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samedi 27 mars 2010

La CNT France soutient la lutte des mineurs de l'OCP.


Par Jérémie Berthuin, SI de la CNT, 27/3/2010

Salut Ali,
La CNT poursuit en France sa campagne de soutien aux mineurs de l'OCP en lutte depuis septembre.Dernière action en date, nos camarades de la CNT 34 qui ont réalisé une action devant le consulat du Maroc à Montpellier.
D'autres actions de ce type vont suivre dans dans d'autres villes.
Au mois de février, deux camarades de la CNT-Nîmes s'étaient rendus sur
place à Khouribga et avaient rencontré le Comité de grève des mineurs. Nos
camarades avaient été choqués par l'état d'extrême précarité des mineurs
et de leurs familles, aussi le Secrétariat international lancera d'ici un
peu une souscription afin de soutenir un peu plus encore la lutte des
travailleurs de l'OCP.

Pour rappel, depuis octobre 2009, la CNT a multiplié les actions de
solidarité :
http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article389
Le Secrétariat International de la CNT a, en outre, produit un tract en
français et en arabe :
http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article388
Ainsi qu'une vidéo :
http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article407
Salutations anarcho-syndicalistes et révolutionnaires.
Nos camarades de l'OCP ne sont pas seuls !
Un coup contre l'un de nous est un coup contre nous tous et toutes !
Vive la lutte des classes et la solidarité internationale !!!

Jérémie BERTHUIN, SI de la CNT
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Companeros, companeras,
L'UD CNT 34 a organisé un rassemblement symbolique devant le consulat du
Maroc le samedi 6 mars au matin.
Nous avons ensuite diffé 300 tracts du SI, recto-verso français-arabe, au
marché du quartier Figuerolles (quartier populaire de Montpellier avec pas
mal de marocains ou d'origine marocaine).
A diffuser aux camarades de l'OCP !!
Ben, pour l'UD 34
Merci camarades de la CNT-France.
Les 850 prolétaires de SMESI licenciés abusivement(avec la complicité de l'Etat marocain). ont besoin de la solidarité de toutes et de tous les militant-es des causes justes à travers le monde.
Vive la solidarité internationaliste!
Ali Fkir, coordinateur du CSOS















vendredi 26 mars 2010

Rassemblement pour Kaddour Terhzaz le 27 mars à Paris

Le Collectif « Libérez Kaddour Terhzaz » appelle à un rassemblement devant l’ambassade du Maroc
Samedi 27 mars 2010 à 15h
5, rue le Tasse 75016 Paris
Métro : Trocadéro

Kaddour Terhzaz, un Franco-Marocain, retraité depuis quinze ans de l’armée marocaine, a été condamné le 28 novembre 2008 à 12 ans de prison ferme par le tribunal militaire de Rabat pour « atteinte à la sureté extérieure de l’Etat en divulguant une information relevant de la défense nationale ». En réalité, on a voulu lui faire payer sa solidarité avec ses compagnons d’arme lorsqu’il a pris sa plume pour écrire au Chef de l’Etat Marocain pour l’interpeller sur la situation d’un groupe de pilotes, tombé entre les mains du Polisario en 1977 et libéré 25 ans après.
Kaddour Terhzaz est victime d’une détention arbitraire, décidée dans un procès expéditif dont l’audience n’a pas dépassé 2h et qui s’est tenu sans témoins.
Rappelons simplement que « l’information » dont il s’agit et qui a conduit Kaddour au trou était connue de tous puisqu’elle a fait l’objet d’une interview donnée au journal Maroc-Hebdo en 2006 par Ali Najab, l’un des pilotes du groupe. Kaddour Terhzaz est, pour nous, un détenu d’opinion. Il est maintenu en isolement à la prison Zaki de Salé depuis plus de trois mois pour se venger de lui et de sa famille qui entame des actions pour sa libération.
Le collectif « Libérez Kaddour Terhzaz », créé autour de la famille Terhzaz le 12 février 2010, a demandé une entrevue avec l’Ambassadeur du Maroc. Celui-ci, malgré les plusieurs relances téléphoniques, n’a pas daigné nous répondre.
Le collectif appelle à un rassemblement devant l’ambassade du Maroc pour dénoncer la situation qui est faite à Kaddour Terhzaz et réclamer sa libération.


Pour tout contact : asdhom@asdhom.org ou national@atmf.org

Premiers signataires :

La famille Terhzaz, AMF, ASDHOM, ATMF, CORELSO, FTCR, MRAP, La Voie Démocratique-France

Lire le communiqué du parti socialiste français  sur cette affaire

Condamnation au Maroc d'un Français à 5 ans de prison ferme pour pédophilie et viols sur mineurs

Par Bouliq, le 20/3/2010
Le journal marocain Al Ahdate Al-Maghribia dans ses éditions du 19 et 20 mars 2010 a fait état de la condamnation le 18 mars d’un ressortissant français de 56 ans dénommé Jean Bernard Ernest à 5 ans de prison ferme par le tribunal de Marrakech pour pédophilie et viol de mineurs.
Des détails sordides ont été donnés par ce journal qui a précisé que les poursuites ont été enclenchées suite à un rapport rédigé par des instituteurs d’Ait Faska (région de Marrakech) adressé aux services de la Gendarmerie Royale.
Les enquêtes effectuées ont permis d’établir que l’intéressé exerçait et filmait ses forfaits sur de jeunes enfants profitant de la pauvreté et de la misère ambiante.
L’enquête a révélé aussi que l’intéressé qui avait une compagne utilisait aussi des chiens dans ses forfaits contre les jeunes enfants. Je m’arrête ici parce que le reste risque d’être censuré par le Post.
Toujours est-il que des associations de la société civile à Marrakech notamment l’association « Ne touche pas à mon enfant » qui lutte contre la pédophilie se sont élevés contre la clémence du verdict prononcé à l'encontre du pédophile en cause.
Des actions de protestations sous différentes formes sont prévues d’après le journal.
Ci-aprés le communiqué de l'association "Touche pas à mon enfant"
"L'association « Touche pas à mon enfant » a suivi avec émoi à travers la presse nationale et les communications de son réseau le dossier objet de la poursuite du ressortissant français Baradat Jean Bernard Ernest, âgé de 56 ans résidant à Marrakech suite aux abus sexuels répétitifs sur des mineurs et l’incitation à la débauche ainsi que les actes sexuels des mineurs en leur faisant subir divers supplices par l’entremise de chiens tout en filmant les scènes pornographiques. L’accusé a été condamné à 5 ans de prison ferme.
L’association salue les efforts déployés par la presse nationale qui intervient conformément à sa noble mission pour mettre au grand jour ce genre de pratiques viles, immondes et abjectes.
Fidèle à ses engagements, l’association informe l’opinion publique de ce qui suit :
• Elle dénonce de manière ferme et résolue ce crime odieux et appelle le gouvernement, à tout mettre en œuvre en vue de mettre fin à ces atteintes physiques aux conséquences psychologiques graves infligées aux enfants mineurs de notre pays. Des atteintes inqualifiables et condamnés au nom des principes de la morale et de nos convictions religieuses.
• Elle déclare son soutien total et sans condition aux enfants victimes de tout abus de ce genre et demande la prise en charge psychologique des victimes.
• Elle s’interroge sur l’impunité dont bénéficie la complice du prévenu, qui a pu se rendre en France. La responsabilité de cette complice est établie dans la mesure où c’est bien elle qui préparait les mineurs aux supplices et autres actes sexuels dépravés et c’est aussi elle qui s’occupait de les filmer.
• Elle invite les autorités marocaines à prendre leurs responsabilités entières et intervenir avec fermeté pour éviter et prévenir ce genre de crimes atroces.
• Elle lance un appel au gouvernement de la république française pour assumer sa responsabilité historique et humanitaire dans ce genre d’affaires. L’association invite les autorités françaises dans le cadre de leur coopération avec les autorités marocaines en établissant une liste de ses ressortissants poursuivis pour crime de pédophilie et la diffuser en vue d’empêcher que ces personnes puissent exporter leur forfaits sur le territoire marocain sous couvert de tourisme.

• L’association propose la mise en œuvre d’une opération de mobilisation et de vigilance à travers son réseau en collaboration avec l’ensemble du tissu associatif et les autorités compétentes pour lutter contre ce fléau.
• Elle revendique un jugement équitable dans cette affaire et qui soit sanctionné par une peine exemplaire dissuasive, une fois la responsabilité pénale établie par la justice.
• Elle lance un appel à la société civile et toute l’opinion publique en vue de leur mobilisation ardente en usant de tous les moyens protestation permis.
L'association « Touche pas à mon enfant » envisage d’organiser un sit-in et informera l'opinion publique de la date et le lieu de sa tenue. "

Najat Anwar
Présidente

Ouvriers de SMESI : la lutte continue


Comité de Solidarité avec les Ouvriers de SMESI- CSOS
COMMUNIQUÉ

Transmis par Ali Fkir, coordinateur du CSOS , 26/3/2010
Les 850 ouvriers de SMESI licenciés abusivement par l'OCP ont décidé d'annuler le sit in d'aujourd'hui vendredi 26 mars 2010, suite à l'initiative du gouverneur de la province de Khouribga qui s'engage à revoir le bureau syndical d'ici vendredi 2 avril, et qui laisse entendre qu'il serait porteur de propositions intéressantes.
Rappelons que le sit in du jeudi 25 mars a connu un grand succès. Le rapport et photos du dit sit in seront mis à la disposition du public.
Les victimes de l'arbitraire ont toutefois maintenu le sit in de mardi 30 mars 2010 qui sera observé devant le siège central de l'OCP à Casablanca.
La direction de l'OCP et l'Etat qui ont compté sur la démobilisation avec le temps des prolétaires se sont lamentablement trompés.
Les victimes de l'OCP ainsi que les militants solidaires de ce mouvement ne sont pas prêts à baisser les bras.
Le CSOS tient à réaffirmer son soutien inconditionnel aux victimes de l'arbitraire et à dénoncer la connivence OCP-Etat.
Le CSOS exige la réintégration sans condition des 850 ouvriers de SMESI licenciés arbitrairement, leur titularisation, et le respect de leur choix syndical.
LA SOLIDARITÉ NOUS INTERPELLE

Missour contre la mafia

Par Ali Fkir, 26/3/2010
Sit in organisé à Missour (l'est du Maroc) en solidarité avec les habitants d'Iguili dont les terres collectives ont été passées dans des conditions illégales à un militaire.
Les sections de l'AMDH de la région Fès-Boulmane ont organisé une caravane de solidarité. Des centaines de victimes (hommes, femmes, enfants) sont toujours en sit in illimité devant la préfecture.
Dénonçons les pratiques mafieuses, et exprimons notre solidarité avec les victimes.
La solidarité avec la résistance populaire
nous interpelle
Ali Fkir( 26 mars 2010)
تضامنا مع ساكنة"اكلي " المعتصمة أمام مقر عمالة بولمان بميسورالمطالبين بحقهم في الأراضي السلالية التي تم تفويتها لأحد رجالات العسكر من أبناء المنطقة،حضر العديد من الرفاق والرفيقات، لفروع الجمعية المغربية لحقوق الانسان بجهة فاس بولمان،الوقفة التضامنية التي دعا اليها المكتب الجهوي والتي عبر من خلالها عن ادانته لسياسة التسويف والمماطلة التي تنهجها السلطات المحلية بالاقليم اتجاه ملف أراضي الجموع لسكان "اكلي"،وتضامنه اللامشروط مع مطالب الجماعة السلالية وتثمينه لمعالركهم النضالية حتى تتحقق مطالبهم المشروعة،كما طالب كل الجهات المعنية بفتح تحقيق نزيه وشفاف في موضوع الأراضي التي تعرضت للنهب من أجل معاقبة المتورطين

عثمان بامو

Pour l'accès aux droits sociaux des femmes étrangères victimes de violences

La Cimade : Suite de la campagne Ni une ni deux
Parti-e-s le 10 février, après s’être déplacé-e-s le 25 février devant l’Assemblée nationale pour le débat sur la proposition de loi relative aux violences faites aux femmes, et le 8 mars dans le cadre de la journée des droits des femmes, les manifestant-e-s se trouveront virtuellement dans quelques jours devant leur mairie et Conseil régional pour l’accès aux droits sociaux des femmes étrangères victimes de violences
Nous vous informons que pour la 3ème action de la campagne, une couverture de survie a été envoyée aux élus locaux et pouvoirs publics pour dénoncer les difficultés d'accès aux hébergements d'urgence des femmes sans-papiers victimes de violences. Pour renforcer cette action, nous vous invitons à envoyer une lettre à votre mairie ou conseil régional.
S’il existe des droits inhérents à toute personne, les femmes étrangères victimes de violences n’en bénéficient pas. Et pourtant, comment fuir des violences si on ne peut pas se protéger, se défendre avec un avocat, devenir indépendante? Dans la pratique, il s’avère extrêmement difficile pour une femme sans papiers d’accéder à l’aide juridictionnelle, à l’ouverture d’un compte bancaire, ou à un hébergement. Ces droits ne sont pourtant pas conditionnés à la présentation d’un titre de séjour.
Par exemple, une femme sans papiers qui décide de fuir une situation de violences ne trouve souvent d’autre solution que de dormir dans les bus de nuit, les urgences des hôpitaux, les gares, ou même dans la rue. Sans titre de séjour, il est très difficile d’obtenir une place d’hébergement d’urgence. Pourtant, légalement, la possession d’un titre de séjour ne conditionne pas l’accès aux centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), aux hôtels sociaux ou aux foyers maternels.
La Cimade vous propose d’envoyer une lettre ou un mail à votre maire ou au Président du Conseil régional afin de les interpeller sur le difficile accès aux droits sociaux des femmes étrangères victimes de violences et de les inviter à signer la charte d’engagement (voir modèle ci-dessous, à personnaliser)
Il nous semble également urgent de développer des moyens financiers, humains et matériels pour que toutes les femmes étrangères victimes de violences puissent accéder à ces droits, et ce, quelle que soit leur situation administrative.

Objet : Le difficile accès aux droits sociaux des femmes étrangères victimes de violences

Madame, Monsieur,
Par la présente, je tiens à vous informer des difficultés rencontrées par les femmes étrangères pour accéder à leurs droits sociaux. S’il existe des droits inhérents à toute personne, sans condition de nationalité et de séjour régulier, tels que la mise à l’abri dans un hébergement d’urgence suite à des violences, l’ouverture d’un compte bancaire, la possibilité de se faire représenter par un avocat, … dans la pratique, les femmes étrangères victimes de violences n’en bénéficient pas.
Certaines aides au logement sont conditionnées à un séjour régulier (tels que l’aide personnalisée au logement, l’allocation de logement familiale, ou de logement social), d’autres ne le sont pas. C’est le cas notamment de l’hébergement dans un centre d’urgence, les hôtels sociaux  et les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS). Les CHRS doivent accueillir toute personne quelle que soit sa situation administrative mais ne le font pas par manque de moyens. Pourtant, l’article L111-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles garantit, au titre de l’aide sociale, la prise en charge des frais d’hébergement des étrangers sans titre de séjour. Malheureusement, les femmes étrangères se sont que très rarement admises dans ces structures, ce qui les obligent alors à trouver des abris de fortune.
Je vous invite à signer la charte de la campagne « Ni une ni deux » afin d’améliorer la formation et l’information des acteurs sociaux qui accompagnent les femmes étrangères victimes de violences. En rejoignant les premiers signataires, vous participez ainsi activement à leur protection.
La Charte est disponible sur le site www.niunenideux.org. Vous pouvez la renvoyer à campagnefemmes@lacimade.org
En vous remerciant de l’attention que vous porterez à la situation spécifique des ces personnes, je vous prie de croire, Madame, Monsieur,  en l’expression de mes sincères salutations.

Non à l'ouverture du centre de rétention du Mesnil Amelot

Appel pour un cercle de silence exceptionnel devant le camp le 29 mars à 13h30
La construction du nouveau centre de rétention (CRA) du Mesnil-Amelot (77) est achevée. L'ouverture est prévue le 29 mars 2010. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France (voir l'article du Monde du 16 mars). Il s'ajoutera au premier CRA du Mesnil-Amelot, qui compte déjà 140 places.
L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d'industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire. C'est une première atteinte à la dignité des personnes.
Le futur centre de rétention (voir schéma) comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 "unités de vie" de 40 places, disposées autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines de caméras et de détecteurs de mouvements complètent ce dispositif carcéral.
Comme pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d'un centre de rétention.
La construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile.
Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008). Comme l'a montré la situation de Vincennes, ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.
Un tel camp ne pourra fonctionner qu'au mépris du respect des droits et de la dignité des personnes qui vont y être enfermées.
Nous nous opposons à l'ouverture du centre de rétention du Mesnil Amelot 2 et appelons les citoyens et les élus à se mobiliser et à venir se joindre à un cercle de silence exceptionnel qui se tiendra devant le nouveau centre:
le 29 mars à 13h30
Route départementale 401
Rue de Paris
77990 Mesnil-Amelot
RER B direction Aéroport Charles de Gaulle. Arrêt Terminal 1
Du terminal 1 il y aura un bus affrété par les associations qui fera des navettes de 12h à 16h
Sinon, bus lignes 701 et 702 (demander le village du Mesnil-Amelot)
Vous pouvez également rédiger un message de soutien aux retenus et aux expulsés, il sera intégré à une grande banderole lors de la manifestation du 29 mars
Liste des Associations : ADDE, Comede, Emmaüs France, Hors la Rue, La Cimade, Ligue des droits de l'homme, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature

Le Maroc expulse 20 chrétiens et laisse 33 enfants sans leur famille

33 enfants arrachés à leur famille au Maroc !
Dernier au revoir avant l’expulsion

Le lundi 8 mars et mardi 9 mars, 20 étrangers ont été expulsés du Maroc pour des accusations de prosélytisme. Ces travailleurs humanitaires chrétiens s’occupaient d’un orphelinat à 70 km de la ville de Fès, donnant une famille à des enfants abandonnés. Aujourd’hui, 33 enfants ont été abandonnés pour la deuxième fois simplement parce que ceux qui s’en occupaient sont chrétiens.
Le Village de l’Espérance pleure. Cet orphelinat, implanté en toute légalité depuis 10 ans au Maroc, vient d’être le théâtre de déchirements insupportables. Hermann Boonstra, le directeur du Village de l’Espérance, vivait au Maroc depuis 11 ans et avait accueilli 8 enfants qu’il aimait comme les siens. Il a dû les laisser sur place. Pour lui comme pour les autres familles expulsées, c’est une douleur sans fin. Que vont devenir les enfants ?
Leur travail était reconnu par les autorités
Pourtant, depuis ses débuts, le Village de l’Espérance a mis un point d’honneur à préparer de jeunes marocains capables de s’intégrer dans la société. En accord avec le gouvernement marocain, les enfants suivaient les cours de l’enseignement scolaire national et apprenaient le Coran comme les autres enfants marocains. L’orphelinat était reconnu par les autorités et régulièrement contrôlé. Un agrément reconnaissant l’orphelinat comme Etablissement de protection sociale était en cours.
Les actes antichrétiens augmentent au Maroc
Portes Ouvertes, ONG au service des chrétiens persécutés, déplore la discrimination faite à ces familles pour des motifs religieux et plus encore, s’inquiète de l’augmentation des actes antichrétiens dans le Royaume du Maroc depuis quelques mois. Le Maroc serait-il en train de faire marche arrière dans sa volonté d’ouverture et de respect des droits de l’homme ? D’autant que d’autres expulsions de chrétiens étrangers sont actuellement en cours au Maroc.
Source : http://www.lepost.fr/

Lakrimat : manifestation réprimée

Par Ali Fkir, 25/3/2010
Les habitant-es de Douar Lakrimat et des dizaines de solidaires ont organisé ce jeudi 25 mars 2010 un sit in de protestation devant le poste 33 de police (Aïn Sebaâ) suite à la répression dont furent victimes les habitant-es de ce bidonville, le mercredi 24 mars, et suite à l'arrestation des deux représentants du quartier (l'un a été relâché hier soir, le deuxième aujourd'hui, jeudi 25 mars).
          L'intimidation ne passe pas.
          Vive la solidarité
                    

Trois jeunes réfugiées Sahraouies créent une coopérative pour pratiquer la course à pied

Par APSO, 26/3/2010

Mbarka, Fatimatou et Nguya s’entraînaient déjà deux fois par semaine. Après leur participation au Sahara Marathon, et la rencontre avec leur héros, Salah Eddine Amaidan, sportif Sahraoui de haut niveau, réfugié politique en France, elles ont décidé de transformer leur motivation en énergie, et ont créé une petite coopérative.
Elles courraient en chaussette ou en claquette pour le plaisir de la course. Mais leur rêve est de s’entraîner, avoir un niveau suffisant pour rivaliser avec les grands, représenter la jeunesse sahraouie et porter les valeurs de leur république à travers le monde.
Grâce à l’aide de l’association française solidarité enfants Sahraouis (réseau APSO), elles ont pu s’équiper de chaussures de sport de bonne qualité, et prévoir un complément alimentaire pour chacun de leur entraînement lors des trois mois à venir.
Elles pourront après chaque entraînement boire du lait, manger du pain et un œuf chacune.
Grâce aux conseils donnés par Salah Eddine, elles vont s’entraîner avec plus de rigueur et de méthode. Elles ont proposé d’envoyer régulièrement des informations sur leur progression, sur les distances qu’elles préfèrent, 5 et 10 km.
La récompense financière aux premiers athlètes Sahraouis du 5 et 10 km du Sahara Marathon, dont la 10ème édition a eu lieu dans les campements de réfugiés le 22 février 2010, et ce premier accompagnement d’une coopérative des jeunes filles, sont les premières étapes du projet « Salah Eddine Amaidan », soutenu par le réseau APSO.
Des accompagnements sont prévus pour des groupes de filles et garçons des autres willayas, en fonctions des résultats des compétitions Sahraouies d’athlétisme des mois à venir.
Pour participer au projet, contacter APSO.

La méthode Sarkozy

Coup de crayon, par Roy, Bakchich, 26/3/2010
 

jeudi 25 mars 2010

Lettre ouverte au délégué général de l'administration pénitentiaire du Maroc : «Vous êtes seul responsable de la santé du Colonel Major Terhzaz»



PAR LE BATONNIER ABDERRAHIM JAMAI, 17/3/2010

Les violations systématiques et le mauvais traitement se poursuivent au sein de la prison de Salé à l’encontre du Colonel Major Terhzaz, comme c’est le cas dans un grand nombre de vos prisons. Il a été incarcéré à l’issue d’un jugement du Tribunal Militaire qui constitue l’antécédent judiciaire le plus grave que le Maroc ait connu. Et ce après que les magistrats ont considéré que le Maroc est en état de guerre en 2008, contrairement à la réalité et au droit international et contre la volonté du Roi qui n’a jamais déclaré ni l’état d’exception, ni l’état de guerre, conformément aux dispositions de l’article 35 de la Constitution.

La constitution donne au Roi et au Roi seul ce pouvoir et les juges n’ont pas le droit de décider de la guerre comme ils décident des libertés. Avec ce jugement à l’encontre du Colonel Terhzaz, ils ont mis le Maroc dans une situation politique et internationale délicate.

Suite à vos instructions, le Colonel Major Terhzaz se trouve dans l’isolement depuis plus de 100 jours, sans promenade, ni médecin malgré le fait qu’il souffre de maladie cardiovasculaire, ni le droit de rencontrer son épouse de manière directe à l’instar des autres prisonniers. Il se trouve confiné dans l’obscurité du cachot dans des conditions inhumaines ponctuées de fouilles jour et nuit, sans raisons ou pour des raisons puériles et futiles. C’est ainsi que le Colonel Major Terhzaz est puni par vous et sur vos instructions sans droit après avoir été puni par les juges du Tribunal Militaire pour un fait fabriqué de toutes pièces en récompense de ses sacrifices qui sont de notoriété publique et pour son nationalisme qui n’a pas besoin de preuves.

En votre qualité de Délégué Général, vous vous cachez derrière les hautes instructions, pour tous les scandales et catastrophes qui se produisent dans les prisons, derrière la protection de la sûreté et de la loi et son application. Mais l’opinion publique des droits est témoin que vous agissez dans le sens contraire de toutes vos prétentions. Vous voici avec le Colonel Major Terhzaz vous assistez en spectateur à la violation de la loi et à l’infraction des règles nationales et internationales vis-à-vis des prisonniers. Vous privez un homme âgé et malade de ses droits élémentaires et vous l’exposez à la menace la plus abjecte dans sa santé et dans sa sécurité. Et vous bien entendu vous êtes dans une position confortable après que la prison a été dépourvue de toute surveillance judiciaire réelle de la part des juges d’instruction ou des juges d’exécution de la peine ou des procureurs du Roi ou de la surveillance d’association des droits de l’homme. Vous avez fait de la prison une zone indépendante où vous siégez sur son trône. Vous êtes dans un royaume qui n’a aucune relation avec le droit ni avec la responsabilité. Vous avez mis les prisonniers sous le feu de la logique sécuritaire qui a la nostalgie du siècle passé avec ses balles, son feu et ses cellules mortelles.

Vous êtes seul responsable de la santé et des conséquences des dommages qui peuvent survenir au Colonel Major Terhzaz, à sa famille et à ses enfants. Vous êtes responsable de l’atteinte à l’image du Maroc à l’intérieur et à l’extérieur. En conséquence, il est demandé maintenant de lever le siège physique et psychologique que vous lui avez imposé et d’arrêter les attaques auxquelles vous l’exposer et qui sont en fait un homicide graduel. Je vous demande en conclusion est-ce que vous prétendez que vous êtes contre le Colonel Terhzaz parce que vous exécutez les hautes directives ?




Casablanca : Printemps de la résistance



Dimanche 21 mars 2010 : Faits et enseignements
Par Ali Fkir, 25/3/2010
Dimanche 21 mars 2010, n’est pas un « dimanche noir » comme pourraient le qualifier certains myopes. Le dimanche 21 mars 2010, jour qui coïncide normalement avec le premier jour du printemps, est un jour prometteur, un jour révélateur, un jour annonciateur d’un autre printemps, le printemps des masses populaires, le printemps des humbles, des travailleurs, des femmes, des combattant-es, bref l’annonciateur du printemps de la résistance, de l’émancipation et de la libération.
Je ne vais pas parler des luttes populaires que connaissent Tata, Guercif, Missour, Bouarfa, Taounate, Elhouceima, Rabat, Beni-Mellal, Khénifra…Les militant-es de ces régions doivent en parler, les militant-es qu’y sont impliqué-es directement doivent assurer la couverture médiatique de ces divers combats pour la dignité, pour un autre Maroc, le Maroc des travailleurs, le Maroc des producteurs, le Maroc du peuple.
Je vais me limiter au dimanche 21 mars 2010 de Casablanca, un dimanche riche en événements et surtout riche en enseignements. A 8h du matin, des militants et surtout des victimes de la marginalisation makhzanienne étaient déjà au local d’ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie Démocratique :VD)n et cela dans l’attente de rejoindre la point de départ de la marche populaire, marche de protestation contre l’indifférence de l’Etat devant la situation catastrophique des sans-droits au logement salubre, face aux conditions inhumaines où se trouvent les sans-toits…Vers 8h45, tout le quartier fut bouclé : des fourgonnettes, des camions, des bus, des voitures de police débarquent une armada. La place du rassemblement fut occupée par de diverses forces de répression, la rue où se trouvent le siège d’ANNAHJ fut interdite à la circulation, aux passants. La porte de l’immeuble qui abrite le siège d’ANNAHJ fut fermée. L’accès au local fut interdit même aux dirigeants d’ANNAHJ. Le wali (le patron de Casablanca)en personne dirigeait les opérations. Des centaines de victimes de l’arbitraire (hommes et surtout femmes) forcèrent certains barrages des « sécuritaires », des militant-es associatifs(ves) arrivent : on scandait des slogans, on criait au scandale : « c’est honteux, c’est honteux, ANNAHJ est encerclé ! » tonnent les voix des victimes des politiques de l’Etat. L’état major de la répression ne pouvait en supporter plus,les premiers coups de matraque commencèrent à pleuvoir sur les têtes des protestataires, ce qui a provoqué une réaction énergique des victimes, les premières blessées tombèrent par terre. Les « sécuritaires », désagréablement surpris par la réaction énergique de la masse, essaient d’obtenir des ordres clairs et nets de ceux de Rabat : faut-ils faire la répétition de 23 mars 1965 ? On était le 21 mars 2010, dans 2 jours ce sera la commémoration de l’intifada 23 mars, il y a de cela 55 ans. Le « Comité de suivi du Dossier de l’Habitat », par la voix de son coordinateur , le camarade Md Abounasr, demanda à la foule en ébullition de rejoindre la CDT (à Derb Omar), pour continuer la manifestation. A Derb Omar, devant le local de la CDT, une estrade fut improvisée, et les représentants ( majorité femmes) des quartiers se sont succédé-es pour dénoncer l’interdiction de la marche, pour rendre hommage à l’AMDH, section de Casablanca qui n’a pas ménagé ses efforts pour les soutenir dans leurs légitime combat pour un logement de dignité. Le camarade Abounasr a assuré avec succès la direction/la modération de ces deux meetings.
REMARQUES :
- Contrairement à ce qu’on constatait auparavant ( les militant-es « intellectuel-les » constituaient plus de 95%), dans les meetings de dimanches 21 mars, le pourcentage de ce type de militant-es n’a pas pu dépasser 5 %.
- Des jeunes militant-es de diverses sensibilités marxistes étaient présent-es, et avaient contribué au succès de cette journée de résistance en gardant leur sang froid, en scandant les slogans fixés par les organisateurs, en évitant la surenchère politicienne. Bravo militant-es ! ; 
– Si les habitant-es des bidonvilles, avaient constitué indiscutablement la majorité des protestataires, d’autres couches sociales victimes de l’arbitraire étaient présentes : les habitants du quartier de l’aéroport … et surtout les veuve des policiers , et les policiers retraités. Ils étaient là avec nombreuses banderoles. On sait qu’au Maroc les officiers, même retraités occupent toujours des logements de fonction. Les corrompus s’achetaient des maisons, sinon de somptueuses villas. Les simples soldats, les simples policiers, les simples mokhaznis sont jetés à la rue une fois que l’Etat n’a plus besoin de leurs services. Leur représentant s’adressa ainsi à ceux qui sont toujours en service et qu’on a fait venir pour mater les protestataires : l’intérieur nous jette comme des vauriens après des années de service. Vous serez victimes du même traitement. 
– Les femmes populaires ont constitué plus de 2/3 de la foule
– Les protestataires ont évité de mêler le religion à leur légitime mouvement. Les victimes de l’exclusion luttent depuis des mois pour leurs droits sans jamais scandé un slogan à connotation religieuse. Ils sont victimes des politiques de l’Etat , victimes des pratiques des représentant de l’Etat, ils sont victimes des agissements des « élus » corrompus, victimes des discours démagogiques des partis parlementaires (makhzaniens, islamistes, « socialistes »). Les victimes ont compris que la voie de la lutte ferme des masses populaire, conscientes et organisées est la seule voie du salut. Tout le reste est du pur verbiage. 
La morale de tout cela :
- La « démocratie » de l’Etat makhzanien a fait de nouveau preuve de son caractère de façade . Elle est restée telle qu’on l’a héritée de Hassan II. N’en déplaise à « nos » ex-opposants. Sinon comment expliquer l’interdiction d’une marche pacifique décidée et organisée par des victimes de l’exclusion. Rappelons que le Comité de Suivi a effectué toutes les démarches administratives nécessaires. Comment expliquer l’encerclement du local d’une organisation politique légale ? Comment expliquer la répression physique des mères de foyer qui ne font que réclamer leur dû ?
– La force de la femme n’est pas dans ce qu’elle dit dans les palaces, mais dans ce qu’elle fait sur le terrain de la lutte concrète
– Les Philistins petits bourgeois préfèrent leur grasse matinée de dimanche à la « tumultueuse» solidarité concrète avec les sans-droits.
– « l’enracinement dans les masses populaires » ne peut se faire en dehors de celles-ci, ne peut se faire en dehors de la tourmente des luttes de classe. Les miltant-es se forgent dans le feu de la lutte de classe. Les Khadija Abnaou, Mohammed Abounasr, Saïd Chihab, Abdellatif Adchich…à Casablanca, les Aziz Akkaoui… à Khénifra, les Brahim Ahensal… à Beni Mella, les Fatima Lmmah à Tanger …les centaines d’autres à travers le Maroc, l’ont bien compris. Ils sont le produit et acteurs de cette lutte. Le parti de la classe ouvrière et de l’ensemble des travailleurs ne sera « bâti que sous les feux de l’ennemi », ne sera forgé que dans les braises de la lutte ferme des masses populaires conscientes et organisées. Bravo miltant-es !
Le SOS des sans-logements salubres Casablanca nous interpelle !
Le SOS des ouvriers de Khouribga nous interpelle !
Le cri des militant-es de l’ANDCM nous interpelle de tous les coins du pays !
le SOS des victimes de l’arbitraires nous interpelle de toutes les régions du Maroc !
LA RESISTANCE DES DESHERITE-ES NOUS INTERPELLE !
DECONGELONS NOTRE CONSCIENCE DE PETITS BOURGEOIS !
DONNEURS DE LECONS ET AUTRES DENIGREURS DE DROITE ET DE « GAUCHE », OSEZ PROPOSER D’AUTRES ALTERNATIVES PLUS « FIABLES ».
   Devant le siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI: on ne passe pas
 Devant le siège d'ANNAHJ
 Devant le siège d'ANNAHJ
 Les camardes Mjid Radi (membre du secrétariat national d'ANNAHJ), Saïd Chihab (membre du COMITE DE SUIVI...), Abdellatif adchich (président de la section de l'AMDH et membre du COMITE DE SUIVI)protestent contre l'interdiction de la marche et contre l'encerclement du siège d'annahj
 Victime de la matraque(devant le siège d'ANNAHJ)
 Autre victime de la matraque
  Le petit qui a perdu sa jambe sous les décombres de la "maison " familiale. Le secours public était absent.
 Il est devant le siège d'ANNAHJ, bravant avec son père l'armada makhzanienne.
 Devant le siège d'ANNAHJ
 Devant le siège
 Devant la CDT
 Devant la CDT
 Devant la CDT
 Devant la CDT

Action de CARE au Maroc : la scolarisation des filles passe par l’accès à l’eau.

Par Care, News du cœur, 2010-03-22
CARE, l'association de solidarité internationale qui intervient dans les domaines de l’urgence et du développement, agit depuis 2008 au Maroc. Elle apporte une réponse au problème d’accès à l’eau dans les écoles rurales et favorise ainsi la déscolarisation dans trois grandes régions du pays : le Grand Casablanca, l’Oriental au nord-est du pays et El Haouz au sud-est de Marrakech.
Vous ne le savez peut-être pas, mais la grande majorité des écoles primaires rurales marocaines souffrent de mauvaises conditions d’hygiène et de salubrité. Selon le Conseil Supérieur de l’Enseignement marocain, 76,5 % des écoles ne sont pas raccordées au réseau d’eau, 73 % sont dépourvues de toilettes et 75 % ne bénéficient pas d’assainissement des eaux usées. La situation sanitaire des enfants et le déroulement de leur scolarité sont donc très perturbés par ce manque d'accès à l'eau. Les filles en particulier sont pénalisées au point que leurs familles hésitent à les envoyer à l’école dès qu’elles atteignent la pré-adolescence.
En coordination avec les autorités nationales, CARE a ciblé en priorité les écoles primaires. Au total, 23 petites écoles rurales, soit environ 2700 élèves, bénéficieront de meilleures conditions de scolarité et d’hygiène.
Depuis deux ans, CARE alimente les écoles en eau, réhabilite ou construit des toilettes et installe des lavabos. L'association met en place des fosses septiques et des systèmes d’infiltration pour l’assainissement des eaux usées. Toutes ces activités sont conçues en partenariat avec les autorités telles que les académies et délégations locales de l’éducation, les agences de bassin, les fournisseurs locaux d’eau potable, les communes etc.
Les actions réalisées jusqu’à présent ont montré à quel point l’amélioration des conditions de scolarisation créée une dynamique favorable à la motivation tant des enfants scolarisés que des enseignants et des parents. « L’accès à l’eau contribue non seulement à améliorer l’hygiène et la santé, mais devient aussi un facteur de développement dans l’accès à l’éducation, en particulier celui des jeunes filles », souligne Tarik Maaroufi, coordinateur régional des programmes de CARE au Maroc.

Ces projets sont financés par la Fondation Stavros Niarchos, le Syndicat Intercommunal d’Assainissement de Valenciennes, Maphar S.A. (filiale marocaine de sanofi-aventis), l’USAID (Agence américaine pour le développement international), la Fondation Coca Cola pour l’Afrique, les donateurs de CARE ainsi que des contributions locales (Commune d’Oulad Saleh, Agence de Bassin Hydraulique de la Moulouya). La Fondation Abbé Pierre vient également d’accorder son soutien pour un projet à démarrer très prochainement.
Retrouvez toutes les actions de CARE sur http://www.carefrance.org/

Casa : La lutte des sans-droits prend de l'ampleur

 Par Ali Fkir, 25/3/2010
Les représentant-es des quartiers populaires de Casablanca se sont retrouvés le mercredi 24 mars 2010 au siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie Démocratique:VD). Notons que de nouveaux quartiers se sont joints au mouvement des sans-droits de citoyenneté (certains se trouvent à la périphérie de Casa comme Médiouna).  La soirée s'est déroulée ainsi:
- Condamnation de l'interdiction de la marche populaire du 21 mars 2010, et de la répression qui s'en est suivie, tout en soulignant le succès du sit in devant le siège d'ANNAHJ et devant les locaux de la CDT à Derb Omar.
- Un hommage a été rendu aux victimes qui avaient bravé les barrages des forces de répression pour arriver devant le siège d'ANNAHJ encerclé et dont l'accès a été interdit même à ses militant-es
- Les présent-es ont gardé une minute de silence à la mémoire des martyres du soulèvement populaire de 23 mars 1965 à Casablanca, où des centaines d'innocent-es furent fauché-es par les balles des forces de répression: des chars et des hélicoptères ont été utilisés contre des hommes, des femmes, des enfants...ayant comme seule arme leur colère contre un régime despotique. Rappelons que des dizaines de personnes sont toujours portées disparues.
- L'assemblée des représentant-s des victimes de l'exclusion ont condamné la répression sauvage dont furent victimes les habitant-es du Douar Lakrimat et ce, le mercredi 24 mars 2010 (voir photos).
- L'assemblée a décidé:
    * d'observer le jeudi 25 mars 2010 devant le commissariat un sit in de protestation contre cette nouvelle agression contre des innocent-es
    * d'organiser le dimanche après-midi, 28 mars 2010, un sit in  populaire devant le wilaya de grand Casablanca.
  Soyons-y nombreux et nombreuses
 
  Le SOS des victimes de la marginalisation nous interpelle
L'appel des sans-toits nous interpelle

LA SOLIDARITÉ NOUS INTERPELLE
      
À signaler ce blog réalisé par un habitant de Douar Lakrimat (Aïn Sebaâ Casablanca): http://lakrimat.skyrock.com/
       

Un franciscain parmi les dizaines de chrétiens expulsés du Maroc

L’évêché de Tanger ignore les raisons de cette expulsion
Par Patricia Navas,ZENIT.org, 22/10/2010
Un religieux franciscain de nationalité égyptienne figure parmi les dizaines de chrétiens expulsés du Maroc durant ce mois de mars.
L'évêché de Tanger, la ville d'où a été expulsé le missionnaire, a demandé les raisons de cette mesure aux autorités marocaines, mais n'a reçu encore aucune réponse, a expliqué à ZENIT l'évêque, Mgr Santiago Agrelo, lui aussi franciscain.
Le religieux a été arrêté par la police le dimanche 7 mars, puis mis dans un avion pour l'Egypte. Il était au Maroc depuis presque deux ans, et avait déjà prononcé ses vœux même s'il n'avait pas fini sa période de formation. Son arrestation a eu lieu alors que se déroulait à Grenade, en Espagne, le sommet Union européenne-Maroc.
« Je crois que personne n'a jamais été expulsé de ce diocèse de Tanger pour des motifs religieux », a déclaré Mgr Agrelo, qui se trouvait à Grenade au moment de l'arrestation du missionnaire.
D'après l'évêque, il y aurait entre 2000 et 2500 catholiques dans son diocèse pour une population de 4 millions d'habitants. Il reconnaît qu'il est impossible de connaître la densité de cette communauté d'étrangers (seuls les musulmans peuvent être marocains), caractérisée par une grande mobilité.
L'arrestation du jeune catholique s'ajoute à celles de dizaines de chrétiens expulsés du Maroc ce mois-ci dans le cadre de la « campagne de lutte mise en œuvre par les autorités marocaines pour empêcher la diffusion du credo évangélique, destiné à secouer la foi des musulmans », rapporte l'agence officielle Maghreb Arab Press.
Présence historique
La présence franciscaine dans le pays remonte à 1219, lorsque le premier noyau de franciscains fut massacré à Marrakech.
Au Moyen Age, la présence des religieux était fixe mais entrecoupée de périodes d'absence. Ils assistaient de petites communautés chrétiennes et les commerçants européens.
Depuis 1630, après que le bienheureux Juan de Prado eut refondé la mission, les franciscains se consacrèrent aux prisonniers chrétiens, les accompagnant dans leur vie et tout au long de leur emprisonnement, les renforçant dans leur foi et les rachetant avec les aumônes qu'ils récoltaient en Espagne.
En 1861, le père José Lerchundi fut destiné aux missions du Maroc, et après une période de crise réalisa la troisième refondation. Les franciscains assistaient les communautés chrétiennes devenues de plus en plus nombreuses. Ils créèrent des écoles, fondèrent des hôpitaux et se consacrèrent à la modernisation du pays.
Le religieux expulsé ce mois-ci du Maroc était un des huit franciscains du diocèse qui, à l'instar d'autres franciscains vivant dans les autres villes du pays, sont connus pour leur service.
« L'amour nous rend libres »
« Ici nous travaillons avec les pauvres en tant que chrétiens ; tous nous identifient comme des chrétiens, connaissent notre travail, a déclaré Mgr Agrelo. Je crois qu'ils le respectent beaucoup, et ceci est notre façon d'évangéliser ».
Pour l'évêque de Tanger, « les paroles 'fortes' ne servent à rien, ni ici ni ailleurs ; ce qui sert c'est la charité, l'amour... dans la liberté : ça nous rend libres, forts et chrétiens ».
« Mon désir est que toutes les personnes jouissent de la liberté de conscience et de la liberté religieuse », a-t-il ajouté, soulignant que cette question est « une question très importante qui revient au gouvernement ».
Respect des lois
A Rabat, l'archevêque catholique, Mgr Vincent Landel et le pasteur évangélique Jean- Luc Blanc ont publié un communiqué pour faire état ces derniers mois de l'expulsion de chrétiens de diverses nationalités « accusés de prosélytisme et d'autres questions que nous ignorons ».
« Nous avons toujours pu assumer nos responsabilités, en vertu de la liberté de culte reconnue aux étrangers chrétiens », affirme le texte, daté du 10 mars.
« Notre responsabilité est d'aider nos frères chrétiens à rencontrer leurs frères musulmans, en apprenant à les connaître, les respecter et les aimer, sans aucun désir de prosélytisme » lit-on.
« Notre unique objectif est de participer à la construction d'un Maroc où musulmans, juifs et chrétiens sont heureux de partager la responsabilité d'édifier un pays où la justice, la paix et la réconciliation sont possibles ».

Être catholiques au Maroc
La minorité catholique du Maroc a reconnu la liberté de culte, mais pas la liberté de conscience et de religion, si bien que catéchiser ou accueillir dans la communauté chrétienne un musulman, viole les lois.
Au Maroc, contrairement à d'autres pays musulmans, l'Église catholique jouit d'un statut spécial accordé par le « Dahir Royal » du roi Hassan II en 1983, rappelle Fides.
Ce statut lui permet d'exercer publiquement et librement ses activités, surtout celles liées au culte, au magistère et à la juridiction interne, aux bonnes œuvres et à l'enseignement religieux de ses membres.
Il n'existe pas de structure nationale de l'épiscopat catholique : la conférence épiscopale régionale d'Afrique du Nord (CERNA), qui réunit l'Algérie, la Tunisie, la Libye et le Maroc, agit comme une conférence nationale.
La CERNA, qui a son siège en Algérie, dépend de la congrégation pour les évêques, tandis que les deux diocèses du Maroc, Tanger et Rabat, ainsi que la préfecture apostolique du Sahara Occidental, dépendent de la congrégation pour l'évangélisation des peuples.

mercredi 24 mars 2010

Procès Belliraj reporté

Par le bureau exécutif de l'ASDHOM, Paris, 5/3/2010
79, rue des Suisses 92000 Nanterre
asdhom@asdhom.org www.asdhom.org


Dans le cadre du suivi du procès fait au groupe Belïraj, l’ASDHOM a dépêché un membre de son bureau exécutif pour assister au procès en appel qui s’est tenu à Salé le 3 mars 2010. Fatéma Marouazi, trésorière de l’association, nous apprend que l’audience a duré deux heures (de 10h30 à 12h30) et que le procès a été de nouveau reporté au 8 mars 2010. 
Les avocats de la défense ont réitéré leur demande de libération des prévenus après avoir démontré avec force l’absurdité des accusations portées à l’encontre du groupe. Me Jamaï plaidait, nous dit Fatéma Marouazi, avec ses tripes : « ça suffit, cet acharnement ne peut plus durer. Ce complot est tellement criant et flagrant….Il est de votre devoir Monsieur le juge, Monsieur le procureur de nous dire qui est derrière cette mascarade judiciaire… Vous voulez tout simplement laisser ces gens en prison par choix politique… ». Et Me Safiani de renchérir : « Monsieur le juge, ces gens derrière les barreaux doivent être relâchés immédiatement….Nous, avocats du groupe, sommes saturés de cette injustice et de cette absurdité ».
Fatéma Marouazi a eu l’occasion de voir et saluer tous les détenus du groupe. Elle leur a transmis le soutien de l’ASDHOM et les a informés de l’action internationale qu’elle mène en ce moment en leur faveur. Le groupe s’est félicité de la présence de l’ASDHOM à leur côté dans cette épreuve et a chargé le détenu politique Maelainine de lui adresser une lettre de remerciement.
Fatéma Marouazi a profité de l’occasion pour nouer des contacts avec les familles des détenus, leurs avocats, les journalistes et les membres des partis politiques présents au procès.
L’ASDHOM réaffirme sa solidarité avec le groupe et va tenter d’assister au procès en appel du 8 mars, profitant de la présence au Maroc d’un membre de son conseil d’administration pour assister à la rencontre du Forum Social Maghrébin qui aura lieu à Bouznika du 5 au 7 mars 2010.


Maroc : Sur les traces des Berbères

 Par Samuel Dixneuf, mediapart, 7/3/2010

Puisqu'il est question de Maroc et de Berbères sur Mediapart, je ressors -sans le retoucher- ce texte écrit il y a un an pour un magazine français et finalement non publié en raison de son caractère politique. Je l'avais écrit suite à un séjour dans les montagnes de l'Atlas effectué pour défricher un projet de développement solidaire.
L'origine des Berbères se perd dans la diversité des textes et des récits. Comment ce peuple aux racines aussi floues que mythiques, formant la majeure partie de la population d'Afrique du Nord, se définit-il aujourd'hui face à l'acculturation arabe ? Rencontre avec le poète et musicien Mallal, héraut d'une culture bien vivante.
« Je suis un pauvre Berbère, perdu dans l'univers... » Yassine[1], mélancolique et presque fantomatique dans son djilbab, frappe de ses mains calleuses la peau tendue d'un djembé en murmurant sa plainte aux étoiles.
La nuit est tombée depuis longtemps dans ce coin de terre marocaine située aux confins du désert, au sud du Haut-Atlas. Rassemblés dans une pièce étroite aux murs nus, je regarde mes compagnons d'un soir jouer, chanter, boire et fumer du kif depuis déjà plusieurs heures. Dehors, les cieux constellés laissent deviner le terrain caillouteux fuyant à l'infini dans l'air froid et sec de février. Vers deux heures du matin, épuisés, nous nous attablons devant une succulente tagine, réconfortés et apaisés. Perdus, peut-être, mais pas seuls.
Les imazighen[2], « homme libres », selon l'étymologie du mot, seraient présents dans le Maghreb depuis plus de 5000 ans. « Rares sont les peuples comme les Berbères dont les origines ont été recherchées avec autant de constance et d'imagination » signale Gabriel Camps, le plus grand spécialiste de ce peuple nomade, créateur de L'Encyclopédie berbère, qui compte à ce jour 28 volumes. Origines perses, mèdes, cananéennes, indiennes. Les Berbères se retrouvent partout... et nulle part[3]. Camps signale ainsi que certains « littérateurs pseudo-scientifiques » voyaient en eux les derniers Atlantes. C'est dire l'aura presque magique qui entoure ce peuple hétéroclite et méconnu en lutte aujourd'hui contre l'acculturation arabe. Un peuple qui hante l'imaginaire occidental.
Les ravages de l'islamisation forcée
« Les conquérants arabes du IXe siècle ayant été peu nombreux, la très grande majorité des Marocains a du sang berbère. Ce qui ne signifie pas nécessairement qu'ils sont berbérophones, plusieurs tribus ayant été arabisées de force très tôt, » rappelle le journaliste Joël Donnet[4]. Depuis la création du Mouvement Populaire à la fin des années 50 par Mahjoubi Aherdan, de nombreuses associations se sont formées pour faire entendre les revendications berbères. En 1991, elles signent la charte d'Agadir en demandant « la stipulation dans la Constitution du caractère national de la langue tamazight à côté de la langue arabe. » Les revendications des Berbères ont toujours été plus culturelles que politiques dans un pays menotté par le pouvoir royal, toujours très répressif.[5] Le 12 septembre dernier toutefois, un communiqué de presse en provenance de Marrakech signalait « la fondation d'une organisation à caractère politique. »
Vingt après la signature de la charte d'Agadir, les choses ont-elles changé ? 
 Brève rencontre avec Mallal[6], peintre, musicien, poète, et farouche défenseur de la cause amazighe.


1) La notion de résistance est-elle encore d'actualité pour les Berbères ? Oui ! Notre culture, nos régions, notre langue, notre identité amazighe subissent toujours des pressions négatives, de constantes tentatives de marginalisation. Nous constatons le rejet de tout ce qui est amazigh dans les médias officiels et les programmes de développement.
2) Quelles sont vos revendications ?
Elles sont multiples. Nous voulons :
- changer le regard négatif qui pèse sur les Imazighen et leur culture.
- reconnaître la langue amazighe dans la constitution du pays comme langue officielle aux côtés de l'arabe.
- autoriser les Berbères à adopter des noms amazighs pour leurs enfants.
- introduire la langue, la culture et l'histoire amazighe dans les programmes scolaires de façon objective.
- considérer les régions ou les Imazighen habitent comme le reste du pays : avec un accès paritaire au développement économique et social.
- cesser de tuer la culture amazighe avec le grand embargo des médias, de l'école, de l'administration.
- laisser passer les chansons amazighes et des programmes sur l'histoire et la culture berbères dans les radios et les télévisions, sans complexe.
- réécrire l'histoire du Maroc d'une façon objective, et cesser de considérer que l'histoire du Maroc commence à partir de la conquête arabe.
 Faut-il craindre la censure aujourd'hui au Maroc ?
Oui : des étudiants militants qui revendiquent la question amazighe sont toujours en prison à Errachidia et à Meknes.
Malgré le temps et l'oppression, la culture berbère a gardé toute sa force, selon Mallal. Et sa beauté. Reste aussi une jeunesse déracinée, en quête identitaire, qui navigue a vue dans un pays qui se trouve en bas des classements internationaux en terme de développement humain, et d'organisation démocratique.
[1] Le prénom a été changé
[2] Le mot « Berbère » est issu de la racine « barbarus », qui désigne traditionnellement l'étranger, le sauvage. Sans renier cette appellation, les Berbères préfèrent logiquement le terme aux connotations positives issu de leur langue, « imazighen ». Le singulier s'écrit « amazigh. »
[3] Le Maroc est à l'heure actuelle le principal pays berbérophone : 15 à 18 millions de ressortissants selon Frédéric Deroche, auteur de Les Peuples autochtones et leur relation originale à la terre, éd. l'Harmattan, 2008.
[4] Article paru dans le Monde diplomatique de janvier 1995
[5] Lire à ce sujet Ali Amar, Mohammed VI : le grand malentendu, éd. Calmann-Lévy, 2009
[6] http://mallal.net/