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samedi 22 mai 2010

200 travailleurs sans papiers déposent leur déclaration de revenus

Par ANTOINE LANNUZEL, Libération - fr,20/5/2010
Six collectifs et syndicats mènent une opération pour inciter les salariés en situation irrégulière à déclarer collectivement leurs revenus pour faire pression sur les pouvoirs publics.
Une déclaration de revenus (AFP Thomas Coex)
«Contrairement aux riches évadés fiscaux, nous voulons être de vrais citoyens en déclarant nos revenus.» Myriam, sans papiers, mais surtout élégante standardiste dans un cabinet médical parisien, n’aspire qu’à «la reconnaissance».
Arrivée du Sénégal en 2004, la jeune femme reçoit des quittances de loyer et des factures à son nom. Seule sa fiche de paye, qui mentionne une fausse identité, la différencie des autres salariés.
Cette semaine, comme quelque 200 travailleurs sans papiers, Myriam, s’est présentée dans les locaux de l’association Droits Devant, dans le 18e arrondissement de Paris, pour déposer sa déclaration de revenus 2009. Il est 18 heures et la file d’attente enfle dans le hall de l’association.
«Les salariés viennent de terminer leur journée de travail», indique Laurent Ripoche, un adhérent de l’association. Certains arrivent avec une déclaration pré-remplie. D’autres, pour qui c’est une première, la complètent sur les conseils des militants.
Faire pression sur les pouvoirs publics
Lancée par six collectifs et syndicats d’aide aux sans papiers, cette opération de soutien aux travailleurs sans papiers avait lieu, lundi et mardi, dans différents lieux de la capitale. Objectif: inciter ces salariés à déclarer collectivement leurs revenus pour faire pression sur les pouvoirs publics, qui, jusqu’à maintenant, ne pratiquent la régularisation qu’au cas par cas.
Au total, selon les associations, 300.000 à 400.000 sans papiers travaillent en France. «Même ceux qui bossent au noir ont intérêt à déclarer ce qu’ils gagnent», martèle Rita, employée dans un hôtel, régularisée il y a un mois, après avoir émigré de République démocratique du Congo en 2005. À 44 ans, la vie sans papiers, elle connaît: «Certains avocats vous prennent 2 000 euros en liquide pour vous défendre, assure-t-elle. Il y a aussi ces gens, qui vous prêtent leur titre de séjour contre 10 % de votre salaire.»
Rita assure désormais un rôle de soutien au sein du collectif Droits Devant. «On vit ici, on travaille ici, on a le droit de vivre dignement!», répète-t-elle à qui veut l’entendre.
Pour Aïcha, 52 ans, le combat pour la régularisation vient de reprendre. Arrivée d’Algérie il y a 20 ans, elle a vu son titre se séjour expirer il y a quelques mois, après le décès de son mari. Fière d’exercer le métier d’aide à domicile pour les personnes âgées, Aïcha exhibe le trousseau de clés des gens chez qui elle travaille, symbole, à ses yeux, d’une «confiance» qu’elle attend toujours de la part des pouvoirs publics.
«On nous accuse encore de leur voler le travail des Français, mais l’économie de ce pays a besoin de nous», lâche-t-elle, amère, mais déterminée à «retrouver [sa] dignité» malgré «les tentatives de découragement de l’administration».
Le 31 mai, les associations et syndicats à l’origine de l’opération donnent rendez-vous aux travailleurs sans papiers devant le siège du Trésor public, place Saint-Sulpice, à Paris. Les salariés auront en main la photocopie de leur déclaration de revenus. L’occasion de montrer publiquement leur volonté d’adhésion à une société qu’ils contribuent à faire fonctionner.

Marée noire en Louisiane : la production énergétique mondiale à la croisée des chemins


Par Greenpeace, Océans,11/5/ 2010
Les premières galettes de pétrole ont atteint les côtes de Port Eads, à l’extrême pointe sud de la Louisiane. Des fragments d’hydrocarbure ont notamment été repérés à l’intérieur des marécages, près de l’embouchure du Mississipi, ce qui est de très mauvais augure pour les espèces animales et végétales vivant dans le delta.
Chaque jour, 800 000 litres de brut s’échappent de la plate-forme pétrolière de British Petroleum (BP), qui a explosé le 22 avril dernier dans le Golfe du Mexique. Jusqu’ici, toutes les tentatives mises en place par BP pour maîtriser la catastrophe ont échoué. Brûler la nappe ajoute une pollution atmosphérique à la contamination maritime. Les dispersants, en plus de ne faire que diluer l’hydrocarbure sans le faire disparaître, provoque une pollution chimique. Les barrages flottants installés sont inefficaces : à certains endroits, les vagues ont projeté le pétrole par-dessus les bouées. Le « couvercle » placé sur le puits pour juguler la fuite a dû être retiré aussitôt après avoir été installé.
« Le mal est fait, et la compagnie pétrolière peut communiquer autant qu’elle veut, nous ne pourrons pas réparer cette catastrophe, déclare Anne Valette, chargée de campagne Climat. En revanche, nous pouvons prendre définitivement acte des dangers liés à l’extraction du pétrole off-shore. Ces marées noires sont la conséquence de notre dépendance aux fossiles. »
Le XXIe siècle ne peut et ne doit pas être celui du pétrole. En plus d’être synonyme de pollutions colossales, le pétrole est une énergie fortement émettrice de CO2. Or afin d’éviter les pires conséquences du dérèglement climatique, nous devons inverser la courbe des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015. En un seul jour, les rayons du soleil qui frappent la Terre génèrent assez d’énergie pour satisfaire le niveau actuel de la demande mondiale pendant huit ans…
« Les gouvernements du monde entier sont aujourd’hui à la croisée des chemins : ils doivent choisir entre la recherche de pétrole à tout prix – off-shore en Louisiane, sables bitumineux en Alberta, forage en Arctique – et le développement massif des économies d’énergie et des filières renouvelables, permettant un avenir sûr aux générations futures », conclut Anne Valette.
Greenpeace demande un moratoire sur l’extraction pétrolière off-shore, et plus largement l’abandon du recours aux énergies fossiles.
Soutenez la campagne de Greenpeace pour l’abandon des énergies fossiles.

AFP/Getty Images - Chris Graythen
http://www.tolerance.ca/
PORT FOURCHON (Etats-Unis) - Les riverains du golfe du Mexique observaient jeudi avec inquiétude les efforts entrepris pour colmater la fuite à l'origine d'une vaste marée noire, et notamment la mise en place d'un "couvercle" géant, alors qu'un premier impact à terre était annoncé.

vendredi 21 mai 2010

Neuvième congrès de l'AMDH : grand succes de la séance d'ouverture.

Par Ali Fkir, 21/5/2010
On peut résumer ainsi les points forts et autres données de la séance d'ouverture du congrès :
- Toute les régions du Maroc étaient représentées.
- Des marocain-es sympathisant-es sont venus même de la France, de la Belgique, de l'Espagne , du Sahara Occidental...
- Nombre de présent-es à la séance d'ouverture : entre 3 000 et 4 000 personnes
- Une quinzaine de jeunes (filles et garçons) de moins de 20 ans de la section de de la ville de Larache a "ouvert le bal" par la musique et chansons d'un haut niveau.
- Projection d'un film documentaire sur l'AMDH
- Ce fut le tour des "kalimats" ( allocutions) des ONG...
Moments forts :
* Arrivée dans la salle de la militante Zahra Boudkour sortie de prison le 15 mai 2010
* Arrivé-es dans la salle des sans-droits au logement de dignité venus en cars spéciaux de la ville de Casablanca pour souhaiter plein succès au congrès de l'AMDH, qui a toujours soutenu les mouvements sociaux.
* La montée sur la tribune des femmes auxquelles l'AMDH rend hommage au cours de ce congrès:
1 - La veuve du grand militant Mohamed Bougrine (le prisonnier des 3 trois rois) décédé le 5 avril 2010.
2 - La jeune militante Zahra Boudkour, récemment libérée après deux ans de prison ferme pour ses convictions révolutionnaires.
3 - La mère du jeune militant de l'AMDH (section Guercif, et responsable national) Mohcine Bichri, décédé au cours d'un accident de route
4 - La mère d'un détenu islamiste.
C'était vraiment des moments émouvants.
- Discours de la militante Khadija Ryadi, la présidente de l'AMDH. Khadija a toujours su être à la hauteur des événements et autres défis. Bravo la présidente!
- La séance d'ouverture a été clôturée par les chansons engagées (rythmées) du grand groupe M'chahab connu mondialement. Leur porte parole a annoncé à l'assistance la décision du groupe d'adhérer à l'AMDH. Bravo l'AMDH et merci pour nos talentueux chanteurs .
Le groupe populaire M'chahab, comme les autres groupes populaires Nass Alghiwane et Jil Jilala ont été enfantés par les luttes des classes de années soixante-dix.
Signalons que des dizaines de jeunes militant-es et sympathisant-es de l'AMDH de la région de Khénifra, la capitale du moyen atlas, étaient venus dans des cars spéciaux pour assister à cette extraordinaire séance d'ouverture du 9 ème congrès de l'AMDH, qui a drainé une foule innombrable. Bravo la jeunesse amazighe!
Youssef de la jeunesse de l'AMDH (en arabe) et Zineb du M.A.L.I (en français) ont superbement géré toute cette inoubliable soirée.
Vers 2 h du matin du samedi 22 mai 2010, et malgré l'opposition farouche d'une minorité très "active", les congressistes de l'AMDH ont élu à une écrasante majorité la présidence du congrès qui est composée de:
- Khadija Ryadi
- Abdemhamid Amine
- Madmad
- Bouhouddoun
- khattar
 Les commissions ont entamé avec détermination leurs travaux.
   Les congressistes de l'AMDH ont ainsi franchi avec grand succès le 3ème obstacle qui se dresse devant tout congrès.
         Bravo l'AMDH!

A Paris rassemblement contre la guerre aux migrants en Libye

TORTURES, PRISON, EXPULSIONS ET LOI RÉPRESSIVE CONTRE LES MIGRANTS EN LIBYE
Par l'ATMF, Paris, 21/5/2010

RASSEMBLEMENTLE 25 MAI 2010 à 18H
A l'ambassade de Libye
Angle rue Noisiel /Rue Emile Menier. 75116, PARIS
Ligne 2 Métro Porte Dauphine
Le 30 septembre 2009 la Libye expulse 153 maliens, le 9 décembre 2009 elle en expulse 149, le 3 mai 2010, ce sont à nouveau 149 maliens qui effectuent un retour forcé au Mali.
Au delà des expulsions, c'est toute une machination répressive qui est mise en place par la Libye. Les témoignages des victimes évoquent des « milliers de migrants de toutes nationalités.. prisonniers dans les geôles libyennes », ils déclarent avoir subi des tortures morales et physiques pendant leur incarcération. 600 femmes africaines seraient incarcérées.
Dans son escalade anti-migrants, la Libye bénéficie du soutien de l'Europe, notamment par un financement de 20 millions €, spécialement alloué à la lutte contre l'immigration. Mais ça ne semble pas satisfaire le dirigeant libyen qui exige 5 milliards €.
Par ailleurs, à l’instar d’autres pays maghrébins, la Libye vient de se doter d’une loi dite de « lutte contre l’immigration illégale». Cette dernière criminalise les migrants et ceux qui leur viendraient en aide, des peines de prison et des amendes sont prévues.
Les organisations signataires
- S'insurgent contre les traitements inhumains et dégradants infligés aux migrants.
- Dénoncent les mesures anti-immigrés prises par le pouvoir libyen et demandent l’abrogation de cette loi répressive.
- Regrettent que la normalisation des relations entre la Libye et l’Union Européenne se fasse au prix du sacrifice des droits des migrants.
- Condamnent la collaboration des gouvernements maghrébins avec l’Union Européenne dans sa politique répressive anti-migrants.
- Dénoncent la politique d’externalisation des frontières et du tout sécuritaire menées par l’Union Européenne
Organisations signataires
Associations :
Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT), Association de Défense des Droits de l'Homme au Maroc (ASDHOM),Association des tunisiens en France (ATF), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (ATTAC), Conseil des Migrants Subsahariens en France, Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM), LA CIMADE, Droits Devant!!, Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés (FASTI), Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Groupe d'information et de soutien des immigrés (GISTI), Ligue des droits de l'homme (LDH), Migreurop, Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), Réseau No Vox, SÔS soutien Ô sans papiers....
Organisations politiques: Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), les VERTS..
Association des Travailleurs Maghrébins de France
10 rue Affre. 75018. Paris
Tel :01 42 55 91 82 / Fax : 01 42 52 60 61
national@atmf.org / www.atmf.org

Le Maroc gonfle à bloc l’affaire Terhzaz

Par la princesse enchantée*, Bakchich, 21/5/2010
L’ex-colonel-major Terhzaz végète en prison pour un projet de lettre sur le sort de ses camarades après la guerre contre le front Polisario. Et le grand communicant du royaume, Khalid Naciri, le charge de tous les maux.
Le ministère marocain de la communication dirigé par l’excellent Khalid Naciri, communiste à la sauce marocaine, vient de publier un communiqué à propos de l’affaire Terhzaz dans lequel « il tient à remettre les choses dans leur véritable contexte ».
Bakchich a eu l’occasion d’évoquer le cas de cet officier supérieur marocain à la retraite, âgé de 73 ans et condamné fin 2008 à douze ans de prison au terme d’un simulacre de procès dénoncé aussi bien par Amnesty International, Human Rights Watch que par l’AMDH (Association marocaine des droits humains) et de nombreux organes de presse marocains et européens.
Pendant plus d’une année, la famille du colonel s’est tue, convaincue que le roi Mohammed VI finirait par leur rendre justice. Devant son mutisme, elle s’est décidée à rendre l’affaire publique en décembre dernier.
CHANGEMENT DE PROGRAMME
Agacés et sans doute inquiets par la tournure prise par les événements, (les députés européens commencent à s’y intéresser) M. Naciri et son équipe, dont l‘ultime dessein, pour paraphraser le directeur de l’hebdomadaire indépendant marocain Tel Quel, est de « fondre tous les journalistes du Maroc dans un moule unique : celui de l’allégeance servile et décérébrée face au Palais royal », ont décidé de réagir fortement.
A les écouter, Kaddour Terhzaz, ancien colonel-major des Forces Royales de l’Air, « a été démis de ses responsabilités en 1988, puis mis à la retraite pour faute professionnelle grave confirmée par les enquêtes et inspections d’usage, sans pour autant être alors déféré devant les tribunaux compétents ».
Il a ensuite « bénéficié d’une Haute Clémence lorsqu’il a, par la suite, volontairement procédé à la destruction de biens publics avant de quitter le domicile de fonction que l’Etat avait mis à sa disposition ». Mais l’indulgence de la Justice militaire du royaume ayant ses limites, le colonel Terhzaz a été condamné en novembre 2008 « pour divulgation de secrets militaires, à l’occasion d’un procès équitable au cours duquel il a bénéficié de toutes les garanties de la défense ».
Pour le ministère, l’officier « n’a donc pas été condamné pour le motif avancé (NDLR : par son comité de soutien) d’une soi-disant lettre qu’il aurait soumise à la Très Haute Attention de Sa Majesté le Roi sur les conditions de détention en Algérie des prisonniers de guerre marocains dans le contexte du conflit sur le Sahara marocain. Il s’agit là d’une totale aberration, l’Etat marocain n’ayant cessé de dénoncer régulièrement les conditions de captivité prolongée et inhumaines de ses soldats dans les geôles sur le territoire algérien ».
Évoquant une demande de grâce présentée au roi par l’épouse française du colonel, le communiqué reproche à la famille, « arguant de la double nationalité de ce dernier », d’avoir « engagé une campagne indigne de dénaturation volontaire de la vérité ».
DÉMENTI
Inutile de dire que c’est avec stupéfaction que la famille Terhzaz et le comité de soutien du colonel ont pris connaissance de ce ramassis de contre-vérités et de mensonges dont le ministère de la communication, depuis qu’il a pour animateur en chef Khalid Naciri, s’est fait une spécialité.
Dans le Droit de réponse qui nous est parvenu, la famille et les amis démentent catégoriquement la totalité des assertions contenues dans ce communiqué et, en particulier, que Kaddour Terhzaz ait été mis à la retraite pour « faute professionnelle grave ». « Si cela avait été le cas, il aurait naturellement été déféré devant les tribunaux compétents."
Le fait est que, bien au contraire, il a pu jouir en toute sérénité d’une retraite méritée, sans entrave aucune à son droit de libre circulation – ce qui aurait été le minimum s’il avait commis une faute professionnelle, « grave » de surcroît. Le colonel Major Kaddour Terhzaz a été admis à la retraite en 1995 à l’âge de 58 ans, comme plusieurs de ses collègues, dans le cadre d’une procédure administrative normale et régulière. Ce fait est facile à vérifier.
CHARGER LA BARQUE
A la recherche désespérée d’un argumentaire, le ministère de la communication affirme aujourd’hui que le colonel « aurait volontairement procédé à la destruction de biens publics avant de quitter son domicile de fonction ». Cette accusation n’est pas seulement minable, elle est totalement fausse : « Nous en voulons pour preuve, dit la famille, qu’elle n’a, à aucun moment, été retenue à sa charge dans son procès ». (Pour le vérifier, il suffit de se référer au jugement n° 3437/08 rendu le 28/11/2008 dans l’affaire pénale n° 3314/3009/2008, par le tribunal militaire permanent des Forces Armées Royales, à Rabat.)
Plus c’est gros, mieux ça passe… Avec une mauvaise foi colossale, les sbires de M. Naciri affirment, contre toute évidence, que l’officier supérieur a fait l’objet d’un « procès équitable au cours duquel il a bénéficié de toutes les garanties de la défense ». Malheureusement, entre les allégations de fonctionnaires serviles ou trompés par leur hiérarchie, et les enquêtes approfondies d’organisations unanimement respectées comme Amnesty International, HRW ou l’AMDH, il n’y a pas photo. Pour ces trois organisations et pour de nombreux autres organes de presse et responsables de tous horizons, rappelle sa famille, son procès s’est au contraire tenu dans des conditions particulièrement inéquitables, contraires aux droits de la défense tels qu’ils sont internationalement reconnus. Tous les détails de ce scandaleux procès se trouvent sur le site du collectif de défense du colonel : www.sauver-kaddour-terhzaz.org
Famille et amis qualifient également d’ « aberrante » l’affirmation du communiqué selon laquelle Terhzaz « n’a pas été condamné pour le motif avancé d’une soi-disant lettre ». En effet, répondent-ils, « les attendus du jugement se fondent, de bout en bout, sur cette même lettre. En conclusion desdits attendus, on peut même lire cette phrase, très claire : « Il est demandé à la Cour d’appliquer la loi à l’encontre de l’accusé avec destruction de la copie de la lettre. Comment est-ce imaginable, puisque cette lettre est l’unique pièce à conviction sur la base de laquelle la condamnation a été prononcée ? Evoquer, comme le fait le communiqué du gouvernement, une « soi-disant lettre », n’a pas d’autre but que d’égarer l’opinion publique ».
Enfin, le communiqué du ministère évoque « la campagne indigne de dénaturation volontaire de la vérité menée par sa famille ». Pour la famille, il s’agit plutôt « d’une campagne en vue du rétablissement de la vérité. Une vérité que le communiqué du gouvernement dénature consciencieusement, sans apporter aucune preuve à ses allégations ; des allégations que tous ceux qui ont suivi cette affaire découvrent aujourd’hui pour la première fois, à leur grande surprise ».
INDIGNE
Khalid Naciri est particulièrement bien placé pour parler d’indignité. C’est en effet ce « digne » ministre communiste qui a qualifié il y a quelques mois le bilan de Mohammed VI de « tout simplement extraordinaire ». Le prolétariat et la classe ouvrière marocains ont certainement apprécié les compliments de ce champion toutes catégories de la courtisanerie.
Beaucoup plus graves ont été ses multiples atteintes aux libertés, à commencer par celles de la presse qui lui ont valu au mois de novembre dernier d’être moqué et chahuté par des dizaines de jeunes déguisés en clowns lors d’une remise de prix de journalisme à Rabat. M. Naciri, « l’homme de gauche », a en effet défendu envers et contre tout les fermetures de journaux, les emprisonnements de journalistes et les amendes invraisemblables infligées à la presse indépendante.
Récemment, cet homme de progrès a justifié l’expulsion – sans procès pour leur éviter la prison, a-t-il eu le culot de dire — d’une vingtaine de chrétiens qui s’occupaient d’un orphelinat à Aïn Leuh dans le Moyen-Atlas. Il les a accusés sans le moindre commencement de preuve de « prosélytisme ». Peu lui chaud le sort de la trentaine d’enfants, profondément traumatisés, pourvu que les islamistes soient satisfaits !
Indigne, M. Naciri, ne cesse de l’être, à la demande de ses maîtres de l’appareil sécuritaire. Dans l’affaire Terhzaz, ses hommes et lui ont accumulé mensonges et contre-vérités avant de les propager en boucle via leurs supports habituels : la MAP, 2M, MEDI 1, la RTM, Le Matin, ou les journaux de l’ex-communiste Fahd Yata et autres courtisans. Ce serait plutôt bon signe pour le colonel, compte tenu du niveau de crédibilité de ces organes de presse.
Espérons seulement que le régime ne tardera pas trop avant, une fois de plus, de reculer sans gloire : en prison, il y a en effet un vieux monsieur, fragile, qui se demande encore ce qu’il a bien pu faire à son Maroc pour être traité de façon aussi indigne !

*LA PRINCESSE ENCHANTÉE
Il était une fois, au royaume enchanté du Maroc, une princesse bien malheureuse. Alors que ses frères et sœurs voyageaient, festoyaient et s’étourdissaient dans le luxe parisien, elle s’ennuyait ferme dans les modestes palais chérifiens. Pour se distraire, la donzelle se mit en quête de sensations fortes et, n¹écoutant que son courage, se piqua de raconter les petites et grandes histoires du Royaume. Après tout, s¹il y en a une qui sait ce qui se passe dans son beau pays, c’est bien elle ! Effarés par ce qui pourrait lui advenir si cela venait à s’ébruiter, d’éminents journalistes sévissant dans la presse française comme internationale se précipitèrent pour lui servir de modestes scribes et recueillir ses confidences. Pour le plus grand bonheur de Bakchich.

Pétition pour une science indépendante et contradictoire

Le Professeur Seralini fait actuellement l'objet d'une campagne de dénigrement car il a publié des études illustrant les risques pour la santé liés à l'utilisation de certains pesticides dans l'agriculture ainsi que les risques liés à la consommation de produits à base d'organismes génétiquement modifiés (O.G.M.).
Ce faisant il se met à dos d'importants lobbies qui ont d'importants moyens de pression (ou de conviction !!!) auprès de scientifiques qui se contentent :
- soit des conclusions d'études toxicologiques réalisés par les fabricants d'OGM sur leurs propres produits (bonjour l'objectivité !!!) et de plus sur des durées trop courtes (3 mois au lieu deà 2 ans)
- soit d'approches théoriques contestables comme le principe d'équivalence en substances, dénoncé par de nombreux scientifiques.
La campagne de dénigrement dont le professeur SERALINI fait l'objet est notamment liée à une étude qu'il a réalisé pour le gouvernement indien et qui s'est traduit par l'interdiction de la culture d'une aubergine transgéniqué en Inde, ce qui lui vaut les fureurs des producteurs d'OGM concernés et des scientifiques qui ont cautionné ce type de produit.
Je vous invite à signer cette pétition et à la transmettre à votre carnet d'adresses car je pense qu'il est de notre devoir de soutenir les chercheurs indépendants qui ont le courage et l'honnêteté de résister à la pression des lobbies.
Soutien au Pr Séralini et à ses collaborateurs
Pour une science indépendante et contradictoire !
Plus de 300 scientifiques, chercheurs et médecins, provenant de 29 pays, soutiennent le Pr. Gilles-Eric SERALINI, ses collaborateurs, le CRIIGEN et ses travaux, pour une science indépendante et contradictoire. La Fondation Sciences Citoyennes et le Réseau de Scientifiques Européens engagés pour une responsabilité Sociale et Environnementale (Réseau ENSSER) le défendent sur leur site Internet en recueillant chaque jour des soutiens. Il a été vivement attaqué par la Société Monsanto ainsi que par des agences réglementaires ayant donné des avis en faveur de l'autorisation des OGM et des scientifiques appartenant ou ayant appartenu à ces agences. Il vient de citer en diffamation le Pr. Marc Fellous et l'Association Française des Biotechnologies Végétales. Les recherches et expertises du Pr. Séralini sur la toxicité des OGM et de pesticides dont le Roundup ont un retentissement international notamment en Inde où elles ont aidé au moratoire sur l'aubergine OGM, au Canada, en Europe, aux Etats-Unis.
Voici le lien de la PETITION DE SOUTIEN que nous vous invitons à rejoindre : http://sciencescitoyennes.org:80/spip.php?rubrique129
CRIIGEN
Bureau Administratif
Université de Caen
Laboratoire de Biochimie - EA 2608
Esplanade de la Paix
14032 Caen cedex F
Tél : 02 31 56 56 84
Fax : 02 31 56 53 20
www.criigen.org






jeudi 20 mai 2010

Communiqué du MRAP sur la loi sur le voile intégral

Communiqué
Loi sur le voile intégral : inutile et dangereuse
Par le MRAP, Paris, 19/5/2010
Le Conseil des ministres a examiné mercredi 19 mai 2010 le projet de loi « interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public », nouvel euphémisme pour désigner le port du voile intégral, qui sera soumis ensuite au vote du Parlement.
Le MRAP s'étonne qu'au moment où la France, comme de nombreux autres pays, se débat dans une crise financière, économique et sociale grave, le gouvernement n'ait rien de plus important à débattre, en premier point de l’ordre du jour du conseil des ministres de ce 19 mai 2010, que de ce comportement ultra-minoritaire.
Le MRAP n’est pas favorable au port du voile intégral et rappelle que les motivations et conséquences de cette pratique sont contraires à sa conception du « vivre ensemble. »
Mais il estime que ce projet de loi est inutile et dangereux pour les raisons suivantes :
– Il condamne les femmes concernées à un enfermement et une exclusion sociale encore plus graves que ceux qu'elle prétend combattre ;
– Sa mise en œuvre sera complexe, délicate et risque de créer d’inutiles tensions et des troubles à l'ordre public.
– Il servira d'alibi et de prétexte à la libération de la parole et des actes racistes contre les musulmans ;
– Il servira également d'alibi afin de n’engager aucune action pour faire progresser l'égalité hommes-femmes à laquelle le MRAP est attaché ;
– Les prétextes sécuritaires invoqués sont fallacieux, les textes législatifs et réglementaires existants sont suffisants pour assurer cet objectif.
En passant outre au nouvel avis du Conseil d’État, rendu mi- mai, défavorable à une interdiction totale du voile intégral, et en prenant sciemment le risque de l'inconstitutionnalité, le gouvernement montre le peu de cas qu'il fait des principes de l'État de droit et que sa préoccupation principale est de désigner un bouc émissaire à la crise de la société française.
migrations@mrap.fr
Collège de la présidence
Collegiate presidency
Presidencia colegiada
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
Movement Against Racism and for Friendship among Peoples
Movimiento contra el Racismo y por la Amistad entre los Pueblos
Statut Consultatif auprès de l'ECOSOC (Nations Unies)
In Consultative Status with the ECOSOC (United Nations)
Con Estatuto Consultivo ante el ECOSOC (Naciones Unidas)
SIEGE/HEADQUARTERS/SEDE :
MRAP,43 Boulevard Magenta, 75010-Paris, France
Tel : 33 1 53 38 99 99
Fax : 33 1 40 40 90 98
e-mail : accueil@mrap.fr


mercredi 19 mai 2010

Soutien de la CNT 13 aux militants de l’OCP emprisonnés à Khouribga

Vendredi 14 mai une distribution de tracts pour information de la lutte des travailleurs de l’OCP à Kouriba (Maroc) a été faite devant le consulat. Nous soulignons aussi par notre présence notre soutien à la veille de leur procès. (cf le tract du Secrétariat International plus bas)

Depuis début septembre 850 mineurs de l’OCP (entreprise étatique qui extrait du phosphate), dans la région de Khouribga, sont en grève. Ce mouvement est la conséquence de leurs licenciements secs pour leur refus d’accepter les nouvelles conditions de travail au sein de l’entreprise. En effet, la Direction de l’OCP entend revenir sur des acquis sociaux (CDI, salaire, sécurité sociale). Or ces droits, les mineurs les ont conquis dans le passé au prix de luttes souvent très dures. Parmi cette remise en cause, il y a entres autres l’idée de systématiser des CDD (contrats à la semaine) et de diviser les salaires par deux.
Le mouvement de grève est soutenu au Maroc par nombres d’organisations dont l’ANDCM (Association marocaine des Droits de l’Homme) et le syndicat UMT.
Comme cela arrive souvent au Maroc, ce qui prouve que le Maroc de Mohamed VI n’est pas très éloigné de la réalité des « années de plomb » du Maroc des années 80 et de Hassan II, la seule réponse est la politique de la matraque. La police attaque systématiquement tous les rassemblements de soutien. Les leaders syndicaux de l’OCP sont emprisonnés et torturés. Plusieurs marches de protestation à Khouribga, des sit-in devant le siège de l’OCP à Casablanca, le Ministère de l’ Energie et des Mines et le parlement à Rabat, les ouvriers ont occupé le 22 avril dernier l’usine de Beni Idir. Le même jour, une marche populaire de solidarité a réuni 3000 manifestants. Les forces de répression n’ont pas hésité à intervenir à coup de bombes lacrymogènes, de tirs à balles réelles. Bilan : plusieurs blessés, arrestations de 15 ouvriers et sympathisants. Les personnes arrêtées ont été déférées immédiatement devant le tribunal sur la base de chefs d’inculpation fallacieux : atteinte à la liberté du travail, coups et blessures contre les forces de l’ordre.
La CNT en tant qu’organisation se réclamant de la lutte des classes et de l’internationalisme entend apporter tout son soutien aux mineurs en grève de l’OCP.

A Paris, rassemblement de solidarité avec les 850 licenciés

Par le groupe de soutien de l'AMDH à Paris, 18/5/2010
Comme prévu, le collectif Maghreb Solidarité a organisé le lundi 17 mai à 18h un rassemblement devant le bureau de représentation de l'OCP à Paris (photos ci-joint).
Les responsables ont quitté les lieux très tôt et n'ont pas voulu recevoir une délégation du collectif.     

La mobilisation ne faiblit pas puisqu'en juin est prévue une réunion publique en solidarité avec les luttes sociales et pour la défense des libertés syndicales au Maghreb.
 
Le Collectif Maghreb Solidarités'est rassemblé pour exiger
- la réintégration des 850 mineurs licenciés abusivement par l'OCP
- le respect des libertés syndicales
- la libération immédiate des détenus.

Démenti de la famille du colonel-major Kaddour Terhzaz

Par AFP ,18/5/2010
 
                                                    Le colonel-major Kaddour Terhzaz. /DR

La famille du colonel-major Kaddour Terhzaz, 72 ans, a démenti lundi les "assertions" du gouvernement marocain selon lequel le militaire avait été condamné en 2008 au Maroc à 12 ans prison ferme pour avoir divulgué des "secrets militaires graves".
"Nous tenons à démentir formellement la totalité des allégations", a affirmé l'épouse et les enfants du colonel-major, dans un communiqué remis en personne par ces derniers à l'AFP Rabat.
Dimanche, le gouvernement marocain a indiqué dans une mise au point que Kaddour Terhzaz avait été auparavant "démis de ses responsabilités en 1988, puis mis à la retraite pour faute professionnelle grave confirmée (...) sans pour autant être alors déféré devant les tribunaux".
Et en 2008, selon le texte, il avait été condamné pour "divulgation de secrets militaires".
Mais, selon la famille, "le colonel-major a été admis à la retraite en 1995 à l'âge de 58 ans, comme plusieurs de ses collègues dans le cadre d'une procédure administrative normale et régulière".
Il "n'avait pas été mis à la retraite pour +faute professionnelle grave+ comme le prétend le communiqué du gouvernement".
"Le fait est que, bien au contraire, le colonel-major a pu jouir, selon le texte de la famille, en toute sérénité d'une retraite méritée, sans entrave aucune à son droit de libre circulation".
Selon le gouvernement, des médias auraient écrit que l'ancien officier de l'armée de l'air marocaine avait été condamné pour avoir dénoncé les "conditions de captivité des soldats marocains" dans les camps du front Polisario (en Algérie).
Terhzaz "n'a pas été condamné pour ce motif mais pour faute professionnelle grave", selon Rabat.
Dans sa réaction, la famille a demandé lundi à "Sa Majesté le roi de bien vouloir accorder sa grâce à notre mari et père, un homme qui a toujours vécu dans l'honneur et qui est aujourd'hui victime d'une injustice". 
En France, la famille du colonel-major Kaddour Terhzaz avait récemment affirmé qu'en fait ce dernier a été condamné pour "atteinte à la sécurité extérieure de l'Etat" pour avoir écrit en 2006 une lettre à Mohammed VI.
Dans cette lettre, selon la famille, il affirmait notamment que "les avions de combat marocains n'étaient pas équipés de dispositifs anti-missiles pendant la guerre contre le Polisario, il y a 20 ans".
L'officier a la double nationalité marocaine et française. Il est incarcéré actuellement à la prison de Salé, ville jumelle de Rabat.

mardi 18 mai 2010

9ème Congrès National de l'AMDH, du 20 au 23 mai 2010

Association Marocaine des Droits Humains
– Bureau Central –
Communiqué de presse
Par le Bureau Central de l'AMDH, 10 mai 2010
Sous le mot d’ordre central «Un mouvement des droits humains et démocratique puissant pour une constitution démocratique, l’Etat de droit et une société de dignité et de citoyenneté », l’Association Marocaine des Droits Humains tiendra son 9ème Congrès National du Jeudi 20 mai au Dimanche 23 mai 2010 à Bouznika à 40 Km au Sud de Rabat.
Le nombre global des congressistes prévu est de 449 dont 173 femmes soit 38,5% ; le nombre de jeunes dont la participation est prévue au congrès dépassera les 20%.
Participent également au congrès 154 observateurs/trices membres de l’AMDH.
Par ailleurs environ 50 invitéEs responsables au sein d’organisations des droits humains, de femmes, syndicales et autres, en provenance de l’étranger et du Maroc participeront aux travaux du congrès du début jusqu’à la fin, ainsi d’ailleurs que des journalistes puisque 10 journaux ont été invités à poursuivre tous les travaux du congrès.
Durant la journée du Jeudi 20 mai de 10h à 15h un séminaire, ouvert au public, sera organisé par l’AMDH, au complexe culturel Mehdi Ben Barka (quartier l’Océan, Rabat). Le thème choisi n’est autre que le mot d’ordre central du congrès.
Le même jour aura lieu la séance d’ouverture du congrès de 17h à 21h à la salle couverte Ibn Yacine (Agdal, Rabat).
Durant cette séance, outre l’allocution d’ouverture du bureau central de l’AMDH et celles des invitéEs, un film sera présenté sur l’AMDH ; le groupe artistique El Mchaheb présentera également quelques unes de ses chansons ; un groupe d’enfants présentera des chansons, et un hommage particulier sera rendu à un ensemble de femmes.
Le jeudi également, à 23h débuteront les travaux du congrès à Bouznika ; ils prendront fin le 23 mai dans l’après midi après l’élection de la Commission Administrative (voir ci-joint le projet de programme soumis pour adoption au congrès).
A signaler que la commission préparatoire du congrès a terminé ses travaux dimanche 9 mai par l’adoption consensuelle de tous les projets de résolutions, de recommandations et d’amendements des statuts, et la commission administrative a adopté les rapports moral et financier qui seront présentés au congrès.
Ce communiqué est également une invitation à tous les organes de presse pour couvrir le séminaire et la séance d’ouverture.
Remarque : l’AMDH - organisation généraliste s’occupant de la défense de l’ensemble des droits humains dans leur universalité et globalité - a été créée le 24 Juin 1979. Elle dispose actuellement de 88 sections locales situées dans les régions diverses ; 3 autres sections sont en cours de création, dont la 1ère section à l’étranger qui sera créée à Madrid.
Le nombre d’adhérentEs à l’AMDH dépasse les 10 000 à fin décembre 2009, dont 20% environ de femmes.
Programme :
20 – 23 mai 2010 soumis à son approbation
Jeudi 20 mai :
o 17H _ 21H : séance d’ouverture à la salle couverte Ibn Yassin, Rabat.
o 22H : casse croute/diner à Bouznika.
o 23H _ 00H : 1ère séance plénière : adoption de l’ordre du jour et des dispositions essentielles concernant le déroulement du congrès.
Vendredi 21 mai : 2ème séance plénière :
o 7H 30 _ 8H 30 : petit déjeuner.
o 9H _ 13H : présentation des rapports moral et financier et leur discussion.
o 13H _ 14H : déjeuner.
o 15H _ 20H :
 Suite et fin de la discussion des deux rapports.
 Décision concernant la qualité de congressiste.
 Votes sur l’adoption des deux rapports.
 Election du comité de présidence du Congrès et présentation de la démission de la commission administrative et du bureau central.
 Constitution des commissions de travail du Congrès et commencement de leurs travaux.
o 20H _ 22H : Diner.
o 22H _ 00H : Suite des travaux des commissions.
Samedi 22 mai :
o 7H 30 _ 8H 30 : petit déjeuner.
o 9H à 13H : Suite et fin des travaux des commissions.
o 13h_ 14h : déjeuner.
o 15H _ 20H : 3ème Séance plénière : adoption des résolutions et recommandations, du statut amendé et de la déclaration finale.
o 20H _ 21H : Diner.
o A partir de 22H : 4ème Séance plénière :
 Présentation des candidatures à la commission administrative.
 Début de l’opération électorale.
Dimanche 23 mai :
o 7H 30 _ 8H 30 : petit déjeuner.
o 9H _ 13H : 4ème Séance plénière (suite) :
 Achèvement de l’opération électorale.
 Annonce des résultats.
 Clôture du Congrès.
o 13h_ 14h : déjeuner puis départ des congressistes et des invitéEs.
o 15H _ 18H : Possibilité réunion de la commission administrative en vue de l’élection du bureau central puis répartition des taches au sein du bureau.
Observation :
Le jeudi 20 Mai de 9H à 15H un séminaire ouvert au public sera organisé à Rabat au complexe culturel Mehdi Ben Barka (quartier l’Océan, Rabat), autour de thèmes en rapport avec le mot d’ordre central du congrès : « Un mouvement des droits humains et démocratique puissant pour une constitution démocratique, l’Etat de droit et la société de dignité et de citoyenneté ».

Salah n’est pas Clothilde ... L’Iran n’est pas Israël…

Par l'AFPS, 18/5/2010
Nous nous réjouissons tous de la libération, désormais pleine et entière, de notre jeune compatriote, Clothilde Reiss, détenue depuis 10 mois en Iran dont 8 mois passés à l’ambassade de France à Téhéran dans l’attente de sa libération obtenue aujourd’hui.
Cette libération intervient après un procès truqué devant un tribunal civil de Téhéran dont l’audience a été publique et devant lequel, pour éviter le pire, elle s’est accusée faussement. Ce furent, en effet, des « aveux extorqués » selon Bernard Kouchner. Elle est libre aujourd’hui dimanche, après des mois très « difficiles pour une jeune fille », selon le même ministre.Bienvenue en France, Clotilde !
Cette situation qui nous réjouit est à mettre en relation avec la situation de Salah Hamouri. Lui aussi est un jeune Français. Il a 25 ans. Lui aussi a été contraint de s’accuser faussement devant un tribunal militaire israélien d’occupation, illégal, tandis qu’aucun fait ni acte ne sont à lui reprocher. Le procès a été à huis clos. Mais il est quant à lui toujours en prison. Depuis plus de 5 ans. En Israël.
Voilà un véritable scandale d’Etat.
Voilà qu’un régime qualifié de totalitaire, l’Iran, libère notre jeune compatriote au terme de négociations nombreuses appuyées par une ferme volonté politique du Chef de l’Etat. L’Iran totalitaire libère Clotilde et Israël, considéré par le Président de la république et son ministre des Affaires étrangères, comme étant un Etat de droit refuse la libération de Salah Hamouri, 25 ans, et lui refuse la moindre remise de peine !
Qui peut croire que ce qui a pu être obtenu de l’Iran pour Clotilde ne peut pas l’être d’Israël pour Salah ?
Si tel n’est pas le cas, c’est qu’entre les deux « affaires » il y a une nette différence d’attitude et de traitement de la part des autorités françaises, une différence énorme illustrée par le fait, symbolique mais honteux, que le Chef de l’Etat refuse formellement et obstinément de recevoir en personne la famille de Salah Hamouri à l’Elysée.
La liberté ne peut avoir de frontières. La défense des droits de l’Homme non plus. Ce qui vient de se passer heureusement aujourd’hui pour Clotilde, il faut que cela se passe pour Salah.
Ceux qui dirigent savent mieux que nous ce qui peut et doit être fait pour aboutir à la libération de ce jeune Français de 25 ans qui est le plus « vieux » des prisonniers politiques de France malgré son jeune âge.
Salah vaut Clotilde. Un Français vaut une Française. La solidarité doit être sans frontières politiques.
La démonstration est ainsi faite aujourd’hui que si les autorités françaises le veulent, elles peuvent sortir Salah de prison. Aucune échappatoire n’existe plus pour elles. Elles sont plus clairement que jamais au pied du mur.
Il convient, forts de ce qui vient de se passer pour Clotilde emprisonnée en Iran, d’exiger plus nettement encore, et plus nombreux que jamais, la libération de Salah Hamouri, victime d’une occupation étrangère et d’un procès illégal et illégitime.
Ce qui a été obtenu de l’Iran peut l’être d’Israël. Qui peut prétendre le contraire ? C’est une question de volonté politique jusqu’ici absente pour Salah.
A nous de l’imposer !
Plus que jamais nous avons le bon droit de notre côté !
Liberté pour Salah Hamouri !
La France doit agir fermement auprès d’Israël comme elle l’a fait pour Clotilde auprès de l’Iran !

Maroc : Dans le Gharb la "justice" est au services des grands propriétaires terriens

Par Ali Fkir, 18/5/2010
J'exprime mon entière solidarité avec le camarade Tahar Douraïdi, dirigeant syndicaliste, membre du CN d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, militant associatif, ex détenu politique... frère du martyr Boubker Douraidi .
Ce qui est arrivé au camarade n'est pas surprenant car toutes les administrations de la région du Gharb (fief des grands propriétaires terriens) sont au services de ces derniers. Ni les propriétaires terriens, ni l'Etat, ni les partis parlementaires ne peuvent en aucun cas accepter la "syndicalisation" active des ouvriers agricoles de la région.
Toute ma solidarité avec les victimes de l'arbitraire.
Ali Fkir

بيان إدانة موجه إلى الرأي العام الوطني والدولي
(من الدريدي الطاهر)
تم مساء يوم الإثنين 17 ماي 2010 تقديم إثنين من عمال الشركة الفلاحية EMC-LAND
المنضوون في فرع الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي بالقنيطرة، أمام المحكمة الإبتدائية بسوق الأربعاء الغرب متابعين بالفصل المشؤوم 288 من القانون الجنائي المتعلق بعرقلة حرية العمل.
وقد حضرت هذه المحاكمة إلى جانب أحد المسؤولين النفابيين بالمنطقة قصد مؤازرة رفاقنا المتابعين وبحكم مسؤوليتي في فرع القنيطرة وفي الكتابة التنفيذية للجامعة(إ م ش). وبذل إهتمام القاضي بالمحاكمة وأقوال الماثلين أمامه، قام بالنداء على أحد أفراد الشرطة تم همس في أذنه، ليتوجه بعد ذلك هذا الأخير مباشرة نحوي، رغم تواجدي في أبعد نقطة داخل القاعة من مكان جلوس القاضي ليدعوني ، من ذون كافة الحاضرين، إلى الجلوس (رغم عدم وجود مقاعد فارغة) أو الخروج من القاعة.
مباشرة بعد رفضي لذلك، أوقف القاضي الجلسة واستدعاني للمثول أمامه في تمرين كاريكاتوري لاستعراض سلطه(اهضر بالأدب ، نزل يديك...)، وبعدما سألته إن كان هناك قانون يمنع الوقوف في قاعات المحاكم رغم عدم وجود أماكن فارغة، أو يمنع رفع الأيدي أو يحدد مكانا معينا لوضعها، ثارت ثائرته وأمر مباشرة باعتقالي، تم أوقف الجلسة وقام باستدعائي إلى قاعة جانبية، وبعدما حاولت أن أوضح له دافع حضوري والإهانات المجانية التي وجه إلي والتي لا يمكن أن أقبلها من أي كان، حاول تهديدي بحضور إثنين من معاونيه ووكيل الملك حيث اعتبر هذا الأخير مخاطبتهم بصيغة الفرد (أنت) ودون استعمال صيغة سعادة القاضي والسيد الوكيل تحقير لمحكمتهم، ليأمر بعد ذلك بالإستمرار في اعتقالي، الذي امتد حتى أنهت المحكمة كافة الملفات المعروضة عليها.
تم بعد ذلك حاول مرة أخرى هو ومعاونوه دفعي إلى الإعتذار عن شيء لم أقم به، وتهديدي في نفس الوقت بتهييء محضر في حقي وتقديمي للمحكمة بتهمة تحقير هيئة قضائية.
وفي الأخير وبعد انتهائه من كل هذه العنتريات والصولات والجولات، قام بإرجاع بطاقتي الوطنية وأمر أفراد الشرطة بإخلاء سبيلي.
وإنني إذ أخبر الرأي العام بهذه الممارسات التي تمثل نمودجا صارخا للشطط في استعمال السلطة وقمع المواطنات والمواطنين داخل قاعات المحاكم، أعلن مايلي:
1- إدانتي لما تعرض له العمال خلال هذه الجلسة من استفزاز على يد هيئة قضائية كانوا يتوسمون فيها إنصافهم، وما تعرضت له نقابتنا، الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي(إمش) من محاولة للنيل من نضاليتها على يد نفس الهيئة التي من المفروض أن تعطي المثال في احترام الإطارات النقابية ودورها الرائد في تأطير العمال والعاملات.
2- إدانتي الصارخة لما تعرضت له شخصيا من محاولات الإهانة والإستفزاز من طرف رئيس الجلسة. ممارسات تكشف بالملموس حنين وتشبت بعض القضاة والمسؤولين بأساليب قمعية تحيل إلى ما تشهده عقليتهم من تخلف بنيوي، مع الأسف، في تناقض صارخ بين الأقوال والأفعال، وبين مغرب واجهته "ديمقراطية" ومكنون عمقه التخلف والإستبداد.
الدريدي الطاهر
القنيطرة في 18 ماي 2010

lundi 17 mai 2010

Répression violente d'un meeting pour rendre hommage à Mustapha Hamzaoui

L'ANDCM - BUREAU EXECUTIF ET SECTIONS DE KHENIFRA - REND HOMMAGE AU MARTYR  MUSTAPHA HAMZAOUI  DANS UN GRAND MEETING.
Par Azziz Akkaoui,17/5/2010
  LES MILITANTES ET MILITANTS DE L ANDCM / UNEM/ ATTAC/ ANNAHJ ADDIMOCRATI /AMDH/ UMT   ONT REPONDU A L' APPEL DU BUREAU EXECUTIF DE L ANDCM POUR RENDRE HOMMAGE AU MARTYR HAMZAOUI A L OCCASION DU 17 ANNIVERSAIRE DE SON ASSASSINAT AU COMMISSARIAT DE POLICE A KHENIFRA.
LES FORCES DE REPRESSION PRESENTES AVEC UN ARSENAL REPESSIF  SANS PRECEDENT ONT BLOQUE TOUTES LES ISSUES POUR  EMPECHER LA MARCHE PREVUE VERS LE SIEGE LA PROVINCE DE KHENIFRA


 

على إثر التدخل الهمجي لقوات القمع المخزنية بخنيفرة يوم 16-05-2010 خلال تخليد الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب للذكرى 17 عشر لاغتيال الشهيد مصطفى الحمزاوي,نعلن نحن الهيئات السياسية و الحقوقية و النقابية و الجمعوية الوطنية و المحلية ما يلي:
1- استنكارنا الشديد للهجمة الشرسة من طرف القوات القمعية المخزنية على مناضلات و مناضلي الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب,وكافة ممثلي الهيئات و الإطارات التقدمية المساندة.
2- تضامننا اللامشروط مع كافة مناضلات و مناضلي الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب و مطالبتنا بالاستجابة الفورية لمطالبهم المشروعة بما في دالك الحق في التنظيم و الشغل القار.
3- شجبنا للمحاكمات الصورية و المتابعات التي تطال مناضلات و مناضلي الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب.
4- مطالبتنا بإطلاق سراح المعتقلين في سجون النظام,عمال و طلبة,و مساندتنا لكل الحركات الاحتجاجية التي تخوضها الجماهير الشعبية ببلادنا.
5- مطالبتنا بالكشف عن قبر الشهيد مصطفى الحمزاوي ومتابعة المتورطين في اغتياله و تقديمهم للمحاكمة.
                             عاشت الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب
                                                مناضلة و مكافحة.
الهيئات الموقعة على البيان.
1- الاتحاد النقابي للموظفين (الاتحاد المغربي للشغل).
2- الاتحاد المغربي للشغل.
3- أطاك المغرب لمواجهة العولمة الليبرالية( عضو اللجنة العالمية لإلغاء ديون العالم الثالث).
4- أطاك لمناهضة العولمة الرأسمالية (عضو اللجنة الإدارية-المنسق المحلي لمجموعة طنجة)
5- شبيبة النهج الديمقراطي(المنسق الوطني لشبيبة النهج الديمقراطي).
6- النهج الديمقراطي(عضو الكتابة الوطنية).
7- النهج الديمقراطي-ميدالت-
8- الجمعية المغربية لحقوق الإنسان-فرع خنيفرة-
9- النهج الديمقراطي-خنيفرة-   

Zagora en liesse, accueille Zahra, la communiste.

Par Ali Fkir, 17/5/ 2010
La militante Zahra Boudkour n'a pas besoin de "chioukhs", de" m'kadmines" et d'autres rabatteurs pour être accueillie à Zagora, sa ville natale, en véritable héroïne. Son engagement pratique dans la lutte des classes, ses idées, ses convictions, sa sincérité révolutionnaire sont largement suffisants pour drainer la foule...Le drapeau rouge, le marxisme léninisme, le communisme ne font peur qu'aux bourgeois, qu'aux grands propriétaires, qu'aux despotes, qu'aux néo-makhzaniens et autres défaitistes.
Ils sont nombreux à grincer les dents, à trembler de colère devant ce spectacle prometteur; aux frontières avec d'un côté le Sahara occidental et de l'autre l'Algérie, à des centaines de km de Rabat, la capitale, loin des salons des palaces où les "intellectuelles" bourgeoises, tout en sirotant les boissons fraîches, "discutent des droits de la femme" (à l'exception des droits des travailleuses, des paysannes, et à l'exceptions des droits des sans logements des quartiers populaires de Casablanca, de Fès...), à Zagora les humbles femmes accueillent Zahra avec les youyous tout en scandant des slogans engagés, et cela malgré les intimidations et les menaces des "forces de sécurité".
Certes, le chemin est long, il est pavé d'obstacles, mais les humbles, les travailleurs (euses) n'ont le choix qu'entre, d'un côté, accepter de continuer à vivre sans dignité dans l'enfer terrestre d'exploitation, d'oppression, d'exclusion, de privation, et de l'autre côté, oser relever la tête et s'engager sans hésitation dans le tumultueux combat de classes, sur le chemin de la révolution qui ne peut en aucun cas être que le fruit de la lutte des masses populaires conscientes et organisées, loin des "élections" makhzaniennes et loin des actions " révolutionnaires" élitistes.

20ème Tour de l’ile d’Elbe, plus qu’une victoire Sahraouie, un symbole…

Par APSO, 15/5/ 2010

Salah Eddine Amaidan sportif Sahraoui de haut niveau réfugié politique en France a été déclaré aujourd’hui vainqueur du 20ème Tour de l’Ile D’Elbe. http://www.promosport-italia.com
La compétition comportait 5 étapes dont la dernière aujourd’hui a été annulée par les organisateurs du fait des intempéries. La série d’épreuve a réuni 396 sportifs, venus de club de différents pays d’Europe.
Toutes les étapes ont été gagnées par Salah Eddine Amaidan, creusant à chaque course son écart avec son poursuivant et premier adversaire Paolo Battelli, pour un écart de 2 min 12 sur l’ensemble de la compétition. (...)
Interviewé ce matin par Télévision Italienne Rai Uno Salah Eddine Amaidan a expliqué son histoire sportive mais aussi la cause de son peuple dont il est l’ambassadeur sportif.
Le Sahara occidental est la dernière colonie d’Afrique, son peuple est séparé par un mur de 2400 kilomètres. Les Sahraouis vivent en exil, en diaspora ou sous une brutale occupation depuis 1975. Salah Eddine a déclaré qu’il offrait sa victoire « au peuple Sahraoui et tous nos amis en France, Espagne, Italie, l'Argentine et la Grande-Bretagne... »
Salah Eddine avait dédié les victoires des étapes à tous les prisonniers politiques Sahraouis, incarcérés abusivement par les autorités coloniales marocaines, pour leurs opinions ou activités militantes en faveur de l'indépendance du Peuple Sahraoui. Puis à son père, ancienne grande figure de l’athlétisme Sahraoui, sous la colonisation espagnole puis sous la colonisation Marocaine, et maintenant très malade à El Aaiun occupée. Et enfin à l’Intifada Sahraouie qui malgré les 35 d’occupation et de violence quotidienne des colonisateurs sur les civils, y compris les enfants, les femmes et les anciens, ne faiblit pas, et s’amplifie.
La remise des prix a rassemblé plus de 600 personnes, en présence du représentant Sahraoui en Toscane, Abdallahi Mohamed Salem à qui l’on avait demandé pour cette occasion particulière de présenter la situation du Sahara Occidental.
Lire les communiqués de chaque étape sur http://apsoinfo.blogspot.com/