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samedi 26 septembre 2009

Pourquoi le rapport Goldstone est important

La bataille décisive de la légitimité
par Richard FALK, 22/9/2009. Traduit par Anne-Marie Goossens. Édité par Fausto Giudice,
Tlaxcala
Original : Why The Goldstone Report Matters
Sur l’auteur
Dessins :
Carlos Latuff, Brésil


«Pourquoi donc le gouvernement israélien a-t-il boycotté la commission ? La vraie réponse est tout à fait simple : il savait très bien que la commission, n'importe quelle commission, devrait aboutir aux conclusions auxquelles elle a abouti. »

Uri Avnery (militant israélien de la paix, et ancien membre de la Knesset), «UM-Shmum, UM-Boom (Israël et le Rapport Goldstone) », 19 sept. 2009

Richard Goldstone, ancien juge à la Cour constitutionnelle d'Afrique du Sud, premier procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie à la Haye, et militant contre l'apartheid, rapporte qu'il était extrêmement réticent à accepter de diriger la mission de l'ONU chargée d'enquêter sur les allégations de crimes de guerre commis par Israël et le Hamas pendant la guerre de trois semaines contre Gaza l'hiver dernier. Goldstone explique que son hésitation était due au fait que la question « était très électrique et politiquement chargée, » mais qu'il a surmonté sa réticence parce que lui-même et les autres membres de la commission étaient des « professionnels déterminés à faire une enquête objective à partir des faits » ; il ajoute : «j'ai accepté surtout parce que je crois profondément dans la primauté du droit et des lois de la guerre, » ainsi que dans le devoir de protéger les civils dans les zones de combat autant que faire se peut. La mission d’enquête de quatre personnes était composée d'individus largement respectés et très qualifiés, notamment Christine Chinkin, éminente spécialiste en droit international et professeure à la London School of Economics. La décision de Goldstone s'est compliquée du fait qu'il est juif et qu'il entretient des liens émotionnels et familiaux profonds avec Israël et le sionisme, liens renforcés par sa longue association avec plusieurs organisations travaillant en Israël.

En dépit des qualifications impeccables des membres de la Commission et de la réputation mondiale d'intégrité et d'impartialité politique de Richard Goldstone, Israël a d'emblée refusé de coopérer. Il n'a pas même autorisé la mission de l'ONU à pénétrer en Israël ou dans les territoires palestiniens, la forçant ainsi à s'adresser au gouvernement égyptien pour lui faciliter l'entrée à Gaza depuis Rafah. Comme Uri Avnery le fait remarquer, malgré toutes les attaques contre le rapport de la commission qu'Israël qualifie d' unilatéral et injuste, la seule explication plausible de son refus de coopérer avec l'enquête et de saisir cette occasion pour raconter sa version de l'histoire, est qu'Israël n'avait rien à dire qui pût contrer les preuves écrasantes indiquant qu'il n'avait pas mené son attaque contre Gaza l'hiver dernier conformément au droit international de la guerre. Aucune commission internationale crédible ne pouvait arriver à des conclusions autres que celles du rapport Goldstone sur les allégations principales.

Le rapport Goldstone n'ajoute rien de nouveau sur le fond. Sa contribution principale est de confirmer les pratiques militaires israéliennes amplement diffusées et analysées pendant la guerre de Gaza. Amnesty International, Human Rights Watch, et une série de groupes israéliens respectés de défense des droits humains avaient déjà publié plusieurs rapports fiables condamnant Israël pour ses tactiques qui avaient violé les lois de la guerre et le droit humanitaire international. Les journalistes et les hauts fonctionnaires des Nations unies étaient arrivés à des conclusions semblables. De tout le matériel dont on disposait avant le rapport Goldstone, le plus incriminant a sans doute été le document intitulé « Briser le silence » contenant les commentaires de trente membres des Forces israéliennes de défense qui avaient participé à l'opération Plomb durci (nom israélien officiel de la guerre de Gaza). Ces soldats ont parlé avec émotion des règles d'engagement vagues émises par leurs supérieurs, ce qui explique pourquoi on se soit si peu soucié d'éviter des victimes parmi les civils. Ce qui se dégage des témoignages de ces soldats - qui n'étaient aucunement critiques à l'égard d'Israël ni même de la guerre de Gaza en soi - c'est que la politique israélienne cherchait à la fois à « donner aux habitants de Gaza une leçon pour leur appui au Hamas » tout en réduisant au maximum les pertes des FID, même si ce devait être au prix de la mort et de la destruction massives pour des Palestiniens innocents.

Étant donné qu'il existait préalablement un consensus international quant à l'illégalité de l'opération Plomb durci, nous devons nous demander pourquoi ce gros rapport de 575 pages a été salué avec autant d'inquiétude par Israël et pourquoi les médias mondiaux lui ont accordé tant d'attention. Le rapport n'ajoutait pas grand-chose à ce qui était déjà connu. Il est indubitable qu'il faisait plus de place que les rapports précédents aux allégations israéliennes selon lesquelles le Hamas était coupable de crimes de guerre pour avoir tiré des roquettes sur son territoire. Et à beaucoup d'égards, le rapport Goldstone appuie le principal argument fallacieux du récit israélien en présumant qu'Israël a agi en état de légitime défense contre un adversaire terroriste. Le rapport concentre sa critique sur l'usage excessif et aveugle de la force par Israël. Il fait ceci en examinant les preuves relatives à une série d'incidents comportant des attaques contre des civils et des cibles non militaires. Le rapport appelle également l'attention sur le blocus illégal qui a réduit au niveau de subsistance l'arrivée de nourriture, de carburant, et de fournitures médicales à Gaza, avant, pendant, et depuis l'opération Plomb durci. Un tel blocus est un exemple flagrant de punition collective, explicitement interdite par l'article 33 de la quatrième Convention de Genève établissant les devoirs légaux d'une force d'occupation.


Punition collective, marque déposée d'Israël

Israël a constamment rejeté les critiques internationales concernant sa conduite des opérations militaires pendant la guerre de Gaza, prétendant que les FID étaient l'armée la plus morale du monde. Les FID ont mené quelques enquêtes symboliques sur les accusations relatives aux illégalités commises qui ont uniformément défendu la tactique militaire utilisée; les autorités ont constamment promis de protéger tout militaire israélien ou chef politique accusé sur le plan international de crimes de guerre. Le rapport Goldstone ayant confirmé les allégations connues et Israël courroucé l'ayant rejeté, pourquoi a-t-il eu à Tel-Aviv l'effet d'une bombe menaçant sérieusement le statut d'Israël en tant qu'État souverain ? Le Président d'Israël, Shimon Peres, appelle le rapport « une mascarade historique» qui « ne fait pas de distinction entre l'agresseur et un État exerçant son droit de légitime défense, » insistant sur le fait que le rapport « légitime l'activité terroriste, la poursuite du meurtre et de la mort. » De façon plus générale, ceux qui défendent ardemment Israël ont condamné le rapport comme étant unilatéral, tendancieux, arrivant à des conclusions courues d’avance, et émanant de ce bastion des attitudes anti-israéliennes qu’est censé être le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Ce type de réponse à n'importe quelle critique du comportement d'Israël en Palestine occupée, particulièrement si elle provient de l'ONU ou des ONG de défense des droits humains consiste à crier à l'injustice et à éviter d'examiner réellement le fond des accusations. C'est un exemple de ce que j'appelle « la politique du détournement, » qui consiste à essayer de distraire l'attention du message en la faisant porter sur le messager. Plus la critique est accablante, plus la réponse est féroce. Vu sous cet angle, le rapport Goldstone a évidemment mis dans le mille !

A y regarder de plus près, Israël a quelques bonnes raisons de paniquer devant ce rapport accablant. D'abord, celui-ci est appuyé par une éminente personnalité internationale qui ne peut pas être valablement accusée d'avoir un préjugé contre les Israéliens ; il est donc plus difficile de distraire l'attention des conclusions du rapport malgré tous les cris à l'injustice. N'importe quelle lecture juste du rapport devrait montrer qu'il est équilibré et extrêmement soucieux des arguments d'Israël concernant sa sécurité ; il a en fait accordé à Israël le bénéfice du doute pour quelques questions clés. Deuxièmement, les résultats, qui étaient prévisibles, sont associés à des recommandations fermes qui vont bien au-delà des rapports précédents. Il en est deux qui inquiètent sans doute beaucoup la direction israélienne : le rapport recommande fermement que si Israël et le Hamas n'entreprennent pas eux-mêmes, dans les six mois à venir, une enquête et un suivi répondant aux normes internationales d'objectivité en ce qui concerne ces violations de la loi de la guerre, alors il faudrait faire appel au Conseil de sécurité et l'encourager à renvoyer toute l'affaire de la responsabilité d'Israël et du Hamas au procureur du Tribunal pénal international à la Haye. Même si Israël se voyait épargner cette indignité grâce à l'intervention diplomatique musclée des USA, et probablement de quelques gouvernements européens, les retombées sur ses relations publiques seraient extrêmement négatives s’il n’était pas donné suite aux recommandations de ce rapport.

De gauche à droite : Droit international/Crimes de guerre à Gaza
Ehud Barak : Israël ne fait que se défendre !
Tzipi Livni : Nous ne faisons que défendre nos citoyens !
Ehud Olmert : Nous ne faisons qu'obéir aux ordres


Troisièmement, peu importe ce qui se passera dans le système des Nations unies et au Conseil des droits de l'homme à Genève, le poids du rapport sera ressenti par l'opinion publique mondiale. Depuis la guerre de Gaza, la solidité du soutien juif à Israël a commencé à s'émietter, et cela risque maintenant de s'aggraver. Plus globalement, un mouvement de boycott et de désinvestissement très robuste prend de l’ampleur depuis la guerre de Gaza, et le rapport Goldstone ne fera que renforcer de telles initiatives. Le monde se rend de mieux en mieux compte que la seule chance pour les Palestiniens d'accéder à une forme quelconque de paix juste dépend de l'issue des symboles de légitimité, de ce que j'ai appelé la guerre pour la légitimité. Les Palestiniens gagnent de plus en plus cette deuxième guerre non militaire. C'est une telle guerre, menée sur un champ de bataille politique mondial, qui a finalement et inopinément miné le régime d'apartheid en Afrique du Sud, et elle menace bien davantage le sentiment de sécurité israélien que la résistance armée palestinienne.

Un quatrième motif d'inquiétude pour les Israéliens découlant du rapport est qu'il donne le feu vert aux tribunaux nationaux dans le monde entier pour l’application du droit criminel international à l'encontre de suspects israéliens se rendant à l'étranger ; ceux-ci pourraient être appréhendés pour être inculpés ou extradés vers un pays tiers. De tels individus pourraient être inculpés de crimes de guerre commis lors de leur participation à la guerre de Gaza. Le rapport encourage de cette façon le recours quelque peu controversé à ce que les juristes appellent la «compétence universelle, » c'est-à-dire, le pouvoir des tribunaux dans n'importe quel pays de détenir - en vue de leur extradition ou de leur inculpation- des individus ayant violé le droit pénal international indépendamment du lieu où les crimes allégués ont été commis. La réaction des médias israéliens montre que les citoyens israéliens sont déjà inquiets de se faire appréhender lors de voyages à l'étranger. Comme un commentateur juridique l'a dit dans la presse israélienne, « dorénavant, non seulement les soldats devraient être prudents quand ils voyagent à l'étranger, mais également les ministres et les conseillers juridiques. » Il est bon de rappeler que l'article premier des Conventions de Genève enjoint les États du monde entier « à respecter et à faire respecter » le droit humanitaire international « en toutes circonstances ». Si on se rappelle les efforts déployés en 1998 par plusieurs tribunaux Européens pour inculper Augusto Pinochet des crimes qu'il avait commis quand il était chef d'Etat au Chili, on sait que des tribunaux nationaux peuvent être employés afin d' intenter des poursuites contre des dirigeants politiques et militaires pour des crimes commis ailleurs que sur le territoire de l'État qui engage les poursuites.

Bien sûr qu'Israël ripostera. Il a déjà lancé une attaque éclair médiatique et diplomatique pour dépeindre le rapport comme unilatéral et indigne de retenir sérieusement l'attention. Le gouvernement des USA a déjà déplorablement approuvé cette position, et rejette la recommandation centrale du rapport Goldstone, à savoir la mise en application de ses conclusions par le Conseil de sécurité. L'ambassadrice US auprès de l'ONU, Susan Rice, a de toute évidence dit en session à huis clos du Conseil de sécurité, le 16 septembre, un jour après la parution du rapport : « [Nous] avons de graves préoccupations concernant de nombreuses recommandations du rapport. » Développant ce sujet, l'ambassadrice Rice a indiqué que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui n'a aucun pouvoir de mise en application, est la seule instance appropriée pour toute action à prendre sur la base du rapport. Le premier combat consistera probablement à décider s'il convient de suivre la recommandation du rapport concernant le renvoi par le Conseil de sécurité des questions de responsabilité au Tribunal pénal international, décision qui pourrait être bloquée par un veto des USA ou d'autres membres permanents.



Il y a lieu de louer la franchise et le caractère complet du rapport, le soin avec lequel il a été rédigé, et les scrupules qui ont amené ses auteurs à tenir tant Israël que le Hamas responsables de comportements qui semblent constituer des crimes de guerre, sinon des crimes contre l'humanité. Bien qu'Israël ait réussi à caractériser la manière dont il a été traité, d'unilatérale , il faut aussi insister sur le fait que le rapport déçoit les espoirs palestiniens. Par exemple, le rapport accepte la thèse douteuse selon laquelle Israël avait le droit d'intervenir contre Gaza en légitime défense, empêchant ainsi l'enquête d'examiner si des crimes contre la paix avaient été perpétrés sous la forme d'une agression prenant la forme du lancement de l'attaque. À cet égard, le rapport ne mentionne absolument pas le cessez-le-feu provisoire qui avait pratiquement réduit à zéro les tirs de roquettes contre Israël pendant les mois ayant précédé l'attaque, ni les efforts répétés du Hamas pour reconduire indéfiniment le cessez-le-feu à condition qu'Israël lève le blocus illégal de Gaz . En outre, c'est Israël qui semble avoir provoqué la rupture du cessez-le-feu en lançant une attaque mortelle contre des militants du Hamas à Gaza, le 4 novembre 2008. Israël n'a pas tenu compte de cette alternative diplomatique, apparemment utilisable, à la guerre pour réaliser la sécurité à ses frontières. Le recours à la guerre, même si les faits justifient la défense légitime, est selon le droit international, un dernier recours. En ignorant le fait que c'est Israël qui a lancé une guerre unilatérale, le rapport Goldstone accepte la prémisse centrale douteuse de l'opération Plomb durci et évite de conclure à l'agression.


"C'est la faute au Hamas !"

Le rapport a également déçu en ce que il n'a pas commenté le refus par Israël d'offrir à la population civile la possibilité de se réfugier hors de Gaza alors qu'elle était prise au piège dans la zone de combat surpeuplée et minuscule que constitue la Bande de Gaza. Israël a fermé tous les passages pendant la guerre de Gaza, autorisant uniquement les habitants ayant un passeport étranger à partir. Il est rare dans une guerre moderne que les civils n'aient pas l'option de devenir réfugiés. Bien qu'il n'y ait aucune disposition spécifique dans les lois de la guerre exigeant qu'un État en guerre permette à des civils de quitter la zone des combats, il semble que ce soit une condition humanitaire élémentaire, et qu'elle aurait dû être au moins mentionnée comme élément du droit international conventionnel ou comme une lacune dans la loi qui devrait être comblée. L'importance de cette question est renforcée par les nombreux rapports concernant le stress post-traumatique subi par les civils de Gaza, particulièrement les enfants qui constituent 53% de la population. On pourrait également noter que le rapport accorde une attention considérable à Gilad Shalit, le seul prisonnier des FID détenu par le Hamas à Gaza dont il recommande la libération pour des raisons humanitaires, tout en ne faisant aucune suggestion comparable à Israël bien que celui-ci détienne des milliers de Palestiniens en prison dans des conditions très dures.

En fin de compte, le rapport Goldstone est peu susceptible de casser le refus par les gouvernements de contester le blocus israélien de Gaza ou d'inciter les Nations Unies à contester l'impunité israélienne de manière significative. En fonction des manœuvres en coulisse, les USA peuvent ou ne peuvent pas éviter de protéger publiquement Israël de la responsabilité qui lui revient pour son comportement pendant la guerre de Gaza ou pour son refus continu de se conformer au droit humanitaire international en levant le blocus qui continue à affecter quotidiennement la santé de la population entière de Gaza.

En dépit de ces limites, le rapport est une contribution historique à la lutte palestinienne pour la justice, une documentation impeccable sur un chapitre crucial de la victimisation des Palestiniens sous occupation. Il aura un impact très impressionnant sur la progression du mouvement de la société civile qui dans le monde entier cherche à instaurer un boycott culturel, sportif et universitaire et à décourager les investissements, le commerce et le tourisme avec Israël.

Tout comme dans la lutte contre l'apartheid, il se peut que le basculement des forces en faveur des Palestiniens se produise non pas par le biais de la diplomatie ou comme suite à la résistance armée, mais sur le champ de bataille symbolique pour la légitimité qui a pris une envergure mondiale, ce qui pourrait être considéré comme la nouvelle pertinence politique de la mondialisation de la morale et du droit.

MALI: affaire classée?



Par Ali Fkir, 25/9/2009

A 14h 2mn du vendredi 25 septembre 2009, accompagnées du président de la section de l'AMDH de Mohammedia et d'un autre membre de la section, Zineb Elghazoui et Ibtissem Lachgar, se sont présentées au commissariat central de Mohammedia.
Elles ont été relâchées vers 18h30. A la fin de la séance de l'interrogatoire, la police leur a signifié " très courtoisement" qu'il n'y aura pas de suites judiciaires contre le groupe mais que ses membres pourront être convoquéEs ...
Il arrive que des imbéciles soulèvent une grosse et lourde pierre qui leur retombe sur les pieds.
l'Etat marocain a mobilisé tout son appareil répressif, des partis politiques exigeant les têtes des "mécréantEs", certaine presse à la recherche du sensationnel incitant à la haine, des "cachez moi ce sein que je ne saurais voir" choqués par "hérésie", des pseudo intellectuels adeptes de "oui, mais", des tartuffes de tout poil... tout ce monde s'est donné en spectacle de basse gamme et pour cause des jeunes citoyenNEs qui ne demandent que l'abrogation de l'article 222 du code pénal qui vous mène en prison pour non observation du jeûne, le dit article qui est d'ailleurs en contradiction avec le préambule de la constitution où l'Etat marocain s'engage à respecter les droits humains tels qu'ils sont reconnus mondialement, et un article clair qui garantit la liberté de croyance au Maroc.
Ces messieurs n'ont pas peur du ridicule. Ils s'y sont habitués. Malheureusement il ne tue pas!
Affaire à suivre

vendredi 25 septembre 2009

Des vagues d'enlèvements au Maroc


Par Ali Fkir, 25/9/2009

UN ÉTAT HORS LA LOI
Les sections locales de l'AMDH de plusieurs régions du Maroc (Taza, Guercif...), ont été contactées par des familles qui sont désespérément à la recherche des leurs enfants enlevés. Effectivement le Maroc connaît ces jour-ci une vague d'enlèvements et cela dans l'illégalité la plus absolue.

Le ministre de l'intérieur vient de déclarer que ses services ont "démantelé" un réseau de "recruteurs" de combattants pour l'Irak, l'Afghanistan, la Somalie.
De toute façon quelles qu'en soient les raisons, les arrestations doivent se faire dans le cadre légal, sinon à quoi sert de légiférer si on ne respecte pas le contenu de la loi.
L'Etat marocain agit en véritable hors la loi sur tous les fronts: dans l'affaire des 850 prolétaires victimes du licenciement arbitraire de l'OCP (groupe étatique), dans l'affaire de M.A.L.I, dans les enlèvements des opposants politiques, dans la torture et l'incarcération (dans des conditions inhumaines) des militants marxistes et islamistes, dans le harcellement d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, de l'AMDH, de l'ANDCM...en plus des pratiques dégradantes dont sont victimes quotidiennement des milliers de citoyens et surtout des milliers de citoyennes dont les auteurs ne sont autres que les sécuritaires et autres agents de répression.
Qu'elles soient islamistes ou marxistes, jeûneurs ou non jeûneurs, hommes ou femmes, ouvriers ou chômeurs..., les victimes subissent le même traitement, puisque le bourreau est le même.
LE DEVOIR DE TOUTe DÉMOCRATE EST DE DENONCER LES PRATIQUES DE L'ETAT VOYOU

Halte au harcèlement moral

Par Ali Fkir, 25/9/2009

Après 10 heures d'interrogatoire, Zineb Elghazoui a été relâchée le jeudi 24 septembre 2009 à 1h du matin.
Elle et Ibtissem Lachgar sont convoquées aujourd'hui vendredi 25/09/2009 au commissariat de Mohammedia. En principe elle s'y rendront en présence des militantEs de l'AMDH, section de Mohammedia.
Il paraît que ces convocations n'ont d'autres buts que de jouer sur le moral de ces jeunes. Ibtissam a été déjà convoquée et elle restée à attendre pendant 7 heures.
C'est un véritable harcèlement moral.
Notons que la police via certains canards collabo essaie de discréditer ces jeunes en publiant des photos, des conversations...relatives à la vie strictement privée de ces victimes.
Par Radi Omar 25 /9, à 14:22
Nos deux amies ont été reconvoquées par la Police Judiciaire de Mohammedia. Elles s'y sont présentées à 14h02 accompagnées des militants de la section Mohammedia de l'Association Marocaine des Droits de l'Homme. A l'heure qu'il est, on ne leur a pas signifié qu'elles étaient en garde à vue, elles sont en interrogatoire pour "clore" l'instruction de la PJ.

Les militants du MALI vont bien !!







Par Zineb El Rhazoui 24 /9/2009 ,22:39


Un grand salut à toutes et à tous les militants pour les libertés individuelles.
Ce ne sont pas quelques petits pirates de la dernière heure qui vont avoir raison de notre cause. Notre lutte reprend, et reprend de belle.

C'était un petit message pour vous dire que tous les militants MALI vont bien, malgré l'obsession de quelques organes de presse et les convocations incessantes des flics.
Dès vendredi matin, vous recevrez de nos nouvelles, et des actions qu'on va entamer. Stay tuned!
Commentaire de Mohamed Rabaa
Je vous soutiens .. car vous êtes l’espoir d’un peuple qui voit sa gauche entrain de vivre sa faillite et que grâce a vous on peut espérer. Une pensée lumineuse est née au Maroc !

jeudi 24 septembre 2009

Écoeurée

par Samira, 24/9/2009

un journal

dont l'obédience s'est enfin clarifiée
de telle manière
que je regrette
de l'avoir un jour soutenu
joue au délateur
non
c trop peu
comme qualificatif
il joue a ameuter
il joue à dresser toute une population
en utilisant tous les moyens
même pirater
une discussion intime
de deux amies!!
mais ou va-t-on?
et à quoi joue-t-on?
et sur l'ordre de qui???
même contre le terrorisme
ce genre de procédés n'a pas été utilise!!!
il est plus que temps
à nous tous
à nous toutes
qui croyons encore
à quelque chose
qui s'appelle dignité
et respect de la vie privée
de nous soulever
contre ce genre de procédés
qui rappellent le SS
que veut-on.
que ces jeunes
soient lynchés sur la voie publique???
en essayant d'éveiller
tout ce qu'il y a de bas
de vil:
le voyeurisme assassin??
a sidi baz
quand il s'agit de vrais problèmes
on ne voit pas un tel" enthousiasme"
des ouvriers qui meurent à khenifra
une fille enlevée à khenifra
des ouvriers licencies à khouribga
des
des
des
non,ça ne mérite pas
qu'on éveille a conscience du peuple pour ça
on n'est pas payé pour ça!!!
mais lapider des jeunes
car ils ont osé être différents
et le proclamer
on peut ne pas être d'acc avec eux
ça je peux le comprendre
mais les lyncher de cette manière
essayer de les diaboliser
en faire l'ennemi numéro 1
c bezzaf
ne serait-ce pas
que parce que la majorité
sont des femmes
et monsieur est connu pour sa misogynie!!!
ach wka3 ga3
pour en faire un affaire la une
et pirater leurs boites
leurs emails
leurs photos...
une autre bonne affaire
pour vendre
pour distraire ce pauvre peuple
de ses vrais pbs
le détourner de ses vrais ennemis!!
écoeurée
mais surtout en colère
et si quelqu'un doit passer en justice
bien que.....
ce sont
ces incitateurs à a haine

Agression policière contre l'AMDH Fès devant le Consulat de France

الجمعية المغربية لحقوق الإنسان فرع فاس
فاس في23 شتنبر 2009
بــيان
عرفت الوقفة الاحتجاجية التي نظمتها الجمعية المغربية لحقوق الإنسان أمام القنصلية الفرنسية بفاس يومه الأربعاء 23شتنبر2009، بمناسبة الذكرى الأربعينية لوفاة الراحلة عائشة مختاري ضحية حڭرة القنصلية الفرنسية، إنزالا مكثفا لقوات الأمن، تلاه منع وقمع المشاركين والمشاركات فيها، وتعنيف بعض أعضاء ومناضلي ومناضلات الجمعية، حيث أصيب كل من الأخ كرومي عبد الحق والأخ لطفي عبد المجيد من مكتب فرع فاس ولم يسلم من ذلك حتى الصحافيين الذين حضروا لتغطيتها (الأخ ليوبي محمد مراسل الجريدة الأولى)، كما تم حجز مكبر الصوت واللافتة.إن مكتب فرع فاس للجمعية المغربية لحقوق الإنسان، إذ يحيي كافة الهيئات الحقوقية والنقابية والسياسية والمدنية و وسائل الإعلام وكافة المواطنـــين و المواطنات، الذين لبوا دعوته ، يدين هذا القمع المنافي للقانون وللمواثيق الدولية لحقوق الإنسان .
عن المكتبالرئيس: الحسين بنور
ملحوظةنظمت الوقفة بدعوة من طرف الفرع الجهوي لجهة فاس وفرع فاس لايمثل الا فرعا واحدا من فروع الجهة 13 وقد عرفت حضورا مكثفا من جل فروع الجهة (فاس، صفرو، غفساي، تاونات، تازة، طهر السوق، تاهلة، بولمان...الخوقد وقع القمع الوحشي على أعضاء جميع هذه الفروع وهو اعتداء على فرع الجهة بكاملة للجمعية المغربية لحقوق الانسان

Par Azim Moslih, 24/9/2009

Décidément, le seul langage dans lequel excellent les autorités marocaines est celui de la violation des droits humains, dont celui d'expression, de rassemblement et de manifestation. Une violation à la fois du droit international (que le Maroc est tenu de respecter) et de la Constitution marocaine elle-même. Comment ces autorités veulent-elles que la communauté internationale respecte le pays quand elles ne se respectent pas et ne respectent pas son propre peuple, et à la place préfèrent-elles agir comme un voyou, un chien de garde de ses supposés maîtres. Ces autorités, savent-elles que l'ère de la colonisation est révolue?

Où est passée Zineb ?

L'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH, indépendante) a affirmé lundi à Rabat être "sans nouvelles" depuis jeudi d'une journaliste franco-marocaine soupçonnée d'être l'organisatrice d'une tentative de manifestation de "non-jeûneurs" durant le ramadan au Maroc.
"Zineb El-Rhazoui ne s'est pas manifestée depuis jeudi dernier et sa famille affirme elle aussi n'avoir plus de nouvelles d'elle", a déclaré à l'AFP la présidente de l'AMDH, Khadija Ryadi.
Zineb El-Rhazoui appartient au Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali), une association présente sur Facebook mais dont les autorités affirment tout ignorer.
La journaliste faisait partie d'un groupe de six jeunes Marocains qui ont tenté, le 13 septembre, d'organiser une manifestation à Mohammedia (à une trentaine de km au sud de Rabat) pour dénoncer une loi qui punit au Maroc la "non observation publique par les musulmans du jeûne du mois de ramadan".
"Tout Marocain musulman qui (la) viole publiquement (...) est puni d'un à six mois de prison et une amende", selon la loi 222 du code pénal.
"Des informations contradictoires circulent sur Zineb. On ignore si elle a disparu d'une manière illégale ou si elle se cache pour éviter la tension liée à ses récentes activités", a poursuivi Khadija Ryadi, avant d'indiquer que l'AMDH avait saisi le ministère de la Justice.
Cinq des six jeunes membres du Mali - qui militent pour l'abrogation de cette loi 222 - ont été interrogés par la police dans le cadre d'une enquête judiciaire.
Zineb El-Rhazoui a reçu elle aussi une convocation orale de la police pour être interrogée jeudi à Mohammedia mais la police affirme "catégoriquement ignorer où elle se trouve".
"Cette fille n'a pas été interrogée jeudi et elle ne se trouve pas chez la police à Mohammedia ou ailleurs au Maroc", a déclaré à l'AFP une source proche de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
L'AFP a tenté, en vain, de joindre Me Abderrahim Jamaï, l'avocat de Zineb El-Rhazoui.
L'une des amies de Zineb El-Rhazoui, Ibtisam Lachgar, avait toutefois indiqué dimanche à l'AFP avoir eu jeudi un dernier contact au téléphone, puis un échange de courriels, avec la journaliste.
"Zineb m'a dit ce jour-là qu'elle ne savait toujours pas si elle devait répondre ou non à la convocation de la police. Je n'ai plus eu de nouvelles depuis, son téléphone portable étant constamment fermé.".
Ibtisam Lachgar avait également confié à l'AFP que Zineb lui avait dit que, compte tenu de la tournure prise par cette affaire, "elle ne voulait voir personne". "Je ne veux pas me montrer, aurait-elle ajouté. Je pense à rester cloîtrée dans un appartement".
"Il est possible qu'elle soit entrée en clandestinité pour échapper à la tension créée par la dénonciation de l'attitude des non-jeûneurs" du Mali, a pour sa part déclaré à l'AFP Mourad Bekkouri, un avocat spécialiste des courants islamiques.
Source : AFP, 22/9/2009

17.09.2009
"إعتقال مجموعة من الشبان في المغرب يعلنون إفطارهم رمضان يفجر جدلا حول " المحرمات


صحافيون في نقاش مع مجموعة من الشبان المغاربة الداعين لممارسة حرية الافطار في شهر رمضان
اعتقلت السلطات المغربية شبانا على خلفية دعوتهم للقيام بإفطار شهر رمضان بشكل علني وجماعي. قضية هؤلاء الشباب التي تلقى ردود فعل متباينة في المغرب فتحت الباب أمام نقاش غير مسبوق في البلاد حول موضوعات طالما عدت ضمن المحرمات.

أفادت مصادر حقوقية في الرباط ان السلطات المغربية اعتقلت هذا الأسبوع ستة شبان تتهمهم ب" التحريض على إفطار شهر رمضان علنا"، وأعربت رئيسة الجمعية المغربية لحقوق الانسان خديجة رياضي في حوار ل"دويتشه فيله" عن مخاوفها من "حملة تقوم بها أوساط سياسية محافظة تستهدف هؤلاء الشبان وردود فعل غاضبة في الشارع تصل الى حد تهديدهم بالقتل".
وجاءت خطوة السلطات المغربية بإعتقال مجموعة من الشبان إثر محاولتهم يوم الأحد الماضي تنظيم تجمع في مدينة المحمدية ( 80 كيلومترا جنوب الرباط) للمطالبة بتغيير المادة 222 من القانون الجنائي المغربي والتي تقضي بسجن وتغريم من يفطر رمضان علنا، كما كانوا يعتزمون تنظيم إفطار جماعي علني في حديقة عامة، ك"ممارسة للحرية الفردية".
قصة مجموعة "مفطري رمضان علنا" بدأت عبر "الفيس بوك"
الصحافية زينب الغزوي اعتقلت مع عدد من أعضاء مجموعتها



وبدأت قصة هؤلاء الشبان بالتواصل عبر شبكة الانترنيت وشكلوا منتدى أطلقوا عليه" الحركة البديلة من أجل الدفاع عن الحريات الفردية" ويعرف بإختصار"مالي". ونشرت المجموعة بيانا على موقع "فيس بوك" يطالب بتغيير القانون الجنائي وإلغاء عقوبة السجن على كل من يفطر رمضان.
وصرحت عضو المجموعة زينب الغزوي في مقابلة مع صحيفة" الجريدة الأولى" المغربية المستقلة ان المجموعة تضم المئات من الأعضاء وهي "ليست ضد الصيام وإنما تدافع عن حق الأقليات.. وحرية المعتقد التي يكفلها الفصل السادس من الدستور". وأضافت بأن ما قامت به المجموعة " خطوة رمزية فقط ، وليست إستفزازا لأحد ، والمغاربة بطبعهم متسامحون".
المجموعة التي تفهم نفسها كأقلية داخل المجتمع المغربي تعرضت لمضايقات أمنية، فقد تم اعتقال زينب الغزوي وهي صحافية مع عدد من أعضاء مجموعتها، كما تخشى المنظمة المغربية لحقوق الانسان من متابعات قضائية وتعرض هؤلاء الشبان لحملة من الضغوط السياسية والاعلامية تقودها أطراف محافظة سياسية ودينية. وأفادت صحف مغربية بأن هذه القضية تشهد تطورات متسارعة بعد دخول قوى سياسية وجماعات دينية ومنظمات المجتمع المدني في جدل ساخن حول الموضوع.
تحد للمشاعر الدينية أم ممارسة للحرية الشخصية؟
وتشكل المادة 222 من القانون الجنائي المغربي محور الجدل الذي فجرته قضية إفطار رمضان علنا ، فالقانون يعاقب كل" مسلم يجاهر بإفطار رمضان" بالسجن من شهر الى ستة أشهر. ودأب القضاء المغربي على تطبيق هذه المادة القانونية بنوع من التخفيف، ففي الحالات النادرة التي يحال فيها شخص أفطر رمضان على القضاء لا يتجاوز الحكم القضائي عليه بشهر سجنا، وغالبا ما يفرج عن الشخص في نهاية شهر رمضان.
بيد أن قضية مجموعة "مالي" تعتبر غير مسبوقة في تاريخ البلد، وبدأت تأخذ أبعادا سياسية ودينية. فقد أصدر "المجلس العلمي" لمدينة المحمدية، وهو هيئة رسمية لعلماء الدين، بيانا يستنكر قيام أفراد المجموعة بإعلان إفطارهم علنيا ووصف ذلك بأنه"عمل شنيع.. وتحدي للدين، ويترتب عليه في الشرع عقوبة صارمة".
من جهته اعتبر المحامي مصطفى الرميد العضو القيادي في حزب العدالة والتنمية الاسلامي المعارض ( ممثل في البرلمان) ، في حوار ل"دويتشه فيله"، ان "الإفطار العلني يعتبر تحديا لمشاعر المسلمين ومسَا بالنظام الاخلاقي والديني ".
لكن رئيسة الجمعية المغربية لحقوق الانسان ، ترى أن ما قام به أفراد مجموعة "مالي" يدخل في نطاق ممارسة الحرية الفردية التي يكلفها الاعلان العالمي لحقوق الانسان والعهد الدولي للحقوق المدنية والسياسية، و"يجب على الدولة المغربية احترام مقتضيات الدستور والمواثيق الدولية التي صادقت عليها".
واعتبرت رياضي ان المشكلة تكمن في وجود نص قانوني يتعارض مع المواثيق الدولية لحقوق الانسان ، وموضحة ان منع الأفراد من ممارسة حرياتهم يتم بإسم القانون ، ولذلك فإن الجمعيات الحقوقية ومنظمات من المجتمع المدني تطالب بتغيير القانون الجنائي المغربي.
قضية "مفطري رمضان" تأخذ أبعادا سياسية ودينية
القانون الجنائي المغربي يعاقب بسجن من يفطر رمضان علنا

وتخشى جماعات حقوقية أن تصبح قضية مجموعة "مالي" ككرة الثلج التي يمكن لجماعات سياسية ودينية توظيفها، وقالت رئيسة الجمعية المغربية لحقوق الانسان " ان هنالك أطراف تريد تسييس هذه القضية، رغم أن الأمر يتعلق بمجموعة من الشبان الذين أرادوا التعبير عن رأيهم وممارسة حرياتهم الفردية".
ويرد مصطفى الرميد بقوله أن "إفطار رمضان بشكل شخصي وفي مكان خاص لا يعتبر مخالفة للقانون ، أما الفضاء العام فهو ليس ملكا لأحد وهو محكوم بقواعد الآداب العامة للمجتمع"، معتبرا ان الممارسة الفردية للحريات لا ينبغي ان تكون"تحديا لمشاعر المجتمع وقيمه العام. وقال الرميد انه يعارض قيام الشرطة بإقتحام منزل أو مكان خاص يفطر فيه شخص خلال شهر رمضان ، لكنه يؤيد منع ذلك الشخص عندما يقوم علنا أمام الناس بالإفطار أثناء وقت الصيام، "لأنه بذلك يتحدى مشاعرهم الدينية والاخلاقية".
وتعقب رئيسة الجمعية المغربية لحقوق الانسان على هذا الرأي بقولها أن الشروط الأساسة لممارسة الحرية الفردية تتمثل في "ممارستها بشكل سلمي وعدم المس بحريات الآخرين". وأوضحت بأن هذه القاعدة تستند اليها الجماعات الحقوقية أيضا في الدفاع عن حق الأقليات المسلمة في أوروبا ومناطق أخرى من العالم ، في ممارسة معتقداتها، ولا يجوز التنكر لها عندما يتعلق الأمر بأقلية غير مسلمة في دولة عربية أوإسلامية.
الكاتب: منصف السليمي
مراجعة: هيثم عبد العظيم


Interview d'Ibtissam Lachgar sur Radio Canada

On peut entendre l'interview ici.

À propos des commentaires

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Et si

par Samira, 24/9/2009

tous les marocainEs
partout ou ils/elles se trouvent
ici
et ailleurs
avaient organisé un sit-in
en même temps ke ceux de rabat et fes
et si
tous les démocrates
tous les rêveurs
d'un monde meilleur
tous les épris
de dignité
avaient manifesté
en mm tps que nous..
et si
au ieu que chacun combatte seul
dans son petit coin
pour les mêmes valeurs
-je parle de ceux qui ont des valeurs-
qu'on le fasse ensemble
nous
les marginalisés
les laisseé pour compte
les exploités
les appauvris
les....
oserait-on parler
de fatalité
de loi du marché
c vrai que des aichas
y en a eu des milliers
et de toutes nationalités
du sud, bien sûr
mais son cas
cet assassinant lent et long
espoir/désespoir
cette longue agonie
sous le regard des "grands"
car
au moins cette fois
ils n'oseraient pas dire
"on ne savait pas"
me tord le coeur
et me remplit de haine
contre ceux qui l'ont laissée partir
de mépris
pour un gvt
au fait c lui qui nous méprise
et c bezzaf
des interrogations pour cette"société civile"
on parle de milliers d'associations
où sont-elles?
ces partis politiques
ces syndicats...
j'ai certes la rage contre le gouv français
mais j'ai honte pour nous

mercredi 23 septembre 2009

Zineb Elghazoui se présente au tribunal

Par Ali Fkir, 23/9/2009

Zineb Elghazoui, jeune journaliste, accusée par la police d'être l'instigatrice du "Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles" (MALI), vient de se présenter au procureur du roi qui l'a livrée à la police.


Zineb s'est présentée (à 15h20 du mercredi 23 septembre 2009) au tribunal de 1ère instance de Mohammedia accompagnée des représentant de l'AMDH, section de Mohammedia dont son président Abdellah Mesdad, de ses amis dont Abdellah Zaazaa, et d'un certain nombre de journalistes. Elle a été "entendue" par la suite par le procureur du roi avant d'être conduite au commissariat central de Mohammedia vers 16h10.

Photo prise au sein du tribunal le 23

Séminaire : "Visa et droits humains"



Par Khadija Ryadi, AMDH Bureau Central, 23/9/2009


Mme, Monsieur (*)

Objet : Participation à un séminaire sur le thème : « Visa et droits humains »
P.J : Communiqué en arabe de l’AMDH sur les activités programmées à l’occasion de la commémoration du 40ème jour du décès de Aicha Mokhtari.

A l’occasion du 40ème jour du décès de Aicha Mokhtari, suite au refus de lui accorder le visa qui devait lui permettre de voyager en France pour se faire soigner d’un cancer osseux, le Bureau Central a décidé d’organiser un séminaire autour du thème « visa et droits humains » avec exposés suivis de discussion.
Le séminaire aura lieu le Mercredi 23 septembre 2009 à partir de 18h au Club des avocats (Rue Afghanistan, Quartier l’Océan) à Rabat.
Vu votre intérêt pour le sujet, nous vous invitons à assister au séminaire et participer à la discussion.
En attendant votre réponse que nous nous espérons positive, veuillez agréer l’expression de nos sentiments sincères.
Pour le Bureau Central
La Présidente : Khadija RYADI

N.B : l’invitation est adressée aux responsables des organisations des droits humains, syndicales, politiques, féminines, de la jeunesse et associatives.
Elle est adressée également à des responsables
gouvernementaux marocains ainsi qu’à des ambassades

إلى السيد(ة) (*)

الموضوع: المشاركة في ندوة حول "الفيزا وحقوق الإنسان"
المرفق: بلاغ للجمعية حول الأنشطة المبرمجة بمناسبة إحياء أربعينية وفاة عائشة مختاري
تحية طيبة وبعد،
بمناسبة أربعينية وفاة المواطنة عائشة مختاري التي ذهبت ضحية حرمانها من الفيزا للسفر إلى فرنسا قصد العلاج بمؤسسة متخصصة، قرر المكتب المركزي تنظيم ندوة فكرية حول "الفيزا وحقوق الإنسان" تتضمن عددا من العروض لفعاليات مهتمة بالموضوع وتتلوها مناقشة عامة.
وستتم الندوة يوم الأربعاء 23 شتنبر 2009 ابتداء من الساعة السادسة مساء بنادي المحامين (زنقة أفغانستان، حي المحيط، الرباط).
ونظرا لانشغالكم بالموضوع ندعوكم إلى حضور هذه الندوة والمساهمة في المناقشة.

وفي انتظار تجاوبكم مع هذه الدعوة، لكم منا عبارات أصدق المشاعر.

عن المكتب المركزي
الرئيسة: خديجة رياضي


(*) الدعوة موجهة إلى مسؤولي/ات الهيئات
الحقوقية والنقابية والسياسية والنسائية والشبيبية والجمعوية
وكذا إلى بعض المسؤولين الحكوميين
وإلى بعض المسؤولين الحكوميين
وإلى بعض السفراء بالبلدان الأروبية وغيرها

lundi 21 septembre 2009

La lutte des mineurs vécue par leurs enfants, racontée avec des photos qui parlent

Par Ali Fkir, 20/9/2009

Aujourd'hui lundi 21 septembre, fête de l'Aïd al Fitr.
Pour nous autres enfants : moi, mes frères et soeurs , les enfants des autres ouvriers, nos familles et autres proches...il n' y aura pas de fête. L'OCP et l'État ne veulent pas qu'on fête, ne veulent pas notre bonheur. Il parait que ceux d'en haut n'ont pas de coeur. Ils ont de gros cailloux à la place! Ils aiment leurs enfants, mais pas ceux des autres, surtout ceux des prolétaires.
l'OCP a décidé de licencier nos papas sans raison. Ils sont 850 sans travail. Nos papas ont protesté pacifiquement contre cette décision arbitraire

l'Etat a envoyé sur place des troupes armées pour nous terroriser.

Nos Papas, enchaînés, bâillonnés...résistent

Nos mamans, et nous avec, ventre creux, à la belle étoile.

Nos mamans et nous avec, crions au scandale!


les hommes armés se préparent à nous attaquer. Le 16 septembre, ils avaient déjà attaqué. 41 de nos papas ont été arrêtés. D'autres ont été blessés. Pauvres papas! et dire qu'ils ne réclament que la justice. Nos mamans et nous, ensemble au centre de la Médina. Ils ne sont pas seuls, nos papas!. Nous sommes là !
Les amis des causes justes sont aussi là. On se serre les coudes, papas!


Tante Fatima Zahra, est venue de Kénitra nous témoigner sa solidarité. L'infatigable tonton Amine est là aussi. Merci l'AMDH!
Tonton Hasbi de l'UMT est là où il faut. Toujours à défendre ses positions syndicales.
Il le dit et le répète: la lutte continue jusqu'à la réintégration de nos papas , et la reconnaissance de leur bureau syndical.

Iran, Israël: Les enjeux sous-jacents de la confrontation

par René Naba, 10-19/9/2009
I. L’Iran, un cas d’école
II. Barack Obama, otage du lobby juif ?
III. Dispositifs et cibles des protagonistes
1• Le dispositif israélien
2• La défense balistique iranienne

à lire ici

Journée Internationale de la Paix

Mobilisez-vous avec Le Mouvement de la Paix et accrochez le drapeau Arc en Ciel de la PAIX à vos fenêtres et vos balcons !

Le Mouvement de la Paix et le « Collectif 21 septembre - Journée internationale de la Paix » se mobilisent et répondent à l’appel de l’ONU (Résolution 55/282) pour la promotion d’une journée entièrement dédiée à la Paix.

Placée sous le signe du désarmement en 2009, la Journée internationale de la Paix est l’occasion d’oeuvrer à l’établissement d’un cessez-le-feu mondial en incitant les nations et les peuples à cesser les hostilités durant 24 heures.

Un drapeau PAIX,une fenêtre sur la Liberté



LE MOUVEMENT DE LA PAIX - 9 rue Dulcie September - 93400 Saint-Ouen
Tél. 01 40 12 09 12 - Fax : 01 40 11 57 87

dimanche 20 septembre 2009

Ramadan : ces Marocains qui veulent être libres de ne pas jeûner

Par Ghalia Slaoui, 20/9/2009

Ce samedi, Rue89 publiait un article de Global Voices qui résumait les réactions des blogueurs marocains après l'interpellation de militants coupables d'avoir rompu le jeûne en public à Mohammedia le 13 septembre. Alors que le ramadan s'achève ce dimanche, Ghalia Slaoui revient sur les motivations et l'organisation de ce nouveau mouvement.

(De Rabat) Créé sur Facebook il y a quelques semaines au Maroc, le Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali) a décidé de briser un tabou et d'en faire un exemple de militantisme pour les libertés individuelles, en organisant le « dé-jeûner » du ramadan qui lui vaut ses ennuis avec la justice marocaine.
A l'origine du mouvement, deux jeunes femmes : Zineb El Rhazoui, 27 ans, journaliste, et Ibtissam Lachgar, psychologue. Elles écrivent dans leur manifeste :
« Au Maroc, plus que dans d'autres Etats, la défense de nos libertés individuelles est une nécessité. Abus de pouvoir, inquisition socioreligieuse, intolérance, textes de loi abusifs étouffent nos libertés fondamentales. D'où l'importance d'un Mouvement alternatif pour les libertés individuelles. »
Zineb El Rhazoui n'a pas le profil lisse et superficiel que lui brosse aujourd'hui la presse marocaine. Elle a enseigné la méthodologie de l'écrit et de la recherche à l'Université française d'Egypte, et l'arabe classique à des étudiants militaires de Saint-Cyr en stage de formation au Caire.
Elle devrait défendre dans quelques semaines à l'EHESSS de Paris un mémoire de master de sociologie des religions sur l'évangélisation au Maroc.

Une communauté qui se mobllise régulièrement pour les libertés publiques
Dimanche 13 septembre, en fin de matinée, Zineb El Rhazoui et Ibtissam Lachgar sont dans le train navette qui relie Casablanca à la capitale, Rabat, avec un petit groupe de jeunes gens d'extractions sociales diverses, ralliés au mouvement grâce à l'exceptionnel buzz créé sur les sites communautaires et les blogs tenus par des activistes progressistes.
La même communauté qualifiée au mieux d » « idéaliste », au pire de « nihiliste », qui, à chaque poussée de fièvre sécuritaire au Maroc, se mobilise sur Internet pour faire entendre la voix de ceux qu'on appelle souvent au Maroc les « modernistes ».
A l'orée des années 2000, au balbutiement de cette vague contestataire, certains d'entre eux étaient déjà en première ligne pour l'organisation d'une manifestation à Rabat soutenant le projet de la réforme de la
Moudawana, le code de la famille, alors que les islamistes et les conservateurs faisaient une démonstration de force dans les artères de Casablanca pour faire capoter le projet.
Ils utiliseront la puissance de la communication virale pour faire connaître le sort ubuesque de
Fouad Mourtada, embastillé pour avoir crée un pastiche du profil du prince Moulay Rachid, le frère du roi, sur Facebook.
Plus récemment, ils ont eu l'idée de constituer le groupe des 9%, en référence à la frange des déçus du système révélés par le sondage sur la popularité du roi qui aura valu cet été la
destruction de 100 000 exemplaires des magazines TelQuel et Nichane. [A ce sujet, voir dans les commentaires sélectionnés ci-dessous une mise au point d'un des initiateurs du groupe des 9%, ndlr]
Des manifestants armés de sandwiches
Par petites grappes, les membres du collectif Mali se donnent rendez-vous à la gare ferroviaire de Mohammedia, leur point de ralliement avant de se diriger vers une zone dégagée, à l'extérieur de la ville, leur objectif clameront-ils était de rompre le jeune « dans un espace non clos, mais dans une relative discrétion », l'action n'étant pas de le faire de manière ostentatoire.
Leur mot d'ordre essentiel étant avant tout de « protester contre l'ingérence dans la vie privée et pour la liberté de ne pas jeûner ramadan ».
Les manifestants munis de leurs sandwichs voulaient casser la croûte lors d'un happening dans une petite forêt de Mohammedia et non dans le hall de la gare comme la prétendu la presse.
Une centaine de policiers et de militaires (« 100 policiers contre 10 sandwichs », titrera non sans malice le quotidien madrilène El Mundo), étaient amassés à leur descente de train. Une autre membre du Mali dans les colonnes du quotidien espagnol :
« Notre objectif était de dire que nous sommes marocains, nous n'observons pas le jeûne, mais nous avons le droit d'exister. Chaque année, il y a des arrestations et des lynchages publics de non-jeûneurs, alors que la constitution marocaine garantit la liberté de culte. »
Des dizaines d'arrestations moins médiatiques que l'opération du Mali
La presse fera d'ailleurs état en effet de dizaines d'arrestations lors de ce Ramadan pour non-observation du jeûne en public, assorties de condamnation à la prison ferme. Des jugements expéditifs qui n'ont pas eu le même écho médiatique que celui suscité par le Mali.
Les mandats d'amener délivrés par le parquet à la police judiciaire s'appuient sur l'article 222 du code pénal marocain qui stipule que tout individu notoirement connu pour son appartenance à l'islam qui rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le ramadan est passible de un à six mois d'emprisonnement et d'une amende.
Une disposition légale jugée contraire aux normes internationales en matière de libertés individuelles comme l'ont rappelé avec insistance les organisations de défenses des droits de l'homme.
D'ailleurs, rappellent des ténors du barreau comme le bâtonnier Abderrahim Jamaï qui devrait prendre la défense des membres du Mali en cas de procès, cet article de loi ne peut servir de base juridique aux poursuites, les personnes interpellées n'ont en définitive pas rompu le jeûne en public.
Ils ne peuvent pas être valablement condamnés pour un supposé délit d'intention. Selon l'avocat :
« Nous sommes encore une fois face à une décision arbitraire, car l'infraction supposée n'a pas été commise ».

L'inadequation des textes avec la réalité sociale
Au-delà des débats juridiques, l'affaire met en exergue une réalité bien plus pesante : l'inadéquation des textes de loi avec une réalité sociale en pleine effervescence, confrontée à la mondialisation des mœurs et des idées. Si l'Islam est la religion d'Etat, la question de la liberté de culte dont la Constitution garantit le respect est de nouveau battue en brèche. « Il y a un problème de clarification à ce niveau » explique Me Jamaï :
« la liberté de culte dont se prévaut le MALI est en phase avec une conception évidente du droit au libre arbitre. Or, sur le plan politique, la religion d'Etat éteint le droit à l'autodétermination de chacun, ce qui est contraire aux libertés fondamentales ».
Là où le débat d'idées est nécessaire et où la réflexion devrait être admise, l'interdit est érigé au nom de la notion évasive de « communauté » et de « majorité écrasante » comme s'en défendent les islamistes où les conservateurs.
Pour Zineb El Rhazoui, la jeune journaliste à l'origine de ce mouvement, « l'islam existe depuis des siècles et n'a pas besoin des islamistes pour le défendre », et d'ajouter :
« Il ne sera nullement ébranlé par des personnes qui ont fait le choix, pour des raisons qui leurs sont propres, de ne pas observer une prescription religieuse.
Si nous permettons aux forces de l'obscurantisme de faire la loi dans notre société, chaque femme non voilée, chaque personne qui ne fait pas la prière ou qui boit de l'alcool pourra craindre les représailles des radicaux.
Nul n'est à l'abri du passage à l'acte d'un fanatique, mais cela ne doit pas nous empêcher de nous exprimer librement et de militer pour le Maroc que nous rêvons : un Maroc tolérant, libre et pluriel. »
Dans une
interview accordée en août à Libération, l'islamologue laïc Abdelwahab Meddeb souligne que, dans de nombreuses sociétés, et notamment au Maroc, le jeûne a tendance à devenir un phénomène social, plus qu'un exercice spirituel.

La liberté de pratiquer, ou de ne pas pratiquer
Les membres du Mali adhèrent à ce point de vue :
« Nous pensons que chacun doit avoir la liberté de pratiquer sa religion en son âme et conscience. Ceux qui souhaitent jeûner doivent pouvoir le faire sans contrainte, où qu'ils soient dans le monde.
Ce que nous dénonçons, c'est la stigmatisation des dé-jeûneurs et leur pénalisation du point de vue de la loi. Dans notre activité du dimanche dernier, il y avait des jeûneurs parmi nous, qui soutenaient le droit des dé-jeûneurs à exister librement, sans hypocrisie ».
La question dépasse aussi le seul cadre du débat sur les libertés individuelles, socle essentiel de la modernité d'une société. Elle interpelle sur les fondamentaux du contrat social avec la monarchie qui tire évidemment sa légitimité première de la notion de Commanderie des Croyants.
Si ce lien est très largement accepté, il ne l'est pas seulement dans sa lecture culturelle, symbolique ou identitaire. La sacralité telle que définie par la constitution marocaine impose un dogme que le régime a, à l'évidence, de grandes difficultés à synthétiser avec la modernité.
Un état de fait qui transpire dans les relations chaotiques du pouvoir avec la presse, les ONG et la frange progressiste de la société civile qui déminent depuis des années les lignes rouges imposées.

Zineb El Ghazoui en danger

Par Ali Fkir, 20/9/2009


La famille de Zineb El Ghazoui, ses amiEs, les militantEs des droits humains, les démocrates, touTes s'interrogent sur son sort. Elle a disparu. Serait-elle enlevée comme le soutient son entourage? Par qui?...
Le bureau central de l'AMDH a écrit au ministre de la justice, au directeur général de la sûreté nationale...
Aujourd'hui, la vie de la jeune journaliste Zineb, accusée par la police d'être le cerveau de "MALI" (mouvement alternatif pour les libertés individuelles), qui prône la liberté de conscience, la liberté de croyance, est peut-être en danger.
Pour sauver la vie de Zineb, notre mobilisation s'impose

Communiqué du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles

Par le MALI, 18/9/2009
Nous apprenons avec amertume l’arrestation et l’emprisonnement de 15 citoyens marocains dans différentes villes du Maroc pendant le mois de septembre 2009 (qui coïncide avec le mois du Ramadan, période de jeûne pour les musulmans). Ces sanctions allant d’une peine de un à six mois de prison ferme assorties d’amendes interviennent suite à leur arrestation en flagrant délit de nutrition en public. La justice marocaine a fait valoir dans leur poursuite, l’article 222 qui qualifie cet acte de délit.

Nous, militants pour les libertés individuelles, comme reconnues dans l’arsenal juridique international des conventions garantissant la protection des droits fondamentaux, telles que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le pacte international du 16 décembre 1966 relatif aux droits civils et politiques, condamnons énergiquement la violation des textes précités, ratifiés par l’Etat marocain. Violations qui confirment l’inscription du pouvoir marocain dans la tradition antidémocratique avec laquelle il n’a jamais rompu.

Tout en souhaitant aux musulmanes et musulmans du Maroc de joyeuses fêtes de fin du mois sacré du Ramadan, nous réclamons la relaxe immédiate de ces quinze citoyens qui n’ont fait que jouir de leurs libertés individuelles, et n’attentant en rien à l’ordre public.
Mali ? Qu’ai-je de différent ?

Source : http://www.facebook.com/inbox/?ref=mb#/inbox/?folder=[fb]messages&page=1&tid=1251871417284

Certains fêtent, d'autres souffrent ...

Par Ali Fkir,19/9/2009


C'est la veille de l'aïd el fitre, fête religieuse musulmane qui correspond à la fin du mois de jeûne.
Ceux d'en haut, les partis politiques défenseurs de la "trinité" sacralisée ( la religion, l'unité territoriale, le système monarchique), les "intellectuels" domestiqués, les scribouillards conditionnés à la Pavlov, les moralisateurs de tout poil, les béni "oui mais", les défaitistes et autres tartuffes, tout ce monde parle du mois de la tolérance, de la justice... ce qui ne les empêche pas d'applaudir la répression des ouvriers en lutte légitime, de cautionner "l'affamisation" (pardon Molière !) des milliers d'enfants.
Imaginons la souffrance refoulée de ce père qui n'a rien à offrir ce soir à sa famille, au désarroi de cette mère qui n'est pas en mesure de préparer des "petits délices" à ses petits chéris qui sont habitués à de savoureux mets en ce type d'occasions, imaginons surtout l'état psychique de ces petits innocents à ventre creux, terrorisés par les forces de répression.
C'est inadmissible!

LA SOLIDARITÉ NOUS INTERPELLE !