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vendredi 6 août 2010

A l'AMDH nous sommes 12000 antisionistes et 12000 à combattre l'antisémitisme !


PPar Abdelhamid Amine, 6/8/2010
Noam Nir, un sioniste résidant à Essaouira, vient de déposer une plainte en justice contre 3 membres de l’AMDH : Samira Kinani membre du Bureau Central, Fouad Jarid membre de la Commission Administrative de l’AMDH et du Bureau de la section d’Essaouira et Houcine Boukbir militant de cette même section ; ces deux derniers ont déjà été entendus le 5 et le 6 aout par la police judiciaire locale sur instruction du procureur du roi auprès du tribunal de 1ère instance de la ville.
Cette plainte est tout simplement scandaleuse. Personne parmi les gens sensés et de bonne fois ne peut croire au motif avancé par Noam Nir: l’antisémitisme.
A l’AMDH nous sommes 12000 membres ; nous sommes toutes et tous par principe et par conviction des antisionistes et notre dernier congrès – le 9ème qui vient de subir les foudres de certains réactionnaires traditionnels – a même érigé « le combat contre la mondialisation libérale sauvage, l’impérialisme en tant que mouvement ennemi du droit des peuples à l’autodétermination et le sionisme en tant que mouvement raciste, colonialiste et agressif » au rang des combats prioritaires puisqu’il a été inscrit dans le préambule de nos statuts.
Mais à l’AMDH nous sommes également et par principe contre l’antisémitisme puisque notre référentiel ce sont les valeurs et les normes des droits humains dans leur acception universelle et puisque nous venons, dans le préambule de nos statuts également, de considérer la laïcité comme une des caractéristiques de l’Etat de Droit.
De ce fait l’AMDH défend la liberté de religion pour toutes et pour tous, qu’ils soient musulmans, –sunnistes ou chiites –, chrétiens – catholiques, protestants ou orthodoxes –, juifs, bouddhistes, brahmanistes, bahaïstes, etc ; elle défend également le droit à ne pas avoir de religion..
Alors comment dans ces conditions peut-on accuser des membres de l’AMDH et de surcroit des membres dirigeants d’être antisémites ?!
C’est tout simplement une infamie qui devra couter cher à ce Mr Noam Nir, dont la mission réelle doit être découverte et dénoncée.
Maintenant, je m’adresse aux démocrates du Maroc et de l’extérieur pour attirer leur attention sur la gravité de cette plainte qui risque de semer la confusion entre l’antisionisme et l’antisémitisme ;
Si les réactionnaires traditionnels marocains, du type Driss Radi de la 2ème chambre du parlement, ont échoué dans leur offensive anti-AMDH, et s’il s’est avéré que leur foudre n’était que des pétards mouillés, il en est autrement des sionistes dont la furie ne doit pas être prise à la légère, car ils ont des réseaux puissants au Maroc et au niveau international et ils sont passés maitres pour semer et propager la confusion entre antisionisme et antisémitisme.
Que tout le monde sache qu’à l’AMDH nous sommes 12000 antisionistes, mais également 12.000 à combattre l’antisémitisme.
Alors : mobilisation totale des 12.000 membres de l’AMDH pour faire échouer la plainte du sioniste Noam Nir et mobilisation également de l’ensemble des antisionistes démocrates de notre pays pour appuyer notre combat qui est partie intégrante de la lutte du peuple palestinien pour sa libération, son autodétermination et l’édification de l’Etat démocratique palestinien sur l’intégralité du territoire palestinien avec Al Kods comme capitale.

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Essaouira : Des membres de l’AMDH devant la justice pour « propos antisémites ». Samira s'explique


Libération (Maroc) 6/8/2010
Trois membres de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) sont poursuivis devant la justice à Essaouira pour “propos antisémites”, suite au procès intenté par Noam Nir, un homme d’affaires vivant au Maroc et propriétaire de biens dont un restaurant  à Essaouira. Selon des sources proches de l'AMDH, la police judiciaire a entendu, sur ordre du procureur du Roi, Houcine Boukbir, membre de la section locale de l’AMDH. Deux autres membres de la même Houcine association à l’échelon national seront convoqués incessamment par la police judiciaire. Il s’agit de Samira Kinani et Fouad Jarid.
Noam Nir avait dans le passé dénoncé, sur les colonnes de journaux israéliens, les slogans jugés antisémites scandés par des manifestants marocains lors des marches de soutien au peuple palestinien, condamnant les agressions sionistes.   
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VOUS AVEZ DIT ANTISEMITE???????????
Par Samira Kinani, 5/8/2010 

quand on dénonce le sionisme
quand on dénonce le colonialisme
et son arrogance
quand on dénonce un état
qui défie le monde
et va jusqu'à assassiner des pacifistes
en pleines eaux internationales
on est antisémite!!!
wa la3jab hada
surtout quand cette dénonciation
est partagée
avec de nombreux militants juifs libres …
quand le tortionnaire devient la victime!!!!
qu'on convoque des militants d'une association
suite à une dénonciation méprisable d'un sioniste
qui ne se gêne pas de mettre ensemble
les drapeaux sioniste et marocain
défiant ainsi même les autorités,
les positions du pays ,
qui officiellement
n'a aucune relation diplomatique,
qui est solidaire
et depuis toujours
avec le peuple palestinien
on devient antisémite!!!!
on n'est pas sémites nous aussi ?
je suis anti sioniste
jusqu'au bout des ongles
et si certains pensent que c’est un crime
je le porte avec fierté
toute ma solidarité avec toi Houssine
avec toi Fouad
tout mon soutien inébranlable avec la lutte du peuple palestinien
pour son indépendance
et ce n'est pas
un provocateur qui nous arrêtera de dénoncer
le crime
3 commentaires:
esp TAIRI a dit…
BRAVO
et solidarité ...!!!!!!!!!!!!!!
5 août 2010 16:30
Mrab a dit…
Toute personne raisonnable, humaniste, libre indépendante, progressiste est naturellement contre le colonialisme, l'impérialisme, le sionisme, le racisme, l'arbitraire.
Accuser une personne d'antisémitisme parce qu'elle dénonce les crimes des sionistes et soutient la revendication des Palestiniens pour leur autodétermination c'est absurde, insensé.
Les gens qui sont anti sionistes sont partout dans le monde et englobent des Juifs d'Europe, d'Amérique aussi.
Ma solidarité est entière avec mes camarades de L'AMDH de Essaouira et avec toi Samira.
Mrab.
5 août 2010 16:57
esp TAIRI a dit…
si antisioniste veut dire antisémite alors,,,,, je suis coupable ,, INCULPEZ MOI car je le prône !!!!!!

La Grèce doit cesser de traiter les migrants comme des délinquants

Par Amnesty International, 27/7/2010

Amnesty International rend public mardi 27 juillet un nouveau rapport dans lequel elle demande aux autorités grecques de revoir immédiatement leur politique d'incarcération des migrants en situation irrégulière et des demandeurs d'asile, parmi lesquels se trouvent de nombreux mineurs non accompagnés

Le document Greece: Irregular migrants and asylum-seekers routinely detained in substandard conditions décrit le traitement réservé à ces personnes, dont un grand nombre sont retenues dans des conditions déplorables dans des postes de frontière ou des centres de détention pour migrants, où l'assistance juridique, sociale et médicale est restreinte ou inexistante.
Sur les 30 000 personnes dont la demande d'asile a été examinée en 2009, seules 36 ont reçu le statut de réfugié.
« Les demandeurs d'asile et les migrants en situation irrégulière ne sont pas des criminels, a déclaré Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale. Pourtant, les autorités grecques les traitent comme des délinquants et sans respecter les droits qui sont les leurs aux termes du droit international. Aujourd'hui en Grèce, les migrants sont systématiquement détenus sans que la nécessité d'une telle mesure ne soit évaluée. La détention des demandeurs d'asile et des migrants en raison de leur situation irrégulière doit rester une mesure de dernier recours. »
Il arrive que des migrants en situation irrégulière et des demandeurs d'asile soient détenus jusqu'à six mois en Grèce avant d'être expulsés. Aux termes du droit grec, le fait d'entrer irrégulièrement dans le pays ou d'en sortir de façon irrégulière constitue une infraction pénale.
Des dizaines de milliers de migrants en situation irrégulière et de demandeurs d'asile arrivent chaque année en Grèce. La grande majorité des demandeurs d'asile et des personnes fuyant des pays déchirés par la guerre arrivent par la frontière terrestre et la côte turco-grecques. Il s'agit pour la plupart d'Afghans, d'Érythréens, d'Irakiens, de Palestiniens et de Somaliens.
« À l'issue d'un voyage souvent périlleux, les migrants échouent dans des centres de détention sans pouvoir consulter d'avocats, ni se faire aider d'interprètes et de travailleurs sociaux. De ce fait, les circonstances de leur venue ne sont pas évaluées correctement et un grand nombre de ceux qui auraient eu besoin d'une protection internationale peuvent être renvoyés dans le lieu qu'ils ont fui, et d'autres ne pas recevoir les soins ou le soutien nécessaires », a ajouté Nicola Duckworth.
Ni les migrants en situation irrégulière, ni les demandeurs d'asile ne sont informés de la durée de leur détention et de ce qu'il va leur arriver. Ils peuvent être détenus pendant de longues périodes dans des installations surpeuplées où les mineurs ne sont pas séparés des adultes. L'aide médicale y est très restreinte ainsi que la mise à disposition de produits d'hygiène.
Très peu de demandeurs d'asile se voient accorder le statut de réfugié par les autorités grecques. Sur les plus de 30 000 personnes dont la demande d'asile a été examinée en 2009, seules 36 ont reçu le statut de réfugié et 128 se sont vu accorder une forme de protection subsidiaire.
Dans une grande majorité des lieux de détention qu'ont visités les délégués d'Amnesty International, les conditions allaient d'inadaptées à très mauvaises. Des personnes détenues ont fait état à Amnesty International de cas de mauvais traitements infligés par des garde-côtes et des policiers.
Des détenus ont fait état à Amnesty International de mauvais traitements infligés par des policiers.
En février 2010, Venna dans le nord-est de la Grèce a été le théâtre d'un mouvement de protestation de migrants en situation irrégulière et de demandeurs d'asile contre les conditions déplorables et la durée de leur détention. De même en avril 2010, des migrants en situation irrégulière ont entamé une grève de la faim sur l'île de Samos pour protester contre la durée de leur détention.
« La détention ne peut pas être utilisée comme un outil de contrôle de l'immigration, a déclaré Nicola Duckworth. Pour chaque cas, il incombe aux autorités de démontrer qu'une telle détention est nécessaire et proportionnelle à l'objectif recherché et que d'autres solutions ne seraient pas efficaces. »
Amnesty International a déclaré qu'elle considérait que les centres de filtrage que les autorités grecques prévoyaient de développer devraient intégrer d'autres solutions telles que des centres ouverts ou semi ouverts pour les personnes arrivant dans le pays.
Les autorités doivent veiller à ce que les migrants en situation irrégulière et les demandeurs d'asile arrivant dans ces centres bénéficient, gratuitement, d'une assistance médicale ainsi que d'une aide juridique et de services d'interprétariat dans une langue qu'ils comprennent.
http://fr.euromedrights.org/index.php/publications/member_publications/3931.htm

jeudi 5 août 2010

Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH : «L’Etat doit respecter les conventions internationales»

Par Al Bayane, 4/8/2010
Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH brosse un tableau presque sombre de la situation des droits de l’Homme au Maroc, taxant le CCDH d’être juste un défenseur de la politique officielle de l’Etat. Pour elle, la première revendication de son association, c’est que l’Etat doit d’abord respecter les conventions internationales relatives aux droits humains.
Al Bayane : Quelle évaluation faites-vous de la situation des droits de l’Homme au Maroc, notamment les actions entreprises par les institutions officielles, tel le CCDH ?
Khadija Ryadi : l’AMDH a toujours refusé d’être représenté au sein du CCDH. Et pour cause, nous considérons que cette instance n’est nullement dotée des normes et de fondements conformes à la culture des droits de l’Homme. Pis !
Cette institution s’est transformée ces dernières années en un porte-parole de l’Etat, donnant un blanc-seing aux diverses actions de violation des droits de l’Homme. On peut également avancer, qu’elle est devenue l’un des défenseurs de la politique officielle de l’Etat.
Vous avez récemment publié un rapport de l’année 2009 et du début de l’année 2010 où vous évoquez plusieurs échecs en matière des droits de l’Homme, pouvez-vous nous éclairer encore plus ?
Notre première revendication c’est que l’Etat doit d’abord respecter les conventions internationales qu’il a signées et relatives aux droits humains. Nous avons en outre relevé divers dépassements, voire une régression : des procès iniques, enlèvements, tortures, conditions désastreuses dans les prisons, entre autres. Je fais allusion à titre d’exemple à Chakib El Khiyari.
Dans cette optique, je souligne que le procès de ce qu’on appelle « l’affaire Belliraj » constitue une mascarade. Nous avons la ferme conviction que les 6 détenus ont été jugés à cause de leurs convictions politiques.
Idem pour les dossiers du terrorisme. La majorité des détenus ont été jugés sans qu’on retienne contre eux des preuves d’accusation.
Comment considérez –vous l’appel du CCDH de donner de l’importance à une nouvelle génération des droits économiques et sociaux, sachant que plusieurs voix s’élèvent encore, indiquant que les droits fondamentaux, politiques et civiques n’ont pas encore eu la place qu’ils méritent ?
D’abord, je dois souligner que les droits de l’Homme sont UN.
Toute distinction entre les droits socio-économiques et les droits civiques et politiques serait absurde. Il n’en demeure pas moins que le Maroc a réalisé des avancées en matière des droits civiques, contrairement aux droits socio-économiques. Personne ne peut nier aujourd’hui que l’indicateur du développement humain est en dégringolade, suite aux choix de l’Etat depuis les années 80. L’accès à la santé n’est plus gratuit aujourd’hui. Au sein de l’AMDH on a enregistré plusieurs cas de décès dans les villes de Casablanca, Rabat, et El Jadida. (Cas de Khadija Lahdichi : Hôpital de Rabat). Le Maroc enregistre également l’un des taux les plus élevés concernant les naissances : 270 cas de décès sur 100 mille accouchements). Dans le domaine de l’emploi, n’en parlons plus. Seulement 15% des employeurs respectent le code du travail.
Comment évaluez-vous la relation entre le politique et les droits humains, surtout après les événements qu’a connus votre dernier congrès ?
Je dois mentionner que l’association a été toujours accusé d’être une section du parti Attaliâa, et ce depuis les années 80. Actuellement, il y a une reconnaissance internationale que nous sommes une organisation indépendante. S’agissant du dernier congrès, certains opportunistes ont voulu pêcher en eau trouble. On nous a accusé d’avoir reçu une délégation du polisario, et l’appui de l’autodétermination. Ce qui est archi-faux. Notre attitude n’a pas changé. Le pire, c’est que certains journalistes n’ont même pas pris le soin de lire le communiqué final.
Il est certain que d’autres voient en nous une association qui s’adonne à la politique. Ce qui est tout à fait normal. En l’absence des positions claires prises par les autres acteurs envers la politique de l’Etat en matière des droits humains, toute action entreprise par nous est vue d’un mauvais œil.
Avez-vous des propositions concrètes pour donner une nouvelle dynamique à la défense des droits de l’homme avec les autres acteurs ?
A mon avis, la Constitution actuelle demeure un handicap de taille pour donner un coup de pouce aux droits de l’Homme et instaurer par conséquent l’Etat de droit. Nous appelons à la mise en place d’une Constitution démocratique, où il y aurait une nette séparation entre l’Etat et la religion.
Nous plaidons en outre pour une véritable séparation entre les pouvoirs. Aussi, la justice doit-elle être reconnue constitutionnellement en tant que pouvoir. A cela s’ajoute la problématique de la langue. Nous demandons que l’amazighité soit incluse dans la Constitution en tant que langue officielle… Bref, notre action s’inscrit dans le référentiel international des droits de l’Homme.

mercredi 4 août 2010

France : Le communiqué commun des trente organisations signataires de l'appel à manifester



L'Humanité,4/8/2010
Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite.
Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.
En quelques jours, les plus hautes autorités de l’Etat sont passées de l’exploitation des préjugés contre les Gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945. Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers.
Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.
Parce que le seuil ainsi franchi nous inquiète pour l’avenir de tous, nous, organisations associatives, syndicales et politiques diverses mais qui avons en commun l’attachement aux principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale, rappelons avec force que l’article 1er de la Constitution « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile.
Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.
Nous appelons donc l’ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de « guerre » qui menacent le vivre ensemble. A cet effet, nous proposerons dans les prochains jours à la signature en ligne un « Appel citoyen » refusant toute politique de la peur ou de la haine. Et nous appelons à un grand rassemblement citoyen à l’occasion du 140e anniversaire de la République, le samedi 4 septembre Place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité qui sont et qui resteront notre bien commun.

Signataires : AC ! Agir ensemble contre le chômage, Les Alternatifs, Les amoureux au banc public, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association nationale des Gens du voyage catholiques (ANGVC), Association républicaine des anciens combattants (ARAC), ATTAC, Autremonde, Cedetim, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), La Confédération Paysanne, La Cimade, Le Cran, Droit au logement (DAL), Emmaüs France, Europe Ecologie, Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (FASTI), Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS), Fédération SUD Education, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), FNASAT-Gens du voyage, Fondation Copernic, France Terre d’Asile, Gauche unitaire, Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), Les Jeunes Verts, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Marches européennes, Médecins du Monde, Le Mouvement de la Paix, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Parti communiste français (PCF), le Parti de Gauche, le Parti socialiste (PS), Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RAIDH), Réseau Education Sans Frontière (RESF), SNESUP-FSU, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Union syndicale Solidaires, Les Verts.

Maroc : SMESI, Gourvenec : détresse du monde ouvrier...

SMESI
Par Ali Fkir, coordinateur duComité de solidarité avec les ouvriers de SMESI (CSOS), Mohammédia, 4/8/2010

Le mardi 3 août 2010 restera une journée exceptionnelle dans l'histoire du mouvement ouvrier à Khouribga, capitale minière du Maroc: de diverses forces de "l'ordre" ont interdit aux prolétaires, aux familles des 15 détenus l'accès au tribunal, les avocats des victimes se sont retirés pour protester contre le climat de terreur créé autour du tribunal par ces forces et avec la complicité de la cour d'appel...
La cours d'appel a confirmé les condamnations des 15 innocents à 4 mois de prison ferme et à 500 dh d'amende.
Rappelons que les 13 prolétaires et deux solidaires ont été injustement mis en prison, suite à un sit in de protestation contre le licenciement abusif de 850 mineurs par l'OCP en 2009 .
Le CSOS:
- Condamne le licenciement abusif de ces cenatines de prolétaires
- Condamne la répression dont sont victimes les ouvriers, leurs familles et tous les sympathisants
- Condamne l'arrestation injustifiée de 13 ouvriers et de deux sympathisants
- Dénonces les conditions moyenâgeuses où s'est déroulé le procès
- Dénonce la complicité de divers organes de l'Etat
Le CSOS exige:
- La libération immédiate des 15 prisonniers
- La réintégration des mineurs licenciés
- Leur titularisation au sein de l'OCP
- Le respect de leur choix syndical
LA SOLIDARITE AVEC LES VICTIMES DE L'ARBITRAIRE NOUS INTERPELLE

GOURVENEC
Par Ali Fkir, coordinateur du Comité de solidarité avec les ouvriers et les ouvrières victimes des violations dans le grand Casablanca, 4/8/2010
Le Comité de solidarité avec les ouvriers et les ouvrières victimes des violations dans le grand casablanca, a tenu le mardi 3 août 2010 sa deuxième réunion.
- Le coordinateur a rappelé les objectifs du Comité:
1 - Faire connaître les dossiers des victimes des violations
2 - Dénoncer les violations
3 - Déterminer les moyens adéquats pour exprimer la solidarité agissante avec les victimes
- Le coordinateur a présenté un rapport sur les initiatives prises pour faire connaître le dossier de ces victimes de l'arbitraire
- Les délégués des ouvriers ont présenté un rapport sur les démarches effectuées et à entreprendre
- Débat sur le sujet
La prochaine réunion aura lieu le mardi 10 août au local de l'AMDH, section de Mohammedia à partir de 20h.
Le comité de solidarité dénonce le verdict du tribunal de commerce de Casablanca qui a "donné raison" aux spéculateurs et a complètement lésé les prolétaires qui ont trimé pendant des années pour se retrouver aujourd'hui dans la rue comme des vauriens. Dans la rue sans droit aucun.
LA SOLIDARITE AGISSANTE NOUS INTERPELLE

Tunisie. Sois journaliste et tais-toi

Par Clémentine Hillairet, Telquel, juillet 2010
Seul journaliste à avoir couvert les émeutes populaires de la région de Gasfa, le journaliste a été accusé par les autorités de faire partie d’un “groupe criminel”.Un reportage sur des émeutes populaires a conduit
le journaliste Fahem Boukadous en prison. Un cas malheureusement pas isolé dans un pays où les médias publics et privés sont contrôlés par l’Etat.
“Il va en prison comme il s’en va-t-en guerre”, écrit Taoufik Ben Brik à propos de Fahem Boukadous. Sans se connaître réellement, ces deux-là ont énormément en commun. Ils ont tous deux été arrêtés par les autorités tunisiennes et emprisonnés. Leur unique tort : celui d’êtrejournalistes.
Le premier, Taoufik Ben Brik, est sorti de ses geôles en avril, après avoir purgé une peine de six mois de prison pour “coups et blessures volontaires, dégradation des biens d'autrui et atteinte aux bonnes mœurs”. A l’origine de cet embastillement, la plainte d'une femme qui l'accusait d'avoir embouti sa voiture puis de l'avoir frappée et insultée. Une affaire aux allures de machination destinée à intimider le journaliste, qui avait eu le malheur de publier dans les médias français des écrits satiriques visant le président tunisien. Quant à Fahem Boukadous, il a été arrêté le 8 juillet dernier et condamné à quatre ans de prison pour avoir “diffusé des informations et constitué une entente criminelle susceptibles de porter atteinte aux personnes et aux biens”. Selon son avocate Radia Nasraoui, le verdict a été rendu illégalement, le 6 juillet dernier. Un jugement unilatéral et expéditif, sans accusé, ni plaidoirie. Pendant ce temps en effet, Fahem Boukadous était hospitalisé à Sousse suite à de graves crises d’asthme. “Mon transfert en prison signifie ma mort”, a déclaré le journaliste qui souffre d’insuffisance respiratoire depuis une vingtaine d’années et dont la santé risque de se dégrader s’il ne reçoit pas de soins.
On ne badine pas avec le pouvoir
L’histoire remonte à 2008. A l’époque, Fahem Boukadous, journaliste indépendant pour la chaîne satellitaire Al-Hiwar Ettounsi, filme les manifestations populaires dans la région de Gasfa, une région fortement marquée par le chômage. La Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) vient de publier les résultats d’un concours d’embauche. La population, jugeant ces résultats frauduleux, se soulève contre l’absence de travail et la corruption. Bref, contre l’Etat tunisien. La répression est sanglante, trois jeunes manifestants sont tués. Fahem Boukadous est le seul journaliste à couvrir les événements. Ses reportages sont diffusés à l’étranger et sur les sites de partage Youtube et Dailymotion, censurés en Tunisie.
Pour les autorités tunisiennes, Fahem Boukadous ne serait pas un journaliste mais ferait partie d’ “un groupe criminel ayant endommagé des bâtiments publics et privés” et causé des “blessures sérieuses à des officiers”. A la fin de l’année, “le procès des 38” manifestants accusés est ouvert. Parmi eux, 33 sont condamnés pour “entente criminelle en vue de commettre des attentats contre les personnes et les biens, et rébellion armée commise par plus de dix personnes”. Boukadous est quant à lui condamné en première instance à six ans de prison. Après de nombreux appels et reports de procès, il a donc récemment écopé de quatre ans fermes.
Jugements en série
Le cas de Fahem Boukadous n’est malheureusement pas isolé. Le 4 août prochain, ce sera au tour du journaliste Mouldi Zouabi, reporter à Radio Kalima, d’être jugé. Alors qu’il avait porté plainte contre un proche des services de police pour agression, c’est finalement lui qu’on accuse de “violences aggravées et injures publiques”. Récemment, une journaliste tunisienne a également été agressée dans la ville française de Nantes par des policiers tunisiens en civil, le 1er juillet dernier. A son retour en Tunisie, elle a subi une “fouille corporelle humiliante”. Enfin, le journaliste Zouhair Makhlouf a été condamné le 1er
décembre 2009 à trois mois de prison et 6200 dinars (32 000 dirhams) de dommage et intérêts pour “avoir nui à un tiers au moyen d’un réseau public de télécommunication”. Une sanction forte pour avoir réalisé un reportage sur les conditions de travail dans la zone industrielle de Nabeul.
Les ONG, quant à elles, s’insurgent contre ce régime liberticide, à l’instar d’Amnesty International qui vient de publier un rapport au vitriol. Intitulé Des voix indépendantes réduites au silence, il dénonce la dangerosité du pays pour les défenseurs des droits de l'Homme.

mardi 3 août 2010

Communiqué de FMVJ, AMDH et OMDH sur les prisonniers politiques sahraouis

 3/8/ 2010

Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ), l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH) ont suivi de près la situation des détenus politiques «Groupe Tamek» depuis leur arrestation en octobre 2009. Tout en notant avec satisfaction la mise en liberté provisoire de certains membres du groupe, elles se disent étonnées de la poursuite de la détention de MM. Ali Salem Tamek, Mohammed Naciri et Brahim Dahhane sans aucun procès ni même leur audition par le juge d’instruction depuis décembre 2009.
Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice, l’Association marocaine des droits humains et l’Organisation marocaine des droits humains considèrent que cette situation est inacceptable et appellent à la mise en liberté des détenus ou la tenue de leur procès dans les plus brefs délais, tout en leur garantissant les conditions d’un procès équitable.
Les signataires :
Forum marocain pour la Vérité et la Justice
Association marocaine des droits humains
Organisation marocaine des droits humains

HRW demande au Maroc de libérer les trois militants sahraouis des droits de l'homme


NEW YORK, 3 août 2010 (SPS)- Les autorités marocaines ont été interpellées par Human Rights Watch (HRW) pour libérer trois militants sahraouis des droits de l’homme ou leur assurer un procès "équitable" et "transparent".
Selon un rapport publie ce lundi, l'organisation non-gouvernementale (ONG) de défense des droits de l'homme affirme qu'"aucun élément prouvant la culpabilité des accusés n'a été découvert", rappelant que ces trois militants ont été arrêtés en 2009 et accusés alors d'atteinte à la sécurité extérieure. Selon HRW l'enquête sur ces trois militants a été confiée à ses débuts au tribunal militaire de Rabat et l'ONG exige que le procès ait lieu devant un tribunal civil. En ce sens, l'organisation révèle que le dossier d'accusation est composé de comptes rendus de la télévision et d'articles de la presse écrite. Les trois militants avaient été arrêtés avec trois autres accusés à Casablanca à leur retour des camps des réfugiés sahraouis. Trois des six accusés ont bénéficié d'une liberté provisoire. Les six militants avaient commencé une grève de la faim le mois de mars dernier avant de l'arrêter pour réclamer des autorités judiciaires marocaines qu'elles fixent le "plus rapidement" la date de leur procès ou qu'elles les libèrent", rappelle-t-on. ( SPS)

Ne touchez pas à l'Article 1er de notre Constitution

 PÉTITION

L'Article 1er dit: La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

Madame et Messieurs les membres du Conseil Constitutionnel,
C'est avec le plus grand respect que nous nous permettons de vous adresser cette pétition au nom de centaines de citoyens
Lors de sa visite à Grenoble le 30 juillet 2010, Monsieur le Président de la République a tenu des propos alarmistes sur la sécurité en faisant des étrangers en situation irrégulières des boucs- émissaires, comme si tous les délinquants étaient obligatoirement issus de l'immigration.
Monsieur le Ministre de l'Intérieur va jusqu'à vouloir faire appliquer une loi pour déchoir une personne de sa nationalité ( loi qui existe déjà pour donner un statut d'apatride) .
C'est peut-être pour ne pas avoir à justifier son échec en matière de sécurité que le gouvernement veut augmenter la répression.
Nous sommes également choqués par le fait que Monsieur le Président de la République estime que d'attenter à la vie d'un représentant de l'État est plus grave que d'attenter à la vie d'un simple citoyen, nous nous sentons humiliés.
Depuis plusieurs mois nous ne nous sentons plus en République,il n'y a que de la répression et nous avons le sentiment d'aller vers une dictature.
Voilà pourquoi nous nous adressons à vous qui êtes les seuls garants de notre République dont nous voulons être fiers et que nous défendrons par tous les moyens.
Nous vous prions de croire Madame et Messieurs, en l'expression de nos salutations distinguées.
Signer la pétition / voir la liste des signataires : http://7867.lapetition.be

Cyberaction contre le gouvernement du Botswana qui assoiffe une tribu pour la chasser de ses terres, au profit du tourisme de luxe...

Cyberaction N° 368, pour participer 1 simple CLIC ICI suffit
Par Alain Uguen, pour l’Association Cyber @cteurs, 3/8/2010 .
Au cours de deux vagues d’expulsions en 1997 et 2002, le gouvernement du Botswana a chassé tous les Bushmen de leur territoire ancestral et les a parqués dans de lointains camps de relocalisation. Pour les empêcher de retourner dans leur réserve, le gouvernement a condamné le puits qui représentait la principale source d’eau des Bushmen.
Ce puits se trouve à l’intérieur de la Réserve, dans la communauté bushman de Mothomelo. Avant les expulsions, un camion-citerne envoyé par le gouvernement faisait une fois par mois la navette entre le puits et l’ensemble des communautés bushmen de la réserve. Bien que les Bushmen soient réputés pour leurs techniques de stockage de l’eau de pluie, ce puits était essentiel à leur survie pendant la saison sèche.
Le 21 juillet 2010, la Haute Cour botswanaise délibérait sur le sort de la tribu indigène des Bushmen du Kalahari, suite à une audience tenue le 9 juin dernier. Sonnant comme un couperet, le verdict du juge a finalement interdit l'accès des Bushmen au puits d'eau situé sur leur territoire, dans la réserve du Kalahari central, considéré comme l'une des régions les plus arides du monde. Plus grave encore, leur est également proscrit tout forage d'un nouveau puits. La justice semble donc avoir pris parti pour le gouvernement botswanais, lequel n'avait pas hésité à sceller le puits des Bushmen en 2002, les expulsant de leur territoire par la même occasion.
En 2006, la Haute Cour avait pourtant décrété que l'expulsion des Bushmen par les autorités était « illégale et anticonstitutionnelle », autorisant ainsi des centaines de Bushmen à revenir sur leurs terres, avec le libre droit de pratiquer cueillette et chasse au sein de la réserve. Malgré ce verdict, le gouvernement s'obstina à interdire aux Bushmen le rétablissement de leur puits, les contraignant à parcourir une distance de 480 km aller-retour pour s'approvisionner en eau, à l'extérieur de la réserve. Illustrant l'acharnement du gouvernement, des gardes forestiers interdirent à des Bushmen d'apporter de l'eau à leurs familles dans la réserve du Kalahari central, prétextant qu'ils n'étaient désormais plus autorisés à utiliser des ânes pour transporter l'eau. Dans la mesure où les Bushmen ne disposent pas de véhicules motorisés, cela équivaut purement et simplement à leur ôter tout moyen de transport. Victime de cette pénurie d'eau, Xoroxloo Duxee, un Bushman, mourut de déshydratation en 2005.
Or, comble de l'ignominie, pendant ce temps, l'entreprise Wilderness Safaris ouvrait un lodge de luxe, avec bar et piscine sur le territoire bushman. Parallèlement, avec l'appui financier de la fondation Tiffany & Co, le gouvernement fit forer de nouveaux puits au sein de la réserve.
Contredisant l'avancée réalisée en 2006, cette nouvelle décision de la Haute Cour laisse transparaître les intérêts du gouvernement botswanais, ainsi que son souhait réaffirmé de chasser les Bushmen, sans pour autant s'attirer les foudres de la communauté et du droit internationaux. Partageant l'indignation générale, Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : « Depuis ces dix dernières années, le Botswana est devenu l'un des endroits du monde les plus hostiles envers les peuples indigènes. Si les Bushmen ne peuvent avoir accès à l'eau sur leurs propres terres alors que les touristes, la faune sauvage et les mines de diamants peuvent s'approvisionner librement, alors il faut demander aux étrangers s'ils veulent réellement soutenir ce régime en se rendant dans ce pays et chez les bijoutiers ». Le gouvernement serait effectivement sur le point d'attribuer une licence d'exploitation diamantifère sur le territoire bushman, laquelle nécessitera le forage de nouveaux puits.
Une telle pratique inacceptable surtout au moment où, après plus de quinze ans de débats, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution par laquelle elle fait de l'accès à l'eau potable l'un des droits de l'Etre Humain.
http://www.maxisciences.com/eau-potable/acces-a-l-039-eau-potable-un-droit-humain-reconnu-par-l-039-onu_art8573.html
Cette cyber @ction est signable en ligne

lundi 2 août 2010

Les enfants du Sahara occidental quittent Rezé, Pays de Loire

Par Flavie Gauthier, Ouest France, 27/07/2010

 Les enfants sahraouis venus à Rezé posent avec leurs accompagnateurs derrière le drapeau de la République arabe sahraouie démocratique.
Une soirée était organisée vendredi, pour le départ des enfants sahraouis accueillis chaque année à Rezé.Ils sont restés trois semaines dans des familles bénévoles.
C'est devenu une tradition à Rezé. L'association Enfants réfugiés du monde et la Ville accueillaient cet été pour la 28 e fois des jeunes sahraouis. Manni, Mahmud, Saguier, Brahim, Mahfud, Faisal et la seule fille Fatma, ont passé trois semaines dans des familles d'accueil. Leur première visite en France. « L'occasion pour ces adolescents de sortir de leur camp de réfugiés et de voir autre chose. Ça les change des difficultés quotidiennes rencontrées là-bas », explique Philippe Puiroux, conseiller municipal aux loisirs des enfants.
Leur accompagnatrice, Nina, est une sage-femme qui travaille dans les camps sahraouis en Algérie. « C'est une première pour moi aussi. J'ai été choisi pour accompagner les enfants car je parle la langue française. » Très enthousiasmée par le séjour, elle détaille le programme : « Nous avons campé pendant dix jours en Bretagne, à Saint-Vincent-sur-Oust. Nous sommes aussi allés à la plage. Et nous avons assisté à un concert à Pornichet. »
Trois semaines bien remplies
Entre-temps, ils se retrouvent avec les autres jeunes rezéens sur les diverses activités organisées par l'Arpej au pôle jeunesse des Trois-Moulins. Des nouveaux amis pour les adolescents. Comme ce groupe de filles qui participent à leur soirée de départ organisée vendredi. « On s'est rencontrés pendant les activités de la semaine », commentent Louise et ses copines.
Les sept familles d'accueil semblaient toutes aussi réjouies. « Tout s'est vraiment bien passé, » explique Michel qui recevait Faisal, 15 ans, le plus vieux de la petite troupe. « Faisal a quelques notions de français, c'était donc plus simple pour communiquer. » Pourtant, l'arrivée de Faisal dans la famille n'était pas prévue. Ils ont été contactés un jour avant. « L'association manquait de familles cette année, c'est la première fois que nous hébergeons un jeune sahraoui. »
Le voyage en Loire-Atlantique n'est pas fini. Nina et toute l'équipe sont repartis le samedi pour Saint-Nazaire.

dimanche 1 août 2010

Sahara Occidental : Du pain sur la planche pour l'Envoyé Spécial de l'ONU, Christopher Ross

Le Maroc «attise le feu de la guerre»
Par Yazid Alilat, 1/8/2010
Le Front Polisario a, une nouvelle fois hier samedi, appelé les Nations unies à faire respecter la légalité internationale et les résolutions de son Conseil de sécurité dans le dossier de décolonisation au Sahara Occidental.
Les autorités sahraouies, réagissant au discours du roi Mohammed VI, qui a confirmé la volonté du Maroc d'occuper indéfiniment ce territoire, de spolier de sa liberté le peuple sahraoui et d'ignorer les résolutions pertinentes des Nations unies, estiment que le Maroc n'a «aucune volonté sincère de coopérer de manière constructive en faveur d'une paix durable et définitive conformément à la légalité internationale».
Dans un communiqué du ministère sahraoui de l'Information, les autorités de la RASD relèvent que «le discours (du roi du Maroc) consacre la politique expansionniste marocaine adoptée depuis plus de 35 ans». Un discours, prononcé à l'occasion du 11e anniversaire de l'accession de Mohammed VI au trône alaouite, qui est de nature, ajoute la même source, à «attiser le feu de la guerre et des tensions dans la région». Bien plus, les autorités sahraouies déplorent, une fois de plus, «la poursuite de l'intransigeance, du non-respect des résolutions des Nations unies et de la violation de la légalité internationale et des droits de l'Homme» par la puissance occupante, le Maroc.
Le monarque marocain avait, dans son discours vendredi, réaffirmé que le Maroc est toujours décidé à s'approprier le territoire du Sahara Occidental. «En tout état de cause, le Maroc continuera à défendre sa souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale, avec la détermination de ne pas renoncer au moindre pouce de son Sahara», a martelé le souverain marocain, qui a une nouvelle fois mis en avant la proposition d'une large autonomie dans ce territoire qu'il a présenté aux négociations de Manhasset avec le Front Polisario.
En fait, le Maroc et le Front Polisario n'ont pas totalement mis un terme à ces négociations, qui patinent terriblement du fait de l'intransigeance du palais royal à ne prendre en considération dans ces discussions que sa proposition, refusant d'envisager la proposition sahraouie, soutenu par la communauté internationale, pour un large référendum au Sahara Occidental.
Dérapages du roi
Dans son discours de la fête du Trône, le roi du Maroc a même accusé, dans un accès de délire, «l'Algérie (…) de contrarier la logique de l'Histoire, de la géographie, de la légitimité et de la légalité au sujet du Sahara marocain», et de l'appeler à renoncer «à ses manœuvres désespérées visant vainement à torpiller la dynamique enclenchée par (…) l'initiative d'autonomie pour nos provinces du Sud».
Pas question ainsi pour le Maroc, fort du soutien «intéressé» de quelques membres du Conseil de sécurité de l'ONU, d'ouvrir la voie à un règlement négocié, pacifique et démocratique à ce dernier dossier de décolonisation non seulement en Afrique, mais dans le monde.
Le gouvernement sahraoui a, par ailleurs, rappelé dans son communiqué que «les résolutions de la légalité internationale sont claires vis-à-vis de la question du Sahara Occidental, dernière colonie en Afrique, et dont la solution réside dans l'application du principe d'autodétermination et du respect des frontières héritées du colonialisme».
Les autorités sahraouies ont, d'autre part, appelé le gouvernement marocain à assumer «sa responsabilité quant aux conséquences de cette attitude» de refuser le droit au peuple du Sahara Occidental d'exprimer librement ses choix pour son avenir politique, malgré toutes les résolutions de l'ONU sur ce sujet depuis le cessez-le-feu en 1991. Bien plus, le discours du monarque marocain sur la persistance de l'occupation de ce territoire par le Maroc a, une fois encore, obligé les autorités sahraouies à appeler l'ONU pour qu'elle «accélère sa mission de décolonisation au Sahara Occidental», et de permettre au peuple sahraoui «d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance».
Du pain sur la planche pour M. Ross
Le même communiqué du gouvernement sahraoui demande également aux Nations unies «de faire pression sur le gouvernement marocain pour l'amener à respecter la légalité internationale et cesser ses violations des droits de l'Homme au Sahara Occidental». La réaction des autorités de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) est, par rapport au discours étonnant d'agressivité du monarque marocain, claire et logique : elle en appelle, une fois encore, à l'arbitrage et à l'autorité morale des Nations unies pour faire cesser le cauchemar de l'occupation injuste et contraire aux droits humains du Sahara Occidental, et de mettre en œuvre rapidement les conditions d'organisation d'un véritable référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui. Personne n'est gagnant dans la persistance de ce conflit, encore plus le Maroc qui reste, au regard de la légalité internationale, l'agresseur et l'occupant, que les textes de l'ONU qualifient comme puissance coloniale.
Pour autant, le discours de Mohammed VI jette enfin un sérieux doute sur la volonté du Maroc de coopérer réellement avec l'envoyé personnel du SG de l'ONU pour le Sahara Occidental, du moment que Rabat ferme définitivement toutes les issues aux négociations de Manhasset, officiellement encore en cours, en ne cautionnant que sa proposition d'une large autonomie dans ce territoire. L'avenir de ces discussions est mal engagé, et M.Christopher Ross aura bien du mal à travailler avec le palais royal sur cette question.

L'injustice d'une "justice", celle du Maroc

Par Ali Fkir, coordinateur de comité de solidarité avec  les ouvriers et les ouvriers victimes des violations dans le grand Casablanca (Maroc), Mohammedia 1/8/2010
Le conflit qui opposait les ouvriers au patron de la société GOURVENEV a duré des années. C’est une véritable descente aux enfers pour les prolétaires : le patron fait « fructifier » paisiblement ses capitaux aussi bien au Maroc qu’au Moyen Orient, près de 450 prolétaires (et donc des milliers de personnes) vivent une situation cauchemardesque : famine, expulsions de logement (pour non paiement de loyer), divorces, maladies (paralysie…), perturbation de scolarité…Des centaines de famille sans revenu aucun. Aucun revenu ! 
 Des prolétaires qui ont trimé pendant des dizaines d’années, qui sont à la base de la colossale fortune d’une des « grandes familles » du Maroc, qui ont apporté leur part de valeur ajoutée à la richesse « nationale », se retrouvent aujourd’hui dans la rue comme de simples « bras cassés ». A l’ingratitude du patron s’ajoutent la complicité de l’administration, les tergiversations de la « justice » , les pressions des forces occultes sur les divers intervenants dans ce dossier…
Le 19 janvier 2008 Ali Fkir écrivait :
« …Les ouvriers de la société GOURVENEC (spécialisée dans l’emballage métallique), sise à Mohammedia, sont toujours en sit in devant l’usine réclamant leur dû : arriérés sur salaires (presque 600 millions de centimes), régularisation de la situation avec les organismes sociaux et de retraite (le patron prélevait les cotisations salariales qu’il ne versait pas), régularisation de la situation avec l’AMO…. Les salariés demandent aussi le redémarrage de l’activité dans des conditions légales, surtout que GOURVENEC n’a pas de problèmes de débouchés… »
Le dossier « avançait normalement », les victimes ont obtenu gain de cause auprès du tribunal de 1ère instance de Mohammedia.
Le tribunal de commerce est entré sur la ligne en déclenchant le processus de liquidation de GOURVENEC. Le patron laisse faire. C’est une stratégie diabolique. Le patron veut se reconvertir à la spéculation foncière, surtout que la zone où se situent les bâtiments de GOURVENEC n’est plus considérée industrielle. L’aménagement de la ville de Mohammed fait de cette zone un futur quartier chic d’habitation ( RC+5). Le boulevard Hassan II oblige !
L'étoile de l’araignée :
1 - Création en 2007 de CITY CAP –SARL avec un capital de 15 000 000 dh.
On trouve parmi les associés le prince Moulay Ismaïl
Le 31/12/2008 : Moulay Ismaïl ne figure plus parmi les associés
Au 31/12/2008, seuls 25% (à peu près) du capital est libéré (3 760 000dh sur les 15 000 000dh souscrits).
Au 31/12/2008 : le ratio d’autonomie financière est d’environ 10%. C’est une société pratiquement en faillite, surtout que les 90% du total du passif du bilan est constitué des dettes à court terme.
Pas de stocks à part les encours de production. C’est bizarre !
Les produits sont constitués uniquement de la variation des encours. C’est bizarre !
2 – Création de CAPDUSTRY sarl (février 2010) avec un capital de
100 000dh dont 50% du capital est détenu par CITY CAP. C’est une filiale de CITY CAP
- CITY CAP s’était déjà proposée pour le rachat de GOURVENEC pour la somme de 141 000 000 dh (selon les délégués des salariés, des pressions auraient été exercées sur 40 autres « prétendants » pour qu’ils se retirent de la course)
- L’AG extraordinaire des associés de CAPDUSRY (3 mai 2010) décide, entre autre : « LE RACHAT AUPRES DU TRIBUNAL DE COMMERCE DE CASABLANCA DE L’ACTIF DE LA SOCIETE EN LIQUIDATION « GOURVENEC » LIBRE DE TOUT PASSIF »
- GOURVENEC est cédée à CAPDUSTRY pour 128 000 000dh au lieu de 41 000 000dh
- La valeur estimée de GOURVENEC dépasse de loin les 500 000 000dh
- les 128 000 000 correspondent aux dettes bancaires et aux dettes envers les organismes sociaux. Les 70 000 000dh dus aux ouvriers sont partis en fumée.
Regardons de près la seule évaluation scandaleuse des terrains faite par le syndic désigné par le tribunal de commerce de Casablanca :
1 - Au centre de Mohammedia :
* 4 995 m2 évalués 600 dh le m2 (près de 54 euros). Le prix réel avoisine dans la région 10 000dh le m2
* 16 042m2 évalués 850 dh le m2 (près de 76 euros. Le prix réel avoisine 10 000dh le m2
* 23 460m2 évalués 850dh le m2 (même chose). Le prix réel avoisine 10 000dh le m2
Le prix du m2 dépasse dans le centre de Mohammedia 10 000dh (893 euros)
L « ’expert » a répondu aux délégués qu’il s’agit de terrains industriels. Ces derniers sont allés chercher le plan d’aménagement de Mohammedia : c’est une zone pour immeubles : RC+3, le nouveau plan prévoit même RC+5.
2 - Périphérie de Mohammedia, sur la côte (entre Mohammedia et Casablanca) :359 726 m2 (presque 36 ha ) évalués 120dh le m2 ( ???!!!), près de 11 euros. ! C’est scandaleux !
3 - Safi, sur le littoral : 6 040m2 évalués 200dh le m2 (près de 18 euros). C’est aberrant !
Conclusions :
1 – CITY CAP en naufrage désespéré (Ratio d’autonomie financière avoisine 10%). Elle est sans aucune activité industrielle. Elle est née avec la mort clinique de GOURVENEC
2 – CITY CAP mourante, enfante CAPDUSTRY en février 2010. CAPDUSTRY est doté d’un capital de 100 000dh ( près de 9 000 euros). Montant Insignifiant !
3 – CAPDUSTRY (au capital insignifiant de 100 000dh) rachète GOURVENEC pour 128 000 000dh ( ???!!!). Cette somme, énorme pour CAPDUSTRY est très, très faible par rapport à la valeur réelle de GOURVENEC .
4 – Le tribunal de commerce de Casablanca vient de faire un cadeau historique à un lobby.
5 – Le nom du prince Moulay Ismaïl circule dans les couloirs du tribunal, moyen de terroriser les ouvriers. Rappelons que le nom de Moulay Ismaïl ne figure plus parmi ceux des associés des 2 sociétés depuis 2008.
6 – En évaluant seulement les terrains à un prix très modeste (par rapport au prix moyen ), et sans compter les milliards de dh que valent les éléments de l'actif de GOURVENEC ( machines acquises à 70 000 000dh, moyens roulants, matériel informatique, mobilier, matériel de bureau, des milliers de tonnes de fer des charpentes, les constructions…), on obtient :
4 995*4 000 + 16 042*4 000 + 23 460*4 000 + 359 726*350 + 6 040 * 700=
308 120 100dh (valeur minimale des seuls terrains). TOUTE LA SOCIETE GOURVENEC A ETE OFFERTE A CAPDUSTRY (au capital de  100 000dh et sans expérience industrielle aucune) POUR UNE SOMME DE 128 000 000dh
C’est clair et net : des centaines d’ouvriers, des milliers de personnes sont victimes d’une machination inqualifiable dont les auteurs ne sont autres que le patron de GOURVENEC, un lobby puissant qui tirent les ficelles de Rabat, un appareil judiciaire défectueux, un ministère de la justice qui laisse faire malgré les écrits qui lui ont été adressés par les délégués des ouvriers de GOURVENC. Les lettres des victimes restent sans réponse aucune !
Les défenseurs des causes justes, les amis des opprimés en général et des travailleurs en particulier doivent réagir.
LA SOLIDARITE AGISSANTE NOUS INTERPELLE