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samedi 2 janvier 2010

Mobilisation autour de l'officier franco-marocain Kaddour Terhzaz



Publié  par Continentalnews, 31/12/2009 
En ces temps de débat sur l'identité nationale, il est au moins une chose sur laquelle tous nos concitoyens peuvent s'accorder, quelle que soit leur appartenance politique : la France, patrie des droits de l'homme, se doit de défendre l'honneur, la liberté et la justice lorsque l'un de ses ressortissants est victime de l'arbitraire. Tel est le message que Pierre Sadran, professeur à Sciences Po Bordeaux veut faire passer en soutenant et en exhortant la France à se mobiliser pour l'officier franco-marocain Kaddour Terhzaz.
Rappel des faits.
Ce Franco-Marocain âgé de 72 ans, officier supérieur de l'armée de l'air marocaine à la retraite, est aujourd'hui emprisonné, tenu à l'isolement dans une cellule où il ne dispose ni d'un matelas pour dormir, ni du nécessaire pour s'alimenter dans des conditions décentes. Comment en est-on arrivé là ? "Il a commis le « crime » d'en appeler respectueusement à la clémence du pouvoir à l'égard de ses anciens pilotes, dont l'appareil fut abattu par le Front Polisario voici une trentaine d'années et qui ont été traités en parias à leur retour au Maroc", explique Pierre Sadran. Il appelait, pour ceux dont il avait été le chef (et dont la seule « faute » était de rentrer au pays après avoir subi plusieurs années d'emprisonnement dans le camp de Tindouf), à un traitement les rétablissant dans leurs droits et leur dignité de militaires à la retraite.
Un règlement de comptes tardif
C'est ce réflexe de justice élémentaire et ce devoir moral qu'il s'imposait à lui-même qui lui ont valu d'être arrêté brutalement, et « jugé » plus qu'expéditivement par la « justice » militaire marocaine dans un procès sans considération ni respect pour les droits de la défense, en novembre 2008. "Tout montre qu'il a été victime d'un règlement de comptes tardif de la part de certains généraux influents qui ont saisi cette occasion de lui faire payer, durement, son franc-parler", estime le professeur de l'Institut d'études politiques de Bordeaux.
La famille s'inquiète de son état de santé
Kaddour Terhzaz est maintenant détenu à la prison de Salé à Rabat depuis plus d'un an, le 9 novembre 2008 exactement. "Un an, déjà, qu'il a été arrêté à son domicile ; un an, déjà, que nous nous battons pour sa libération ; un an, déjà, que nous ne comprenons pas cet acharnement à garder en prison un homme innocent ; un an que nous clamons la vérité !", crient, de désespoir, sa femme et ses quatre enfants, qui mettent en avant ses problèmes cardiaques. "Que fait la France pour soutenir celui qui a sa nationalité et qu'elle a décoré de la Légion d'honneur ?", s'interroge Pierre Sadran. "C'est pourquoi j'en appelle à nos élus, et à tous ceux qui se reconnaissent dans la devise de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité", conclut-il.

Tunisie : APRES ALI SAÏDI, A QUI LE TOUR ?

Il y a huit ans, une mort programmée dans une atmosphère semblable à celle
d'aujourd'hui.
Par Khalid Benmbarek,1er/1/2010
Il y a huit ans, le 30 décembre 2001, le cadavre d'Ali Saïdi était soi-disant
trouvé enterré quelque part à Oum Laârayes. Le pouvoir a immédiatement échafaudé
une histoire cousue de fil blanc en vue d'accréditer la thèse du crime
crapuleux. Deux femmes dont on ne sait rien aujourd'hui, ont été condamnées.
L'opposition tunisienne s'est résolue à laisser tomber ce pestiféré de ses
rangs, autorisant le pouvoir à le tuer une deuxième fois en le précipitant dans
les abîmes de l'oubli. Jamais la quête de vérité ne s'éteindra à propos de ce martyre
ignoré.
Son fils a grandi et pourra bientôt reprendre le témoin.
L'AISPP, Liberté/Equité et l'ATFD se doivent de rechercher les deux sœurs
Saïdi-Biskri et de leur porter secours, y compris par une demande officielle de
réouverture de dossier.
Certains aujourd'hui feignent d'ignorer leur prédécesseur dans le jeu d'apprenti
sorcier avec le pouvoir, en lui faisant la courbette, en lui léchant les bottes
et en faisant les rabatteurs-maquereaux. Il y en a même qui se font nommer
ambassadeurs.
Ils ne devraient pourtant pas dormir tranquilles, car, comme avec Ali, L'Infâme
ajourne, ignore, refoule, patiente, mais il n'oublie jamais.
Tous les dégénérés devenus benaliénés comme s'ils avaient été frappés d'un sort
subit, doivent méditer le cas Ali Saïdi et bien réfléchir avant de retourner
coudre publiquement et ostensiblement leur tricot de corps. Et par-dessus le
marché, de faire de cette déchéance absolue une sorte d'épopée glorieuse (toz
hikma !) érigeant la traîtrise et la bassesse, la négation de soi et
l'autodestruction morale, en véritable croisade personnelle. Encore un peu, à
les entendre, la « khiêna » (de soi d'abord) serait remboursée par la Sécurité
sociale.
Comme disait l'éternel Almoutanabbi : Mên yahoun yahouni'lhawanou âlayhi ** Mê
lijourhin bi meyyitin ilêmou..

Liberté des médias : palmarès 2009


Le palmarès 2009 de la liberté des médias

Par Monique Crépault, 29/12/2009
La fin d’une année, c’est souvent le moment de faire des listes et l’internet n’échappe pas à la règle avec ses listes des meilleures vidéos sur YouTube, des chansons les plus vendues sur iTunes ou des blogueurs les plus consultés dans le cyberespace. Reporter sans frontières n’est pas en reste avec son classement mondial de la liberté de la presse, qui inclut bien sûr la liberté d’expression sur le Net.
Il ne me viendrait jamais à l’idée que je pourrais être condamnée à la prison ou même à mort pour incitation à la subversion sur Internet tout simplement parce que j’aurais écrit sur ce blogue que Harper a une tête de bonhomme Lego ou qu’il est retardé question environnement.
C’est pourtant ce qui arrive à des blogueurs dans des pays comme la Chine, le Viêt-nam, l’Égypte, l’Azerbaïdjan ou le Maroc, respectivement 168e, 166e, 146e, 143e et 127e sur la liste de 175 pays du palmarès 2009 de Reporters sans Frontières.
 Chine
Liu Xiaobo, un philosophe chinois, ardent défenseur de la liberté d’expression sur le web.
Le 25 décembre dernier, jour de Noël, un tribunal de Pékin a condamné à 11 ans de prison Liu Xiaobo, un ancien professeur de philosophie à l’université de Pékin qui se bat aujourd’hui pour que les cybermédias fassent basculer l’omnipotence du Parti communiste chinois. L’homme de 53 ans est accusé de subversion suite à des articles publiés sur le net et à sa participation à l’élaboration de la Charte 08, une déclaration réclamant tout simplement des réformes démocratiques en Chine. Arrêté en décembre 2008, Liu Xiaobo a croupi près d’un an en prison avant d’être officiellement inculpé à la mi-décembre. Aucun journaliste étranger, diplomate ou partisan n’a pu assister à son procès, pas même sa femme.

 Viêt-nam
Nguyen Tien Trung, un ingénieur en informatique éduqué en France et emprisonné au Viêt-nam.
Nguyen Tien Trung est détenu depuis cinq mois au Viêt-nam et risque la peine de mort pour « tentative de renversement du régime du peuple » ! Ce qu’il a fait : critiquer l’enseignement universitaire du Viêt-nam et demander plus de libertés et de démocratie. Faut dire que Nguyen Tien Trung est diplômé de l’école d’ingénieurs INSA de Rennes (France), ce qui le place en bonne position pour pouvoir comparer les méthodes d’éducation des deux pays. Le gouvernement vietnamien a quant à lui décidé qu’il était le bouc émissaire parfait pour effrayer les étudiants vietnamiens qui, comme lui, voudraient réclamer plus de liberté à leur retour d’études à l’étranger.
 Égypte
En février 2007, l’Égyptien Kareem Amer a été condamné à quatre ans de prison pour « insulte au Président et à l’islam », insulte qui consiste à avoir critiqué sur Internet la discrimination infligée aux femmes en Égypte et dénoncé les dérives religieuses et autoritaires du gouvernement et des plus hautes institutions religieuses du pays.
La cour d’appel de Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, une région qui faisait autrefois partie de l’URSS, a récemment rejeté la demande de liberté provisoire de deux blogueurs, Adnan Hadjizade et Emin Milli. Arrêtés en juillet dernier, les deux hommes sont accusés d’avoir critiqué les autorités dans une vidéo où les politiciens corrompus sont comparés à des ânes. Les deux hommes ont été condamnés respectivement à deux ans et deux ans et demi de prison.
Maroc
Toujours en décembre 2009, le blogueur marocain El Bachir Hazzam a été condamné à quatre mois de prison pour « diffusion de fausses informations portant atteinte à l’image du royaume concernant les droits de l’homme ». Son crime : avoir publié au début décembre sur son blogue un communiqué diffusé par des étudiants au sujet des manifestations de Taghjijte, à 200km au sud d’Agadir, un communiqué dénonçant l’utilisation disproportionnée de la force par la police et les autorités locales. Son compatriote, Abdullah Boukfou, propriétaire d’un café internet, a été arrêté pour des raison semblables, pendant qu’un autre militant et blogueur marocain, Boubaker Al-Yadib, est quant à lui recherché par les forces de sécurité marocaines pour avoir couvert les manifestations.
Au Tibet, la situation n’est pas plus rose. Deux internautes ont été condamnés à trois ans de prison pour « communication d’informations à des contacts à l’extérieur de la Chine » : ils ont téléchargé des photos du dalaï lama ! Depuis le 1er octobre dernier, ils sont détenus à Lhassa, la capitale du Tibet, sans que personne ne puisse leur rendre visite ou avoir de leurs nouvelles. Trois autres jeunes Tibétains ont été arrêtés il y a deux mois pour avoir échangé sur une messagerie instantanée chinoise des photos et des discours du dalaï lama alors qu’un autre était arrêté en août dernier pour avoir regardé en ligne des photos du drapeau tibétain et du dalaï-lama.
Les 20 premières place du palmarès : le Canada est en 19è place, devant les États-Unis.
Bien sûr, ce ne sont là que quelques exemples parmi des centaines des multiples visages que peut prendre la répression de la liberté d’expression sur Internet. Au fait, le Danemark – tant louangé ces derniers temps pour ses réalisations environnementales – arrive en première position du palmarès de Reporters sans frontières.

Capitalisme et irresponsabilité


Par Said FAWZI, membre du Conseil d’Orientationde l’Université populaire d’Arcueil, 26/12/2009

Lundi 4 janvier, à 20 h, l’Université populaire d’Arcueil, reçoit Marie-Monique Robin, grand reporter, auteur du Monde selon Monsanto.Sa conférence Capitalisme et irresponsabilité : le cas Monsanto s’intègre dans un cycle intitulé Capitalisme et responsabilité.
L’exposé s’appuie sur l’enquête menée pour écrire et réaliser Le Monde selon Monsanto , il met en évidence les conséquences de l’activité des multinationales sur la santé humaine et les milieux naturels.
Monsanto est présent dans 46 pays. La firme est leader dans le secteur des OGM, elle produit aussi des PCB (pyralène), des herbicides (comme l'agent orange utilisé pendant la guerre du Viêt-Nam, le Round up) ou les hormones de croissance bovine et laitière qui seront interdites en Europe.
Lundi 4 janvier, à 20 h, à Anis Gras, 55 avenue Laplace, Arcueil. (RER LAPLACE)

contact : 06 16 93 29 21sfawzi@free.fr

vendredi 1 janvier 2010

Quel avenir pour la langue arabe ? Soirée-débat à Grenoble le 6 janvier 2009

Par le Centre d'Information Inter-Peuples de Grenoble, 31/12/2009
Le 6 janvier prochain à 20h, Maison des Associations, 6, rue Berthe de Boissieux à Grenoble [Tél : 04 76 87 91 90 / Fax : 04 76 46 27 82-Courriel : maison-des-associations@ville-grenoble.fr]
GÉOSTRATÉGIE DES LANGUES AU XXIème SIÈCLE : QUEL AVENIR POUR L'ARABE ?
par Mohamed Benrabah, professeur à l'université Stendhal, qui présentera le livre* qu'il vient de publier sur ce sujet et répondra à vos questions.


Source : Marie-Paule Geney, Présidente de Maroc Solidarités Citoyennes


* Mohamed Benrabah, Devenir langue dominante mondiale : un défi pour l’arabe
Librairie Droz, Travaux de Sciences Sociales 214, réf. 27-214, 2009, 304 p., 1 ill., 40,95 CHF 30,36 €,
ISBN-10: 2600013024, ISBN-13: 978-2600013024
Jamais le monde n’a changé, autant et aussi rapidement. Sa transformation précipitée est en passe d’affecter la répartition des langues à l’échelle planétaire et de modifier le rapport de force qu’elles entretiennent. La prédominance actuelle de l’anglais ne lui garantit pas une hégémonie pérenne, qu’un nouvel ordre linguistique mondial ne parviendrait à saper.
Mohamed Benrabah apprécie l’étude commanditée dans les années 1990 par les autorités britanniques (British Council), laquelle prévoyait pour 2050 un système linguistique planétaire où l’anglais, toujours dominant, serait néanmoins concurrencé par le chinois, l’espagnol, le hindi/ourdou et l’arabe. L’émergence en ce moment même du chinois et de l’espagnol comme langues majeures semblent confirmer ces conjectures. Qu’en est-il de l’arabe ? Devenir langue dominante mondiale : un défi pour l’arabe répond à la question. (Présentation éditeur).

Gaza : conférence-débat à Lyon le 26 janvier 2010


Décès de Marie-Renée Le Grand

Communiqué de l’AFP, 31/12/2009


Notre très chère amie Marie-Renée Le Grand, dirigeante nationale de notre association – Association France Palestine Solidarité – est décédée de mort naturelle le 31 décembre 2009 au Caire.

Elle a ainsi effectué son dernier voyage pour Gaza, militante active et déterminée qu’elle était pour la paix au Proche-Orient.
Nous lui rendrons en France l’hommage qui lui revient.
Sans attendre nous voulons exprimer à son mari Jean-Loup, présent lui aussi au Caire pour la Marche de la liberté, ainsi qu’à sa famille, notre profonde tristesse et les assurer de toute notre affection.
Jean-Claude Lefort Président de l’AFPS

Communiqué
Que Gaza ait été son dernier voyage est pour nous symbolique de l’engagement d’une vie.
Marie-Renée Le Grand, notre amie, notre camarade, vient de mourir au Caire.
Elle y était arrivée, aux côtés des militants AFPS de la marche de la liberté, déterminée à briser le blocus de Gaza. Elle est brutalement décédée d’un arrêt cardiaque le 31 décembre.
Marie-Renée, nous l’avons connue à Angers en 2001 dès les débuts du groupe local de l’AFPS. Elle faisait partie de celles et de ceux chez qui jamais ne s’émousse la capacité de révolte et avait donc tout naturellement pris sa place dans le combat pour la Palestine. En la voyant, on était immédiatement frappé par l’énergie, la détermination de son regard.
Toujours disponible pour une intervention militante, elle était allée à plusieurs reprises en mission dans les territoires palestiniens et notamment à Jénine, sous couvre-feu en octobre 2002. Refoulée sans explication, après une nuit de rétention à l’aéroport de Tel-Aviv en 2003, elle enrageait de ne pouvoir désormais y retourner et s’était tout naturellement retrouvée dans la marche pour la liberté
Membre du Conseil National de l’AFPS,et du BN jusqu’à notre dernier congrès, elle avait à sa retraite quitté l’Anjou et son investissement professionnel dans le monde de la psychiatrie pour rejoindre la Bretagne où elle avait jadis partagé les combats du monde paysan.
Que Gaza ait été son dernier voyage est pour nous symbolique de l’engagement d’une vie.
A Jean-Loup Septier son compagnon, ses enfants et tous ses proches, nous adressons toute notre sympathie. Qu’ils sachent que nous partageons leur épreuve.
Jean-Paul Roche pour l’AFPS

Réunion du conseil régional d'Europe de la Voie Démocratique


Le 05 décembre 2009 à Madrid, la Voie Démocratique a tenu sa réunion du conseil régional d’Europe.

Dans un esprit démocratique, des résolutions importantes ont été validées, tant au niveau de la consolidation organisationnelle qu’au niveau du programme d’actions pour les échéances à venir.
Le conseil s’est longuement arrêté sur la campagne raciste qui visent nos compatriotes dans une indifférence totale des ambassades et leur appendice le Conseil Consultatif des Marocains à l’Étranger.
Des Pays Bas à l’Italie, en passant par la France et l’Espagne, les États européens prennent le relais pour fustiger les immigrés par l’impulsion des lois et débats racistes et xénophobes. Ainsi les débats sur les conséquences désastreuses de la crise du capitalisme et des pouvoirs en place seront escamotés.

Par ailleurs, le conseil régional a exprimé avec inquiétude ses préoccupations quant à la situation socio-économique et politique désastreuse du pays ; résultante d’orientations favorisant le capital compradore au détriment des besoins de larges couches de notre peuple qui ne cesse de lutter pour ses droits légitimes  à la dignité de la vie.

Or, la réponse du pouvoir se résume au tout répressif et à la propagande pour maintenir ses assises, et masquer sa crise structurelle.

Plus que jamais, le peuple marocain a besoin d’orientations politiques en rupture totale avec les choix du pouvoir. Le ralliement à ses décisions a neutralisé une partie de la classe politique aux intérêts étroits, devenue acteur facilitateur d’une politique néfaste pour le Maroc (privatisations à outrance, lois sur les libertés publiques, de la presse, code de travail…).

Plus que jamais, l’unité des forces démocratiques est nécessaire pour :
Ø S’opposer aux licenciements massifs d’ouvrières et ouvriers, notamment les ouvriers de SMESSI qui mènent depuis des mois, une lutte héroïque pour retrouver leur poste de travail,

Ø Dénoncer les concessions de terres agricoles aux mafias de l’immobilier et soutenir les paysans pauvres dans leur droit à la terre,

Ø refuser la politique les petits pas vers la normalisation du régime avec l’entité sioniste en dénonçant les relations commerciales, et les visites des criminels de guerre sionistes au détriment de la cause palestinienne,

Ø arrêter la spirale de la hausse des prix en renforçant les coordinations contre la cherté de la vie,

Ø combattre la marchandisation de tous les droits sociaux (enseignement, santé, logement…),

Ø exiger la libération de tous les prisonniers politiques, des journalistes, l’arrêt des poursuites contre les militants des droits humains, et l’abrogation de toutes les restrictions des libertés publiques….

Enfin, et au vu des nouvelles tensions que connaît la question du Sahara, la Voie démocratique en Europe, tout en réitérant sa position, appelle à la résolution de ce conflit sur la base de la légalité et du droit international dans les perspectives de l'édification du Maghreb des peuples comme une nécessité historique. La Voie Démocratique tient à saluer la position des forces démocratiques qui se sont préservées de tout chauvinisme.

jeudi 31 décembre 2009

Une école mobile pour les élèves des communautés nomades

Par le Matin, 28/12/2009


L'intérêt particulier dont jouit la généralisation de l'enseignement au Maroc s'est traduit par le lancement de l'«école mobile» qui suit les élèves des communautés nomades au gré de leurs déplacements saisonniers.

L'expérience avait été lancée dans les provinces de Ouarzazate et Tinghir durant l'année scolaire 2004-2005 en coordination avec le projet de Conservation de la biodiversité par la transhumance dans le versant sud du Haut Atlas (CBTHA), qui abrite l'une des plus importantes communautés à mode de vie pastoral.(…)

Cette initiative, qui témoigne de la volonté des responsables de l'éducation d'accentuer la lutte contre le phénomène de la déperdition scolaire, a bénéficié d'une adhésion positive des parents et élèves et incité divers autres intervenants à s'y intéresser et à travailler pour sa pérennité, a-t-il ajouté.
C'est ainsi que l'association «Chems» de Tinghir s'est mise en partenariat avec l'association espagnole «Dignidad» pour établir le projet «Ecole mobile des enfants transhumants».
Les cours, donnés de 08h30 à 13h30 avec une pause de 30 mn, sont dispensés sous la tente qui suit les élèves dans la transhumance entre les plaines et les flancs de montagne.
Ils se répartissent en deux sessions de quatre mois chacune : la première s'étale du 26 juillet au 25 novembre et la deuxième du 26 janvier au 25 mai,entrecoupées de deux mois de vacances.
Les élèves bénéficiaient, comme leurs camarades de l'école fixe, du repos durant les jours fériés, notamment les fêtes nationales et religieuses.
Le programme de la première année, approuvé par le ministère de l'Education, comporte sept matières de base.
La délégation provinciale lui affecte, à plein temps, un enseignant disposant d'une expérience de quatre ans et ayant suivi une formation de base de deux ans au centre de formation des instituteurs.
Les familles des élèves nomades bénéficient du Programme «Tayssir» d'aide financière directe aux foyers pauvres de zones rurales ciblées pour la lutte contre la déperdition scolaire. Ainsi, les mères de ces élèves reçoivent une
bourse mensuelle de 60 dirhams ( environ 6,5 euros)par enfant scolarisé.
(…)Ces mesures ont porté notamment sur l'augmentation du budget alloué au secteur de l'éducation, la lutte contre la déperdition scolaire et l'analphabétisme et le développement du partenariat avec les collectivités locales, les associations de la société civile et les organisations internationales.
Par MAP



L'école sera matérialisée par une solide tente résistante aux tempêtes de sable dans laquelle seront installés des matelas pour asseoir les enfants et un tableau noir. (Photo : espritdegazelles.wordpress.com)

Gaza : nous n'oublierons jamais

Une vidéo d'Haitham Sabbah

le Polisario demande au monde d'aider le Sahara Occidental

Par la rédaction de moqawam,dédié à tous les peuples arabes en lutte pour leur Liberté, 28/12/2009

La récente grève de la faim menée par la militante indépendantiste saharouie Aminatou Haïdar montre qu’il est urgent d’intervenir contre les violations des droits de l’homme exercées par le Maroc, affirme le chef du Front Polisario.
Cette grève de la faim, menée durant un mois à l’aéroport de Lanzarote, aux Canaries, a braqué les projecteurs de l’actualité internationale sur le Sahara occidental comme rarement depuis l’annexion de l’ancienne colonie espagnole par Rabat en 1975.
Le Front Polisario a déclaré l’indépendance du Sahara occidental en 1976.
La militante âgée de 43 ans et mère de deux enfants a cessé de s’alimenter afin de protester contre le refus du Maroc de la laisser rentrer au Sahara occidental si elle ne reconnaissait pas la souveraineté de Rabat sur le territoire.
Elle a finalement pu regagner son foyer après l’intervention des Etats-Unis, de l’Espagne et d’autres pays.
"Sa grève de la faim a fait connaître notre lutte et a remis le Sahara occidental en tête des grands sujets internationaux" , a déclaré le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, lors d’un entretien accordé à Reuters à son quartier général en Algérie.
"Le Maroc doit cesser sa campagne contre notre peuple à l’intérieur des territoires occupés. Nous appelons les Nations unies à mettre en place un mécanisme afin de protéger les droits de l’homme et à rendre compte de son action jusqu’à la résolution du conflit", a-t-il souhaité.
Territoire grand comme la Grande-Bretagne et doté de riches gisements de phosphate, voire peut-être de pétrole au large des côtes, le Sahara occidental est le théâtre d’un des plus anciens conflits territoriaux du continent africain.
Le ministre marocain des Communications, répondant aux accusations du Front Polisario, a affirmé qu’il ne s’agissait que de propagande.
"Le bilan du Maroc en matière de droits de l’homme est le meilleur de la région", a déclaré Khalid Naciri, interrogé par Reuters à Rabat.
Le royaume chérifien, a-t-il ajouté, tient à négocier une solution pacifique à ce conflit. Selon Naciri, le Polisario et ses alliés au sein du gouvernement algérien tentent d’exploiter cette grève de la faim pour paralyser le processus de paix.
Les pourparlers sont dans l’impasse, même si les deux camps se disent prêts à reprendre le dialogue. Le chef du Polisario l’a réaffirmé lundi en Algérie.
"De toute évidence, il est aujourd’hui plus urgent que jamais de trouver une solution juste et équilibrée à ce conflit. Nous sommes prêts à des négociations directes avec le Maroc", a affirmé Abdelaziz.
"Nous croyons qu’il existe plusieurs mesures que le Maroc peut prendre immédiatement afin de faciliter les négociations et prouver sa bonne foi. L’une d’entre elles serait de libérer sept de nos militants."
En octobre, la police marocaine a arrêté sept membres du Front Polisario qui revenaient d’un déplacement au siège de leur mouvement en Algérie. Rabat a annoncé qu’ils risquaient une inculpation pour trahison et espionnage, des faits qui sont passibles de vingt ans de prison.

(site al oufok) Publié par nasr à l'adresse 16:59

N°122-Annus horribilissimus

par Ayman El Kayman, Coups de dent n°122, 29/12/2009
L’année qui s’achève a été horrible ? Vous n’avez encore rien vu ! 2010 promet d’être encore plus horrible !
Alors que 2009 s’achève, l’Empire, revêtu de ses nouveaux habits, vient de découvrir un nouvel ennemi et d’ouvrir un nouveau front de guerre : le Yémen. Les mères des enfants yéménites déchiquetés par les bombes US pourront se consoler en se disant que c'est un cadeau de fin d'année du Prix Nobel de la Paix.

Dans cet Orient si proche et si lointain, le pharaonicule du Caire n’a rien trouvé de mieux pour commémorer le premier anniversaire de la guerre génocide contre Gaza que d’inviter le Premier sinistre de l’entité innommable. Et de refuser l’accès à Gaza à 1 500 internationaux venus de toute la planète pour apporter leur solidarité aux Gazaouis assiégés et soumis à la mort lente. Sans oublier le mur métallique de 10 mètres de haut et s'enfonçant 30 mètres sous terre qu'il a    "décidé"(façon de parler, puisque le pharaonicule prend rarement des décisions par lui-même) de construire entre Gaza et l'Égypte.

Dans l’Occident riche, ça va de plus en plus mal. Ça dégringole de partout. En Italie, 10 000 salariés du groupe ex-Eutelia se battent, dans une indifférence quasi-générale , pour sauver leurs emplois, sacrifiés par des patrons-gangsters. (je sais, je sais, c'est un pléonasme). Aux USA mêmes, source des maux, le seul secteur en expansion, ce sont les soupes populaires. À Copenhague, les grands pollueurs ont saboté les efforts pour prendre à bras le corps la catastrophe écologique qui nous menace tous.

Je pourrais continuer la liste de tout ce qui ne va pas mais je préfère m’arrêter là.

Il reste des raisons d’espérer : elles se trouvent au sud du Rio Grande, au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, au Nicaragua, à Cuba, au Paraguay, dont les peuples et les gouvernements, pour une fois unis, tentent de donner vie au vieux rêve bolivarien de la Patria Grande, et donnent une leçon à toute l’humanité.
Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à l’année prochaine !

Des prisonniers meurent à petit feu dans l’indifférence générale : 38ème jour de grève de la faim à Oukacha

Vingt-neuf prisonniers marocains victimes de la folie de l’après 11 septembre, livrés aux tortionnaires parce que musulmans - dont l’italo marocain Elkassim Britel, kidnappé par la CIA, victime des transferts illégaux - sont en grève de la faim depuis 27 jours au Maroc. Leurs vies sont en danger.
Par Silvia Cattori, 21 décembre 2009 | Thèmes : Guerre globale au "terrorisme"
Ils ont cessé de s’alimenter depuis le 24 novembre, en signe de protestation, après avoir été soumis à toutes sortes de traitements dégradants dans la prison d’Oukacha [1]. Ce n’est pas leur première grève de la faim. Six d’entre eux sont dans un état de santé alarmant.
Dans son communiqué l’association des droits de l’homme marocaine An-Nassir indique que "L’état de santé des grévistes de la faim à la prison Oukacha est alarmant. Six détenus islamistes, parmi les 29 en grève depuis le 24/11/2009, sont en danger. Hassan Kettani est soumis à un isolement total. Nous demandons une intervention rapide des gens dans le monde afin de sauver la vie de ces détenus".
Aucune ONG n’a daigné répondre à cet appel ni aux cris de douleur des familles en détresse, qui sont impuissantes à faire bouger les choses.
Nous avons contacté diverses ONG à Genève pour savoir si elles comptaient intervenir auprès des autorités marocaines. Nous avons été assez surpris de découvrir l’absence de réaction, voir l’indifférence, de la part de ces prétendus défenseurs des droits humains, quand il y a des vies en jeu.
L’épouse d’Elkassim Britel, [2] nous a confié être choquée par l’indifférence qui entoure ces prisonniers musulmans, victimes de détentions arbitraires et de violences. L’Italie, son pays, ne fait rien pour exiger du Maroc la libération de son époux.

Post-Scriptum
Aujourd’hui, 30 décembre 2009, les prisonniers d’Oukacha sont toujours en grève de la faim. Depuis le 24 novembre, ils en sont au trente-septième jour de leur grève de la faim. Toutes les autres prisons marocaines se sont mises en grève de la faim depuis ce jour ; les familles des détenus, désespérées, sont postées en permanence devant la prison d’Oukacha en espérant que ce régime répressif fasse un geste de clémence à l’égard des prisonniers qui sont en danger de mort.


[1] Huit mille personnes sont détenues à la prison d’Oukacha, à Casablanca
[2] Elkassim Britel est le seul citoyen européen encore détenu suite à une « extraordinary rendition ». Il n’avait aucun problème avec la justice en Italie ; il ne vivait plus au Maroc depuis 13 ans quand, en 2002, il a été kidnappé et transporté par la CIA, par avion au Maroc, remis aux tortionnaires du Royaume, pour y être torturé.

Gaza : espoirs et déceptions pour les marcheurs de la liberté

Par urgence Gaza, 30/12/2009
Les nouvelles sont très mauvaises pour les marcheurs. Bien qu'il y ait eu un bus de 82 américains qui a pu rentrer à Gaza pour raisons humanitaires, les Égyptiens ne veulent pas faire plus, et nous devons continuer à mobiliser pour que l'on puisse obtenir une proposition plus intéressante.
Dans ce sens nous organisons une délégation pour le Quai d'Orsay demain 31/12 pour nous soutenir dans notre démarche, c'est la dernière chance.
Voici l'appel:
Rassemblement jeudi 31 décembre 2009 à 12H30 - Ministère des affaires étrangères - Quai d'Orsay - M° Invalides
Un an après l'agression israélienne sur Gaza, en soutien aux manifestations qui se tiendront à Gaza le 31 décembre, en soutien aux 1400 participant-e-s de 43 pays différents à la Marche pour la liberté et en soutien à la délégation du Collectif qui a demandé à être reçue au Ministère, les organisations du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, appellent à un rassemblement devant le Ministère des affaires étrangères ce jeudi 31 décembre 2009 à 12H30 pour exiger des autorités françaises qu'elles interviennent de toute urgence :
- pour le passage à Gaza des Marcheurs et Marcheuses de la liberté
- pour la levée du blocus de Gaza
Merci à celles et ceux qui le peuvent de faire l'effort, même si nous savons que l'heure est difficile et le jour se prête plus à la fête qu'à l'action politique.
Merci de transmettre très largement à vos contacts parisiens et de continuer à "pétitionner".

Le point sur la situation, le 30/12/2009
Malgré le doute qui commence à s'installer, les marcheurs de notre collectif comme vous le voyez dans le message ci-dessous, essayent de se remobiliser.
Pourtant, aujourd'hui, le ministre des affaires étrangères égyptien a annoncé que l'Egypte allait laisser passer des délégations restreintes et que ces délégations seront choisies parmi les groupes les plus sérieux. Est- ce une ouverture? Nous croyons qu'il y a une brèche et qu'il faut la saisir. Pour cela nous comptons plus que jamais sur un vrai soutien politique de la part du Quai d'Orsay. Nous allons dans ce sens se rendre au Quai d'Orsay. Ce sera l'occasion de faire valoir la mobilisation citoyenne, à travers les appels des élu-e-s, et surtout à travers vos signatures: presque 4000 signatures en deux jours! c'est tout simplement énorme... donc encore 1 ou deux jours de mobilisation!
Continuons à mobiliser, signer et faire signer http://www.urgence-gaza.net/
la pétition a récolté presque 4000 signatures en deux journées : c'est exceptionnel mais
il faut plus.
Nous avons encore un jours (un deuxième peut être aussi) d'action après ce sera difficile car le marcheurs vont devoir rentrer: donc le mot d'ordre est signez signons! Parlons  en autour de nous.
Déception
Dans la chambre d’hôtel devenue salle de réunion, l’ambiance est concentrée, voire grave. Il est devenu clair pour tous que nous n’entrerons pas dans Gaza. Si ce rêve était caressé par beaucoup, nous savions les difficultés qu’il faudrait affronter, mais peut être pas aussi vite. A présent les possibilités d’actions à partir du Caire sont quasi nulles ou insignifiantes. Les solutions qui s’offrent à nous sont toutes insatisfaisantes : rentrer chez nous sans gloire, rester au Caire sans pouvoir se rassembler, tenter d’atteindre El Arish par d’autres moyens …
Dans le groupe, une jeune avocate des droits de l’homme rappelle les objectifs de la marche internationale et le contexte géopolitique :Tout d’abord nous sommes en pays étranger et les attitudes de donneurs de leçon de démocratie occidentale sont souvent perçues comme du néocolonialisme.
Ensuite, il ne s’agit pas de désigner le gouvernement égyptien comme responsable du blocus (ce qu’auraient tendance à faire les encerclés de l’ambassade) mais bien Israël qui est l’origine du problème et qui serait trop content de se débarrasser du problème sur son voisin arabe, tout en continuant à tirer les ficelles.
Enfin il faut se garder de l’éclatement du mouvement qui nous guette et que le grand nombre d’organisations et de nationalités favorise. La communication est essentielle dans cette affaire, c'est pourquoi il faut maintenir la pression.
A nos amis restés en France, nous demandons de signer et faire signer la pétition en ligne
En parallèle, continuez à interpeller vos députés, maires, représentants et personnalités … et consultez les médias qui nous suivent : France 3, Al Jazeera, Al Arabiya, MBC, RFI (interview Florent), Associated Press …...

Pour info : exemple de lettre adressée au consul d’Egypte.
Date : 30 décembre 2009
À : Paris_Con@mfa.gov.eg
Objet : Marche pour la liberté de Gaza

Monsieur le Consul d'Egypte à Paris,
Je vous écris pour exprimer mon soutien à la Marche pour la Liberté de Gaza, programmée le 31 décembre.
Je prie instamment le gouvernement égyptien de permettre aux mille trois-cents délégués internationaux d'entrer dans le territoire de Gaza via l'Egypte. Je viens d'apprendre que seulement c ent marcheurs viennent d'être autorisés à se rendre à Rafah et auraient obtenu la possibilité d'entrer dans la bande de Gaza. La porte est donc entrouverte : il faut qu'elle s'ouvre plus largement encore ! Ainsi, la raison l'emportera. Ainsi, vous sortirez de cette mauvaise passe où un piège vous était tendu : faire endosser à votre pays des responsabilités qui ne lui incombent pas. C'est Israël qui est responsable de la situation à Gaza. C'est Israël qui impose un blocus inhumain au million et demi d'habitants de ce qui est devenu une prison à ciel ouvert ! Pas l'Égypte !
Le siège israélien doit être brisé ! C'est une question de principe de droit humanitaire et de droit humain que votre gouvernement ne peut ignorer.
Les mille trois-cents délégués internationaux doivent entrer dans la bande de Gaza !
Comptant sur votre intervention, je vous assure, Monsieur le Consul, de ma haute considération.
Jean-Dominique ROBIN
président de l'Association France-Palestine Solidarité Trégor
(Lannion, Bretagne)

mercredi 30 décembre 2009

Hamid SENNI : L'espoir républicain chevillé au corps.


Par oumma, 30 décembre 2009
C’est l’histoire d’un parcours humain exemplaire qui a cru aux vertus de notre méritocratie à la française, c’est l’ascension hors de nos frontières d’un français, fils d’immigré marocain, contraint à son tour à l’exil, pour se donner les moyens de ses ambitions.
Un destin marqué du sceau de la volonté que celui d’Hamid Senni, aîné d’une fratrie de huit enfants, qui a reçu en héritage le lourd devoir d’ouvrir la voie et de réussir au cœur de son pays d’adoption, la France.
Dans son ouvrage intitulé « De la Cité à la City », Hamid Senni retrace son cheminement personnel, académique et professionnel, qui l’a mené dans des pérégrinations européennes jusqu’à Londres, véritable terre promise économique, où il a pu donner la pleine mesure de ses compétences, laissant loin derrière lui les douloureuses discriminations hexagonales sources de rêves brisés.
C’est plus que jamais l’espoir républicain chevillé au corps et à l’âme qu’Hamid Senni réagit à la tribune de Nicolas Sarkozy parue dans le Monde, désireux d’éclairer le plus haut sommet de l’Etat sur un dramatique gâchis français, tout en léguant à la jeune génération des « français d’origine maghrébine » un témoignage, un enseignement, et une raison d’y croire.
Un sublime hasard, en plein débat sur l’identité nationale, qui fait que le calendrier sportif colle à l’actualité politique. 18 novembre dernier, deux matchs : l’un avec l’équipe de France, l’autre d’Algérie. Au moment des réjouissances, la jeunesse française aux racines algériennes ne choisira pas de brandir le drapeau français dans la rue. L’histoire se répète après la jeunesse aux racines portugaises lors du match France-Portugal en coupe du monde 2006, à une différence près : d’un côté, une jeunesse qui se sent d’ici et le temps d’un match se reconnecte là-bas, et de l’autre, une jeunesse qui se sent de là-bas et se déconnecte d’ici.
Cette soirée a surtout révélé une désespérance absolue fondée sur le constat de l’incapacité de chacun, sinon de tous, de « s’en sortir ». Aîné d’une famille de huit enfants, mon père - ouvrier marocain arrivé en France en 1972 - me dit : « Tu es l’aiguille, et tes frères et sœurs le fil. Si l’aiguille perce à l’école, les autres passeront par le chas de l’aiguille et suivront ton exemple ». Grâce à l’espoir républicain, source de cohésion sociale, il était plein d’espérance pour ses enfants qu’il pensait Français. Dès lors que l’on nous opposa aux « français de souche », nous fûmes confrontés à une crise identitaire. Nous appartenions à l’immigration postcoloniale et non européenne.
On a fait de moi un « Français d’origine maghrébine », un « Français de première génération » ou encore un « Français de confession musulmane ». En France, je me sens « Français de seconde classe ». Dans les quartiers en zone urbaine sensible, notre réalité est celle de la discrimination à l’emploi, au logement, aux loisirs et parfois même à l’école. Une exclusion sociale et culturelle qui, peu à peu, nous conduit inexorablement vers cette perte identitaire.
Malgré l’accumulation des diplômes, mes CV restèrent lettre morte. Comment expliquer à mes parents, à mes frères et sœurs et à mon entourage, cet accablant manque de réussite ? Comment parler de ce plafond de verre sans détruire les fondements du pacte républicain ? Au mieux, on m’a proposé du porte à porte en qualité de vendeur d’aspirateurs. Je me suis donc exilé, devenant un immigré et un réfugié économique.
La France est en contradiction avec ses fondements constitutionnels, synonymes de liberté, d’égalité et de fraternité mais aussi de méritocratie et d’équité. J’ai dû quitter mon pays, comme mes parents avaient quitté le leur. Onze ans plus tard, je reste encore un étranger en France mais un Français à l’étranger.
Loin de mon Ardèche natale, j’ai pu rester ce frère « modèle ». Après avoir fait une école de commerce en Suède, j’ai été responsable produit chez Ericsson à Stockholm, puis recruté chez BP à Londres. Mes sœurs, Samira et Nadia sont allées étudier au Québec, et Nora a passé un Bac scientifique au lycée français de Londres.
C’est dans l’entreprise que le bât blesse et que la rupture de l’identité nationale opère par manque de politiques de diversité. Comme démontré par le BIT (Bureau International du Travail), près de quatre fois sur cinq, un employeur préfère embaucher un candidat « d’origine hexagonale ancienne » plutôt que son collègue d’origine maghrébine ou noire africaine.
Etre acteur d’une société ne peut que passer par l’emploi et par les politiques de Diversité, et par cette reconnaissance de notre identité française, que je trouve si facilement et naturellement à l’étranger.
Hamid Senni
Auteur du livre « de la Cité à la City », Edition de l’Archipel, Directeur de Vision Enabler, cabinet de conseil en diversité, fondateur du Club Diversité.

Report du jugement de Mustapha Addari



Report du jugement de Addari, président de la section amdh/khenifra
Par Samira Kinani, 29/12/2009
salle assez comble
nos camarades ne sont pourtant pas nombreux
notre présidente, malgré la grande charge de travail professionnel
elle a tenu à être là

quelques militants démocrates
bien sûr notre défense à sa tête Saïd
témoignant son soutien à notre président de la section Khenifra
que la fameuse association des amahzoune traine en justice
awdi kwate lhal katdahajk
une association qui n'a juridiquement pas le droit de porter plainte
a quand même réussi l"'exploit"
de condamner
notre camarade à 3 mois avec sursis!!
les voies de la justice sont impénétrables, chez nous
et depuis
Hafsa Amahzoune
continue ses razzias à Khenifra
dans une impunité totale
"séquestration d’une jeune fille"
les journaux en ont parlé!
essai d'attaquer maître Sebbari
vous vous en souvenez
l'avocate qu'elle avait tailladée
devant le poste de police
et qui ne retrouve même pas sa plainte!!!
la séance a été reportée
car parait que Chahtane le directeur du Michaal
écroué pour une autre affaire
est absent pour le juge!!
mais bon
c'est un détail
durant cette matinée
plusieurs journaux passent au tribunal!!
même Nini!!
Addari repassera le 19 janvier
j'espère que cette fois
notre présence sera plus significative
en tant que militants
et en tant que défense
car ce n'est pas Addari qui est jugé
c'est l'amdh
et avec elle
toute voix honnête
osant encore
dénoncer le despotisme
du féodalisme
si je me mettais à vous raconter
tout ce que de pauvres paysans
nous ont raconté
vous vous croiriez au Moyen Age
et au moins là bas
y avait un certain sens de l'honneur!!!
cette affaire mérite plus de mobilisation
c'est la dignité longtemps bafouée
de toute une population
qui risque de s'aggraver
si l’impunité persiste …

GAZA : Une brèche s'est ouverte, il faut l'amplifier

Par Jean-Claude Lefort, 30/12/2009

Suite aux diverses actions et initiatives tous azimuts que nous avons menées de manière dynamique et responsable, les autorités égyptiennes viennent de prendre la décision politique importante d’autoriser le départ de 2 cars – soit 100 personnes – pour rejoindre Gaza dans le cadre de « La Marche pour la liberté » !
C’est un premier succès non négligeable que nous enregistrons.
Cette décision présente toutefois un problème et nous convainc de lui donner un prolongement.
Le problème c’est que cette autorisation a été accordée principalement aux Marcheurs américains, la présence autre étant purement symbolique. Cela pose d’emblée la question du prolongement qu’il convient de lui donner : obtenir une autorisation élargie, autrement dit que les européens – qui sont aussi nombreux au Caire que les américains – puissent aussi obtenir la même autorisation !
En conséquence, forts de ce premier résultat qui n’est pas mince et qui est fruit de nos efforts partagés sur la base d’une ligne de conduite parfaitement claire et que nous ne modifions pas, nous entreprenons sans attendre les démarches et initiatives appropriées pour déboucher sur une solution satisfaisante pour tous et conforme à l’objet de cette marche.
Une brèche a été ouverte, nous voulons l’élargir ! C’est l’objet de nos requêtes auprès des autorités égyptiennes : « Alors que vous avez entrouvert une porte, il faut que la porte s’ouvre plus largement. Ainsi la raison l’emportera et ainsi vous sortirez de cette mauvaise passe où un piège vous était tendu : déplacer vers vous des responsabilités qui ne vous incombent pas. C’est Israël qui est responsable de la situation à Gaza. Vous sortez de l’œil du cyclone en faisant ce premier geste politique que nous apprécions, maintenant sortez-en complètement ! ».
A vous qui êtes en Europe nous disons : votre soutien a été précieux pour obtenir ce premier résultat. Aidez-nous à l’amplifier ! Vos gouvernements respectifs ne peuvent plus dire maintenant : « Les Egyptiens ne veulent pas ».
Tous ensemble continuons les actions pour que vive la marche de la liberté pour Gaza !

Mémoire : Abdellatif Zeroual, homme d'idées et de progrès ne doit pas être englouti dans l'oubli

Par Saddik Larach, 29/12/2009

14 novembre 1974 – 2010...
Un philosophe est mort, disparu dans les ténèbres. Un homme d'idées et de progrès a été englouti dans l'oubli..
Le Maroc se réclame membre de la communauté internationale alors que des centaines des siens sont exclus de la mémoire.
Dont monsieur Abdellatif ZEROUAL, professeur de philosophie, démocrate, de culture, et être de vie. Homme politique de la gauche marocaine, l'un des inspirateurs du combat pour la libération et pour le droit à la vie dans la fin des années 60 et début 70. Dirigeant du mouvement Ilal Amam en même temps que Abraham SERFATY.
Dans le pays qui est le sien – qui était le sien- cet homme a cherché la justice et le droit, le respect et la dignité ; refusant la violence aveugle de l’Etat contre la pauvreté, la misère, l’inculture et l’ignorance. Dans sa bêtise bâtie et choisie, l’Etat n’a pas supporté son intelligence au point de le faire disparaitre et de faire disparaitre sa sépulture. Il se faisait appeler Mahmoud par ses camarades et Bakkali par ses assassins.
Nous, femmes et hommes de vie, souhaitons, avec vigueur et rigueur, nous recueillir devant et autour de sa tombe. Pourvu qu’elle nous soit présentée.
Cet homme de culture et de richesse noble et créative n’a pas mérité la mort violente. Ni l’oubli.
Nous voulons lui rendre l’hommage qu’il mérite.
NOTRE HOMMAGE A UN HOMME DROIT ET CAPTIVANT DE PAR SA MODESTIE.
Que sa vie s’inscrive dans la mémoire de la belle histoire dure, mortelle et inoubliable.
Dans sa légitime défense, monsieur Abdellatif ZEROUAL, a brandi sa plume et son crayon ; du papier pour se protéger. Cela lui a valu une mort incomprise. Sans raison. Sans vie.
Monsieur Abdellatif nous a quittés sans laisser d’adresse et nous voulons lui parler ou, au pire, lui écrire.
Donnez-nous cette permission. Parce que vous n'avez pas le choix. Ou alors vous aurez choisi l'insupportable inhumanité: l'aveugle violence.


Comité Pour Toute la Vérité sur le Sort d’Abdellatif ZEROUAL C
COMMUNIQUE
Traduction faite par Aziz Loudyi,17/12/2009
Dans le cadre de l’intérêt qu’il porte au dossier des disparus dont le sort demeure inconnu, le « Comité Pour Toute la Vérité sur le Sort de Abdellatif ZEROUAL » s’est réuni le jeudi 17 décembre 2009, dans le but d’œuvrer pour dévoiler toute la vérité sur le sort du militant Abdellatif Z EROUAL.
Il est de notoriété publique que Abdellatif ZEROUAL, membre de la direction de l’organisation ILAL AL AMAM, a été arrêté le 5 novembre 1974 à Casablanca, dans le cadre de la vaste vague de la répression sauvage, visant le mouvement progressiste marocain en général et le mouvement marxiste léniniste en particulier, pendant les années soixante dix du siècle dernier.
Abdellatif ZEROUAL a été soumis à des tortures sauvages de la part de Kadour El YOUSSFI et ses sbires, dans le tristement célèbre centre de torture de Derb Moulay Cherif de Casablanca, qui ont entrainé le décès de Abdellatif ZEROUAL le 14 novembre 1974.
Jusqu’à présent, 35 après son martyre, la sépulture de Abdellatif ZEROUAL le lieu de sépulture de Abdellatif ZEROUAL demeure toujours inconnu.
Partant de ce qui précède, le « Comité Pour Toute la Vérité sur le Sort de Abdellatif ZEROUAL » va recourir à tous les moyens légitimes pour faire connaitre l’affaire de ce militant, en mettant tout en œuvre pour la revendication de la révélation du lieu de sa sépulture et la récupération de sa dépouille par sa famille.
SIGNATAIRES :
Aziz LOUDIY, Abderrahmane BEN AMEUR, Abdalilah BEN ABDESLAM, Abdellatif ZEROUAL, Abdallah EL HARIF, Khalid JAMAI, Mohammed ESSEBBAR, Aberrahim JAMAI, Zhour AZLAF, Tayeb MADMAD, Ali ANOUZLA.

Les intempéries au Maroc



 Pertes humaines et dégâts matériels
Par Maghrebinfo, 30/12/2009

Le mauvais temps persiste au Maroc, vents, fortes pluies, ces intempéries ont à certains endroits des conséquences dramatiques, plusieurs décès ont été enregistrés.
Le nombre de victimes des pluies torrentielles au Maroc s’élève depuis hier à 5 morts, 4 des victimes circulaient en voiture ont été emportées par les eaux. C’est le cas d’un homme, une femme et d’une jeune fille qui ont trouvé la mort dans la région d’Agadir, leur véhicule a été emporté alors qu’ils tentaient de traverser un oued en crue. Une ressortissante espagnole a par ailleurs été tuée dans la région de Chichaoua, son mari et son fils qui étaient à bord du même véhicule ont eu plus de chance qu’elle et ont pu être récupérés vivants. Enfin une cinquième personne – une jeune femme – a, elle, été emportée par les crues boueuses de l’oued Lakhdar dans la province de Taza, elle aussi a été emportée en voulant traverser le cours d’eau grossi par les pluies.
Un bilan auquel il faut ajouter la disparition d’une femme dont on est sans nouvelle depuis mardi, emportée par la mer cette fois dans la région de Safi. Des pluies qui provoquent aussi des effondrements de maisons vétustes au Maroc, 3 personnes ont ainsi été blessées avant-hier à Marrakech, 10 autres l’avaient été dans des conditions similaires à Casablanca.
Les dernières inondations diluviennes au Maroc ont atteint des niveaux très importants notamment dans la région de Chefchaouen avec plus de 200 mm d’eau en 2 jours. Des inondations ont été observées dans de nombreux endroits notamment dans plusieurs quartier de Tétouan et de Tanger au nord du Maroc.

Les victimes des intempéries à la belle étoile
Par Ali Fkir, 29/12/2009
Les dernières pluies ont causé des dégâts importants dans les certains quartiers populaires; Les "élus", les représentants de l'Etat, les "âmes charitables" ont brillé par leur absence.
A Casablanca, plusieurs maisons se sont effondrées, et contrairement à ce que racontent les organes "d'information" officiels (télévisions, radios...), les sinistrés "vivent", affamés dans la rue, à la merci du froid glacial...D'autres ont abandonné leurs logements de fortune de peur de se retrouver sous les décombres...
Des dizaines de victimes se retrouvent presque quotidiennement au siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI pour discuter de leur situation catastrophique...
Le mardi 22 décembre, constitution au siège d'ANNAHJ, du "Comité de suivi du dossier des habitants de Arsat Benslama" de l'ancienne médina.
Le comité est composé de 11 personnes: 7 victimes des intempéries et de la marginalisation administrative, 2 avocats et 2 militants des droits humains.

Le dimanche 27 décembre 2009, a eu lieu une réunion élargie au siège d'ANNAHJ ( plus de 150 personnes y étaient présentes).
Les victimes ont décidé en coordination avec le comité de suivi:
- D'organiser le jeudi 31 décembre 2009 au siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (à Casablanca) une conférence de presse et cela, à partir de 9h du matin. Des victimes seront au rendez-vous pour témoignage.
- d'organiser le dimanche 3 janvier 2010 à partir de 16h un sit in de protestation devant la préfecture.
- D'organiser des visites continues aux victimes hospitalisées
- De publier un communiqué général sur l'état des lieux



Photos prises le dimanche 27 décombres 2009 au cours de l'assemblée générale des victimes au siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie démocratique). L’extrême fatigue se lit sur les visages.


Organisation, le jeudi 31 décembre 2009 au siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (à Casablanca) une conférence de presse et cela, à partir de 9h du matin. Des victimes seront au rendez-vous pour témoignage.

mardi 29 décembre 2009

Khadija Riyadi, personnalité de l'année


Par Larbi,24/12/2009


En cette annus horribilis pour les libertés et les droits au Maroc, Mme Khadija Riyadi, présidente de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), mérite, à mon sens, le titre de la personnalité de l’année 2009.
Dans un pays où les élites ont détourné le regard sur le combat pour les libertés et fermé les yeux sur les exactions commises par le pouvoir, Khadija Riyadi et à travers elle l’AMDH, s’est toujours rangée du côté des victimes et de leurs familles.
Farouchement indépendante et animée d’une réelle conviction, Madame Riyadi appartient à cette espèce rare de femmes et d’hommes politiques qui ont su se tenir à l’écart de la courtisanerie, de la lâcheté et de la prostitution politique. Quand tout ce que compte le Royaume d’élites courraient derrière les privilèges liés la proximité du pouvoir, à commencer par la proximité avec l’ami du roi et son parti, Khadija Riyadi a préféré la fréquentation et le soutien des pauvres, des laissés-pour-compte et de ce qui reste encore de contestation sociale. C’est son monde, c’est sa vie.


La présidente de l’AMDH matraquée par la police lors d’une manifestation

Quand des manifestants ont été malmenés, des journalistes et blogeurs arrêtés et des publications interdites et qu’ils n’ont eu en guise de réponse de l’élite politique et associative qu’un silence assourdissant, Khadija Riyadi a été parmi les premiers à cogner, à grogner, à taper sur la table et à donner la voix pour exiger le respect du droit à la liberté d’expression.
Quand des militants des droits de l’homme, et pas les moindres, ont préféré s’abstenir de défendre les islamistes, parce qu’ils ne partagent pas leurs idées, Khadija Riyadi était parmi ceux qui ont tenu bon et les ont défendus parce que tout homme, tel qu’il soit, mérite d’être défendu.
Quand au nom d’on ne sait quel consensus national, des militants pacifistes sahraouis ont été opprimés et persécutés, l’AMDH de Khadija Riyadi a encore tenu bon parce que pour elle l’idéal des droits de l’homme se situe au dessus de toute considération nationaliste même légitime.
Mme Riyadi à propos de la Justice au Maroc
Quand certains défenseurs de libertés individuelles ont fermé les yeux sur la responsabilité de l’Etat marocain, Khadija Riyadi était parmi les rares qui ont défendu le droit des minorités sexuelles, religieuses et a-religieuses tout en restant crédible. Parce qu’elle agit au nom d’un idéal cohérent : on ne peut parler d’intégrisme religieux quand il s’agit des islamistes et faire preuve d’un formidable intégrisme institutionnel quand il s’agit du roi.
Depuis des années, Khadija Riyadi lutte pour la liberté et la dignité des hommes dans une société plébiscitaire gouvernée par un régime politique plébiscitaire. Avec courage et détermination et sans jamais renier ses idéaux. Telle est sa gloire. Son combat, fait d’abnégation et de dignité, et celui de ses collègues de l'AMDH et d'autres associations, mérite respect et admiration.