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samedi 11 septembre 2010

Stand de l'Amdh à la fête de l'Huma 2010

  Le rayonnement de l'AMDH dépasse les frontières nationales.
Son stand à Paris (fête de l'HUMANITE) va certainement attirer des foules.
Sur la photo une partie de la cellule de la gestion du stand.
On peut signaler quelques présences (je ne connais pas les noms des non cité-es):
De G à D:
- Saddik Kabbouri (le moustachu, en 2ème position, vice président de la section de Bouarfa ), l'un des symboles des mouvements contestataires au Maroc
- Malika sympathisante de l'AMDH (FRANCE)
- Youssef Raissouni (en 5eme position, président de la section AMDH de Rabat)
- Naïma Lahrach (membre du bureau de la section de Mohammedia)
- Khadija Riyadi (11ème position), la fierté de la Femme marocaine. La présidente de l'AMDH
- Derrière Khadija, on voit Rabiâ Bouzidi, la cheville ouvrière du siège de Rabat (militante de la section de Kénitra)
- Taïb Madmad ( le barbu, du bureau central de l'AMDH. Salé)
- Lhoucine (A côté de Rabiâ, en chemise rouge, de la section de Temara)
.......
En haut à droite (derrière Madmad) la photo de Abdellatif Zeroual décédé sous la torture en 1974. Sa famille, ses camarades, les défenseurs des droits humains, les défenseurs des causes justes, sont toujours à la recherche de la Vérité (noms des commanditaires, services impliqués, dépouille du martyr) et de la Justice...
En haut à gauche, la photo du bourreau de Derb Moulay Cherf ,El Yousfi Kaddour, responsable direct de plusieurs assassinats; Il a supervisé des milliers de cas de torture.
Ali Fkir (11/09/2010)
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Maroc_AMDH@YahooGroupes.fr
<*> Pour envoyez un message aux modérateurs de la liste envoyez le à:
Maroc_AMDH-owner@yahoogroupes.fr

vendredi 10 septembre 2010

Enseignement France : La dure rentrée des fonctionnaires-stagiaires


Luc Chatel ne « lâche » pas les enseignants-stagiaires : dans sa grande largesse, il leur laisse leurs nuits pour préparer leurs cours…
par L'Union des Familles Laïques, 10/9/2010
La réforme de la masterisation des concours, que l’Ufal n’a cessé de dénoncer, est appliquée cette année. L’une des conséquences de cette réforme est la suppression de l’année de stage. Les fonctionnaires-stagiaires affectés dans le second degré ont donc écopé dès la rentrée d’un service à temps plein. A l’instar de leurs collègues chevronnés, les stagiaires certifiés doivent ainsi assurer 18h de cours par semaine, et les stagiaires agrégés, 15h.
S’ajoutent à ces heures de cours des journées consacrées à la formation pédagogique, dont la répartition dépend du pilotage local, c’est-à-dire des dispositifs mis en place par les recteurs au niveau académique. Cette formation pédagogique, réduite à sa portion congrue, ne s’inscrit plus, en effet, dans un cadre national : certains recteurs ont opté par le « filage » (ces journées sont réparties sur toute l’année scolaire), d’autres pour le regroupement, ce qui oblige à recourir à des étudiants pour remplacer les stagiaires. Cette organisation du travail des stagiaires est en elle-même inique : quel temps leur reste-t-il pour préparer leurs cours, pour corriger les copies, pour observer leur tuteur faire la classe et échanger avec lui ? Tel est l’étrange paradoxe de cette contre-réforme : un jeune professeur a encore moins de temps qu’un professeur expérimenté pour faire face aux multiples tâches inhérentes au métier… Il y a là déjà de quoi dégoûter les meilleures volontés.
Mais il y a pire. Dans une circulaire adressée aux recteurs le 25 février 2010, le Ministre de l’éducation nationale précisait que le service des fonctionnaires-stagiaires ne pouvait excéder ce volume horaire. En d’autres termes, il n’était pas question qu’ils fassent des heures supplémentaires. Comment les choses se passent-elles sur le terrain ? De nombreux stagiaires ont découvert avec stupéfaction le jour de la pré-rentrée que leur service allait bien au-delà d’un temps plein. Certains se sont retrouvés avec des services allant jusqu’à 20h de cours par semaine. Dans certains établissements, l’administration a même usé de méthodes d’intimidation pour que ces jeunes professeurs acceptent leur service sans broncher, alors que le droit était pourtant de leur côté. Les chefs d’établissement peuvent en effet miser sur la docilité de stagiaires dont la titularisation dépend pour une grande part de leur avis. Certains d’entre eux ont, du reste, annoncé d’emblée la couleur en conseillant aux stagiaires de s’abstenir de faire grève cette année.
Les propos de Luc Chatel qui a récemment prétendu « ne pas lâcher les stagiaires » apparaissent, à la lumière de cette rentrée chaotique, presque comiques. Car nous avons désormais sous les yeux la vérité cyniquement comptable de cette contre-réforme, que la communication du ministre ne parvient plus à masquer : la masterisation des concours ne sert en définitive qu’à faire des économies de postes en se servant des stagiaires comme bouche-trous. 

Maroc : Chakib Khiyari passera encore l'Aid El Fitr en prison

Diaspora sahraui, 9/9/2010
Chakib El- Khayari, le porte-drapeau de la lutte contre le trafic de drogue dans le nord du Maroc passera l'Aid El Fitr encore en prison. Emprisonné le 1er mars 2009, trois jours avant une conférence au parlement européen sur les politiques européennes à l’égard du cannabis, dans laquelle il devait participer en tant que président de l'Association Du Rif pour les droits de l'homme (ARDH), une association qui ratisse large : de la cause amazighe aux conditions de vie des enfants des rues, en passant par l’observation des élections... et la dénonciation du trafic de drogue qui sévit dans le Nord. 
"Car il ne peut pas y avoir de développement ni de démocratie tant que la mafia de la drogue sévit dans la région”, explique Mohamed Hammouchi, vice-président de l’ARDH. Khiyari était aussi invité par ENCOD à prendre part à une délégation au Sommet de l’ONU sur les Drogues à Vienne du 11 au 13 Mars. C'est dire qu'on a coupé l'herbe sous ses pieds parce qu'il n'a pas hésité à dénoncer le laxisme des autorités face au trafic de drogue dans les médias nationaux et étrangers, ce qui lui a valu beaucoup d’ennemis.
canabis
L'implication du Makhzen dans le trafic de stupéfiants au Maroc est la raison qui se trouve derrière l'expulsion du consul et de l'Officier de Renseignement du CNI espagnol du Nador. Les agents espagnols menait leur enquête sur ce fléau dont l'Espagne, à cause de sa proximité, est la première victime.
Pour le palais royal, l'affaire des champs de cannabis de la région du Rif, comme le Sahara Occidental, fait partie des "sacralités" de la couronne. Le hachisch, selon le journal espagnol El Imparcial rapporte plus de devises que les recettes des ressortissants marocains à l'étranger. Alors, on y touche pas.

Le zoo d'Aïn Seba à Casablanca : une grande décharge où l'on déverse la souffrance des animaux…

Par  eladaouisoukaina@hotmail.fr, et jihanesarah.taha@gmail.fr, un groupe d'amis des animaux au maroc, septembre 2010
A l'attention du gouvernement du Maroc
Nous avons décidé de créer cette pétition en but de faire une demande de rénovation du zoo de Ain Sebaa de Casablanca, ce dernier est devenu un endroit inhabitable pour les animaux qui souffrent de la saleté et du manque d'entretien ainsi que la violence envers ces derniers. Il est considéré aussi comme un endroit de danger pour la santé des visiteurs et de la région de Ain sebaa.
Créé en 1928, le zoo de Ain Sebaa est considéré comme faisant partie du patrimoine historique de la ville, ainsi que le seul endroit de divertissement connu pour les habitants.
Il faut changer ca ! 2010 est l'année de protection de l'environnement au Maroc !
Extrait des articles
Le matin : ‘’Les Casablancais se plaignent, que ,à défaut d'entretien, le zoo d'AIN SBAA est devenu presque un simulacre qui respire tellement la monotonie et l'abandon. Ce parc a vraiment perdu son lustre d'antan, les conditions de vie sont en dégradation constante’’
‘’Ces petites créatures sont fortement névrosées, blessées, non soignées, ils pataugent sans cesse en rond, et dépérissent dans des cages totalement inadaptées.’’
‘’L'insoutenable pourrissement d'un parc
Quel spectacle désolant que de voir le zoo devenu une grande décharge où l'on déverse la souffrance des animaux.’’
Infos du Maroc :
"Le parc zoologique d’Aïn Sebaâ est dans un état de délabrement indescriptible. Les animaux ne respirent pas la joie de vivre et sont utilisés comme de simples objets exhibés. Il s'agit véritablement d'une grande décharge où l'on déverse la souffrance des animaux…
A défaut d’entretien, ce parc a vraiment perdu son lustre d’antan. Les conditions de vie y sont extrêmes et en dégradation constante.
Avant même d’y accéder, l’apparence extérieure livre un avant-goût sur ce qui attend le visiteur.
Une fois à l’intérieur, le regard est frappé par l’état des lieux. D’horribles sachets noirs, des amas disgracieux et malodorants ainsi que des cages lugubres et mal entretenues, vous accueillent à bras ouvert.
Devant chaque cage, totalement rongée par la rouille, à la peinture complètement écaillée, il y a des bacs remplis d’eau de pluie gênant la vue.
«Mais c’est ahurissant. Toute cette négligence et cette saleté! Nous sommes où? C’est inhumain!» s’indigne un visiteur.
TelQuel : ‘’L'un des lions a été éborgné par une pierre jetée par un enfant(DR).’’
‘’Un lion mal nourri devenu herbivore, des singes intoxiqués par des "sorcières", une hyène lobotomisée, des flamands roses devenues blancs… les zoos du royaume connaissent une multitude d’histoires d’animaux… pas toujours orthodoxes’’
Voici différents articles qui ont tant discuté à propos de ce sujet
Pour faire un lien vers cette pétition, cliquez-ici
 http://www.facebook.com /notes.php?id=27144934703¬es_tab=app_2347471856#!group.php?gid=90783290267&ref=ts
Réagir à cette pétition - Voir la liste des signataires
Date de création : 03/09/2010  Date de clôture : 03/09/2020

Privatisation d’El Hadjar : un marché de dupes ?

Le complexe sidérurgique algérien dix ans après sa reprise par Arcelor Mittal

par Mohamed Rahmani, La Tribune, 3/4-9-2010

En 2001, la reprise du complexe sidérurgique d’El Hadjar par l’indien Ispat s’était faite dans l’enthousiasme, dans le cadre de la politique de privatisation tous azimuts consacrant le désengagement de l’Etat de certains secteurs. Les conditions et le contexte dans lesquels les pouvoirs publics avaient cédé 70% du capital de l’ex-SNS n’étaient pas du tout favorables à la négociation et on peut aujourd’hui affirmer sans conteste que le fleuron de l’industrie sidérurgique maghrébine avait été bradé, ce qui conforte certains dans leur position de défenseurs de la chose publique et qu’on avait qualifiés alors de « socialistes résiduels ».

Aujourd’hui, près de dix ans après la signature du contrat de reprise, la situation du complexe sidérurgique n’est guère reluisante et aucun signe n’augure une amélioration qui pourrait sortir définitivement l’usine de la zone de perturbations qu’elle traverse depuis quelque temps. En effet, un petit aperçu sur le bilan de ce partenariat ou, comme on se plaît à l’appeler, investissement direct étranger (IDE) montre que les engagements pris lors de la reprise n’ont pas du tout été respectés, le groupe ArcelorMittal ne cherchant qu’à faire des bénéfices tout en profitant des avantages fiscaux et parafiscaux accordés par l’Etat algérien ainsi que des prix préférentiels de l’énergie mise à disposition et de certaines facilités auxquels des entreprises nationales n’ont pas accès. Ces faveurs étaient censées maintenir les investissements existants, encourager et en attirer d’autres pour juguler la crise que traversait le pays et créer des milliers de postes d’emploi permanents.

Le « savoir-faire » du repreneur s’est limité au management soutenu par une gestion pas aussi rigoureuse qu’on veut bien le faire croire puisque les scandales qui ont secoué le complexe ne se comptent plus.

Ce qui est sûr, c’est que la productivité et la rentabilité des installations datant de 1969 ont atteint un seuil au-delà duquel on ne peut aller, au vu des moyens mis en œuvre. Ce qui arrange beaucoup l’employeur puisque les salaires octroyés sont bien en deçà de ceux pratiqués dans les autres sites du groupe où la fiche de paie de l’ouvrier étranger est 7 à 8 fois supérieure, soit un même niveau de production à un coût moindre.

En dehors de cet aspect, l’emploi au niveau du complexe a connu une baisse vertigineuse, passant de près de 12 000 travailleurs à exactement 5 400 aujourd’hui. "Tous les travailleurs partis à la retraite depuis 2001 n’ont pas été remplacés", nous déclare le secrétaire général du syndicat d’entreprise ArcelorMittal, Smaïn Kouadria. "Et il y a encore un plan social dans les tiroirs de la DRH qui prévoit le départ de 1 200 autres travailleurs, et si cela venait à se concrétiser - ce qui ne se fera jamais tant que je suis à la tête du syndicat -, l’usine comptera 4 200 travailleurs, ce qui voudra dire qu’on aura réduit le nombre de près de 3/4. Avec cela, on veut maintenir le niveau de production et même l’augmenter, cela relève de l’impossible."

D’un autre côté et toujours sur le plan de l’emploi, les entreprises de sous-traitance algériennes qui gravitaient autour du complexe sidérurgique se sont trouvées concurrencées par d’autres, étrangères celles-là, et qui avaient décroché des contrats mirobolants et très avantageux. Grand Smithy Works, une entreprise indienne de récupération de déchets ferreux, livrait cette matière première qu’elle facturait au prix fort à l’usine, comme si les PME locales ne pouvaient s’acquitter de ce travail qui ne nécessite pas, et sans ironiser, la maîtrise d’une technologie supérieure.

Non seulement cette entreprise avait profité des largesses des décideurs du complexe mais elle en est venue jusqu’à arnaquer le complexe en lui livrant ses propres déchets pris dans le crassier et ce, avec la complicité de gardes, de facturiers et de responsables algériens que les patrons de l’entreprise avaient corrompus.

Le transfert de devises se faisait via les cambistes clandestins de la rue Gambetta à Annaba dans les valises et passait à Londres. Efes, une entreprise turque des transports, est, elle aussi, venue faire fortune à El Hadjar en décrochant un contrat et en contractant des prêts auprès de banques, toutes algériennes, pour l’acquisition de camions de transport. « De sa propre huile, on le fait frire », comme l’illustre bien ce bon vieux proverbe tout aussi algérien.

Lors de la signature du contrat de reprise en 2001, Ispat avait pris l’engagement d’investir sur les dix années qui suivaient 175 millions de dollars qui devaient aller au renouvellement des installations, à l’amélioration des conditions de travail, à la formation et à la sécurité.

Aujourd’hui, soit neuf années plus tard, le groupe ArcelorMittal n’a consenti que près de la moitié de ce montant et ne veut plus entendre parler d’investissements. Pour preuve, jusqu’à aujourd’hui et après neuf mois, la cokerie est toujours à l’arrêt et la décision de sa rénovation ou de son renouvellement n’a pas encore été prise. On va d’expertise en expertise, sans plus, malgré l’engagement du groupe Sider, détenteur de 30% du capital, à contribuer à cette opération.Lors d’une récente déclaration, le directeur des ressources humaines au complexe sidérurgique d’El Hadjar, Daniel Atlan, avait critiqué la productivité au sein de l’usine en déclarant que le complexe ArcelorMittal de Dunkerque (France), avec un nombre d’ouvriers se situant autour de 5 000, produit 7 millions de tonnes alors qu’El Hadjar produit 7 fois moins avec un effectif supérieur. Ce que M. Atlan omet de dire, c’est que le complexe
 de Dunkerque est entièrement automatisé et dispose de moyens et d’une technologie bien supérieure à celle du complexe d’El Hadjar dont les installations sont vétustes.«

"Et si le complexe continue malgré tout à tourner, c’est grâce au savoir-faire des Algériens et à leur travail, ce partenariat ne nous a rien ramené, bien au contraire et je suis d’avis que l’Etat reprenne le complexe à hauteur de 51% », conclut M. Kouadria. »

Le Coiffeur bénévole

par Djamal Benmerad, journaliste et écrivain algérien,  Bruxelles 
Un jour un fleuriste se rendit chez le coiffeur pour se faire couper les cheveux. Après sa coupe, il demanda combien il devait. Le coiffeur répondit :
 - C'est gratuit, je fais du bénévolat cette semaine.
 Le fleuriste s'en alla tout content.
Le lendemain, en ouvrant sa boutique, le coiffeur trouva à sa porte une carte de remerciements et une douzaine de roses.

 Plus tard, c'est le boulanger qui se présenta pour se faire couper les cheveux. Quand il demanda pour payer, le coiffeur lui dit :
- Je ne peux accepter d'argent : cette semaine, je fais du bénévolat.
Heureux, le boulanger s'en alla tout content, et le lendemain, déposa à la porte du coiffeur une douzaines de beignets, avec un mot de remerciements.

 Puis, ce fut le député du département qui se présenta ; et lorsqu'il voulut payer, le coiffeur lui répondit :
- Mais non, cette semaine c'est gratuit : je fais mon bénévolat ! Très heureux de cette aubaine, le député quitta la boutique.
Le lendemain, quand le coiffeur arriva pour ouvrir, une douzaine de membres du parlement attendaient en ligne pour se faire couper les cheveux gratuitement...

Voila la différence fondamentale entre les citoyens de ce pays et les politiciens qui nous gouvernent.

Un nouveau livre sur la France et l'Algérie

Signature - dédicace, à la Fête de l’Humanité,
Le dimanche 12 septembre, à 11h30
Au stand des Éditions Demi-Lune, au VILLAGE DU LIVRE
.
(Face à l’Agora, en plein centre)
La Colonie française en Algérie
    Titre : La Colonie française en Algérie Sous-Titre : 200 ANS D'INAVOUABLE - Rapines et péculats Auteur : Lounis AGGOUN N° ISBN : 978-2-917112-14-4
    Le nouvel ouvrage EXPLOSIF du coauteur de FRANÇALGÉRIE, Crimes et mensonges d'Etats
    Parution le 10 Septembre. (Vous pouvez le commander dès maintenant, en exclusivité sur le site)
€23.00
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L’auteur
Ardent défenseur de la vérité, Lounis AGGOUN est un militant assidu des droits de l’homme. Journaliste indépendant, fin connaisseur des relations entre la France et l’Algérie, il a coécrit, FRANÇALGÉRIE, Crimes et mensonges d'Etats, (La Découverte, 2004), un livre majeur qui révèle les dessous de la « sale guerre ». Le présent ouvrage jette un regard novateur sur quelques-uns des épisodes les plus sombres de l’histoire commune de ces deux pays, de la conquête coloniale jusqu’à aujourd’hui.

RENVERSANT

Une longue et tumultueuse histoire commune unit la France et l’Algérie en des relations fusionnelles. Se basant sur les travaux de nombreux historiens, de journalistes et de témoins, cet ouvrage apporte une grille de lecture radicalement nouvelle en allant jusqu’au bout de la logique. Faisant fi de la langue de bois, l’auteur développe un ensemble de thèses proprement explosives.
En 1962, une nouvelle forme de colonisation a commencé en Algérie, qui conserve les aspects les plus sombres de la précédente. La révolution est à peine née que débute l’élimination des dirigeants de valeur, compétents et intègres. Une petite clique d’officiers s’appuie alors sur une frange des révolutionnaires pour s’emparer graduellement du pouvoir. D’éliminations politiques en assassinats, se concentre au sommet de l’État ce que le pays nourrit de plus néfaste. L’Algérie devient un État terroriste. Aux deux bouts de la chaîne, en amont et en aval de la spoliation à grande échelle, se trouvait un homme, Larbi Belkheir, l’un des architectes de la confiscation du pouvoir en 1962 et le promoteur en 1999 du régime présidé par Bouteflika.
En décidant d’envahir l’Algérie, la France a-t-elle apporté Les Lumières ou l’incendie ? La colonisation a-t-elle eu un caractère positif ou génocidaire ? De Gaulle a-t-il offert l’Indépendance ou bien a-t-il plongé le pays dans un cauchemar dont celui-ci n’arrive pas à sortir ? Les Algériens ont-ils réellement accédé à l’Indépendance ou furent-il dès le départ piégés par les aventuriers entourant le général ? Boumediene a-t-il succombé à une mort naturelle ou fut-il empoisonné par les DAF, ces déserteurs de l’armée française dont il bridait les ambitions ? Le pouvoir qui lui succéda était-il souverain ou contrôlé en sous-main par un clan d’agents de la France (Hizb França) derrière Chadli ? L’assassinat d’Ali Mécili par la Sécurité Militaire algérienne s’est-il accompli en dépit des forces de l’ordre dirigées par Charles Pasqua ou bien ce dernier a-t-il participé à l’élimination d’un des principaux opposants algériens ? Quel rôle la France a-t-elle joué lors de la descente aux enfers de l’Algérie au cours de la décennie 1990 ? Le terrorisme islamiste est-il, comme le présentent les médias, un fléau contre lequel les services algériens et français ont combattu pour sauver l’Algérie de la talibanisation et la France de la contagion ? Ou est-ce une aubaine pour justifier le maintien du peuple algérien sous le joug, de sorte à légitimer le pillage des ressources ? Al-Qaïda au Maghreb islamiste est-il une « franchise » du couple infernal ben Laden/Zawahiri, ou ses commanditaires sont-ils installés au Club des Pins ? Qui sont les véritables maîtres de l’Algérie ?
Voilà quelques-unes des nombreuses questions auxquelles l’auteur tente de répondre, sans peur de briser les tabous, en dévoilant certains des aspects les plus noirs de la relation entre les deux pays. Au fil des pages, les mythes ne cessent d’imploser !
De Napoléon à Sarkozy, de Talleyrand à Pasqua, du dey d’Alger à Larbi Belkheir, dans de fascinants et vertigineux allers-retours entre hier et aujourd’hui, ce livre retrace près de deux siècles d’une histoire aussi complexe que tumultueuse. En revisitant l’histoire récente de manière factuelle et très documentée, il ambitionne d’apporter, avec beaucoup de courage, une parcelle de vérité dans un océan de mensonges et de désinformation. Il est temps de faire la lumière sur les « pages glorieuses de la colonisation française », sur les drames de la guerre d’Algérie, tout comme sur la situation économique actuelle d’un pays tout entier dévoré par la prévarication.

Coût de la rentrée scolaire au Maroc : Rush des riches et course aux bas prix

Par Khadidiatou Diop, Au Fait Maroc, 10/9/2010
 Des parents d'élèves chez un bouquiniste dans l'ancienne médina de Casablanca mardi 7 septembre 2010./K.A
La rentrée scolaire a un coût, et non des moindres. Coïncidant cette année avec l'Aid, elle vient s'ajouter aux dépenses des parents déjà bien éprouvés par les vacances estivales et le Ramadan. Reflet parmi tant d'autres des inégalités criardes que connaît notre pays, le coût de la rentrée varie entre 500 et 4.000 dirhams. Toutefois, pour les plus démunis, des initiatives louables permettent d'atténuer les charges.
L'initiative royale “Un Million de Cartables” en est à sa troisième édition. Aujourd'hui à El Jadida, comme un peu partout au Maroc, est célébrée la “fête de l'école”, qui donnera le coup de starter à la distribution de cartables au profit d'élèves issus de familles nécessiteuses. Cette année, ce sont pas moins de quatre millions d'écoliers et de collégiens qui recevront des kits complets pour leur rentrée scolaire. Comprenant cartable, manuels, stylos, ardoises, gomme, ces kits éviteront aux parents des élèves bénéficiaires de subir la saignée que représentent les dépenses de la rentrée. Cependant, une virée dans les différents points de vente à Casablanca fait ressortir le fossé séparant les bénéficiaires des autres qui dépensent jusqu'à 4000 Dh par enfant !
Le rush des riches...
Comme chaque année, ce sont les écoles de l'agence de l'enseignement français à l'étranger (la mission française) et certains établissements privés marocains qui ouvrent le bal. Il y a donc une semaine, les élèves de ces établissements reprenaient le chemin des classes. Côté parents, on se dirige vers les librairies et les grandes surfaces pour la sacro-sainte sortie d'achat des fournitures scolaires.
“Chaque année, il faut compter environ 3.500 voire 4.000 dirhams par élève et j'en ai trois. J'achète tout en librairie, c'est un peu plus cher, mais c'est de la qualité”, témoigne Fatima, mère de trois filles fréquentant toutes des écoles privées. Nous l'avons rencontrée dans une librairie du quartier Gauthier à Casablanca, avec entre les mains de longues listes de fournitures.
Plus loin, dans une autre librairie, Nadia est en pleine discussion avec son fils sur le choix d'un classeur. Le jeune homme qui vient d'en repérer un, autre que celui que sa mère a déposé dans son panier, ne démord pas de son choix. À l'usure, il obtient gain de cause.

... et la course aux bas prix pour les autres
Pour l'écrasante majorité de la population dont les revenus ne permettent pas d'investir des sommes aussi élevées dans des fournitures scolaires, elle trouve son bonheur chez les bouquinistes de Derb Sultan ou de l'ancienne médina de Casablanca où le prix des livres varie en moyenne entre 25 et 80 Dh. Il n'y a pas encore affluence en ces lieux, la liste des fournitures ne sera disponible qu'à la rentrée pour les établissements publics prévue mardi prochain, juste après l'Aïd, qui préoccupe également les chefs de famille.
Cependant, les livres d'occasion ne sont pas l'apanage des populations à faible revenu. Pour beaucoup, le recours à ces manuels permet de faire des économies. C'est le cas de Meryem, mère de deux élèves dans une école privée.
“Je leur prends des livres d'occasion. En premier lieu, je pose ma liste chez le bouquiniste car c'est 40% moins cher; je prends donc déjà ce qu'il y a et je complète en général dans une ou deux librairies maximum.”
Youssef, lui, est ouvrier. Nous l'avons rencontré dans l'ancienne médina où il achetait des enveloppes pour l'inscription d'une de ses filles au collège. Ce père de famille ne gagne pas plus de 2.000 Dh/mois. Pourtant, la rentrée, il l'aborde avec sérénité. Sa fille de neuf ans fréquente un établissement public et bénéficie chaque année de dons. “Je ne dépense pas grand-chose. À la rentrée, on lui (sa fille) remet des fournitures, reste à gérer le transport...”.
Mais plus que le coût élevé des manuels, c'est surtout leur disponibilité qui préoccupe autant les parents que les libraires pour qui cette période de l'année constitue la haute saison. La faute à qui? Aux écoles, nous répond sans hésiter un gérant de librairie de l'autre côté de son comptoir. Il n'a reçu que fin juin la liste des ouvrages au programme, et ses commandes passées un mois trop tard ne sont toujours pas livrées.
Le contrecoup de cette situation n'est rien d'autre qu'un va-et-vient incessant des parents dans les librairies et un véritable manque à gagner pour les libraires.

Programme fête de l'huma STAND PALESTINE

Stand unitaire.
CCIPPP- Génération Palestine - UJFP - Envie de Lire – Le Philistin
Village du Monde, Croisement rue Salah Hamouri et rue Marwan Barghouti
Bienvenu-e-s au stand Palestine pour partager l'histoire et la culture de ce pays,
pour y connaître sa lutte pour l'indépendance et la         liberté, pour y gouter sa
                                        gastronomie, pour échanger sur les enjeux politiques...
SUR NOTRE STAND
Restaurant Cuisine Palestinienne produits naturels et biologiques
Cuisine palestinienne proposée le midi et le soir. Venez nombreux à déguster la gastronomie du pays! Assiettes de « mezzé » : hoummus, caviar d'aubergine, fattouch, et bien d'autres encore...
Sandwich Falafel. Patisserie orientales.
Exposition des dessins de Naji Al-Ali et de son personnage "Handala"
Exposition "Palestine: une vie sous occupation", par les jeunes participants du projet "Tous
témoins Tous acteurs" de GP
Table d'informations:
les associations présentent vous proposent des espaces d'informations et d'échange sur la situation en Palestine et leurs activités.
Vente de matériel solidaire: de nombreux produits fabriqués en Palestine seront proposés sur notre stand: Kouffieh, Bracelets, Portes-clés, T-shirts, Drapeaux, etc... Ils permettent de soutenir la production et le commerce palestinien et de financer les projets de nos association en Palestine.
Nous serons heureux de vous accueillir dans cet espace convivial pour partager avec vous
l'histoire du peuple Palestinien....
PROGRAMME DU STAND
Vendredi 10:
18h30: Diffusion du film du projet "Tous témoins Tous acteurs", débats.
Échange sur nos partenaires palestiniens et les projets de l'association.
Samedi 11 :
13h30: Témoignage des jeunes de retour de Palestine dans le cadre du projet « Tous témoins Tous acteurs » (rappel : plusieurs participants ont été arrêtés et blessés par l'armée israélienne. Colombe, jeune infirmière n'a toujours pas pu reprendre le travail, elle souffre de troubles auditifs après avoir été touchée en plein visage par une grenade assourdissante israélienne à Masara).
15h: Négociations de Paix ou encadrement de la guerre ?
Haneen Zoabi, députée à la Knesset.
Michel Warschawski, président et fondateur du Centre d’information alternative
palestino-israélien.
Jaber Wishah, PCHR de Gaza
Animé par Nahla Chahal et Michèle Sibony
16h30: Palestine, une économie sous occupation.
Projection du film TERRE DE SUMUD suivie d'un débat animé par Julien Salingue .Un film de Stéphane VALENTIN sur une idée originale de Jean Marie DANSETTE - documentaire 2009 60mn: Malgré l'occupation, la construction du mur, la colonisation permanente, les check
point… les producteurs palestiniens continuent de travailler afin de garantir une économie indépendante des aides internationales qui tentent de transformer le peuple palestinien en un peuple de mendiants. Dans ce film, les producteurs de tous les secteurs économiques (agriculture, artisanat, industrie et tourisme) expriment leur volonté de résister à cette forme de soumission rampante en continuant de produire et d'exporter leurs produits malgré les entraves organisées par l'occupant et les gouvernements qui le soutiennent. Deux économistes et un agent en transit palestiniens apportent leur témoignage sur ces réalités…
18h: « Quelles actions contre l’impunité d’Israël ? » (STAND AFPS)
Débat avec :
Maged Bamya, délégation générale de la Palestine à Bruxelles ; Pierre Dumoulin, Génération Palestine ; Michèle Sibony, coprésidente de l’UJFP ; Taoufiq Tahani, membre du Bureau natioanl de l’AFPS ; Mahmoud Zawahara, Maire de Al Ma’Sara, porte parole du Comité populaire contre le mur et les colonies ; Michel Warschawski, journaliste, président et fondateur du Centre d’information alternative palestinoisraélien.
19h30: Session Slam ( textes des jeunes durant leur séjour en Palestine) et soirée musicale et dansante.
Dimanche 12:
13h30: Les jeunes et le mouvement de solidarité:
Table ronde avec la GUPS, Respaix / Conscience Musulmane, Quartiers dans le Monde, Festival Printemps Palestine, JC, NPA, Génération Palestine.
15h: « Un bateau pour Gaza : tout le monde sur le pont ! »avec Adnane Ben Youssef, CCIPPP ; Claude Léostic, membre du Bureau national de l’AFPS ; Jaber Wishah, PCHR de Gaza et Haneen Zoabi, députée à la Knesset.
Campagnes Civiles Internationales de Protection du Peuple Palestinien – CCIPPP
Partir en Palestine, agir, témoigner, rompre l'isolement : des citoyens avec le peuple palestinien. La Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien est née en juin 2001, au moment où l’offensive coloniale et répressive israélienne passait à une nouvelle étape dont les objectifs ne tarderont pas à être explicitement déclarés : ” terminer 1948”....Depuis sa création 165 missions civile sont partie en Palestine, pour soutenir la résistance du Peuple Palestinien .L'association sera à la fête de l'humanité pour
informer et mobiliser sur les bateaux en partance pour Gaza.
Génération Palestine
Génération Palestine est une association de jeunes d'Europe luttant pour la reconnaissance et le respect des droits du peuple palestinien. Nos revendications pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens se fondent notamment sur la fin de l'occupation, de la colonisation et le respect du droit international.
Génération Palestine rassemble des jeunes de divers horizons et de plusieurs pays européens oeuvrant au sein des différentes antennes existantes. En plus d'actions de sensibilisation et de témoignages en Europe, Génération Palestine porte de nombreux projets de solidarité avec le peuple palestinien.
"Tous témoins Tous acteurs": 80 jeunes d'Europe sont partis cet été en Palestine dans le cadre du projet organisé par Génération Palestine. Ils seront présents à la fête de l'humanité pour témoigner de leur expérience et vous proposerons différents temps d'échanges durant les trois jours.
"Les associations La Drache et Génération Palestine vous présente les projets et réflexions d'une délégation de paysagistes en Palestine. Découvrir, Questionner, Appréhender la Palestine en proposant le regard du paysagiste, à travers deux work shop réalisés sur place et avec les habitants."
Union Juive Française pour la Paix – UJFP
Créée en 1994, l’Union juive française pour la paix (UJFP) est membre fondateur des Juifs Européens pour une Paix Juste. Association antiraciste, elle milite contre l’antisémitisme, l’islamophobie et toute autre forme de discrimination, puis elle soutient le RESF (Réseau Éducation Sans Frontières.) Active dans le dialogue judéo-arabe dans de nombreuses régions de France, l’association mène de multiples activités pédagogiques et des actions de solidarité, notamment en faveur des droits nationaux du peuple palestinien. L’association
n’est pas affiliée au Consistoire israélite (instance religieuse), ni au CRIF (Conseil « représentatif » des institutions juives de France) car au fil des années, ce dernier s’est réduit à une officine défendant les intérêts israéliens. L’UJFP contribue à l’émergence d’une voix juive laïque, ouverte, progressiste et non sioniste.
L’association combat la politique répressive et colonialiste de l’État d’Israël, menée frauduleusement au nom des Juifs du monde entier. L’UJFP participe à la Plateforme des ONG pour la Palestine, au CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement), au Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Israéliens et Palestiniens et à la Coalition contre Agrexco. Elle est engagée dans la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) ainsi que dans la campagne qui commence pour « Un bateau pour Gaza ».
Librairie Envie de Lire
Véritable relais culturel, la librairie propose de nombreux ouvrages sur la question Palestinienne et tous les enjeux qu'elle soulève.
« Une librairie au pied de logements sociaux, dans une rue peu usitée par le chaland, dans une ville où le commerce s'étiole, semble-t-il inexorablement... Et pourtant depuis plus de dix ans, nous levons le rideau sur un fonds patiemment constitué de 18000 ouvrages, des centaines d'ouvrages rares et épuisés, des fonds thématiques dont la qualité n'a rien à envier à nombre de librairies spécialisées et un écrin "bleu comme une orange" pour les lecteurs en herbes qui occupe un quart de nos murs. »
Le Philistin
Produits et savoir-faire de Palestine, économie solidaire, le Philistin soutient les producteurs Palestiniens en permettant un relais ici en France. De nombreux produits vous sont proposés, de la céramique à l'huile d'olive, du savon de Naplouse au Zaatar, ici, un petit bout de Palestine...

jeudi 9 septembre 2010

Les frères Souissi, ces irréductibles qui n'en finissent pas d'inventer le jazz marocain

Par Amira-Géhanne Khalfallah, La Vie éco, 06/09/2010
Ils font partie de ces artistes passionnés qui ont créé un style de jazz marocain.
Présents sur la scène depuis près de 30 ans, ils ont leur propre école de musique.
En dehors de leur répertoire, ils ont composé 10 bandes originales de longs métrages marocains.
A Rabat, il est une école de musique qui ne ressemble pas aux autres. Tout le monde la connaît : c’est l’école de musique des Souissi. Les trois frères, qui font partie de ces rares et authentiques jazzmen marocains sont tellement connus qu’ils se suffisent du bouche à oreille pour faire tourner leur boîte. Ali, Hassan et Hamza se distinguent dans le monde des paillettes non seulement par la qualité de leur musique mais aussi par la simplicité de leur mode de vie ainsi que le regard qu’ils portent sur leur travail. Inutile de leur demander des photos de leurs concerts, les critiques des journaux, les dates, les lieux..., tout cela est secondaire. Ils se souviennent davantage des émotions et des rencontres qui ont émaillé leur carrière. Les frères Souissi appartiennent à cette catégorie d’artistes qui garde une distance salvatrice avec le monde de l’apparat et des lumières. Et s’ils acceptent de se mettre sous les projecteurs, c’est seulement pour jouer. Comme ce soir du 28 août lorsqu’ils ont répondu à l’invitation de la fondation Ona, signant un magnifique concert acoustique en compagnie de Fettah El Hussaini (derbouka, tarr, djembé, crotales) et de Youssef El Madani (oud) à la villa des arts de Rabat. Ce soir là, Ali a repris sa guitare, Hassan ses flûtes et Hamza est resté fidèle à sa basse.
Cinq ans de formation à la Schola Cantorum de Paris
Que de chemin parcouru par les jumeaux Ali et Hassan depuis leur formation académique à la Schola Cantorum à Paris de 1981 à 1986. De retour au Maroc, très vite le duo devient trio avec l’arrivée spontanée de leur cadet Hamza : un musicien parfaitement autodidacte. Revenir sur les pas de la carrière du trio Souissi, c’est s’arrêter essentiellement sur des rencontres. Comme celle qui a marqué toute leur carrière, la musique gnaoua. Car si les années d’études permettent d’acquérir la technique, la transe des gnaoua les a rapprochés davantage de la vie, de l’humain tout simplement. La musique gnaouie s’écoute de près, de très près. «Ça nous a éblouis. Ce n’était plus ce folklore qu’on écoutait partout. C’est une musique dans laquelle nous avons retrouvé plein de similitudes avec le blues et la musique africaine, notamment malienne», expliquent-ils. Les frères Souissi feront de cette rencontre musicale un tremplin pour leur carrière. Ces jazzmen, qui s’adonnent volontiers aux plaisirs de l’improvisation, découvrent la joie des métissages.
Les musiques métisses ! Une jolie expression qui englobe au final une multitude de musiques. Mais que nous jouent exactement les frères Souissi ? Eux, qui n’aiment pas «les étiquettes» ? A entendre leur répertoire c’est plutôt dans le jazz qu’ils se meuvent. Mais, eux, en ont une vision plus nuancée. «Nous sommes plutôt des musiciens ouverts à différents styles. Nous avons fait du jazz au sens large du terme, c’est-à-dire de la musique improvisée en incorporant des ingrédients de la culture marocaine. Il faut se mettre d’accord sur la définition du jazz. Si le jazz est une attitude mentale et une ouverture d’esprit, comme ce qui se passe au «Jazz in Chellah», cette culture d’échange et d’écoute de l’autre, de pouvoir rapidement et spontanément répondre à l’autre, alors nous sommes musiciens de jazz. Si le jazz c’est de jouer des standards et de façon précise, nous ne sommes qu’en partie cela».
A quoi ça sert de jouer un répertoire de jazz américain alors que l'on peut créer un jazz marocain ?
Difficile, en effet, de cantonner ces musiciens hors normes dans un style musical précis. Leurs arpèges vagabondent, leurs notes restent indomptables tout autant que leur esprit. Le trio Souissi vit d’improvisation et dans l’improvisation. Il y a une telle complicité entre les trois frères qu’il est difficile parfois à d’autres musiciens de rejoindre leur groupe, de les accompagner. Mais leur désir de rencontre finit par prendre le dessus. S’ils ne voyagent plus comme avant, c’est parce que les Souissi se sont investis dans l’enseignement et dans leur école depuis les années 90. Cependant, ils n’ont jamais cessé de composer. Ils continuent aussi de voyager à travers le jazz. Cette musique à la capacité de rencontre extraordinaire, la musique des métissages par définition. «Laissons tomber les gammes et tous les aspects techniques de la musique gnaouie, explique Hassan Souissi. Ce qui intéresse les gens, ce qui les touche, c’est ce qu’ils reçoivent. C’est-à-dire cette énergie incroyable liée à la transe. Dans les grandes parades de la musique techno, on essaye de retrouver ce phénomène avec un rythme basique, primaire. Les musiques dites ethniques apportent cette énergie dont l’être humain a besoin».
Vivre la musique comme un besoin, c’est peut être cela qui pousse la fratrie à continuer à composer malgré la difficulté. La musique est vécue aussi comme une expérience génératrice d’émotion par les jazzmen qui y ont introduit de nouveaux instruments comme le oud. «Nous n’en sommes pas les précurseurs», rappelle Hassan. La fratrie s’est nourrie de son époque et des ses mouvements culturels et artistiques comme cette vague des New-age. «Il y a eu des évolutions continues dans le jazz au cours des années trente, quarante, cinquante…chaque époque a apporté quelque chose. Il y a eu le jazz rock et puis une ouverture sur les musiques du monde. Le jazz brésilien ne ressemble pas au jazz américain et ainsi de suite. Au Maroc, notre jazz s’inspire de la culture locale. A quoi ça rime de jouer une chanson des années 40 avec un texte américain quand je vis à Rabat ? Il y a bien sûr des modèles reproduits. Le jazz devient alors une sorte de musique classique», renchérit le frère jumeau Ali.
Inutile de demander aux trois frères de justifier leurs choix musicaux, cela va de soi, c’est naturel. «Notre population est à plusieurs composantes, c’est tout à fait normal que la musique en fasse autant. Ce n’est pas une attitude affectée, c’est une prise de conscience qu’on développe avec le temps», précise Ali.
Une autre décision prise par les trois frères est celle de survivre dans un univers musical de plus en plus hostile, c’est-à-dire commercial. Les Souissi restent, eux, sur leur îlot musical, se résignant parfois à faire de l’alimentaire. Ils ont joué dans des hôtels et ont été réduits, parfois, à faire de l’animation dans des restaurants. Ils ont d’ailleurs des histoires assez touchantes à raconter en souvenir de ces temps… Leurs récits se croisent, se complètent, c’est une vie passée ensemble, passée dans la musique. Les Souissi ont commencé à jouer très jeunes, dès l’âge de 16 ans et depuis ils n’ont jamais cessé. De leur premier grand festival, ils ont gardé de merveilleux souvenirs. «C’était à Sopot en Pologne en 1979», se souviennent-ils. Ils ont également fait de remarquables passages dans des festivals au Maroc, comme le Festival des Orangers, le Jazz aux Oudayas et plus tard le Jazz au Chellah ou encore Tanjazz. On les a également vus au Festival des cordes pincées en 1998. Leur musique a été, également, un pont, un passage vers le cinéma. Les Souissi signent des musiques originales de films tels Femmes et… femmes de Saâd Chraïbi (sorti en 1997), Rahma et L’homme qui brodait des secrets de Omar Chraïbi, Demain dès l’aube et Mémoire en détention de Jilali Ferhati, et bien d’autres…. Au total, une dizaine de bandes originales de films est sortie de leurs guitares, oud, piano… Pourtant, ils déplorent une chose : «Jamais la presse n’a émis la moindre critique sur les musiques des films, absolument rien. Nous n’avons eu ni de bonnes ni de mauvaises critiques. Pourtant, la musique de films est un travail qui prend beaucoup de temps et cela fait partie intégrante du film». Il est difficile, en effet, de comprendre l’impasse faite sur la musique du film Rahma. Un long métrage parcouru de bout en bout par une musique élégante et simple qui s’imbrique parfaitement avec la trame de l’histoire et lui donne son rythme.

Colloque "Une autre agriculture pour la biodiversité"

Jeudi 23 septembre 2010 de 9 h 30 à 17h30
Lieu : Palais-Bourbon – Salle 6217 - 126, rue de l’Université – Paris 7ème
Inscription obligatoire > colloque2@agirpourlenvironnement.org
Téléchargez le programme :
À l'invitation d'Yves Cochet, député de Paris
À l’initiative de l’association Agir pour l’Environnement
Avec la collaboration du Réseau Semences Paysannes
En cette « Année mondiale de la biodiversité », il convient d’aborder le rôle majeur de l’agriculture sur la biodiversité. En occupant 54 % du territoire hexagonal, l’agriculture est un « milieu de vie » à part entière et les choix agricoles ont un impact indirect essentiel sur la biodiversité sauvage. Elle est également un support direct de biodiversité cultivée et élevée, laquelle est fortement mise en danger par des lois et des normes conçues avant tout pour soutenir l’agro-industrie.
Ce colloque, organisé par l’association Agir Pour l’Environnement avec le soutien du Réseau Semences Paysannes, permettra d’associer des acteurs de l’environnement et de l’agriculture sur cette thématique transversale.À travers trois tables rondes successives, nous évoquerons les dangers que le « modèle » agricole actuel fait peser sur la biodiversité, et nous nous interrogerons sur les alternatives possibles (agriculture biologique, produits naturels, semences paysannes...) et les moyens de leur développement.
Le colloque fera l’objet de la publication d’actes (au prix de 10 euros), que vous pouvez commander en ligne sur la boutique d’Agir Pour l’Environnement en précisant si vous choisissez une version imprimée ou un CD

Pratiques malveillantes et non conformes au droit du travail en vigueur de la Banque Populaire en Europe




L’AMF, l’ASDHOM et l’ATMF viennent d’adresser une lettre ouverte (voir pièce jointe) au président du groupe Banque Populaire (Maroc) au sujet de la situation faite aux salariés dudit groupe en Europe.
Lettre ouverte au Président du Groupe Banque Populaire (Al Bank Chaabi)

                                                                                                                  Paris, le 7 septembre 2010
A Monsieur Mohamed BEN CHAABOUN
Président du Groupe Banque Populaire
Monsieur,
Les associations soussignées sont obligées de s’adresser à vous par le biais de cette lettre ouverte, puisque tous les courriers qui vous ont été adressés sont restés sans réponse.
En effet, depuis 1972 le groupe Banque Chaabi bénéficiant d’un statut privilégié et des largesses de l’Etat, a fait travailler et en toute illégalité dans l’enceinte des consulats et ambassades, des salariés dans le cadre de l’opération dite T.M.E (Travailleurs Marocains à l’Etranger).
Ces derniers temps, vous décidez de faire table rase de leur ancienneté en leur proposant de démissionner pour se faire réembaucher par la nouvelle succursale Banque Chaabi du Maroc (BCDM). Les récalcitrants sont rappelés au Maroc par une mutation arbitraire ou bien licenciés abusivement.
Ces méthodes de management dénotent d’un mépris envers votre capital humain, et d’une incompétence de votre responsable du pôle ressources humaines.
Comme vous le savez, tout employeur faisant travailler des salariés à l’étranger et particulièrement en Europe, est soumis à des obligations telles que la directive européenne CEE n°91.533 du 14 octobre 1991.
Plusieurs salariés de votre groupe ont eu gain de cause devant les tribunaux sur cette base, et vous ont contraint à payer des dommages et intérêts.
Monsieur le président, le fait de ne laisser à vos salariés d’autre choix que le contentieux pour faire valoir leurs droits ne conforte en rien l’image d’une banque qui se déclare être moderne, alors qu’elle use encore de pratiques malveillantes et non conformes au droit du travail en vigueur.
Monsieur le Président,
Les associations signataires de cet appel public, renouvellent leur demande et exigent :
- l’annulation des mesures de mutation et de licenciement ;
- la régularisation des dossiers des salariés concernés, conformément à la législation et la jurisprudence françaises.
Nous espérons que la clairvoyance l’emportera sur l’entêtement qui porte atteinte aux intérêts même du groupe Banque Chaabi et un préjudice certain aussi bien pour ses salariés que pour sa clientèle.
Veuillez recevoir, Monsieur, nos salutations distinguées.
Pour l’AMF
Mme Souad Frikech-Chaouih,
Pour l’ASDHOM
M. Abid EL KHATTABI
POUR L’ATMF
M. Driss EL KHERCHI
Association des Marocains de France (AMF) 11, rue E. Vaillant 93200 Saint-Denis
amffederation@wanadoo.fr
Association de Défense de Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) 79,rue des suisses 92000 Nanterre
asdhom@asdhom.org
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) 10,rue Affre 75018
national@atmf.org

Casablanca : Les exclus du système toujours mobilisés


Par Ali Fkir, 8/9/2010

Les sans-droit au logement salubre (Casablanca) ont observé un sit in de protestation devant la préfecture d'Anfa et ce le mercredi 8 septembre 2010 à 13h.
Malgré l'heure de sit in, la chaleur torride de la journée, l'emplacement du lieu de sit in (loin de centre, et des lignes du bus), des dizaines des victimes des politiques de l'Etat ont répondu présent à l'appel du "comité de suivi du dossier de l'habitat à casablanca" et ont scandé des slogans relatifs à leur lamentable situation dont la responsable incombe à l'Etat et aux "élus" enfantés par des mascarades électorale makhzaniennes.
Les femmes ont constitué plus de 80% des protestataires.
Le sit in a pris fin après les interventions du camarade Saïd Chihab au nom du comité de suivi et des représentant-es des quartiers populaires.
Les représentant-es des quartiers populaires se retrouveront au siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VOIE DEMOCRATIQUE) le 20 septembre 2010.
           
 
 
Les femmes des quartiers populaires ont parcouru des km pour crier leur colères...
 
 


 
Il a plus de 80 ans, sans droit de citoyenneté, il enlève son turban et laisse exploser l'ire cumulée pendant des décennies...Il fallait être là pour constater de près la colère des victimes d'une société divisée en classes sociales.
 
   
 

Bravo les Casablancaises et les Casablancais!
Bravo les militant-es de l'Amdh, section de Casablanca!

mercredi 8 septembre 2010

Le Maroc et la lettre de Christopher Ross

Par Diaspora Sahraui, 6/9/2010

Un détail important dans le conflit du Sahara Occidental se trouve dans la lettre adressée par l'Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l'ONU, Christopher Ross, au mal dénommé "club des amis du Sahara Occidental", qui n'a pas été assez discutée ni médiatisée. Pourtant, le contenu de la lettre est décisif pour en tirer les conclusions pertinentes sur la situation de ce conflit qui dire depuis 36 ans.
L'amerture y exprimée rappelle les échecs des diplomates précédents : James Baker et Van Walsum et le risque de voir, une nouvelle fois, un émissaire onusien jeter l'éponge. Mais le plus important est que M. Ross écarte toute nouvelle négociation en absence d'une volonté politique des autorités marocaines pointées du doigt comme la partie qui ne s'applique pas dans la recherche d'une solution et qui refuse d'envisager l'option de l'autodétermination stipulée par les Nations Unies comme seule solution au conflit. Au contraire, le Maroc s'accommode d'un statu quo dénoncé par le diplomate américain et qualifié de dangereux pour la région. Et pour susciter davantage de colère à Rabat, M. Ross rappelle qu'il faut respecter les droits de l'homme au Sahara Occidental constamment violés par le Maroc.
Ces accusations ont mis mal à l'aise les autorités de Rabat, qui ont riposté en s'attaquant à l'Espagne, une des parties qui ont reçu la demande d'aide de l'envoyé onusien. Une riposte violente condamnée par la société espagnole qui a décidé d'en finir avec les mascarades marocaines en annonçant une flottille dont le but sera de rompre le blocus médiatique imposée sur les territoires occupés de la RASD.
Pour le peuple sahraoui, c'est une victoire de voir comment les voyous du Makhzen tabassent les espagnols solidaires avec la cause sahraouie. Cela prouve le désespoir des gouvernants de Rabat qui sont poussés à bout à cause de l'échec qui a marqué leur politique depuis le décès de Hassan II.
Si Van Walsum avait été forcé par Bush Junior à s'aligner sur les thèses marocaines et à donner un rôle de vedette à l'autonomie marocaine, le nouvel envoyé spécial n'a jamais mentionné la proposition marocaine, ce qui veut dire qu'elle est enterrée à jamais, et il ne s'est jamais prononcé sur le conflit sans rappeler qu'il cherche une solution basée sur le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Rabat se trouve dans une situation peu enviable, surtout si l'on tient en compte qu'il vient d'enregistrer d'autres échecs sur la scène diplomatique :
- L'accord de pêche avec l'UE expire en février 2011 sans que le gouvernement marocain n'apporte une réponse aux exigences européennes sur le bénéfice de la population locale de l'argent soutiré de ces accords.
- Les violations de droits de l'homme sont constamment dénoncées par les ONG's internationales et le Parlement Européen.
- Le harcèlement constant de l'Espagne et de l'Algérie n'a pas donné les fruits escomptés. L'Espagne, malgré le chantage français avec le dossier de l'ETA, ne lâche pas la position de l'ONU et en Algérie, les autorités algériennes, agacées par l'insolence de Mohamed VI, ont sorti le dossier de l'indemnisation des algériens expulsés du Maroc.
Les sorties violentes du roi et du gouvernement marocain sont un indice que la partie du Sahara Occidental est perdue et la position marocaine dans ce conflit traverse une mauvaise passe. Si non, comment expliquer l'acharnement du Maroc contre un pays, l'Espagne, qui, depuis l'avènement de Zapatero est devenu   ambassadeur itinérant des thèses marocaines ?

Procès en appel de l'ancien vice-consul tunisien en poste à Strasbourg

FIDH-LDH, 8 septembre 2010
Les 23 et 24 septembre 2010 à Nancy, se tiendra le procès en appel de Khaled Ben Saïd, ancien vice-consul tunisien en poste à Strasbourg, et ancien commissaire de police à Jendouba, Tunisie.
Dossier de presse
Khaled Ben Saïd avait été condamné le 15 décembre 2008 à huit années d’emprisonnement par la Cour d’assises de Strasbourg pour complicité de torture et actes de barbarie. Il était dûment représenté par un avocat, même s’il avait décidé de ne pas comparaître. Le Parquet général, de façon inédite dans une affaire de cette gravité, avait lui-même décidé de faire appel.
La partie civile, ressortissante tunisienne victime d’actes de torture en octobre 1996 à Jendouba, et résidant désormais en France, avait reconnu l’accusé alors en poste à Strasbourg, comme l’un de ses tortionnaires et déposé plainte en 2001. La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et la Ligue française des droits de l’Homme (LDH) l’ont alors soutenue au cours de ce marathon judiciaire qui aura duré neuf années.
Face à la démission des pouvoirs publics français dans la dénonciation du régime tunisien, la décision rendue par la Cour d’assises de Strasbourg avait mis en exergue la réalité des violations des droits de l’Homme en opposition avec le discours officiel et donné une réponse sans équivoque à la question de la responsabilité des officiels tunisiens dans la pratique récurrente de la torture, dans un contexte où règne l’impunité.
Alors que le 9 août dernier a été promulguée une loi d’adaptation du droit français au Statut de la Cour pénale internationale qui rend en pratique quasiment impossible toute nouvelle poursuite sur le fondement de la compétence universelle [1] pour les crimes les plus graves que sont le génocide, le crime contre l’humanité ou les crimes de guerre, l’appel du Parquet dans cette affaire illustre une fois de plus les réticences du gouvernement français à agir en conformité avec ses obligations internationales et à poursuivre les présumés tortionnaires, et autres bourreaux, présents sur le territoire français.
A cet égard, la FIDH et la LDH espèrent que la justice française saura vaincre ces réticences et juger, en toute indépendance du pouvoir politique, Khaled Ben Saïd pour les crimes graves dont il est accusé.
Rappel de la procédure
Après le dépôt, le 9 mai 2001, de la plainte de Madame Gharbi pour torture, une information judiciaire à l’encontre de Khaled Ben Saïd a été ouverte le 16 janvier 2002. La FIDH et la LDH se sont aussitôt constituées parties civiles. L’accusé, qui se trouvait à l’époque sur le territoire français où il exerçait les fonctions de Vice Consul de Tunisie à Strasbourg, est retourné précipitamment en Tunisie après avoir été informé de la procédure ouverte à son encontre. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis le 15 février 2002. La commission rogatoire internationale délivrée par le juge d’instruction le 2 juillet 2003 n’a jamais été exécutée par les autorités tunisiennes. De retour en Tunisie, Khaled Ben Saïd aurait continué à travailler au sein du ministère de l’Intérieur tunisien, sans être inquiété. Il avait désigné un avocat pour le représenter lors de son procès en première instance le 15 décembre 2008 devant la Cour d’assises de Strasbourg.
Dossier de presse - procès en appel de Khaled Ben Saïd - sept 2010
PDF – 399.5 ko
Rapport FIDH-LDH sur l’affaire Khaled Ben Saïd - mars 2009
PDF – 2.3 Mo
Notes
[1] Mécanisme qui permet de poursuivre un auteur présumé d’actes de torture se trouvant sur le territoire français, indépendamment du lieu de commission du crime et de la nationalité de l’auteur ou des victimes.AFFAIRE BEN SAÏD
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Tunisie / France
Justice InternationaleCompétence universelle