samedi 1 septembre 2018

Michel Toesca militant libre , auteur du film "Libre"






Michel Toesca devant l’affiche de « Libre » à l’entrée de l’Image.
Michel Toesca devant l’affiche de « Libre » à l’entrée de l’Image.

C’est un homme accessible et loquace qui s’est présenté au public pour l’avant-première de son film, jeudi, à l’Image. Un militant quotidien de l’humanité, un homme engagé dont le métier est de montrer. 
Michel Toesca présentait « Libre ». Il a tourné caméra au poing, filmant sans autorisation, synthétisant une amitié et un combat légal parce qu’il « ne croit pas à la distance entre le cinéaste et son sujet ». Ses sujets principaux sont Cédric Herrou et les migrations de populations dans la vallée de La Roya. Les lignes de La Roya bougent comme les réfugiés qui la traversent ou le vent évoqué au début du documentaire par le fils d’une immigrée italienne du siècle dernier, celui dont « on ne sait pas d’où il vient, on ne sait pas où il va ». Elles bougent puisque les frontières s’y déplacent dans un Espace Schengen que la peur du terrorisme ne cesse de refermer. Cédric Herrou lui, fait bouger les lignes par son action, en artisan investi du « Principe de fraternité ».

Émotion palpable

Michel Toesca s’en fait le témoin visuel et le porte-parole impliqué, acteur de son propre film. Après la projection, la rencontre entre un public sous le coup de l’émotion et le réalisateur a suscité des échanges nourris. 
Indiscutablement, cette première rencontre cinématographique de la saison dans le cinéma l’Image  confirme l’intérêt de ces soirées et en appelle de nombreuses autres.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/plougastel-daoulas/image-michel-toesca-militant-libre-31-08-2018-12064867.php#RWtIFMwfgB2Zzq8m.99

La Chine est devenue une grande puissance scientifique, tandis que le Maroc reste un pays pauvre.




Chirurgien, énarque, entrepreneur, Laurent Alexandre est aujourd'hui business angel.
Chirurgien, énarque, entrepreneur, Laurent Alexandre est aujourd'hui business angel.
Bruno Levy



La mondialisation a changé la planète : 2 milliards d'êtres humains sont sortis de la misère, et l'espérance de vie a doublé dans les pays émergents. Jamais les conditions de vie ne se sont améliorées aussi rapidement. Mais les progrès ont été très variables : les pays et les aires culturelles qui embrassent le capitalisme cognitif - c'est-à-dire l'économie de la connaissance, de l'intelligence artificielle (IA) et du big data - connaissent une croissance rapide, ce qui modifie radicalement la hiérarchie des nations.  
En 1960, la Corée du Sud avait la même richesse par habitant que les pays pauvres d'Afrique noire et elle n'a rattrapé le Maroc qu'en 1970. Aujourd'hui, la Corée du Sud est un géant technologique dans plusieurs domaines clefs comme les microprocesseurs, les écrans, les logiciels, les smartphones et le nucléaire. En 1980, le Maroc était cinq fois plus riche que la Chine : 1075 dollars de revenu annuel par habitant, contre 195 pour la Chine !  

Ceux qui ont investi dans l'éducation et les sciences

La Chine est devenue une grande puissance scientifique, tandis que le Maroc reste un pays pauvre qui connaît encore un taux d'analphabétisme de 40 % chez les femmes. Pourtant, le roi du Maroc est un monarque éclairé, entouré d'élites technocratiques de qualité. Mais ce n'est pas suffisant pour suivre le rythme effréné de l'Asie, qui investit massivement dans la recherche, l'innovation, l'éducation et l'IA. Il n'y a, par exemple, toujours aucun centre de recherche digne de ce nom en Afrique du Nord : les scientifiques y sont socialement bien moins bien considérés que les docteurs de la foi.  
Le Venezuela, qui était plus riche que Singapour en 1970, est désormais un pays miséreux, déserté par ses élites et ses classes moyennes. La France était trois fois plus riche que Singapour en 1970 : le jour où les Français réaliseront que les habitants de Singapour ont désormais le double de leur niveau de vie, ils demanderont des comptes à la classe politique. Ces bouleversements géopolitiques ne doivent rien au hasard, mais sont la conséquence des immenses investissements éducatifs, scientifiques, technologiques des pays d'Asie de l'Est : Singapour, Chine, Taïwan, Hongkong et Corée du Sud.  

L'Asie, continent du capitalisme cognitif

La part de la Chine dans les dépenses mondiales de recherche a explosé : 2 % en 1995, 23 % aujourd'hui, c'est-à-dire plus que l'Europe tout entière, et elle se rapproche à grands pas des Etats-Unis. Les pays d'Asie de l'Est deviennent des géants scientifiques pendant qu'en Europe du Sud (Espagne, Italie et Portugal), on investit à peine un peu plus de 1 % de la richesse nationale - le PIB - en recherche. Le taux est de 2,2 % en France contre bientôt de 5 % en Corée du Sud.  
La montée en puissance des pays asiatiques dans le classement Pisa des systèmes scolaires est devenu un tabou pour la classe politique française. En sciences, Singapour est numéro 1 mondial, et la Corée du Sud, la Chine, Taïwan et le Vietnam ridiculisent les petits Français. Ainsi, des millions d'ingénieurs et de chercheurs à très haut potentiel sont formés en Asie, qui devient le leader du capitalisme cognitif.  
Après, les hommes politiques européens font semblant de s'étonner que nos économies soient bas de gamme tout comme les salaires qui vont avec... A eux les microprocesseurs, à nous les petits boulots ! Les pays asiatiques préparent ainsi leurs enfants à être complémentaires de l'IA. Cela explique que l'Asie conquérante n'a pas peur du futur, contrairement aux Européens : 90 % des Chinois, contre un tiers des Français, pensent que l'IA sera bonne pour la société. Pour éviter de devenir les perdants du capitalisme cognitif, il faut que nous vénérions les chercheurs, les ingénieurs et les enseignants. L'Asie montre le chemin.  

Nasser Zafzafi annonce une grève de la faim illimitée






Dans une vidéo publiée sur Facebook, le père du leader du Hirak annonce que son fils Nasser Zafzafi entame une grève de la faim illimitée pour dénoncer « les privations et humiliations » qu’il dit subir en détention. La prison locale réagit sur les conditions de détention, sans nier sa grève de la faim.

Par




Nasser Zafzafi Crédit: Yassine Toumi/TELQUEL

Le leader du Hirak rifain, Nasser Zafzafi, condamné à 20 ans de prison dans le cadre du procès des évènements d’Al Hoceima, a entamé une grève de la faim illimitée selon son père Ahmed Zafzafi. Ce dernier s’est exprimé dans une vidéo publiée le 30 août sur Facebook, et a réitéré ses propos à l’AFP.
Ahmed Zafzafi annonce que son fils ne prendra ni eau ni sucre. Selon le témoignage du père, cette grève a pour objectif de dénoncer « les privations et humiliations » qu’il dit subir en prison. La même source affirme que la figure de proue du Hirak est isolée « dans un cachot » où « il ne peut faire sa prière qu’en s’asseyant sur une chaise, la cellule étant trop petite. »
Dans la vidéo, le père informe que son fils a demandé à sa famille de ne pas essayer de le dissuader d’arrêter sa grève. « C’est une grève de non-retour », a déclaré Ahmed Zafzafi à l’AFP. Selon lui, son fils « est décidé à ne plus manger ni boire jusqu’à ce que ses revendications soient satisfaites ». Lesquelles se résument aux « droits dont bénéficient les autres prisonniers : qu’on le sorte de l’isolement en cellule individuelle et le mette dans une cellule digne où il puisse voir et parler » avec les détenus, a-t-il ajouté.

L’Odyssée de l’Aquarius

Le navire Antigone

Le vertige. Face à ces vies englouties. Là, dans cette mer que nous aimons : la Méditerranée. Sur les bords de laquelle beaucoup d’entre nous, Européens, vivons ou passons des vacances. Cette mer qui est un lieu de culture, de repos, de tourisme, de beauté, cette mer sur laquelle nous naviguons, parfois, cette mer devenue cimetière à ciel ouvert pour des femmes, des enfants, des jeunes hommes qui y meurent en masse.
Le vertige face aux récits terrifiants qui nous parviennent de Libye. Des mots que l’on croyait appartenir au passé ressurgissent : « traite humaine », « esclavagisme », et toute la cohorte des crimes qui vont avec : viol, séquestration, extorsion, torture…
Le vertige face au temps qui passe. Cela fait près de quinze ans que l’on meurt en Méditerranée. Demandez à Pietro Bartolo, médecin de Lampedusa : il vous dira avec son sourire triste qu’il est l’homme qui a fait le plus d’autopsies en Europe. Demandez à Giusi Nicolini, l’ancienne maire : elle vous dira que pendant des années, elle a appelé de ses vœux, en vain, une réponse européenne à la détresse qui s’échouait sur les rives de son île. Les routes changent. Elles varient selon les accords bilatéraux et la géopolitique mais le scandale humanitaire continue. Et jour après jour, il faut se faire violence pour ne pas s’habituer. J’ai écrit mon roman « Eldorado » en 2005 parce que déjà alors, la colère nous saisissait face à ces tragédies humaines. Et depuis, qu’est-ce qui a changé ? Rien, si ce n’est l’accumulation. Rien si ce n’est l’habitude. Est-ce que notre écoute peut s’émousser ? Est-ce que notre capacité d’empathie peut s’assécher ? Et si oui, qui allons-nous devenir ?
Face à la colère du citoyen européen que je suis, face à la rage ou à la mélancolie qui me saisissent parfois (c’est selon les jours…) : il y a SOS Méditerranée. Des hommes et des femmes se sont retroussés les manches pour faire quelque chose. Juste cela – qui est énorme : faire quelque chose. Et ça marche. Au prix d’une énergie folle, de sueur, de batailles et d’obstination, ça marche. Des vies sont sauvées. Plus de 28000 depuis 2015…
Pendant ce temps, l’Europe brille par ses dissensions, ses tractations minables et son embarras. Je l’ai vu pourtant, moi, l’Europe. Deux fois. Ce n’était ni dans les discours de nos hommes politiques, souvent si frileux, ni dans les politiques d’accueil des Etats. La première fois, c’était dans les « jungles » du Nord de la France, celle de Calais ou celle de Grande Synthe où des centaines de bénévoles venus de France, d’Angleterre, de Belgique et d’Allemagne venaient aider, distribuer de la nourriture, démontrer par des gestes simples leur solidarité. Et puis, je l’ai vue une seconde fois : chez SOS Méditerranée. Là aussi, Italiens, Français, Allemands sont unis pour apporter une réponse à la tragédie humanitaire de la Méditerranée, une réponse européenne et citoyenne. L’énorme vertu de SOS Méditerranée est de nous rappeler que si le politique a fui devant la question du sauvetage, le monde citoyen peut s’en emparer. Que si l’Europe a peur, le monde citoyen peut, lui, regarder le problème droit dans les yeux et agir. Cela ne fait pas que sauver l’honneur. Cela sauve des vies.
Nous savons depuis qu’Antigone s’est dressée face à Créon, qu’il existe des « lois non écrites ». Elles ne sont pas là pour veiller au bon ordre de la cité, elles sont garantes de notre humanité. Elles nous rappellent que les lois des Etats ne sont pas tout - parce que les gouvernements sont parfois peureux ou parfois se trompent. Sauver des hommes et des femmes qui vont se noyer est une de ces lois non écrites. On pourra parler pendant des heures de la situation migratoire en Europe, des relations Nord-Sud, on pourra lancer tous les débats que l’on voudra en s’étripant entre partisans de l’accueil et partisans de l’Europe forteresse, on se heurtera toujours à cette réalité qui gifle notre humanité à chaque fois qu’on l’énonce : chaque année, des milliers de migrants meurent en Méditerranée.
SOS Méditerranée s’est mis d’emblée du côté de cette vieille loi sacrée : on ne laisse pas mourir quelqu’un sous ses yeux. C’est un impératif catégorique. Cela ne viendrait à l’idée de personne de passer son chemin devant quelqu’un en train de mourir dans la rue. C’est pareil pour la Méditerranée. Elle est sous nos yeux. Nos bateaux la connaissent, la sillonnent. C’est notre mer. Ne laissons pas un certain discours politique nous faire croire que sauver des vies ne résout pas le problème et que si on n’a pas de solution globale pour « régler » la crise migratoire, il ne faut pas se lancer dans des actions humanitaires soit disant incertaines qui pourraient envoyer de « mauvais signaux »... C’est faux. Sauver des vies, c’est sauver des vies. Et c’est un devoir.
L’Europe va pourrir sur place si elle oublie cela et déserte ce combat. C’est d’autant plus notre devoir que nous sommes nous, Européens, les fils et les filles d’un continent qui, plus que les autres, sait ce que c’est que la lutte entre barbarie et humanisme. Aujourd’hui, la barbarie, c’est l’indifférence et SOS Méditerranée nous rappelle que l’humanisme, souvent, doit d’abord prendre le visage d’un refus. Les hommes et les femmes qui patrouillent en notre nom sur l’Aquarius refusent de ne rien faire. Ils giflent, à chaque jour qui se lève, à chaque vie sauvée, à chaque main tendue, cette indifférence coupable qui par haine, par peur ou par paresse, enlaidit l’Europe où nous vivons. Que leur élan inspire et nourrisse notre propre engagement.
 http://www.kheper.org/L-Odyssee-de-l-Aquarius

vendredi 31 août 2018

Karacena, la Biennale des arts du cirque et du voyage s'installe à Salé, portée par l’École Nationale de Cirque Shems’y



MAROC
Par Kaoutar Laili , 29/08/2018 1

Une expérience à vivre tous les soirs à partir de 18h, jusqu’au 2 septembre

Ecole Nationale de Cirque SHEMSY
CULTURE - La magie du cirque nous fait découvrir les secrets bien gardés de la ville de Salé. Pour sa 7ème édition, la Biennale des arts du cirque et du voyage s’installe dans des lieux qui ont marqué l’histoire de Salé pour nous offrir un voyage dans le monde merveilleux des artistes. L’événement, qui se poursuit jusqu’au dimanche 2 septembre, s’adresse aussi bien aux petits qu’aux grands enfants. Si la plupart des spectacles sont gratuits et ouverts à tous, certains sont au tarif volontairement accessible de 20 DH.

Ecole Nationale de Cirque SHEMSY
Engagée dans une démarche de production solidaire de spectacle vivant, Karacena tisse un lien entre histoire, mémoire, patrimoine, architecture et création contemporaine à travers un rendez-vous artistique unique au Maroc.
Portée par l’École Nationale de Cirque Shems’y à Salé, dirigée par Alain Laëron, et fondée sous l’égide de l’AMESIP (Association Marocaine d’aide aux Enfants en Situation Précaire), présidée par Touraya Bouabid, Karacena défend l’idée de l’exigence artistique accessible au plus grand nombre, des formes les plus intimes aux plus monumentales.

Ecole Nationale de Cirque SHEMSY
“Les artistes s’inspirent de la ville pour en dévoiler le patrimoine et rendre visible pour la population à la fois ces trésors séculaires que cache Salé, mais aussi les trésors vivants que sont les artistes en formation”, souligne Alain Laëron, directeur de l’École Nationale de Cirque Shems’y à Salé au HuffPost Maroc, ajoutant qu’il s’agit de spéciales tous publics.
Avec trois espaces de présentation à la Kasbah des gnaouas, deux chapiteaux, un espace extérieur avec des gradins et plusieurs petites scènes, l’événement investit notamment Borj Doumoue, Bab Khmiss (dans la médina), le quai des créateurs à la marina ou encore le centre Shems’y.

Ecole Nationale de Cirque SHEMSY
“Cette année, la thématique est ‘Faire monde’, et s’articule autour du vivre ensemble et du rapport à l’autre. Comment pouvons-nous oublier les frontières, physiques ou psychologiques? Plusieurs spectacles ont été nourris par cette réflexion. C’est la source d’inspiration de ces différents projets”, ajoute le directeur de l’École Nationale de Cirque.
Karacena explore ainsi l’imagination en s’inspirant de ce qui existe autour de nous, de l’Histoire, du patrimoine, du présent, de l’air du temps en nous plongeant dans un monde parallèle où tout est possible. Une expérience esthétique, critique, philosophique, citoyenne mais surtout émotionnelle qui échappe au temps. Une expérience surprenante à vivre tous les soirs à partir de 18h, jusqu’au 2 septembre.

Migrants : le bras de fer Maroc-Espagne-


jeuneafrique.com, 29/8/2018


Les entrées de migrants en Europe via le Maroc ont explosé depuis le début de l'année 2018. Entre Madrid et Rabat, la question migratoire est devenue centrale. Chacun fait face à son agenda, ses besoins et sa politique intérieure.
Lors d’une expulsion collective du 23 août, l’Espagne a renvoyé vers le Maroc 116 migrants africains entrés clandestinement la veille dans l’enclave espagnole de Ceuta (Sebta). Une pratique rarissime : la dernière expulsion organisée avait eu lieu en 2004. Cette décision, prise dans le cadre d’accords de réadmission signés à Madrid en 1992 selon les autorités madrilènes, a vite été critiquée par des ONG ibériques, à l’instar de Caminando Fronteras, et ont même posé la question de la légalité de la procédure.
En octobre 2017, la Cour européenne des droits de l’homme avait condamné l’Espagne pour avoir renvoyé immédiatement vers le Maroc, sans aucune décision administrative ou judiciaire, des migrants arrivés dans l’enclave espagnole de Melilla. Madrid était au moins censée examiner si des demandeurs d’asile figuraient parmi les personnes renvoyées. Le 23 août dernier, les personnes expulsées ne sont restées que 24 heures sur le territoire espagnol. Bien peu pour un contrôle assidu.
>>> A LIRE – [Infographie] Maghreb : les demandeurs d’asile dans l’Union européenne ont fortement augmenté
Politique intérieure
Durant l’été 2018, la presse espagnole a largement insisté sur les arrivées de migrants depuis le Maroc. Depuis le début de l’année, 27 994 migrants sont arrivés sur les côtes espagnoles depuis le Maroc, d’après les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La nation ibérique dépasse ainsi l’Italie comme pays d’entrée en Europe. 313 personnes sont décédées au large des côtes espagnoles en tentant la traversée. Les autres routes de migration, celle des Balkans et celle à l’est de la mer Méditerranée, se ferment. La voie passant par le Maroc et l’Espagne est donc davantage empruntée.
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Marche européenne de la détermination & de la continuité : RIF

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Contre une jeunesse affranchie, le Maroc réimpose le service militaire


Reda Zaireg's picture
26 août 2018



Pour ressouder sa jeunesse, le Maroc opte pour une mesure vieux siècle : l'instauration du service militaire obligatoire. Une décision qui peut aussi se lire comme une volonté de sortir l'armée de son autarcie et de l'ouvrir davantage sur la société
La décision a déconcerté, mais s'inscrit dans une suite logique : depuis quelques mois, Mohammed VI s'affiche de plus en plus publiquement en chef d'état-major des armées, et de plus en plus présente est la symbolique militaire.
Dans deux discours successifs, Mohammed VI a multiplié les références à l'armée, arborant un turban frappé de l'insigne des Forces armées royales (AFP) Dans deux discours successifs, Mohammed VI a multiplié les références à l'armée, arborant un turban frappé de l'insigne des Forces armées royales (AFP)   
Dans deux discours successifs, Mohammed VI a multiplié les références à l'armée, arborant un turban frappé de l'insigne des Forces armées royales (FAR), une cravate à motifs jacquard sur laquelle est agrafé un autre pin's de l'armée et à son annulaire, une chevalière sertie d'une pierre verte, attribut de noblesse, mais aussi insigne de conquête et de puissance, symbole militaire par excellence.
En juillet, durant le discours du trône, le monarque a rendu un hommage appuyé aux Forces armées royales « pour leur mobilisation constante, sous notre commandement, afin de défendre l’intégrité, la sécurité et la stabilité du pays », mais aussi pour leur action « humanitaire et sociale […] tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ». Marquante aussi, la présence d'un colonel des Forces royales air en tenue d'apparat en arrière-plan, au début et à la fin du discours – la règle générale voulant qu'ils soient relégués dans le hors-champ.
Video of خطاب صاحب الجلالة الملك محمد السادس بمناسبة الذكرى 19 لعيد العرش المجيد


dimanche 26 août 2018

Solidaires #Aveclesréfugiés pour envoyer un message clair aux gouvernements sur les droits des réfugiés

Auteur : Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés
Créé le 16/08/2018   
La guerre force tous les jours des milliers de familles à fuir leur foyer. Plus de 68,5 millions de personnes ont été déplacées de force en 2017.
Pour échapper à la violence, ils laissent tout derrière eux – tout sauf leurs espoirs et leurs rêves d’un avenir plus sûr. Ces femmes, ces hommes et ces enfants ont plus que jamais besoin de soutien pour faire valoir leurs droits.

Il est donc essentiel de s’engager pour le respect de leurs droits et d’exprimer notre solidarité.

Le 24 septembre 2018, le HCR proposera un pacte mondial pour les réfugiés lors de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le pacte mondial pour les réfugiés est l’occasion unique de renforcer la réponse internationale aux déplacements forcés et aux situations de réfugiés prolongées.

Cet accord a pour vocation le partage des responsabilités.

Nous demandons aux gouvernements de :
  • Garantir que chaque enfant réfugié soit scolarisé.
  • Garantir que chaque famille réfugiée puisse vivre en lieu sûr.
  • Garantir que chaque réfugié puisse travailler ou acquérir de nouvelles compétences afin de subvenir aux besoins de sa famille.

Ajoutez votre nom à la pétition #Aveclesréfugiés !

Chaque femme, chaque homme, chaque enfant déraciné, doit pouvoir se construire un avenir meilleur, dans la paix et la sécurité.

Ces mesures sont essentielles pour le bien-être des réfugiés et leur dignité.

L’éducation, un abri sûr et des possibilités d’autosubsistance sont les premières clés de la construction d’un avenir stable pour les réfugiés et les pays qui les accueillent.

Faites valoir les droits des réfugiés.




La Suède : l'accord commercial UE-Maroc va contre la justice UE.

 Le résultat du processus de consultation,un consentement libre et éclairé du peuple du Sahara Occidental"?


"La Suède n'est pas convaincue que le résultat du processus de consultation puisse être considéré comme le consentement libre et éclairé du peuple du Sahara Occidental", a expliqué officiellement le pays lors du vote du Conseil de l'UE sur le commerce du Sahara Occidental.
Mis à jour le: 22.08 - 2018
Le compte rendu de la réunion du Conseil de l'UE des 11-13 juillet 2018, lorsque les États membres de l'UE ont accepté l'intégration du Sahara Occidental dans les protocoles commerciaux UE-Maroc, a critiqué l'approche de la Commission européenne visant à inclure le Sahara Occidental dans le commerce UE-Maroc.

Dans sa déclaration, le gouvernement suédois a souligné que le soi-disant "processus de consultation" engagé par la Commission européenne ne répondait pas à l'exigence de consentement soulignée par l'arrêt de la Cour de justice de l'UE de 2016.

"Vu les rejets du processus de consultation et/ou du projet d'accord, et en particulier des objections du Polisario, le représentant officiel du peuple du Sahara Occidental dans le processus onusien, la Suède désapprouve que le résultat du processus de consultation puisse prétendre être le consentement libre et éclairé du peuple du Sahara Occidental », dit la déclaration suédoise.

Les consultations menées par la Commission européenne, après avoir déjà paraphé un accord commercial avec le Maroc pour le Sahara Occidental, n'incluaient que des groupes marocains et pro-marocains faisant campagne pour l'inclusion du Sahara Occidental au Maroc.

Retrouvez la déclaration suédoise complète ci-dessous ou via ce lien [ou téléchargez].

La décision d'inclure le Sahara Occidental dans l'accord commercial avec le Maroc fait suite au jugement rendu en décembre 2016 par la CJUE, concluant qu'aucun accord de commerce ou d'association UE-Maroc ne peut être appliqué au Sahara Occidental. La seule exception, a déclaré la Cour, pour qu’un tel accord commercial affecte un tiers est d’obtenir le consentement du peuple de ce territoire tiers. Depuis que l'UE a signé pour la première fois le protocole commercial actuel avec le Maroc en 2012, la Suède a déclaré ouvertement que le Sahara Occidental ne pouvait pas être inclus dans l'accord, car il s'agit d'un territoire différent.

La Commission européenne n'a jamais sollicité le consentement du peuple du Sahara Occidental par le biais de sa représentation reconnue par les Nations unies, le Front Polisario. Au lieu de cela, la Commission a organisé une consultation auprès d'un échantillon assez restreint d'opérateurs économiques marocains et d'élus - tout en affirmant mensongèrement que le Front Polisario et des dizaines de groupes de la société civile sahraouie y avaient également pris part. 


 https://wsrw.org/a111x4262

Lire le livre de Nadine Rosa-Rosso : Plus qu'hier et moins que demain

Contre le racisme, le colonialisme et la guerre.

Par Marie-Jo Fressard, solidmar

Je viens d'en finir la lecture. Bien sûr, il faut être belge pour tout bien comprendre, et j'avoue avoir un peu zappé la première partie jusqu'à la page 75.

 La suite est suffisamment universelle pour pouvoir être lue par tous, avec rage ou tristesse, qu'on ait ou non la fibre communiste, avoir simplement des sentiments humains  suffit pour être tellement d'accord avec tout ce que Nadine exprime avec tant de talent, et avec ses sérieuses connaissances  en politique mondiale.

Combien de fois, en lisant ces lignes, me suis-je dit que  c'est ce que moi aussi je pense, et  moi aussi j'enrage contre cet effondrement programmé des espoirs qu'on souhaitait pousser en avant, quand on avait encore l'impression d'aller vers un mieux, vers la justice, vers une fraternité, quand les jeunes savaient vers où ils allaient.

Je n'aimais pas le mot "impérialisme", mais je réalise qu'il est vraiment le rempart derrière lequel se vautre la minorité ultra nantie de la planète qui ne vit que pour se l'approprier encore plus, en écrasant ou en éliminant la majorité démunie, avec ces armes de démolition massive,  que sont le racisme, le colonialisme et la guerre qui n'opèrent pas l'un sans l'autre.
 
J'ai aimé que les fins de chapitre se terminent par un appel à la lutte,  par une lueur du possible qui invite à ne jamais 
baisser les bras