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samedi 20 novembre 2010

Rabat subit un sérieux camouflet : Washington nie l’existence de terrorisme au Sahara occidental

Le coordinateur de la lutte antiterroriste au département d’Etat américain a rejeté les accusations du gouvernement marocain présentant le Front Polisario comme une organisation terroriste. Déjà confronté à la pression exercée par l’opinion publique internationale, Rabat doit aujourd’hui faire face aux critiques venant de l’intérieur même du royaume.
Par Tarek Hafid - Alger (Le Soir),20/11/2010
Le gouvernement marocain tente depuis quelques années de présenter le Front Polisario comme une organisation terroriste affiliée à Al- Qaïda. Une théorie relancée avec force suite à l’assaut donné par les forces de l’ordre contre les populations sahraouies installées au sein du camp de l’Indépendance.
Mais ces arguments ont été littéralement démentis par le coordinateur de la lutte antiterroriste au département d’Etat américain lors d’une conférence de presse animée mercredi dernier à Washington. «Nous n’avons aucune preuve, ni des raisons stratégiques pour soutenir les sous-entendus de Rabat pour justifier la violence et la répression à El-Ayoun, capitale occupée du Sahara occidental (…). Nous sommes toujours préoccupés par la possibilité d’extension des opérations d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), mais franchement je ne vois pas d’évolution dans ce domaine. Nous n'avons pas la preuve que cela puisse se passer», a déclaré l’ambassadeur spécial Daniel Benjamin en réponse à la question d’un journaliste espagnol sur la montée de la violence dans les territoires sahraouis occupés et une éventuelle relation avec le terrorisme.
La réponse est claire : la thèse marocaine faisant du Front Polisario un groupe terroriste est nulle est non avenue. En fait, cet acharnement est totalement illogique puisque le gouvernement marocain est engagé dans un processus de négociations avec le gouvernement sahraoui. Cela signifierait que le Maroc négocie avec une organisation terroriste en territoire américain (Manhasset) et sous l’égide de l’ONU ! Cette réaction dénote de l’incapacité du Makhzen à gérer la crise actuelle suite la vague de répression qui s’est abattue contre les populations civiles des territoires occupés.
Human Rights Watch, organisation non gouvernementale de protection des droits humains, a dénoncé mercredi les «tortures brutales » perpétrées par les forces de l’ordre marocaines. «Plusieurs Sahraouis arrêtés à El-Ayoun ont été torturés jusqu’à perdre conscience (…) nous parlons de cas graves de torture (…) nous étions obligés d’interviewer la majorité de ceux que nous avons visités dans leur maison, parce qu’ils ne peuvent pas bouger, ni marcher, pour cause de gravité des lésions», a déclaré Peter Bouckaert, l’envoyé spécial d’Human Rights Watch au Sahara occidental. «Les abus continuent actuellement», a insisté Peter Bouckaert
Rabat tente de dissimuler les atrocités que continuent de subir les populations civiles sahraouies en maintenant l’interdiction d’entrer dans les territoires occupés imposée aux nombreux journalistes occidentaux. Mais voilà, des voix discordantes commencent à s’élever à l’intérieur même de ces territoires. C’est le cas précisément de la députée du PPS (Parti du progrès et du socialisme) Guejmoula Bent Abbi. Ancienne membre de la direction du Front Polisario, passée au Maroc depuis une vingtaine d’années, elle multiplie les déclarations dans les médias occidentaux. Selon elle, «les forces de l’ordre marocaines pénètrent dans les maisons des familles sahraouies et arrêtent tous les hommes de plus de 12 ans». Mettant en doute toutes les versions imposées par le Makhzen, Guejmoula Bent Abbi assure qu’il existe un grand nombre de disparus.
| | http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/11/rabat-subit-un-serieux-camouflet.html

Maroc. L'impasse sahraouie

Par Ali Amar, 20/11/2010
A l'origine de cet embrasement : le démantèlement forcé d'un campement de milliers de Sahraouis. Ils protestaient contre leurs conditions d'existence. Des revendications qui ont dégénéré en fièvre indépendantiste, rappelant aux yeux du monde que cette ancienne colonie espagnole, aussi vaste que le Royaume-Uni, n'a toujours pas de statut malgré un cessez-le-feu conclu en 1991. Depuis, les interminables négociations organisées sous l'égide de l'ONU sont toujours dans l'impasse, car tout oppose les belligérants. Favorable à un référendum sous Hassan II, le Maroc a changé d'avis avec Mohammed VI. Depuis 2007, le roi défend bec et ongles un plan d'autonomie sous tutelle marocaine. Le Polisario et son parrain algérien réclament, eux, un référendum d'autodétermination qui pourrait déboucher sur la sécession. Mais l'enjeu du conflit dépasse les sables sur lesquels il saigne. Le dossier saharien illustre la rivalité entre Rabat et Alger. Il bloque la construction du Maghreb mais aussi son amarrage à l'Europe. Il sert enfin de révélateur à la politique marocaine. Le monarque alaouite se voit forcé d'accélérer la réflexion sur son modèle de « royaume fédéral » depuis que les irrédentistes sahraouis, constitués en front intérieur, attirent l'attention du monde par une colère clamée au grand jour et réprimée dans le sang.
Pourtant, les options diplomatiques de Rabat sont largement soutenues par des puissances occidentales inquiètes à juste titre de l'intrusion d'A1-Qaida au Maghreb. En particulier par la France, accusée de bloquer une enquête des Nations unies.
A Rabat, seule une réforme constitutionnelle qui redéfinirait les contours du pouvoir central peut relancer le débat sur l'avenir du territoire contesté. Vider l'abcès du Sahara occidental en accordant des prérogatives accrues aux régions offrirait au Maroc l'occasion de ressusciter une transition démocratique qui se meurt dans les arcanes du palais.
*Journaliste, auteur de Mohammed VI,
le grand malentendu, Calmann-Lévy, 2009.
Source : Marianne

ADIEU ABRAHAM ,


Par Samira Kinani, 19/11/2010
ILS/ELLES ÉTAIENT LÀ

SES CAMARADES D' EMPRISONNEMENT

SES CAMARADES D' ILA AMAM

DES MILITANTS DE DIFFÉRENTES SENSIBILITÉS

Y AVAIT MÊME DES OFFICIELS

TOUS SE SONT DONNÉ RENDEZ VOUS

AU CIMETIÈRE JUIF DE CASABLANCA

SA PETITE FAMILLE

SON ENFANT

SON PETIT FILS

SA FEMME ET SES ENFANTS

ET BEAUCOUP D AUTRES

QUE JE NE CONNAIS PAS

QUI ONT DÛ PARTAGER AVEC LUI UN BOUT DE CHEMIN

Y AVAIT MÊME UN GARDIEN DE LA FAMEUSE PRISON CENTRALE DE KENITRA

L' HEURE ÉTAIT À L ÉMOTION

AUX RETROUVAILLES AUSSI

DES CAMARADES

QUE LA VIE A SÉPARÉS

MAIS QUE SERFATY A RASSEMBLÉS LYOUM

UN GRAND DRAPEAU PALESTINIEN

DES MILITANTS EN KEFFIEH

METTANT L' ACCENT SUR L ENGAGEMENT D' ABRAHAM AVEC LA CAUSE PALESTINIENNE

DES MILITANT/ES DE DIFFÉRENTES VILLES

DE DIFFÉRENTES GÉNÉRATIONS

TOUS ÉTAIENT LÀ

POUR LUI DIRE ADIEU

LUI DIRE

QUE MALGRÉ

ET MALGRÉ

ET MALGRÉ

QUE LA VIE ET SES CHOIX

PARFOIS DÉROUTANTS

ILS NE LE LAISSERAIENT PAS PARTIR

SANS L' OVATIONNER UNE DERNIÈRE FOIS

SANS LUI CRIER

LEUR RECONNAISSANCE

POUR TOUT CE QU IL A ÉTÉ

POUR TOUS SES SACRIFICES

POUR L APPORT INTELLECTUEL

POUR LE GRAND RÔLE

QU IL A JOUÉ PRESQUE TOUTE SA VIE DURANT

APRÈS LE KADISH


APRES QU' IL AIT ÉTÉ MIS SOUS TERRE
LES ALLOCUTIONS DE SES CAMARADES
EL HARIF QUI A ÉTÉ SON COMPAGNON DE LUTTE ET DE PRISON

ET LE LAABI

LE POÈTE

TOUCHANT DANS SON ALLOCUTION

QU'IL A TERMINE PAR UN SLOGAN

LE SLOGAN DES HOMMES LIBRES DE LA PRISON DE KENITRA

/LANA YA RIFAKOU LIKAOU GHADA

SA NAATI WA LAN NAKHLIFA LMAW3IDA/

REPRIS EN CHOEUR

PAR CEUX ET CELLES

QUI CROIENT ENCORE

QUE C EST POSSIBLE

QU' AUCUN EFFORT NE MEURT JAMAIS

QU' AUCUN SACRIFICE NE PEUT ÊTRE OUBLIÉ

SERFATY

QUE CERTAINS

CROYAIENT

JUBILAIENT MÊME

DE PENSER

QU IL A ÉTÉ OUBLIE

PAR LES SIENS

SERFATY

UNE DERNIÈRE FOIS

UNE ULTIME FOIS

RETROUVE LES BRAS DES SIENS

CEUX QUI L' ONT AIMÉ

CEUX QUI L' ONT ADMIRÉ

CEUX AVEC QUI

IL A PARTAGÉ

SI LONGTEMPS

LES CHEMINS DE LA LUTTE

ET LA PRÉSENCE MASSIVE

DES JEUNES

PROUVE

A CEUX QUI VEULENT CROIRE

OU FAIRE CROIRE

QU' UNE PAGE A ÉTÉ DÉFINITIVEMENT TOURNÉE

QUE L' ÉTENDARD NE TOMBERA PAS

ET SI L' UN DE NOUS

S' EN VA

ILS/ELLES SERONT PLUSIEURS

À CONTINUER LE CHEMIN

Human Rights Watch révèlele comportement scandaleux des forces marocaines dans les centres de détention à Laâyoune

Pour un "  mécanisme onusien"  de surveillance des droits de l'Homme au Sahara Occidental
par La Rédaction le 19/11/2010
L’organisation américaine des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW), a condamné la « torture brutale » infligée par les forces marocaines aux civils sahraouis dans les centres de détention à Laâyoune et appelé à la mise en place d’un « mécanisme onusien » de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.
L’envoyé du HRW au Sahara occidental, Peter Bouckaert, a affirmé mercredi dans une déclaration de presse depuis la ville de Laâyoune occupée, rapportée par SPS, que « plusieurs victimes (de l’assaut contre le camp de la liberté) n’ont même pas pu aller à l’hôpital parce que la police marocaine y attendait les blessés pour les tabasser ».
M. Bouckaert a également déploré le fait que les centres sanitaires « refusaient l’assistance aux Sahraouis blessés ».
Partant de ce constat, l’envoyé de l’ONG américaine a sollicité « la présence, en urgence, d’une mission de l’ONU dotée de compétences en matière de droits de l’Homme », rappelant, dans ce cadre, que la MINURSO « est l’unique mission onusienne dépourvue de compétences en matière de surveillance de ces droits ».
Le représentant de HRW a, en outre, appelé à « l’ouverture du territoire (Sahara occidental) aux journalistes », relevant que l’absence de journalistes « alimente les rumeurs au lieu d’établir la vérité sur ce qui s’est réellement passé ».
L’envoyé de HRW, la seule organisation des droits de l’Homme autorisée par les autorités d’occupation marocaines à entrer à Laâyoune, quatre jours après l’assaut contre le camp de la liberté, le 8 novembre dernier, a révélé que « plusieurs Sahraouis arrêtés ont été torturés jusqu’à perdre conscience ». « Nous parlons de cas graves de torture », a-t-il ajouté, précisant que son organisation « a été obligée » d’interviewer la majorité des victimes à leurs domiciles, en raison de leur « incapacité de se déplacer ou marcher pour cause de lésions graves ».
Les forces de sécurité marocaines « frappent jusqu’à l’inconscience, hommes et femmes, les menaçant de viol, urinent sur eux, leurs refusent la nourriture durant les premiers jours et les arrosent d’eau durant la nuit pour les empêcher de dormir », a encore indiqué M. Bouckaert.


Lire aussi :
Droits de l’Homme: une mission britannique bientôt au Sahara occidental
Droits de l’homme: élargir la mission de la Minurso au Sahara occidental
Droits de l’homme au Sahara occidental: Ban Ki-moon exprime sa préoccupation
http://www.donnetonavis.fr/actu/news/laayoune-onu-surveillance-droits-homme-sahara-occidental_2766.html
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La presse italienne dénonce la conspiration de manipulations
(...) En attendant la publication du rapport global de HRW, la presse italienne continuait, hier, à dénoncer la conspiration et la manipulation marocaines. Le journal de la centrale syndicale italienne, la CGIL, Lavoro e societa (Société de travail), dénonce «les mensonges» officiels marocains dans sa dernière édition (18 novembre), sous le titre «Massacre de manifestants pacifiques». «Les forces marocaines d’agression ont utilisé des balles réelles, des grenades lacrymogènes, des bâtons, des pierres et des canons à eau contre une population civile pacifique et sans défense, constituée majoritairement de femmes, d’enfants et de personnes âgées», écrit Leopoldo Tartaglia, du département international de la CGIL.
«L’agence de presse officielle marocaine MAP a annoncé 4 blessés parmi les Sahraouis, 2 morts et 70 blessés parmi la police et 65 arrestations. Un mensonge flagrant dans une tentative de masquer la brutalité du massacre», ajoute l’auteur. Il rappelle ensuite la version de ce média selon laquelle les populations sahraouies du camp revendiquaient le règlement de questions sociales, auxquelles «les autorités marocaines ont pris le soin d’apporter une réponse adéquate et satisfaisante».
Rédaction internationale


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Exemple de désinformation !
http://www.maroc-journal.com
Evénements de Laâyoune: l'ambassadeur du Maroc aux USA met en exergue la démarche constructive des forces de l'ordre
L'ambassadeur du Maroc aux Etats Unis, M. Aziz Mekouar, a mis en exergue, vendredi à Washington, la retenue et la démarche constructive des forces de l'ordre marocaines lors des événements de Laâyoune.
"Bien que les autorités locales s'étaient engagées dans des discussions constructives avec les protestataires, la manifestation a été malheureusement détournée de son objet par des criminels motivés politiquement qui ont terrorisé les manifestants en les empêchant de rentrer chez eux", a déploré M. Mekouar dont les propos sont cités par le +Washington Post+.
Les autorités, a-t-il dit, ont procédé à la dispersion des manifestants "sans recourir aux armes à feu, comme cela a été d'ailleurs confirmé par les observateurs internationaux", soulignant que les forces de l'ordre ont été "attaquées par des milices armées qui ont assassiné 11 membres" de la force publique.
Le diplomate marocain a fait observer que des observateurs internationaux se trouvaient sur place comme le représentant de l'Organisation internationale des droits de l'Homme, Human Rights Watch, qui, dans ses rapports établis depuis la ville de Laâyoune, "a relevé le caractère +exagéré+ des chiffres avancés par le polisario".
Plusieurs médias internationaux, comme le quotidien français +Le Monde+, ont dépêché leurs reporters à Laâyoune "où ils continuent de réaliser des reportages en profondeur", a souligné M. Mekouar.
L'ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis a, par ailleurs, réitéré que le règlement du conflit du Sahara, vieux de plus de trois décennies, réside dans une solution politique réaliste, sur la base de l'autonomie proposée par le Maroc.
 MAP

vendredi 19 novembre 2010

Solidarité avec le peuple sahraoui : rassemblement le 20 novembre à Paris

ASSEZ DE RÉPRESSION ! AUTODÉTERMINATION !
L’assaut criminel des forces policières et militaires marocaines le 8 novembre contre le camp de Gdeim Izik abritant plus de 20 000 Sahraouis a été suivi par une violente répression des manifestations pacifiques de solidarité dans les villes sahraouies. Alors que les familles sahraouies enterrent leurs martyrs dans la douleur et la dignité, le déchaînement de violence des forces d’occupation se poursuit. Les maisons sahraouies sont perquisitionnées et détruites, des centaines de Sahraouis sont arrêtés, tabassés et torturés. Le bilan s’alourdit de jour en jour : des blessés meurent faute de soins, de nouveaux cadavres sont retrouvés et on compte des centaines disparus. Plus de 400 militants sahraouis sont détenus sans contact avec leurs familles ; huit d’entre eux, dont Ennaâma Asfari, co-président du CORELSO, ont été déférés devant un tribunal militaire.
Pour ne pas avoir de témoins de ses exactions, le Maroc filtre toujours l’accès des journalistes et observateurs internationaux au Sahara occidental. Il donne des informations mensongères et poursuit une intense campagne de propagande dans les médias pour dénaturer la lutte du peuple sahraoui. Il a reçu le soutien du gouvernement français qui a empêché le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni le 17 novembre, d’envoyer une mission d’enquête internationale sur place.
Face à la poursuite de la répression dans les territoires occupés, il faut renforcer la mobilisation internationale.
Après le succès des manifestations du 10 novembre devant l’Ambassade du Maroc et du 13 novembre au Châtelet, nous appelons à intervenir auprès des élus, à signer la pétition sur http://www.cyberacteurs.org/actions... et à participer à
UN RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A LA LUTTE DU PEUPLE SAHRAOUI
SAMEDI 20 NOVEMBRE de 15h à 18h
ESPLANADE DES DROITS DE L’HOMME
PLACE DU TROCADERO
pour dénoncer la position du gouvernement français complice du Maroc et exiger :
- l’arrêt de la répression et le respect des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés
- la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis
- le libre accès des journalistes et observateurs internationaux
- l’envoi d’une mission internationale d’enquête et de surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental
- l’organisation rapide du référendum d’autodétermination
Signataires : ACCA, AFASPA, AFAPREDESA, APSO, ARAC, ASEI, Association des Amis de la RASD, Association des Sahraouis en France, CLSPS, CORELSO, DROIT SOLIDARITE, FTCR, Mouvement de la paix, MRAP, Plateforme de solidarité avec le peuple du Sahara occidental, SURVIE
Avec le soutien de : FASE, Les Alternatifs, Les Verts, NPA, PCF, CGT, Union syndicale Solidaires
Contact : JP Le Marec plateformeSO@gmail.com

Manifeste pour la dignité des peuples - Appel à la société espagnole, à L’Union européenne et aux Nations Unies



Nous soussignés, écrivains sahraouis en exil, écrivains espagnols et autres personnes du monde de la culture et de la société espagnole,
Consternés face aux événements qui se déroulent au Sahara Occidental
inquiets du blocage médiatique qui pourrait cacher un génocide contre la population civile, déçus une fois de plus par l’inefficacité des gouvernements espagnols successifs à assumer leurs responsabilités légales et historiques dans la résolution du conflit,
lassés de la rhétorique de nos gouvernants, qui disent défendre le droit de leurs citoyens alors que leurs décisions dépendent toujours des intérêts des grands groupes économiques,
mais confiants en la solidarité des citoyens espagnols pour la défense des Droits de l’homme, et espérant qu’il existe encore, au sein de l’Union Européenne et des Nations Unies, des organismes, des groupes et des pays qui mettent les droits des citoyens et des peuples et une vie digne et en liberté devant les intérêts économiques,
SOLLICITONS, en relation avec les évènements actuels :  
1. Qu’il soit accordé en urgence à la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental) plus de compétences et de responsabilités en matière de droits de l’homme dans le territoire concerné. La MINURSO est l´unique mission de l’ONU qui n´ait pas de telles compétences, et celles-ci sont les seules à pouvoir mettre fin à la violence et garantir la sécurité dans la zone.
   2. Que soit mise en place, sans préjudice pour la dignité et la sécurité du peuple marocain, une commission d’enquête indépendante, afin d´examiner les évènements qui ont lieu ces jours-ci à El Ayoun et dans d’autres villes du Sahara Occidental, y compris dans les commissariats et les centres de détention, afin d’établir  les responsabilités des autorités gouvernementales, militaires, policières ou d’autres forces paramilitaires.
   3. Que de toute urgence et de manière intensive, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, sur requête du peuple sahraoui, de la société espagnole et de l’Union Européenne, assume la responsabilité de résoudre le problème du Sahara Occidental, le seul territoire d’Afrique encore en attente de décolonisation depuis déjà 35 ans.
Nous faisons appel aux citoyens afin qu´ils exigent de ceux qui les gouvernent, dans cette affaire comme dans bien d´autres, qu’ils veillent aux droits de l’homme et des citoyens, et ne se convertissent pas en simples garants d’un ordre économique qui ignore la dignité des Individus et des peuples.
Premiers 500 signataires
Abderrahman Budda, escritor saharaui / Ali Salem Iselmu, Escritor saharaui / Bahia Mahmud Awah, Escritor saharaui / Chejdan Mahmud Yazid, Escritor saharaui / Larosi Haidar, Escritor saharaui / Limam Boicha, Escritor saharaui / Luali Lehsan, Escritor saharaui / Mohamed Ali Ali Salem, Escritor saharaui / Mohamed Salem Abdelfatah Ebnu, Escritor saharaui / Mohamidi Fakal-la, Escritor saharaui / Saleh Abdalahi, Escritor saharaui / Zahra El Hasnaui Ahmed, Escritora saharaui / Aabas Yacob Emboiric, Desempleado / Abdalahi Mustafa Lefdil, Mecánico / Adrián Alonso Gamo, Estudiante / Agueda MartIn Muñoz, Dependienta / Aintzane Fernández Alvarez, Tecnico de Medio Ambiente / Aitor GarcIa Gurruchaga, Profesor / Alberto Aguirre González de la Aleja, Estudiante Magisterio /Alberto Cadelo Madrazo, Profesor. / Alberto GarcIa-Romeral Batalla,  Estudiante / Alberto GarcIa, Profesor / Alberto Morais, Cineasta / Alberto Ruiz Sánchez, Arquitecto tecnico / Alejandro Camblor Fernández, Profesor  / Alejandro Garces Rallo, Ingeniero Aeronáutico / Alejandro Hernández Mañueco, Administrativo / Alejandro Herrera, Sociólogo/ Alejandro Navarrete Miguel,  Gasolinero / Alfonzo Villa Terrazas, Veterinario / Alfredo DIaz Escobar, Bibliotecario / Alfredo Gómez Cerdá, Escritor / Alicia Huse Alvarez, Administrativa / Alicia Mora Barrera, Tecnica de documentación sanitaria / Alvaro Galeano Morales, Estudiante / Amanda Padilla Santiago, Estudiante / Amparo Antuña Suárez, Profesora / Ana Cristina Anguita Espinosa, Administrativa / Ana Fernández Taravilla, Comercial / Ana Fuertes Sanz, Profesora / Ana Isabel MartIn,  Periodista / Ana Jesis Fernández, Maestra / Ana Julia Salvador, Bibliotecaria / Ana Mª Jimenez Calvo, Administrativa / Ana Mª Sañudo Mendez, Operaria de Fábrica / Ana MarIa, Morales Aguilar, Pedagoga / Ana Olivera, Escritora / Ana Salud GarcIa Caballero, Economista / Ana Tortosa Diego, Escritora. / Ana, Carreira RuIz, Enfermera / Angel Petisme, Misico y escritor / Antoni Xavier, Fernández López, Pedagogo / Antonia GarcIa Valverde, Bibliotecaria / Antònia Pons Valldosera, Maestra / Antonio Fernández Chamorro, Jubilado /Antonio GarcIa Teijeiro, Maestro y Escritor /¡ / Antonio Morales Moreno, Taxista / Antonio Murillo Amor, Tecnico de archivos / Antonio NiñezMartInez, Profesor / Antonio Orihuela, Escritor / Araceli López, Contable / Ascensión, Chiquero Cid, Celadora. / Aurora MartIn MartIn, Estudiante  / Azman Mohamed Embarek, Estudiante / Azucena Barba Lozano, Auxiliar Administrativo / Bárbara Navarrete Miguel,  Aux. Administrativo / Beatriz Anta Uña, Comunicación / Beatriz Morales Moreno, Auxiliar de ClInica / Beatriz Navarro Lardies, Maestra / Beatriz Valdes Sobrecuevas, Dtra. Casa de Cultura / Begoña Badillo RodrIguez, Documentalista  / Begoña Luis Perez, Fisioterapeuta/ Begoña Remesal Serrano, Bibliotecaria / Begoña Tabernilla Palacios, Administrativa / Belen Perez Soto, Maestra / Belen RodrIguez RodrIguez, Maestra / Belisario MartInez Nicolás, Maestro / Bendir Salaki, Licenciado en Telecomunicación / Benedicto GarcIa, Conductor / Berta Márquez Molleda, Editora / Blanca Calvo, Bibliotecaria / Blanca Perez Gladish, Profesora universitaria / Bruno Arranz Rámila, Administrativo / Cándida Santiago Fernández, Maestra / Caridad Pampliega Carralero,  Ama de Casa / Carlo Frabetti, Escritor / Carlos Duque Medina, Librero / Carlos Etxepare, Compositor Misico / Carlos Gómez Gil, Sociólogo / Carlos González Gil, Administrativo / Carlota Grau, Estudiante / Carmen Amigo, Administrativa / Carmen Carramiñana de la Vega, Profesora / Carmen Collar GarcIa, Profesora / Carmen GarcIa Iglesias, Escritora e ilustradora / Carmen Giner, Diseñadora gráfica / Carmen González, Hostelera / Carmen González Aranda, Profesor / Carmen Lourdes Fernández, Funcionaria de carrera / Carmen Pampliega Carralero, Ama de Casa / Carmen Pili Corretje Aznar, Maestra / Carolina Contino, Docente (Argentina) / Cecilio, Silveira Juárez, Profesor de Secundaria / Ceferino Gancedo Vallina, Profesor / Cesar Bakker, Director audiovisual / Charo Irigoyen Otazu, Educadora / Chej Dan Mahmud Yazid, Licenciado en PedagogIa / Chus Juste Pala, Bibliotecaria / Clara Bailo Carramiñana, Arquitecto / Cleofe Pampliega Carralero, Ama de Casa / Concepción Adán Pampliega,  Administrativo / Conchi Moya Fernández, Periodista / Consuelo GarcIa Collado, Profesora / Consuelo Gundin Rey, Profesora de Secundaria / Cristina Balloqui Torres, Profesora / Cristina Fenández Arcas, Administrativa / Cristina Hidalgo de Calcerrada, Cuentacuentos / Cristina Novoa  Fernández, Docente / Cristina Penichet Tomás, Maestra / Custodia Fernández Saavedra, Ama de Casa / Daha Kmash, Lic. Educación Especial / Daniel Casado, Poeta / Daniel DIez Ausias, Arquitecto / Daniel Fernandez Taravilla, EstadIstico / David Correa Sañudo, Tecnico de TopografIa y estudiante universitario. / Domingo López MartIn, Pensionista / Eduardo Gómez de EnterrIa Sánchez, Librero / Eduardo Jordán Quinzano, Enfermero / Eduardo Pequeño RodrIguez, Profesor/ Elena Antuña Alvarez, Profesora / Elena MartIn de Pedro Gorrachotegui, Maestra / Elena Muñoz MartIn, Maquilladora / Eloisa Fernández Chamorro, Ama de Casa / Elvira Lindo, Escritora / Emma Ródenas Picardat, Interprete / Esther López Calvo, Auxiliar Ed. Infantil / EstIbaliz de los RIos López de Munain, Abogada / Estrella GarcIa MartIn, Librera / Eugenio Gallego Jose, Profesor de Secundaria / Eusebio Gómez Bautista, Bibliotecario / Eva Mª Parra, Veterinaria / Eva MartInez Salcedo,  Maestra / Fátima Fernández Mendez, docente y escritora de literatura infantil / Felicitas Rebaque de Lázaro, Enfermera / Felix Albo, Escritor / Fernanda Cobas Luis, Profesora de danza / Fernando Guerrero Adeva, Administrativo / Fernando Oria Arteche, Vigilante de Seguridad / Fernando Quesada Blazquez, Administrativo / Fernando Rubiera Morollón, Profesor universitario / Fernando, Fuentes Lázaro, Psicólogo / Fernando, Moranchel Sanz, Maestro / Flora Batalla Mendo, Informática / Flora Pampliega Carralero, Ama de casa / Francisca Llabata MartInez, Enfermera / Francisco Bailo Lampez, Profesor / Francisco Cuesta Fernández, Profesor de SecundarIa / Francisco Fernández Romo, Funcionario de la Junta de Castilla-León / Francisco Granda Fondón, Profesor jubilado / Francisco J. Picón, Funcionario y poeta / Francisco Javier Mola Caballero de Rodas, Profesor / Francisco Jose del Campo Salceda, Profesor / Francisco Orcajo Campillo, Ingeniero / Francisco Sandoval Verea, Archivero / Francisco-Javier MartIn Perez, Ferroviario. / Gabriel Angel Pedrayes RodrIguez, Educador / Gabriel Brandariz Montesinos, Editor de Narrativa Infantil y Juvenil  / Gema Castillo MartInez, Administrativa /Gonzalo Barrena, Profesor /Gonzalo Córdova MIo, Bibliotecario (Chile) / Gonzalo González VillarIas, Profesor /Gonzalo Iribarnrgaray, Economista y escritor /Gonzalo Moure Trenor, Escritor / Gregoria Batalla Mendo, Bibliotecaria /Gregoria Mendo Gallego,  Ama de Casa /Gregorio Tardón, Administrativo  /Gurutze Irizar, Enfermera. /H.Ramó / Sánchez Garrido, Jubilado de banca /Hugo GarcIa-Carpintero, Administrativo /Ines González Aparicio, Estudiante /Inmaculada Vellosillo González,  Profesora U. 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Originaires du Sahara Occidental (Territoires occupés par le Maroc)
Brahim Sidi Ahmed Daddi, desempleado/ Mohamed Ali Mohamed Lamin, empleado / Mohamed Said Alwali, conductor / Mohamed Abdelaziz Meftah, alumno / Loubna Dahan Bairouk, alumna / Sidi Mohamed Mohamed Albouhali, funcionario / Jatri Alwali Mohamed, funcionario/ Abd Essalam Brahim Alwali, funcionario/ Abd Elkader Brahim Alwali, desempleado / Hammada Salek Mohamed Salem, desempleado / Hammada Salama Ahmed, Licenciado y desempleado / Nafissa Almahjoub Mohamed Salem, Estudiante/ Mohamed Salem Ahmatou, Estudiante / Alhousain Mohamed Yarba, Profesor / Lahbib Mohamed Salem Anaocha, Profesor / Mohamed Hammada Ayiih, empleado / Aichatou Mohamed Lamin Assalay, ama de casa / Ghaili Ambayrik Ali salem, ama de casa/ Mohamed Boushab Zaini, desempleado / Ayoub Salama Almahjoub, estudiante / Sidi Bouna Salem Ahnini, funcionario / Al Mahjoub Abderrahman Salki, estudiante /Labayhi Abderrahman Salma, comerciante / Houriya Abaihim Dahdah, ama de casa / Mahjouba Brahim Alwali, ama de casa / Mehdi Mohamed Albouhali, desempleado / Salim Alkauri Sidi Mohamed, taxista / Mohamed Abidin Assalami, taxista / Mohamed Fadel Abidin Assalami, estudiante / Malainin Alkhadir Mostafa, estudiante / Lahbib Jairi Almahfoud, comerciente / Lahwaidia Mohamed Ahnini, ama de casa / Soukaina Alballal Alloud, ama de casa / Moulay Andalla Boushab, taxista / AnaofAndalla Boushab, desempleado / Azzarga Abdelfattah Mauloud, ama de casa / Albaida Maarouf Allamni, ama de casa / Jira Salama Yahafdou, ama de casa / Mohamed Ahmed Ajna Albaillal, desempleado / Afailiha yarba Mohamed Lamin, estudiante / Hayat Mohamed Yaslem, estudiante / Azzaghma Lansar Zad nas, estudiante / Assalka Anaama Albarbouchi, ama de casa/ Sidi Mohamed Alghaylani, comerciante / Annajem Alwa Atarkzi, jubilado / Alyazid Salim Anasri, funcionario / Abrakhom Malainin Amrabih Rabou, ama de casa / Aghdafna Malainin Amrabih Rabou, desempleado / Alghaylani Mansour Dahan, taxista / Lawlad Otman Arageb, jubilado / Ainina Mohamed Ambarek, enfermero / Alhafed Mauloud Alayyat, estudiante


Solidarité avec le Sahara Occidental samedi 20/11 rassemblement à Paris

La Rédaction le 18/11/2010

Des associations françaises solidaires avec le peuple sahraoui et l’association des Sahraouis en France ont appelé hier à un nouveau rassemblement le samedi 20 novembre au parvis des droits de l’homme à la Place du Trocadéro à Paris.
L’appel vient au lendemain du rejet du Conseil de sécurité de la proposition d’envoi d’une mission d’enquête aux territoires sahraouis occupés.

Le rassemblement de solidarité est conçu pour » dénoncer l’attitude du gouvernement français complice du Maroc » et qui empêche par veto de faire la lumière sur la vérité des événements survenu le 8 novembre au Sahara occidental. Ces associations appellent en outre à l’arrêt de la répression et au respect des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et à la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis.
Le Sénat mexicain condamne l’attaque marocaine
Le Sénat mexicain a condamné l’attaque militaire perpétrée par les forces marocaines contre les civils sahraouis dans les territoires occupés, rapporte jeudi l’agence de presse sahraouie (SPS).
Le Sénat mexicain qui a présenté ses « sincères condoléances » au gouvernement sahraoui, a exprimé son « indignation » contre les actes de violence dont les citoyens sahraouis ont été victimes le 8 novembre dernier à El-Ayoune occupée, capitale du Sahara Occidental.
Lors d’une session tenue mardi, le sénat mexicain a demandé au ministère des Affaires étrangères de son pays d’intervenir « auprès du Conseil de sécurité de l’ONU pour mener une enquête sur ce qui s’est passé et agir pour préserver le droit international humanitaire et la paix au Sahara Occidental ».
De son côté, le président de la session, M. Ricardo Garcia Cervante a appelé le gouvernement fédéral mexicain à adopter une « position claire » sur les événements survenus lors du démantèlement du camp Gdeim Izik près de la ville d’El-Ayoune.
Par ailleurs, la réunion à laquelle était présent l’ambassadeur sahraoui au Mexique, a été marquée par les interventions de membres du sénat qui ont souligné le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination tout en condamnant « l’attitude coloniale » du Maroc.
Les membres du sénat mexicain ont en outre appelé le chef de la diplomatie de leur pays à oeuvrer auprès de l’ONU pour mener une enquête sur ces évènements et leur impact sur le processus des négociations entre le front Polisario et le Maroc.
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Paris cautionne-t-il le génocide sahraoui ?

Les «événements sanglants» d’El Aaiun, selon la terminologie en cours, ont projeté au-devant de la scène la question sahraouie. Le mur du silence s’est brisé pour révéler à la face du monde la barbarie de l’occupation marocaine procédant, à huis clos, à un assaut meurtrier contre les 30.000 Sahraouis (près de 30% de la population locale) et au «nettoyage ethnique» qui frappe le camp de la dignité et la ville martyre d’El Ayoune de la résistance pacifique. Une «ville fantôme», secouée de convulsions profondes, aux rues désertées, vivant le calvaire de la chasse à l’homme et contre « tous ceux qui portent le boubou, la Mhelfa ou le turban ». Sur les lieux du crime, des cadavres ont été enterrés au bulldozer dans des fosses communes pour taire et prolonger la conjuration du silence.

La faillite est totale. De «conflit mineur», la question sahraouie s’est faite l’écho d’une condamnation internationale rarement observée et d’un mouvement de solidarité exprimé par la société civile et des élus européens refoulés manu militari de Casablanca ou d’El Ayoune. La chape de plomb marocaine a clairement exprimé le mépris des valeurs démocratiques dénoncées par les europarlementaires et les journalistes européens déclarés personna non grata. Le «génocide à huis clos» renvoie l’image réelle du Maroc bien loin de la représentation idyllique du tourisme bon marché et réduit à néant les chimères de la monarchie aux ordres du Makhzen vantant les illusions de la «marocanité du Sahara occidental» et de la solution imposée de l’autonomie ensanglantée.
Dans les camps de la dignité et de la liberté, la résistance populaire, en tant que source de légitimation et d’adhésion au combat mené par le Front Polisario, est la preuve tangible de la volonté d’autodétermination d’un peuple clairement exprimée, à l’heure des rounds de négociations onusiennes, pour défaire des plans coloniaux et les convoitises des alliés occidentaux de l’occupant illégitime. Il est de fait que l’horreur d’El Ayoune a réussi au-delà de toutes les attentes, de provoquer une césure dans le bloc des inconditionnels de Rabat qui ne compte plus que la vieille amitié de l’ancien colonisateur français. Les préoccupations américaines s’ajoutent aux exigences madrilènes de clarifications et à l’appel de Londres appelant d’urgence au «respect des droits de l’homme», alors qu’Amnisty International revendique la nécessité d’une «enquête indépendante».
L’exception française, aux antipodes des traditions humanitaires dont elle ne cesse de se réclamer, est une caution au génocide sahraoui et un déni au choix démocratique d’un peuple qui crie son refus de l’occupation et du statut de l’autonomie considérée par Paris comme une «base crédible et sérieuse». Elle s’offre au mieux en mode de traitement discriminatoire de la question fondamentale des droits de l’homme et des peuples inspirant, de sinistre mémoire, le «devoir d’ingérence» des porteurs des sacs de riz et les interventions dans les affaires intérieures de pays souverains. Au seuil du passage de la sale affaire d’El Ayoune devant le département du maintien de la paix et de la sécurité du Conseil de sécurité, le veto français fera-t-il le reste ? Le vieux couple franco-marocain, en violation de la légalité internationale, est en marge de la dynamique de l’histoire qui, comme un certain 11 décembre dans l’Algérie combattante, a connu une accélération décisive. Bis repetita ?

jeudi 18 novembre 2010

Décès d'Abraham Serfaty

Par Abderrazzak Drissi, 18 /11/ 2010
* Le grand militant marocain Abraham Serfaty vient de nous quitter ce matin du Jeudi 18 Novembre 2010 vers 9h à Marrakech
* Vives Condoléances à sa petite et grande familles, ses amiEs et camardes

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Communiqué LDH

Paris, le 1/11/ 2010

La LDH salue la mémoire d’Abraham Serfaty
La Ligue des droits de l’Homme apprend avec émotion le décès d’Abraham Serfaty.
Abraham Serfaty est une partie de l’histoire du Maroc : il a subi la torture et l’emprisonnement dans les pires des bagnes, ce dont il portait les traces physiques. Sa réhabilitation par les autorités marocaines, comme celle de nombreuses autres victimes de la répression politique, fut un acte qui, sans effacer le passé, a ouvert la voie d’une autre période dans l’histoire de ce pays.
A l’heure où les évolutions du Maroc vers plus de démocratie et de libertés semblent en difficulté, la vie de cet homme rappelle plus que jamais que rien n’est jamais acquis et que le combat pour les droits de l’Homme est un engagement de tous les instants et sans cesse renouvelé.
La LDH salue la mémoire de cet infatigable militant marocain pour la justice et la liberté et adresse à son épouse, Christine Daure Serfaty, ainsi qu’à sa famille, ses plus sincères condoléances.
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Décès d’Abraham Serfaty

Par le bureau exécutif de l'ASDHOM, 18/11/2010
C’est avec une grande émotion et une grande tristesse que nous avons appris le décès d’Abraham Serfaty, survenu le 18 novembre au matin à Marrakech.
Cette figure qui a symbolisé  l’aspiration et le combat de générations de démocrates et de progressistes vient de nous quitter à jamais.
Un grand homme qui a mis toute son énergie pour bâtir des perspectives d’émancipation du peuple marocain.
Il a payé très cher son engagement : clandestinité, arrestation, torture, emprisonnement, bannissement…
On ne sort pas indemne de ces épreuves affligeantes.
L’ASDHOM présente ses sincères condoléances à son fils Maurice, à son épouse Christine et à tous ses amis et camarades.
L’ASDHOM qui organise ce vendredi 19 novembre une soirée en hommage aux acteurs de la solidarité internationale, se saisira de cette occasion pour associer tous les participants, amis du peuple marocain, à rendre hommage à cette grande figure de la résistance à l’oppression.
Un livre d’or sera mis à disposition pour accueillir témoignages et messages des présents.
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Soirée de la Solidarité internationale
19 novembre 2010 à 19h
Lieu : Salle Jacques Decour, rue des Rosiers à Nanterre
Accès : Bus 258 à partir de La Défense (arrêt : Les Bergères)

Sahara occidental: le Polisario reproche à la France de s'être opposée à une enquête


AFP,18/11/2010
ALGER — Le Front Polisario a reproché mercredi à la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, de s'être opposée "vigoureusement" à l'envoi "rapide" d'une mission d'enquête au Sahara occidental, lors d'un débat mardi à New York sur la situation dans l'ex-colonie espagnole.
Dans un communiqué publié à Alger, le Polisario "regrette profondément que la France, membre permanent du Conseil de Sécurité et ayant droit au veto, se soit opposée vigoureusement à la volonté manifeste exprimée par les autres membres du Conseil en vue de l'envoi rapide d?une commission internationale d'enquête".
Lors du démantèlement le 8 novembre par les forces de l'ordre marocaines d'un camp de toile, érigé par les Sahraouis près de la ville de Laâyoune au Sahara occidental pour protester contre leurs conditions de vie, 12 personnes ont été tuées -dont dix parmi les forces de l'ordre- selon Rabat, tandis que le Polisario a fait état de "dizaines de morts".
Mohamed Salem ould-Salek, ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, reconnue par l'Union africaine mais pas par l'ONU), souligne dans le communiqué du Polisario avoir "enregistré favorablement la décision du Conseil de sécurité de tenir une session spéciale" sur la situation au Sahara occidental après le démantèlement du campement de Gdim Izik.
Il note que le Conseil de sécurité a "reconnu que le personnel des Nations unies sur place avait été empêché par le gouvernement marocain de suivre les événements graves et connaître la vérité".
Mardi, dans une déclaration, le Conseil de sécurité a "déploré la violence" lors de l'assaut marocain contre le campement et appelé Rabat et le Front Polisario à "faire preuve de davantage de volonté politique pour trouver une solution". Il a aussi réitéré son soutien à la mission de l'ONU (Minurso) dans l'ancienne colonie espagnole, annexée en 1975 par le Maroc.
Le Maroc propose aux Sahraouis un statut d'autonomie sous sa souveraineté, le Front Polisario qui milite pour l'indépendance, réclame un référendum d'autodétermination.
A New York, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a observé que "la Minurso est la seule mission de maintien de la paix actuelle de l'ONU dépourvue d'une composante sur les droits de l'homme". "Malgré les tentatives au cours des deux dernières années de plusieurs membres du Conseil de sécurité pour élargir le mandat de la Minurso, l'opposition constante du Maroc, soutenue tout spécialement par la France, a jusqu'ici fait échouer cette idée", a déclaré mardi Philippe Bolopion, de HRW.
Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

PLUS DE 150 DÉPUTÉS EUROPÉENS APPELLENT LE ROI MOHAMMED VI À LIBÉRER KADDOUR TERHZAZ

Par PEILLON Vincent, 11/11/2010


Ce jeudi 11 novembre 2010, une coalition de plus de 150 députés européens issus de différents pays et de tous les groupes politiques a adressé une lettre commune à l'attention du roi du Maroc, Mohammed VI, pour l'appeler à "gracier Kaddour Terhzaz".

Vivement préoccupés quant à la situation de ce citoyen franco-marocain âgé de 73 ans incarcéré depuis presque deux ans, les signataires ont pointé du doigt différents éléments qui "mettent gravement en doute la sincérité du jugement", et qui attestent que Kaddour Terhzaz "n'a pu bénéficier d'un procès équitable". Ils se sont également inquiétés des conditions d'emprisonnement du détenu.
Les eurodéputés ont dès lors témoigné, "en amis du Maroc", de leur "incompréhension devant une telle tragédie judiciaire et humaine" d'autant qu'en mars dernier, l'UE et le Maroc célébraient à Grenade le renforcement de leurs relations bilatérales.

Vous trouverez, en pièce jointe et ci-dessous, l'intégralité de la lettre(...)

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Lettre de parlementaires européens à l'attention du Roi du Maroc, Sa Majesté Mohammed VI, pour la libération de M. Kaddour Terhzaz.

le 11 novembre 2010, Bruxelles
Votre Majesté,
Au nom de l'amitié et du lien particulier qui unissent le Maroc et l'Union européenne, nous souhaitons vous faire part de notre vive préoccupation quant à la situation de M. Kaddour Terhzaz, citoyen franco-marocain âgé de 73 ans incarcéré depuis presque deux ans dans la prison de Salé.
M. Kaddour Terhzaz a été condamné le 28 novembre 2008 à Rabat par le tribunal militaire permanent des Forces armées royales marocaines à douze années de réclusion pour "atteinte à la sûreté externe de l'Etat en divulguant un des secrets de la défense nationale" à une partie "non qualifiée" (verdict 08/3437, affaire n°2008/3009/3314). Les faits reprochés à M. Kaddour Terhzaz sont d'avoir, au cours de l'année 2005, indument transmis à M. Ali Najab, Capitaine de l'Armée de l'air, une copie d'un courrier écrit à votre intention où il mentionnait l'absence de systèmes anti-missiles à bord des avions utilisés par le Maroc dans le conflit l'opposant aux forces du Front Polisario à la fin des années 1970.
Connaissant et partageant l'attachement aux valeurs de la démocratie et de la justice qui est le vôtre, nous nous permettons d'attirer votre attention sur des éléments mettant gravement en doute la sincérité de ce jugement.
Le 7 mai 2004, M. Ali Najab relatait dans les colonnes d'Aujourd'hui Maroc les conditions de sa capture par le Front Polisario. Il expliquait alors que, lui-même pilote, il avait dû mener le combat avec des avions non équipés de système anti-missile. Le chef d'accusation susmentionné ne saurait donc être fondé puisque le "secret de la défense nationale" en question était connu de M. Ali Najab, et du grand public, et ce bien avant qu'il ait pris connaissance du document rédigé par M. Kaddour Terhzaz.
Il apparaît également que M. Terhzaz n'a pas eu le droit à un procès équitable au regard de l'article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel le Maroc a souscrit. Arrêté le 9 novembre 2008, il a été jugé dix-neuf jours plus tard, une semaine seulement après la rédaction de l'acte d'accusation. Le prévenu n'a pu bénéficier du temps nécessaire à la préparation de sa défense. Puis lors de l'audience, à huis clos, il lui a été interdit de présenter des témoins et la délibération a duré moins de deux heures.
Nous attirons enfin votre attention sur les conditions d'emprisonnement de M. Kaddour Terhzaz, en contradiction manifeste avec l'"Ensemble des principes de l'ONU pour la protection des personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d'emprisonnement" adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU en 1988. En effet, malgré des améliorations récentes, les autorités pénitentiaires lui imposent, sans raisons motivées, un régime de défaveur - absence de matelas, privation d'intimité - et un contact restreint avec les autres détenus ; une situation d'autant plus inquiétante que son état de santé et notamment ses problèmes cardiaques se sont aggravés, l'obligeant à suivre un traitement lourd.
Alors que le Maroc et l'Union européenne sont liés depuis maintenant plus de dix ans par un accord d'association qui stipule dans son article 2 que les droits de l'Homme constituent un élément essentiel de leurs relations, et alors qu'en mars dernier nous célébrions à Grenade l'octroi du "statut avancé" au Maroc par l'UE, nous souhaitons vous signifier notre incompréhension devant une telle tragédie judiciaire et humaine, ainsi que notre étonnement devant l'absence de suites données à nos démarches précédentes, menées notamment dans le cadre de la Commission parlementaire mixte UE-Maroc récemment instituée.
C'est en amis du Maroc que nous vous appelons, Votre Majesté, à recourir au pouvoir que vous confère l'article 34 de la Constitution marocaine : gracier M. Kaddour Terhzaz.
Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Votre Majesté, en l'assurance de nos respectueuses salutations.
Les membres du Parlement européen

PEILLON Vincent [mailto:vincent.peillon@europarl.europa.eu]