samedi 25 août 2018

Binationaux : Danger ! La Belgique ne vous protégera pas à l’étranger


 

Reynders...sans gêne
 par Luk Vervaet

Une nouvelle de l’Agence Belga nous apprend que début août, Saïd El Amraoui, un Belgo-Marocain de 32 ans, né à Merksplas (Anvers), parti en vacances au Maroc, a été arrêté par la police marocaine à la frontière et enfermé en prison. Les raisons de son arrestation sont inconnues. Dans le passé, Saïd avait été accusé d’être un recruteur des jeunes pour partir en Syrie. Ce qu’il a toujours nié. Par la suite, la justice belge l’a acquitté de cette accusation. Comme dans nombre d’autres affaires concernant des citoyens Belgo-Marocains, le Maroc s’est-il octroyé le droit de faire sa propre justice ? Quoi qu’il en soit, notre service public fédéral des Affaires étrangères a déclaré à l’agence Belga « qu’ils ne sont pas au courant qu’un présumé terroriste belgo-marocain a été appréhendé au Maroc ce mois-ci ».

Deux mois plus tôt, en juin 2018, un autre jeune Belgo-Marocain, Wafi Kajoua, qui lui est en Belgique depuis ses trois ans, est arrêté à la frontière de Melilla et le Maroc, quand il voulait se diriger à Nador. Activiste sur les réseaux sociaux pour le mouvement Hirak au Maroc, il sera poursuivi « pour atteinte à la sureté de l’État, incitation à la rébellion et atteinte à l’intégrité territoriale du royaume », rien que ça, et incarcéré à la prison de Nador. Fin juin, il a été condamné à un an de prison. Quant à la réponse des Affaires étrangères belges, le site Rifonline écrit : « Le ministre des Affaires étrangères belge n’a pas souhaité réagir à l’arrestation de l’activiste belgo-marocain Wafi Kajoua à Nador, au Maroc. En réponse à un mail adressé par Rifonline au ministère des Affaires étrangères belge sur les conditions de détention  de Wafi Kajoua, le porte-parole adjoint Matthieu Brander a répondu que son département ne pouvait pas se prononcer sur des cas individuels : « Nous ne pouvons pas, par principe, communiquer sur des cas individuels ».
Dans un article paru dans le magazine Knack du 17 juin, on peut lire que des Comités de soutien ont essayé de faire intervenir le ministère des Affaires belge pour mettre la pression sur le Maroc pour libérer Wafi Kajoua : « Des comités de soutien pour le Hirak, tels que Mohcine Fikri Belgique et ANZUF, ont mis la Belgique au courant et le premier s'est assis autour de la table avec des responsables du Ministère. Ces derniers auraient déclaré avoir pris des mesures pour aider Kajoua. Les affaires étrangères ont dit aussi qu'ils ne peuvent pas intervenir dans la souveraineté du Maroc. « Mais je pense que si la Belgique met la pression sur la question, le Maroc écoutera », déclare Mustafa Ouarghi de l'ANZUF. « En janvier déjà, j’avais envoyé une lettre au Premier ministre, au ministère de la Justice et des Affaires étrangères au sujet de mon souhait de voyager au Maroc et de ma crainte que j’y sois arrêté. Je n'ai pas reçu de réponse. Je trouve que ça ne va pas. Nous sommes des citoyens belges, nous payons des impôts, nous avons le droit d'obtenir des réponses. » Maintenant, il attend encore une réponse à sa dernière lettre à propos de Kajoua. « Si la Belgique respecte ses citoyens, elle doit essayer de le libérer ».

Qu’est-ce qui se cache vraiment derrière le silence de nos autorités ? Derrière leurs déclarations sur « la souveraineté du Maroc » ou derrière des déclarations telles que « nous ne sommes pas au courant », « nous ne pouvons pas nous prononcer sur des cas individuels » ?  

Il s’y cache ce que le ministère des Affaires étrangères de Monsieur Reynders n’ose pas (encore) dire tout haut. C’est que sur proposition des ministres Reynders et Geens, le 8 mai 2018, une nouvelle loi sur la protection consulaire est passée, qui enlève, par la loi (!), toute protection consulaire belge aux citoyens belges ayant une double nationalité, une fois qu’ils se trouvent dans le pays de leur deuxième nationalité.

Dans ce premier article, voici le résumé de cette nouvelle loi.

La protection consulaire, c’est quoi ?

En cas de problèmes lors d’un séjour à l’étranger, un citoyen belge peut s’adresser au poste consulaire ou à l’ambassade de la Belgique se trouvant dans ce pays. La nouvelle loi stipule dans son article 10 qu’il s’agit des situations suivantes  : le décès d'un Belge ; un accident grave survenu à un Belge; un crime grave dont est victime un Belge; une disparition inquiétante d'un Belge ; l'arrestation ou la détention d'un Belge; une situation de détresse extrême dans laquelle se trouve un Belge; une crise consulaire majeure; l'enlèvement international d'enfants lorsque l'enfant et/ou un des parents de celui-ci sont Belges. Dans tous ces cas, un citoyen belge peut solliciter une aide consulaire de la part de la Belgique.
À condition, stipule la nouvelle loi dans son article 14, que le citoyen belge a prouvé avoir épuisé toutes les possibilités de secours de la part de son employeur, des assurances, de la mutuelle, des tour-opérateurs, des compagnies de transport et des proches.
Aussi, stipule la loi dans son article 15, ne peut-on pas compter sur une assistance consulaire si les Belges se sont rendus dans une région déconseillée par le Ministère ou dans une région où sévit un conflit armé ; s’ils n'ont pas donné suite à l'appel du Ministère de quitter la région où ils séjournent ; s’ils prennent des risques démesurés, sans s'assurer en conséquence.
Mais au cas où vous avez rempli toutes ces conditions, le consulat vous viendra en aide.

.Maroc : mobilisations croissantes pour la justice sociale




Alors que les leaders du Hirak du Rif étaient condamnés le 26 juin dernier à de lourdes peines, la contestation pour plus de justice sociale prend de nouvelles formes au Maroc. Depuis quelques mois, les citoyens marocains boycottent certaines marques pour protester contre les collusions entre des grandes entreprises et le pouvoir. A ce jour néanmoins, la réponse principale du gouvernement marocain a été la répression, et celle de l’Union européenne, le silence.
Le 28 octobre 2016 à Al Hoceima, la mort de Mohcine Fikri, marchand de poisson de 31 ans, broyé dans une benne à ordure, enclenche un large mouvement de contestation. Baptisé « Hirak » (« mouvement ») du Rif, celui-ci porte des revendications sociales assez basiques parmi lesquelles la lutte contre la corruption, la construction d’un centre oncologique, d’hôpitaux et d’universités, ainsi que la démilitarisation de la région.
Le Rif est une région du nord-est du Maroc, marquée depuis des décennies par une histoire de contestation contre le pouvoir central marocain. Des soulèvements ont déjà eu lieu dans le Rif, en 1959 et en 1984, qui ont été durement réprimé par Hassan II, conduisant beaucoup de Rifains à émigrer vers l’Europe, que ce soit vers la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne ou les Pays-Bas. Cette histoire, ainsi que son éloignement des grandes villes où se concentre l’activité économique du Maroc, en fait une région laissée pour compte. Une des activités agricoles principales, la culture du cannabis, illégale, entraine régulièrement des frictions entre l’Etat central et les agriculteurs rifains.

Lire l'article :  https://www.cncd.be/maroc-mobilisations-croissantes-justice-sociale

e.

Ré-imposer le service militaire obligatoire est véritablement une idée vieux siècle.


Ré-imposer le service militaire obligatoire est véritablement une idée vieux siècle. Le Maroc n'a pas besoin de jeunes qui, chaque matin, gonflent le torse, scandent l'hymne national et enchaînent le garde-à-vous.
Il a besoin de leur offrir des perspectives: ils veulent une politique éducative, une politique économique et une politique sociale qui leur ouvre des horizons. Ils veulent de plus grandes marges libertés. Le service militaire obligatoire ne résout rien, ne colmate aucune brèche, ne règle aucun problème.
L'imposition du service militaire obligatoire semble principalement obéir à des visées disciplinaires. Il faut, dit-on, « gérer » les jeunes, les « discipliner ». Nous ne sommes pas une PME familiale pour être « gérés ». Et nous ne sommes pas non plus dans une prison à ciel ouvert (si ?) pour être « disciplinés ».
Tout en saluant le professionnalisme et le dévouement d'une bonne partie du personnel des Forces armées royales (je pense surtout à la santé militaire), je ne crois pas que militariser la jeunesse soit une bonne idée.
Si des jeunes veulent rejoindre l'armée, on ne peut que saluer cette décision; si d'autres ne veulent pas, on ne peut pas les obliger. Le Maroc gagnerait plus en modernisant son armée, en rendant les métiers de l'armée plus attractifs et son organisation plus démocratique qu'en imposant le service militaire à toute sa jeunesse.
Donc, d'un point de vue militant, je m'oppose à cette loi; ce sera un gâchis budgétaire, elle obéit à une logique politique problématique, et elle ne risque pas de remplir les objectifs dont elle s'enorgueillit. Elle risque également de constituer un facteur de dépolitisation des jeunes; cette visée semble transparaître dans le discours de certains défenseurs du service militaire:
« A situation exceptionnelle, il faut des solutions exceptionnelles. Les Etats-Unis ont réussi leur sortie de la crise de 1929 avec le New Deal, l'Europe avec le Plan Marshal au lendemain de la Deuxième guerre mondiale. […] Après les événements d'Al Hoceima, le mouvement d'une jeunesse majoritairement mal formée mais bien informée et, surtout, la faille des partis et des syndicats dans son encadrement, ce service peut être le début d'une solution. » (Hassan Benaddi)
En gros, l'idée étant:
- De dépolitiser la jeunesse.
- De la canaliser et de l'écarter des mobilisations sociales.
- De l'aligner sur la conception royale du "développement", mené selon une logique autoritaire, et devant massivement mobiliser pour réussir.
Je n'ai cessé de m'opposer à ce genre d'idées. Cela dit, à titre plus personnel, je serais prêt à passer mon service militaire:
1. Si les missions seront essentiellement à caractère civil, social. Si l'imposition du service militaire s'accompagnera d'une réelle réorientation de l'armée vers des missions plus citoyennes. Une telle réorientation est espérée. En gros, s'il présente des caractéristiques proches de celles du service civil.
2. S'il sera réellement égalitaire. S'il n'y aura pas de failles qui permettraient aux jeunes issus de couches favorisées d'échapper à leur devoir.
3. Si la durée sera inférieure à six mois. Je n'ai pas une année à perdre. J'ai une carrière bien lancée, et je ne souhaite pas la mettre en veilleuse le temps de découvrir la joie d'arborer un képi et une tenue vert olive.
4. Si le « culte du chef » ne sera pas imposé, et si l'accent sera plutôt mis sur la citoyenneté, plutôt que la sujétion. Déjà, qu’un type qui passe la moitié de son temps à l'étranger décide que je dois passer une année continue dans les rangs de l'armée, je trouve ça un peu gonflé.
Autrement, je refuserai de le passer, quitte à en assumer les conséquences pénales.
Reda Zaireg, journaliste marocain

Les prisons belges comptent désormais 10.065 détenus


Prison de Saint-Gilles (illustration) © photo news.

22 août 2018

                 

Les prisons belges comptaient exactement 10.065 détenus ce lundi 20 août, soit quelques centaines de moins qu'au début de l'année. Le 2 janvier, le compteur s'était arrêté à 10.335, d'après des chiffres de l'administration pénitentiaire, dépendante du SPF Justice. Le week-end dernier, le service public avait annoncé que le nombre de détenus avait baissé sous la barre des 10.000.
"Le phénomène est récurrent. En été, le nombre de détenus diminue, parallèlement au rythme des affaires judiciaires. Il peut y avoir un week-end avec beaucoup d'arrestations, mais en général les chiffres baissent depuis 2016-2017", commente la porte-parole du ministre de la Justice, Koen Geens.

Centres psychiatriques
En collaboration avec la ministre de la Santé, Maggie De Block, quelque 600 places ont été créées pour les détenus nécessitant d'être internés, ajoute-t-elle. Les centres de psychiatrie légale d'Anvers (182 places) et de Gand (264 places) sont complets. Mais des places supplémentaires ont été libérées au sein du circuit externe de soins de santé.

Régimes spéciaux
A côté des 1.650 détenus placés sous le régime ordinaire du bracelet électronique, 335 autres sont également soumis à ce régime en détention provisoire. Leur nombre est passé de 231 à 335 depuis le début de l'année.

Peines alternatives
Il y a aussi l'application plus rapide des peines alternatives, proposée aux détenus qui arrivent en fin de peine. "Ces différents facteurs expliquent la baisse du nombre de détenus", précise la porte-parole de Koen Geens.

Politique d'expulsion
Enfin, la politique d'expulsion des suspects et condamnés en séjour irrégulier sur le territoire, décidée par le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Theo Francken, produit ses effets.

Chiffres
A la date du 1er août, un millier de détenus avaient été expulsés des prisons belges cette année. En juillet, 140 ex-détenus ont été rapatriés. A titre de comparaison, l'année dernière il y en a eu 1.622, et 1.595 en 2016. En 2012: 378, selon le cabinet du ministre.

Commentaire de Luk Vervaet
Mais si c'est vrai : pourquoi construire une nouvelle méga-prison, la plus grande de Belgique, à Haren, si ce n'est que pour les intérêts des spéculateurs immobiliers et les multinationales réunies dans Cafasso ? Et puis, rien n'a changé : quelques centaines d'internés se trouvent maintenant dans des centres psychiatriques et des centaines d'autres détenus ont été bannis vers les goulags au Maroc et d'autres pays amis...
 Source: Belga   
 

Un ex officier de la police marocaine a l’intention de déposer plainte contre le roi du Maroc pour tentatives d'assassinats

Mohamed VI le roi du Maroc
Le Code pénal espagnol reconnait à la juridiction pénale espagnole la compétence pour connaître des faits commis par des Espagnols ou par des étrangers hors du territoire national. La nouvelle ministre espagnole de la Justice, Dolores Delgado, a annoncé publiquement que la compétence universelle sera réactivée, de sorte que les juges espagnols, investis d’une compétence universelle, pourraient enquêter sur les crimes graves commis hors du territoire espagnol. Il sera également possible pour des juges espagnols d’émettre des mandats d’arrêt à l’encontre de hauts fonctionnaires marocains accusés de violation des droits de l’homme et pourraient être condamnés par les tribunaux espagnols.
Avec la compétence universelle, il est possible d’engager des poursuites devant la haute instance judiciaire à compétence nationale, l’Audience Nationale, afin que justice soit rendue contre les crimes commis dans d’autres pays si la preuve de leurs accusations a été apportée. Ces personnes peuvent être condamnées conformément au système judiciaire espagnol.
Noureddine Boufarra, ex officier de police
Noureddine Boufarra, un ex officier de la police judiciaire marocaine, a annoncé le 18 juin 2018, via un message sur Facebook, qu’il utiliserait la juridiction espagnole universelle pour poursuivre le roi du Maroc.
Une tentative d’assassinat en Europe
Boufarra, 49 ans, tient le roi du Maroc pour responsable d’une tentative d’assassinat à Copenhague, la capitale du Danemark, où il a réussi à fuir en 2017. Selon Boufarra, 4 hommes ont tenté de le tuer dans la capitale. Trois de ces hommes seraient des agents des services secrets marocains Direction Générale d’Etudes et Documentation (DGED) et le quatrième était reconnu comme syrien ou irakien. Le fils de Boufarra, qui était en sa compagnie lors de la tentative d’assassinat, souffre encore psychologiquement des effets de la tentative de meurtre. Boufarra n’a pas pu fournir plus de détails sur l’affaire car il est toujours en instruction. Il est maintenant placé sous la protection de la police assurée par le pays dans lequel il a demandé l’asile.
Boufarra était officier de police judiciaire à Nador jusqu’en 2012. Il a travaillé sur des réseaux de trafiquants de drogue, le commerce illégal d’armes et des cas de fraude. Lui et son équipe ont saisi 19 kg d’explosifs lourds et 600 détonateurs utilisés pour le bombardement de messagerie. Les explosifs ont été passés en contrebande de l’enclave espagnole Melilla à Nador et ont été soupçonnés d’être utilisés pour attaquer un hôtel et un centre commercial à Nador. La saisie de Boufarra a conduit à la dénonciation de certains agents des services secrets parce qu’ils n’ont pas remarqué et retracé le matériel illégal.
Boufarra avait rapporté sur ce cas de contrebande les noms des personnes impliquées et les plaques d’immatriculation utilisées. Il en a référé personnellement à son supérieur. Rapport à l’appui. Selon l’ex officier, rien n’a été fait avec le rapport car le trafic avait des liens avec le palais.

Fouad Ali El Himma conseiller du roi
Détournement de fonds dans le Rif, orchestré depuis Rabat
Selon l’ex officier Boufarra, le palais marocain est impliqué dans le trafic international de drogue via le conseiller du roi, Fouad Ali El Himma, le chef du parti Parti Authenticité et Modernité PAM, Ilyas el Omari, et leurs contacts avec des groupes mafieux internationaux dont il connaît tous les noms mais qu’il ne rendra pas public, car les services secrets marocains pourraient utiliser les groupes mafieux comme bouc émissaire de sa disparition au cas où il fournirait les noms.
Boufarra tient le régime marocain pour responsable de la fraude et du détournement d’argent d’une banque à Nador en 2003. Les détournements de fonds dans cette banque ont débuté en 2001 avec environ 3 milliards de dirhams marocains sur des comptes bancaires appartenant à des rifains au Maroc et en Europe. Les trafiquants de drogue ont utilisé les comptes pour le blanchiment d’argent.


mercredi 22 août 2018

Ce que nous cache la “grâce royale” de MVI


lundi 20 août 2018

Jeunesse marocaine : Diagnostic alarmant


Une nouvelle Initiative nationale proposée par le Conseil économique et social 

Jeudi 9 août 2018 

Jeunesse marocaine: Diagnostic alarmant, une nouvelle Initiative nationale proposée par le Conseil économique et social
Sur saisine du président de la Chambre des Conseillers le 7 novembre 2017, le Conseil économique, social et environnemental a élaboré un rapport où il présente sa vision d’une nouvelle Initiative en faveur des jeunes. En voici l’essentiel.
Le rapport a été adopté le 31 mai et publié le 7 août. De prime abord, le CESE y précise que ses travaux n’ont pas vocation à se substituer à ceux des acteurs gouvernementaux en charge de la réalisation de la stratégie intégrée de la jeunesse, en cours d’élaboration. Il propose sa propre vision et une plateforme facilitant la mobilisation des acteurs autour d’un projet fédérateur.
Après la saisine de la Chambre des conseillers et la constitution de la commission ad hoc chargée de l’élaboration du rapport, le Conseil a fait le constat que la question de la jeunesse suscite un intérêt crucial pour toute la société. «Véritable richesse nationale, la jeunesse marocaine constitue une aubaine démographique, un acteur de développement économique et social et un levier pour la création de la richesse. Au cœur des transformations de la société, celle-ci exprime toutefois et de façon multiforme un mal être ainsi qu’une difficulté à trouver sa place dans la société», lit-on dans le rapport.
Ce dernier capitalise sur les travaux de différents organismes, traitant de la jeunesse marocaine et de son développement potentiel, y compris le contenu de précédents rapports publiés par le CESE lui-même. Il synthétise également des benchmarks et les conclusions des débats animés dans le cadre des auditions et des ateliers organisés par la Commission ad hoc.

Un Conseil économique, social et environnemental
Les jeunes (15-34 ans) constituent 34% de la population marocaine. Ils sont à 60% urbains et à 51% des femmes.
Les réformes et stratégies menées par le Maroc au cours des deux dernières décennies, malgré leurs résultats et impacts, «n’ont pas généré suffisamment de richesses locales, ni créé suffisamment d’emplois, dont le nombre et la qualité restent en deçà des besoins ainsi que du vrai potentiel de la nation. Aussi, les jeunes n’ont que peu la possibilité de peser sur les décisions stratégiques nationales, et ne bénéficient pas équitablement d’un accès adéquat à une éducation et des soins de santé de qualité», constate le CESE.

Selon le diagnostic multidimensionnel fourni par le ministère de la Jeunesse et des Sports sur la base des chiffres de 2014 :
- Le décrochage scolaire concerne deux jeunes sur trois.
- Le taux de chômage chez cette population avoisine les 20% et la moitié des actifs occupés occupent des postes avec de bas salaires.
- 72% du temps des jeunes est passé dans des activités non productives de bien-être social et 82% d'entre eux n’exercent aucune activité physique.
- 75% des jeunes n’ont aucune couverture sociale et 20% souffrent de troubles psychologiques.
- A peine 1% des jeunes adhèrent à un parti politique ou à un syndicat et 10 à 15% participent à la vie associative.
Notons qu’en 2016, le Maroc figurait au 120ème rang des 183 pays sur l’échelle de l’indice de développement de la jeunesse, derrière la plupart des pays à revenu intermédiaire de la région MENA, dont la Jordanie (114ème rang), la Tunisie (110ème rang), le Liban (76ème rang) et la Turquie (62ème rang).

1 objectif général, trois principes directeurs et moyens à mettre en place, neuf domaines d'intervention
Face à ce constat, et après l’étude de plusieurs expériences internationales pour le développement des jeunes, le CESE propose une initiative nationale intégrée pour la jeunesse.
«Le Maroc doit mobiliser toutes ses forces vives, pour que tous les acteurs de la société, et à leur tête les jeunes, puissent s’approprier cette ambition collective, dans le cadre d’un grand contrat social entre l’Etat, les territoires et les jeunes. L’Initiative en question couvre différents domaines stratégiques et interconnectés, au vu des interdépendances et des multiples dimensions matérielles et immatérielles qui caractérisent la jeunesse. 

dimanche 19 août 2018

Le Maroc a transformé les villes sahraouies en « une véritable prison »

jeudi 16 août 2018


BOUMERDÈS – Le ministre des Territoires occupés et des communautés sahraouies à l’étranger, Bachir Mustapha Sayed a affirmé que l’occupant marocain a transformé les villes du Sahara Occidental occupé en « une véritable grande prison » où sont perpétrées « toutes formes de violation des droits de l’Homme ».
Dans une déclaration à l’APS en marge de la clôture, mercredi à Boumerdes, des travaux de l’université d’été des cadres et militants du Front Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Bachir a fait savoir que « la première des violations commises par l’occupant marocain dans les territoires sahraouis occupés est celle du droit à l’autodétermination et partant, tous les droits de l’Homme sont piétinés par le Maroc qui a inondé les territoires sahraouis par des centaines de milliers des colons qui sont des instigateurs de haine contre le peuple du Sahara Occidental« .
Pour le ministre sahraoui « c’est là, la nature même de l’occupant marocain » qui a testé, a-t-il dit, toutes les formes de torture, de déplacement imposé et de disparitions forcées et dont le rythme s’est intensifiés en dépit des appels onusiens, internationaux et continentaux pour mettre fin à ces violations contre le peuple sahraoui confronté encore à une répression à laquelle ne s’était livré ni l’occupant espagnol ni l’occupant français dans toute la région ». Le membre du Front Polisario a estimé à ce propos que l’opérationnalité de l’Armée populaire de libération sahraouie et l’édification de ses structures en adéquation avec les exigences de la conjoncture demeuraient « la véritable garantie pour faire face à l’ennemie marocain, ses desseins coloniaux et ses violations continues contre les droits du peuple sahraoui« .
À noter que les travaux de la 9e édition de l’Université d’été des cadres et militants du Front Polisario et de la RASD ont été clôturés mercredi en présence du secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbas, des vice-présidents du Conseil de la nation et de l’Assemblée populaire nationale (APN), de plusieurs ambassadeurs et de représentants de partis, d’instances et d’organisations. Ont participé à cette 9èmpe édition organisée, sous le slogan « Le 45ème anniversaire de la création du Front Polisario et du déclenchement de la lutte armée : serment et continuité jusqu’à l’indépendance et la liberté« , plus de 400 cadres ainsi qu’une délégation des droits de l’Homme venant des régions sahraouies occupées.
Source de l'article : Www.aps.dz


Condoléances à la famille Tahani


L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes_soleilet j ai revu ses yeux..
mi aicha décédée ce matin..
c'est la maman de mon ami Tahani Amine...
et j'ai revu ses yeux..
ses yeux aux couleur brun/vert..
et j'ai revu tout un groupe d'ami/es
qui croyaient ferme que le monde peut être beau...
j'ai revu leur courage..
leur abnégation..
leur foi dure comme fer
que notre peuple mérite la dignité..
dans ces moments où ils faisaient peur
et que de bien plus vieux qu'eux n'osaient plus lever la voix eux levaient le poing..
essayaient avec les moyens du bord et ils étaient très minimes
de faire bouger les choses..
allant jusqu'à donner les meilleurs années de leur vie
et même leur vie..
je revois tout ça
et je me demande
"واش حنا هما حنا"

sama rana 

L’ONU promeut l’idée de la Confédération pour le Sahara

                     ParJesús Cabaleiro Larrán, 14 Août 2018
—–
L’ONU promeut l’idée de la Confédération pour le Sahara
L’Organisation des Nations Unies (ONU), via l’envoyé pour le Sahara occidental, Horst Köhler, promeut la proposition basée sur une Confédération avancée, une sorte de Commonwealth pour le Sahara. C’est une proposition différente de l’autonomie proposée par le Maroc en 2007 et du référendum d’autodétermination, dans lequel le Front Polisario insiste.
Cette proposition sera soulevée lors des prochains pourparlers directs qu’ a proposé Köhler au Maroc et au Front Polisario. Alors que les Sahraouis ont accepté ces négociations directes, le Maroc n’a pas encore répondu officiellement.
La proposition- que reproduit une partie de la presse marocaine critique- n’inclut pas l’autonomie gouvernementale directement, ni le référendum sur l’autodétermination, mais en théorie, elle garde l’esprit des propositions présentées par le Maroc et celle que defends le Front Polisario.
l’ONU propose la réconciliation des deux propositions, celle du Maroc et du Polisario via un évolution vers une nouvelle relation juridique dans la souveraineté contestée.
Pour cette raison, elle propose une confédération avancée qui relie le Sahara avec le Maroc, selon la formule traditionnelle actuelle du Commonwealth et de ses relations avec la Grande-Bretagne. d’autres modèles tels que les relations de la Monténégro avec la Serbie ou de l’Etat libre associé de Porto Rico avec les États-Unis.