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samedi 2 octobre 2010

Maroc : un nouvel espace d’exercice de la liberté d’expression disparaît,

Victime d’un étouffement financier orchestré par le pouvoir, Nichane contraint de mettre la clé sous la porte
PAR REPORTERS SANS FRONTIERES, 1/10/2010
Reporters sans frontières a appris de sources sûres que l’hebdomadaire arabophone, Nichane, avait été contraint de mettre la clé sous la portes aujourd’hui, résultat d’un boycott publicitaire systématique et implacable des différents annonceurs du principal hebdomadaire arabophone du Royaume.
« Il est clair que depuis sa création en 2006 Nichane dérangeait avec sa ligne éditoriale souvent critique et son indépendance de ton. Avec la fermeture de ce journal, c’est un nouvel espace d’exercice de la liberté d’expression qui disparaît, comme tel avait été le cas suite à la fermeture du Journal hebdomadaire en janvier dernier. Le pouvoir a orchestré l’asphyxie financière de Nichane. Cette pratique est abjecte, alors même que le Maroc est en train de négocier avec le Conseil de l’Europe le statut de partenaire avancé pour la démocratie. Nous exhortons les instances européennes à soutenir de manière active la presse indépendante au Maroc », a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.
Le boycott publicitaire a commencé après la censure, en août 2009, de la publication du sondage « Mohamed VI, 10 ans de règne », publié conjointement par Nichane, TelQuel et le quotidien Le Monde
(http://fr.rsf.org/maroc-saisie-de-deux-hebdomadaires-03-08-2009,34058.html).
Les premiers à censurer financièrement l’hebdomadaire : le holding royal ONA/NSI. Les autres annonceurs (étatiques, paraétatiques ou proches du pouvoir) suivront.
Créé en 2006, Nichane est la version arabophone de l’hebdomadaire TelQuel, également dirigé par Ahmed Benchemsi.
Reporters sans frontières rappelle que, depuis juillet 2009, la situation de la liberté de la presse au Maroc n’a cessé de se détériorer.
Le 1er août 2009, le ministère de l’Intérieur avait saisi le numéro de l’hebdomadaire indépendant TelQuel (et de sa version arabe, Nichane), suite à la publication d’un sondage sur le bilan des dix premières années du règne du roi Mohammed VI.
Le 15 octobre 2009, Driss Chahtane, du journal Al-Michaal, avait été condamné à un an de prison ferme pour un article sur la santé du roi. Les deux autres journalistes accusés dans cette même affaire, Rachid Mahamid et Mustapha Hayrane, avaient écopé de trois mois de prison ferme. Tous les trois devaient payer des dommages et intérêts de plusieurs milliers de dirhams. Incarcéré le soir même, Driss Chahtane, a été gracié le 11 juin dernier.
Le 26 octobre 2009, Ali Anouzla, directeur du quotidien Al-Jarida Al-Oula, avait été condamné à un an de prison avec sursis et à 10 000 dirhams d’amende (885 euros), pour “délit de publication, avec mauvaise intention, de fausses informations, d’allégations et de faits mensongers“, suite à la publication d’un article, le 27 août 2009, qui contredisait le bulletin de santé officiel du roi. La journaliste Bouchra Eddou, poursuivie pour complicité dans la même affaire, avait été condamnée à trois mois de prison avec sursis et à 5 000 dirhams (455 euros) d’amende.
Le directeur du journal marocain Akhbar Al Youm, Taoufik Bouachrine (g) et le caricaturiste Khalid Gueddar au tribunal de Casablanca, le 23 octobre.(Photo : Abdelhak Senna/AFP)Le journal Akhbar Al-Youm s’était attiré les foudres du Palais suite à la publication d’une caricature du cousin du roi, Moulay Ismaïl. Poursuivis pour “non-respect dû à un membre de la famille royale“, Taoufik Bouachrine et le caricaturiste Khalid Gueddar avaient été condamnés, en première instance, le 31 octobre 2009, à trois ans de prison avec sursis et à environ 270 000 euros de dommages et intérêts à verser solidairement au Prince. Le tribunal avait également prononcé “la fermeture définitive des locaux” du titre. (http://fr.rsf.org/maroc-taoufiq-bouachrine-et-khalid-31-10-2009,34877). Peine confirmée en appel le 29 décembre 2009. Le lendemain, le Prince avait renoncé à l’exécution du jugement en sa faveur
(http://fr.rsf.org/maroc-le-cousin-du-roi-abandonne-les-30-12-2009,35518.html). Le 10 juin 2010, Taoufik Bouachrine a été condamné à six mois de prison ferme pour « escroquerie » pour avoir acheté, il y a trois ans, une maison à Rabat. Le propriétaire, qui l’accuse de ne pas avoir respecté le montant des versements prévus au moment de la vente, a porté plainte en juin 2009. Un scénario à la tunisienne pour faire taire les voix qui dérangent…
Le 27 janvier 2010, les locaux du Journal hebdomadaire, à Casablanca, ont été placés sous scellés suite à une stratégie concertée de boycott publicitaire.
2010 a été marqué par les premiers emprisonnements de blogueurs au Maroc, ainsi que d’un propriétaire de cybercafé. El Bachir Hazzam, Abdullah Boukfou et Boubaker Al-Yadib ont été arrêtés pour avoir couvert des manifestations étudiantes du 1er décembre 2009 dans la ville de Taghjijte (200 km au sud d’Agadir). Ces manifestations avaient été violemment réprimées par les autorités locales.
Arabe et espagnol à suivre
Communiqué

Le boycott économique du Pouvoir
contraint Nichane, le premier magazine
arabophone marocain, à la fermeture
Par Ahmed Benchemsi, 1/1/2010

Le magazine Nichane, leader des hebdomadaires arabophones marocains, a été fermé aujourd’hui à l’issue d’une assemblée générale de ses actionnaires. Malgré son standard de qualité élevé et sa large diffusion qui auraient dû en faire, légitimement, un support publicitaire incontournable, Nichane était victime d’un boycott publicitaire persistant initié par le holding royal ONA/NSI, le plus important groupe économique du Maroc, avant d’être suivi par les grandes entreprises liées au régime. Ce boycott intensif causait des dommages économiques de plus en plus graves à Nichane. Après y avoir perdu 10 millions de dirhams (près de 900 000 euros, un des plus lourds investissements de la presse marocaine), le Groupe TelQuel, principal actionnaire de Nichane, s’est vu contraint de mettre un terme à cette hémorragie financière manifestement irréversible.
Dès sa création en 2006, Nichane, un magazine laïque et moderniste, s’est forgé une place à part dans le paysage médiatique marocain en bousculant de nombreux tabous. Ses cover-stories audacieuses (« Le culte de la personnalité royale », « Le sexe et l’homosexualité dans la culture islamique », « Le Maroc, premier producteur mondial de cannabis », « Au cœur des services secrets », « Comment les Marocains rient de l’islam, du sexe et de la monarchie », et bien d’autres…) ont souvent créé l’événement, au Maroc et au-delà. Grâce à l’excellence de ses journalistes, dont plusieurs ont été récompensés par des prix internationaux, Nichane est devenu, 2 ans à peine après sa création, l’hebdomadaire arabophone le plus vendu au Maroc – une position qu’il a conservée, les derniers contrôles de l’OJD Maroc  faisant foi.
Mais à cause de son indépendance, et de ses positions éditoriales souvent critiques à l’égard du pouvoir marocain, Nichane (tout comme TelQuel, magazine francophone appartenant au même groupe de presse) a fait l’objet, dès son lancement, d’un large boycott publicitaire. Ce mouvement s’est accéléré et généralisé à partir de septembre 2009 – ce qui coïncidait avec la censure par l’Etat marocain du sondage « Mohammed VI, 10 ans de règne », réalisé conjointement par Nichane, TelQuel et le journal français Le Monde.
S’il s’est étendu par la suite à de multiples grands annonceurs étatiques, paraétatiques et proches du pouvoir opérant dans les principaux secteurs de l’économie marocaine (banque, immobilier, téléphonie – dont une filiale du groupe français Vivendi – transport aérien, automobile, agro-alimentaire, etc.), ce mouvement de boycott, à l’origine, a été initié par le holding royal ONA/SNI. Même des annonces publicitaires citoyennes et d’intérêt public (Programme d’aide à la création d’entreprises du ministère de l’Emploi, programme intergouvernemental « Les Journées de la Terre », lancé par le roi Mohammed VI…) ont été interdites de passage sur les publications du Groupe TelQuel, par décision politique. Par conséquent, la responsabilité de la mort de Nichane incombe, en premier lieu, aux premiers cercles du pouvoir du royaume du Maroc.
Si Nichane n’a pas survécu à cet implacable boycott, TelQuel, qui y est également soumis, continue à résister. En effet, le marché publicitaire de la presse francophone au Maroc est large et diversifié. Celui de la presse arabophone, en revanche, est très restreint, et principalement regroupé autour des grands annonceurs proches du pouvoir. Sans leurs publicités, un magazine arabophone ne peut survivre. Entre septembre 2008, période durant laquelle le boycott avait été brièvement suspendu, et septembre 2010, période durant laquelle le boycott battait son plein, le chiffre d’affaires publicitaire de Nichane a ainsi chuté de 77%.
Pendant ses 4 années d’existence, Nichane a traversé de multiples épreuves : une interdiction de parution qui a duré 3 mois (et qui a occasionné des pertes financières considérables) ; un procès d’opinion qui s’est soldé par 3 ans de prison avec sursis pour son ancien directeur et une de ses journalistes ; trois saisies, dont deux suivies de destructions illégales de 100 000 exemplaires (source, encore une fois, de lourdes pertes financières) ; un procès pour « atteinte à la sacralité royale » de son directeur de publication, toujours en suspens à ce jour… L’étouffement financier par le biais du boycott publicitaire a été le coup de grâce, qui a finalement contraint Nichane à la fermeture.
La disparition de Nichane n’est que le dernier épisode de la grave détérioration de la liberté de la presse au Maroc. A partir de 2009, la lutte déterminée de l’Etat contre les journaux indépendants a connu une accélération remarquée, dénoncée par de multiples ONG de défense de la liberté de la presse, dont Reporters Sans Frontières. Des journaux ont été fermés illégalement par les autorités, d’autres ont été acculés à vendre leur mobilier pour payer des amendes disproportionnées. Plusieurs journalistes ont été harcelés par la police et la justice, certains ont été contraints à l’exil. Un journaliste a même été emprisonné pendant 7 mois, courant 2010. Vivace au Maroc jusqu’au milieu des années 2000 (malgré des signaux alarmants enregistrés dès le début de la décennie), la pluralité de la presse marocaine ne tient plus aujourd’hui qu’à un fil, de plus en plus ténu. Les journaux indépendants se comptent désormais sur les doigts d’une main, et ils subissent des pressions grandissantes, politiques autant qu’économiques, visant à restreindre leur liberté de parole et d’action. Pendant quelque temps, le Maroc était pourtant considéré comme un îlot régional d’ouverture et de tolérance d’une certaine liberté de la presse. Ce temps semble révolu, et cette parenthèse appelée, à court terme, à se refermer définitivement. Les autorités marocaines semblent désormais déterminées à suivre le modèle de la Tunisie, où ne sont tolérés que des journaux qui servent les intérêts du pouvoir.   
Au moment où Nichane est contraint de fermer, il faut rendre hommage à toutes celles et ceux qui l’ont porté à bout de bras depuis sa création : ses lecteurs, avant tout, qui n’ont jamais cessé de plébisciter sa ligne éditoriale avant-gardiste, et bien entendu ses talentueux journalistes, photographes et illustrateurs, graphistes, techniciens et staff administratif. Il faut également féliciter la régie publicitaire de Nichane, dont les cadres ont travaillé pendant des années avec courage, dans des conditions difficiles. Il faut enfin saluer la sagesse de ces quelques annonceurs qui, en maintenant leur présence dans le magazine à succès qu’était Nichane, ont privilégié la rationalité économique sur les calculs politiques. Grâce à la passion et à l’engagement de tous ceux qui l’ont fait, Nichane aura été une aventure exceptionnelle, qui laissera une trace vivace dans l’histoire de la presse marocaine.
Groupe TelQuel, le 1er octobre 2010 à Casablanca (Maroc)
ar.benchemsi@gmail.com

vendredi 1 octobre 2010

Maroc-Tunisie : Solidarité avec Kamel Jendoubi

Par Ayad Ahram, Paris, 1/10/2010
Les associations de l'immigration soussignées, dénoncent avec force le refoulement par les autorités marocaines de Kamel Jendoubi, président du Réseau 
Euro-méditerranéen des droits de l'Homme (REMDH) et du Comité pour le respect des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT).
Kamel Jendoubi est arrivé hier soir à l’aéroport de Rabat sur invitation de l’Organisation Marocaine des Droits Humains. Les autorités marocaines l’ont empêché de fouler le sol marocain en l’obligeant de passer toute la nuit à bord de l’avion. Il a été expulsé ce matin vers la France.
Kamel Jendoubi est militant de l'immigration et des droits de l'Homme depuis de nombreuse années. Son expulsion de Rabat démontre la complicité entre le pouvoir marocain et le régime tunisien.
Le Maroc qui se targue devant les instances européennes d'être au diapason des droits de l'Homme et qui a acquis le statut de pays avancé démontre par cette violation des droits qu'il ressemble aux régimes dictatoriaux de la région.
Nous exigeons des excuses des autorités marocaines pour cette expulsion injustifiable et le libre accès des militants des droits humains au territoire marocain.
Les associations signataires 
-  expriment leur totale indignation pour cette collaboration honteuse entre les deux régimes qui bafouent les droits les plus élémentaires. 
-  Interpellent le gouvernement français pour intervenir rapidement auprès des gouvernements marocains et tunisiens pour le respect et la protection des militants des droits humains.
Premières organisations signataires :
ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
FTCR (Fédération des Tunisiens Citoyens des Deux Rives)
ASDHOM (Association de Défense des Droits de l'Homme au Maroc)
EMCEMO (Centre euro-méditerranéen des Migrations et de développement, Pays-Bas)
IDD (Immigration Développement Démocratie)
ACORT (Association des Citoyens Originaire de Turquie)
ATF (Association des Tunisiens de France)

L'Union européenne s'intéresse à la liberté de la presse au Maroc

Par Rachid Hallaouy 30/9/2010
  INTERVIEW. Said Essoulami, directeur du Centre pour le respect de la liberté d’expression dans le monde arabo-musulman (CMF MENA) et membre de la Task Force de la Commission Européenne « Euromed Médias », s’exprime sur la dimension du statut avancé entre l'Union européenne (UE) et le Maroc en matière de liberté d’expression et liberté de presse.
Said Essoulami, Directeur du CMF MENA - Yabiladi : Quel regard portez-vous sur l'environnement dédié à l'exercice du métier du journaliste au Maroc ?
- Saïd Essoulami : L’environnement actuel est difficile pour beaucoup de médias au niveau financier. Les recettes publicitaires et les ventes sont en baisse et beaucoup de journaux, surtout les hebdomadaires, ont des dettes auprès des imprimeurs et/ ou ne peuvent plus payer les salaires des journalistes. Au niveau juridique, rien n’a changé depuis 2002. La réforme du code la presse relancé en 2007 a été bloquée pour cause d’insistance du gouvernement de maintenir des peines d’emprisonnement. Le droit d’accès à l’information n’est pas garanti ni le droit de protéger le secret des sources des journalistes. Sur le plan éthique et de la solidarité entre journalistes, l’environnement est très malsain. Des journaux « échangent » des insultes et des accusations, régulièrement. Ce qui manque, me semble-t-il, c’est un leadership moral dans la communauté des journalistes.
- Cet été, un dirigeant d'un titre de presse arabophone a fait l'objet d'une convocation policière et a été pressé de révéler l'identité des sources. Qu'en pensez-vous ?
- Selon les dires des journalistes du quotidien Assabah, aucun d’entre eux n’a révélé la source de l’information. La police a sûrement utilisé d’autres moyens pour arriver à la source. Le problème, c’est la manière dont les journalistes ont été interrogés, il faut savoir que leurs téléphones portables et emails ont été fouillés. La décision prise par le ministre de Justice de suspendre les deux juges soupçonnés d’avoir divulgué l’information a été contestée par de nombreuses organisations de la société civile ainsi que par des avocats. Trois sujets majeurs ont été débattus autour de cette affaire : le droit des citoyens d’accès à l’information, la protection des sources et le fait que le Conseil supérieur de la magistrature n’a pas, dans son règlement interne, de clauses qui imposent à ses membres le secret professionnel et donc le devoir du silence.
- Au moment où l'État a initié une série de débats sur le thème « Médias et société » dans la perspective, entre autres, d'un nouveau code de la presse, n'est-il pas opportun de se pencher sur un cadre juridique à donner pour garantir la protection du secret des sources ?
- Le Maroc fait parti des pays qui n’ont pas de loi sur la protection du secret des sources des journalistes. La communauté des journalistes revendique cette protection depuis 1994, mais le législateur n’a pas jugé nécessaire de l’introduire dans le code de la presse. Depuis cette date, de nombreux journalistes ont été obligés, sous la pression, de révéler leurs sources d’information. Des fonctionnaires et des militaires ont été condamnés à des peines de prison pour avoir diffusé l’information sans autorisation préalable. Des journalistes ont été mis en prison pour avoir publié des informations classées « confidentielles » ou « secrètes ». Nous attendons les propositions du coordinateur du débat national sur « Médias et société » pour voir si la protection du secret des sources va être inclue dans les propositions de réformes du cadre juridique qui encadre la presse marocaine.
- Que faut-il attendre du statut avancé Maroc/ UE en matière de liberté d’expression ? Le Maroc doit-il aligner son cadre réglementaire à celui des Etats membres de l’UE ?
- Le document sur le statut avancé, signé conjointement par le Maroc et l’EU, invite le Maroc à adhérer graduellement aux conventions du Conseil de l’Europe en matière de protection des droits fondamentaux, ouvert à la participation des pays non membres du Conseil de l’Europe. J’ai eu aussi l’occasion d’entendre l’Ambassadeur de la délégation européenne à Rabat, Eneko Landaburu, dire que l’UE offre au Maroc des centaines de lois et conventions pour les adapter à son propre contexte. Il y a donc de la part de l’UE, une volonté de soutenir le Maroc dans la mise à niveau de sa législation, en particulier sur les droits humains. Mais, l’UE reste préoccupée par l’état de la liberté d’expression et de la presse au Maroc et de la lenteur de la réforme de la justice. Si l’Europe est là pour soutenir la liberté de la presse et de faire de cette liberté un indicateur important de l’avancement des relations bilatérales avec le Maroc, on ne peut que s’en féliciter. Car, nos gouvernants ont l’air de négliger cette dimension, pensant que cette liberté doit obéir aux limites tracées par la loi et que les médias doivent soutenir les grands chantiers du pays et cesser de créer la «pagaille» dans l’opinion publique. La conférence internationale qu’a organisé la Commission européenne à Rabat, les 27 et 28 septembre 2010 sur la presse au Maroc, démontre l’intérêt majeur de l’UE sur ce dossier chaud. Il sera intéressant de savoir comment les autorités vont réagir aux recommandations de cette conférence qui seront débattues au sein du prochain comité Maroc-UE des droits de l’homme, prévu dans le courant du mois d’octobre.
Rachid Hallaouy
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Mineurs chiliens, les 33 damnés de la terre

Par Anaëlle Verzaux, Bakchich,1/10/2010
Depuis le 5 août et l’éboulement d’une mine de cuivre, 33 mineurs chiliens sont prisonniers à 700 mètres sous terre. Notre reporter s’est rendue sur place.
A la fin septembre, le printemps arrive au Chili. On l’oublierait presque. On fonce sur la route qui traverse le désert d’Atacama depuis Copiapo jusqu’à la mine de San José où les 33 mineurs les plus célèbres du monde sont toujours bloqués à 700 mètres sous terre. Les médias du monde entier qui scrutent chaque seconde de la vie et de la survie des 33 et de leurs familles en ont fait un reality show planétaire. Au Chili, on connaît chaque mineur, sa vie, sa famille, ses blagues et le nom de son chien. Un formidable élan solidarité, mais aussi une revanche pour tous les prolos chiliens et d’abord les mineurs, figure emblématique de ce cuivre qui fait la richesse du Chili et des multinationales. [1]
Mais sur la route, c’est le printemps qui nous arrête. L’Atacama, est un des déserts les plus arides au monde, mais voilà des fleurs, des tapis de fleurs roses à l’infini, roses et mauves, avec, vues de près, d’étranges feuilles délicates et charnues. Au bout de onze années de sécheresse, il a plu. Et le désert a fleuri pour quelques jours.
Le désert d'Acatama

« Mina San José fuerza ! » - « Fuerza mieneros ! ». Banderoles et pancartes annoncent le camp « esperanza », le campement bariolé autour de la mine, comme une grosse fête foraine tombée de la lune en plein désert. Sur la montagne, des drapeaux dessinent les visages des 33. Drapeaux, ballons, guirlandes, ex-voto, caméras, familles, tentes, enfants, mineurs, cheval, gardes civiles, camions, antennes, clowns, journalistes, soleil, poussière et sous nos pieds, à 700 mètres les 33 dans la nuit de la terre.

Soixante-dix centimètres pour faire passer un corps
L’entrée de la mine est interdite aux médias. C’est de loin qu’on aperçoit les trois foreuses qui creusent pour remonter les hommes. Pour quand ? Pas avant début novembre, peut-être plus tard. Le sauvetage est une affaire d’Etat et le gouvernement ménage ses effets. Mais pour Pablo Ramines (29 ans), le chef de la deuxième équipe qui devait, le 5 août, remplacer les 33 pour le travail de nuit, ce sera beaucoup plus tôt : « Dans dix jours, tout au plus ! ». La veille, le 17, le jour du bicentenaire, un premier excavateur, le T-130, est arrivée jusqu’aux mineurs en creusant un conduit de 25 centimètres de diamètres. Une réussite technique qui rassure tout le monde. Mais Pablo rappelle que c’est eux, les autres mineurs qui font ce boulot. C’est écrit sur son badge « Equipo Rescate » (« Equipe de secours »). « Nous creusons jour et nuit pour sauver nos copains. On les appelle les ninos, les enfants ». C’est vrai que tout ça fait inévitablement penser à un accouchement. La terre va remettre au monde ses trente trois enfants.
La prochaine opération consiste a agrandir le conduit jusqu’aux 70 centimètres nécessaires pour faire passer le corps d’un homme. Mais comment se fera le sauvetage ? « D’abord, avant la remontée, deux secouristes vont descendre. Les plus habiles puis les moins costauds passeront en premier. Les gars remonteront un par un dans des capsules. Comme en plongée sous-marine, la remontée se fera par paliers de 100 mètres et durera entre une demie heure et une heure et demie par personne. Chacun portera des lunettes noirs pour ne pas être éblouis pas le soleil. A la sortie, une seule personne de leur famille pourra les embrasser. Puis ils passeront au moins une journée à l’hôpital, en fonction de leur état de santé ».
Miracle
Le soleil brûle, c’est l’heure du goûter. Les enfants filent vers la grande tente, qui sert de cantine. Najita a trois ans et sa mère s’appelle Angelica. « Angelica Alvarez, je suis la compagne d’Edison Fernando Pena, l’un des 33, le fan d’Elvis Presley. Je tiens une auberge à Copiapo, c’est là que j’ai rencontré Edison. Il m’a fait la cour, c’était infernal. Quand j’ai appris qu’il était vivant, après 17 jours d’incertitude, c’était comme si je revivais, une deuxième naissance ». Et maintenant ? Angelica croque dans un empanadas réchauffé à la braise. « J’ai confiance, Dieu est le chef de chantier ». Elle montre au fond un grand autel fleuri, plein d’ex-voto, de Saints, de Vierges, de Mère Theresa, à côté de la vierge de la Guadalupe et de San Lorenzo, le Saint patron des mineurs.
Pour les familles et pour le Chili tout entier, la survie des mineurs est un miracle, la preuve ils sont 33 comme l’âge du Christ à sa mort ! D’ailleurs Benoît XVI leur a fait parvenir 33 chapelets garantis bénis par lui-même. C’est avec ces chapelets autour du cou que les mineurs, la main sur le cœur, ont chanté tous ensemble l’hymne national, à l’occasion de l’énorme célébration du bicentenaire de l’Indépendance, le 17 septembre.
San Lorenzo, le Saint patron des mineurs
"Le Président exploite les mineurs"
Sebastian Pinera, à gauche
Si vous êtes français ou Italien le Chili ne va pas beaucoup vous dépayser en matière de président. Sebastian Pinera, le nouveau président chilien est un pur croisement de Sarkozy et de Berlusconi. Certains le surnomment le « Berlusconi du Chili », à cause de son côté bling bling : sa fortune est estimée à 2 milliards de dollars, de ses dents blanches, de ses paupières et de sa bouche refaites. D’autres lui préfèrent le surnom plus modeste de « Playmobil ». Dimanche 19 septembre, à midi, Sebastian Pinera et sa charmante épouse arrivent à San José, accompagnés du ministre des mines, Laurence Golborne, et des deux Isabel Allende. La sénatrice socialiste, fille de l’ancien président Salvador Allende, et l’écrivain réputée, nièce de Salvador.
Pablo nous fait signe d’entrer discrètement dans la baraque des mineurs. De là on verra tout. Devant une bonne cinquantaine de caméras, Pinera déguisé en mineur félicite les courageuses familles puis donne quelques précisions sur la nouvelle perforeuse, arrivée – un hasard sans doute ! – à la mine ce matin. Les familles applaudissent. Mais dans le cabanon, les mineurs-sauveteurs ne sont pas ravis. « Nous sommes des héros de l’ombre. C’est nous qui faisons tout le boulot, et Pinera ne nous a même pas salués. Le Président exploite les mineurs pour remonter sa cote dans les sondages ». Pinera s’intéresse moins aux 34 Mapuches en grève de la faim depuis plus de 70 jours. Ils demandent seulement à ne plus être soumis à la loi anti-terroriste, qui permet à la justice de les emprisonner jusqu’à un an, sans qu’ils aient été jugés.
Indemnités
Autre motif d’agacement, les messages écrits adressés aux mineurs sont contrôlés par des psychologues et des spécialistes de la survie en confinement. Certains messages envoyés ne leurs parviennent pas. Du coup les copains restés en surface ont fabriqué un système parallèle clandestin. Pablo nous sort un portable de sa poche et fait défiler des images. C’est une conversation téléphonique filmée avec ceux d’en bas. « Tu as de la chance Pablo, là haut, tu as des gonzesses ! ». Les deux amis échangent encore quelques blagues potaches. Pablo sourit : « Les journalistes s’intéressent aux femmes et aux enfants, mais il y a aussi toute leur vie autour, et je peux te dire qu’elle est riche ! » Récemment, une centaine de femmes, épouses, ex et maîtresses, sont venues sur le camp pour réclamer les salaires et surtout les indemnités des 33 mineurs.
Il faut dire que les indemnités valent le déplacement. Jugeant le groupe propriétaire de la mine, San Esteban, responsable de l’accident [2], la justice chilienne a bloqué 1,8 million de dollars qu’auraient sinon empochés les directeurs de l’entreprise. Cet argent doit être reversé aux 300 ouvriers de San José. Le milliardaire chilien Leonardo Farkas a, quant à lui, signé des chèques de 5 millions de pesos (76 224 euros) que chacun des 33 mineurs devrait percevoir à leur sortie. « Farkas est un peu clown, personne ne touchera rien ! », pronostiquent certains.
Des femmes se sont battues sur le camp, pour toucher cet argent. Ça a fait jaser tout le monde… « Je ne vois pas de quoi tu veux parler, il y a une grande misère ici ! Quand les mineurs seront libérés, on ne sait pas ce qu’ils vont devenir », s’énerve subitement Angelica. Pendant ce temps-là, la petite Najita court, grimpe sur les genoux d’une inconnue et dessine à grands traits de stylo Bic son père d’adoption sur un morceau de papier.
Le chômage au bout du tunnel
33 chômeurs...
Un peu plus tard, on a l’explication. A la sortie des 33, la mine San José va fermer. Plutôt que de faire des travaux de réhabilitation, San Esteban s’est mis en faillite. Les 300 mineurs de San José vont se retrouver au chômage. « C’est un vrai coup de balai ! », s’exclame, furieuse, Isabel Allende. La sénatrice est interrompue par l’hélicoptère de Pinera qui s’en va. La semaine passée, le président du Chili, soucieux de l’avenir des travailleurs de San José, a organisé une foire à l’emploi. Vingt six entreprises ont déployé leur talent sur des stands. Mais l’initiative n’a pas eu un franc succès. « Pinera a tapé à côté. Nous attendons d’avoir reçu nos indemnités de licenciement avant de chercher un nouveau travail. Autrement, le directeur de San Esteban va nous licencier sans indemnités ! »
« Les mineurs auront du mal à retrouver un travail à salaire équivalent, surtout ceux qui ont plus de 50 ans », poursuit la sénatrice.
Car par rapport aux autres ouvriers, les mineurs du cuivre sont assez bien payés. En moyenne, ils perçoivent 450 000 pesos par mois (686 euros) (le salaire d’un instituteur), plus, parfois, une prime de dangerosité, qui s’élève à San José à 150 000 pesos (228 euros). Le salaire minimum est, lui, de 180 000 pesos (274 euros).
 « Je ne crois pas que ce soit un bon salaire, si lorsqu’on entre dans la mine, on ne sait pas si on va en sortir vivant. Avant l’éboulement de San José, on le disait, dans la mine, on entendait la terre rugir. Mais les directeurs de l’entreprise n’ont pas réagi », raconte Javier Castillo, le secrétaire du seul syndicat de la compagnie minière San Esteban. Par ailleurs, la mutuelle de santé n’est pas prise en compte et la retraite ne dépasse pas 40 % du salaire. « On devient mineur par nécessité », conclue Pablo.
A tel point que le Don Juan et son collègue Francisco Picon (33 ans) s’apprêtent à chercher du travail ailleurs. Pablo probablement dans les transports, et Francisco pourquoi pas en France, à la Légion étrangère… C’est toujours moins risqué.
Photos : Anaëlle Verzaux[1] Comme 77 % des mines de cuivre au Chili, San José est une mine privée, en violation de la Constitution en vigueur.
[2] A San José, la cheminée de ventilation, utilisée comme une issue de secours, n’a pas d’échelle de secours, comme l’exige pourtant la réglementation. Et il n’y a qu’une seule rampe d’accès.

jeudi 30 septembre 2010

Gaza: un bateau de pacifistes juifs intercepté par Israël et conduit au port

Par AFP, 28 septembre 2010
ASHDOD (Israël) — La marine israélienne a intercepté mardi un voilier de pacifistes juifs qui tentaient de briser symboliquement le blocus maritime de la bande de Gaza et l'a ramené de force au port israélien d'Ashdod. "
Dix navires de guerre israéliens ont forcé le bateau à faire route vers Ashdod", a déclaré à l'AFP un des organisateurs, Amjad al-Shawa, qui se trouvait à terre à Gaza."Ils se sont rendus parce qu'ils étaient encerclés, ils n'avaient pas le choix", a-t-il ajouté."La marine a pris le contrôle du voilier pour l'amener au port d'Ashdod", a confirmé l'armée israélienne dans un communiqué, ajoutant que l'interception n'avait donné lieu à aucune violence de part et d'autre." Avant l'abordage, la marine a lancé deux avertissements au capitaine", selon l'armée israélienne, qui a qualifié l'opération de "provocation"."Ils ont dit que nous approchions une zone soumise à un blocus maritime et nous ont demandé de changer de cap", avait auparavant indiqué à l'AFP un membre de l'équipage du bateau Irene, Yonatan Shapira, par téléphone satellitaire.A ce moment, le voilier se trouvait à 20 milles nautiques de la bande de Gaza a précisé M. Shapira, ancien officier israélien.

Itamar Shapira, un ex soldat israélien membre de
l'équipage pacifiste du voilier Irene, 
le 26 septembre 2010 à Chypre

Les passagers non israéliens devaient être interrogés avant leur expulsion, selon une porte-parole du ministère de l'Intérieur. Le bateau, battant pavillon britannique, avec à son bord sept militants juifs pro-palestiniens, dont une Américaine, une Allemande, un Britannique et quatre israéliens, avait appareillé dimanche de Famagouste, dans le nord de Chypre.
A bord se trouve une petite cargaison de jouets, livres, matériel de pêche ou encore médicaments, "une aide symbolique" pour la population de Gaza.L'opération, dont le budget dépasse les 20.000 livres (23.500 euros), a été financée par des dons récoltés notamment par différentes branches de l'organisation "Juifs européens pour une paix juste".
   Le 31 mai, des commandos israéliens avaient donné l'assaut à un convoi humanitaire, baptisé "flottille de la liberté", tuant 9 passagers turcs à bord du principal navire, le Mavi Marmara.
L'ancien député britannique George Galloway, qui dirige un convoi terrestre d'une quarantaine de véhicules parti de Londres à destination de Gaza a salué mardi à Istanbul les "familles des martyrs qui sont tombés le 31 mai lors d'un massacre en haute mer par l'État terroriste d'Israël".
Depuis, deux bateaux ont tenté en vain de forcer le blocus.
-  Israël avait arraisonné le 5 juin et conduit à Ashdod le cargo irlandais Rachel Corrie, avant d'expulser les passagers, dont Mairead Maguire, lauréate nord-irlandaise du Prix Nobel de la Paix.Mardi, Mme Maguire s'est vu interdire l'entrée en Israël à l'aéroport de Tel Aviv, en raison de cette expulsion.
Le cargo libyen Amalthéa, affrété par la Fondation Kadhafi, avait été contraint de se dérouter vers le port égyptien d'Al-Arich le 14 juillet après avoir subi une avarie pendant qu'il était encerclé par la marine israélienne.
Après la vague de réprobation internationale soulevée par l'assaut du Mavi Marmara, Israël a allégé le blocus qu'il impose à Gaza depuis juin 2006, renforcé à la suite de la prise de contrôle de ce territoire par les islamistes du Hamas en juin 2007.
Il maintient toutefois un strict blocus maritime pour empêcher l'importation de matériel à usage militaire dans le territoire.
source : info-Paix n° 319

AMDH Mohammedia : formation des formateurs

Sans formation pas de combat
Par Ali Fkir, 30/9/2010
Dans le cadre du projet de Formation des formateurs en matière des droits humains, la 3ème phase : Formation des adhérents de l'AMDH, a démarré pour la section de Mohammedia (qui fait partie de la région de Casablanca), le 29 septembre. Elle s'achèvera le 2 octobre (4 jours de formation).
La formation se déroule dans une agréable salle de Dar Attakafa (la maison de culture), et dans une ambiance de camaraderie. Les bénéficiaires ont comme formatrice pour la 1ère journée, la militante fFtiha Mesbahi (membre du BC de l'AMDH) qui a superbement réussi sa mission.
Pour le thème de l'application, les bénéficiaire ont choisi "la justice, entre l'approche universaliste et l'approche religieuse"
Bon courage militantes et militants de l'AMDH
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Mohamed Al Durrah in memoriam

par Agustín Velloso, 30/9/2010. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala 
Il y a dix ans, jour pour jour, le 30 septembre 2000, l'enfant palestinien Mohamed Al Durrah était tué par un sniper de l'armée israélienne.

Les sionistes ont fait des milliers de victimes palestiniennes comme ce garçon de douze ans, certains plus jeunes (y compris dans le ventre de leur mère), d'autres plus âgés (y compris dans leur lit), et tous méritent qu'on s'en souvienne.
Sans aucun doute, la mort d'Al Durrah, qui survint au second jour de la seconde Intifada,  peut être vue ajourd'hui, en ces temps de conversations de paix à coup de "oui, mais" et sans nouvelles intifadas, comme un condensé de la situation des Palestiniens dix ans après l'événement.
Peu importent combien de conversations similaires auront lieu, quelle sera la contribution de la "communauté internationale" à la solution du conflit du Moyen-Orient, ce que dit l'Autorité palestinienne de Ramallah,  puisque les sionistes continueront à tuer, à mutiler,  à détruire, à voler, bref, à pratiquer le génocide rampant à Gaza et le nettoyage ethnique en Cisjordanie avec tous les moyens à leur disposition.
Combien d'autres Mohamd Al Durrah connaîtront-ils le même sort dans les dix années à venir ?
Depuis le début de la seconde Intifada en septembre 2000 jusquà la fin de ce mois de septembre 2010, Israel a tué 1859, mille-huit-cent-cinquante-neuf enfants de moins de 18 ans.
Même si les chifres à venir se monteront à plusieurs milliers, seuls leurs êtres chers se souviendront des victimes. Les autres, s'ils arrivent à chercher à s'informer, ne sauront que ce racontent les wikipédias du moment et les autres médias prosionistes et proimpérialistes : ce qu'ils appellent “l'incident de "Mohamed Al Durrah", qui “fut pris dans un tir croisé entre des soldats israéliens et les forces de sécurité palestiniennes", disculpant l'armée israélienne : "une enquête de l'armée israélienne d'octobre 2000 a conclu que celle-ci n'avait probablement pas tiré sur Al Durrah", ou encore : "il s'agissait d'une mise en scène des manifestants palestiniens", pour ne pas parler de ceci :  "les communautés juives et israéliennes ont déclaré que les allégations palestiniennes ne sont que l'actualisation d'une vieille difffamation, la vieille accusation antisémite de sacrifices d'enfants par les juifs".
Grace à l'amitié US, Israël retourne ainsi le couteau dans la plaie.
Espérons que la résistance inversera la vapeur avant que cette situation se prolonge dix ans de plus.
 Carlos Latuff

ALGERIE / MAROC ET SAHARA OCCIDENTAL. LA VOLONTÉ DE COMBATTRE LES DISPARITIONS FORCÉES DOIT SE TRADUIRE EN ACTES


Par Françoise Guillitte, A.I., 27/9/2010
À l’approche de la 27ème Journée internationale des personnes disparues le 30 août 2010, Amnesty International a adressé aux autorités algériennes et marocaines un courrier leur demandant instamment de ratifier sans plus de délai la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.
Dans ses lettres aux ministres des Affaires étrangères algérien et marocain, Mourad Medelci et Taib Fassi Fihri, Amnesty International leur demande instamment de se souvenir des victimes de disparitions forcées et d’honorer leur mémoire en prenant des mesures concrètes afin que ne soient plus jamais tolérées les disparitions forcées.
En Algérie, des milliers de personnes ont été victimes de disparition forcée aux mains des forces de sécurité ou des milices armées par l’État au cours du conflit interne qu’a connu le pays dans les années 1990 et qui a été marqué par de graves atteintes aux droits humains perpétrées tant par les forces de sécurité que par les groupes armés. Si la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) estime à 7 000 le nombre des victimes, les familles de victimes, les associations les représentant, ainsi que plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) pensent qu’elles seraient en réalité plus de 8 000. Beaucoup de victimes étaient soupçonnées d’être membres du Front islamique du salut (FIS), un parti interdit. Au lieu d’enquêter sur ces disparitions et de traduire en justice les responsables présumés de tels actes, les autorités algériennes ont pris une série de mesures d’amnistie depuis 1999 qui ont institutionnalisé un climat d’impunité, au nom « de la paix et de la réconciliation nationale ».
Les forces de sécurité marocaines sont également responsables de centaines de disparitions forcées qui se sont produites entre le milieu des années 1960 et le début des années 1990 – les « années de plomb », caractérisées par des atteintes généralisées aux droits humains, notamment des disparitions forcées. Parmi les victimes marocaines de disparition forcée, on compte des militants de partis d’opposition, des syndicalistes et même des paysans ayant organisé des manifestations anti-gouvernementales. Les Sahraouis ont été frappés de manière disproportionnée par ce phénomène. Beaucoup ont été victimes de disparition forcée en raison de leur soutien réel ou supposé à l’indépendance du Sahara occidental, territoire annexé par le Maroc en 1975. Les autorités marocaines ont pris des mesures importantes pour mettre fin aux disparitions forcées, notamment en créant l’Instance Équité et Réconciliation (IER). Toutefois, à ce jour, toute la lumière n’a pas été faite sur les disparitions forcées et justice n’a pas été rendue.
L’absence de détermination des autorités algériennes et marocaines à aborder la question du sombre héritage des disparitions forcées laisse des milliers de familles dans l’incertitude en ce qui concerne le sort exact de leurs proches. Amnesty International soutient ces familles dans leur recherche de la vérité, de la justice et de réparations adéquates incluant des garanties de non-répétition.
Alors que les autorités algériennes et marocaines proclament qu’une nouvelle page a été tournée, une manière très concrète de combattre les disparitions forcées est de ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées que l’Assemblée générale des Nations unies a adoptée en 2006. Il ne manque aujourd’hui qu’une ratification pour que la Convention entre en vigueur. Elle deviendra alors un instrument efficace pour aider à empêcher les disparitions forcées, établir la vérité sur les crimes commis, sanctionner les auteurs de tels actes et fournir des réparations aux victimes et à leurs familles.
Bien que l’Algérie et le Maroc aient signé la Convention il y a plus de trois ans, ils n’ont pris aucune mesure en vue de la ratifier. Amnesty International renouvelle son appel aux autorités algériennes et marocaines pour qu’elles fassent preuve de leur engagement réel à combattre les disparitions forcées, en faisant en sorte que la Convention entre en vigueur.
Pour plus d’informations concernant les disparitions en Algérie, voir :
Amnesty International, Algérie. Un legs d’impunité. Une menace pour l’avenir de l’Algérie (index AI : MDE 28/001/2009), avril 2009
Amnesty International, Algérie. Un legs d’impunité. Une menace pour l’avenir de l’Algérie (index AI : MDE 28/003/2009
Pour plus d’informations concernant les disparitions au Maroc et au Sahara occidental, voir :
Amnesty International, Maroc et Sahara occidental. Assez de demi-mesures. Faire face aux disparitions forcées au Maroc et au Sahara occidental (index AI : MDE 29/005/2009), août 2009
Amnesty International, Maroc et Sahara occidental. Des promesses non tenues. L’Instance équité et réconciliation et le suivi de ses travaux (index AI : MDE 29/001/2010), janvier 2010

Liste des manifestations du Samedi 2 Octobre 2010

 Dernière mise à jour mercredi 29 à 21h36
 * 01 - Ain
Bourg en Bresse -> Champ de Foire 14h30
Belley : à la Mairie 10h00
* 02 - Aisne
Château-Thierry -> Place Paul Doumer 15h
Soissons -> Place de la République 10h
Laon -> Pont de Vaux 15h
Chauny -> devant la mairie 10h
St Quentin -> place Carnot 10h
Hirson -> maison des travailleurs (rue Dinant) 10h
Villers Cotterêts -> Place Aristide Briant 10h00
* 03 - Allier
Moulins -> devant le lycée Banville 10h
Montluçon -> Place Jean Dormoy (St Paul) 15h
Vichy -> Place de la Poste 15h
* 04 - Alpes-de-Haute-Provence
Digne -> Place du Général de Gaulle 11h
Manosque -> Porte Saunerie 11h
* 05 - Hautes-Alpes
Gap Rond-Point de l’Europe 10h30
06 - Alpes-Maritimes
Nice Gare Thiers 10h00
* 07 - Ardèche
Privas -> devant la préfecture 10 h 30
Aubenas -> rond-point Ponson Moulon 14h
Annonay -> Champ de mars 14h
Le Cheylard -> 10h, devant la mairie
* 08 - Ardennes
Charleville Mézières -> Place Ducale 10h30
* 09 - Ariège
Pamiers départ manifestation au Rond-Point Leclerc à 10h00
* 10 - Aube
Troyes -> place de l’hôtel de ville 10h30
11 - Aude
Narbonne -> Portail des Jacobins 10h30
Carcassonne -> Parvis de la Sous-Préfecture 10h30
* 12 - Aveyron
Rodez Jardin public 10h00
Saint Affrique Jardin public 10h00
Millau Gare 10h00
Decazeville Maison des syndicats 10h00
Villefranche Mairie 10h00
13 - Bouches-du-Rhône
Pré-rassemblements dans les villes du département
Marseille -> départ de Castellane à 14h30 jusqu’au Vieux Port (meeting intersyndical) en 2 cortèges
* 14 - Calvados
Caen -> Place Saint Pierre 14h30
Lisieux -> Place François Mitterrand 10h00
Vire -> Porte de l’horloge 10h00
* 15 - Cantal
Aurillac -> Place du 8 mai 14h30
Saint-Flour -> allées Pompidou 10h
* 16 - Charente
Angoulême -> devant la gare 10h00
Chasseneuil-sur-Bonnieure :
Cognac :
17 Charente-Maritime
La Rochelle -> Place de Verdun 10h 30
Saintes -> devant le palais de Justice 10h 30
Rochefort -> place Colbert 10h 30
Jonzac -> rendez-vous au jardin public 16h ?
Royan :
* 18 - Cher
Bourges -> Place Séraucourt 14h30 -
Vierzon -> Forum République 10h30 - ?
Saint Amand -> Place Jean Girault 10h30 - ?
Saint Florent-sur-Cher -> Place de la République 10h30 - ?
La Guerche-sur-l’Aubois -> Place du Général de Gaulle 11h00 - ?
19 - Corrèze
Brive -> Espace des 3 provinces devant le Cinéma ( Av. du Président John Fitzgerald Kennedy )10h00
Tulle -> Place Albert Faucher (rond point de Souilhac) 10h00
Ussel :
Arnac-Pompadour :
* 20A - Corse-du-Sud
Ajaccio -> carrefour—Préfecture 10H
Porto-Vecchio -> 4 chemins 18h
* 20B - Haute-Corse
Bastia -> 10h, devant le Palais de Justice
21 - Côte-d’Or
DIJON 14h30 -> place de la Libération
BEAUNE 10h00 -> porte Saint Nicolas
MONTBARD 10h00 place GAMBETTA
22 - Côtes-d’Armor
Saint Brieuc -> Place de la liberté 10h30
Dinan -> Place de l’Hôtel de ville 10h30
Lannion -> parking de La Poste 10h30
Guingamp -> l’Echiquier (place du Champ-au-Roy) 10h30
23 - Creuse
Guéret -> 10h00, devant la CCI
La Souterraine -> Gare 10h
Aubusson -> devant la sous-préfecture 10h
24 - Dordogne
Périgueux -> Palais de Justice 10h
Sarlat -> Place Grande Rigaudie 10h
Bergerac -> devant le Palais de Justice 10h30
25 - Doubs
Montbéliard -> Champ de Foire 14h00
Besançon -> Place de la Révolution 10h30
Pontarlier -> Place d’Arçon 10h30
26 - Drôme
Valence – Départ champ de mars 10h00
Montélimar – Départ du théâtre 10h00
27 - Eure
Evreux Pré du Bel Ebat 10h30
* 28 - Eure-et-Loir
Chartres , Manifestation Nocturne en Lumière "Retraites aux flambeaux" 19h Place des halles
* 29 - Finistère
Brest : Place de la liberté 14h30
Morlaix : place de la mairie 14h30
Quimper : place de la résistance 14h30
Quimperlé : place de Coat Kaer 14h30
Carhaix : 14h30
30 - Gard
Nîmes, Place St Charles, départ 14h30
Alès : 15h Place de la Mairie.
Manifestations unitaires et rassemblements préalables dans les localités :
Le Vigan : 10h30 devant la Mairie.
Bagnols sur Cèze 10h devant la Poste (Final de la manif grandiose au Mont Cotton).
Uzès : Rassemblement à 11h Esplanade (Départ 13h Bus Manif à Nîmes).
Beaucaire : 10h à la passerelle du canal.
Villeneuve-Lès-Avignon : Manifestation en Avignon – Gare centrale à 14h.
* 31 - Haute-Garonne
Toulouse Allées Charles de Fitte Métro Saint-Cyprien 10h
Saint-Gaudens Place Jean Jaurès à 10h
* 32 - Gers
Auch Patte d’Oie vers Préfecture 10h00
33 - Gironde
Bordeaux : au Jardin public 14h30
Blaye :Place des Cônes à la Citadelle 10h30 -
Gujan-Mestras : devant la Mairie 10h00 -
34 - Hérault
Montpellier : Rives du Lez 13 h 30
Béziers , Bourse du travail (Boulevard F. Mistral) 10h
Balaruc, pavillon Sévigné 11h00
Bédarieux le matin
* 35 - Ille-et-Vilaine
Rennes , Avenue Janvier 10h
Redon , devant la Sous Préfecture 10h
Saint Malo , Place de l’ancienne gare 10h30
Fougères , devant la Sous Préfecture 17h30
Vitré , Place de la Gare 10h30
* 36 - Indre
Châteauroux , Place de la République 10h
* 37 - Indre-et-Loire
Tours : Manifestation unitaire - Place de la Liberté 15h00
38 - Isère
Grenoble : Cours Jean Jaurès 14 h30
Bourgoin-Jallieu : parking Diederichs 10 h
La Tour du Pin : Gare SNCF 10 h
Roussillon : Place de la République 10h
39 - Jura Villes et heures sûres, lieux incertains
Dole Avenue de Lahr 10 H
St Claude sous-préfecture 10H
Lons le Saunier place de la Liberté 10h00
* 40 - Landes
Dax : Boulevard des Sports ( au stade .. ) 10h30
* 41 - Loir-et-Cher
Blois , Parc des Expositions 14h30
* 42 - Loire
Roanne bourse du travail 10h15
Saint-Etienne , bourse du travai, 10h00
* 43 - Haute-Loire
Puy-en-Velay , place du Breuil 10h00
Brioude, place de Paris 10h30
44 - Loire-Atlantique
Nantes , devant le CHU 14 h30
St Nazaire, place de l’Amérique Latine 15h00
Châteaubriand, place de la mairie 15h00
Ancenis, station Esso 15h00
* 45 - Loiret
Orléans : Place du Martroi 14h 30
Montargis : place du Pâtis 14h 30
Gien : place de la Victoire (champ de foire) 14h 30
* 46 - Lot
Cahors Place Charles de Gaulle 10h00
Figeac rendez-vous devant le lycée Champollion 10h00
* 47 - Lot-et-Garonne
Agen , Place de la Préfecture 10h
Marmande , Esplanade du Maré 9h30
48 - Lozère
Mende , Place de la Chicanette 10h
* 49 - Maine-et-Loire
Angers : place Leclerc 10h00
Cholet : place Travot 10h00
Saumur : avenue du général de Gaulle 10h00
Segré : place du Port 10h00
* 50 - Manche
Cherbourg , Mairie 10h30
Saint-Lô , Plage Verte 10h30
Coutances , Hôtel de Ville 10h30, fin de manif place Saint-Nicolas avec apéro
Granville , Mairie 10h30
Avranches , devant la mairie 14h30
* 51 - Marne
Reims : Maison des syndicats 14h00
Chalons en Champagne : Maison des syndicats (place de Verdun) 10h00
Epernay : Place Carnot 10h00
Vitry le François : Espace Lucien Herr 10h00
* 52 - Haute-Marne
Saint-Dizier , place de la mairie 10h30
Chaumont , place de l’Hôtel de ville 10h30 ?
* 53 - Mayenne
Laval : place de la Cathédrale 10h00
* 54 - Meurthe-et-Moselle
Nancy : Place Dombasle 14h
Longwy :
* 55 - Meuse
Verdun
Bar le Duc Place de la Gare 14h30
* 56 - Morbihan
Lorient Maison des Syndicats (place Cosmao Dumanoir) 10h
Vannes : La Rabine (près du Kiosque à Musique) 10h00
Lorient : Place de la mairie 10h00
Pontivy : La Plaine 10h00
Belle Ile en mer : Embarcadère 10h30
* 57 - Moselle
Metz : départ devant le Centre Pompidou 10h30
Thionville départ devant la Sous-préfecture 10h30
Forbach départ devant la Mairie 10h30
Sarrebourg départ devant la Mairie 10h30
* 58 - Nièvre
Cosne-sur-Loire , départ de la Poste 14h30
Nevers , départ de la gare 14h30
* 59 - Nord
Lille : Porte de Paris 14h30 -
Maubeuge : Espace rive gauche mail de la Sambre 14h30
* 60 - Oise
Chantilly : 10h00 Place de la Gare
Compiègne : 10h00 - Cours Guynemer
Beauvais : 10h30 - Place du Jeu de Paume
* 61 - Orne
Alençon , devant le siège du Conseil Général (boulevard de Strasbourg) 14h 00
* 62 - Pas-de-Calais
Boulogne : quai Gambetta 9h30
Calais : place Crèvecoeur 14h30
Lille : manif régionale porte de Paris 14h30
St Omer, Bourse du travail 9h30
Bruay, Porte Nord 10h00
Lens, place du Cantin 10h00
Lens :
Arras :
Auchel :
Béthune :
Isbergues :
Lillers :
63 - Puy-de-Dôme
Clermont-Ferrand : Place DeLille Manifestation en direction de la Préfecture 10h00
Ambert : devant la Sous-préfecture 10h00 -
Issoire : Place de la Montagne 10h00 -
* 64 - Pyrénées-Atlantiques
Pau , place Clemenceau 10h30
Bayonne , place de la Mairie 10h30
65 - Hautes-Pyrénées
Tarbes : 10h00 - Bourse du Travail
66 - Pyrénées-Orientales
Perpignan : 10h00 - Place de la Catalogne
* 67 - Bas-Rhin
Strasbourg : place de la République 14h30
68 - Haut-Rhin
Mulhouse , place de la Bourse 14h30
69 - Rhône
Lyon : Place Jean Jaurès 14h00
70 - Haute-Saône
Vesoul : Place Renet 14h
Gray : Quai Mavia 14h00
* 71 - Saône-et-Loire
Chalon sur Saône : maison des syndicats 10h00
Macon : Place Genèves 10h00
Le Creusot : L’Alto 10h00
Montceau : place de la Mairie 10h00
Paray le Monial place de la mairie 10h00
* 72 - Sarthe
Le Mans Place du marché de Pontlieue (Henri Vaillant) 14h30
73 - Savoie
Chambéry Place Caffe 10h00
Albertville Mât olympique (prés patinoire) 14h30,
Saint-Jean-de-Maurienne Place du Champ de Foire 10h00,
74 - Haute-Savoie
Annecy : Préfecture 13h30
Bonneville, Mairie 14h00
Thonon, place de l’Etoile 14h00
75 - Paris Région parisienne 75, 77,78, 91, 92, 93, 94, 95
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
76 - Seine-Maritime
Rouen, cours Clémenceau 14h00
Le Havre, espace Coty 15h00
Dieppe, devant la gare SNCF 14h00
Fécamp, devant l’hôtel de ville 10h00
Eu :
Lillebonne :
* 77 - Seine-et-Marne
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
* 78 - Yvelines
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
* 79 - Deux-Sèvres
Parthenay 10H30 Esplanade du palais des congrès
Bressuire ?
Niort place de la Brèche 10h30,
* 80 - Somme
Amiens : Maison de la Culture 14h30
Friville Escarbotin : place Jean Jaurès 14h30
Abbeville : Hôtel de Ville 15h00
Doullens : Hôtel de Ville 17h30
Ham place du Château d’eau 14h30 * 81 - Tarn
ALBI : place du Vigan 10h00
Castres devant la Sous-préfecture 10h00
* 82 - Tarn-et-Garonne
Montauban : Esplanade des Fontaines 10h30,
83 - Var
Toulon place de la Liberté 14h30
Draguignan sous-préfecture 10h30
* 84 - Vaucluse
Avignon : Gare Centre 14 h
* 85 - Vendée
La-Roche-sur-Yon , place Napoléon 10h30
Fontenay le Comte Sous préfecture 10h
86 - Vienne
Poitiers : Promenade des cours 10h30
87 - Haute-Vienne
Limoges : Place de la République 14h30
* 88 - Vosges
EPINAL Gare 14h30 89 - Yonne
Auxerre : 10h
Sens : 10h
* 90 - Territoire de Belfort
Belfort Maison du Peuple 14h00
91 - Essonne
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
92 - Hauts-de-Seine
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
93 Seine St Denis
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
94 - Val-de-Marne
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT
95 - Val-d’Oise
PARIS : départ 14h30 Place de la République Arrivée Place de la Nation.
Deux parcours :
Parcours principal : République-Bastille-Nation Carré de tête - Solidaires - UNSA - FSU
Deuxième parcours : République - Bd Voltaire - Nation devrait concerner CFTC - CGT - CGC - CFDT