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samedi 13 novembre 2010

Amnesty International dénonce la « brutalité délibérée » à El-Ayoun

Par La Rédaction Donne ton avis, le 12/11/ 2010

L’ONG des droits de l’homme Amnesty International a dénoncé la « brutalité délibérée » des forces marocaines d’occupation à El-Ayoun. « Cette brutalité est délibérée et tous les témoins ont été écartés.
Journalistes, avocats, parlementaires, ONG sont interdits d’entrée » au Sahara Occidental pour vérifier l’ampleur des événements à El-Ayoun occupée, souligne l’ONG, après avoir rappelé l’attaque par les forces marocaines d’occupation du « camp de la liberté », érigé par la population sahraouie en lutte pacifique pour son droit à l’autodétermination.
« Lassés par 35 ans d’occupation militaire marocaine, attendant en vain depuis 19 ans que la voie diplomatique les rende maîtres de leur avenir, les Sahraouis des territoires occupés ont décidé, ces dernières semaines, de dire au monde que cet immobilisme de la communauté internationale leur est devenu insupportable », poursuit Amnesty International, évoquant les mouvements de la population sahraouie hors des villes occupées, en signe de protestation contre son statut de peuple colonisé.
« C’est précisément lundi 8 novembre, jour de l’ouverture sous l’égide des Nations unies de nouveaux pourparlers Maroc-Front Polisario que les forces de répression marocaines se sont lancées à l’attaque d’une population civile désarmée », a rappelé l’ONG, estimant que le bilan des victimes « va s’alourdir puisque les forces armées et de police continuent leurs ratissages dans El-Ayoun avec une extrême violence ».
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www.donnetonavis.fr/actu/news/amnesty-international-brutalite-sahara-occidental_2678.html
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Des banques françaises en accusation au Sahara Occidental

Par les AMIS DU PEUPLE DU SAHARA OCCIDENTAL, 11/11/2010
Début octobre, les Sahraouis sont sortis des villes de leur pays occupé, où ils sont surveillés, discriminés, torturés ou emprisonnés abusivement, pour s'installer dans des campements de tentes dans le désert, et cela malgré les violences marocaines qui ont tenté de l'empêcher.
Les Sahraouis excédés protestaient contre les éternelles promesses jamais tenues du gouvernement marocain, pour l'amélioration de leur situation.
Les réflexions menées avec l'esprit libéré de l'oppression, sous le tissu de la tente, le soleil, les étoiles, et malgré les ballets hostiles et incessant des hélicoptères de la surveillance marocaine, ont abouti logiquement à considérer la cause originelle du problème et les raisons de sa persistance.
Le Sahara Occidental est la dernière colonie d'Afrique, et son colonisateur ne respecte pas ses engagements devant la communauté internationale. La décolonisation non aboutie est la cause primordiale de toutes les exactions commises sur les Sahraouis, peuple en trop sur son territoire. Les entreprises qui commercent avec le Maroc soutiennent directement la violence, le maintien dans le territoire des milliers de policiers, militaires, forces auxiliaires et mouchards, et l’importation massive de colons.
Après savoir tenté de les assoiffer et affamer, les autorités marocaines ont ordonné la destruction des campements, et les ont attaqués violemment le 8 novembre. Ils ont attaqué des civils, des femmes, et des enfants. Ils ont bloqué et attaqué leurs familles qui tentaient de les rejoindre pour leur venir en aide. Ils ont tué, arrêté, torturé...
Dans les émeutes et les combats qui ont suivi, les Sahraouis ont tenté de repousser les forces répressives et ils ont attaqué les symboles du gouvernement, de son pillage des ressources naturelles du territoire et ses complices. Et notamment les banques. Certaines ont été dévastées, d'autres incendiées comme la banque populaire.
D'autres banques à sonorités bien françaises sont installées à El Aaiun, pour une ou plusieurs agences.
Sur leurs sites, la banque populaire, la société générale, le crédit agricole développent chacune les conceptions honorables de leur éthique, de leur responsabilité sociale d’entreprise, et assurent leurs clients de leur grande propreté. Ces banques sont pourtant installées dans un territoire occupé, et ont par conséquent des accords avec un occupant, et soutiennent ainsi la situation de guerre...
En s'attaquant aux banques présentes dans ce Territoire Non Autonome, les Sahraouis en attente de la mise en place du légitime référendum qui est leur droit les accusent directement d'être complices de leurs souffrances, et de la souffrance du peuple sahraoui, qu'il soit exilé ou réfugié.
Ils sont légitimement en droit de demander des comptes aux organismes financiers français, et nous aussi, ces banques à qui nous confions notre argent, et dont nous ne voulons pas qu’il serve à financer la mort et la destruction.

Grève de la faim de la famille du détenu politique Mohamed Marouani Sciopero della fame della famiglia del detenuto politico Mohamed Maruani عائلة معتقل الرأي و السياسة محمد المرواني يخوضون إضرابا عن الطعام

Au nom de Dieu le Miséricordieux et le Clément
Communiqué à l'opinion publique nationale et internationale
La famille du prisonnier d'opinion et politique Mohamed Marouani, ses compagnons et ses proches s’engagent dans une grève de la faim.
Nous, la famille du professeur Mohamed Marouani, détenu pour délits d'opinion et politiques depuis plus de deux ans et demi et qui depuis le 16 Octobre 2010, a repris sa grève de la faim pour un Marocmeilleur, déclare entreprendre une grève de la faim de solidarité par journée ce samedi 13 Novembre 2010, à son domicile de Rabat.

Nous informons l'opinion publique nationale et internationale de la gravité de l’état de santé de notre fils et frère, et nous soulignons ce qui suit:

- Nous nous solidarisons entièrement avec notre fils et frèredévoué et tous les opprimés comme lui ;
- Nous apprécions beaucoup les efforts de ses défenseurs et les invitons à poursuivre ces efforts pour le soustraireà l'injustice qui s'est abattue sur lui ;
- Nous apprécions profondément le plein consensus et le grande solidarité des associations nationales et internationales des droits humains, les organisations civiles et politiques nationales qui sont d'accord sur le caractère injuste du procèsde notre frère ;
- Nous tenons les organes officiels pour responsables de ce qui peut être une menace pour sa santé et sa vie ;
- Nous invitons toutes les forces politiques, civiles et pour les droits humains à agir rapidement pour mettre un terme à cette situation et s'attaquer à ses causes ;
- Nous demandons à toutes les honnêtes gens et à toutes les personnes qui se soucient de la réputation de ce pays à se rallier à la cause de notre frère et de ceux qui sont opprimés comme lui.

En menant cette bataille, nous réaffirmons que nous n'aurons de repos que justice soit faite pour notre fils Mohamed Marouani.

« Les injustes verront bientôt le revirement qu’ils éprouveront!
Sourate Les Poètes, 26-227.

La vérité de Dieu tout-puissant

Que la paix, la miséricorde et la bénédiction de Dieu soient sur vous

   بسم الله الرحمن الرحيم 
بلاغ إلى الرأي العام الوطني و الدولي
عائلة معتقل الرأي و السياسة محمد المرواني  و رفاقه و محبوه يخوضون إضرابا عن الطعام
                          
إننا نحن عائلة الأستاذ محمد المرواني، معتقل الرأي و السياسة المظلوم منذ ما يفوق سنتين ونصف والذي استأنف منذ 16 أكتوبر 2010 إضرابه المفتوح عن الطعام في رسالة بيضاء من أجل مغرب أفضل ، نعلن خوض إضراب تضامني عن الطعام وذلك يوم السبت 13 نونبر2010 ببيت والديه بالرباط.
و إذ نخبر الرأي العام الوطني و الدولي عن خطورة ما آلت إليه الحالة الصحية لابننا و أخينا, ونؤكد على ما يلي :
üتضامننا المطلق مع أخينا وابننا البار محمد المرواني وكافة المظلومين معه ؛
üنثمن عاليا الجهود المبذولة من طرف هيئة الدفاع الأبية وندعوها لمتابعة جهودها من أجل رفع الظلم الذي طال ابننا محمد المرواني ؛
üنثمن عاليا الإجماع المطلق والتضامن الواسع للجمعيات الحقوقية الوطنية والدولية، والمنظمات المدنية والسياسية الوطنية ، التي أجمعت عن مظلومية أخينا في محاكمة غير عادلة ؛
ü نحمل الجهات الرسمية مسؤولية ما يمكن أن يتهدد سلامته الصحية و حياته من أخطار محدقة؛
ü ندعو كافة القوى السياسية والحقوقية والمدنية، إلى التحرك العاجل من أجل وضع حد لهذه الوضعية ومعالجة أسبابها؛
ü ندعو كافة الشرفاء والغيورين على سمعة هذا البلد أن يلتفوا حول قضية أخينا المظلوم ومن معه؛
وإذ نخوض هذه المعركة،  فإننا نجدد التأكيد أنه لن يهدأ لنا بال حتى يرفع الظلم عن إبننا محمد المرواني  .

      ''وسيعلم الذين ظلموا أي منقلب ينقلبون'' الشعراء/ 227
                                               صدق الله العظيم
   والسلام عليكم ورحمة الله وبركاته

Nel nome di Dio Clemente e Misericordioso
Comunicato all'opinione pubblica nazionale ed internazionale
 La famiglia del detenuto per reati d'opinione e politici Mohamed Maruani, i suoi compagni ed i suoi cari  si impegnano in uno sciopero della fame.

Noi, i familiari del professor Mohamed Maruani detenuto per reati d'opinione e politici da più di due anni e mezzo e che dal 16 ottobre 2010 ha ripreso il suo sciopero della fame per un Marocco migliore, dichiariamo di intraprendere uno sciopero della fame per solidarietà in giorno sabato 13 novembre 2010, nella sua casa a Rabat.
 
Informiamo l'opinione pubblica nazionale ed internazionale della gravità in cui versano le condizioni di salute di quello che è nostro figlio e fratello e sottolineiamo quanto segue:
 
–   solidarizziamo pienamente con il nostro figlio e fratello devoto e con tutti gli oppressi come lui
–   apprezziamo profondamente gli sforzi compiuti da chi lo difende e li invitiamo a proseguire tali sforzi per sottrarlo all'ingiustizia che su di lui si è abbattuta
–    apprezziamo profondamente il consenso completo e l'ampia solidarietà delle associazioni per i diritti umani nazionali ed internazionali, le organizzazioni civili e politiche nazionali che hanno concordato sull'ingiustizia del processo che riguarda nostro fratello.
–    riteniamo gli organismi ufficiali responsabili di ciò che può essere una minaccia alla sua salute e alla sua vita
–   invitiamo tutte le forze politiche, civili e per i diritti umani a muoversi rapidamente per porre un limite a questa situazione ed affrontarne le cause
–   invitiamo tutte le persone oneste e quelle che hanno a cuore la reputazione di questo Paese a radunarsi intorno alla causa di nostro fratello e di chi è oppresso come lui
Combattendo questa battaglia riaffermiamo che non avremo pace finché non sarà fatta giustizia per nostro figlio Mohamed Maruani.

E quanto ai prevaricatori, presto vedranno in quali curve strettissime saranno obbligati
Sura dei poeti, 26-227.
(Trad. di Federico Peirone, ed. Mondadori)

La verità di Dio onnipotente

Possano la pace, la misericordia e la benedizione di dio essere su di voi

vendredi 12 novembre 2010

Des cadavres dans les rues d'El Ayoune , la situation rappelle celle du régime d’Augusto Pinochet au Chili

Par Mohamed Ould Salek, 11/11/2010
  Les quartiers d’El Aaiun occupée majoritairement peuplés par les Sahraouis sont pleins "des corps tranchés et des cadavres percés par balles, dont des enfants", une situation, a-t-il dit "très difficile à identifier", qui rappelle le "temps du régime du dictateur Augusto Pinochet au Chili", a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ould Salek dans une déclaration rendue publique mardi.
La capitale occupée du Sahara occidental, El Aaiun connaît un "état de terreur", "les responsables marocains laissent les cadavres dans les rues pour semer la panique au sein la population sahraouie", a regretté le chef de la diplomatie sahraouie.
Tous ces actes ont eu lieu à El Aaiun après l’assaut perpétré lundi par les forces armées marocaines sur le camp de Gdeim Izik, incitant des affrontements avec la population, a rappelé Ould Salek.
"La télévision marocaine montre des images des zones apparemment calme, celles des colons, mais dans les quartiers sahraouis où les marocains tuent des gens et les laissent traîner dans la rue la situation est vraiment horrible, qui rappelle ce que c’était passé au Chili au temps d’Augusto Pinochet", a déclaré le ministre.
"L'armée et la police marocaine brûlent toutes les voitures des Sahraouis, a souligné Ould Salek, précisant que "des dizaines de policiers en civil et des colons marocains armés de couteaux et de bâtons ont dévasté des maisons sahraouies, battus les locataires et enlevés plusieurs personnes dont le sort demeure inconnu".
"Nous attendons du Conseil de sécurité d'adopter une condamnation claire et forte des faits et dépêcher une mission d'enquête dans la région", ainsi que l’élaboration d’un rapport détaille sur ces crimes de la part de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) qui se trouve depuis 1991 au Sahara occidental. (SPS)

Séminaire: "L’UE et le Sahara Occidental : le poisson avant la paix ?"


Mardi 16 novembre, 14h30-16h00, 
au Parlement Européen.
Intervenants: l'ancien envoyé de l'ONU Francesco Bastagli, le professeur de droit Carlos Ruiz Miguel et le défenseur sahraoui des droits humains Sidi Mohamed Daddach.
Pour les badges d'accès, veuillez envoyer votre nom complet, nationalité et date de naissance à coordinator@wsrw.org.

La conférence est co-organisée par Western Sahara Resource Watch et l'intergroupe du Parlement Européen pour le Sahara Occidental.
Présidée par:
Ivo Vajgl (ALDE)
-  Raül Romeva i Rueda (Verts / ALE)
Avec les interventions de :
-  Francesco Bastagli, ancien Représentant spécial pour le Sahara Occidental et Chef de l'Organisation des Nations Unies
-  Carlos Ruiz Miguel professeur de droit, à l'Université de Santiago de Compostela
-  Sidi Mohamed Daddach, défenseur sahraoui des droits de l'homme
Afin d'obtenir un badge d'entrée, veuillez envoyer votre nom complet, date de naissance et  nationalité à coordinator@wsrw.org ou à ivo.vajgl-office@europarl.europa.eu.

jeudi 11 novembre 2010

Rassemblement à Paris: « Non à l’occupation marocaine, Assez de répression »

Par la Rédaction Donne ton avis,  11/11/2010
Un rassemblement a réuni mercredi soir au parvis des droits de l’homme à la Place du Trocadéro à Paris, un grand nombre de manifestants sahraouis, d’associations, de partis politiques, de syndicats solidaires avec la cause sahraouie et de militants des droits de l’homme pour protester contre la répression brutale menée par les forces d’occupation marocaines contre le campement de la Liberté à El Ayoun occupée.
« Non à l’occupation marocaine », « Assez de répression », « Autodétermination maintenant pour le peuple sahraoui », « lutte armée pour l’indépendance », scandaient les manifestants sahraouis, femmes et hommes drapés de leur emblème national et brandissant de grandes banderoles appelant la communauté internationale à réagir et prendre ses responsabilités devant la violation fragrante des droits de l’homme commise par le Maroc au Sahara Occidental. Ils ont également appelé au respect de la légalité internationale en matière de décolonisation et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
« Une demande de plus en plus croissante en faveur de la lutte armée est exprimée par les jeunes sahraouis dans les territoires occupés pour mettre fin à l’occupation marocaine », a affirmé le représentant diplomatique du Front Polisario à Paris, M. Omar Mansour.
« Si la communauté internationale et ses instances ne réagissent pas avec fermeté, la situation qui prévaut dans les territoires sahraouis occupés pourrait conduire à la lutte armée », a-t-il averti.
« Nous l’implorons à protéger les populations sahraouis des territoires contre le nettoyage ethnique auquel elles sont violemment exposées », a-t-il dit, affirmant que la liste des morts sahraouis, victimes de la répression marocaine ne cesse de s’allonger et que des hordes de colons marocains s’attaquent aux civils et militants sahraouis des droits de l’homme.
« 40 autres corps de Sahraouis ont été retrouvés, écrasés par les camions des forces de la police et de la gendarmerie marocaines qui ont donné l’assaut lundi à l’aube contre le campement de la Liberté d’El Ayoun, alors que 17 autres Sahraouis, ont été retrouvés morts, tués par balles et enfouis dans des citernes , et je viens d’apprendre à l’instant même que quatre jeunes sahraouis ont été violemment et sciemment écrasés par des engins des forces d’occupation marocaine soutenus par des colons marocains « , a-t-il affirmé.
Cette manifestation, a-t-il dit, sera la première étape d’une succession d’autres rassemblements qui seront organisés dans d’autres lieux à Paris et dont le prochain se tiendra samedi prochain.
Pour Régine Villemont, membre influant de l’Association des amis de la RASD, « sous la pression de la clommunauté internationale l’étau commence à se desserre sur les territoires occupés du Sahara occidental « .
En France, a-t-elle ajouté, le ministère des Affaires étrangères a demandé des explications au gouvernement marocain sur le refoulement du député M. Jean Paul LECOQ Député Maire (PCF) et membre de la commission des Affaires Etrangères à l’Assemblée nationale, à Casablanca et son expulsion par les autorités marocaines et sa police qui l’ont empêché de se rendre au Sahara Occidental.
La répression marocaine dans les territoires sahraouis, ne peut se poursuivre dans l’impunité et le silence », a-t-elle ajouté.
Le rassemblement a quitté par la suite le parvis des droits de l’homme et les manifestants ont tenu un sit in devant l’ambassade du Maroc, scandant tour à tour » Maroc assassin » et » France complice ».
Après une minute de silence observée par les manifestants, des représentants d’associations solidaires avec la cause sahraouie et pour le respect des droits de l’homme ont pris la parole pour appeler au respect de la légalité internationale au Sahara occidental et à l’organisation du référendum d’autodétermination.
Au terme du rassemblement, la militante des droits de l’homme, l’avocate France Weil a lu un message au nom des manifestants , appelant le président Nicolas Sarkozy à intervenir personnellement auprès des instances internationales pour faire respecter le droit international au Sahara occidental.
http://www.donnetonavis.fr/actu/news/solidarite-peuple-sahraoui-rassemblement-paris_2657.html
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URGENT : Mr Ahmed Marzouki agressé à Bruxelles

Rappel : Ahmed Marzouki, ancien rescapé du bagne de Tazmamart, était victime d'une agression physique ce mercredi 10 novembre vers 19h dans un espace public à Bruxelles.
 Cinq agresseurs parlant le dialecte marocain l'ont poursuivi jusqu'à ce qu'il s'isolait dans une rue pour qu'au moment où trois d'entre eux montaient la garde, les deux autres l'ont roué des coups dans toutes les parties de son corps. Et à la fin de leur sale boulot un des agresseurs a sorti son couteau en guise d'une future menace.
Malgré les contusions dont il souffrait, Ahmed Marzouki a tenu à  intervenir dans une  une conférence sur les" Droits humains au Maroc".
 Qui a intérêt à museler la voix des militants des droits humains ?si ce ne sont les ennemis des libertés publiques.
Qui se sent visé par le témoignage d'Ahmed Marzouki sur le bagne de Tazmamart, l'impunité et l'exigence de la vérité...dérange qui au fond? si ce ne sont les responsables de ces crimes, les adeptes du tout répressif…
Ahmed Marzouki a déposé une plainte auprès des autorités belges. Nous exigeons toute la vérité sur cette agression qui porte les empreintes d'une commande contre la personne d'Ahmed Marzouki, et au delà ce sont tous les épris de justice et de  liberté qui se sentent agressés par cet acte abominable.    
La Voie Démocratique dénonce fermement cette agression et exprime son total soutien au militant Ahmed MARZOUKI.

Par  philippe.schwarzenberger@skynet.be, 11/11/2010
Suite à l'agression physique contre la personne de Mr Ahmed Marzouki - ancien détenu de Tazmamart - à Bruxelles à quelques pas du centre international où il devait tenir une conférence sur les" droits de l'homme au Maroc, le comité de soutien de l'amdh en Belgique en collaboration avec le centre international organise une réunion urgente en vue de donner suite a cette agression;
La réunion se tiendra à la librairie internationale boulevard Maurice Lemonier 171 à 1000 Bruxelles le jeudi 11 novembre à 18 h précises.
Proposition d'ordre du jour:
- Rédaction d'un communiqué de presse pour dénoncer cette agression
- Lancement d'une pétition de solidarité avec Mr Ahmed Marzouki

Sahara occidental occupé : « Fuera Marruecos ! » - Une intifada au fin fond du monde

par FG, Basta!, 11/11/2010
Il suffit de regarder les vidéos qui arrivent à franchir le mur d’acier élevé par les forces d’occupation pour s’en convaincre : au Sahara occidental occupé par le Maroc, une véritable intifada est en cours. Comme en Palestine en 1987, les protagonistes en sont les chebeb – les jeunes,  y compris les très jeunes – et les femmes. Un seul cri retentit sur les barricades bricolées par les insurgés : « Fuera Marruecos ! », Dehors le Maroc. Et s’ils le crient en espagnol, c’est parce que l’espagnol est leur langue de communication principale avec le monde extérieur, le monde tout court, autrement dit nous.
Il y a quelques jours, les salopards qu’on désigne sous le terme de « makhzen », autrement dit le pouvoir du roitelet M6, ont fait preuve d’un culot et d’un cynisme qui n’ont d’égal que la chutzpah de leurs amis, alliés et complices de Tel Aviv : ils ont profité de l’ouverture du énième round de négociations avec le Front Polisario à New York pour célébrer à leur manière le 35ème anniversaire de la sinistre Marche verte, qu’il faudrait plutôt appeler la Marche noire. Avant même le lever du soleil, ils ont donné l’assaut au campement de Gdeim Izik, où des dizaines de milliers de Sahraouis s’étaient rassemblés au fil des jours pour exprimer leur ras-le-bol de l’occupation. Les forces de répression ont fait preuve de la sauvagerie que permet l’assurance de jouir d’une impunité totale. En effet, l’ensemble des gouvernements des démocraties occidentales, USA, Espagne et France en tête soutiennent inconditionnellement l’occupation illégale du Sahara occidental, qui ressemble de plus en plus à une autre occupation, celle de la Palestine.
Là-bas, les sionistes de Ben Gourion avaient pris la relève de la puissance occupante, l’Empire britannique, au nom de droits historiques inscrits dans la Bible. Ici, le Maroc de Hassan II a pris la relève de l’Espagne dès la mort du Caudillo, au nom de la « marocanité » historique du territoire. Là-bas, les sionistes avaient instrumentalisé la souffrance endurée par les juifs en Europe et la mauvaise conscience des Alliés. Ici, le makhzen a exploité la déshérence des masses marocaines, entraînées dans une aventure qui leur promettait du pain et des roses et abandonnées par une gauche, à ce point terrorisée par le pouvoir royal qu’elle avalisa toutes ses saloperies, condition pour elle pour accéder au « pouvoir », aux honneurs et aux Mercedes noires.
L’intifada palestinienne de 1987 était partie de la base, sur le terrain, loin de Tunis, où siégeaient l’OLP et son chef Arafat, après leur fuite de Beyrouth en 1982. Par la suite, les « représentants » du peuple palestinien avaient tenté de prendre le contrôle et de canaliser ce soulèvement autogéré. Et surtout de l’utiliser pour négocier le bout de gras avec les sionistes. On connait le résultat : il n’est pas glorieux pour les « représentants » du peuple palestinien.

Le Front Polisario, sans avoir atteint le degré de corruption et de dégénérescence atteint par l’OLP de Mahmoud Abbas, est lui aussi loin du terrain de l’occupation et de la lutte, cantonné qu’il est entre Tindouf, Alger et New York. Il n’a pas les moyens d’aider pratiquement la population actuellement soulevée dans les territoires occupés du Sahara. Celle-ci en est donc réduite à « compter sur ses propres forces tout en recherchant l’aide internationale », pour reprendre une expression utilisée par les Vietnamiens durant la guerre contre l’occupant yankee.

Que peut-on faire pour les Sahraouis soulevés ?
Au moins, s’informer et informer autour de soi, car les médias planétaires semblent dans leur écrasante majorité s’être pliés à l’interdiction émise par le makhzen d’informer en direct depuis le Sahara occidental occupé.
Au plus, interpeller nos dirigeants et « représentants » sur leur appui explicite ou tacite à un régime odieux.

Un rescapé de Tazmamart agressé en plein Bruxelles

Par Ayad Ahram secrétaire général de l'ASDHOM, 11/11/2010
 L'ASDHOM vient d'être informée de l'agression dont a fait l'objet Ahmed
Marzouki, l'un des rescapés du sinistre bagne de Tazmamart, à Bruxelles où
il s'est rendu pour une conférence sur les droits de l'Homme au Maroc.
L'ASDHOM dénonce cette agression et manifeste sa solidarité avec Ahmed
Marzouki. Nous alertons l'opinion publique sur le retour des méthodes dignes
des années de plomb qu'a connues le Maroc.
Nous devons plus que jamais restés mobilisés pour la défense des droits de
l'Homme et la protection des défenseurs de ces droits au Maroc.

Un défenseur marocain des droits de l'homme agressé à Bruxelles
BRUXELLES, 10 novembre 2010 (AFP) - Le défenseur marocain des droits de
l'homme Ahmed Marzouki, survivant du bagne de Tazmamart, a été agressé
mercredi en début de soirée à Bruxelles par deux inconnus qui l'ont roué de
coups et insulté en arabe, a-t-il indiqué à l'AFP.
L'auteur du best-seller "Tazmamart, cellule 10", qui a passé 18 années
enfermé dans le sinistre bagne de Tazmamart pendant les "années de plombs"
au Maroc (1960-1999), devait donner une conférence mercredi soir dans la
capitale belge sur le thème de la "réconciliation" et des droits de l'homme
dans son pays.
"Alors que nous marchions dans la rue avec un petit groupe pour nous rendre
à la conférence, un homme m'a intercepté par l'arrière, m'a placé un genou
dans le dos et m'a fait tomber. Ensuite, les coups ont commencé à pleuvoir
de tous côtés et j'ai aperçu une arme blanche", a expliqué M. Marzouki,
joint par téléphone. "Ils m'ont insulté en arabe", a-t-il précisé.
Selon le réalisateur de cinéma Mohamed Ouachen, qui a assisté à la scène,
les agresseurs étaient deux. Ils ont pris la fuite lorsque qu'une autre
intervenante à la conférence, qui était restée avec M. Marzouki un peu en
retrait du groupe, a donné l'alerte, a expliqué M. Ouachen.
"C'est un travail de professionnel", a pour sa part jugé M. Marzouki,
estimant qu'il s'agissait probablement de "gens qui veulent se montrer plus
royalistes que le roi".
Ahmed Marzouki a affirmé avoir la "joue gauche douloureuse" et "des côtes
qui font mal" à la suite de l'agression dont il a été victime. Il a indiqué
avoir déposé plainte devant la police belge.
M. Marzouki a encore expliqué n'avoir "jamais connu une telle chose au
Maroc", où il donne régulièrement ce type de conférences et où il ne se
considère pas comme un opposant.
Selon le sénateur belge Hassan Bousetta, cette agression a causé en quelques
heures un grand émoi dans la communauté d'origine marocaine de Belgique.
"Les milieux hyper-marocains sont très tendus" suite au démantèlement
violent d'un campement de contestataires au Sahara occidental par les
autorités de Rabat, a souligné le sénateur socialiste, d'origine marocaine.
"On craint un retour à des pratiques que l'on pensait révolues", a-t-il
ajouté.

Sahara Occidental : L'oued Saguia el Hamra, Rivière rouge de sang .

Par les AMIS DU PEUPLE DU SAHARA OCCIDENTAL*, 10 /11/2010
Il n’existe pas de métaphore pour le régime démocratique marocain admiré par M Kouchner, suite aux violentes répressions des manifestations pacifiques sahraouies par les autorités marocaines, la destruction d'un camp de protestation pacifique de 7000 tentes.
Il n'existe pas de métaphore.
Réduire au silence les Sahraouis veut dire les enlever, les torturer, les humilier.
Réduire au silence les Sahraouis, hommes femmes enfants, veut dire les tuer.
Les paroles de M Kouchner le rendent complice des assassinats de femmes et d'enfants sahraouis de ces derniers jours.
La démocratie marocaine assassine à huit clos, les journalistes et les observateurs sont interdits d'entrer au Sahara Occidental occupé.
La cruauté, la violence déchaînée et bestiale des autorités marocaines sur les Sahraouis c'était hier et avant hier, et ça continue.
Des Sahraouis sont morts, morts violentes, coups et balles : 11 annoncés par le ministère de l'information de la République Sahraouie, puis 8 corps découverts près de la rivière Saguia el Hamra et dans la ville. 18 corps de femmes. 25 corps découverts dans un trou prés des campements détruits...
Et 723 sont blessés, 163 arrêtés et 159 portés disparus.
La France hypocrite dénonce la violence et salue ce progrès démocratique.
La France hypocrite interdit à l'ONU de surveiller les atteintes aux droits de l'homme au Sahara occupé et de protéger les civils, violentés depuis 35 ans.
La France hypocrite valide les transferts des fonds par millions d'euros de l'Europe au Maroc, pour son bon voisinage, son accord de pêche, son statut avancé...
La France hypocrite attend que le colonisé se mette d'accord avec son agresseur.
La France hypocrite et médiocre soutient une solution politique d"autonomie" du peuple, solution impossible au regard du droit international, et qui veut dire abandonner ainsi le peuple Sahraoui à l'extermination programmée par son colonisateur.
La France fière doit agir en urgence pour assurer la protection du peuple sahraoui et son indépendance sur sa terre.
* APSO, par ses nombreux contacts directs, publie des  informations de première main sur le drame du Sahara Occidental, étant donné que cette zone est interdite à tout témoin.

mercredi 10 novembre 2010

L’attaque du camp sahraoui: Le bilan s’alourdit

Par Salem Ferdi/Le Quotidien d’Oran, 10/11/2010
La violente attaque contre le campement à Laâyoune des protestataires sahraouis traduit l’affolement des autorités marocaines dont le discours sur l’autonomie est défié de manière pacifique et claire par la population.
Les forces d’occupation marocaines n’ont pas fait de quartier à Laâyoune où elles ont tué des Sahraouis et saccagé leurs biens. Au moins 11 morts, 723 blessés et 159 disparus ont été enregistrés après l’assaut brutal mené par les forces d’occupation marocaines contre un camp de protestation pacifique sahraoui à Laâyoune. Le bilan, rendu public hier soir, par le Polisario, reste provisoire et risque en effet de s’alourdir en raison de l’ampleur de «l’agression barbare». Les forces marocaines ont également «saccagé des centaines de maisons et boutiques et détruit des voitures appartenant à des Sahraouis», a-t-il indiqué.
La brutale attaque contre le campement, installé aux portes de Laâyoune, depuis le 10 octobre dernier, reflète parfaitement le rapport existant entre les forces d’occupation et les Sahraouis. La propagande sur le «soutien international au plan d’autonomie» paraît en effet ridicule alors que les Sahraouis affirment de manière «physique» leur choix indépendantiste.
Si les réactions internationales ne sont pas toutes à la hauteur, il convient de noter la remarquable mobilisation de la société civile espagnole qui rappelle avec vigueur au gouvernement de Madrid sa responsabilité politique et morale à l’égard des Sahraouis. Les 25.000 personnes regroupées depuis le 10 octobre dernier au campement Agdim Izik ont, très clairement, manifesté leur rejet de l’occupation. Les Sahraouis ont d’ailleurs tenté de mettre en place des camps similaires à Smara, Boujdour et Dakhla mais ont été réprimés. Le campement de la protestation, initié par des jeunes chômeurs, est devenu un mouvement de protestation pacifique qui a complètement déstabilisé le pouvoir marocain. D’où la réponse brutale intervenue le jour même de la réouverture des négociations à New York. L’attaque contre le campement a été minutieusement préparée par les autorités marocaines, selon les Sahraouis. L’attaque a été supervisée par des officiers supérieurs de l’armée et en coordination avec les services de renseignement qui «maîtrisent parfaitement l’art de la torture, de la liquidation physique et de la disparition».
L’Onu interpellée
Les Sahraouis ont interpellé l’Organisation des Nations unies qui demeurait étrangement silencieuse sur les évènements. Le président de la RASD, Mohamed Abdelaziz a demandé à l’Onu d’assumer ses responsabilités dans la protection des civils et a demandé l’envoi d’une mission d’enquête sur les lieux pour «s’enquérir de la réalité du crime commis par le gouvernement marocain». M. Abdelaziz a demandé à l’Onu de mettre en place «sans plus tarder» un mécanisme des Nations unies pour la protection et la surveillance des droits de l’Homme au Sahara Occidental et l’élargissement des prérogatives de la Minurso pour prendre en charge cette mission. Pour mettre à exécution un acte de violence prémédité, les autorités marocaines ont veillé à empêcher la présence de tout témoin extérieur, sur place, tout en essayant, comme ce fut le cas avec El Arabiya hier, de présenter les forces d’occupation sous des allures de victimes.* Le député communiste français, Jean-Paul Lecoq qui comptait se rendre à Laâyoune a été bloqué à l’aéroport de Casablanca avant d’être expulsé. Un autre eurodéputé, l’Espagnol Willy Meyer a été également empêché de quitter l’avion qui l’amenait des Canaries. «Je trouve inadmissible que l’on nous empêche, nous, parlementaires européens, d’aller voir ce qui se passe à Lâayoune», a déclaré Jean-Paul Lecoq, en relevant «qu’aucun observateur, aucun journaliste n’est en ce moment présent sur cette partie de territoire interdite». Après avoir observé un temps de silence, critiqué par Jean-Paul Lecoq, le ministère français des Affaires étrangères a regretté la «surprenante» décision marocaine.»Nous regrettons cette décision de refoulement et nous en avons informé l’ambassadeur du Maroc en France», a déclaré lors d’un point-presse, le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero.
La société civile espagnole mobilisée
En Espagne, la brutale attaque contre le campement a suscité l’indignation des organisations de la société civile qui n’oublient pas, contrairement au gouvernement de Zapatero, la responsabilité politique, morale et historique de l’Espagne. Le président de la Fondation «Sáhara Occidental», maître José Manuel De la Fuente, a demandé au gouvernement espagnol d’exiger l’arrêt du massacre commis par le Maorc à Laâyoune. Il a appelé la société civile espagnole à l’union et à l’action en rappelant que le Sahara Occidental était «notre 53ème province qui a été mal décolonisée» et qu’il est de ce fait «indispensable» que l’Espagne intervienne. Le gouvernement basque a demandé une «enquête indépendante» sur ce qui s’est passé à Laâyoune et a exhorté le gouvernement espagnol et l’Union européenne à jouer «un rôle plus actif» dans le processus de décolonisation du Sahara Occidental. Le Parlement basque a approuvé une déclaration condamnant la violence du gouvernement du Maroc contre la population sahraouie et a demandé au gouvernement espagnol d’assumer le «rôle qui lui revient» et de soutenir le processus de résolution du conflit dans le cadre des Nations unies. «Il a appelé à être vigilant sur les «violations des droits de l’Homme au Sahara Occidental» et a réaffirmé son soutien à «l’autodétermination pour le peuple sahraoui dans les modalités convenues par les Nations unies». En fait, c’est pratiquement toute la société civile espagnole qui se mobilise en critiquant l’attitude du gouvernement de Madrid, il est vrai, très complaisante à l’égard de Rabat.
Par Salem Ferdi/Le Quotidien d’Oran
Voir aussi la vidéo :
http://adelife.wordpress.com/2010/11/10/11-morts-dans-lattaque-du-camp-sahraoui-le-bilan-salourdit/

* Lire à ce sujet la copie d'un extrait de Maroc Journal (NDLR) :
"Après avoir rappelé les sacrifices énormes consentis par le peuple marocain pour asseoir la démocratie, renforcer les acquis en matière des droits de l'Homme, la liberté de la presse et le droit à la grève à travers tout le territoire national, le PT a dénoncé toute tentative visant à exploiter ces acquis pour nuire à l'intégrité territoriale du Royaume, à faire du chantage à l'Etat et à porter atteinte aux valeurs sacrées du pays.
Le parti a déploré les pertes humaines parmi les forces de sécurité en accomplissant leur devoir humanitaire à Laâyoune, appelant à poursuivre toute personne impliquée dans ces actes.

Le parti note le grand sens de maturité démontré par les autorités locales dans la gestion des sit-in des protestataires, ajoutant que l'opinion publique nationale et internationale a suivi les différentes étapes du dialogue avec les chioukhs et les représentants des habitants qui a abouti à des
solutions rétablissant les personnes lésées dans leurs droits et à un accord civilisé pour lever le camp." MAP
Sans commentaire...

Stop au massacre au Sahara occidental ! Solidarité avec le peuple sahraoui !


Communiqué du NPA.
Par le Nouveau Parti Anticapitaliste,  10 novembre 2010

Pour protester contre la dégradation de leurs conditions de vie, malgré les promesses du pouvoir, prés de 20000 sahraouis ont érigé un campement à Gdeym Izik, à quelques kilomètres de Laayoun, une des principales villes du Sahara occupé. Cette action a coïncidé avec la célébration du 35ème anniversaire de la « marche verte » lancée par Hassan II, point de départ de la colonisation armée et civile, aboutissant à l’exil de larges fractions du peuple sahraoui et à l’établissement d’une chape de plomb sur une bonne partie du Sahara Occidental. Moins de 24 heures après le discours de célébration de Mohamed VI, réitérant la marocanité du Sahara dans le cadre d’une « régionalisation avancée », les autorités marocaines ont annoncé une grande intervention militaire visant à détruire le campement et à interdire tout soutien.
Les régiments militaires étaient appuyés par les canons à eaux, fournis gracieusement par le gouvernement français, par des jets de bombes lacrymogènes et des hélicoptères. Les communications téléphoniques ont été coupées. L’ensemble du camp a été encerclé, puis incendié et détruit.

.Dans la ville de Laayoun occupée, le lundi 8 novembre, le jour même de l'ouverture du 5ème round des négociations à Washington entre le Front Polisario et le Maroc sous l'égide des Nations unies, des manifestations contre cette répression de masse ont éclaté dans plusieurs quartiers de la ville. La réponse du pouvoir a été d’une violence extrême : matraquages et tirs à balles réelles ont fait 11 morts, des centaines de blessés, d’arrestation et des dizaines de disparus.

Trente cinq ans après l’occupation, la lutte du peuple sahraoui pour son droit à l’autodétermination continue et se développe au cœur même des territoires occupés. Le NPA apporte toute sa solidarité et s’associe aux initiatives de soutien contre la politique d’occupation et de répression de la dictature marocaine. Il exige notamment :

- l'arrêt de la répression de la population sahraouie des territoires occupés

- la libération des prisonniers sahraouis

- la reconnaissance du droit à l’autodétermination et condamne la complicité des gouvernements occidentaux avec la monarchie marocaine.

www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-stop-au-massacre-au-sahara-occidental-solidarit%C3%A9-avec-le-peuple-sahraoui

Europe Ecologie - Les Verts ;SAHARA OCCIDENTAL : La France doit agir pour mettre fin à la répression militaire


(GIF)Communiqué de presse du 10 novembre 2010 
Tag de sang
Lassés par 35 ans d’occupation militaire marocaine, attendant en vain depuis 19 ans que la voie diplomatique les rende maîtres de leur avenir, les Sahraouis des territoires occupés ont décidé ces dernières semaines de dire au monde que cet immobilisme de la communauté internationale leur est devenu insupportable. Aussi ont-ils établi des campements hors des villes pour protester et rendre visibles les discriminations politiques et économiques. Seul le campement de Gdeym Izik près d’El Aaiun a pu s’installer, les autres ayant été empêchés par les autorités marocaines.
Destruction camp
C’est précisément lundi 8 novembre, jour de l’ouverture sous l’égide des Nations-Unies de nouveaux pourparlers Maroc - Front Polisario que les forces de répression marocaines se sont lancées à l’attaque d’une population civile désarmée. Le bilan, provisoire mais fiable - 11 morts, 723 blessés et 159 disparus - va s’alourdir puisque les forces armées et de police continuent leurs ratissages dans El Aaiun avec une extrême violence. Cette brutalité est délibérée et tous les témoins ont été écartés : journalistes, avocats, parlementaires, ONG sont interdits d’entrée sur le territoire pour vérifier les chiffres données par les autorités marocaines.
Les parlementaires/députés Europe Ecologie - Les Verts demandent que la France use de toute son influence y compris auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour:
-  que le Maroc mette fin d’urgence aux opérations militaires et policières qui tournent au massacre de la population civile sahraouie
-  que le mandat de la Minurso soit modifié pour lui permettre de faire respecter les Droits Humains
El Aaiun
-  que ces événements graves ne soient pas un obstacle à un règlement politique du conflit mais en accélèrent au contraire la mise en œuvre : l’application du droit international par un référendum d’autodétermination (prévu depuis 1992) permettant au peuple sahraoui de choisir son avenir.

Europe Écologie - Les Verts appelle au rassemblement de soutien aux Sahraouis, prévu ce mercredi 10 novembre à Paris, 17h place du Trocadéro.

/www.lesverts.fr/article.php3?id_article=5462

Farouk Ksentini : «Nous assistons à un crime contre l'humanité» I

Par Souad B.L., 9/11/2010
Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, n'a pas caché son indignation face à la réaction des forces de répression marocaines à l'égard des familles se trouvant dans les tentes installées près de la ville occupée d'Al Ayoune, au Sahara occidental. «Le Maroc est en train de commettre une nouvelle agression à l'encontre du peuple sahraoui.
Il est évident qu'il s'agit bel et bien d'une violence contre l'humanité et contre le droit de ce peuple, en recourant à la force», s'exprimera-t-il. Ce qui est plus scandaleux à son avis, n'est pas le fait qu'il y ait autant de violence mais autant d'indifférence face à cette criminalité.
En avançant ces derniers propos, M. Ksentini pointe du doigt les Occidentaux dont la réaction est plus que décevante. Ce qui est plus ahurissant, également selon lui, est le fait que «le Maroc s'attaque à une population et non à une armée».
Déployant des équipes de la gendarmerie, de la police et des auxiliaires, les forces marocaines ont en effet lancé une opération de destruction de tentes du camp de Gdem Izik, situé à l'est de d'Al Ayoune et abritant plus de 26 000 citoyens sahraouis, dont des enfants, des femmes et des personnes âgées. Et ce, sans attendre l'achèvement de la tenue de la troisième réunion informelle portant sur l'ouvert/ure de négociations entre le Front Polisario et le Maroc, qui dureront deux jours dans la banlieue de New York.
M. Ksentini soulignera que la répression marocaine relève du sabotage visant à rendre impossible une paix définitive entre les deux parties.
«Comment est-il concevable qu'un peuple malmené de la sorte se mette d'accord avec son agresseur», ajoutera le président de la CNCPPDH. Un peuple qui pourtant a demandé dans ce cas de figure son droit à l'autodétermination et a protesté légitimement contre le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental.

Un crime directement ordonné par Mohamed VI


Par Kharroubi Habib, Palestine Solidarité, 9/11/2010

L'assaut brutal contre le camp dressé près d'El Ayoun, au Sahara Occidental, donné par les forces d'occupation marocaines lundi matin à l'aube, a confirmé en tous points les cris d'alarme lancés dimanche, la veille, par le président de la RASD, Mohammed Abdelaziz, au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Dans son message, Abdelaziz sollicitait en effet une intervention urgente des Nations unies, au motif qu'il disait entrevoir une menace d'escalade militaire contre les dizaines de milliers de Sahraouis s'étant regroupés dans ce camp pour protester contre leurs conditions sociales sous l'occupation marocaine. Une escalade, a-t-il averti, qui pourrait déboucher «sur un nouveau crime contre l'humanité et à une catastrophe humanitaire de premier plan».

Les craintes exprimées par le président de la RASD se sont, hélas, avérées fondées. L'intervention des forces armées du Makhzen a été d'une violence inouïe contre les habitants du campement et les citoyens de la ville d'El-Ayoun qui tentaient de les rejoindre par solidarité. Il est difficile pour l'instant d'apprécier le bilan de cette répression barbare parce que les autorités d'occupation ont pris la précaution préalable d'interdire la présence aux alentours du camp à tout observateur étranger. Si massacre il y a, il a eu lieu à «huis clos».
En tout cas, de nombreuses ambulances ont été vues faisant la navette entre le camp et la ville d'El-Ayoun. Preuve s'il en est que l'intervention des forces de sécurité marocaines a été opérée sans ménagement. Il est à remarquer que l'assaut donné au camp des protestataires sahraouis a eu lieu après le discours prononcé par le Roi du Maroc à l'occasion du 35e anniversaire de la «Marche verte», dans lequel il a proféré la menace qu'il ne laisserait quiconque «honteusement instrumentaliser les libertés dont jouit le Maroc pour porter atteinte à son intégrité territoriale». Déclaration que Mohammed Abdelaziz a, à juste titre, qualifiée de «feu vert donné par le monarque au Makhzen pour commettre de nouveaux crimes contre des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants et des personnes âgées, pacifiques et isolés, qui ont seulement revendiqué des droits sociaux, économiques et politiques justes et légitimes».
Ce n'est pas non plus sans calcul et arrière-pensée que le Makhzen a programmé son coup de force contre le camp de la révolte à quelques heures de l'ouverture de la troisième session de négociations informelles entre le Polisario et le Maroc dans la banlieue de New York. Ce timing pousse à la déduction que les autorités marocaines ont cherché à créer un «casus belli» susceptible d'inciter le Polisario à revenir sur son engagement à poursuivre la négociation placée sous l'égide des Nations Unies.
Malgré la gravité de la situation créée par l'assaut barbare de la force de répression marocaine, le Polisario ne se laissera pas toutefois imposer la politique de la «chaise vide». Ses représentants trouveront au contraire un argument imparable dans le comportement du Makhzen marocain à l'égard de leurs concitoyens regroupés dans le camp près d'El-Ayoun pour leur refus de plan «de large autonomie» que le Roi veut voir se substituer au référendum d'autodétermination.
Sauf qu'il y a péril pour les milliers de personnes en butte à la répression déchaînée au signal du monarque, auquel les Nations unies se doivent de mettre un terme. Car, comme souligné par Mohammed Abdelaziz dans son message pressant à Ban Ki-moon, «l'ONU porte l'entière responsabilité pour mettre un terme à cette escalade dangereuse, afin d'empêcher les autorités d'occupation marocaines de commettre un nouveau crime contre l'humanité».
Source : Le Quotidien d'Oran
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Pourquoi le Conseil de sécurité doit-il intervenir d’urgence au Sahara occidental

Par Le Temps dz, 09/11/2010
35 ans après avoir occupé militairement le Sahara occidental, avec la complicité de l’Espagne, ancienne puissance coloniale de ce territoire non autonome placé sous la responsabilité de l’ONU, le Maroc continue de torpiller systématiquement tous les efforts des Nations unies en vue de trouver une solution juste et durable à un problème de décolonisation contrariée, dans le respect du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Cette position est celle qui recueille aujourd’hui le maximum de consensus au sein de la communauté internationale. Même un pays comme la France, soutien inconditionnel de Rabat, partage en partie ce principe et hésite aujourd’hui à cautionner une flagrante politique coloniale fondée sur le fait accompli et la répression permanente du mouvement populaire indépendantiste sahraoui.
C’est le cas également du gouvernement Zapatero qui a ménagé le Maroc jusque dans son comportement le plus brutal contre les populations civiles sahraouies et qui n’a plus d’autre choix que de prendre ses distances à l’égard d’une monarchie haïe par la société civile espagnole et pointée du doigt par l’ensemble de la classe politique, y compris dans les milieux socialistes pro-marocains.
La farouche prise d’assaut mardi à l’aube du camp de toile d’El Ayoune a été décidée lorsque le roi Mohammed VI avait acquis la certitude que les motivations des 20 000 Sahraouis qui s’y trouvaient n’étaient pas au fond sociales mais politiques. L’acte de violence en soi n’est pas inédit,mais, pour le malheur du palais royal, il a lieu à un moment le régime marocain est unanimement condamné par les organisations humanitaires internationales les plus influentes pour violation des droits de l’homme au Sahara, pour le pillage systématique de ses richesses naturelles, pour le procès sommaire des indépendantistes au tribunal de Casablanca, pour les expulsions des journalistes, avocats, membres des organisations civiles et parlementaires étrangers d’Al Ayoune. Pour avoir expatrié Aminatu Haider de chez elle vers l’Espagne, en 2000.
Pour avoir échappé jusque-là à toute impunité. Mieux, pour bénéficier, paradoxalement, de privilèges de toute nature des mains de l’Union européenne.
C’est dans de telles conditions humiliantes pour la communauté internationale que le gouvernement de Rabat veut que soit reconduit en mars 2011 l’accord de pêche élargi aux eaux territoriales sahraouies signé de 2008 avec l’Union européenne, et se présente à des négociations informelles avec le Front Polisario, près de New York, qu’il entend imposer comme unique base de travail.
Tout sur le terrain démontre donc que le roi Mohammed VI n’entend rien changer à la politique de statu quo sur fond de répression pour l’ancienne colonie espagnole depuis l’ère de son défunt père, le défunt Hassan II, encouragé dans cette voie par l’absence de réaction concrète de la communauté internationale, qui se contente chaque fois de réaffirmer des principes et de regretter le comportement violent de la force d’occupation.
Constater et déplorer ne suffit pas pour décourager la violence d’Etat d’une puissance coloniale contre les peuples colonisés ou dont les territoires sont sous occupation étrangère. Christopher Ross, qui doit présenter le 23 novembre au Conseil de sécurité le rapport de sa tournée maghrébine, le mois dernier dans la région, avait clairement laissé entendre à Alger que le «statu quo devenait intenable».
C’est là un appel clair à la communauté internationale pour l’inciter à prendre des décisions concrètes, pour imposer le référendum d’autodétermination autour de ces trois options : l’intégration au Maroc, l’autonomie ou l’indépendance.
D’autres voix se sont élevées pour réclamer d’urgence des sanctions politiques et économiques contre Rabat, obliger le régime marocain à se conformer à la légalité internationale et à cesser sa politique de violation systématique des droits de l’homme.
Parmi ces voix, il y a celles des deux parlementaires européens Meyer et Lecoq, refoulés brutalement ces derniers jours de l’aéroport d’Al Ayoune, ainsi que celles d’éminents juristes qui font valoir la résolution 331 du Conseil de sécurité sur les situations de peuples en danger de mort qui ont le droit de se défendre et de demander assistance internationale à cette fin.
En laissant la voie ouverte désormais à la reprise de la lutte armée, le mouvement sahraoui fait valoir une disposition du droit international.
Le roi du Maroc, lui, joue l’instabilité régionale en menaçant directement l’Algérie dans son discours à l’occasion du 35e anniversaire de la «marche verte», pour le soutien que le gouvernement algérien n’a jamais cessé d’apporter au principe du «droit des peuples et des territoires coloniaux à disposer d’eux-mêmes» (résolution 1514 de décembre 1960).
De ce point de vue légal, le Conseil de sécurité ne peut plus continuer, comme il l’a fait jusque là, de s’abstenir d’«imposer une solution» aux parties impliquées dans le conflit sahraoui, le Front Polisario et le Maroc.
C’est cette attitude de passivité, inspirée et défendue par la France dans le cas du Sahara, qui a encouragé le Maroc à sévir dans sa politique de rejet de la légalité internationale et de répression des populations civiles sahraouies qu’il mène depuis 35 ans dans l’ancienne colonie espagnole.
H. A.