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samedi 20 juin 2009

L'obstination du témoignage

Communiqué, vendredi 19 juin 2009
L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme publie son rapport annuel 2009

Paris-Genève, le 19 juin 2009. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), qui accompagne, suit, et protège tout au long de l’année les défenseurs, publie aujourd’hui son Rapport annuel 2009. Ce rapport, préfacé par Roberto Saviano, est consacré à une année entière de combat pour les droits de l’Homme à travers le monde.

Manifestations réprimées, syndicalistes arrêtés, ONG sous surveillance : ces réalités sont liées depuis des années à des situations économiquement et socialement déséquilibrées et inéquitables. La hausse des mécontentements sociaux liés à la crise économique mondiale a accru la répression enregistrée ces dernières années. Le rapport annuel 2009 de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme montre, qu'inversement proportionnelle à la chute des bourses, l’inflation des pratiques et des lois liberticides en matière de contrôle du corps social est l’un des traits saillants des difficultés rencontrées par les défenseurs des droits de l’Homme en 2008.

Roberto Saviano, auteur de la préface du rapport, nous alerte: « des “crises” en 2008 ont déjà donné lieu à une multiplication des mouvements de protestation sociale. Au Cambodge, au Cameroun, en Corée du sud, en Tunisie, en Colombie, au Zimbabwe et ailleurs, des femmes et des hommes ont envahi la rue pour réclamer le respect de leurs droits sociaux et économiques et les leaders pacifiques de ces manifestations ont trop souvent été ciblés par la répression. Un avant goût de ce qui nous attend dans le contexte de la crise actuelle et des mouvements sociaux qu’elle entraînera légitimement? ».

Pour Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH, « cette crispation sociale qui a gagné tous les continents a eu, partout dans le monde, des conséquences en matière de libertés de réunion, d’association et d’expression, qui dépassent largement le seul cadre de la défense des droits du travail ou des droits sociaux ».

Ce rapport rend hommage à l'obstination du témoignage de tous les défenseurs des droits de l'Homme : « Les nombreux instruments internationaux de défense des droits de l’Homme et les mécanismes de surveillance qui en découlent ne constituent nullement une garantie suffisante contre les violations. Si l’opinion publique ne reste pas vigilante, leur application demeure lettre morte. Plus que jamais, en période de crise, les défenseurs des droits de l’Homme, par leurs investigations rigoureuses, leurs actions sans compromis et leur engagement sans calcul constituent le dernier rempart contre l’arbitraire. Les Etats répressifs l’ont bien compris, et ciblent de plus en plus ces défenseurs de la liberté », conclut Eric Sottas, secrétaire général de l'OMCT.

Ce rapport est publié en versions française, anglaise et espagnole dans son intégralité, en russe pour la partie Europe et Communauté des Etats indépendants et en arabe pour la partie Afrique du nord/Moyen Orient.

En outre, une annexe sous forme de Cd-Rom, qui compile les cas traités par l’Observatoire en 2008, sera disponible ultérieurement.

Une conférence de presse est organisée le 19 juin en Suisse et plusieurs autres conférences se tiendront tout au long du mois de juillet, notamment en Italie, en Egypte, en Jordanie, en Géorgie, en République démocratique du Congo, au Kenya, au Nigeria, en Colombie, au Pérou, au Mexique, en Inde et au Cambodge grâce au soutien des organisations membres ou partenaires de l’OMCT et de la FIDH.

Ce rapport est disponible sur les sites de l’OMCT et de la FIDH aux liens suivants :

http://www.fidh.org/L-Obstination-du-temoignage-rapport-2009-defenseurs-droits-humains

http://www.omct.org/pdf/Observatory/2009/obs_annual_report_2009_fr.pdf

Contacts presse :
· FIDH : Karine Appy / Gaël Grilhot : 01 43 55 25 18 / 06 48 05 91 57 / 06 72 284 294
· OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39 / 52 42

Scandale sordide : à Marrakech une dizaine de jeunes arbitrairement emprisonnés, le maire sali

par Bruno Lecoq
Il a suffit qu’un jeune prostitué fantasque accuse le maire de Marrakech d’homosexualité, pour qu’une rafle soit organisée dans le milieu interlope de la ville ocre. Tandis que certains titres de la presse marocaine ont dénoncé un coup politique tordu porté contre Omar Jazouli en pleine période électorale, cela fait plus d’un mois qu’une dizaine de jeunes innocents sont détenus dans la prison de Marrakech. Coups, tortures… Tout a été bon pour contraindre ces jeunes, forcément étrangers à cette affaire montée de toutes pièces, à signer des dépositions qui les accablent, dépositions qu’ils ont aussitôt réfutées devant les juges… sans être entendus. Aucune preuve, aucun flagrant délit, ne peut être retenue contre eux : Ils ont pourtant été condamnés lundi dernier à des peines allant de deux , trois et huit ans de prison comme s’il s’agissait de justifier le démantèlement d’un authentique réseau de prostitution.
Rappel des faits
Le 10 mai dernier, circule dans Marrakech une information qui indique que la police de Marrakech a arrêté un prostitué travesti du nom de Haïfa. Ce dernier, dont le prénom rappelle étrangement une autre affaire ayant défrayée la chronique municipale, aurait affirmé avoir vendu, pour 500 dirhams, ses services à de nombreuses personnalités de la ville, dont –on ne le sait pas encore- le maire de Marrakech, Omar Jazouli. Ce jeune homme signe une déposition qui l’accable et engage la complicité d’un prétendu réseau. Il aurait notamment affirmé à la police, premier fait étrange, avoir été mis en relation avec le maire par le biais d’un autre marocain dont il donne le prénom, l’âge et décrit l’aspect physique. Un marocain au prénom identique est prévenu de cette recherche. On l'invite à se cacher. N’ayant rien à se reprocher dans cette affaire dont il ignore tout, il refuse. Le 15 mai, alors qu’il ne correspond pas à la description physique faite initialement par le prostitué accusateur, il est arrêté, frappé et conduit à signer une déposition qu’il va récuser quelques heures plus tard devant le juge. Une dizaine d’autres marrakchis, issus du monde de la nuit et gays , sont arrêtés lors de ce coup de filet qui vise manifestement à conforter les accusations portées contre Omar Jazouli. La presse arabophone, qui tient –fait étrange- les dépositions faites par les jeunes prévenus sous la torture, publie dans le même temps la nouvelle : Omar Jazouli, l’actuel maire de Marrakech, aurait eu des relations sexuelles avec un jeune prostitué masculin à son domicile de Marrakech. L’affaire fait scandale à la veille des élections municipales, même si, très vite, la presse « sérieuse » dénonce une machination politique grossièrement montée à des fins électorales. Interrogé sur les faits, Omar Jazouli dément formellement les accusations. Elles sont grotesques : le prostitué accusateur est un mythomane notoire : il affirme que les faits se seraient déroulés au domicile du maire : Omar Jazouli y vit avec sa mère, sa femme et ses trois enfants. Aurait-il eu des relations extra conjugales, il n’aurait pas choisi son domicile familial ! Mais tous ses démentis ne servent à rien. Tout est affaire de rumeur et, comme s’il s’agissait d’éviter un règlement rapide du dossier, le maire ne sera même pas entendu par la police et la justice. Le prostitué accusateur maintient seul sa déposition et aucune des déclarations des autres jeunes détenus (qui ne connaissent ni le maire ni, pour certains, leur accusateur!) ne sont prises en compte. Le tribunal, au dire de tous les avocats présents sur ce dossier, est sous pression. Et ce sont les dépositions obtenues sous la torture au commissariat de Marrakech qui sont retenues. Ces mêmes juges, en privé, ne cachent pourtant pas savoir le mauvais coup qui se trament et sont convaincus de l’innocence de ceux qu’ils s’apprêtent à condamner ! Nous sommes le 2 juin. Une dizaine de jeunes est encore en prison et tout permet de penser qu’ils ne vont pas bénéficier d’un procès équitable. Les avocats plaident dans l’indifférence d’un juge qui n’écoute pas leurs arguments. Ce dernier, « fatigué » décalera même d’une semaine (au lendemain des élections) l’annonce du verdict. Les accusés seront tous coupables, l’affaire semble ficelée d’avance. Appelés à l'aide en cours d’instruction, d’éminents avocats refusent de se saisir de ce dossier qu’ils savent perdus et disent être piloté à des fins électorales.
Une jeune femme, prénommée Souade, fait partie des prévenus. Accusée à tort par Haïfa d’avoir participé à des parties fines, elle souffre d’un cancer et est privée depuis plus d’un mois de son traitement chimiothérapique. Alors que rien de sérieux ne conforte cette accusation, la justice va rester insensible à son cas : a-t-il le mérite d’enjoliver le scenario sordide offert en pâture à l’opinion publique ? Lundi dernier, elle a été condamné à deux ans de prison ! Le prévenu présenté initialement comme l’intermédiaire, sera pour sa part, finalement disculpé par Haïfa qui reconnait, lundi, devant le juge qu’il ne le connait par et qu’il l’a désigné à la demande des policiers. Plus aucune charge ne repose sur lui mais l’indifférence est la même : deux ans de prison ! L’atteinte aux droits de l’homme est ici flagrante et elle touche à l’évidence des minorités sexuelles, forcément coupables aux yeux d’une grande partie de l’opinion publique. Mais comme elle met en scène un élu dont on cherche à se débarrasser, et des jeunes (dont les noms sont jetés en pâture dans la presse) elle n’a aucune importance. Torture, emprisonnements arbitraires, parodies de justice… Des innocents vivent aujourd’hui un véritable drame dans l’indifférence générale. Leur vie risque de se retrouver brisée à tout jamais. Les élections sont aujourd’hui terminées, il est urgent que ce cauchemar cesse. C’est une affaire de dignité.>
Voilà le témoignage qui permettra de comprendre l'implication accidentelle de Souad dans cette affaire :
"Mon cher Bruno,> Ma semaine au Maroc s'est achevée hier et durant ces jours, sans le vouloir, j'ai approché le "scandale". Figure-toi que j'ai une amie pharmacienne (marocaine) dont la sœur, jeune mais cancéreuse, est depuis un mois en prison... pour la même affaire ! Elle, il y a plus d'un an avait loué un appartement à une femme. A Marrakech, ce genre de location s'appelle "une clé". On donne une somme au départ puis chaque mois un faible loyer. La sœur de mon amie, prénommée Souade, a donné 100.000 dirhams à cette femme puis versait son loyer jusqu'au jour où une autre femme lui a dit être la propriétaire des lieux et qu'elle ne lui avait jamais rien loué ! Quelques jours plus tard, tous ses meubles disparurent et Souade s'est retrouvée à la rue... sans même pouvoir récupérer ses 100.000 dirhams empochés par le première femme volatilisée. Survient alors une personne appelée "Haïfa", très beau garçon paraît-il, qui vient la voir pour lui dire que sa sœur est une salope ; qu'il sait ce qu'elle lui a volé et qu'il veut l'aider. Confiante, Souade l'écoute et se lie d'amitié avec lui malgré ses tendances efféminées... Ils sortent quelques fois dans des boîtes gaies de Marrakech...""
Puis arrive le scandale du maire. Le jeune homme qui fait des « révélations » sur ses relations avec Jazouli, c'est "Haïfa". Pire, il a dit aux policiers qu'il allait se travestir chez une amie, Souade, qui lui prêtait des perruques. Souade, perdant ses cheveux à cause de la chimiothérapie, l'a laissé s'amuser avec ses perruques... lorsqu'ils se voyaient. Pire encore, il a aussi affirmé que Souade participait à ses ébats avec Jazouli... Depuis, Souade est en prison ! Son cancer se développe dangereusement. Son père milliardaire l'a bannie et ne veut plus entendre parler d'elle. Sa mère et sa sœur, mon amie pharmacienne, ne savent plus quoi faire. Des amis, des avocats, des gens très introduits ont tenté de faire quelque chose pour elle mais en vain. Il parait que le dossier est sulfureux et personne n'ose s'en approcher...Un ami que tu connais est cité aussi, ai-je appris par cette voie. D'après moi, ils veulent faire tomber Jazouli qui, paraît-il, serait réélu. Je crois savoir que les jugements seront rendus... après les élections ! (…)
bruno.lecoq@wanadoo.fr

Expulsion d'un jeune Marocain

Dans la Loire ont eu lieu deux expulsions particulièrement scandaleuses d’un jeune Marocain.
Un jeune homme marocain, Mounir Laffig conduit au centre de rétention de Saint-Exupéry suite à un contrôle de police. Il est en France depuis 2004. Son père est d’abord arrivé en 1960. Puis sa mère rejoint son père en 2002 avec l’un de ses frère et sa soeur. Toute sa famille immédiate habitant en France est régularisée avec des cartes de résident (10 ans) sauf sa petite soeur qui n’a pas besoin de titre de séjour puisqu’elle est mineure.
Son autre frère et lui-même entrent en France en 2004 pour rejoindre le reste de la famille. Ils font les démarches pour obtenir un titre de séjour "Vie privée et familiale", mais leurs demandes n’aboutissent pas car la préfecture estime que leurs attaches ne sont pas suffisantes ( !!!!) et ils tombent sous le coup d’ Obligations A Quitter le Territoire.
M.Laffig avait aussi fait une demande avec une promesse d’embauche dans une entreprise de BTP qui n’a pas abouti car il n’avait pas de visa long séjour....De plus son frère régularisé possède une entreprise dans le bâtiment et est prêt à l’embaucher. ..
Nous vous invitons à envoyer un MAIL à la préfecture de la Loire pour que Mounir Laffig soit relâché et régularisé !
pref-loire@loire.pref.gouv.fr
marc.piselli@loire.pref.gouv.fr

Le deuxième acte de la comédie

par Ali Fkir, 16/6/009
Après le 1er acte (12 juin 2009) de la "pièce théâtrale" ayant pour thème "élections à la marocaine" où le prix des voix dans le souk primaire tourne autour de 3 000 dh, les acteurs concernés exécutent aujourd'hui le 2ème acte de la mascarade où la voix est cotée dans le marché secondaire, des dizaines de milliers de dh dans les communes pauvres, et des millions de dh dans les grandes villes riches. Pourquoi?
- Depuis la reforme de 2002, le président est "élu" pour 6 ans. Aucune majorité ne peut le destituer. Seuls les services du ministère de l'intérieur peuvent le faire.
- Le président est doté de tous les pouvoirs, il n'a de compte à rendre ni aux autres membres du bureau, ni aux citoyens.
- Le président, en s'assurant la bienveillance/complicité des divers services du ministère de l'intérieur, peut traire à sa guise "la vache locale".
- Le président peut utiliser facilement son "poste" pour nouer des liens et élargir sa "base électorale" pour les prochaines "échéance".
- Acheter aujourd'hui les voix des "électeurs", c'est investir pour maximiser le profit de demain. C'est constitutionnel. "Notre constitution" garantit le droit d'entreprendre. C'est ce que font nos politicards. C'est l'esprit même de la bonne citoyenneté!
Dans quelques semaines, après le deuxième acte, les heureux "élus" du 12 juin, participeront à l'exécution du troisième acte de la comédie: élection des " conseillers" de la deuxième chambre. C'est le marché principal. Le prix de la voix sera exorbitant. Le "conseiller" s'assurera un revenu sans fournir d'effort pendant son mandat, et d'une rente viagère non négligeable.
C'est ça la démocratie makhzanienne, la spécificité marocaine oblige!

Silence complice

par Mohammed Hifad
L'Europe et la France ferment les yeux sur les élections communales au Maroc. Ils ont noyé notre cas dans celui de l'Iran. Il est question d'une solidarité d'intérêt entre le pouvoir marocain et le vieux continent. Pourtant , c'est cette majorité silencieuse aujourd'hui bafouée et touchée dans sa dignité qui achète les voitures , les camions , les taxis , les tracteurs , les produits électroménagers etc. en provenance de l'Europe et de la France.
Les Marocains doivent aussi désormais savoir où va leur argent pour qu'il ne soit pas utilisé contre eux , à l'intérieur et à l'extérieur du pays. C'est aux citoyens , de devenir des clients conscients et responsables pour faire savoir aux autres que c'est au peuple à qui appartient ce pays ainsi que ses richesses.
Nous devons briser les rails de notre train laissés par les colons et en construire d'autres en citoyens enfin libres dans nos actes , nos sentiments et nos pensées. Nous devons apprendre aux autres ,qui nous exploitent , ici et ailleurs et à partir de maintenant, qu'il ne suffit pas qu'ils mettent de leur côté les responsables pour nous piétiner.
C'est à nous de voter chaque jour et de distinguer nos amis de nos ennemis. Acheter une boite d'allumettes , c'est voter pour quelqu'un ou pour plusieurs. Tant pis pour ceux qui attendent que les défendent les associations , les partis , les syndicats , les organisations non gouvernementales , les medias etc. : la liste est longue: ils sont tous contrôlés et manipulés. Ce sont nous qui portons atteinte à notre dignité sans le savoir .Les autres dispersent notre attention par de fausses élections et autres stratagèmes pour mieux nous exploiter .
Y a-t-il au Maroc d'aujourd'hui une seule famille qui n'a pas deux ou trois diplômés universitaires en chômage ? Pourtant , ces jeunes, ainsi que leurs parents , voient la mort dans l'âme , d'autres accéder facilement à des postes clés. Les privilèges sont héréditaires et chacun est prince à son poste. Toutes les valeurs traditionnelles inculquées sont perdues et celles de l'Europe ,acquises , restent superficielles.
Nous accumulons désormais les défauts des Marocains et des Européens. Tout est métamorphosé et on ne sait plus où donner de la tête. Commençons d'abord par des actes de citoyens conscients et responsables qui ne font pas tort aux leurs et à eux- mêmes: acheter et vendre , c'est voter pour un ennemi ou un ami. C'est désormais le mot d'ordre!
.

vendredi 19 juin 2009

Solidarité du Parti communiste français avec Zahra

La sénatrice, responsable des libertés démocratiques au Parti communiste français, NICOLE BORVO COHEN-SEAT, a envoyé la lettre ci-dessous au consul général du Maroc au sujet de la militante Zahra Boudkour et ses camarades:

REPUBLIQUE FRANÇAISE
NICOLE BORVO COHEN-SEAT
Vice-présidente de la COMMISSION DES LOIS
Présidente du GROUPE CRC-SPG
SENATRICE DE PARIS
Monsieur Abderrazak JAIDI
Consul Général du Maroc
12, rue Saïda
75015 Paris
Paris, le 17 juin 2009
Monsieur le Consul,
Je me permets d'attirer votre attention sur la situation de Mademoiselle Zahra BOUDKOUR, actuellement prisonnière au Maroc. J'ai été interpellée à son sujet.
Mademoiselle BOUDKOUR, jeune étudiante de 23 ans, a été arrêtée à Marrakech avec des dizaines d'autres étudiants le 15 mai 2008 alors qu'elle manifestait la veille pour une amélioration des conditions de vie et d'étude à l'Université.Elle est en prison depuis cette date comme de nombreux autres de ses compatriotes qui expriment publiquement une exigence de progrès démocratique et social. Je ne peux que réprouver cet état de fait.
Je tiens également à exprimer ma préoccupation quant au sort de Mademoiselle BOUDKOUR et des autres personnes emprisonnées dans le même contexte.
Je vous serais reconnaissante, Monsieur le Consul, de bien vouloir transmettre ma lettre aux autorités concernées de votre pays et de me tenir informée de l'évolution de la situation.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Consul, l'expression de mes salutations les plus distinguées.
Nicole BORVO COHEN-SEAT

Mort d'un chibani

par ATMF, Paris, 17/6/2009
L’Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF) vient d’apprendre que Monsieur ALI ZIRI, âgé de 69 ans de nationalité algérienne et résidant à Argenteuil est décédé le mardi 9 juin 2009 suite a un contrôle de police. En effet selon Monsieur Arezki K qui conduisait la voiture, ils ont été menottés et tabassés par la police dans le fourgon.
A la suite de cela ils ont été transportés à l’hôpital d Argenteuil, les médecins ont constaté sa mort.
Une autopsie a été réalisée
Les militants de l’ATMF présentent leurs condoléances à la famille et à ses amis.
L’ATMF a saisi le procureur pour ouvrir une enquête et se portera partie civile pour exiger la vérité et la justice.

Association des Travailleurs Maghrébins de France
10, rue Affre - 75018 Paris
E-mail :
national@atmf.org ; www.atmf.org

Ses derniers mots : "ana farhane"

pour Abdelfettah Fakihani
par smirnova, 1b/6/2009

ils/elles étaient tous et toutes là
devant la mosquée
attendant son cercueil...
des journalistes..
des camardes de geôle..
des amiEs..
son enfant Anas...
à peine 15ans..
il leur a permis de se revoir..
car avec les temps qui courent..
on ne se voit plus..;
la vie nous sépare
la mort nous réunit!!!
ils/elles s'embrassaient
se consolaient
de la perte brusque
d'un être
qu'ils/elles ont plus ou moins côtoyé..
cet homme dont la droiture fait l'unanimité
et c'est rare chez nous!!!
cet homme
de cette génération
qui a osé rêver
que tout est possible
que le bonheur existe
pour tous et toutes..
cet homme
prêt pour se sacrifier pour des valeurs
en qui il a cru toute sa vie..
permier emprisonnement en mars 1972
jugé aprés 15 mois
il fut libéré ..
pour reprendre de plus belle
sa lutte
contre la hogra ou lkahra
un des fondateurs
un des dirigeants de l'organisation ila amam
il fut arrêté une 2ème fois en 1975
où il eut droit
dans un simulacre de procés
droit à la perpétuité plus 2 ans..
(2 ans pour irrespect à la cour, a jugé le magistrat
quand un des détenus a crié:f ascistes
et que tous ses camarades se levèrent
quand le juge osa chercher qui l'a traité de facho
ça l'étonnait!!)
en prison
ses camarades nous racontent
un artiste qui aimait la musique
piaf, sinatra, dakka marrakchia
il paraît qu'il a crée le premier instrument de musique en prison..
ce marrakchi...
liberé en1989
aprés 13 ans de réclusion
de torture
dont il garda les séquelles
ses pieds en temoignerent jusqu'a sa mort
lui qui se demandait
ce qu'il devait dire à son fils
pour expliquer ses cicatrices!!!!
il continua son chemin
droit et fier
refusant l'indemnisation
alors qu'il vivait modestement...
journaliste, il devint...
je m'en souviens
repondant à nos appels
pour couvrir les luttes des ouvrières du textile
avec ce sourire tendre et amer
ses yeux tristes...
il mourut
comme il a vécu
dans la dignité
dans la droiture...
dans ce cimetière
par cet apres midi si chaud
ils/elles étaient là
écoutant attentivement l'allocution de fouad
si touchante
parlant de la vie
de cet homme
qui est parti si tôt...
"son dernier jour
il a ouvert les yeux
a vu tous ses proches l'entourant
il a dit "ana farhane: je suis heureux"
c'est son testament
c'est son legs"
à nous toutes et tous
lutter pour que règne la joie
dans le coeur de tous et toutes
ils partent
l'un après l'autre
ceux qui nous ont tracé le chemin
un sentiment de douce tristesse m'envahit
mais aussi un sentiment
de grand soulagement
voyant
toutes et tous ceux
qui ont fait le chemin
pour lui dire adieu .

Saïdia ou le grand fiasco immobilier

Saïdia ou le Grand Fiasco immobilier:
Mercredi 17 Juin 2009, 14h52
Bonjour
Le documentaire de France 5, garde tout son aspect professionnel, et effectivement à nous d’engager certaines réflexions :
Définir les responsabilités :
*/le rapport du Forum mondial humanitaire . confirme que 325 millions de personnes se déplacent chaque année à cause des catastrophes naturelles et du changement climatique. Kofi Annan , son auteur, parle de 300 000 morts essentiellement au sein des populations pauvres. Ce crime est du ressort des multinationales notamment agro alimentaires soutenues par les grandes puissances.
*/ Ce n’est pas de l’écologie politique : de l’Amazonie à Saidia, ce sont les mêmes pilleurs appuyés par des Etats complices.
*/Ce qui se passe à Saaidia n’est pas un acte bêtement irréfléchi ou inconscient. C’est un tout qui se tient, basé sur le maximum de profits ,en peu de temps, et avec un minimum de coûts.
Détruire les richesses naturelles, les écosystèmes, les humains. C’est un choix de société qu’il faut mettre à nu. Quelques exemples:
*/Les forêts d’arganiers, de genévriers thurifères, de cyprès de l’Atlas, de thuyas, de chênes-liège, de chênes zéine, de sapins ou de cèdres, que de saccage délibéré d’une nature que nous avons le devoir de protéger,
*/ l’AMDH a alerté sur la catastrophe des déchets déversés dans l’oued AKZAZ (région Ghafssay,) dans Khmiss ait Amira ( région de Chtouka Ait Baha), la destruction des forêts de cèdre où les gavroches de l’AMDH de Khenifra ont joué un rôle important pour démasquer ce commerce organisé par les mafias de la forêt. Comment un Etat policier qui cherche la petite aiguille dans la poche de Abdellah EL HARRIF(à cause du boycott), ne voit pas ses arbres abattus, transportés et vendus sans se soucier du déséquilibre climatique ?
*/ les palmiers sont arrachés de leur milieu naturel à 500 dhs!!!,
*/ la centrale thermique que l’ONE entend mettre en marche à Safi, comme si la pollution des Maroc-phosphore ne suffisait pas
Alors pour le littoral de Saaidia, comme partout, toujours ce crime se fait( toujours )avec la même carotte : ce projet permettra de créer des centaines d’emplois directs et des milliers indirects !!!Mais dans la réalité, il va profiter à des centaines d’escrocs directs et des milliers de copains indirects.
*/N’oublions pas non plus la forêt du genévrier rouge, déboisée par le monstre immobilier du tourisme de masse: Fadesa.
IMPUNITE TOTALE de FADESA
En plus du crime écologique cette filiale du multinational espagnol a bénéficié de toute une braderie foncière de l’état-complice, sacrifiant les nappes phréatiques contre des terrains de golf , sans oublier les conséquences de déversement des eaux usées dans Moulouya. Le mot catastrophe est trop faible.
Alors deux remarques sur L’IMPUNITE dont jouit Fadesa- :
*/ Par une simple déclaration, elle dépose son bilan, et à aucun moment, elle ne sera inquiétée ; bien au contraire, elle continue son business immobilier à Agadir, Tanger, Rabat Casablanca, Jardins dits de Moulouya (sic)…
*/ Martinsa-Fadesa déclare, en 2006 sa mise en cessation de paiements à Saidia. Or ce projet AZUR devait coûter 12 milliards de dhs ; donc des banques ont accordé des crédits dont 3 milliards directs. Qui paie cette facture, pourquoi un silence total du ministère de tourisme, des banques perdantes ? Y a-t-il un partage de gâteaux ? Y a-t-il un audit, une enquête ???
*/Pire encore Fadesa a clos son exercice 2006 avec un bénéfice consolidé de 230 millions d’euros !!!…
*/ Une année après Martinsa-FADESA se marie avec le groupe ADDOHA à 50% d’un certain Anas SEFRIOUI qui devient en 2008 le mieux rémunéré en dividendes au Maroc. Il a encaissé plus de dividendes que le roi (263 millions contre 244)…
Donc, il y de l’ inconscience écologique chez ce pouvoir, de la complicité de l’Etat, parfois des communes, de l’impunité, des choix de la rente économique dangereux.
Je n’ai pas de leçons à donner, sauf renforcer et/ou coordonner avec les structures qui militent pour préserver cette nature que nous aimons tant.
Respecteusement
Said
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Mer 17.6.09, Mohamed BENATA a écrit :
Salam Aalaykoum,

Merci pour votre intérêt à l'Environnement de notre pays.
On ne peut pas cacher les vérités par des grandes plaques publicitaires ou des spots publicitaires sur les chaines de télévision.
Malgré tous les agissements de la première chaine de Télévision Marocaine 1 et la chaine de TV 2M pour camoufler les défaillances du projet touristique de FADESA les vérités ont été dévoilées par le Film de France 5 qu'on peut retrouver dans ces liens Vidéo: Ce qui est plus grave c'est que les eaux usées de la STEP que va réaliser l'ONEP pour assainir le projet de FADESA seront dirigées sur le SIBE Ramsar de l'Embouchure de la Moulouya et déversées dans l'Oued de la Moulouya. l'avenir va encore montrer cette vérité:

http://www.dailymot ion.com/video/ x9l15a_saidia- ou-le-grand- fiasco-immobilie _news

http://www.dailymot ion.com/video/ x9l36w_saidia- ou-le-grand- fiasco-immobilie _news

http://www.dailymot ion.com/video/ x9l3la_saidia- ou-le-grand- fiasco-immobilie _news

Très cordialement,
S/ BENATA Mohamed

NB: Radio Aswat va diffuser dans son édition du midi 17.06, un interview à ce sujet, Bonne écoute.
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· 11
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jeudi 18 juin 2009

Communiqué d'Al-mounadil-a

Communiqué d'Al-mounadil- a , le 12 juin 2009
Les forces de répression ont mené une campagne nationale contre les militant-e-s de la Voie Démocratique qui boycotte les élections locales en cours. A travers l’interdiction de manifester, la violence, les arrestations et les poursuites judiciaires, le pouvoir fait tout son possible pour que la voix de la V.D. n’arrive pas jusqu’aux citoyens, démontrant encore une fois la réalité de la liberté d’expression et de tout le jeu politique. Le pouvoir veut des partis politiques qui jouent le rôle défini par le ministère de l’intérieur, et tous ceux qui sont en désaccord deviennent l’objet de la répression.
Auparavant, ce fut le PADS (Parti d’Avant-garde Démocratique et Socialiste) l’objet d’une telle campagne quand, durant l’été 1997, plus de 200 de ses militant-e-s ont été jugés dans 27 tribunaux partout au Maroc. Des dispositions de la loi électorale, de la loi sur les libertés publiques et du code pénal furent utilisées contre eux.
La répression des militant-e-s de la V.D. n’est pas nouvelle. Ainsi, ses militants et certains de ses dirigeants ont été victimes de la répression le samedi 4 avril 2009 devant le Parlement suite à un rassemblement.
Dans le fond, il fallait comprendre que seuls les partis qui restent dans le cadre défini par le pouvoir sont acceptés, tous ceux qui n’acceptent pas le jeu et qui, comme le 4 avril, remettent en cause les relations avec l’OTAN sont exclus du jeu politique.
De même, durant l’été 2008 après son dernier congrès national, un message a été adressé à la V.D. en faisant monter au créneau certains partis du pouvoir qui l’ont accusé de haute trahison et qui ont demandé à ce que la V.D. soit condamné suite à une lettre reçue de la part du Polisario. Les militant-e-s de la V.D. ont également fait partie des victimes de la campagne d’arrestations du 1er mai 2007 dans le cadre du mouvement contre la cherté de la vie, avec pour accusation l’éternelle « atteinte au sacré ».
Le fait est que la V.D. est victime de la répression du pouvoir parce qu’il sort du consensus actuel portant sur la soi-disant « transition démocratique » et ses pseudo-institutions démocratiques, et parce qu’il joue un rôle dans la scène des luttes populaires. Cela est le sort de toute personne qui choisit le militantisme effectif qui résiste aux agressions continues de la bourgeoisie au Maroc. La violence de la répression des classes laborieuses de Sidi Ifni – Aït Baamrane en atteste, de même que les tentatives d’écraser la résistance étudiante ou la répression continue du mouvement des chômeurs.
Les forces militantes de gauche qui luttent contre les politiques de la bourgeoisie et de l’impérialisme et contre la répression politique, vont être la cible de répression et de tentatives d’écraser tout enracinement populaire. Cette répression arrivera à son but si la gauche militante reste au niveau actuel et si elle n’est pas renforcée par une forte dynamique populaire.
La vérité est que la progression de la gauche révolutionnaire durant la dernière décennie reste en deçà des possibilités objectives qu’offrent l’évolution de la situation sociale d’une part et la perte de la gauche réformiste de toute crédibilité, d’autre part, après qu’elle ait intégré le gouvernement de façade.
Résister à cette répression passe par profiter des possibilités qu’offre la résistance populaire dans les régions délaissées et défendre les intérêts de la classe ouvrière alors que les directions syndicales l’ont abandonnée. Cela nous impose une autocritique sérieuse quant au bilan de l’action syndicale et populaire des forces de gauche militantes. Cette accentuation de la répression montre l’urgence de la lutte pour les libertés, une lutte qui doit dépasser les actions symboliques courantes, une lutte qui permette d’obtenir des acquis et d’élargir les possibilités de construire les outils de lutte populaire à la base.
La lutte doit unir les organisations syndicales, les organisations de droits humains, les mouvements de lutte étudiants, les mouvements des chômeurs,… alors luttons tous ensemble, unis, contre la répression, avant que l’unité ne soit dans les geôles. Non à la répression des militant-e-s de la V.D.

300 000 enfants travaillent au noir en Algérie


Par Souhila Hammadi, Liberté, 10/6/2009
Exploités dans les domaines agricoles et les commerces, selon la Forem
Selon un membre de la Forem, 300 000 enfants algériens travaillent au noir dans des exploitations agricoles et des commerces. Si l’on incluait ceux qui font les ménages et les vendeurs à la sauvette, le chiffre frôlerait 1,5 million d’enfants employés clandestinement.
Le Forum d’El Moudjahid a ouvert, hier, le débat sur la condition de l’enfance en Algérie. Une occasion pour lever le voile sur la situation précaire de milliers d’enfants, tant sur le plan psychologique que social. Me Azzi a commencé par souligner que la décennie noire a eu des conséquences dramatiques sur le développement des enfants. Beaucoup d’entre eux reproduisent la violence qu’ils ont vécue en prenant le chemin de la délinquance. La majorité de ces mineurs, devenus adultes aujourd’hui, ont perdu, à son sens, les valeurs sociales. Il a focalisé aussi sur l’augmentation de la fréquence des agressions sexuelles sur les mineurs. “Mettre les auteurs de ces crimes en prison ne suffit pas”, a-t-il déclaré, sans s’appesantir sur les mesures coercitives ou d’aide psychologique qu’il faudrait prévoir en appoint. Le juriste a révélé que de plus en plus de mineurs s’orientent vers les crimes sexuels. “Beaucoup de cas sont portés au tribunal.” Il s’est interrogé, en outre, sur le sort réservé par l’État aux enfants nés au maquis et à ceux ayant perdu tous les membres de leur famille dans des massacres terroristes.
M. Mekki, représentant de la Forem, a soutenu que les enfants sont les premières victimes de la détérioration du pouvoir d’achat des familles. Il a ajouté que la situation de l’enfance de l’Algérie est sérieusement menacée si la conjoncture économique ne s’améliore pas. D’autant, de son avis, que la part de la dotation budgétaire allouée aux secteurs qui s’occupent des enfants (l’éducation nationale, la santé et la jeunesse et des sports), ne représente que 14% du budget global de l’État. Il a été tout de suite contredit, sur ce point-là, par un membre du Cnes (Conseil national économique et social), qui a rappelé que le budget de l’éducation nationale est classé troisième après celui de la défense nationale. Il a été indiqué que l’inflation, selon le dernier rapport national sur le développement humain du Cnes, n’a guère atteint les proportions qu’on aurait eues sans soutien des prix par l’État.
À ce titre, elle a informé que le budget de soutien de l’État est passé de 31 milliards de dinars en 2005 à 184 milliards de dinars en 2008 et 14% du PIB est consacré aux transferts sociaux. Évidemment, M. Mekki a répliqué que ces indicateurs ne se reflètent pas dans la réalité. “Le gouvernement consent des efforts, mais il y a problème dans l’application.” Il a cité le taux extraordinaire de scolarisation (95%), mais a mis un bémol quant au nombre impressionnant d’enfants exclus du système scolaire avant l’âge de 16 ans, c’est-à-dire 500 000 élèves chaque année. Il a axé, aussi, son intervention sur l’explosion du phénomène de toxicomanie et de violence en milieu scolaire.
Il a abordé, ensuite, la problématique du travail des enfants. Selon une étude réalisée par la Forem, 300 000 mineurs travaillent clandestinement, essentiellement dans des exploitations agricoles et des commerces. “Si on pouvait faire une enquête auprès des ménages pour connaître la proportion des enfants domestiques, le chiffre serait multiplié par trois. Si on incluait les vendeurs à la sauvette, on atteindrait facilement à 1,5 million d’enfants travailleurs”, a-t-il complété. Il s’est inquiété également de l’apparition de la prostitution des enfants, notamment de ceux qui vivent dans la rue. “Attention, ce ne sont pas des délinquants, mais des enfants en difficulté”, a-t-il précisé. Sans s’y attarder, il a évoqué la violence à l’égard des enfants. “Nous sommes dans une société qui accepte le principe de maltraitance comme moyen d’éducation”, a-t-il regretté. La commissaire principale Messaouèdene, responsable de la brigade nationale des mineurs au niveau de la sûreté nationale, a égrené, une nouvelle fois, des statistiques alarmantes, sur les enfants en détresse. Elle a, en fait, confirmé, les assertions des autres invités du Forum d’El Moudjahid.
Ainsi, elle a révélé qu’entre janvier et mai 2009, 805 agressions sexuelles contre mineurs ont été enregistrées par ces services. 4 820 délinquants, âgés de moins de 18 ans, ont été appréhendés par la police. 2 105 ont commis des vols ; 1 168 des agressions physiques et 12 des meurtres. 1 677 mineurs sont en danger moral et physique.

Faire-part

Abdelfettah Fakihani est mort mercredi 17 juin en soirée à l'Hôpital Cheikh Zayed de Rabat. Âgé de 60 ans, il avait été atteint d'une maladie fulgurante qui l'a emporté en un mois.

Abdelfettah, "Fakous" pour ses amis, l'un des fondateurs du mouvement marxiste-léniniste marocain Ila Al Amam et ancien prisonnier politique des années de plomb, était journaliste à l'AFP.

Enseignant de français à Khourigba, il avait passé 15 ans dans les geôles de Hassan II. Emprisonné une première fois de mars 1972 à août 1973, il est à nouveau emprisonné en 1975. Condamné à la perpétuité au "procès-fleuve" de 138 militants d'Ila Al Amam à Casablanca en 1977, il retrouve la liberté le 7 mai 1989.
Il fait des piges durant quatre ans pour le quotidien arabophone Al Alam. Ne supportant pas le dédain d’une rédaction gérée comme une tribu, il donne sa démission en 1995, alors que sa femme est enceinte de huit mois. De nouveau, l’angoisse du chômage. Il envoye un CV à l’AFP, comme on envoie une bouteille à la mer. Il a de la chance, Ignace Dalle, alors directeur de l’agence, le prend dans son équipe.

Abdelfettah Fakihani était l'auteur de plusieurs ouvrages dont un recueil de poèmes et un livre-témoignage sur ses années de détention, "Le Couloir, Bribes de vérité sur les années de Plomb" (Collection Témoignages Tarik éditions, 2005, 182 pages, 60 DH), dont le titre fait allusion au allusion au couloir central de la prison de Kénitra.
Le défunt était connu pour son sérieux et son honnêteté dans le travail ainsi que par son humour de Marrakchi.
Son enterrement a lieu aujourd'hui 18 juin à partir du logement familial, résidence Assabah, Immeuble Atlantique vers 16h30 puis à la mosquée Sahat Achouhada (Place des Martyrs) vers 17h15, et ensuite au cimetière Achouhada.


Extrait de "Le Couloir"

"Salle de torture. Silence total. Des bruits furtifs à gauche et à droite, devant et derrière. La peur dans l’âme, dans le sexe qui se rétrécit. Dans le ventre tordu. Et dans la tronche qui grouille. Quand est ce qu’elle va commencer, cette séance ? De torture.
Ils voudront des noms, des adresses. Les camarades, voilà ce qu’ils veulent. Ils voudront la direction, ce qui reste des dirigeants. Presque tous arrêtés, les camarades. Il y en a qui circulent encore. C’est bon. Il y en a même qui peuvent même restructurer l’organisation après la vague. C’est bon.
Les noms, les adresses, les coups. La mort. C’est possible la mort. Abdellatif Zéroual, mort ici, peut être dans cette sale, peut être à l’hôpital Ibn Sina.
Ici, aucun moyen de se donner la mort. Les résistants. Il yen a qui se la sont donné. Cyanure. Ils avaient des secrets, les résistants. Les armes à feu, les bombes. Colonisation, résistance, armes.
Minutieux. Tout est minutieux. Mes pieds et mains noués autour d’une barre de fer, le corps nu et les yeux bandés. On m’a déshabillé. Et ça n’a pas encore commencé, la torture, la véritable. Pas les gros coups de poing que j’ai reçu en pleine figure et dans le ventre quand j’ai refusé de répondre à leurs questions, à peine débarqué au centre. Les coups m’avaient fait tomber. La douleur au sol. C’est rien devant la douleur au vol. Perroquet : plantes des pieds en l’air, exposées. A Quoi ?
Silence total. J’attends. Grand souhait que mon corps ne tienne pas face à ce qui va venir. Qu’il succombe et me libère ! De peur de trop souffrir, ou de succomber en faisant des aveux.
La torture c’est quoi ? Très compliqué. Milliers de situations. Résister sur toute la ligne. Ou résister tant qu’on peut. Insultes. Ça les révolte, les mamans, toutes les mamans. Redevenu bébé sous la torture. Ma voix, lui parvient elle ?
Un colosse me tape sur les deux oreilles. J’imagine ce qu’il fait. C’est clair. Il écarte ses bras. Me tape sur les deux oreilles simultanément. Avec deux mains fortes et charnues. Insultes de plus en plus sexuelles. "pédé", "fils de pute". Je m’offusque même en pleine séance. De torture. "Descendez le !". Un mouton. On n’est pas en fête. On me descend à terre.
On descend la barre de fer, alourdie par mon corps. Appliqués les tortionnaires. Je suis par terre, et je ne vois rien. Le bandeau sur les yeux. Bien serré. Des heures et des heurs de coups. est ce le jour ou la nuit ? Comment savoir ?
"Remontez le !". Sur le visage, sur les plantes des pieds. Sur les cuisses. Sur les oreilles. Les coups. Avec quoi ? Nerf de bœuf , ceinture, baguette de fer ?
"Descendez le !". Un petit répit. Et le but, c’est quoi ? Que je crève pas ? Veulent ils me maintenir en vie A Tout prix ? Je souhaite être sauvé. Je désire m’évanouir ? Mais ça ne se simule pas un évanouissement, avec les tortionnaires. Je n’y arrivais pas. A m’évanouir.
Électricité : sur les cheveux, sur les bras, sur les cuisses. Aïe. Sensation étrange. Douleur désagréable. C’est quoi ? cet engin , un fil, une baguette électrique ? Je n’entends pas le moteur. Le mal est là. Encore un électrochoc. Je crie. Le crie aigu, plus aigu que mon timbre de voix. "Cri de pute" , m’assène un tortionnaire.
(...) L’étouffement. Un chiffon sur le nez, bien serré. Je suffoque déjà. Et puis on verse dessus. De l’eau à senteur de chiffon. Ils arrêtent de verser lorsque mes méninges me chuchotent un adieu à la vie. encore le chiffon. Encore l’étouffement. Convulsions atroces.
(...) Je commence à faiblir. Le corps déchiqueté. Je ne supporte plus la douleur. Soudain aboiements assourdissants d’un gros chien, que je n’ai pas vu. "Ce chien va te baiser", me dit un tortionnaire. Je me sens de plus en plus incapable de supporter. Seul contre une armada de tortionnaires. Seul devant la vie et la mort qui ne vient pas.
(...) A un certain moment, j’ai parlé. Monté encore une fois dans une fourgonnette de police. Meurtri, défait, la mort dans l’âme, j’ai désigné l’emplacement de deux maisons à mes tortionnaires. Directement responsable de l’arrestation de trois camarades qui s’y trouvaient. Ils n’ont pas pu quitter les lieux. Blessure qui ne sera pas cicatrisée. Le plus humiliant, le plus atroce, sur le coup, c’est qu’après les avoir arrêtés, la police a fait asseoir l’un d’eaux à côté de moi, sur la même banquette du fourgon.
Je n’ai jamais vécu pareille humiliation. Pire, je suis l’auteur d’une petite brochure sur la résistance à la torture. J’y soutenais qu’avec la police, il n’y a pas de subterfuges. Ne rien dire et résister jusqu’à la mort."


Une dépêche d'Abdelfettah Fakihani

Les célèbres conteurs de la place Jemaa El Fna en voie d’extinction

AFP, 5 juin 2008 - Les fameux conteurs de la célèbre place Jemaâ El Fna de Marrakech, espace culturel classé en 2001 par l’Unesco parmi les chefs-d’oeuvres du patrimoine oral et immatériel de l’humanité, sont en voie de disparition. "Le destin des conteurs, c’est l’extinction", déclare sans ambages Abdelhay Nafiî, responsable de "l’Association des professionnels de la halqa pour le spectacle et le patrimoine". La halqa désigne le cercle des spectateurs autour du conteur.
"Les maîtres conteurs sont morts, et ce qu’on raconte aujourd’hui, c’est les légendes de la fin des temps", dit ironiquement un nostalgique vendeur de brochettes, d’une soixantaine d’années.
Le fumet des grillades attire en début de soirée les touristes marocains et étrangers transformant cet espace multicolore créé au XVIe siècle en un gigantesque restaurant à ciel ouvert.
Les cartomanciennes, les charmeurs de serpents, groupes de musique afro-musulmane "Gnaoua", les prestidigitateurs, guérisseurs, dresseurs de singes et marchands de toutes sortes de boissons, potions et parfums s’y pressent.
Mais point de conteurs. "Nous en voyons un quelquefois, un seul, qui tient sa halqa devant Café France mais aujourd’hui il n’est pas venu", indique au journaliste de l’AFP un marchand de jus d’oranges, scrutant la place du haut de son siège.
"En 1970, il y avait 18 conteurs, aujourd’hui, il n’en reste plus que sept", se lamente Mohamed Bariz (49 ans), l’un des derniers survivants. Barbe grisonnante, grosses lunettes optiques, ce formidable narrateur des Mille et une nuits et des grandes épopées arabes avoue ne se rendre que très rarement à Jemaâ El Fna, où il s’installe en général pour "expérimenter des adaptations orales de textes littéraires contemporains".
"La télévision, notamment les dessins animés, remplacent les contes que les parents racontaient lors des veillées à leurs enfants, et qui les faisaient rêver", dit-il. "Les jeunes ne veulent pas prendre la relève : ce métier est ardu à apprendre et rapporte peu. C’est beaucoup plus dur que le chant ou la percussion car il faut capter l’attention des auditeurs avec les mots", explique-t-il.
Une polémique a opposé certains conteurs à la mairie de Marrakech, par voie de presse, sur de supposées "primes" de l’Unesco destinées à être versées aux conteurs. "Nous gagnions bien notre vie avant que l’Unesco s’intéresse à cette place, car après chaque épisode d’un conte, le public se montrait généreux. Maintenant, ils nous rétorquent : <>", indique le conteur.
Or, aucune rémunération n’a été attribuée, assure à l’AFP Philippe Queau, directeur du bureau de l’Unesco à Rabat. "Nous n’avons accordé aux conteurs aucune subvention d’ordre pécuniaire. Ce que nous avions financé, ce sont des opérations pédagogiques dans les écoles de la région de Marrakech, auxquelles certains conteurs ont participé à titre individuel", précise-t-il.
"L’Unesco est très intéressée par la préservation du patrimoine immatériel de la place Jemaâ El Fna", affirme M. Queau. "Mais les mesures de protection, c’est à l’Etat marocain de les prendre, et à sa demande, nous pourrions intervenir à un niveau technique", poursuit-il.
Pour le conteur Mohamed Bariz, si l’on veut sauver cet art séculaire, il faut créer une école pour former de jeunes conteurs et leur octroyer un "salaire mensuel symbolique" et une couverture médicale.

30ème anniversaire de l'AMDH

Pour célébrer le 30ème anniversaire de l'AMDH
la section de Béni-Mellal invite la présidente Khadija Riyadi

pour une conférence-débat sur le thème
Les droits humains au Maroc : actualité et perspectives
le samedi 20 juin 2009 à 19h au siège de la Chambre de commerce et d'industrie

تخليدا للذكرى الثلاثين لتأسيسها تنظم الجمعية المغربية لحقوق الإنسان فرع بني ملال، عرضا حقوقيا جماهيريا تحت عنوان: "المشهد الحقوقي بالمغرب: الراهن والآفاق"، بتأطير من رئيسة الجمعية المناضلة خديجة رياضي. وذلك يوم السبت 20 يونيو 2009 على الساعة السابعة مساء بغرفة التجارة والصناعة لبني ملال.

Khémisset


يخلد فرع الجمعية المغربية لحقوق الإنسان بالخميسات الذكرى 30 لتأسيس الجمعية تحت شعار:
" 30 سنة من الكفاح من اجل الكرامة و كافة حقوق الإنسان للجميع،والنضال مستمر "
وذلك أيام- 24، 25،26، 27 و 28 يونيو 2009
حسب الجدول الآتي:
الأربعاء 24 يونيو على الساعة السابعة مساء


حفل استقبال وتكريم على شرف مؤسسي فرع الجمعية بالخميسات وأعضائه السابقين :
ظروف التأسيس ، الأداء، الإشعاع...
التعريف بالجمعية Projections
غرفة التجارة والصناعة والخدمات بالخميسات

الخميس 25 يونيو على الساعة السابعة مساء
تقديم وتوقيع كتاب
"La capitale des roses"
لمحمد النضراني
و عبد الرحمان قونسي
مقهى الستيام بالخميسات


الجمعة 26 يونيو على الساعة
السابعة مساء


ندوة حول الحقوق الشغلية
من تأطير محمد هاكش
نادي الأعمال الاجتماعية للفلاحة بالخميسات

نادي الأعمال الاجتماعية للفلاحة بالخميسات
السبت 27 يونيو ابتداء من الساعة الخامسة مساء

الخيمة الحقوقية:
معرض الكتب الحقوقية والملصقات
ورشة رسوم الأطفال
التعريف بالجمعية Projections
يوم المنخرط
وقفة الشموع الجماعية
ساحة الحسن الأول ، حي السلام الخميسات

الأحد 28 يونيو ابتداء من الساعة العاشرة صباحا.
مشي جماعي على الطريق
اختتام برنامج الاحتفال
الانطلاقة من ساحة الحسن الأول ، حي السلام الخميسات

بهذه المناسبة يدعو مكتب الفرع كافة المناضلات والمناضلين للحضور المكثف مساهمة في إنجاح هذه الأنشطة

Dans le cadre du programme de commémoration du 30ème anniversaire de l’AMDH,
le Bureau Central vous invite à une projection cinématographique
à la Salle 7ème Art à Rabat,
du film documentaire
«Nos lieux interdits»
de Leila KILANI
Le Mardi 16 Juin 2009 à 18h30
بمناسبة تخليد الذكرى الثلاثين لتأسيسها
24 يونيو 2009

الجمعية المغربية لحقوق الإنسان
توجه لكم دعوة لحضور الفيلم الوثائقي
"أماكننا الممنوعة" لمخرجته ليلى كيلاني

يوم الثلاثاء 16 يونيو على الساعة 18:30
بقاعة الفن السابع بالرباط

وبـــعـــد الانتهــــاء مـــــن الــــعــــرض
سيـــتـــم فــتـــح نـــقــــاش حــــول الـــفــيـــلـــم


العــــــرض م
'أماكننا الممنوعة' يحفظ ماء وجه السينما المغربية
ــــجـــانــــي

Rassemblement et débat public le 19 juin à Lille (France-59)

MAROC
Les violations des droits de l’Homme continuent.
Au Maroc, les atteintes graves aux droits élémentaires continuent à inquiéter l’opinion publique nationale et internationale. Les rapports alarmants d’Amnesty International, de la Fédération Internationale des droits de l’Homme (FIDH), de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), …, témoignent de la gravité de ces violations :
· Interventions policières musclées face à toutes les manifestations pacifiques,
· Arrestations arbitraires, tortures et atteintes à la dignité humaine,
· Intimidations des défenseurs des droits de l’Homme au Maroc,
· Atteintes aux libertés d’expression,
· Procès expéditifs et peines excessives,
· Conditions inhumaines d’incarcération provoquant des grèves de la faim dans la plupart des prisons, etc.
Le régime marocain continue dans sa politique du tout répressif. La situation risque de s’empirer mais le peuple marocain reste déterminé à arracher ses droits à la dignité et à la démocratie.

Nous appelons l’opinion publique à exprimer sa solidarité avec le peuple marocain, en participant au :
·
Rassemblement, Vendredi 19 juin 2009 à 12heures, devant le Consulat du Maroc,
41 Rue Simon Vollant, Campus de L’Acessoire, LAMBERSART.
* Ce rassemblement commémore le soulèvement du 20 juin 1981 où le régime marocain a répondu sauvagement en envoyant son armée laissant des centaines de morts et de blessés.

·
Débat Public : Vendredi 19 juin à 19heures,
Thème : Situation actuelle des droits de l’Homme au Maroc, animé par Ahmed MARZOUKI, ex-disparu du bagne de TAZMAMART, auteur du livre «Cellule n° 10»,
Lieu : Salle ACACIAS, Place Hentgès, Métro HELLEMMES (Ligne 1), Lille

Groupe de soutien à l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), Mémoire Vive,
Soutenues par: Ligue des Droits de l’Homme (LdH), Mouvement contre la Racisme et pour l’Amitiés entre les Peuples (MRAP), Collectif Afrique, Comité Sans Papiers (CSP59), Association France-Palestine Solidarité (AFPS), Voie Démocratique (Annahj Dimocrati), GAD Esterra, Sud Santé Sociaux59/62, Union Syndicale Solidaire 59/62, NPA Nord Pas de calais, Sud Education 59/62,

Mickey, Gilad et Salah

Le 8 juin 2009, des citoyens interpellent le maire de Paris, Bertrand Delanoë (surnommé "Mickey" quand il était enfant à Bizerte, en Tunise) et son Conseil sur l’élection d’un soldat de l’armée d’occupation israélienne Gilad Shalit, comme citoyen d’honneur de la ville de Paris, tandis qu’un jeune franco-palestinien, Salah Hamouri, est détenu en otage en Israël depuis 4 ans.

Je reviens du tribunal

par smirnova, 16/6/2009

et oui

j'en reviens..

hafsa traine en justice

notre president de la section/amdh khenifra

et donc traine notre ass en justice!!!

Hafsa Amahzoun

vous vous en souvenez

la tante du roi

qui a taillaidé la joue d'une avocate!!!

un de ses derrniers méfaits

car son blason est "doré"!!!

vous en parler

prendrait des lustres

c parler de cette région

d'abord martyrisée par le colonialisme

puis par le makhzen

surtout à partir de 73!!!

une histoire qui dure depuis longtemps..

mois meme je ne croyais pas mes oreilles

en ecoutant,hier,lors d'une conference de presse

les temoignages filmés de ses victimes!!

et victimes de sa famille

car tout le monde hez eux met sa main à la pate

les enfants,le beau frere....:

ce vieux fellah innofensif

dont le beau frere a volé un troupeau

car le fellah a suivi les traces de son toupeau

et fut empeché de penetrer à l'enclos

par les sbires du quidam

les gendarmes avertis n'ont rien fait.?

le fellah et ses amis ont continué de monter la garde..

alors le beau frere

n'a rien trouvé de mieux

que trucider les betes

et d'une maniere odieuses

en leur ouvrant le ventre

il les aurait enterrées sous le foin

manque de pot

c'était en aout

la puanteur a attiré les chiens

qui ont deterré les betes

les gendarmes venus sur place

n'ont tt de meme pas arrete le bonhomme!!!

et la justice traine

malgré tous les sit-in organisés en solidarite avec ce pauvre fellah!!!!

le fils extorquant des millions de dh

à des jeunes de la ville

pour soi disant octroi de travail

les pauvres jeunes munis d'une lettre

sont allés dvt l'academie de police

d'ou on les a chassé

plainte deposée

il n'est jamais passé dvt le juge d'instruction

arguant la maladie

alors qu'il traine tjs ds la ville!!!!

les spoliations de terre...

ça c une belle histoire

partout au maroc

y a des terres collectives des tribus

sauf ds la region de khenifra

toutes les terres appartiennent

comme par hasard

à cette famille :amahzoun et amahrouk

malheureusement petits fils

du valeureux resistant moha ou hmou zayani

qu'ils ont d'ailleurs trahis..

en parler me sidere

moi,la marocaine

ne croyait pas que ça puisse exister

ce feodalisme à l'état barbare

encore,chez moi!!!

mais au fait

la faute est à qui???

les lois sont faites pour qui?pourquoi???

les gendarmes,la police,la justice

ne sont elles pas là

pour la faire respecter???

toutes les plaintes restent à trainer...

pire

y a un pv de la gendarmerie

qui relate l'arrestation d'un paysan

pour"proteger sa vie!!!!!!"

car la dame

car la hafsa

ayant deposé plainte chez les gendarmes

pour un pb de voisinage

le voyant relaché

a menacé de le tuer!!!

et tout est là

documents,enregistrements,plaintes

mais rein ne bouge

par contre la famille amahzoun

à creé une ass amahzoun/du jamais vu

juste le 16 janvier 2009/3mois apres que le journal almichaal a publié le dossier

et a reussi à porter plainte

et a faire convoquer notre camarade

et le redacteur en chef du journal cité plus haut

demandant une amende de 100millions de centimes

pour diffamation!!!!!!!

wa Bazzzzzzzzzzzzz

alors ou on laisse faire

ou on se sent tous/toutes concenéEs

denonçons

solidarisons nous

avec ceux qui ont osé

abolir la loi de l'omerta

qui regne dans cette region

soyons là

pour nos concitoyenNES

et demandons des comptes

à la justice

à la gendarmerie

à la police

et crions:BASTA

APPEL DU 18 JUIN : MANIFESTATION DES ENFANTS DES TIRAILLEURS ALGERIENS

Leurs parents et grands-parents ont servi de chair à canon. Ils refusent d’être de la chair à patrons ! Les travailleurs algériens sans papiers manifesteront ce jeudi 18 juin, en direction du ministère des anciens combattants pour obtenir leur régularisation.
Communiqué :
POUR LA COMMEMORATION DE L’APPEL DU 18 JUIN 1940 : LES TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS ALGERIENS AU MINISTERE DES ANCIENS COMBATTANTS
AU NOM DE LA JUSTICE ET DE LA REPENTANCE COLONIALE, EN LA MEMOIRE DE NOS ANCETRES, TIRAILLEURS ALGERIENS MORTS POUR LA FRANCE, NOUS, LEURS ENFANTS, TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES SANS-PAPIERS, EXIGEONS NOTRE REGULARISATION
Sur les 290 000 colonisés (Sénégalais, Maliens, Marocains, Tunisiens, Algériens…) qui ont constitué la « glorieuse » armée d’Afrique, 134.000 d’entre eux, nos pères, grands-pères, arrière-grands-pères, ont servi dans les Régiments de Tirailleurs Algériens.
CHAIR A CANON – CHAIR A PATRONS :
Durant les guerres de 14-18 et de 39-45, ces sacrifiés de l’ordre colonial ont versé leur sang pour défendre la France… Et leur sueur pour la reconstruire dans les décombres de l’après guerre.
Aujourd’hui est commémoré l’appel à la résistance, lancé le 18 juin 1940 contre l’occupant nazi, pour laquelle tombèrent en Italie, en Tunisie, en Corse, en Provence, en Alsace, dans les Vosges… des milliers de ces tirailleurs africains, notamment algériens.
Nous, LEURS ENFANTS, sans-papiers vivant et travaillant en France, au nom de la justice historique, de l’égalité des droits et de la mémoire : EXIGEONS :
Que le gouvernement français, qui fait une lecture arbitraire de l’accord franco-algérien de 1968, régularise les travailleur(e)s sans-papiers algérien(ne)s Que le gouvernement algérien refuse cette discrimination et exige de l’état français, comme acte de repentance coloniale, leur régularisation.
MANIFESTATION JEUDI 18 JUIN A 14 H 30
DEPART : METRO SEVRES BABYLONE (lignes 10 ou 12), JUSQU’AU MINISTERE DES ANCIENS COMBATTANTS
REGULARISATION GLOBALE DE TOU(TE)S LES TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS.

Droits devant !! : 44, rue Montcalm – 75018 – Paris -Tél : 01.42.58.82.22 - Site :
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Le tortionnaire, le doyen et le médecin

par Khalid Jamai, 17/6/2009

« Je vais te violer, puis te mettre dans une cellule où te passeront dessus plus d'un ».

Ainsi s'adressa un policier à un membre de la famille de Zahra Boudkour, cette étudiante torturée de la manière la plus abjecte et jetée dans une cellule pissant le sang de ses menstrues pendant trois jours, puis incarcérée, depuis plus d'une année, dans des conditions inhumaines à la prison de Boulmaharez à Marrakech.
« Il me prit par les cheveux, me traîna par terre, puis s'est mis à me tabasser », raconte un autre membre de la famille d'un des détenus de ce groupe des étudiants.
« Ils nous ont embarqués dans une estafette et nous ont intimés de nous s'asseoir à même le plancher ».
Puis ce fut le commissariat, l'humiliation, les coups.
Et pour quel crime ?
Ces membres des familles du groupe de Zahra Boudkour ont eu l'outrecuidance, de vouloir assister au procès de leurs enfants.
Un droit que garantit, pourtant, la loi.
Mais, dans ce simulacre de procès, il n'y a qu'une loi, celle des tortionnaires et les sécuritaires et où les témoins sont interdits de pénétrer dans la salle d'audience. Un procès où juge, procureur flics font bloc, ne font qu'un.
Zahra Boudkour est malade, très malade.
Il y a quelques jours, à son réveil, elle tombe évanouie.
Elle souffre d'une maladie gynécologique contractée lorsqu'elle fut soumise à la torture.
On lui refuse de voir un gynécologue.
Le médecin de l'hôpital la traite comme une mer.... En cela, rien ne le différencie des tortionnaires de la jeune fille qui malgré, tout cela, essaye de poursuivre ses études.
Mais, là aussi, le doyen de la fac où elle est inscrite , s'est juré d'avoir sa peau et de faire en sorte qu'elle soit exclue, inventant, à chaque fois, un prétexte pour atteindre son ignoble objectif . Et elle n'est pas la seule. Il en est de même pour Alea Ederbali.
Alors, elle a décidé de se mettre en grève une fois encore. La première avait duré 45 jours.
Plutôt mourir que de continuer à subir ces humiliations, ces privations, ces tortures physiques et morales.
Au siège de l'AMDH à Rabat, les familles des étudiants détenus racontent le calvaire de leurs enfants ainsi que le leur.
L'assistance est tétanisée devant ces mères courage qui osent parler sans fioritures avec des mots drus.
Des mots qui font mal, terrifient, scandalisent, vous glace la sang des les veines.
Et si c'était de vos enfants qu'il s'agissait ?
Courage aussi de nommer leurs tortionnaires : Abdelhak El Yacoubi et Ahmed Tawal.
Plus, ils sont décidés à les poursuivre.
Des témoignages qui confirment que nous vivons encore au Moyen-âge où la force fait loi.
Pendant ce temps, les Abbas ELlFassi, les Himma et autres Radi mènent une campagne électorale toute quiétude de conscience.
Alea Ederbali , Abdellah Rachidi, Jalal Elkotbi, Khalid Miftah, Mohamed Jamili, Mourad Chouini, Otman Chouini, Toufik Chouini, Mohamed Jaddi, Youssef Elaloui, Youssef Machdoufi.
Ne connais pas

Il faut dire qu'il y a longtemps « nos leaders politiques » ont décidé d'être aveugles et sourds aux malheurs, aux souffrances de ces torturés et de la nouvelle ère.
Un silence qui fait d'eux des complices d'un Tawal, d'un Yacoubi, d'un doyen de la fac, d'un médecin.
Au fait, les étudiants dont il s'agit n'ont pas plus de 23 ans.
Zahra en a 22 ans.
Et ce sont ces jeunes contre lesquels le gouvernement El Fassi mobilise tous ces moyens car font trembler leur gouvernance.
Pendant les années les plus noires du Protectorat, pendant les années les plus dures du règne de Hassan II, un tel acharnement contre des prisonniers d'opinion et leurs familles était inconcevable...

Bruxelles, 23 juin : un procès pour l'histoire

par Mohamed El Battiui, 17/6/2009
Après dix ans d'instruction par la justice belge, le procès Basri s'ouvre àBruxelles le 23 juin 2009. C'est dans le cadre de la loi sur la compétenceuniverselle que j'ai déposé, il y a dix ans, une plainte contre l'ancien ministre de l'intérieur du régime de Hassan II.
Ce procès s’ouvrira sans l'accusé, Driss Basri, et sans le Président du Comité de soutien feu camarade Mohamed El Baroudi décédé le 21 juin 2007. "C'est aussi mon procès"me disait-il à chaque fois que j'essayais de le remercier pour le formidable travail qu'il effectuait, malgré la maladie, pour mettre sur pied un comité de soutien à la plainte contre Driss Basri.
Ce procès s'ouvre, aussi, dansl'indifférence la plus totale des anciens refuzniks et des mercantiles de la mémoire, devenus "les nouveaux courtisans" du sérail récupérés les uns après les autres. C'est un procès contre l'oubli, contre l'amnésie et pour la mémoire puisqu'il ne peut y avoir de poursuite pénale contre lescriminels morts.
C'est un procès pour l'histoire.

mercredi 17 juin 2009

Redouane Lemhaouli va être jugé par la justice néerlandaise

Les autorités néerlandaises ont décidé de poursuivre en justice Redouane Lemhaouli, ancien commissaire de police de Rotterdam. En juillet dernier, le fonctionnaire d’origine marocaine a été démis de ses fonctions car soupçonné “d’avoir transmis des informations issues des registres de police au gouvernement marocain entre 2006 et mai 2008”.
Deux personnes en poste à l'ambassade du Maroc aux Pays-Bas avaient été rappelées par Rabat après des protestations du ministre néerlandais des Affaires étrangères à ce sujet, qu'il avait qualifié d'"affaire fâcheuse".


L’espion de sa Majesté

L’affaire du “Policier de Rotterdam”, commissaire néerlandais d’origine marocaine, accusé d’espionnage en faveur de Rabat, inquiète l’importante communauté marocaine des Pays-Bas.

Redouane Lemhaouli n'a rien d'un James Bond. À 38 ans, dont près de la moitié dans les rangs de la police, ce Néerlandais d’origine marocaine symbolisait l’intégration réussie. Dans la ville portuaire de Rotterdam, il formait aussi de jeunes immigrés marocains pour intégrer le staff de l’aéroport. Et pourtant. celui qui se faisait appeler “Ré” serait un espion au service du royaume chérifien. C’est ce qu’a avancé, il y a près de quinze jours, la télévision publique hollandaise.

Tout commence le 15 septembre, la très populaire émission Nova relatait l’histoire, étouffée par les autorités, de ce commissaire renvoyé en juillet dernier pour “manquement grave à ses devoirs”, soupçonné d’avoir livré des informations confidentielles aux services secrets marocains et il ne serait pas le seul . D’autres fonctionnaires de police ont affirmé aux médias locaux avoir été également approchés par les “services” marocains. C'est le cas de Fouad El Haji, aujourd'hui conseiller municipal du Parti travailliste à Rotterdam, qui a confié avoir été sollicité, à son tour, par les services secrets marocains. Selon lui, des parlementaires et des élus locaux sont régulièrement contactés dans le même sens. “Et certains auraient même accepté l’offre”, déclare-t-il, sans donner de noms.

Un choc pour les MRE
“Cette révélation a été un choc pour la communauté marocaine. Avec le nouveau règne de Mohammed VI, l’ouverture du dossier des années de plomb, on ne croyait plus au contrôle policier des MRE. On imaginait plus le Maroc en train d’embaucher des gens pour vérifier les secrets de ce pays”, analyse Jamal Ryane, militant associatif aux Pays-Bas. Sur fond de tensions raciales et religieuses, l’inquiétude s’accentue chez les quelque 300 000 ressortissants marocains à mesure que la polémique enfle. Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Verhagen, a été interpellé au Parlement quelques jours plus tard sur le sujet. Il a confirmé le licenciement de Lemhaouli, ajoutant que “des explications ont été demandées au Maroc” et que, en réponse, deux diplomates en poste à l’Ambassade de La Haye “ont été rappelés il y a des mois par le gouvernement marocain”. Mais le Parlement néerlandais ne s’en satisfait pas, réclamant davantage de détails sur l’enquête toujours en cours, pour déterminer l'identité des personnalités concernées et les informations transmises à Rabat. Pour calmer le jeu, le ministre des Affaires étrangères néerlandais déclare donner “une importance particulièrement grande” à cette affaire. Les couloirs de l’ONU ont dû lui donner l’opportunité de s’entretenir avec son homologue Taïb Fassi Fihri, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, pour préparer le débat à l’Assemblée nationale néerlandaise prévu dans les jours à venir. Du côté marocain, l’affaire ne semble pas prendre autant d’envergure au sein du gouvernement. Une rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères ou le rappel des diplomates restent des “questions techniques” sans commentaires pour Khalid Naciri, le porte-parole du gouvernement.

Du pain bénit pour l’extrême droite
“L’affaire du policier va compliquer la vie de la communauté marocaine. Elle va être utilisée par les partis politiques pour faire passer la proposition de loi interdisant la double nationalité”, prédit Jamal Ryane. La polémique est en effet du pain bénit pour l’extrême droite locale. Le leader populiste, Geert Wilders, a affirmé, avant ces révélations, que la double nationalité des hauts fonctionnaires et de certains membres du gouvernement d'origine étrangère pouvait poser des “problèmes de loyauté”. Car nombre de néerlandais d’origine marocaine ont accédé à des responsabilités administratives ou politiques. Ahmed Aboutaleb, secrétaire d’Etat à la Justice, possède par exemple un passeport rouge et un passeport vert. Quatre députés ont également une ascendance marocaine. Le Parti travailliste avait d’ailleurs débattu de la compatibilité du mandat de Khadija Arib, députée néerlandaise, avec son rôle de membre du CCDH, dépendant de l’Etat marocain. Le texte, proposé par l’extrême droite au printemps, est actuellement dans le circuit législatif et devrait être voté avant la fin de l’année. L’objectif des élections européennes, en juin 2009, participe à la surenchère du leader populiste. De quoi dégrader davantage les relations entre le Maroc et les Pays-Bas.
Source
Tel Quel n°340, Oct. 2008

Président ou dictateur ? Quels sont les résultats réels de la 10ème élection présidentielle en Iran?

par Hamid BEHESCHTI حميد بهشتي
17/06/2009. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala

Deutsch: Präsident oder Diktator?Wie ist das tatsächliche Ergebnis der 10. Präsidentschaftswahlen im Iran?
Farsi: رئيس جمهور يا ديکتاتور؟ نتيجه حقيقي دهمين انتخابات رياست جمهوري ايران چيست؟
Hamid Beheschti, né en 1946 à Téhéran, est titulaire d’un master de l’Université libre de Berlin, obtenu avec un mémoire sur la couverture partisane par les médias allemands de la guerre Iran-Irak. Il est membre de Tlaxcala.
La dixième élection présidentielle iranienne a été marquée par des manquements graves et une forte ingérence des miliciens. La direction des Gardiens de la Révolution avait été claire : on allait tout faire pour empêcher une « révolution verte », allusion à la « révolution orange » en Ukraine en 2004.

Les bureaux de vote ont été fermés plus tôt que prévu. Dans beaucoup d’entre eux, il n’y avait pas assez de bulletins de vote, ce qui a provoqué de longues queues et la fermeture anticipée. Beaucoup d’électeurs n’ont donc pu voter.
Avant même la fin du décompte des voix, le président sortant Ahmadinejad s’est déclaré vainqueur, alors que selon divers calculs, il était en troisième position.

Lors de la précédente élection, Ahmadinejad avait aussi distancé soudainement et de manière surprenante son concurrent Karroubi.

Ce qui a marché une fois peut marcher de nouveau, c’était là la tactique d’Ahmadinejad. À l’époque, Karroubi, qui menait loin devant Ahmadinejad, avait soudain remarqué après une demi-heure qu’il était passé en troisième position.

Ahmadinejad a aussi bien les Gardiens de la Révolution que les miliciens Bassidji bien en main. Et en Iran, c’est la violence pure qui décide de tout. Pas de lois, pas de règles, pas d’accords qui vaillent. Qui tient le manche, gagne. Et dans une telle situation, où le Guide suprême de la Révolution fait lire à la radio une déclaration où il dit que tous doivent accepter le résultat annoncé de l’élection, lui-même doit bien sûr l’accepter. Et là, les résultats réels ne jouent aucun rôle.

Tandis que les résultats proclamés du côté d’Ahmadinejad le donnent gagnant avec 39.165.191 voix devant son concurrent Moussavi avec 24.527.516 voix et Karroubi avec 333.635 voix http://tabnak.ir/fa/pages/?cid=51716,


Il en va autrement du côté de Moussavi, sur la base de données communiquées par le ministère de l‘Intérieur. Là, Ahmadinejad figure en troisième position derrière Moussavi et Karroubi.


Aussi à l’étranger, les Iraniens ont voté dans leur grande majorité pour Moussavi. Un exemple : les résultats des élections en Allemagne, sur la base des chiffres fournis par les observateurs locaux
Aussi bien Karroubi que Moussavi affirment non sans raison qu’on fait face à une fraude électorale. Une des plus connues organisations du clergé, „Rouhanioone Mobarez“ et le parti islamique numériquement le plus important du pays „Hezbe Mosharekate Eslami“ considèrent qu’il ya eu manipulation du vote. Ils ont tous exigé une nouvelle élection. Mais rien n’est si sûr. Car le Guide de la Révolution va tout faire pour éviter que sa déclaration, selon laquelle tout le monde doit accepter le résultat de l’élection, soit considérée comme nulle et non avenue. En outre Ahmadinejad et ceux qui le soutiennent savent très bien qu’en cas de remake de l’élection, leur sort sera scellé. On peut déjà imaginer quel serait leur destin. Les Gardiens de la Révolution et les miliciens se retrouveraient aussi sous pression.

Les victimes de la manipulation électorale, qui représentent la majorité absolue de la population, vont devoir se préparer à une longue nuit de la politique intérieure iranienne. Ceux qui voudront résister devront faire preuve d’une sacrée intelligence. Car l’appareil de répression dont dispose Ahmadinejad ne date pas d’hier. C’est pourquoi la résistance est momentanément d’autant plus véhémente. Ce qui restera de la République islamique et de l’image de la foi islamique parmi les Iraniens, n’est pas difficile à deviner.

Réforme par une révolution : un nouveau chapitre s’ouvre dans l'histoire de l'Iran

par Mohssen MASSARRAT محسن مسرت , Tlaxcala, 16/6/2009. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : Reform durch Revolution - Beginn eines neuen Abschnitts in der Geschichte Irans

"Quand ceux d’en bas ne veulent plus et ceux d’en haut ne peuvent plus, alors naît une situation révolutionnaire." Cette description par Lénine d’une situation révolutionnaire, s’applique en ce moment (lundi 15 juin, 22 heures) à la République islamique d'Iran.

Le soulèvement en cours, jusqu'à présent, heureusement non-violent, ne peut plus être arrêté. Les opposants à la dictature n'ont pas peur des équipes de cogneurs des milices basidji, les défenseurs paramilitaires du système. Au contraire, ces derniers sont mis en fuite. Ceux qui ont vu leurs voix volées et ont été humiliés se libèrent de leur léthargie.

Descendus par centaines de milliers dans les rues de Téhéran, ils se sentent comme une force concentrée, qui est assez forte pour se défendre des insultes d’un dirigeant populiste qui sentait sûr de lui grâce à un pouvoir acheté à coups de cadeaux et légitimé par un chef spirituel de l’État peu perspicace. Le putsch à froid par l’évidente falsification des résultats des élections semble avoir échoué, et c’est un coup d’État à chaud que l’Ayatollah Khamenei devrait craindre.


L'alliance entre le chef spirituel de l’État et le président Ahmadinejad, obsédé par le pouvoir et se considérant investi d’une mission, s’est profondément fissurée. Aujourd'hui, l'Iran est dans la même situation qu'il y a 30 ans, en février 1979. À cette époque, il s'agissait de mettre fin à la monarchie et de renverser le système, aujourd'hui il s’agit de réformer le système de l’État théocratique, par une révolution pacifique et de lever les obstacles à une véritable démocratisation.



Mir-Hossein Moussavi a été le premier dans l'histoire de la République islamique à oser s’opposer au vote du chef spirituel de l’État. Il a tout simplement ignoré sa décision d'accepter le résultat des élections et de soutenir le président élu. L’argument classique - "il ne faut pas faire le jeu de l’ennemi et rester unis" – n’a cette fois-ci pas marché.

Apparemment, l'ayatollah Khamenei n’avait pas compté avec le courage de Moussavi et n’avait pas imaginé que celui-ci serait prêt à prendre des risques. Par sa détermination à ne pas accepter la fraude électorale et à lutter pour imposer la volonté du peuple, Moussavi a encouragé ses électeurs à se soulever.

De même, les électeurs, en s'opposant fermement et sans craindre le pouvoir à l'interdiction de manifester, ont encouragé Moussavi à ne pas céder. Cette énergie sociale se renforçant mutuellement a débouché en deux jours sur une sorte de situation révolutionnaire.



Ahmadinejad peut désormais essayer de rallier le Chef de l'État pour la prochaine et peut-être ultime étape, à savoir le coup d'État à chaud. Mais l'ayatollah Khamenei, selon toute probabilité, ne prendrait pas ce risque. Ahmadinejad a été jusqu’à présent soucieux de garder sn pouvoir et celui de ses clients, achetés avec les milliards du pétrole volés au peuple. Mis le dos au mur, il serait prêt à jouer sa dernière carte.

Khamenei en revanche est soucieux de préserver le système et se trouve face à une alternative : ou bien suivre Ahmadinejad et mettre ainsi en jeu son propre pouvoir et la légitimité de l'ensemble du système ou bien sacrifier Ahmadinejad pour sauver le système. En effet, à la différence du président, qui est aveuglé, le chef spirituel de l’État doit prendre en compte qu’une partie des forces armées n’acceptera pas de coup d’État à chaud contre la population et que la facture sera lourde pour Ahmadinejad.

Un nouvel échec après la fraude électorale, cette fois-ci après un feu vert donné à l’utilisation de la violence d’État contre l’opposition, sonnerait le glas pour la République islamique.



C'est pourquoi, avec l'écrasante majorité des Iraniens, nous allons être témoins - espérons-le - dans les heures et les jours qui viennent, d'une réforme révolutionnaire, qui en fin de compte, abolira les traits dictatoriaux du système d'État théocratique par une révolution pacifique, et ouvrira la voie à un nouveau chapitre, bien meilleur, dans l'histoire de l'Iran. L’Ayatollah Khamenei est le seul à pouvoir faire le choix de suggérer au Conseil des Gardiens, de décider non pas dans dix jours, mais immédiatement de nouvelles élections. Ces messieurs du Conseil des Gardiens ne devraient avoir aucune difficulté à trouver des justifications théologiques et politiques pour sauver la face de Khamenei.

Quoi qu'il en soit, la République islamique d'Iran ne sera plus jamais ce qu’elle a été avant la fraude électorale. Mais la fin de l'État théocratique serait loin d’impliquer la fin de la République islamique. En effet, le mouvement réformateur, dans ses composantes majeures (Moussavi lui-même, Khatami, Karroubi et de nombreuses autres personnalités dirigeantes disposant d’une base sociale) continue de s'identifier avec une République d'Iran à visage islamique.

La République islamique a divisé dès le début la société en deux parties, ceux qui soutiennent le système et ceux qui le critiquent. Grâce à l’engagement actif de la partie critique le réformateur Mohammad Khatami a gagné, en 1997 et 2001, l'élection présidentielle à une écrasante majorité. Mais devant le manque de courage de Khatami, qui n’a pas osé prendre de risques, pour utiliser la force morale du peuple pour d’authentiques réformes politiques et sociales, l’aile critique de la société s’est retirée résignée. C’est cela qui a permis au populiste Ahmadinejad de gagner l’élection en 2005.




En juin 2009, l’aile critique a découvert vers la fin de la campagne électorale qu’elle avait de nouveau une chance et a décidé de ne pas répéter l'erreur de 2005. Tous les groupes d'opposition qui avaient appelé au boycott des élections, avec l'argument de "ne pas vouloir légitimer le système de l'État théocratique", ont reçu une leçon de la volonté populaire spontanée. Les partisans du boycott avaient négligé l’aspect duel de la société iranienne et donc la possibilité que l’État théocratique puisse être délégitimé aussi par les élections.

Les bases d'une abrogation de l’État théocratique mise en branle par des réformes révolutionnaires se trouvent dans la Constitution même de cet État, qui divise la société en deux parties, l’une favorable au système et l’autre exclue - tout comme autrefois l’État de l'apartheid sud-africain, qui a connu une fin abrupte.





L'auteur
Allemand d'origine iranienne, Mohssen Massarrat, né en 1942 à Téhéran, vit depuis 1961 en République fédérale d’Allemagne. De 1962 à 1967, il a fait des études d’ingénieur des mines à Clausthal-Zellerfeld et à l’Université technique de Berlin, où il a obtenu un diplôme d’ingénieur. De 1967 à 1974, il a étudié les sciences politiques à l’Université libre de Berlin où il a présenté sa thèse de doctorat. En 1978, il a obtenu le titre de docteur en sciences économiques à l’Université d’Osnabrück où il enseigne les sciences politiques depuis 1982. . Membre actif du mouvement pacifiste, il a été l’un des fondateurs de la Coalition pour la vie et la paix. Il fait en outre partie du conseil scientifique du mouvement anti- mondialisation ATTAC.En avril et mai 2004, il a fait un séjour de recherches en Iran. Ses domaines de recherches sont l’économie politique, la théorie de la démocratie, la mondialisation, la paix et les conflits ainsi que le Proche et le Moyen-Orient. Il a publié sur ces sujets plus de 400 livres et articles de journaux et de revues, entre autres : L’Ordre américain, Hégémonie et guerres du pétrole, ainsi que Capitalisme - Puissance inégale- Développement durable : Perspectives de transformations révolutionnaires.
Articles de Mohssen Massarrat en français sur Tlaxcala

mardi 16 juin 2009

Les bureaucrates syndicaux marocains à Genève

Pour ceux qui naïvement croyaient que le rôle des syndicats était de défendre les droits des travailleurs, il faut lire ce communiqué qui se passe de commentaires.
La délégation des travailleurs marocains, constituée de membres de la FDT, CDT, UMT et UGTM, qui participent à la 98ème session de la Conférence internationale à Genève, a refusé l'instrumentalisation de l'OIT pour des finalités propagandistes et politiques, et ce au moment où le Maroc a présenté un projet d'autonomie des provinces du Sud largement salué et soutenu par la communauté internationale (sic).
Elle en a fait part de son rejet, via un communiqué de la délégation syndicale, à la suite de la tentative de syndicats notamment l’un d’eux hostiles à l’intégrité territoriale du Maroc, de tenir une rencontre sur « les droits syndicaux et humains au Maroc ». Cette rencontre, qui devait se tenir au siège de l'OIT, a été avortée donc par les représentants des centrales syndicales marocaines en signe de protestation contre son caractère politique et anti-marocain (resic).
Devant l’insistance de la délégation marocaine à propos de l’illégalité de cette réunion qui n’avait d’objectif que de valider les mensonges véhiculés par le polisario (l'ennemi n'a pas droit aux majuscules) et ceux qui soutiennent leur thèse séparatiste, les organisateurs ont annulé cette rencontre et prié tout le monde de quitter la salle.
Dans son communiqué commun, la délégation syndicale marocaine a souligné que le débat sur les droits syndicaux et humains suppose l'existence d'organisations syndicales, des travailleurs syndiqués et un État qui dispose de toutes les attributions nécessaires et qui siège à l’ONU.
De ce fait, la tenue de cette rencontre en présence d'un syndicat fictif, non accrédité et n'appartenant pas à un pays membre de l'OIT contredit les principes, les objectifs de l’OIT et ne respecte pas la charte de cette organisation mondiale.
Par ailleurs, les syndicalistes marocains présents à la conférence ont également réaffirmé que la question des libertés syndicales, leur protection, leur élargissement, constituent de manière permanente une constante dans les orientations et les programmes d'action du mouvement syndical marocain (ouf, nous voilà rassurés).
Tout en déclarant son attachement aux principes et objectifs de l'OIT relatifs aux libertés syndicales et aux droits humains, la délégation marocaine a exprimé sa pleine disposition à recevoir toute organisation syndicale souhaitant prendre connaissance de la situation syndicale et des droits de l'Homme au Maroc, conclut le communiqué.