarité en faveur du peuple sahraoui s’enrichit avec un réseau international de parlementaires



Paris, 22 juin 2018 (SPS) 

La solidarité en faveur du peuple sahraoui, qui lutte pour le recouvrement de son indépendance, s’enrichit avec la mise sur pied du Réseau international des parlementaires pour l’autodétermination du Sahara occidental qui a tenu vendredi sa première réunion au siège de l’Assemblée nationale française à Paris.
Présidée par le député français Jean-Paul Lecoq, la rencontre a vu la participation du Parlement sahraoui (Conseil national), de parlementaires venus d’Espagne, d’Italie, de Suisse, du Parlement européen, du Ghana, d’Algérie et du Salvador.
Le réseau international des parlementaires pour l’autodétermination du Sahara occidental, rappelle-t-on, est une plateforme qui a pour but d’être un espace d’échange, en lien avec les divers intergroupes, les associations de soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui, et avec les représentations diplomatiques de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Enfants migrants : Le Maroc, facilitateur pour un pacte mondial

Écrit par NES à Agadir Mostafa Bentak, LesEco.ma,  21/6/2018
À Agadir, l’atelier de préparation du Forum mondial pour la migration et le développement a mis l’accent sur les droits des enfants et des jeunes en mouvement. Un projet Maroc-UNICEF-UE porte sur l’accès aux soins et à l’école de 2.000 enfants de migrants au Maroc.
La situation des enfants et des jeunes migrants a été au cœur des débats, ce jeudi à Agadir, à l’occasion de l’atelier de préparation de la 11e édition du Forum mondial pour la migration et le développement (GFMD). Ce forum, est-il lieu de le signaler, est coprésidé par le Maroc et l’Allemagne pour les années 2017-2018. Sa 11e édition arrive dans un contexte marqué par la montée de la phobie, voire du rejet des migrants. Les enfants et les jeunes souffrent particulièrement puisqu’il sont souvent séparés de leurs parents et détenus dans des centres insalubres. L’exemple des États-Unis est assez éloquent à ce sujet et ce n’est qu’après un travail de lobbying et de dénonciation des organisations mondiales de protection des droits des enfants que le président Donald Trump a obtempéré pour un traitement plus humain des enfants de migrants en situation précaire. Ainsi, le GFMD, qui se réunit du 5 au 7 décembre prochain à Marrakech, aura entre autres mission d’arriver à un consensus mondial autour des droits des enfants migrants sous une thématique plus globale : «Honorer les engagements internationaux pour libérer les potentialités des migrants pour le développement».

Préserver les droits des enfants migrants 
L’atelier d’Agadir devra ainsi identifier les enjeux prioritaires pour les enfants et les jeunes en mouvement, tels que les lacunes de protection, l'inclusion sociale et l'accès aux services et au marché du travail. Des thématiques encore plus pointues accapareront la réflexion notamment sur l’importance des données sur les enfants et jeunes migrants, leur protection, la question de la vulnérabilité et l’accès aux services ainsi que les partenariats en leur faveur. L’idée est de pouvoir partager les best practices et solutions susceptibles de guider les parties prenantes régionales, nationales et locales dans la perspective du Pacte mondial sur la migration en faveur des enfants et des jeunes migrants.

Sahara occidental: la commission AFET au Parlement européen exhorte l'UE à mettre à exécution les décisions de la CJUE


21/6/2018 
BRUXELLES - La commission des Affaires étrangères au Parlement européen a adopté un amendement au projet de rapport sur  les recommandations du Parlement au Conseil concernant la 73ème session de l'Assemblée générale des Nations unies, exhortant l'UE à soutenir le processus onusien pour le règlement du conflit au Sahara occidental et à mettre à exécution les décisions de sa Cour de justice au sujet de ce territoire.
L'amendement présenté par la députée européenne Barbara Lochbihler au nom du groupe des Verts/Alliance libre européenne, appelle  le Conseil de l'UE à "mettre à exécution les arrêts de la Cour de justice européenne au sujet du Sahara occidental".
La Cour européenne de justice (CJUE) a rendu le 21 décembre 2016 une décision selon laquelle les accords d'association et de libéralisation UE-Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental, soulignant le statut "séparé" et "distinct" de ce territoire, classé depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes de l'ONU.
Dans son arrêt, la CJUE a souligné qu'aucun accord ne peut s’appliquer à ce territoire sauf si le peuple du Sahara occidental y consent.
Le 27 février 2018, cette même Cour a rendu une autre décision jugeant l'accord de pêche UE-Maroc pas applicable au Sahara occidental et à ses eaux adjacentes.
L'amendement adopté par la commission des Affaires étrangères (AFET) au Parlement européen exhorte également l'UE à "soutenir les efforts de l’ONU visant à obtenir un règlement équitable et durable du conflit au Sahara occidental, sur la base du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et conformément aux résolutions des Nations unies en la matière".
Dans ses recommandations au Conseil, le Parlement européen plaide, en  outre, pour l'élargissement du mandat de la Mission des Nations-unies pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l'Homme à l'instar des autres missions onusiennes de maintien de la paix de par le monde.
Malgré la persistance des violations des droits de l’Homme au Sahara occidental occupé, la France continue d’empêcher le Conseil de sécurité d’intégrer dans le mandat de la Minurso un volet droit de l’Homme.
La situation des droits de l’Homme au Sahara occidental reste, en effet, "préoccupante". Selon plusieurs ONGs de défense des droits de l'homme, les Sahraouis continuent de subir des discriminations sociales et le non-respect des libertés d’expression, de rassemblement et d’association.
Des cas de détention arbitraire sont régulièrement signalés et les manifestations restent le plus souvent réprimées par les forces de sécurité marocaines.