samedi 8 juin 2019

Des travailleuses sahraouies demandent l'asile humanitaire à l'ONU


Equipe Media Sahara Media Team ايكيب ميديا

Trois travailleuses sahraouies ont accusé les autorités marocaines d'occupation d'avoir provoqué leur licenciement et d'avoir tenté de les décourager de poursuivre leurs activités politiques par le chantage et la répression.
Ces trois personnes, Nadira Mailad, Gabal Banahi et Aghlaijilhom Yusef, ont demandé au Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, que le droit d'asile humanitaire leur soit accordé. Elles invoquent les conséquences du fait que l'ONU n'a pas fait en sorte que la MINURSO s'acquitte de sa mission, clairement marquée par son nom : Mission internationale des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental.
Les militantes de l'association sahraouie Shams El Houriya (Soleil de la liberté pour les défenseurs des droits humains) ont adressé leurs demandes à l'ancien Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Horst Köhler, au Représentant spécial de la MINURSO, Colin Stewart, à l'Union européenne et à l'Union africaine, respectivement, soulignant la responsabilité de ces organisations dans la souffrance du peuple Sahraoui.
Elles se plaignent que le Royaume du Maroc n'ait pas été mis sous pression pour qu’il cesse les violations des droits des Sahraouis. Nadira, mère du journaliste et prisonnier politique Salah Lebsir, qui doit être libéré le 7 juin, déclare dans une interview à Equipe Media : "Le gouverneur de la ville occupée de Smara m'a envoyé des gens pour faire pression sur moi et m'obliger à m'abstenir d'organiser une réception publique, à l'occasion du retour de mon fils dans la ville. Après avoir reçu ma réponse négative, il m'a fait congédier de mon emploi. La même chose est arrivée à mon fils, El Hannafi Abdalahi Lebsir."
Nadira Mailad a ajouté : " J'en appelle aux Nations Unies, à l'Union européenne, aux organisations internationales des droits de l'homme et aux syndicats pour qu'ils interviennent afin d'arrêter les mesures marocaines de marginalisation, d'appauvrissement et de terrorisme, prises systématiquement contre les civils sahraouis. Se taire, c'est aider à maintenir une occupation illégale commettant des crimes contre notre peuple."
Il faut souligner que d'autres militants sont également toujours plus sous pression pour qu’ils réduisent leurs activités contre l’occupation. On enregistre depuis longtemps des licenciements de travailleurs employés par des institutions et des entreprises du gouvernement marocain au Sahara occidental.


Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=26206

vendredi 7 juin 2019

Mohamed Bouhennouch, âgé de 15 ans, condamné à 15 ans de prison ferme


Mohamed Bouhennouch, lorsqu'il a été condamné à 15 ans de prison ferme en 2017 par un juge marocain, était un enfant de 15 ans, condamné à 15 ans de prison ferme, flagrante coïncidence qui choque extrêmement tout un chacun sauf les ennemis de l'humanité et les partisans de la dictature.

Mohamed Bouhennouch, l'enfant de 15 ans a comparu devant le juge dans le tribunal de Casablanca comme un quidam accusé d'atteinte à la sécurité de l'État. Il n'a été entendu par le juge qu'avec la présence d'un traducteur, puisqu'il ne maîtrise que le rifain. «Monsieur le Juge, je vais vous raconter aujourd'hui une histoire très triste. A cause de l'horreur que j'ai vécu, je ne trouve aucun mot pour commencer», ainsi s'est exprimé l'enfant Bouhennouch pour entreprendre son plaidoyer devant le juge «C'était le premier jour du Ramadan, à 6 heures du matin, lorsque je me suis réveillé aux cris de mes frères et de mes parents,  je croyais que c'était le tremblement de terre. Il s'est avéré plus tard qu'ils sont venus pour m'arrêter» a-t-il raconté de son arrestation.
L'enfance et l'immaturité ne semblent plus un rempart contre la torture dans un État policier. «L'un d'eux m'a dit: "Profite du soleil parce que tu ne le verras plus désormais". Et quand je suis arrivé à Casablanca, j'ai été battu. Même si j'étais un meurtrier, Monsieur le Juge, ils n'auraient pas dû me traiter de la sorte», insiste l'enfant Mohamed Bouhennouch.
Le malheureux mineur rifain tombé dans les mains d'un régime impitoyable et inhumain a révélé dans le tribunal et devant tout le monde que des éléments de la Direction générale de la Sûreté nationale lui avaient demandé de faire des déclarations qui condamnent les leaders de la contestation du Rif Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik, en échange de la clémence dans la poursuite intentée contre lui. L'enfant Bouhennouch peut-être espérait-il avec sa révélation trouver la justice chez un juge qui est tout sauf indépendant !
Il a expliqué au juge qu'il a beaucoup souffert depuis son arrestation en évoquant l'horreur qu'il a vécu dans l'avion: des «menaces de la part de membres de la DGSN de me tuer en me jetant de l’avion qui me transférait d’Al Hoceima à Casablanca».
Le pauvre petit a fait aussi lors de son discours dans le tribunal une déclaration difficile à encaisser, il a fait connaître qu'il a souhaité, dans un moment d'incertitude, que la voiture de police -qui le transférait de l'aéroport de Casablanca vers un destin inconnu-, soit renversée pour qu'il meure en martyr.
Le mineur de 15 ans s'est trouvé sous le poids de l'une des plus graves accusations et de plus dans un État policier : atteinte à la sécurité de l'État, a nié toutes les accusations qui pesaient sur lui. Et avant de terminer son discours dans le tribunal de la honte, Bouhennouch a révélé qu'il a rédigé un livre dans sa cellule en rifain qu'il a intitulé "5 jour dans les ténèbres" dans lequel il raconte les souffrances et les brimades qu'il a subies au siège de La brigade nationale de la police judiciaire.

Quelle était la décision du juge ? Il a condamné Mohamed Bouhennouch à 15 ans de prison ferme au nom du roi Mohamed Six.


F.B

3KShare to WhatsAppShare to Plus d'options...
23
Author Image About Courrier du Rif
Courrier du Rif est une plate-forme d'information, de débat et d'analyse des thèmes qui concernent le Rif en particulier et l'Afrique du Nord en général. Nous essayons dans ce site d'accomplir un bon travail, respectueux et respectable à la fois, basé sur la vérification de l'information et la bonne documentation. Nous traitons des sujets divers, de l'actualité à l'histoire. Nous rapportons notamment le regard des autres sur le Rif et les Rifains, nous abordons également l'actualité sous un angle indépendant et critique. Compte tenu de notre foi et de notre conviction de l'importance de l'information et son rôle qui peut contribuer à instruire les individus et à sensibiliser les masses autour des sujets considérés comme des lignes rouges ou des tabous, d'où le lancement de cette initiative.

La France a expulsé 1.161 Marocains en 2018. Les Marocains expulsés figurent ainsi dans le top 5 des individus boutés hors des frontières françaises après les Albanais, les Roumains et les Algériens.

    Actu-Maroc



    La France a expulsé 1.161 Marocains en 2018. Les Marocains expulsés figurent ainsi dans le top 5 des individus boutés hors des frontières françaises après les Albanais, les Roumains et les Algériens.
    C’est ce que révèle un récent rapport parlementaire relayé par la presse française et qui fait une comparaison entre le coût des expulsions et les aides au retour. Si, dans ce rapport, les Marocains figurent à la quatrième place par nationalité des personnes expulsées, les Albanais viennent en tête (2.112), suivis des Roumains (1.909), des Algériens (1.525) alors que Soudanais (872) pointent à la cinquième place.
    D’autre part, et à en croire le rapport d’un collectif d’associations, les Centres de rétention administrative (CRA), passage menant généralement à une expulsion, avaient accueilli 2.286 Marocains à fin 2018, soit 9,2% du total.
    Nos ressortissants viennent ainsi à la troisième place après les Algériens (3.640, soit 14,6 %) et les Albanais (2.451, soit 9,8 % du total).
    Ce rapport révèlent non seulement les difficiles conditions de vie dans les CRA, mais surtout les violations de la loi commisses par les autorités françaises: en général, il est question d’expulsions effectuées avant que la procédure en justice ne soit terminée ou même entamée. C’est le cas d’un ressortissant marocain expulsé le jour de sa première audience devant un tribunal.
    Mais les autorités semblent avoir un autre souci plus important et qui est plutôt d’ordre financier. Le rapport parlementaire français déplore le coût financier jugé exorbitant des expulsions et qui s’est situé en 2018 à quelque 500 millions d’euros.
    La solution? Les parlementaires français soulignent qu’une aide financière au retour coûte six fois moins cher qu’une expulsion. Une expulsion, tous frais compris (procédure, hébergement, transport, escorte…), coûte une moyenne de 13.800 euros alors qu’une aide au retour se situe généralement aux alentours de 2.500 euros.

    Débarquement : les oubliés : l’armée d’Afrique, les millions de morts soviétiques


    Moins connu que le 6-Juin, le débarquement en Provence, le 15 août 1944, de l’armée d’Afrique, n’en est pas moins capital pour les Alliés dans leur reconquête de l’Europe.

    Par Sarah Diffalah


    L’histoire coloniale en Afrique vue par les journaux français
    Deux fois par mois, en partenariat avec RetroNews, le site de presse de la Bibliothèque nationale de France (BNF), « l’Obs » revient sur un épisode de l’histoire coloniale en Afrique raconté par les journaux français.
    Aujourd’hui, à l’occasion du 75e anniversaire du débarquement en Normandie, retour sur un épisode moins connu et pourtant décisif dans la victoire des Alliés : le débarquement en Provence de l’armée d’Afrique.
    La photo de la baie du cap Nègre s’étale en une de « l’Echo d’Alger » : une petite plage, une barque, un voilier amarré et une mer calme. La tranquillité bucolique du cliché en noir et blanc n’est qu’apparente. Les informations qui l’accompagnent, ce 17 août 1944, font état d’un événement historique et retentissant qui sera capital pour les Alliés dans leur reconquête de l’Europe. (...)
    ***

        Younes Benkirane, 6/6/2019
     
        Alors que 150.000 soldats participaient au débarquement de Normandie, ce sont 225. 000 (beaucoup plus selon d'autres sources d'historiens) tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs, marsouins du Pacifique et des Antilles qui ont participé au débarquement en Provence.
        L'oubli de la France et des Français à leur égard est injuste et immoral. Il constitue un mépris racial qu'il est grand temps de corriger.
     ***
     Josiane Tardan a partagé un lien dans le groupe ET ON RÊVAIT D´HUMANITÉ.

    Un autre regard sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. La Russie a appelé, mercredi 5 juin, à ne pas "exagérer" l'importance du Débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie, dont on fêtera jeudi le 75e anniversaire. Pour Moscou, il s'agit ainsi de ne pas "minorer" le rôle de l'URSS dans la défaite d'Hitler.
    "L'apport des Alliés dans la victoire sur le Troisième Reich est clair. Mais il ne faut pas l'exagérer et minorer par là même la signification des efforts titanesques de l'Union soviétique, sans laquelle cette victoire n'existerait tout simplement pas", a déclaré aux journalistes la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.
    "Le Débarquement n'a pas eu d'influence décisive"
    Tout en "rendant hommage à tous ceux qui sont tombés", Maria Zakharova a dénoncé une "réécriture catastrophique de l'histoire", notamment dans les films et les articles de presse, donnant selon elle aux Etats-Unis et à leurs alliés un rôle prédominant dans la défaite allemande. D'après elle, "le Débarquement en Normandie n'a pas eu d'influence décisive sur l'issue de la Seconde Guerre mondiale (...) déjà déterminée par la victoire de l'Armée rouge, avant tout à Stalingrad, Koursk".

    Donald Trump, Emmanuel Macron, la reine Elizabeth II et 300 vétérans ont donné mercredi à Portsmouth, dans le sud de l'Angleterre, le coup d'envoi des célébrations du 75e anniversaire du Débarquement. Celles-ci doivent se poursuivre jeudi en France. Les autorités russes et le président Vladimir Poutine, qui ne sera pas présent aux commémorations, dénoncent depuis de nombreuses années l'oubli dans lequel sont tombés selon eux en Occident les considérables sacrifices et les 27 millions de morts soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale.

    jeudi 6 juin 2019

    Gap : Procès du squat Césaï reporté au 18/6/2019

    tract procès Césaï.jpg

    BRIANÇONNAIS Trois militants de Génération Identitaire convoqués devant le tribuna


    Le 21 avril 2018, les militants de Génération Identitaire avaient passé deux jours et une nuit dans le col de l’Echelle pour empêcher le passage des migrants par la montagne. Puis, jusqu’à l’été 2018, des patrouilles avaient continué ce travail de surveillance de la frontière dans le Briançonnais.

    Le jeudi 11 juillet, à 14 heures, trois militants de Génération Identitaire seront poursuivis devant le tribunal correctionnel de Gap pour leurs opérations de surveillance de la frontière franco-italienne menées dans le Briançonnais au printemps 2018.

    Le procureur de la République de Gap a tranché. Et Raphaël Balland a décidé de convoquer à la barre du tribunal correctionnel trois activistes du mouvement politique d’extrême-droite Génération Identitaire. L’audience est programmée le jeudi 11 juillet, à 14 heures. Le président, le porte-parole et un autre membre de Génération Identitaire sont ainsi poursuivis du chef « d’activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique » (article 433-13 du code pénal, prévoyant notamment les peines maximales d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende) au terme d’une enquête conduite par la compagnie de gendarmerie de Briançon. Ces poursuites judiciaires sont en lien avec l’opération collective menée dans le Briançonnais entre le 22 avril et le 29 juin 2018 par une centaine de membres de Génération Identitaire.

    Une opération baptisée « Mission Alpes » qui visait notamment à « surveiller la frontière franco-italienne, à rechercher et appréhender des étrangers entrant illégalement en France, et à diligenter des investigations cherchant à démontrer l’implication d’associations d’aide aux migrants dans la commission d’infractions pénales ». Les convocations en justice ont été directement délivrées aux quatre prévenus par officier de police judiciaire les 14 et 15 mai 2019 », précise le parquet dans un communiqué. « En revanche, le délit d’immixtion dans une fonction publique (article 433-12 du code pénal) était insuffisamment caractérisé au regard des investigations et des critères stricts fixés par la loi et la jurisprudence de la Cour de cassation pour pouvoir retenir ce délit », conclut le procureur.
    En janvier 2019, des cadres de Génération Identitaire avaient été placés en garde à vue dans le cadre de cette enquête.
    Le 21 avril 2018, le groupuscule avait monté une opération de grande envergure dans le col de l’Echelle à Névache en déployant un grillage dans la montagne et en survolant la frontière avec l’appui de deux hélicoptères. Des patrouilles de surveillance étaient ensuite restées dans le Briançonnais jusqu’au début de l’été pour empêcher l’entrée des migrants et pour empêcher aussi l’aide apportée aux migrants.

    Deux avocats accusent l'UE de crimes contre l’humanité envers les migrants de Libye


    Pour Omer Shatz et Juan Branco, l’UE aurait « orchestré l’interception et la détention de 40 000 personnes » qui cherchaient à fuir le pays.
    Par Publié le 03 juin 2019 Des migrants ayant été arrêtés par des garde-côtes libyens après un accident au large de Garabulli, à 60 kilomètres à l’est de Tripoli, le 2 juin 2019. Des migrants ayant été arrêtés par des garde-côtes libyens après un accident au large de Garabulli, à 60 kilomètres à l’est de Tripoli, le 2 juin 2019. AYMAN AL-SAHILI / REUTERS
     
    Deux avocats accusent l’Union européenne et ses Etats membres de crimes contre l’humanité pour meurtre, torture, traitements inhumains et déplacements forcés, commis à l’encontre de migrants tentant de fuir la Libye. 
     Dans une plainte, qui devrait être transmise lundi 3 juin à la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, ils dénoncent des politiques « visant à enrayer à tout prix les flux migratoires vers l’Europe, y compris par le meurtre de milliers de civils innocents fuyant une zone de conflit armé ». L’issue de la plainte est incertaine. La procureure n’est légalement pas tenue par les communications reçues d’individus ou d’organisations non gouvernementales (ONG).
    Pour Omer Shatz, membre du Global Legal Action Network (GLAN – Réseau mondial d’action juridique), une ONG qui a déjà engagé plusieurs procédures au nom des victimes de la politique migratoire de l’UE, et Juan Branco, avocat et polémiste, et ancien assistant du premier procureur de la CPI, la politique migratoire de l’Union européenne « a ignoré le sort des migrants en détresse en mer, afin de dissuader les personnes se trouvant dans une situation similaire de rechercher un refuge sûr en Europe ». Depuis 2016, l’UE aurait, en outre, par son soutien aux garde-côtes libyens, « orchestré, directement et indirectement, l’interception et la détention des 40 000 personnes qui avaient réussi à échapper à l’enfer que la Libye était devenue pour elles ».

    Des dizaines de déclarations publiques analysées

    La plainte analyse cinq années de politique migratoire européenne, dans laquelle toutes les mesures prises viseraient, selon eux, un objectif unique : dissuader ceux qui veulent rejoindre l’Europe. Omer Shatz et Juan Branco n’ont pas enquêté et n’apportent pas de nouvelles preuves à la procureure de la CPI, mais analysent des dizaines de déclarations publiques, de décisions et de rapports émanant de l’UE elle-même et de ses responsables. 

    mercredi 5 juin 2019

    Al Hoceima: Un directeur d'école et deux professeurs convoqués devant le procureur




    MAROC
    03/06/2019 17h:05 CET | Actualisé il y a 1 heure

    Al Hoceima: Un directeur d'école et deux professeurs convoqués devant le procureur

    Au mois de mai, six élèves avaient remplacé le drapeau marocain de l'école par un drap blanc.



    Geraint Rowland Photography via Getty Images
    Le drapeau était accroché à un mât./ Photo d'illustration. 
    RIF - Nouvelle affaire judiciaire à Al Hoceima. Le directeur de l’école primaire rurale Issaguen et deux professeurs vont être convoqués devant le procureur dans les jours à venir, rapporte l’agence de presse espagnole EFE. Ils sont accusés de ne pas avoir dénoncé un “crime” commis par leurs élèves.
    Le “crime” s’est déroulé le 17 mai dernier. Six enfants âgés de 8 à 11 ans ont décroché le drapeau marocain de l’école, qui était accroché à un mât, pour le remplacer par un drap blanc, rapporte EFE en citant des sources au sein des autorités locales.
    “La bannière blanche est restée sur le mât pendant quatre jours, jusqu’à ce que la gendarmerie royale de la région soit informée de ce qui s’est passé. Les membres de cet organe ont ouvert une enquête le 20 mai et interrogé les six enfants en présence de leurs parents avant de les relâcher le soir-même”, précise l’agence de presse.
    Ce sont ensuite le directeur de l’école et les deux professeurs qui sont passés par l’interrogatoire. Accusés de ne pas avoir dénoncé le “crime”, leur convocation devant le bureau du procureur a été fixée après la fin du ramadan. D’après EFE, qui cite de nouvelles sources proches de l’école, les enseignants n’étaient pas au courant de ce qui s’était produit, le drap blanc ayant été découvert quelques jours plus tard.
    Après l’incident, le directeur de l’école a décidé de changer l’emplacement du mât et l’a placé au centre de la cour pour éviter que les événements ne se reproduisent”, ajoute l’agence de presse espagnole.
    Alors que les peines ont été confirmées en appel en avril dernier pour les détenus du Hirak, les convocations et arrestations se poursuivent dans la région d’Al Hoceima. Au début du mois de mai, le Rifain Ahmed Chibi a été arrêté et condamné à un an de prison pour avoir dénoncé “la situation catastrophique” de la région du Rif et la peine des détenus.

    mardi 4 juin 2019

    Ds bandes criminelles continuent d'attaquer et d'agresser des migrants.


    Au moment ou les autorités marocaines se vantent d'avoir fait échoué 30000 tentatives de migration, des bandes criminelles continuent d'attaquer et d'agresser des migrants. Le cas en photo s'est passé aujourd'hui à Tanger lorsque un groupe de migrants a été attaqué par des bandits à l'arme blanche.
    En voyant les violations commises chaque jour par les autorités marocaines contre les migrants subsahariens, ces bandes criminelles considèrent les migrants comme des proies faciles: ils ne peuvent pas présenter une plainte car ils seront arrêtés et refoulés et même si la plainte est présentée, elle n'est jamais prise au sérieux.
    En publiant une photo choquante, AMDH Nador veut attirer l'attention sur les crimes de ces bandes armées et demande aux autorités d'intervenir pour protéger tous les migrants.

    Élaboration d’une loi-cadre pour le placement des enfants: pourquoi le gouvernement doit agir

    8Share to LinkedInShare to Imprimer
    Par Ghizlaine Badri le 04/06/2019
    Les enfants sont livrés à eux même
    Selon les associations de protection de l'enfance, il y a 25000 enfants qui vivent dans la rue au Maroc
    © Copyright : DR
     
    Des associations marocaines œuvrant pour la prise en charge et le placement en famille d’accueil d’enfants en situation d’abandon appellent le gouvernement à l’élaboration d’une loi-cadre pour la protection des enfants au Maroc à travers le Collectif Marocain de Placement en Famille d’Accueil.

    Chaque heure, un enfant est abandonné quotidiennement au Maroc et en 2016, 11. 373 enfants ont été placés dans des structures de protection pour les cas difficiles, selon le rapport «L’enfance abandonnée au Maroc» réalisé conjointement par l’UNICEF Maroc et la Ligue Marocaine pour la Protection de l’Enfance.

    Face à ce constat alarmant, l’Association Anir, l’Association Bayti, la Fondation Amane, SOS Village d’Enfants ainsi que le bureau régional de la Ligue Marocaine pour la Protection de l’Enfance de Taroudant ont décidé d’unir leurs forces à travers la création d’un collectif afin de mener conjointement un plaidoyer pour la mise en place d’un cadre juridique en faveur du placement des enfants en famille d’accueil et d’exhorter le gouvernement à l’élaboration d’une loi-cadre. «Il n’existe pas de texte de loi qui régit le placement des enfants en famille d’accueil. Ce vide juridique pose problème aux associations qui œuvrent depuis des années pour un travail d’harmonisation des pratiques afin de créer un modèle national», regrette Karima Kessaba, chargée du programme de protection de l’enfance à l’UNICEF Maroc.

    Fiscalité: tout savoir sur les donations effectuées dans le cadre de la "kafala"


    Le placement en familles d’accueil est une option de prise en charge de remplacement parmi d’autres qui sont privilégiées: la réinsertion familiale en famille biologique, la famille élargie, le placement en Kafala et enfin, la famille d’accueil. Cette dernière permet ainsi de prendre en charge les enfants sans protection familiale. Actuellement, pour placer les enfants dans des familles d’accueil, les associations s’appuient sur l’article 471 du Code de procédure pénale qui prévoit la possibilité de confier des enfants à une «personne tierce digne de confiance».


    «L’article 471 est considéré par certains juges comme un concept très élargi qui n’a pas de sens…Ce qui complique notre travail. Nous souhaitons lancer un appel au gouvernement pour la mise en place d’une loi-cadre», affirme Yamna Taltit, Responsable Partenariat Formation et Expertise de l’Association Bayti et de poursuivre. «Notre champ d’action est limité, une loi est indispensable ! La responsable associative précise que les solutions apportées dans le cadre du placement des enfants ont leurs limites: «Pour la  réinsertion au sein de la famille biologique, 30% des enfants que nous tentons de réinsérer à travers des programmes dédiés, récidivent et retournent à la rue au bout de 5 ans. Concernant la Kafala, nous sommes freinés par un long processus administratif». ajoute t-elle.


    Les constats de l’UNICEF au Maroc vont dans ce sens, d’après le Fonds des Nations Unis pour l’enfance: «les enfants sont souvent placés dans des institutions en raison de l’insuffisance de mesures alternatives, à savoir la difficulté d’accès à la Kafala et l’absence de dispositifs de familles d’accueil réglementées». D’autres enfants vivant au sein de leurs familles sont en situation de risque, alors que le nombre de ceux privés de cet environnement est en augmentation comme en témoigne le nombre d’établissements de protection, qui aurait doublé depuis 2005 avec des conditions de vie précaires.

    Aicha Ech-Chenna: "j'ai élevé des enfants abandonnés par des parlementaires"


    «L’intérêt de notre action est de proposer une autre alternative que la prise en charge institutionnelle. Notre ambition à terme est qu’il n’y ait plus d’orphelinats au Maroc. Le coût d’un enfant en orphelinat est de 2000 à 2500 dirhams par mois, alors qu’en famille il coûte deux fois moins cher avec en plus un cadre familial qui lui permet de se construire et de faciliter sa réinsertion au sein de la société», confie Béatrice Beloubad, Directrice Nationale de l’association SOS Villages d’enfants.


    Si l’élaboration d’une loi-cadre pour le placement en famille d’accueil fait même partie des objectifs stratégiques pour 2015–2020, dans le programme de mise en œuvre de la politique publique intégrée de protection de l’enfance, aucune action n’a été réalisée à ce jour. Une ébauche de texte juridique sur la famille d’accueil a été élaborée en 2012 par des juges et des associations de protection de l’enfance, puis déposée auprès du Ministère de la Justice et du Ministère de la Famille, de la Solidarité, de l’Égalité, et du Développement social. Cependant, cette proposition est restée lettre morte.
    8Share to LinkedInShare to Imprimer

    Parodie de justice et condamnations à mort en Irak de 11 ressortissants français


    Communiqué commun LDH et FIDH

    Avec les deux nouveaux jugements tombés ce lundi 3 juin, ce sont désormais onze ressortissants français qui sont condamnés à mort par des tribunaux irakiens au motif d’une « appartenance au groupe Etat islamique », lors de procès expéditifs et non équitables.
    Les stupéfiantes déclarations du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, affirmant que la justice irakienne leur aurait garanti « une procédure équitable » sont largement démenties par les faits : faiblesse des dossiers d’accusation, procès à charge et expédiés en violation des droits de la défense, avocats commis d’office et n’ayant eu que partiellement ou tardivement accès au dossier de leur client, tortures lors des interrogatoires, absence des victimes…
    La France ne peut tolérer ces parodies de justice et encore moins toute condamnation à la peine capitale de ses ressortissants. Il revient au gouvernement d’assumer pleinement ses responsabilités envers ses ressortissants, quelles que soient les charges portées contre eux, en l’absence des garanties minimales d’un procès équitable et d’un droit à la défense effectif. C’est en France qu’il faut poursuivre les auteurs d’actes de terrorisme mais aussi les auteurs de crimes contre l’humanité dont ils se seraient rendus coupables sur les territoires irakien et syrien.

    -----------------------

    Comme le révèle @Mediapart, l’opération consistant à faire juger des ressortissants français encombrants en Irak, malgré la peine de mort, a été pensée depuis Paris et réalisée « sans l’intervention visible de la France ».
    Délocalisation de la peine de mort ?


    lundi 3 juin 2019

    La médaille remise à Cédric Herrou par la ville de Grenoble indigne le préfet


    Cédric Herrou

    Le maire de Grenoble a remis à Cédric Herrou, cet agriculteur condamné pour avoir aidé des migrants, la médaille de la ville. Le préfet de l'Isère n'a pas apprécié. Le préfet de l'Isère a recadré ce mardi le maire EELV/FG de Grenoble, Eric Piolle, qui a remis la veille la médaille de la ville au défenseur des migrants Cédric Herrou, en se présentant lui-même comme "délinquant solidaire". C'est un tweet publié en marge de la cérémonie qui a suscité l'ire de la préfecture, dans lequel l'élu fait état d'un courrier adressé parallèlement au procureur de la République à Grenoble.

    "La solidarité envers les exilé.e.s reste un délit"

    "Je vous écris ce jour puisque la solidarité envers les exilé.e.s reste un délit. Forte de sa politique d'accueil et d'aide, la Ville de Grenoble enfreint l'article L 622-1 du CESEDA. Condamnez-moi", a tweeté l'élu.
    "Le préfet de l'Isère déplore des propos qui appellent à commettre des infractions ou des actes illégaux, alors même qu'ils sont tenus par un maire auquel les lois de la République confient des responsabilités d'officier de police judiciaire et la charge de faire respecter l'ordre public", a dénoncé la préfecture dans un communiqué. "Prôner l'illégalité ou cautionner des infractions pourtant condamnées par l'autorité judiciaire n'est pas une conduite anodine", ajoute le préfet.

    Condamné quatre mois de prison avec sursis

    L'agriculteur Cédric Herrou a été condamné en appel en août à quatre mois de prison avec sursis pour avoir aidé des migrants dans la vallée de la Roya, dans les Alpes-Maritimes. Le 22 avril, l'Assemblée nationale a voté l'assouplissement du délit de solidarité, exemptant désormais de sanctions les militants qui apporteraient des soins, un hébergement et de la nourriture aux migrants sans qu'il y ait de contrepartie lucrative.
    Une évolution insuffisante pour le maire de Grenoble qui réclame, dans son courrier au procureur préalablement diffusé à la presse, l'abrogation du "délit de solidarité" et davantage de protection pour les aidants comme Cédric Herrou, mais aussi pour des municipalités comme la sienne dont les "actions collectives" pour accueillir les réfugiés, selon lui, leur font "courir un risque pénal".