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samedi 24 juillet 2010

Des dizaines de Sahraouis blessés par la police marocaine à El Ayoun

Par Amar Rafa, La Tribune online, 24/7/2010
 La police marocaine a procédé, dimanche soir, à une intervention «brutale», dimanche dernier à El Ayoun, dans les territoires sahraouis occupés, contre des citoyens sahraouis sortis accueillir un groupe de onze activistes sahraouis de retour d’une visite dans les camps de réfugiés sahraouis, selon l’agence sahraouie SPS. 
Des dizaines de citoyens sahraouis ont été blessés, dont des observateurs espagnols, a-t-on ajouté de même source. La journaliste espagnole Laura Gallego, qui était présente dans la maison où se trouvaient les membres de la délégation la nuit de dimanche à lundi, a déclaré que la police entourait le domicile et «lançait des pierres et des objets sur le toit». «La police marocaine sans avertissement a lancé des pierres contre des citoyens espagnols qui étaient présents, causant beaucoup de lésions sur les corps des victimes», a-t-elle enchaîné. La délégation de onze militants sahraouis des droits de l’Homme des territoires occupés avait exprimé, à Alger, sa crainte de subir des représailles de la part des services de sécurité de l’occupation marocaine, dès son retour chez eux. En réaction à cela, le président sahraoui, secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, a appelé le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, à intervenir pour protéger les citoyens et militants sahraouis contre la répression des autorités de l’occupation marocaine. Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, le président sahraoui a dénoncé ces violations perpétrées par le Maroc et a appelé le SG des Nations unies à prendre toutes les mesures urgentes à même d’assurer la protection des droits de l’Homme au Sahara occidental occupé à travers la mise en place d’un mécanisme onusien «efficace» de contrôle des droits de l’Homme au Sahara occidental, à même de mener le gouvernement marocain à se plier à la légalité internationale et à cesser ces violations graves des droits de l’Homme. Pour sa part, le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) a dénoncé la «répression brutale, dure et féroce» et les «violations systématiques des droits de l’Homme et la persistance de la politique criminelle coloniale marocaine dans les territoires sahraouis occupés». Ce comité a indiqué que les participants de l’Université d’été jeunesse de la RASD tiendront une session spéciale de dénonciation et de condamnation en présence d’un panel d’ambassadeurs et des membres du CNASPS, aujourd’hui au camp international de la jeunesse de Sidi Fredj. Au cours de cette manifestation, les participants «apporteront tout le soutien et la solidarité à la résistance populaire pacifique des Sahraouis» dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

La CIJ, Cour Internationale de Justice, une instance judiciaire méconnue

Par Thierry Oberlé, le Figaro, 23/7/2010
Ses quinze juges nommés par les instances onusiennes ont à trancher des différends territoriaux ou des questions portant sur les droits des peuples et les droits de l'homme.
Peu connue du grand public, la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye s'est prononcée à vingt-cinq reprises depuis sa création en 1946 sur des requêtes des Nations unies. Ses quinze juges nommés par les instances onusiennes ont à trancher des différends territoriaux ou des questions portant sur les droits des peuples et les droits de l'homme. La plupart de ses avis sont respectés ou servent d'argument diplomatique dans le cadre de négociations qui finissent en règle générale par aboutir.
Seule l'avant-dernière décision de la Cour n'a pas été suivie d'effet. La CIJ avait estimé en 2004 que des parties du mur érigé par Israël aux «frontières» des Territoires palestiniens de Cisjordanie étaient illégales et devaient être détruites.
Un condensé de l'histoire
L'examen des affaires étudiées à La Haye offre un condensé de l'histoire des dernières décennies. En 1971, la CIJ constata que l'occupation de la Namibie par l'Afrique du Sud était illégale en raison de la politique d'apartheid.
Elle estima en 1975 que la décolonisation du Sahara occidental, un territoire disputé entre le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario après le départ des Espagnols, devait être opérée conformément au principe d'autodétermination. Trente-cinq ans plus tard, un référendum sur l'indépendance est toujours officiellement en voie d'organisation.
La juridiction s'est aussi déclarée en 1995 en faveur de l'indépendance du Timor-Oriental, qui est effective depuis 2002.
En mai 1980, la CIJ a évoqué des «considérations élémentaires d'humanité » pour justifier sa demande de libération du personnel diplomatique des États-Unis pris en otage à Téhéran par les pasdarans, les gardiens de la révolution de l'ayatollah Khomeyni. Les otages seront libérés en janvier 1981.
Les juges ont également eu l'occasion de se pencher sur les essais nucléaires français dans le Pacifique, l'attentat de Lockerbie en Écosse, le litige entre la Libye et le Tchad sur la bande d'Aouzou et même sur le vol par l'Allemagne nazie de l'or en 1943

Tous les chemins de Sarko mènent aux Roms

Par Laurent macabies, Bakchich, 24/7/2010

Roms et des gens du voyage provoquent la colère d’associations. En 2004, Sarko s’attaquait d’ailleurs à ce genre de raccourcis…
A chaque fait divers, Nicolas Sarkozy ressort le refrain sécuritaire. En annonçant qu’il convoquerait « une réunion sur les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms » le 28 juillet, le Président lorgne encore vers le sujet si populaire de la sécurité et le « diviser pour mieux régner ». Dans un communiqué, La Ligue des droits de l’Homme dénonce « la stigmatisation raciste des populations Roms et Gens du voyage par des amalgames inacceptables ». Pour l’association, après les violences dans le Loir-et-Cher et en Isère, Nicolas Sarkozy s’est trouvé de nouvelles populations à stigmatiser. Attention, Gitans, Manouches et Roms… le kärcher est cette fois pour votre pomme. Pas trop de panique quand même.

Sarko désavoue… Sarko

Comme le titrait Le Monde le 20 juillet 2002 (voir sur ldh-toulon.net), les gens du voyage avaient déjà fait l’objet d’une « offensive » du gouvernement il y a 8 ans. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur s’était demandé : « Comment se fait-il que l’on voit dans certains de ces campements tant de si belles voitures, alors qu’il y a si peu de gens qui travaillent ? », avant d’annoncer un renforcement des mesures de sécurité.
C’était, à peu de choses près, les mêmes propos qui avaient valu une attaque (avortée pour « défaut de procédure ») de la Ligue des Droits de l’Homme deux ans plus tard au préfet Paul Girot de Langlade (celui qui vient de se faire condamner, en début de mois, à 1500 euros d’amende pour injures racistes par le tribunal correctionnel de Créteil) : « Ce sont des gens qui roulent dans des voitures de luxe, qui ont des caravanes énormes et qui ne travaillent pas ». Nicolas Sarkozy, invité par les élus du département du Vaucluse à désavouer les propos de son préfet s’était alors montré très ferme, comme le montre cette vidéo (tirée de l’INA).
retrouver ce média sur www.ina.fr

Amalgame over  

 Est ce qu’on n’est pas dans un cas de généralisation ? », demandait David Pujadas, ce 23 octobre 2002. Réponse de Sarko : « Il faut être précis, je n’accepterai, aucun amalgame ! Et lorsque le préfet donne le sentiment que c’est l’ensemble des Roms ou des gens du voyage qui sont malhonnêtes, il a tort. Et je ne fais pas miens ses propos. Je crois que c’est clair et c’est sans ambiguïté… Je n’accepterai aucun amalgame. »
Place à l’action, annonce ensuite le futur Président, entonnant son couplet favori : « Le risque que je crains c’est celui de l’immobilisme. Le risque c’est celui qui consiste à ne rien faire (…) Je n’accepterai aucun amalgame. Pour la raison simple, c’est que nous allons nous donner les moyens d’agir ». Toute ressemblance avec des propos récents n’est pas fortuite.

vendredi 23 juillet 2010

Le fou volant de Barcelonnette

Un barjot du ciel a rallié le Wisconsin depuis Barcelonnette. Sans papiers et presque sans vêtement. Cocorico !
Par Jacques-Marie Bourget, Bakchich, 23/7/2010
« Take care » dit un américain avant de vous quitter. Le « care », l’attention, le soin sont à la mode. Même le PS nous promet une rentrée sous le signe du care avec Martine dans le rôle de l’édredon ou du parachute.
Si vous voyez une voiture faire un tête à queue, la « cellule d’assistance psychologique » est là avant les pompiers. Donc, quand on trouve encore un type qui a le courage de faire l’imbécile, le trompe la mort autrement qu’en allant faire le bidasse en Afghanistan, c’est réconfortant. Il en va ainsi de Matthieu De Quillacq, un givré qui vient de rallier Barcelonnette (Hautes Alpes) à Oshkosh dans le Wisconsin, donc aux USA sur la rive du lac Michigan. Matthieu a fait le voyage en moins de cinq jours a bord d’un hélicoptère ULM de 250 kilos, une sorte de gros modèle réduit.
Aux USA sans visa
Pour gagner cette petite ville de 65 000 habitants, qui organise un grand rendez-vous mondial de fous volants, De Quillacq n’a pas molli ; et sauté dans son Kompress. Un tout petit hélico fabriqué en Italie dont il est l’importateur en France. Pas dur. Il suffit d’ajouter un réservoir de 160 litres à la place du passager, ce qui pousse la charge de carburant à 220 litres. Puis, de prendre trois pulls et des bouteilles d’eau avant d’embrasser les copains. Direction le nord du Royaume-Uni, puis cap vers l’Islande. Mais Reykjavik ne veut pas de cette mouche mécanique. Matthieu s’en fout et se pose en douce près d’une pompe à essence pour les autos. Et repart vers le Groenland. Là, un souci, la visibilité. Le Kompress monte à 6 000 mètres, au-dessus de la couche et Matthieu parvient à s’en sortir. Il fonce vers le grand nord canadien sur la route de Nungesser et Coli qui, eux, ont fait couler un journal sans jamais traverser l’Atlantique. Il arrive au Québec après un vol non stop, en jargon une « branche », de 14 heures. Ici, on espère que notre ami avait des amphétamines dans sa boîte à pharmacie…

L’objet du délit transfrontalier, l’ULM Krompass
Dernière étape mercredi 21 juillet, vers Oshkosh. En volant au ras des canneberges, Matthieu se pose aux Etats-Unis sans visa et sans avoir prévenu TF1 ! Mais que fait la police ? Présentement elle le cuisine, refusant de croire qu’il est venu de France à bord de sa Mobylette volante. Heureusement que De Quillacq s’était bien rasé avant de partir, s’il va en prison on ne l’accusera pas d’être Ben Laden. S’il en sort, il envisage de finir son tour du monde en rentrant par la Sibérie. La mondialisation, quoi !
Merci à Anonyme d'avoir signalé l'erreur

jeudi 22 juillet 2010

Sit-in de protestation devant les prisons de Kénitra et de Tanger

Par Abderrahim Mouhtad, 22/7/2010

ينفذ أهالي واسر المعتقلين الإسلاميين المضربين عن الطعام منذ 23 يونيو بالسجن المركزي بالقنيطرة والسجن المحلي بطنجة اعتصاما مفتوحا يوم الجمعة 23 يوليوز ابتداء من الساعة العاشرة صباحا أمام بوابة السجنين المذكورين ( المركزي بالقنيطرة والسجن المحلي بطنجة) احتجاجا على تدهور الحالة الصحية لأبنائهم وذويهم.

Les familles des détenus islamistes en grève de la faim depuis le 23 juin à la prison centrale Kénitra et la prison locale de Tanger vont protester vendredi à partir de 10h devant  ces prisons afin de pousser l' administration à ouvrir un dialogue avec les grévistes.
Leur état de santé est alarmant.


عن المكتب المسير للنصير
الدار البيضاء: 22 يوليوز 2010.


Le 14 juillet de Salah Hammouri : lettre à Nicolas Sarkozy


Par Salah Hammouri, 14/7/2010
Soumis à sept années de prison, pour être passé en voiture devant la maison d’un rabbin à Jérusalem, condamné par un tribunal militaire illégal, Salah Hamouri, un jeune franco-palestinien écrit à l’Elysée.
Sa lettre nous rappelle celle de Boris Vian : « Monsieur le Président je vous fais une lettre, que vous lirez peut être, si vous avez le temps… »
Au pays de la Révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre.
Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération.
Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc.
Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.
Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.
Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?
Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.
Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.
Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.
Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.
Bien à vous,
Salah Hamouri
Prison de Guilboa
Section 4
Le 14 juillet 2010

mercredi 21 juillet 2010

Emprisonné au Maroc, un Suisse crie à l’injustice

Par Valérie de Graffenried , Le Temps, 20/7/2010
La famille de Labbas Sbaï, citoyen marocain et suisse, dénonce sa détention arbitraire. Le chirurgien a accusé des notables de sa région de protéger des trafiquants. Le DFAE suit l’affaire. Mais le fait qu’il soit binational corse le dossierLa vie du docteur Labbas Sbaï ne ressemble pas vraiment à un long fleuve tranquille. Ce binational marocain et suisse a travaillé durant plusieurs années comme chirurgien en Suisse romande, puis est parti en 1996 développer une structure hôtelière à M’hamid Lghizlane, une oasis du Sahara marocain. Il se trouve aujourd’hui en prison à Ouarzazate pour avoir pointé du doigt une connivence entre des autorités de la région et des trafiquants. Sa famille dénonce une détention arbitraire. Et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) assure suivre l’affaire de près.
Labbas Sbaï est en prison depuis le 13 juin dernier. Mais ses difficultés remontent à 2006. En février de cette année, il est condamné à six mois de prison ferme pour outrage à magistrat et désordre dans un lieu public. Au procès d’un de ses employés accusé par un nomade de la mort d’un âne, l’homme avait dénoncé des notables de la région, dont le procureur de la province de Zagora, pour avoir fermé les yeux sur les activités de la pègre du coin qui s’adonne à des trafics de chameaux, de cigarettes et de drogue à la frontière algéro-marocaine.
Une bande de nomades installée aux alentours de son bivouac importunait depuis plusieurs années les touristes et le personnel de son campement écologique. Fâché par l’inaction des autorités, Labbas Sbaï, décrit par les siens comme quelqu’un doté d’un tempérament de feu, a attiré l’attention du président du tribunal sur les «comportements mafieux» de ces «responsables corrompus».
«Digne des années de plomb»
Sa condamnation a provoqué une forte mobilisation dans la région. En Suisse aussi, des pétitions ont circulé. Son frère, Ali Sbaï, un physicien travaillant à Genève pour l’Union internationale des télécommunications (UIT), est outré. «Mon frère a été traité comme un criminel; il a été menotté et escorté par plusieurs voitures de police à Ouarzazate. On croyait être revenu à des scénarios dignes des années de plomb», dénonce-t-il. Après appel, la peine de Labbas Sbaï a été réduite de moitié. Finalement, la forte mobilisation aurait permis la libération du chirurgien le 10 mars 2006, dans des circonstances peu claires.
Aujourd’hui, Labbas Sbaï, marié à une Suissesse et père de deux enfants, est à nouveau en prison. «Pour purger le solde de peine», précise son frère, qui ne décolère pas. Il a été arrêté le 11 juin dans un hôtel de Casablanca. Le procureur de Zagora justifie cette arrestation par le fait qu’il n’a pas signé une demande de grâce au roi qui lui aurait été présentée le 10 mars 2006. Or Labbas Sbaï estime que c’est au procureur de s’excuser et pas à lui de signer un document qui, dans les faits, reviendrait à admettre son tort. Retour à la case prison donc.
«Il devrait théoriquement rester en prison jusqu’au 2 août. Mais, à en juger son arrestation arbitraire, nous craignons que sa détention se prolonge», commente Ali Sbaï. Il ajoute: «Même si mon frère, qui n’est rien d’autre qu’un prisonnier d’opinion, est libéré, il est important pour nous que les doléances de M’hamid soient prises au sérieux. Des villageois ont rassemblé les preuves à charge du procureur. Je transmettrai bientôt une lettre avec ces faits au roi.» Deux amies suisses du chirurgien ont, elles, adressé, le 25 juin, un «appel urgent» à Micheline Calmy-Rey. Elles se disent très inquiètes de l’état de santé de Labbas Sbaï, qu’elles décrivent comme quelqu’un dont l’«esprit critique et le franc-parler, ajoutés au fait qu’il est l’un des derniers descendants d’une importante tribu nomade, et donc considéré comme une forme d’autorité par les gens du désert, le rendent menaçant pour certaines personnes installées au pouvoir».
Pierre-Michel Quendoz, le chef suppléant de la Section de la protection consulaire du DFAE, leur a répondu le 2 juillet dernier. «C’est avec beaucoup d’engagement et de détermination que les différents intervenants suivent cette affaire de près», leur a-t-il écrit. Il ajoute toutefois que les représentations à l’étranger ne peuvent ni exercer des activités d’avocats, ni se prononcer sur l’innocence ou la culpabilité d’une personne. Et pas non plus s’immiscer dans des affaires juridiques courantes de leur pays hôte. «La protection consulaire est d’autant plus difficile à octroyer quand les intéressés sont des binationaux et que la nationalité du pays de détention est considérée prépondérante, comme cela est le cas dans l’affaire présente», ajoute-t-il.
Malgré cet obstacle, l’ambassade de Suisse à Rabat reste en contact téléphonique régulier avec les autorités compétentes sur place, Labbas Sbaï et ses proches. Vendredi, dans un mail adressé à une amie de Labbas Sbaï, la vice-consule de la mission suisse assure que «son état nous préoccupe effectivement beaucoup». Et fait savoir qu’un représentant de l’ambassade se déplacera «prochainement» à Ouarzazate pour lui rendre visite. Un village où la mobilisation est toujours importante: selon le journal Assabah, 250 policiers y ont été déployés la semaine dernière pour contenir les manifestants.
Arrêter de boire
Labbas Sbaï, lui, vient d’écrire à l’ambassadeur de Suisse. Il ne va pas bien. Ali Sbaï: «Il est à l’hôpital et mène toujours une grève de la faim. Il a fait savoir que s’il était à nouveau transféré en prison, où il partage une cellule avec une vingtaine de prisonniers de droit commun, il arrêterait de boire.»

Le Sénégal doit juger l'ancien président tchadien Hissène Habré

Posté par : Benoit Priem, Amnesty International,19/7/ 2010
Dix ans après le dépôt de la plainte au Sénégal en 2000, le procès de Hissène Habré n’a toujours pas commencé. Malgré les appels répétés des victimes et de la communauté internationale, malgré le mandat donné au Sénégal par l’Union africaine pour le juger, les autorités sénégalaises n’ont cessé de reporter la tenue de ce procès.
Le Comité des Nations unies contre la torture, saisi par des victimes tchadiennes, a conclu en mai 2006 que le Sénégal avait violé la Convention contre la torture en manquant à son obligation de poursuivre ou d’extrader Hissène Habré. Le Comité avait alors enjoint les autorités sénégalaises de soumettre la présente affaire à ses autorités compétentes pour l’exercice de l’action pénale ou, à défaut, dans la mesure où il existe une demande d’extradition émanant de la Belgique, de faire droit à cette demande, ou le cas échéant, à toute autre demande d’extradition émanant d’un autre État en conformité avec les dispositions de la Convention.
Chaque mois qui passe des victimes ou leurs proches décèdent sans avoir pu voir Hissène Habré jugé pour les crimes commis pendant sa présidence.
Les victimes ne peuvent plus attendre. Le Sénégal doit juger immédiatement Hissène Habré.

Signez la pétition en ligne : 

mardi 20 juillet 2010

France : des "militantes" du luxe en marge de la crise...

Au moment de la réforme des retraites, certain(e)s n'ont pas à se faire de soucis !
Par Attac- Vaucluse,20/7/2010
Le groupe LVMH ( Louis Vitton-Moet Hennessy- chef de file mondial de l'industrie du luxe - NDLR) dirigé par Bernard Arnaud, grand ami de notre président, accueille deux petites nouvelles au sein de son conseil d'administration :
- Mme Bernadette Chirac, jeune espoir de la finance française, grande spécialiste du luxe à travers le monde (!), est nommée au conseil d'administration de LVMH.
- Mme Florence Woerth, femme du ministre du budget est nommée au conseil de surveillance de la société Hermès, filiale de LVMH.
Gageons que ces nominations assureront à leurs maris une partie de leur retraite et ne les obligeront pas à travailler jusqu'à 63 ans.
Mme Woerth était déjà en charge de la gestion du patrimoine de Liliane Bettancourt, 1ère fortune de France !!!
Petit détail : la participation au conseil d'administration d'une entreprise donne droit à des "jetons de présence" venant rémunérer ce pénible travail !!!
Ainsi, Mme Chirac recevra 650 000 € par an en juste retour de son dévouement à la cause du luxe françaiset Mme Woerth 400 000 € !
Calmez-vous ! Tout est en règle, tout est légal. C'est simplement la vie normale de gens qui "se lèvent tôt" et qui "travaillent plus pour gagner plus"
Et puis, c'est rassurant de voir que l'on s'occupe de l'emploi des seniors !!!
Sources :
Libération :
 Magazine économique Challenges :
Le Monde :

Trois Sahraouis toujours incarcérés pour avoir rendu visite à leurs familles

Par APSO,  19/7/2010.
Le Maroc applique sa loi mais pas la justice pour les Sahraouis 

Brahim Dahan, Hammadi Nassiri, Ali Salem Tamec, trois éminents défenseurs sahraouis des droits de l’homme sont détenus depuis le 8 novembre 2009 dans la prison militaire marocaine de Salé. Ils n’ont toujours pas été libérés ni jugés. 
Le silence international actuel est inconcevable.
Ils étaient parmi un groupe de 7 militants sahraouis, partis rendre visite à leur familles et amis dans les campements de réfugiés sahraouis dans le sud ouest algérien. Les 4 autres membres du groupe sont en liberté provisoire depuis les 28 janvier et 18 mai 2010.
La communauté internationale avait soutenu le groupe dans ses revendications de libération inconditionnelle et cela depuis leur disparition puis incarcération, et les 41 jours de leur grève de la faim.
Si depuis 19 ans la Minurso, mission de l'Onu, n'accomplit pas son mandat qui consiste à mettre en place un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui - démagogiquement empêchée par des grandes puissance comme la France - l'ONU a depuis quelques années affirmé la nécessité que les familles se retrouvent après plus de 35 ans de séparation, ersatz hypocritement correct à un règlement honorable de la situation.
Un 7ème groupe de militants sahraoui est revenu hier d'un même voyage d’une dizaine de jour dans les campements de réfugiés.
Une soixantaine de militants ont ainsi fait le voyage aller retour. Pour certains, ils ont été agressés, battus, frappés par la police ou par les colons marocains à leurs retours, mais aucun n’a plus été arrêté et incarcéré à grand renfort de superlatif.
C'est parce que la pseudo démocratie marocaine ne gère pas respectueusement ce dossier, à l'encontre du droit national et du droit international que ces trois hommes sont toujours enfermés et leur demande de libération ignorée.
Ils sont le symbole de la lutte pour le respect et la liberté du peuple sahraoui à étouffer éternellement.


lundi 19 juillet 2010

PÉTITION CONTRE LES LOIS BESSON SUR L'IMMIGRATION : L'APPEL DU 18 SEPTEMBRE

Je signe l'appel Ils ont signé...
Nous, auprès des artistes, musiciens, comédiens, réalisateurs, écrivains, plasticiens, professionnels de la musique, du spectacle, du cinéma, de l’information, de la culture, des scientifiques et universitaires, des personnalités associatives, syndicales et politiques, avec la majorité des citoyens français, nous déclarons solidaires des milliers de sans-papiers qui grandissent, étudient, et vivent à nos côtés dans notre pays.
Nous refusons que des enfants, souvent nés et scolarisés en France, soient expulsés avec leurs parents vers des pays qu'ils ne connaissent pas ou plus et dont certains ne parlent même pas la langue.
Nous refusons que des parents soient arrêtés, menottés, rudoyés, humiliés et enfermés dans des Centres de Rétention Administrative sous les yeux de leurs enfants.
Nous refusons que des familles parce qu'elles n'ont pas de papiers soient séparées, le père brutalement expulsé à des milliers de kilomètres tandis que la mère et les enfants restent ici, souvent dans la misère et traumatisés à vie.
Nous refusons que des travailleurs, qui bien souvent exercent leur métier dans des conditions pénibles, car sans droit, dont la plupart cotisent (retraites, maladie, chômage...) et paient des impôts en France vivent en permanence dans la peur et la clandestinité.
Nous refusons les lois Besson sur l'immigration qui bafouent le droit d'asile français et font honte au pays des Droits de l'Homme.
Comme certains l’ont fait en d’autres périodes de l’histoire, en accord avec les principes du droit international qui protègent les migrants, en accord avec les droits de l'homme et de l'enfant, comme avec les valeurs universelles de fraternité, d’égalité, de liberté et d’accueil de notre République, nous appelons à résister à ces pratiques indignes et inhumaines.
Si vous souhaitez signer et/ou faire signer la pétition papier, vous pouvez la télécharger et l'imprimer ici :
-  APPEL à imprimer - recto verso - 20 signatures
-  APPEL à imprimer - recto simple - 10 signatures
Programme de ROCK SANS PAPIERS  sur http://rocksanspapiers.org/

Ont déjà signé cet appel :
Dominique A (Chanteur), ABD AL MALIK (Rappeur, écrivain), Carole ACHACHE (écrivain-photographe), Jean ACHACHE (Réalisateur), Mona ACHACHE (Cinéaste), Gabriel AGHION (Cinéaste), Denis AMAR (Cinéaste), Marie-hélène AMIABLE (Députée des hauts-de-seine, maire de bagneux), Olivier AMMOUR-MAYEUR (Enseignant-chercheur-tokyo), Michel ANDRIEU (Réalisateur), Keren ANN (Chanteuse), Solveig ANSPACH (Cinéaste), Philippe ANTONIOZ (Sculpteur), Ariane ASCARIDE (Comédienne-réalisatrice), Gerard ASCHIERI (Enseignant, ancien secrétaire général de la fsu), Eliane ASSASSI (Sénatrice de la seine saint-denis (pcf)), Florence AUBENAS (Journaliste), Clémentine AUTAIN (Féministe, directrice de regards et membre de la fase), Gérard AUTHELAIN (Editeur - mômeludies editions), Ana AZARIA (Présidente de femmes egalité), Iradj AZIMI (Cinéaste), Tahirou BAH (Ecrivain et militant du mouvement des sans voix), Josiane BALASKO (Comédienne, réalisatrice), Françoise BALIBAR (Professeur émérite), François BARRÉ (Consultant), BARRIO POPULO (Musiciens), Michèle BAYAR (Auteure jeunesse), Julien BAYOU (Conseiller régional), Camille BAZBAZ (Chanteur), Guy BEDOS (Comédien), Miguel BENASAYAG (Psychanalyste), Samuel BENCHETRIT (écrivain-réalisateur), Jean BENGUIGUI (Comédien), Rahma BENHAMOU EL MADANI (Cinéaste. paris), Michel BÉNITA (Musicien), Pierre BERNARD (Graphiste), Rita BERTELLI (Comedienne), Pierre BERTRAND (Compositeur et chef d'orchestre), Pierre BERTRAND-JAUME (Producteur cinéma), Laurence BIBERFELD (écrivaine, aulas), Agnès BIHL (Chanteuse), Enki BILAL (Dessinateur, réalisateur), Martine BILLARD (Députée de paris, porte-parole du parti de gauche), Sylvie BLOCHER (Artiste), Evelyne BOINOT (Sculpteur et enseignante art - paris), François BOISIVON (Traducteur), Pascale BOISTARD (Adjointe au maire de paris), Barthelemy BOMPARD (Metteur en scène), Olivia BONAMY (Comédienne), Jacques BONNAFFÉ (Comédien), Claudine BORIES (Cinéaste, paris), Marielaure BOSQUAIN (Artiste, metteur en scène), Laurent BOUCHAIN (Metteur en scène, tournai, belgique), Jean-marcel BOUGUEREAU (Journaliste), Laurent BOUHNIK (Cinéaste), Barbara BOULEY-FRANCHITTI (Metteure en scène, réalisatrice), Laetitia BOURGET (Plasticienne-auteure), Malik BOUZIANE (Vice-champion du monde de boxe), Martine BOYER (Artiste peintre), Patrick BRAOUEZEC (Député), Jean-pierre BRARD (Député de seine-saint-denis), Claire-akiko BRISSET (Enseignant-chercheur, paris), Pascal BUCHET (1er secrétaire fédéral ps 92, maire de fontenay-aux-roses, conseiller général des hauts-de-seine, membre du bureau national du ps), Stomy BUGSY (Rapper), Emmanuel BULTEZ (Pilote de ligne), Patrice BURGOS (Ouvrier spécialisé baumont en périgort), Claude CALAME (Directeur d'études ehess, paris), CALI (Chanteur), Daniel CALIN (Agrégé de philosophie), CALOU (Graphiste), Vincent CAMMAROTA (Auteur compositeur musiciens), Cécile CANAL (Comédienne), Laurent CANTET (Cinéaste), Elise CARON (Chanteuse), Philippe CASTEL (Conseiller d'éducation, secrétaire national du snes-fsu), Antoine CAZÉ (Professeur des universités), Julien CENDRES (écrivain), Christine CHABAUD (Chanteuse), Patrice CHAGNARD (Cinéaste, paris), Claude CHAMBARD (écrivain, directeur de collection), Patrick CHAMOISEAU (écrivain), Ramon CHAO (Ecrivain, 15 rue anatole france. 92310-sèvres), CHARB (Dessinateur), Philippe CHARLES (Plasticien), Denis CHAROLLES (Musicien), Jeanne CHERHAL (Chanteuse), CLARIKA (Chanteuse), Didier COHEN (Scénariste), Livia COLOMBANI (Scénographe / artiste / vidéaste), Marie-françoise COLOMBANI (Journaliste), Hélène CONJEAUD (Directeur de recherche cnrs), Sylvie COPYANS (Salam), Eric COQUEREL (Conseiller regional idf - sn du parti de gauche), François CORBIER (Auteur, compositeur, comédien, chanteur etc. ...), Antony CORDIER (Réalisateur), Catherine CORSINI (Cinéaste), Cecile COTTEREAU (Cfdt), Clara COUTOULY (Chanteuse, lyon), Claude CRÉTIENT (Comédien), Laurence CROIX (Psychanalyste), DA SILVA (Chanteur), Didier DAENINCKX (écrivain), DANI (Chanteuse-comédienne), Catherine DARBO-PESCHANSKI (Chercheur cnrs), Daniel DARC (Chanteur), Damien DE BLIC (Maître de conférence en science politique), Gilles DE COURTIVRON (Ancien dirigeant d'un groupe de presse), Liliane DE KERMADEC (Cinéaste), Marie DE LAUBIER (Cinéaste paris), Patrick DE MORNAY (Traducteur scientifique, paris), Fransi DE VILLAR DILLE (Cinéaste), Louis DE VILLERS (Comédien), Luc DECASTER (Cinéaste), Benoit DELBECQ (Musicien), Marie DESPLECHIN (écrivain), DUB INC (Musiciens), DUBAMIX ((dub militant)), Jean-pierre DUBOIS (Président de la ligue des droits de l'homme), Marc DUGOWSON (Auteur dramatique), Sandrine DUMAS (Comédienne-réalisatrice), Romain DURIS (Comédien), Bilal ENKI (Dessinateur, réalisateur), Marion ESQUERRÉ (Journaliste), Antoine EVENNOU (Président de l'unl), Alexia FABRE (Conservateur en chef), Eric FABRE-MAIGNÉ (Directeur artistique des baladins d'icarie, chevalier des arts et lettres, toulouse), Edith FAMBUENA (Musicienne), Mireille FANON-MENDÈS FRANCE (Fondation frantz fanon), FAUJOUR (Dessinateur), Laure FAVRET (Metteur en scène, montreuil), Nicolas FERRAN (Coordinateur des amoureux au ban public), Patrice FORGET (Réalisateur), Dan FRANCK (écrivain), Bernard FRIOT (écrivain et traducteur), Jacques GAILLOT (Evêque de partenia (paris)), Alain GALOIN (Professeur honoraire, historien), Michèle GAZIER (écrivain et critique littéraire), Paul GENDROT (Illustrateur), Michaël GENTILE (Producteur cinéma), Sophie GENTILS (Sophie gentils trio), Isabelle GIORDANO (Journaliste), Maria helene GIOVANETTI CANTERI (Maitre de conference a universidade tecnológica federal do paraná- brésil), Christophe GIRARD (Adjoint au maire de paris chargé de la culture), Edourd GLISSANT (écrivain), Romain GOUPIL (Cinéaste), Juan GOYTISOLO (écrivain), Annabel GRAGUI (Comédienne), Dominique GRANGE (Chanteuse), Didier GREBOT (Réalisateur), Bernadette GROISON (Secrétaire générale de la fsu), Francis-gaël GROMMIER (Chanteur ( rugaÏ )), Robert GUÉDIGUIAN (Cinéaste), Jean-jacques HAZAN (Président de la fcpe), Serge HEFEZ (Psychanalyste), Stéphane HESSEL (Ambassadeur de france), Bernadette HETIER (Co-présidente du mrap), Jacques HIGELIN (Chanteur), Florence HINCKEL (Auteure jeunesse), Alexandre HOCQUET (Professeur des universités), HOCUS POCUS (Musiciens), I AM (Rappers), IMBERT IMBERT (Chanteur), Marie-anne ISNARD-MICHEL (Lyon - groupe quai des brunes), Yves JAMAIT (Chanteur), Yannick JAULIN (Comédien/conteur), Danièle JEAMMET (Journaliste), Didier JOB (Dre inserm grenoble), Alex JORDAN (Graphiste-photographe), Bruno JULLIARD (Secrétaire national ps à l'education), David KATAN (Graphiste), Salif KEITA (Chanteur), KENT (Chanteur), Nicole KIIL-NIELSEN (Députée européenne europe ecologie), Eric KRISTI (Scénariste), LA GRANDE SOPHIE (Chanteuse), Thomas LACOSTE (Cinéaste et éditeur (paris)), Lola LAFON (Auteur/chanteuse), Guillaume LANNEAU (Graphiste), Yvan LE BOLLOCH (Comédien), Olivier LE COUR GRANDMAISON (Universitaire), Arnaud LE GOUEFFLEC (Musicien ecrivain), Guillaume LE GRONTEC (Directeur de la photo), LE PEUPLE DE L'HERBE (Musiciens), Bertrand LECLAIR (écrivain), Serge LEFAURE (Ecrivain, traducteur), Johana LEMARCHAND (Danseuse), Thierry LENAIN (Ecrivain), Pierre LEPAPE (écrivain-critique littéraire), Alain LEPREST (Chanteur), LES OGRES DE BARBACK (Musiciens), LES WAMPAS (Musiciens), Pierre-oscar LEVY (Documentariste), La parisienne LIBÉRÉE (Chanteuse), Daniel LINDENBERG (Professeur émérite), Philippe LIORET (Cinéaste), Alain LIPIETZ (Economiste, écrivain, villejuif (94)), Emily LOIZEAU (Chanteuse), Renan LUCE (Chanteur), LUZ (Dessinateur), Thierry MAGNIER (éditeur), Noël MAMÈRE (Député vert de gironde), Gilles MANCERON (Historien), Florent MARCHET (Chanteur), Nicolas MARTEL (Chanteur), Jérome MARTINEZ (Cimade), Antoine MATH (Chercheur), Martin MEISSONNIER (Compositeur realisateur), John MELDRUM (Compositeur-chef de choeur), Dominique MEYER (Dessinateur ( bearboze ) ), Betty MIALET (éditrice), Miou MIOU (Actrice), Ariane MNOUCHKINE (Metteur en scène), Marie-josé MONDZAIN (Philosophe-écrivain), François MOREL (Comédien-chanteur), Corinne MOREL DARLEUX (Secrétaire nationale du parti de gauche, conseillère régionale rhone alpes), Guillemette MOREL JOURNEL (Architecte, chercheur), Charles NAJMAN (Cinéaste), Vladimir NAJMAN ('la générale'), Marie NDIAYE (Écrivain, prix goncourt 2009), NO ONE IS INNOCENT (Musiciens), Bernard NOËL (écrivain), NOSFELL (Chanteur), Jean-jacques NYSSEN (Compositeur), Marie-pierre OPRANDI (Vice-présidente du conseil général de l'essonne, conseillère générale de massy-ouest), Erik ORSENNA (écrivain), Waltraud PAUL (Chercheur cnrs, paris), Pierre PEJU (écrivain), Martyne PERROT (Sociologue paris ehess), Jérôme PERROUSSEAUX (Artiste peintre), Denis PESCHANSKI (Historien, directeur de recherche au cnrs, conseiller municipal de bourg-la-reine (92)), Christine PETIT (Professeure au collège de france & à l'institut pasteur,), Nathalie PEYREBONNE (Enseignant-chercheur), Claude alice PEYROTTES (Metteure en scène), Tuyet PHAM (Réalisatrice), Nicole PHELOUZAT (Paris, sociologue, ehess), Sarah PICK (Déléguée générale), Jean-louis PIÉROT (Musicien), Chappard PIERRE (Co-président d'act up - 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Maroc : Pas de vacances pour les mineurs de Khouribga


 Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS, 19/7/2010
Les vacances, le repos, la mer, la montagne...sûrement, ce n'est pas pour les centaines des mineurs de Khouribga licenciés arbitrairement par l'OCP, et surtout ce n'est pas pour les enfants de ces prolétaires, enfants perturbés dans leurs études, affamés par l'OCP avec la complicité de l'État marocain.
 Pas de répit. Le combat légitime de ces prolétaires continue, la résistance se durcit.
 Les militants de l'UMT, région de Khouribga, toujours mobilisés aux côtés de leurs camarades.
  Ci-joints:
- rapport ouvrier sur le sit in du 16 juillet 2010
- photos du sit in du 16-07-2010
- Communiqué de l'UMT- Khouribga
 LA SOLIDARITE NOUS INTERPELLE
                                
                              اتحاد المغربي للشغل
      تقرير الوقفة الاحتجاجية لعمال سميسي ريجي
 يوم 16-07-2010
في سياق برنامجهم النضالي التصعيدي نزل عمال سميسي ريجي ،مساء الجمعة 16 يوليوز إلى ساحة المسيرة على الساعة السادسة مساء عاقدين العزم على المضي قدما حتى تحقيق مطالبهم المشروعة و البسيطة،هذا و قد تزامنت هذه الوقفة الاحتجاجية مع المهرجان السينمائي الإفريقي بخريبكة حيث أنفقت إدارة الفوسفاط ملايين الدراهم  باعتبارها الراعي الرسمي للمهرجان مقابل سنة من تجويع العمال و عائلاتهم،وقد ثم تنفيذ الوقفة الاحتجاجية بالرغم من الإنزال المكثف لقوات القمع المخزنية ، حيث ردد العمال خلالها  شعارات تفضح زيف  شعارات الدولة حول التنمية البشرية و احترام حقوق الإنسان و دولة الحق و القانون وزيف شعارات إدارة  الفوسفاط  حول الشراكة مع العمال و المقاولة المواطنة...الخ .
هذا وقد اختتم الاعتصام بكلمة ألقاها عضو المكتب النقابي (مصطفى الشائق ) استنكر فيها انشغال مسؤولي الفوسفاط و السلطات المحلية بحفلات الولائم المنظمة على هامش المهرجان مقابل تماطل وتجاهل مطالب عمال سميسي ريجي المتمثلة في الإدماج و الترسيم في المجمع، ليختم كلمته بدعوة العمال إلى المزيد من الوحدة و التضامن.

الاتحاد المحلي لنقابات خريبكة خريبڭة، في: 14 يوليوز 2010
مرت سنة بالتمام والكمال على التوقيف التعسفي عن العمل الذي تعرض له عمال سميسي ريجي من طرف إدارة المجمع الشريف للفوسفاط، فقط لأنهم أسسوا مكتبا نقابيا في إطار الاتحاد المغربي للشغل للمطالبة بحقهم في الإدماج والترسيم بعد اشتغالهم لأزيد من 8 سنوات داخل شركة سميسي التابعة كليا للمجمع.
سنة تعرض فيها أبناء العمال وعائلاتهم لأبشع أنواع التجويع والحرمان، وترتبت عنها مشاكل عويصة من تشريد وتفكك أسري ومشاكل مع المكترين والمقرضين وصلت إلى ردهات المحاكم بالنسبة للبعض، كما نجم عنها انقطاع أطفال عن الدراسة ورسوب آخرين وتفاقم الأمراض لدى المرضى، دون الحديث عن سوء التغذية التي يعانيها الجميع وخاصة الرضع والأطفال، إضافة إلى مشاكل أخرى ناتجة عن غياب أي دخل وانعدام الدعم المادي والمالي، وقد دفع هذا الوضع الكارثي بأحد العمال إلى إضرام النار في جسده يوم السبت 10 يوليوز 2010 إبان الوقفة الاحتجاجية بساحة المسيرة بخريبكة.
سنة خاض فيها العمال عشرات الصيغ النضالية في أماكن متفرقة: بساحات المدينة و إدارة الفوسفاط بخريبكة وأمام عمالة الإقليم، وبالقرى المنجمية بحطان وبوجنيبة، وبأوراش إنتاج الفوسفاط ببني ايدير ولمرح لحرش والكوز، وأمام الإدارة العامة للفوسفاط بالدارالبيضاء ووزارة الطاقة والمعادن والبرلمان بالرباط، كما تم تنظيم قافلتين تضامنيتين معهم من طرف المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان بتاريخ 13 شتنبر 2009 والاتحاد الجهوي بالرباط بتاريخ 30 ماي 2010، إضافة إلى تنظيم وقفات أمام قنصليات المغرب بفرنسا واسبانيا وأنشطة تضامنية أخرى وزيارات لنقابات من فرنسا واسبانيا إلى مقر الاتحاد المغربي للشغل بخريبكة دون الحديث عن التضامن الذي أبدته هيئات أخرى من دول متفرقة (المكسيك، ايطاليا، فلسطين، تونس...).
سنة تعرضت فيها جل الصيغ النضالية وخاصة بخريبكة ودائرتها للمنع، وتم التنكيل بالعمال في العديد من المحطات، بحيث سجلت عشرات الإصابات بجروح متفاوتة في صفوفهم و 5 حالات كسر يمكن أن تترتب عن بعضها عاهات مستديمة، وعشرات الاعتقالات في صفوف العمال توبع 17 منهم أمام المحكمة الابتدائية بخريبكة 4 في حالة سراح تمت تبرئتهم في شهر دجنبر الماضي، و13 في حالة اعتقال ضمنهم الكاتب العام لنقابة سميسي ريجي حوكموا ابتدائيا بتاريخ 7 يونيو 2010 بأربعة أشهر سجنا نافدا صحبة مواطنين اثنين متضامنين، ولازالت قضيتهم معروضة أمام محكمة الاستئناف بخريبكة.
سنة طرقت فيها نقابة سميسي ريجي والاتحاد المحلي لنقابات خريبكة والأمانة الوطنية للاتحاد المغربي للشغل أبواب المسؤولين بدءا بالمدير العام للفوسفاط، ومدير الاستغلالات المنجمية بخريبكة، والوزير الأول، ووزيرة الطاقة والمعادن، ومندوبية الطاقة والمعادن ببني ملال، ووزارتي الداخلية والتشغيل، والسلطات المحلية والإقليمية بخريبكة، كما طرح المشكل لأكثر من مرة بمجلس المستشارين، وفي إطار المفاوضات النقابية مع الحكومة، لكن للأسف الشديد ظل التماطل والتسويف والتناور والوعود الكاذبة وتزييف وقلب الحقائق والانحياز التام لإدارة الفوسفاط هو التعامل السائد مع الملف؛ أما السلطات بخريبكة إقليميا ومحليا وعلى صعيد الدائرة فقد تحولت إلى خادم مطيع لإدارة الفوسفاط، إذ إضافة إلى القمع الممنهج للعمال لم تتوان في ممارسة كل أشكال الضغط والتناور على العمال لإجبارهم على توقيع عقود مع شركات يعتبرها العمال وهمية، وقد وصل بها الأمر مؤخرا حد إرسال استدعاءين إلى عاملين بحطان من طرف الدرك، وتنظيم حملات من طرف الخلفان والشيوخ والمقدمين والقياد والباشاوات للضغط على العمال للالتحاق بتلك الشركات، ولما لم يفلح ذلك في ثني العمال عن مطالبهم، لجأ كل من باشا مدينة حطان و باشا مدينة بوجنيبة إلى تهديد العمال بإرسالهم إلى السجن إن لم يلتحقوا بتلك الشركات في ظرف 15 يوما !!، كما تم الدفع بأقرباء أحد رموز السلطة بالإقليم إلى ممارسة الضغط على العمال لنفس الغرض.
إن ما جرى من تعامل مع عمال سميسي ريجي يفضح زيف شعارات الدولة حول التنمية البشرية واحترام حقوق الإنسان ودولة الحق والقانون، وكذلك شعارات إدارة الفوسفاط حول الشراكة مع العمال والمقاولة المواطنة والنهوض بالموارد البشرية، بل يكرس ما عرف عنها كونها "دولة داخل دولة".
إننا في الاتحاد المحلي لنقابات خريبكة:
1- نعتبر ملف عمال سميسي ريجي ملفنا، معبرين عن مساندتنا الكلية والمطلقة لنضالات العمال من أجل حقهم في العودة إلى العمل والإدماج والترسيم واحترام الحقوق النقابية والانتماء النقابي.
2- نطالب كافة المسؤولين وعلى رأسهم المدير العام للمجمع الشريف للفوسفاط بالاستجابة الفورية لمطالبهم.
3- ندين بكل قوة القمع والمنع الذي يتعرض له العمال منذ بداية تحركاتهم النضالية، مطالبين بالإطلاق الفوري لسراح المعتقلين النقابيين الـ 13 والمواطنين الاثنين، وبإيقاف كل أشكال الضغط والترهيب التي يتعرض لها العمال من أجل إجبارهم على توقيع عقود مع الشركات الوهمية.
4- نحيي عاليا كل المتضامنين مع العمال بالداخل والخارج وعلى رأسهم اللجنة الوطنية للتضامن مع عمال سميسي ريجي والجمعية المغربية لحقوق الإنسان والائتلاف التضامني المغاربي بفرنسا.
5- ندعو كل الهيئات السياسية والجمعوية والمدنية وكل الفعاليات المناضلة إلى تكثيف التضامن مع عمال سميسي ريجي حتى إنصافهم.
عاشت نضالات العمال ـ الخزي والعار للقمع المخزني ـ عاش التضامن مع العمال

Prix de la Fondation américaine de l’Opus Prize à Aïcha Ech-Chenna

Par, Grand Angle. Jeudi 22 juillet à 22h00 sur 2M.
Pour son édition du mois de juin, l’équipe de Grand Angle a décidé de jouer au jeu du Best of. Avec au menu, entre autres, Aïcha Ech-Chenna, l’avortement, le désenclavement ou encore la communauté chinoise au Maroc. Présidente de l’association Solidarité féminine, Ech-Chenna est notre one million dollar lady. Grâce à ceprix de la Fondation américaine de l’Opus Prize, Solidarité féminine continuera son magnifique combat pour les droits des mères célibataires. 
 Autre moment fort de cette émission : le reportage consacré à l’avortement clandestin. Grand Angle revient également sur la triste histoire du douar d’Anefgou où une trentaine d’enfants et de femmes ont péri il y a deux ans à cause du grand froid. 
Et enfin, les «oubliés de San Nicola», le reportage sur les sans-papiers marocains vivotant dans cette petite localité du sud de l’Italie, prix du meilleur reportage francophone africain décerné cette année par CNN.
A ne pas rater...
source lavieeco.com

6'30 de bonheur à écouter et à voir

Par : Au jour le jour, 15.07.2010
En novembre dernier, au marché central de Valencia, en Espagne, des chanteurs d'opéra déguisés en marchands vendaient , fruits et légumes en différents emplacements, quand, soudain, " le Trouvère " de Verdi se fit entendre dans les hauts parleurs. Le spectacle commença devant les yeux des personnes ébahies
La foule se mit à grossir à vue d'oeil Cliquez sur le lien , mettez bien le son et regardez le comportement des gens : ils sont conquis.
source : Pour une alternative citoyenne de gauche

dimanche 18 juillet 2010

Confirmation en appel de la perpétuité à l'encontre d'Abdelkader Belliraj, réductions de peines pour les 6 détenus politiques

Par THE ASSOCIATED PRES, 17/7/2010
RABAT, Morocco - La cour d'appel de Salé a confirmé samedi la peine de prison à vie frappant Abdelkader Belliraj, ce ressortissant maroco-belge condamné en juillet 2009 pour avoir dirigé un réseau terroriste de 35 membres démantelé en février 2008.
Son frère Salah a en revanche vu sa peine réduite de 8 à 5 ans. La chambre criminelle a confirmé les jugements prononcés en première instance à l'encontre de Mohamed El Yousfi, Redouane Khalidi, Abdessamad Bennouh, Abdellah Remache, Jamal El Bay, Hossein Brighach et Abdellatif Bekhti, condamnés à 30 ans de prison ferme. Elle a aussi confirmé les autres peines prononcées allant d'un an avec sursis à 15 ans ferme.
La cour a aussi décidé de réduire de 25 à 10 ans de prison ferme les peines prononcées en première instance à l'encontre de Mustapha Moâtassim et Mohamed Marouani, leaders de deux partis, l'un banni et l'autre interdit, et de 20 à 10 ans de prison ferme celles frappant Ma-El Ainin Alaa Badella et Abdelhafid Sriti, ancien correspondant au Maroc de la chaîne de télévision libanaise Al-Manar, proche du Hezbollah.
Réagissant a ce verdict, Sakina Kada, épouse d'Abdelhafid Sriti, a déclaré à l'Associated Press qu'elle n'accordait "aucune importance aux sentences prononcées contre les prisonniers politiques et que 25, 20, 10 ou 5 ans de détention restent des chiffres sans valeur".
Me Khalid Soufiani, avocat des détenus politiques, a estimé que ces réductions de peine "ne veulent rien dire car le seul verdict que la défense attendait est l'acquittement pur et simple". Pour lui, "le verdict est de nature politique et le plus grand perdant n'est autre que le Maroc".
AP
ala/mw