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samedi 11 décembre 2010

Ghaza - Sahara Occidental : Deux prisons à ciel ouvert

Par Diaspora Saharui, 11/12/ 2010
Une mission parlementaire française voulant se rendre dans le territoire palestinien de Ghaza, s’est vue refuser l’entrée par les autorités israéliennes, contrairement à leur engagement initial, a-t-on appris jeudi auprès de l’Association France- Palestine. François Asensi, député PCF, membre de la délégation du groupe «France-Territoires palestiniens», de l’Assemblée nationale, a dans un communiqué, cité par l’association, déploré «cet inacceptable revirement des autorités israéliennes» soulignant que les parlementaires français «se sont ainsi trouvés privés de l’accès à un territoire autonome et librement administré».
«Soucieuse de renforcer les échanges parlementaires et le processus de paix, la délégation française s’est attachée à rencontrer les deux parties en conflit, dans l’ensemble de ses composantes, depuis le Premier ministre palestinien jusqu’aux hauts responsables israéliens», at- il dit. «La fin de non-recevoir israélienne annihile ces patients efforts de coopération » a ajouté François Asensi. «Deux ans après la guerre sur Ghaza et au mépris du droit international, le gouvernement israélien maintient ce territoire sous un blocus injuste et désastreux au plan humanitaire», a rappelé ce député qui a souligné que «cet entêtement dessert autant les forces de paix qu’il n’attise les haines, sur fond de vexations et de privations du peuple palestinien». «L’isolement imposé à Ghaza mène le processus de paix droit à l’impasse», a encore déploré François Asensi qui a tenu à renouveler son appel à «la levée totale du blocus israélien» sur ce territoire palestinien. Décrété en juin 2007, le blocus affecte profondément la vie quotidienne des ghazaouis: fioul, gaz et gazole sont quasi introuvables et l’eau potable se fait rare sans compter l’embargo sur les médicaments. Plus de 70% des habitants de Ghaza vivent sous le seuil de pauvreté et près de 40% sont au chômage. 80% des 1,5 million des habitants de ce territoire sous occupation israélienne se retrouvent dépendants de l’aide internationale. Les restrictions sur l’importation de ciment rendent en outre impossible la reconstruction de 15 000 habitations abîmées ou détruites lors de l’opération «Plomb durci» menée en décembre 2008 par l’armée israélienne contre la population civile.
Un autre point de ressemblance entre la lutte du peuple palestinien et celle du peuple sahraoui. Le Maroc a maintes fois, et la dernière il y a à peine quelques jours, empêche l'entrée au Sahara Occidental des députés européens, des ONG internationales reconnues, des journalistes, etc.
Mur de Palestine
Mur du Sahara Occidental
Les israéliens ont participé à la construction du mur de défense marocain au Sahara Occidental. Un autre mur enferme les palestiniens dans leur propre terre au vu et su du Président du Comité Al-Qods, le néo-sioniste Mohamed VI, dont le souci principal est de trouver le moyen d'accueillir des hauts dignitaires sionistes comme Shimon Pérès pour être à l'avant-garde des pays qui affichent leur allégeance au sionisme international. Tout cela dans le but de recueillir des soutiens pour sa politique expansionniste.
Les États-Unis ont voté contre la volonté internationale de mener une enquête contre les crimes israéliens perpétrés à Ghaza. La France a fait de même pour cacher les crimes commis par le régime génocidaire de Rabat contre les Sahraouis.

On torture à Marrakech… sous la célèbre place Jemâa et Fna, patrimoine oral de l'Unesco...

Par Zineb El Rhazoui, 11/12/2010
Quelques mois à peine après la sortie de prison de Zahra Boudkour, la plus jeune détenue politique du Maroc, une de ses camarades la remplace pour ce sinistre record.
Ilham
Mardi 12 octobre 2010 vers 16h, un jeune homme élégant, la vingtaine, sonne à la porte de la maison familiale d’Ilham Hasnouni à Essaouira. “Ilham, il y a un mec qui demande après toi“, lui lance son petit frère, pensant qu’il s’agit d’un copain de fac. A peine arrivée sur seuil de la porte, cinq hommes baraqués saisissent l’étudiante de 21 ans, jettent son petit frère à terre et la tirent par les cheveux, sous les cris de sa mère, vers le véhicule noir qui l’attend pour la mener vers une destination inconnue. “Pas de doute, j’ai compris qu’il s’agissait des molosses du makhzen. La voiture noire a été la dernière chose que j’ai pu voir avant qu’ils ne me bandent les yeux. Les coups et les insultes pleuvaient pendant tout le trajet“, raconte Ilham dans son témoignage écrit depuis la prison Boulmharez de Marrakech.
L’arrestation de l’étudiante, sans mandat ni convocation préalable, intervient suite à une série d’interpellations semblables dans le milieu estudiantin de l’Université Qadi Ayad de Marrakech, après les événements du 14 mai 2008, lorsque les forces de l’ordre ont investi la cité universitaire. L’Union Nationale des Etudiants Marocains (Unem) avait appelé à une grève après des dizaines de cas d’intoxication alimentaire dans le restaurant universitaire. L’administration de l’Université avait alors refusé de prendre en charge les frais médicaux des étudiants hospitalisés. La police a procédé à de violentes rafles dans les rangs des étudiants appartenant au groupe la Voie Démocratique Basiste*, les accusant entre autres de soutenir les séparatistes sahraouis.
“Oui Monsieur, soyez tranquille“, disait l’un des bourreaux d’Ilham au téléphone. Le mince filet de lumière qu’elle apercevait à travers son bandeau ne lui permettait ni de reconnaître les lieux, ni les visages. “Je me suis retrouvée menottée dans une pièce sombre, probablement dans l’une des villas réservées par le régime à ce genre de besognes“, suppose-t-elle. Aux cinq agents qui l’ont arrêtée se sont joints d’autres. “Traitresse! Fille de (…)! Dès que vous vous remplissez la panse, vous vous révoltez!“. La rhétorique est familière à ceux qui ont eu à subir les affres du makhzen. Dépourvu de citoyenneté, le sujet marocain est réduit à sa portion congrue : un tube digestif. La militante dit avoir été interpellée par le sens de cette phrase, “De quoi est-ce que nous nous sommes rempli la panse? De répressions? D’arrestations? Ou bien est-ce qu’ils parlent des richesses de ce pays dont nous ne voyons que les miettes?“.
Torture au rythme des tambours
Jemâa et Fna
“Ceux de Marrakech nous font savoir qu’ils la veulent cette nuit“, a pu entendre Ilham dans une conversation entre deux agents. “Lorsqu’ils sont venus m’embarquer, j’ai reçu un coup de pied qui m’a fait perdre mon équilibre… Lève-toi espèce de (…)!, m’ont-ils intimé. Au moment de monter en voiture, j’avais le tournis tellement j’avais reçu de coups sur la tête“. Un cortège de deux voitures l’emmène vers la ville ocre où les événements avaient eu lieu deux ans auparavant. “J’étais consciente que ce qui m’attendait n’allait pas être facile“. Les témoignages qui filtraient depuis la prison de Boulmhrarez au long des deux années écoulées étaient en effet terrifiants. Après la sanglante descente dans la cité universitaire Qadi Ayad, les longues journées de torture et les parodies de procès, les détenus de la Voie Démocratique Basiste ont dû faire face à des conditions de détention particulièrement difficiles.
Zahra à sa sortie de prison
“Après un trajet qui m’a semblé interminable, ils m’ont fait descendre un escalier, puis je me suis retrouvée de nouveau menottée sur une chaise“. Les interrogatoires commencent : identité, études, opinions politiques, fréquentations, complicités, etc. Les questions pleuvent, ponctuées de coups de poings lorsque les réponses ne sont pas au goût des enquêteurs. “Après une durée que je suis incapable d’estimer, j’ai été emmenée dans une autre pièce à l’étage supérieur. Les visages ont changé mais pas les questions, ni les réponses, jusqu’à ce qu’une sonnerie de téléphone vienne annoncer la fin de la première séance, et le début de la deuxième“. Ilham est de nouveau embarquée dans un véhicule, un fourgon cette fois-ci. Le trajet assez court indique que la destination se trouve en ville. “On m’a fait descendre un long escalier. Je me suis retrouvée dans un sous-sol humide et sombre où j’allais passer la nuit“.
Ilham n’avait pas la moindre idée d’où elle pouvait se trouver, mais elle n’allait pas tarder à le deviner. Dans le silence de son cachot, elle commence à distinguer des sons de fête, percussions et pas de danse. L’Histoire se répète, comme Zahra Boudkour, Ilham fait escale dans le tristement célèbre commissariat de Jemâa El Fna. Sous la place emblématique du tourisme Marocain, classée patrimoine oral de l’Unesco, des dizaines, qui sait, peut-être des centaines de détenus croupissent dans le noir et l’humidité. Les chants des Gnaoua et les flutes des charmeurs de serpents couvrent les cris de ceux que l’on torture quelques mètres plus bas. La foule de touristes ignore que sous ses pieds se trouve le lieu où Zahra Boudkour a subi des coups de barre de fer sur le crâne et les parties génitales, où elle a été déshabillée devant ses camarades mâles et gardée nue pendant trois jours alors qu’elle avait ses règles. La superbe image de carte postale qu’offre la place Jemâa et Fna cache les ténèbres où échouent les damnés du régime.
“Quelques heures plus tard, la porte s’ouvre, de nouveaux visages font leur apparition. La série de questions reprend, mais cette fois-ci, les bourreaux
n’attendent même plus les réponses, ils m’ont tabassée à coups de pieds 
Abderrazak Gadiri
jusqu’à l’évanouissement“. Ilham a ainsi perdu connaissance à plusieurs reprises, à chaque fois elle est tirée de son coma pour être de nouveau passée à tabac. “Durant toutes ces séances, je n’ai jamais réellement pu distinguer les visages, mais je savais que j’avais affaire aux assassins d’Abderrazak Gadiri dont la mémoire ne m’a pas quittée un instant“. L’étudiant avait succombé à une blessure à la tête le 31 décembre 2008 suite à une autre invasion de la cité universitaire Qadi Ayad par les forces de police. De nombreux témoignages avaient alors pointé la responsabilité d’un agent de police surnommé “Lâaroubi”* qui se trouvait en compagnie du Vice-préfet de police de Marrakech Mohammed Toual et du chef de la police touristique de la ville Moulay El Hassan El Hafa. A ce jour, aucun coupable n’a été jugé pour le meurtre de Gadiri.
“De retour au cachot, j’avais tellement envie de dormir, mais l’humidité et le grondement des tambours de la place Jemâa el Fna m’en ont empêché“, poursuit Ilham. La trêve a été de courte durée, ses tortionnaires sont revenus la chercher pour un énième interrogatoire. “Qui vous finance?“, lui lance l’enquêteur. Là où il ne faut voir qu’une organisation étudiante qui milite pour la gratuité de l’enseignement, l’augmentation des bourses ou l’accès aux moyens de transport, le régime peut voir une conspiration contre sa pérennité, probablement financée par des “ennemis du Maroc”. Les questions s’enchaînent, sur les complicités, les autres camarades, etc. Fin de l’interrogatoire, Ilham est de nouveau embarquée dans un fourgon, direction le Tribunal pour comparaître devant le procureur du roi. “Une horloge accrochée au mur indiquait 9h du matin. J’ai donc passé deux jours sans manger au commissariat de Jemâa el Fna“.
Menottée à une chaise, Ilham commence à succomber à la faim, la soif, la douleur et l’épuisement. Ce n’est qu’à 18h qu’un policier la conduit devant le juge d’instruction. “Qui a brûlé la cité universitaire? Combien êtes-vous?… Je n’étais pas étonnée par ses questions. Pour ma part, j’avais envie de lui dire: qui interdit aux étudiants l’accès à la cité? Qui a tué Gadiri?… Il a fini par me lire une longue liste d’accusations : responsabilité d’incendie, destruction de biens de l’Etat, rassemblement armé…“. Aussitôt sortie du cauchemar de l’enquête, Ilham se retrouve de nouveau dans un fourgon qui l’emmène à la prison de Boulmharez, “Abou Ghraib Marrakech”, comme la surnomment ceux qui y ont effectué un séjour. C’est de son dortoir surpeuplé qu’elle a sorti son témoignage et qu’elle continue à se battre pour ses droits fondamentaux en attendant d’être jugée.
* Voie Démocratique Basiste, Annahj Addimocrati al Qaïdi, à ne pas confondre avec le baasisme.
* Lâaroubi, le gueux en dialecte marocain

SAHARA OCCIDENTAL Angela Merkel soutient la position algérienne

Par Mohamed Touati, l'Expression, 11/12/2010
 "L’Allemagne partage la conviction de l’Algérie» sur la question du Sahara occidental", a déclaré la chancelière allemande.
La première puissance économique européenne renforce la légitimité de la lutte pacifique du peuple sahraoui pour son indépendance. C’est au cours d’une conférence de presse animée conjointement avec Abdelaziz Bouteflika pendant la visite officielle qu’il a effectuée en Allemagne que la patronne de la CDU, l’Union chrétienne-démocrate, a affiché la volonté de son pays à mettre un terme, de façon définitive, au conflit qui oppose le Maroc au Front Polisario, depuis plus de trente-cinq ans, dans le cadre du respect de la légalité internationale.
«L’Allemagne partage la conviction de l’Algérie sur la question du Sahara occidental», a affirmé mercredi dernier à Berlin la chancelière allemande dans une dépêche répercutée par l’Agence de presse officielle sahraouie datée du 8 décembre 2010. Une déclaration qui annonce d’ores et déjà le souffle nouveau que compte insuffler l’Allemagne au Conseil de sécurité. La première puissance économique d’Europe y est candidate pour occuper un siège permanent. Ce qui lui donnerait l’occasion de «contribuer à renforcer la position des Nations unies et peser de son poids pour régler cette question», a souligné Angela Merkel.
«L’Algérie réaffirme la nécessité du ´´respect´´ de la légalité internationale concernant la question du Sahara occidental, tout en réitérant qu’elle n’est pas partie au conflit», a précisé de son côté le directeur général des Affaires politiques et de la sécurité internationales au ministère des Affaires étrangères, jeudi dernier à Alger.
«Nous avons demandé pour que la légalité internationale soit respectée, concernant le conflit au Sahara occidental» avait fait remarquer Dani Benchaâ lors d’une conférence-débat sur la politique extérieure de l’Algérie, qui s’est tenue dans le cadre de la visite officielle des auditeurs de la 117e session du Cours principal du collège de Défense de l’Otan à Rome.
Les «révélations» du site WikiLeaks, au sujet de ce conflit régional, abondent dans ce sens et montrent que la position de l’Algérie n’a pas varié d’un pouce depuis l’annexion du Sahara occidental par le Maroc.
«Si je pouvais résoudre le problème, je le ferais. Mais je ne peux pas parler à la place des Sahraouis. Ce qu’il faut, c’est que le Maroc et le Polisario trouvent une solution, et ils peuvent le faire avec l’aide des Américains», aurait déclaré, au mois de mai 2007, Abdelaziz Bouteflika dans le compte-rendu d’une audience d’une durée de 3h30 accordée à la conseillère pour les Affaires de sécurité du président des Etats-Unis, G. W. Bush, Frances Fragos Townsend, glané par WikiLeaks et divulgué par le quotidien français Le Monde.
Les Américains pourront compter à l’avenir sur l’apport de la diplomatie de nos amis d’Outre-Rhin. Alger et Berlin quant à eux sont sur la même longueur d’onde. Qu’en est-il du côté de nos voisins de l’Ouest?
Rabat s’enlise dans des contradictions qui sont des justifications qui ont ébranlé la diplomatie marocaine depuis le vote de la résolution par le Parlement européen condamnant l’assaut meurtrier du camp de toile sahraoui par les forces d’occupation, armées du royaume. Morceaux choisis. «Nous poursuivrons le processus de négociations, prenant à témoin le monde entier que nous sommes porteurs d’une position pertinente et animés d’une volonté positive et de bonnes intentions» a déclaré jeudi, lors d’un point de presse, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri.
Bonnes intentions, a-t-il dit? Mercredi, la police marocaine a arrêté deux militantes sahraouies des droits humains à l’aéroport de la capitale occupée du Sahara occidental, El Aâyoune, sous prétexte qu’elles étaient recherchées par la justice du royaume. Elles s’apprêtaient en fait à se rendre en Algérie où elles devaient prendre part à une conférence qui se tenait à l’occasion du 62e anniversaire de la Journée mondiale des droits de l’homme, pour témoigner et dénoncer la répression et les violations des droits de l’homme commises par les forces d’occupation marocaines contre les civils sahraouis. «Le Maroc demeure un pays ouvert à la presse internationale, mais fermé à ceux qui veulent porter atteinte à ses intérêts en se drapant d’une couverture qui ne leur convient pas», a ajouté le ministre marocain au cours de la même prise de parole.
Autrement dit, El Aâyoune, Smara, Boujdour... demeureront fermées aux journalistes qui dénonceront la répression qui sévit dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Le gouvernement marocain n’est pas à une inconséquence près. A force d’affirmer une chose et son contraire le Makhzen a perdu... la tête.

La journée mondiale des droits humains est célébrée dans la dignité par le véritable peuple d'amour et de paix

Le sit in populaire à Mohammedia
Par Ali Fkir,  11 décembre 2010
Les militant-es de l’AMDH, section de Mohammedia, des membres du bureau régional de l’AMDH (région Casablanca), et surtout les habitant-es des bidonvilles (Brahma-Lhafra, Chanti Jdid, ouled Lhaj Miloudi…), les ouvriers (gourvenec…), les paysans pauvres….ont commémoré avec succès le 10 décembre, journée mondiale des droit humains.
Le sit in organisé (10/12/2010) par la section de l’AMDH ( en coordination avec le Comité de la libération des prisonniers des mouvements de contestation populaire, et de la solidarité avec les victimes des intempéries et de l’exclusion), a réuni un échantillon social où toutes les classes et couches sociales de changement étaient représentées.
Des citoyen-nes (sans droits de citoyenneté) et des militant-es de l’AMDH ( brassards rouges aux bras) ont encadré le sit in, les slogans écrits. Il n’y a eu aucune fausse note.
Les autorité ont essayé de faire échouer le sit in (non par l’intervention policière classique). L’après-midi du vendredi 10/12/2010, avant le sit in de 18h, des représentants des autorités sont passés annoncer dans les quartiers sinistrés que les citoyen-nes sont appelé-es à rester chez eux pour recevoir l’aide ( tant réclamée :couvertures, nourriture…). La plupart des citoyens ont préféré crier publiquement leur colère que de recevoir une « aide » de misère, qui reste incertaine.
Le sit in a pris fin avec les allocutions de :
1 – Yassine, au nom des organisateurs (« modérateur » du sit in)
2 - Aziza, la présidente de la section locale de l’AMDH
3 – Najat au nom du comité des sinistré-es de Brahma-Lhafra
4 - Abounasr au nom du bureau région de l’AMDH (casablanca)
5 – Fkir au nom du comité pour la libération des prisonniers et de la solidarité avec les victimes…
6 – Miloud, au nom des habitant-es de Brahma -Lhafra
Bravo l’AMDH, section de Mohammedia ! Bravo les citoyen-nes (les sans droits de citoyenneté) !
La lutte des masses, conscientes et organisées reste la seule voie d’un avenir radieux 

                                                                            Slogans préparés par les organisateurs
- تحية نضالية للجمعية المغربية
- هذا عار هذا عار الدواوير في خطر

- البراهمة كتغرق و المسؤول كيسرق

- هما فين هما فين ولادنا المسجونين
- بالوحدة و التضامن المعتقل يجي في الحين
- علاش جينا و احتجينا الماعشة غالية علينا
- كيف تعيش يا مسكين المعيشة دارت جنحين
- يا مجلس بلدي فين هي فلوس بلادي
- فلوسنا فين مشات في الويسكي و الحفلات
- شي باغي يعلي و يطير و شي ساكن تحت القصدير
- فالانتخابات بغيتونا فالمحنة نسيتونا
- الانتخابات مشات و جات و الحالة هي هي
---عييتونا بالشعارات و حنا هما الضحية
- الحكومة مشات و جات و الحالة هي هي
----عيتونا بالوعود و حنا هما الضحية
- التنمية المغشوشة في الدوار مكشوفة
- يا وزير يا مسؤول هاد الشي ماشي معقول
- عليك أمان عليك أمان لا حكومة لا برلمان
- واك واك على شوهة الفيلا و البراكة
-------البرلمان و الهرمكة
- بالوحدة و الصمود و المعتقل سيعود
- حقوقي حقوقي دم في عروقي
----- سأنتزعوها و لو أعدموني
- بالنضال و الصمود و الحقوق ستعود
- شوفو المغرب الجديد مغرب القمع و التشريد
- يا مجلس المنافيع فين فلوس المشاريع
- مبادرة و همية لا سكن لا تنمية


 Le commencement: Najat (Brahma-Lhafra, 
frère arrêté) Fkir (comité de...), Moussa
(vice président de la section locale
de l'AMDH)


 



vendredi 10 décembre 2010

Terreur au Maroc : Une nouvelle fois, on agresse le Rif

Par Ali Fkir, 10/12/2010
Chronologie des événements:
- Une famille de paysan pauvre (à Boukidarane, 13 km d'Elhouceima)a été victime d'une opération "mafiosi" orchestrée par une famille de "notabilité" avec la complicité de l'administration, la "justice",la gendarmerie...
- Puisque les portes de la justice sont fermées devant les victimes, celles-ci sont sorties dans la rue (village Aït Youssef ou Ali à quelques km d'Elhouceima ) pour protester pacifiquement .
- Les forces de "l'ordre" ont utilisé la force pour "dégager la place"
- Les citoyens écœurés par l'agression physiques dont sont victimes la famille du paysan pauvre (y compris les 4 enfants), intervinrent pour secourir les victimes, le principe d'assistance à des personnes en danger oblige.
- Les forces de "l'ordre" utilisèrent d'abord la matraque contre tout le monde, puis les bombes lacrymogènes...et les hélicoptères sillonnent le ciel.
- Face à l'agression "publique" les citoyens répondent par des jets de pierres.
- Des blessés, des arrestations, des "voitures des forces de répression" seraient brûlées...
Jusqu'à 19h du vendredi 10 décembre 2010, les accrochages n'ont pas cessé, les hélicoptères au-dessus des têtes des citoyens, la terreur règne dans la région...
- Les forces démocratiques (partis de gauche, syndicats, associations...) ont tenu une première réunion au local de l'AMDH à Elhouceima et publié un 1er communiqué. 
- Ces mêmes forces se réuniront le samedi matin (11 décembre)
- La section de l'AMDH a été interdite par écrit d'organiser sa marche le dimanche 12 décembre 2010 ( à l'occasion du 10 décembre, journée mondiale des droits de l'Homme)
- La section de l'AMDH a décidé de maintenir sa marche
La responsabilité de ce qui se passe au Rif incombe entièrement aux divers appareils de l'État qui ont soutenu un mafiosi et provoqué l'ire populaire, et cela le 10 décembre 2010, journée mondiale des droits humains! l'État marocain n'a pas peur du ridicule, le ridicule qui malheureusement ne tue pas!
Les militants de l'AMDH à Aït youssef ou Ali, à Imzourne et à Elhouceima
Pour plus d'informations contacter:
Ali Belmziane (Abou Ali), président de la section d'Elhouceima de l'AMDH:
tél 06 61 61 93 94
محليـة : منظمة إسبانية موالية للبوليساريو تنقل ضحايا الإعتداء ببوكيدران إلى مقر ولاية الحسيمة
في 2010/12/10 15:22:32 (2758 القراء)
يبدو أن المواجهات التي اندلعت بين رجال الأمن و عدد من المحتجين بمنطقة بوكيدارن، قد أعادت إلى الأذهان الإنتفاضة الراسخة في ذاكرة الريفيين أجمع في مثل هذا الشهر من سنة 1958 و التي كانت أسباب اندلاعها شبيهة أيضا بالأسباب التي كانت وراء اندلاع الغضب الإنساني الذي شهدته جماعة ايت يوسف وعلي بالحسيمة صباح اليوم، بعد أن ذاق سكان الجماعة الذين أبدوا تعاطفهم و تضامتهم مع قضية الأسرة التي تعرضت لأبشع الإعتداءات من شخص ذو نفوذ في إستعمال السلطة تحت تأثير المال الذي غذى به السلطات الأمنية التي تعاملت مع قضية هذه الأسرة المعتدى عليها في واضحة النهار تحت تأثير السلاح و الضرب والجرح دون أدنى إهتمام.
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محليـة : الرصاص المطاطي وقنابل الكروموجين في تفريق متظاهرين بجماعة آيت يوسف وعلي
في 2010/12/10 12:23:29 (4635 القراء)
قامت قوات الدرك الملكي مصحوبة بالقوات المساعدة (الموبيل) بإرغام أسرة كانت تعتصم على الطريق الوطنية رقم 2 بمركز آيت يوسف وعلي بعد أن تعرض مسكنها للهدم بمغادرة مكان الإعتصام، وهو الأمر الذي لم تستسغه الاسرة المحتجة التي وجدت نفسها في العراء بعد أن تم هدم مسكنها، ومباشرة بعد تدخل رجال الدرك لحمل ربة الأسرة المحتجة على مغادرة المكان عنوة وباستعمال العنف حتى ثارت حفيظة المواطنين الذين وجدوا أنفسهم مضطرين للدفاع على الأسرة التي فقدت منزلها بدونوجه حق وبدون أن يقوم القضاء والسلطات ورجال الدرك بحمايتها بسبب النفوذ المالي للمعتدين الذين يقطنون بالخارج.
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محليـة : عاجل : مواجهات بين رجال الأمن و المحتجين بجماعة أيت يوسف وعلي
في 2010/12/10 9:23:37 (3357 القراء)
في تطور خطير لقضية احتجاج ساكنة جماعة آيت يوسف وعلي و تضامنها مع الأسرة التي تعرضت للاعتداء من طرف أحد أفراد عائلتها على مرأى و مسمع رجال الدرك الملكي، و بعد أن قامت بغلق الطريق الوطنية رقم 2، تدخل صباح اليوم الجمعة عدد كبير من رجال الأمن المتكونين من رجال الدرك الملكي و القوات المساعدة لتفريق المحتجين، الشيء الذي أدى إلى مواجهات بين قوات الأمن و ساكنة المنطقة أدت إلى إصابة حوالي 11 فردا من رجال الأمن و عدد آخر غير محدد من المحتجين.

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عاجل..مؤكد....من بوكيدارن/سيدي بوعفيف/مابين امزورن والحسيمة....مواجهات عنيفة بين قوات القمع والسكان المتضامننين مع أحد الضحايا ..وحسب افادات من عين المكان انه هناك مواجهة خطيرة بمختلف الأسلحة ابتداءا من الساعة الحادية عشر صباحا..كما تم اعتقال حوالي 30 شخصا فيما الجماهير الشعبية الغاضبة ترص صفوفها للمواجهة هذا مع التحاق المزيد من الجماهير الشعبية من كل المناطق التي تتقاطر بعين المكان في مقابل وصول تعزيزات مكثفة لقوات القمع .....مرة اخرى النظام اللاوطني القائم بالمغرب يكشر عن أنيابه تجاه جماهير الريف ويستبيح حرمة المنازل ببوكيدارن....انها جريمة أخرى في حق سكان الريف والشعب المغربي عامة

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Intifada dans le Rif (suite et fin)
La résistance active  finit toujours par triompher
 L'Etat a choisi cette fois d'agir "intelligemment". Après l'utilisation de la manière forte contre la famille du paysan pauvre, provoquant ainsi la colère des citoyens de la région, ce qui a poussé ceux-ci à riposter avec violence contre les forces de répression. Les accrochages ont duré toute la journée de vendredi 10 décembre 2010. Véhicules incendiés, plusieurs hospitalisations et plusieurs arrestations.
  La solidarité avec les habitants de Bouikidarn a pris de l'ampleur, les habitants de la région d'Elhouceima (Aït Youssef Ou Ali, Imzourn, Aït Bouyach...) se préparaient à organiser des marches vers le lieu des affrontements pour épauler les victimes de la répression, des militants des organisations politiques, syndicales et associatives se sont mobilisées...
Les sections locales l'AMDH, et de l'ANDCM  se sont distinguées par leur forte mobilisation.
   Pour éviter l'embrasement de toute la région, l'État a fait un pas en arrière en libérant tous les prisonniers et en s'engageant à répondre positivement aux revendications légitimes de la famille paysanne qui a été la victime d'une opération "mafieuse" avec la complicité de l'administration locale (autorités, "justice", gendarmerie...).
              La résistance active finit toujours par triompher
                             Ali Fkir
 Pour plus de détails contacter : 
Benmzian Ali président de la section de l'AMDH, Elhouceima: tél: 06 61 61 93 94

Amnesty international exige de l’Onu la surveillance des droits humains au Sahara occidental

Par Amnesty International, 10 /12/ 2010
Amnesty international exige de l’Onu la surveillance des droits humains au Sahara occidental
Madrid, 10/12/2010 (SPS) Amnesty international (AI) a exigé de l’Onu de mettre en place, au Sahara occidental, un mécanisme de surveillance des droits humains à travers sa mission (MINURSO), présente sur le terrain depuis 1991, a souligné de directeur d’AI en Espagne, Esteban Beltran, dans une déclaration, vendredi à Madrid, sur la situation des droits humains au Sahara occidental.
"La situation des droits humains au Sahara occidental ne peut s’améliorer que si la mission de l'ONU dans cette région (MINURSO) introduit à son mandat, la surveillance des droits de l'homme", a déclaré M. Beltran aux journalistes lors d'une cérémonie à l'occasion de la Journée mondiale des droits de l’Homme.
Pour AI, "si l'ONU assume ce mandat cela empêchera que se succèdent les violations des droits de l'homme au Sahara occidental".
À cet égard, il a révélé que le gouvernement espagnol est disposé à "soutenir" cette extension du mandat de l'ONU, mais "cette décision dépend du Conseil de sécurité des Nations Unies".
Amnesty International avait rendu public un rapport sur l'assaut récent de l'armée marocaine contre le camp de Gdeim Izik, près d’El Aaiun, dans lequel elle affirme que des personnes ont été "blessées par balles réelles".
L’organisation avait auparavant dénoncé la "dégradation continue" des droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental relevant la poursuite des atteintes aux droits des citoyens sahraouis qui revendiquent leur droit à l'autodétermination.

Une autre organisation des droits humains, Human Rights Watch (HRW) a publié le 26 Novembre dernier, un rapport qui concluait que les forces de sécurité du Maroc ont battu et abusé "de façon répétée" à des personnes détenues à la suite de l'assaut sur le camp de Gdeim Izizk, rappelle-t-on. (SPS) http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/12/amnesty-international-exige-de-lonu-la.html

Sahara Occidental : stop au financement de Kosmos, stop à la recherche du pétrole au large des côtes du Sahara Occidental

WSRW aux banques internationales : stop au financement de Kosmos
Par Western Sahara Resource Watch, 9/12/2010
Western Sahara Resource Watch a demandé aux banques internationales de cesser tout financement supplémentaire de la compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy. La société cherche du pétrole au large des côtes du Sahara Occidental occupé.
Photo ci-dessus : Des Sahraouis réfugiés aux Iles Canaries protestent contre un navire ravitailleur utilisé pour les études sismiques de Kosmos Energy au large du Sahara Occidental, 2009.
WSRW demande aux banques internationales de suspendre le soutien financier à Kosmos
Western Sahara Resource Watch (WSRW) a demandé aux banques internationales de cesser tout financement supplémentaire de la compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy. La société cherche du pétrole au large des côtes du Sahara Occidental occupé.
Si le Maroc - à travers son partenaire américain Kosmos Energy – trouvait du pétrole au Sahara Occidental occupé, il contribuerait fortement à miner le processus de paix de l'ONU dans le territoire, et risquerait de déstabiliser le fragile cessez-le-feu dans la région. Selon à un avis juridique des Nations Unies, Kosmos Energy recherche du pétrole dans le territoire en violation du droit international.
Malgré cela, Kosmos poursuit son programme offshore du territoire occupé.
Tout en maintenant son programme au large du Sahara Occidental, Kosmos est également l'exploitant d'une importante découverte de pétrole offshore du Ghana. Pour développer le bloc Ghana, Kosmos a augmenté le financement de son projet par un emprunt de 350 millions de dollars US, grâce à des accords avec la Standard Chartered Bank, la BNP Paribas SA, la Société Générale, le Crédit Agricole Corporate & Investment Bank, Crédit Suisse International, Citibank, N.A, Natixis, la HSBC Bank et la FirstRand Bank Limited.
WSRW a fait appel à ces banques, ainsi qu’à la SFI et l’AFC, de suspendre tout nouveau financement de l'entreprise.
« Nous pensons que votre soutien financier à la compagnie est très regrettable. A notre avis, la compagnie ne montre aucun respect pour la communauté dans laquelle elle opère. Nous en appelons votre établissement à prendre des mesures comme une institution financière doit le faire, en refusant tout soutien financier additionnel à Kosmos, y compris au Ghana, tant que l’entreprise n’a pas établi et mis en œuvre une politique de RSE, et commencé à respecter les principes fondamentaux des droits de l’homme » a demandé Western Sahara Resource Watch (WSRW) cette semaine dans une lettre aux banques.
L’organisation WSRW exhorte depuis plusieurs années, Kosmos à quitter le territoire, mais en vain.
"Ce petit groupe de banques internationales a une occasion en or de contribuer à stopper l'escalade dans le conflit du Sahara Occidental. Lorsque le forage dans les territoires occupés va commencer, les banques ne souhaiteront pas être associées à cette entreprise contraire à l'éthique. Elles doivent traiter cette question avec Kosmos pendant qu'elles ont encore une chance de le faire ", a déclaré Maiju Kaipiainen, présidente de Western Sahara Resource Watch.
Kosmos a effectué des analyses sismiques au large du Sahara Occidental en 2009.
Voir ici un exemple de la lettre envoyée aux banques.
Pour les questions et commentaires :
Maiju Kaipiainen
Western Sahara Resource Watch
(+358) 50-556 5555, maijukai@hotmail.fi
http://www.wsrw.org/index.php?parse_news=single&cat=111&art=1736

A Brive, Saadia, une jeune Marocaine, s'est jetée par la fenêtre pour échapper à la police.

Par Erwin Bliesenick, président section LDH de Tulle, 10/12/2010
Hier soir, le préfet de la Corrèze a tenté d'arrêter une jeune marocaine à Brive. Elle s'est jetée par la fenêtre du 2ème étage. Actuellement elle est à l'hôpital. Cette jeune fille entrée régulièrement en France, divorcée pour violences conjugales, recueillie plusieurs semaines à Solidarelles (accueil spécialisé de l'hôpital de Brive).
Depuis le printemps, elle travaille en CDI et la préfecture refuse de lui renouveler un nouveau titre de séjour. En octobre, nous avons rencontré le préfet qui, faisant lui-même référence à la circulaire Sarkozy de 2002 sur la régularisation des femmes immigrées victimes de violence conjugale après leur arrivée en France, s'est déclaré prêt à revoir sa position en faveur de Saadia.
Sa réponse est parvenue hier soir sous la forme dramatique d'une intervention de police.
Rassemblement à la préfecture aujourd'hui
vendredi 10 décembre à 14h
Le rassemblement sera suivi d'un point presse.
source RESF 19

Sahara Occidental : Les prisonniers de la Carcel Negra entament une grève de la faim de 48 heures

Par diasporasaharaui 10/12/ 2010

Les prisonniers politiques sahraouis détenus dans la Prison Noire, ont initié jeudi une grève de la faim de 48 heures, selon un communiqué du Ministère sahraoui des Territoires Occupés et des Communautés à l'Etranger.
Le Ministère sahraoui affirme dans son communiqué que le nombre des détenus dépasset les 100, et qu'ils ont décidé d'entamer une grève à cause des conditions lamentables à l'intérieur de la prison.

Une grande majorité des prisonniers ont été détenus lors de l'assaut meurtrier des forces d'occupation au camp de Gdeym Izik, levé dans les banlieues d'El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc, pour protester contre les conditions de vie précaires des habitants autochtones du territoire.
http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/12/les-prisonniers-de-la-carcel-negra.html
 photos Google

Journée mondiale des droits de l’homme, du travail pour la cour martiale marocaine

Par Amis du Peuple du Sahara Occidental, 10/12/2010
Au Sahara Occidental occupé, les autorités marocaines - dans la démesure destructrice commencée le 8 novembre 2010 - procèdent quotidiennement à l'enlèvement de militants sahraouis. Ceux qui ont vu et expliqué, ceux qui ont revendiqué que la vérité soit révélée, ceux qui disent leur opinion sont arrêtés dans la rue ou chez eux, par des hommes en civil qui usent de la force.
Les militants des droits de l'homme bien connus, des étudiants, sont traqués puis arrêtes, interrogés, euphémisme pour torturés, et transférés en prison ou gardés dans des lieux tenus secrets.
Parmi eux 18 déjà ont été conduits à la prison de Salé pour être passés devant la cour martiale. Le point commun pour ceux-ci, c'est d'avoir visité leurs familles aux campements de réfugiés, ou d'être soupçonnés d'avoir eu un rôle dans la coordination du campement de Gdeym Izik, que nombreux ont appelé en secret ou ouvertement, le camp de l'indépendance.

Les trois derniers Bachir Khada, Mohamed Tahlil et Hassan Dah sont arrivés hier, après avoir étés enlevés dans un cybercentre par des hommes en civil. Ils rejoignent 15 autres Sahraouis arrêtés depuis le 7 novembre 2010 : Naama Asfari, Abdallahi Lakhfawni, Banga Cheikh, Mohamed Bouryal, Laaroussi Abdeljalil, Bani Mohamed, Mohamed ElAyoubi, Taqi chadoufi, Zayou Abderraman, Mohamed Lamin Aadi, Mohamed Bachir Boutenguiza, Sidi Abdalahi Abhaha, Abdallahi,  Toubbali, Husein Zaoui, Daich Daf.  
Le système répressif et judiciaire marocain n’a-t-il pas de mémoire, ni de jurisprudence ?
Cette cour martiale s'est déclarée incompétente à juger les défenseurs des droits de l’homme Brahim Dahan, Hammadi Nassiri, Ali Salem Tamec, arrêtes le 8 octobre 2009 à leur retour d'une visite aux campements de réfugiés sahraouis prés de Tindouf. Ceux-ci sont maintenant dans la prison d’Okacha à Casablanca et connaissent à nouveau l’isolement, les brimades et les privations de sorties.
Après plus d’un an d’emprisonnement abusif, pendant lequel ils ont connu la torture, et fait 41 jours de grèves de la faim pour protester de leur sort, la cour martiale les a renvoyés vers la justice civile. Le tribunal d’instance avait à la suite de cela, mis en scène deux simulacres de procès sans jugements ni conclusion, les 15 octobre et 5 novembre 2010, qui n’avaient été finalement que le théâtre du déchaînement de haine d’avocats marocains.
La prochaine comparution devant le juge des trois défenseurs des droits de l’homme dont deux ont reçu des prix reconnaissants leur valeur de grands militants pendant cette période de privation de liberté, aura lieu le 17 décembre 2010.
Il faut espérer qu’il ne faudra pas un an à la même cour pour se déclarer incompétente à juger les 18 Sahraouis militants des droits de l’homme qui viennent d'arriver, et donc le motif d'incarcération peut se traduire au choix par : visite familiale ou organisation d'un camping.
C'est aujourd'hui la journée mondiale des droits de l'Homme.
Au Sahara Occidental tous les articles de la déclaration universelle des droits de l’homme sont bafoués un par un.
La justice Marocaine s’attaque aux victimes, et ne punit pas les coupables, les militaires, policiers et civils marocains qui à force d’impunité n’ont plus aucune mesure de leur humanité.
Quant à l’évidence, il faudrait à chacun relire la déclaration universelle des droits de l’homme, il faudrait aussi universellement trouver le moyen de la faire respecter autrement que par des vœux pieux, et cela probablement par des pressions sur ce qui dirige actuellement le monde, les systèmes économiques.
Hayat, torturée en mars 2009
La déclaration universelle des droits de l’homme, versions française et arabe. http://www.un.org/ar/documents/udhr, http://www.un.org/fr/documents/udhr/index.shtml
PS : Nguya Laouassi et Hayat Rgueibi, jeunes sahraouies militantes de 20 ans, mainte fois arrêtées et torturées pour leurs opinions, sont incarcérées depuis hier 9 décembre dans la prison noire de El Aaiun.
Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.
Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.
Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.
Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.
Article 11
1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.
Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14
1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 15
1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.
Article 16
1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.
Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.
Article 21
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.
Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.
Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.
Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.
Article 27
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.
Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.
Article 29
1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.