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samedi 8 janvier 2011

Maroc : libération triomphale de Mohamed Abounasr

Par Ali Fkir, 8/1/2011
La gratitude populaire
Le vendredi 7 janvier 2011, le siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI a été "pris d'assaut" par des centaines d'habitant-es des quartiers populaires de Casablanca, venu-es en masses féliciter le camarade Mohamed Abounasr après sa libération triomphale et cela grâce à ces centaines de citoyen-nes, les sans droits de citoyenneté, grâce à ses collègues enseignants chercheurs (et à leur tête les militant-es de PSU, d'ANNAHJ ADDIMOCRATI. Chapeau camarade Mohamed Hamza du PSU!...), grâce aux dizaines d'avocats (PADS, PSU, CNI, ANNAHJ, sensibilités marxistes. Chapeau Maîtres/camarades Messaoudi, Benhoummane, El Bahi, Aït Bennacer...!), grâce aux étudiant-es d'Abounasr ( les cours n'ont pas eu lieu le jeudi 6 janvier 2011 à l'université de Casablanca en solidarité avec le camarade Abounasr).
La prise de conscience, l'organisation de masses, la lutte organisée et ciblée, l'unité dans l'action, l'engagement sur le terrain, la clarté des objectifs, l'abnégation, la patience, le sacrifice, la simplicité, l'honnêteté, c'est la garantie du succès sur la voie de la révolution.
Camarades ! continuons, nous sommes sur la bonne voie, la voie du changement !
Ni les "élections"/mascarades makhzaniennes, ni la répression policières, ni les gesticulations/fanfaronnades des uns et des autres ne peuvent en aucun cas nous déstabiliser.

La France dans l'embarras face aux troubles en Tunisie et Algérie

Par L'Alsace, 7/01/2011
«Le silence des alliés de Tunis n'est pas sain. On laisse à Zine El Abidine Ben Ali (président de la Tunisie) le temps de se retourner (...) On le soutient, on fera comme d'habitude», déplore Souhayr Belhassen, de nationalité tunisienne, présidente de la La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) basée à Paris.
Photo AFP
photo AFP
Vendredi, le ministère français des Affaires étrangères s'est retranché lors de son point-presse quotidien, à propos de l'Algérie, derrière un banal: «Nous suivons la situation avec attention». Rien sur la Tunisie et les blogueurs et cyber-dissidents arrêtés la veille, selon des ONG.
Lors d'un colloque au ministère français de l'Économie, portant sur les relations entre les deux rives de la Méditerranée, un seul intervenant, tunisien, s'est saisi vendredi des mouvements sociaux qui touchent le Maghreb pour réclamer à l'Europe une ouverture et non un repli face au Sud.
«Imaginez un ou deux Mahmoud Ahmadinejad (président d'Iran) arrivant au pouvoir en Algérie, en Tunisie ou au Maroc (...) C'est entre cinq et dix millions de personnes qui quitteraient l'Afrique du Nord, en bateaux, à la nage, sur des radeaux, pour venir en Corse, en Sardaigne, en Sicile, sur la Côte d'Azur», a mis en garde Tarak Ben Ammar, hommes d'affaires et producteur.
Sans citer de pays, la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, également présente, s'est bornée à évoquer «la problématique de l'emploi» à laquelle il faut trouver une solution. Selon les experts, le chômage qui frappe en particulier les jeunes diplômés est l'une des causes de la crise qui frappe la Tunisie et l'Algérie.
Lors d'un voyage en octobre à Alger, alors qu'elle était ministre de la Justice, Mme Alliot-Marie avait parlé des relations franco-algériennes comme étant «très étroites, un peu comme dans un couple».
La réserve, voire le silence, affichée par la diplomatie française tant à l'égard de la Tunisie que de l'Algérie, tient sans doute aux intérêts économiques importants entretenus dans ces pays par la France et à la présence sur le territoire français d'importantes communautés maghrébines.
«Si jamais la situation empirait, la France craint un débordement de l'immigration en France avec les tensions que cela comporte», estime à propos de l'Algérie Karim Pakzdad, de l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).
De son côté, la Tunisie a longtemps été perçue par Paris comme un «modèle» dans la région du Maghreb «pour ses progrès économique et social, sa maîtrise des courants migratoires, sa lutte contre le terrorisme», ajoute ce chercheur.
La retenue française vient aussi probablement des accès de tension survenus au cours des deux dernières années avec Tunis et Alger qui, bien qu'aujourd'hui résorbés, ont marqué les esprits au Quai d'Orsay.
En février 2010, l'ex-chef de la diplomatie française Bernard Kouchner avait affirmé que la relation bilatérale, passionnelle depuis près d'un demi-siècle, serait «peut-être plus simple» lorsque la génération de l'indépendance algérienne ne serait plus au pouvoir. Alger avait vivement réagi et refusé toute visite du ministre.
Avec la Tunisie, la relation s'était aussi sévèrement refroidie après des critiques en novembre 2009 du même Bernard Kouchner après des arrestations de journalistes tunisiens. Il s'était dit «déçu» et avait qualifié ces détentions d'«inutiles». Tunis avait alors dénoncé une «ingérence étrangère inacceptable».

La transfuge Guejmoula, révoltée, a dénoncé ce qu'elle a vu à El Aaiun

Par Diaspora sahraui, 7 /1/2011
Même les transfuges se sont révoltés contre la sauvage répression marocaine
Sur la photo Guejmoula Ebbi, une transfuge sahraouie. Selon le journal qui la publie, Assabah, celui qui se trouve avec elle est le président du groupe de son parti, le PPS, le parti du grand illuminé Khalid Naciri, ministre marocain de la communication. Toujours selon le même journal, le responsable de Guejmoula est en train de la réprimander pour son intervention au Parlement sur les évènements que la ville d'El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc, a connu lors de l'implantation du camp de Gdeym Izik. Des déclarations qui, apparemment, ont fait la polémique, si l'on croit l'agence espagnole Europa Press.
Si l'AMDH était la seule organisation a casser le mur du silence sur la vérité de ce qui s'est passé à El Aaiun, Guejmoula Ebbi a contesté la version officielle selon laquelle les "fauteurs de trouble" étaient des Sahraouis à la solde du Polisario et l'Algérie et que les seules victimes de l'agression marocaine étaient des membres des forces de l'ordre.
Un autre transfuge, Ramdan Messaoud, toujours selon Europa Press, a condamné les "fortes pressions" exercées sur Guejmoula "pour avoir dénoncé les graves violations des droits de l'homme subies par la population sahraouie après le "lundi noir".
Ramdan Messaoud est le président d'ASADEH. Son initiative de condamner la répression marocaine contre le camp de Gdeym Izik est louable, mais le fait que son association soit reconnue par le Makhzen, jette les suspicions sur sa nature, parce que le gouvernement marocain refuse de reconnaître les autres associations sahraouies de défense des droits de l'homme, même à la demande des organisations internationales reconnues 
.http://diasporasaharaui.blogspot.com/2011/01/meme-les-transfuges-se-sont-revoltes.html

Rappel : la déclaration de Guejmoula en novembre, après les évènements de El Aaiun
Traduction Apso d'une vidéo en espagnol ci-dessous :
"Parce qu’à aucun moment je n’ai pensé que le démantèlement du campement sahraoui serait fait de cette manière, de manière violente, où il y a eu des pertes humaines, beaucoup de blessés et beaucoup de gens – beaucoup de femmes et d'enfants, ont traversé ce désert pendant 18 km dans des conditions très très très difficiles, en marchant et avec beaucoup de peur. La vérité est que ça a été très impressionnant de voir des citoyens marocains, avec la police, menaçant les Sahraouis et détruisant les maisons et pillant les biens des Sahraouis. Alors je me suis demandée : vraiment, à certains moments, nous ne sommes pas des citoyens marocains, ou à un certain moment, nous sommes tous suspects, comme on le dit déjà dans la presse marocaine, que tous les Sahraouis, d'une manière ou autre, nous sommes suspects."
Elle a dit qu'elle ne restera pas silencieuse et qu'elle dénoncerait les faits depuis Rabat, bien sûr si les autorités marocaines avec lesquelles elle partage l'espace au Parlement le lui permettent.

vendredi 7 janvier 2011

Maroc-Polisario : Les vols ont repris pour des visites familiales entre les camps de réfugiés à Tindouf, en Algérie et le Sahara occidental

Par UNHCR, 7/1/2011
Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 7 janvier 2011 au Palais des Nations à Genève.
Nous sommes ravis d'annoncer que notre programme de mesures de restauration de la confiance pour faciliter les visites familiales entre des réfugiés vivant dans des camps près de Tindouf en Algérie et leurs familles dans le Sahara occidental ont repris aujourd'hui. Ce programme de mesures de restauration de la confiance est strictement humanitaire et apolitique en soutien des familles sahraouies séparées depuis plus de 34 ans.
Nous remercions le Gouvernement du Maroc et le Front Polisario pour leur appui à la reprise de cet important programme humanitaire.
Le premier vol transportera 30 personnes (5 familles) depuis Laayoune, dans le Sahara occidental vers le camp de réfugiés de Smara, près de Tindouf en Algérie alors 33 personnes (6 familles) voyageront depuis le camp de réfugiés de Smara vers Laayoune plus tard dans la journée. Ils passeront cinq jours avec leurs familles avant de rentrer chez eux.
Depuis le début du programme en 2004, un total de 12 635 Sahraouis ont bénéficié de ces visites familiales. Un autre groupe de 31 058 personnes a été enregistré et continue d'attendre une possibilité d'être réunis avec leurs familles après plus de trois décennies de séparation.
Le programme est mené en coopération avec le Maroc, le Front Polisario ainsi que l'Algérie en tant que pays hôte. Le HCR travaille également étroitement avec la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) qui fournit un soutien logistique y compris le transport par avion des familles.
Le HCR prévoit d'organiser une réunion à Genève en février 2011 avec toutes les parties pour discuter de la mise en œuvre d'autres volets du programme de mesures de restauration de la confiance qui, lorsqu'il sera implémenté, bénéficiera à un plus grand nombre de familles sahraouies.

Tunisie: Déclaration Coordination Marocaine de Solidarité avec Démocrates Tunisiens (CoMaSoDeT)

 Par Abdelhamid Amine, CoMaSoDeT, 7/1/2011

La coordination marocaine de soutien aux démocrates Tunisiens appelle à la tenue d’un sit-in le lundi 10 janvier 2011, devant l’Ambassade de Tunisie à Rabat pour protester contre la répression des manifestations populaires et pour exprimer sa solidarité avec les démocrates Tunisiens.

Le 17 décembre dernier, le jeune Tunisien Mohamed Bouâzizi a tenté de s’immoler par le feu en guise de protestation contre la répression et le traitement dégradant qu’il avait subi de la part des autorités de la ville de Sidi Bouzid. Il est décédé le 4 janvier dernier.
Cette tentative de suicide a été l’étincelle qui a provoqué de vastes manifestations à Sidi Bouzid d’abord, puis dans de nombreuses autres villes tunisiennes par la suite, dont la capitale Tunis, en guise de protestation contre les conditions de vie désastreuses du peuple tunisien sur les plans politique, économique et social. Comme à leur habitude, les forces publiques, bras armé du régime tunisien, sont intervenues avec leur brutalité coutumière faisant usage d’une panoplie de moyens répressifs, comme les balles en caoutchouc et les grenades lacrymogènes, les bastonnades et l’envahissement des domiciles, les arrestations, les mauvais traitements et la torture, en violation flagrante des conventions internationales dont la Tunisie est signataire. On déplore plusieurs dizaines de morts et de blessés dans la population civile ainsi que de très nombreux détenus parmi les protestataires et leurs soutiens parmi lesquels de nombreux étudiants et étudiantes, des « enchômagés » et « enchômagées », des avocats et avocates, des militants et militantes syndicales.
La coordination marocaine de soutien aux démocrates tunisiens, qui a été constituée en octobre 2005 en solidarité avec 8 personnalités démocratiques alors en grève de la faim, compte dans ses rangs des instances démocratiques variées et nombreuses dans les domaines politique, syndical, de droits humains, d’associations de jeunes, d’associations féminines et autres domaines associatifs
1. Dénonce vigoureusement les violations de droits humains qui ont frappé les masses populaires au cours de leurs manifestations pacifiques et légitimes et demande l’inculpation et le jugement des auteurs et commanditaires de la répression qui s’est abattue sur la population entrainant la mort de plusieurs protestataires
2. Exprime sa solidarité sans réserves avec les masses populaires tunisienne et avec ses forces démocratiques de résistance devant les pratiques du pouvoir tunisien qui a monopolisé les pouvoirs et s’est accaparé les richesses du pays avec ce que cela a entrainé comme limitations des libertés publiques et comme violations des droits humains, comme paupérisation de larges couches sociales les privant d’un emploi et de conditions d’une vie digne.
3 demande la libération des manifestants détenus et l’arrêt des poursuites à leur encontre, ainsi que la libération de l’ensemble des détenus politiques et le respect des critères de l’État de droit dans son acception universelle.
4. Appelle toutes les forces démocratiques au Maroc et dans le monde à se solidariser avec la population et les démocrates de Tunisie.
5. Annonce l’organisation d’un sit-in de protestation et de solidarité le lundi 10 janvier de 17H à 17H 30 devant l’ambassade de Tunisie à Rabat et appelle à la participation de toutes les forces démocratiques pour en assurer le succès.
Contacts
Le coordonnateur adjoint: Abdelhamid Amine
sigelamine@yahoo.fr
Le coordonnateur
Mohamed El Aouni
6617856830
medelaouni@gmail.com


بـــــيــــان

التنسيقية المغربية لمساندة الديمقراطيين التونسيين

تدعو إلى وقفة جماعية يوم الإثنين 10 يناير 2011 أمام سفار تونس بالرباط

احتجاجا على قمع المتظاهرين وتضامنا مع القوى الديمقراطية بتونس الشقيقة
في 17 دجنبر الأخير، أقدم الشاب التونسي محمد بوعزيزي على إحراق نفسه، احتجاجا على المعاملة القمعية والمهينة التي تعرض لها من طرف السلطات بمدينة سيدي بوزيد. وقد علمنا بوفاته يوم 04 يناير الماضي.
لقد شكل حدث الإحراق، الشرارة التي أدت إلى انطلاق مظاهرات عارمة في منطقة سيدي بوزيد، ثم في عدة مدن أخرى من ضمنها العاصمة تونس، احتجاجا على الأوضاع المزرية التي يعيشها الشعب التونسي على المستويات السياسية والاقتصادية والاجتماعية. وكعادتها قامت القوات العمومية، اليد الضاربة للنظام التونسي، بالتدخل العنيف ضد المتظاهرين مستعملة وسائل القمع المتنوعة من رصاص حي ومطاطي وقنابل مسيلة للدموع وهراوات، ومداهمة للأحياء والمنازل واعتقالات تعسفية وتنكيل وتعذيب للمواطنات والمواطنين في خرق سافر لإلتزامات الدولة التونسية بعهود ومواثيق حقوق الإنسان التي صادقت عليها. وهذا ما أدى إلى سقوط قتلى وعشرات الجرحى واعتقالات واسعة في صفوف المتظاهرين والمحتجين والمتضامنين مع الاحتجاجات الجماهيرية التي شاركت فيها قوى اجتماعية متنوعة من طلبة ومعطلين ومحامين وعمال ونقابيين نساء ورجالا.
وإن التنسيقية المغربية لمساندة الديمقراطيين التونسيين، التي تم تشكيلها في أكتوبر 2005 للتضامن مع 08 شخصيات ديمقراطية كانت مضربة عن الطعام، والتي تضم في صفوفها هيئات ديمقراطية متعددة ومتنوعة، سياسية ونقابية وحقوقية وشبابية ونسائية وجمعوية أخرى:
1) تندد بشدة انتهاكات حقوق الإنسان، التي تعرضت لها الجماهير الشعبية أثناء مظاهراتها السلمية والمشروعة وتطالب بمحاكمة المسؤولين عن القمع المفضي إلى القتل الذي تم تسليطه على المحتجين.
2) تعبر عن تضامنها الثابت مع الجماهير الشعبية التونسية ومع قواها الديمقراطية الصامدة أمام ممارسات النظام التونسي الذي احتكر كافة السلطات السياسية واستحوذ على خيرات البلاد وما صاحب ذلك من دوس للحريات ولحقوق الإنسان ومن تفقير وحرمان لفئات شعبية واسعة من الشغل ومن الحق في العيش الكريم.
3) تطالب بإطلاق سراح المتظاهرين وتوقيف المتابعات ضدهم وبالإفراج عن كافة المعتقلين السسياسيين وباحترام معايير دولة الحق والقانون وحقوق الإنسان بمفهومها الكوني.
4) تنادي كافة القوى الديموقراطية بالمغرب وخارجه إلى التضامن مع الجماهير الشعبية والقوى الديموقراطية التونسية.
5)تعلن عن تنظيمها لوقفة احتجاجية وتضامنية جماعية يوم الإثنين 10 يناير من الخامسة إلى الخامسة والنصف مساء أمام سفارة تونس بالرباط، وتدعو سائر القوى الديمقراطية إلى المشاركة في هذه الوقفة وإلى التعبئة القوية من أجل إنجاحها.
عن التنسيقية المغربية
لمساندة الديمقراطيين التونسيين
للإتــصــال:

Maroc, scandale des bidonvilles : Des Marocain-nes « mangent et respirent » la décharge publique de toute une ville...

Par Ali Fkir, 6/1/2011 

SCANDALE !



Ceci dépasse l'imagination. A quatre km de la ville de Mohammedia, des centaines de personnes vivent légalement dans et de la décharge publique de la ville. 

A l’origine, il y a des paysans pauvres devenus avec le temps paysans sans terre (on sait comment au Maroc les paysans perdent leurs lopin de terre), des ouvriers agricoles ( des personnes âgées sans pension. Elles n’ont jamais été déclarées à la CNSS), des travailleurs à maigres revenus qui se trouvent dans l’impossibilité d’avoir un chez soi…
Certains se déplacent quotidiennement à Mohammedia pour « décrocher » quelques centimes, d’autres livrent quotidiennement bataille aux oiseaux dans la montagne des détritus, pour assurer la maigre pitance de la famille.
Toutes et tous ces marocain-es sans droits de citoyenneté n’ont d’autres objectifs, que de survivre au jour le jour. La joie, le bonheur, les vacances, la montagne, la plage …ce sont de pures chimères qu’ils et qu’elles ne se permettent même pas.
En hiver on se noie, on grelotte. En été, on se « rôtit » dans la fournaise des taudis en zinc rouillé. Toute l’année, on ne respire que les odeurs nauséabondes de la montagne des ordures qui a bien voulu nous accepter.
Ce bidonville, Brahma Cherkaoua II (à un km de Brahma Lhafra) est tout ce qu'il y a  de plus légal : les cartes nationales, les cartes d’électeurs…portent les adresses de ce « douar ».
Des dizaines de familles ont perdu une partie de leurs maigres biens au cours des dernières intempéries. Les autorités, les « élus », les partis politiques…ont préféré ignorer cette désolation. Surtout qu’on n’est pas en période « électorale » et qu’il n’y a pas de danger « terroriste ».
A la question « avez-vous reçu déjà des visites ? », une dame nous répond « vous êtes les premières personnes étrangères au douar à venir nous voir ».
Mais je suis sûr que cette fois-ci, le caïd de Benyakhlef fera le déplacement pour dénigrer l’AMDH, et mettre en garde ces sinistré-es contre le « danger » que représente l’AMDH sur leur « quiétude », leur « bonheur », leur « sécurité »…
Il faut reconnaître que la section de l’AMDH a perturbé ces derniers temps la tranquillité de ce caïd : on a dénoncé le harcèlement des paysans des « terres rouges » par ce caïd, par les gendarmes…on a dénoncé la dépossession des 6 familles paysannes à 5 km de Benyakhlef, on s’est mobilisé avec les sinistré-es de Brahma lhafra, et maintenant on « s’intéresse aux sinistrés» de Brahma II…
Le caïd est pratiquement mobilisé jour et nuit pour « contrecarrer l’offensive » de l’AMDH.
C’est incroyable, au lieu de dialoguer avec les victimes des intempéries et de l’exclusion, au lieu d’informer ses supérieurs sur la situation dramatique où se débattent des milliers de citoyen-nes (sans droit de citoyenneté), au lieu de donner à l’AMDH ses points de vue, ses approches, il préfère les intimidations, les calomnies, les menaces, la sourde-oreille…
Nous sommes convaincus de notre côté que la lutte pour le changement nécessite beaucoup d’énergie, beaucoup de patience, de l’organisation, de l’écoute, de la simplicité, de la clarté des objectifs à court, à moyen et à long terme, de l’abnégation…
Signalons qu’une délégation de la section de l’AMDH a été au bidonville Brahma II et ce, le 4 janvier 2011.






Des êtres humains affamés envahissent le territoire des oiseaux

Nous ne sommes pas en Inde... mais près de Mohammedia, une ville du royaume d'un des plus riches monarques du monde .... (ndlr)

Nouvelle nuit d'émeutes en Algérie

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 07/01/2011 à 10:35, mis à jour à 12:30
Les jeunes Algériens manifestent contre la hausse du coût de la vie depuis mercredi. En arrière plan, le chômage et la frustration d'une jeunesse malmenée.
Nouvelle nuit d'émeutes en Algérie
  La situation était revenue quasi normale vendredi matin en Algérie, après les violentes manifestations de jeudi dans les grandes villes.  
Les émeutes lancées en Algérie par des groupes de jeunes contre la cherté de la vie ont repris et se sont étendues jeudi soir et ont gagné en violence. Aucun bilan de victime n'a été communiqué de sources officielles. Le journal El-Watan week-end a fait état de "blessés", sans plus de précisions. Vendredi matin, jour de repos hebdomadaire, le calme était presque rétabli. Les rues ont retrouvé leur aspect quotidien après avoir été nettoyées, les véhicules incendiés la veille ayant été enlevés. Toutefois, la police entourait les mosquées des quartiers sensibles de la capitale, notamment en prévision de la prière du vendredi après laquelle les manifestations pourraient reprendre, comme le craignent les habitants.
Par ailleurs, la Ligue algérienne de football a annoncé, selon France 24, qu'aucun match de football n'aura lieu lors de la 14e journée de championnat, ce week-end.  Le centre-ville vide de voitures
De nombreux quartiers d'Alger ont été touchés dans le centre et la périphérie, amenant nombre de commerces à baisser leurs rideaux dès le début de l'après-midi et le centre-ville était vide de voitures en début de soirée mais bondé de jeunes gens.
Le quartier huppé d'El Biar situé sur les hauteurs a été pris d'assaut par une quarantaine de jeunes armés de sabres qui se sont attaqués à de nombreuses boutiques en début de soirée. Ils ont saccagé un restaurant et vidé une bijouterie en emportant un important butin selon les habitants du quartier, avant de se retrouver encerclés par les forces de sécurité.
Le quartier populaire de Bab el Oued connaissait pour la seconde nuit consécutive d'importantes manifestations. La police lourdement armée et venue en nombre dès la fin de l'après-midi dans cette zone très densément peuplée, a dû faire usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.
Dans le quartier el Annacer-Diar el Afia, un concessionnaire Renault-Dacia portait encore les traces d'un incendie allumé la veille. Un bus des services publiques de l'ETUSA a aussi été incendié jeudi, a affirmé un habitant du quartier, mais vendredi matin, seule était visible une partie de la chaussée noircie.
"Pourquoi font-ils cela? Hier chez moi j'étais en train de pleurer. Les jeunes, ils ont une cause mais c'est pas comme ça qu'on la défend", a indiqué une vieille dame, en montrant le saccage alentour.
Crise sociale
Ces manifestations font échos à de nombreux mouvements de protestation dénonçant la corruption, les passe-droits, et l'absence de logements sociaux, un des problèmes cruciaux de l'Algérie, pays où 75% de la population a moins de 30 ans et où plus de 20% des jeunes sont chômeurs, selon le FMI.
Cette situation les ammène à tenter defuir vers l'Europe. Faute de visas, ils partent à bord d'embarcations de fortune au risque de leur vie. Tous les mois, les tentatives de dizaines d'entre eux échouent mais il n'existe pas de statistiques fiables sur cette émigration.
La question du logement est également récurrente. A l'aube de son troisième mandat, en 2009, le président Abdelaziz Bouteflika s'était engagé à construire un million d'appartements manquants depuis le séisme de 2003 et le quadruplement de la population (35,6 millions d'habitants) depuis l'indépendance en 1962. les 10.000 habitations livrées en 2010 à Alger sont loin de suffire. Dans le même temps, des bidonvilles illégaux sont rasés.
                

COMITÉ DE SOUTIEN À CHRISTIAN JACQUIAU : UN COMBAT POUR LA LIBERTÉ D’INFORMER

 MOBILISATION CITOYENNE CONTRE LES POURSUITES DE MAX HAVELAAR FRANCE
Par le comité de soutien à Christian Jacquiau,
Appel à solidarité
L’association Max Havelaar France a assigné Christian Jacquiau, économiste, journaliste et écrivain (Les coulisses de la grande distribution, 2000 – Les coulisses du commerce équitable, 2006), pour diffamation suite à la publication d’un article titré « Commerce équitable : un attrape-bobo ? » publié dans l’Echo des savanes en juin 2008.
Dans cette interview Daniel Audion, qui se révélera être la fausse identité derrière laquelle s’est dissimulé un faux journaliste se présentant lui-même comme imposteur professionnel, prête à Christian Jacquiau des propos (« Max Havelaar fait travailler des quasi esclaves ») qu’il n’a jamais tenus. Ni dans ses livres, ni lors des nombreuses interviews qu’il a accordées sur le sujet, ni lors de ses nombreuses conférences, débats ou forums auxquels il a participé.
Max Havelaar a obtenu sa condamnation le 21 juin 2010.
Homme de convictions, de débats, de dialogue et de liberté, Christian Jacquiau a décidé de faire appel, car il n’est pas question pour lui d’accepter une sentence rendue dans un tel contexte.
Mais faire appel coûte financièrement très cher face aux moyens dont dispose l’association Max Havelaar France, dotée ces dernières années par l’État français de très confortables subventions.
En appel, Max Havelaar France demande au Tribunal de confirmer la condamnation de Christian Jacquiau et de le débouter de toutes ses demandes. Comme en première instance, Max Havelaar France lui réclame 100 000 € de dommages et intérêts, des publications, des frais de justice… auxquels l’association de commerce équitable ajoute une demande de condamnation aux entiers dépens de la première instance et de l’appel.
En tout, Christian Jacquiau risque actuellement d’avoir à débourser près de 150 000 € , frais d’avocats compris !
 UN COMBAT POUR LA LIBERTÉ D’INFORMER
Sur son site Christian Jacquiau explique sa motivation à mener ce combat jusqu’au bout :
« On sait comment la rumeur, le discrédit, l’intimidation, la pression financière alimentent l’auto-censure, la plus efficace des censures. Les sommes astronomiques qui me sont réclamées, l’exécution provisoire exigée aujourd’hui par Max Havelaar sont autant d’arguments qui auraient pu m’amener à jeter l’éponge.
Je suis prêt à débattre, à répondre de mon livre, de son contenu, à expliquer, à justifier, à commenter, à argumenter, à reconnaître la moindre erreur si quelqu’un me démontre qu’il en contient une, mais je n’accepterai jamais d’être condamné dans un tel contexte, reposant sur une interview totalement bidonnée.
Condamné au moment même où des journalistes sont cloués au pilori et se font traiter de « trotsko-fascistes » pour avoir déplu aux puissants en tentant d’exercer leur métier tout simplement, je mènerai jusqu’au bout ce combat pour la liberté de la presse, la libre expression des individus, contre la censure des puissants et du pouvoir de l’argent, pour le droit à l’information des citoyens et à la critique ».

CRÉATION D’UN COMITÉ DE SOUTIEN
Nous connaissons Christian Jacquiau. Durant ces dernières années, nombre d’entre nous ont travaillé avec lui après la parution de ses deux livres, au cours de nombreuses interventions publiques, dans le cadre de l’éducation populaire notamment.
Christian Jacquiau n’a jamais tenu de propos calomnieux.
Nous sommes scandalisés d’une part par le déroulement de cette affaire et d’autre part par sa condamnation.
Nous avons constitué un « Comité de soutien à Christian Jacquiau » afin de diffuser l’information, susciter le maximum de signatures et de soutiens et de demander l’arrêt immédiat des poursuites de la part de Max Havelaar.
Nous agirons sans relâche jusqu’à ce que la vérité soit établie et que soit reconnue la probité de Christian Jacquiau.

Pour soutenir Christian Jacquiau :
-> Vous pouvez rejoindre le Comité de soutien et signer ici la pétition qui réclame l’abandon des poursuites de Max Havelaar France contre Christian Jacquiau.
-> Vous pouvez contribuer aux dépenses juridiques engagées par Christian Jacquiau en envoyant un chèque au Comité de soutien. Instructions à télécharger ici.
Signer la pétition
Pour signer et voir les noms des signataires, et avoir d'autres informations, cliquez ici..

Vu à la télé : Il avait osé !

Ben Ali au chevet de Mohamed Bouazizi, au centre de traumatologie et des grands brûlés
 Ben Ali au chevet de Mohamed Bouazizi, au centre de traumatologie et des grands brûlés

par leaders, 2010-12-28
"Le geste est émouvant, chargé d'affection et de symbolique: le Président Zine El Abidine Ben Ali a tenu à se rendre, mardi, au chevet du jeune Mohamed Bouazizi, originaire de Sidi Bouzid, qui s'est immolé par le feu, avant d'être secouru et placé en soins intensifs, au centre de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous."
Sans commentaire... 
Mohamed est décédé le 4 janvier

jeudi 6 janvier 2011

Sahara Occidental: démantèlement d’une base arrière d’Aqmi ?

La Rédaction le 6/1/2011
Le ministère sahraoui de l’Information a dénoncé jeudi les tentatives de « ternir et entacher » l’image du Front Polisario et la cause sahraouie, à travers des informations dénuées de tout fondement, dans le but d’induire en erreur la communauté internationale.
Une agence de presse espagnole « a rapporté mercredi des informations, reprises par plusieurs médias, selon lesquelles une importante cache d’arme avait été découverte à Amgala, à l’est du mur marocain entraînant, par la même occasion, le démantèlement d’une cellule terroriste qui projetait de commettre des actes terroristes dans la région », a indiqué le ministère sahraoui dans un communiqué.
« En recourant à la propagation de ce genre d’informations qui sont dénuées de tout fondement, certains médias tentent par tous les moyens de ternir et d’entacher, autant que faire se peut, le Front Polisario et la cause du peuple sahraoui », a déploré la même source. Le gouvernement de la RASD et le Front Polisario ont tenu à « dénoncer, de la manière la plus ferme, cette volonté manifeste qui vise à induire en erreur la communauté internationale ».
Le gouvernement sahraoui a tenu également à préciser à cet égard qu’ « Amgala se trouve dans les territoires illégalement occupés par le Maroc, qu’aucun soldat marocain n’a franchi le mur (militaire) marocain (divisant le Sahara occidental) et qu’aucune incursion n’a été enregistrée dans les territoires libérés, sous contrôle du Front Polisario ». Depuis le 6 septembre 1991, date du cessez-le-feu entre le Front Polisario et le Maroc, l’armée sahraouie et les casques bleus onusiens sont présents et de manière permanente sur le terrain, a souligné le ministère sahraoui de l’Information.
Lire aussi :
1. Sahara Occidental: L’Afrique du Sud réitère son soutien à la République sahraouie
2. Sahara occidental: Laâyoune occupée sous état de siège
3. Sahara occidental: Brahim Ghali souhaite que la France cesse d’utiliser le droit du veto
http://www.donnetonavis.fr/actu/news/sahraoui-sahara-occdental-maroc_3350.html

Par UPyD, 5/1/2011
UPyD demande au Maroc "d'expliquer" ses opérations supposées contre le terrorisme au Sahara Occidental
Fernando Maura rappelle "l'indubitable compromis" du Front Polisario face au terrorisme d'Al Qaida.
Le responsable de l'aile extérieure de l'Union de Progrès et de Démocratie, UPyD, Fernando Maura, a réclamé aujourd'hui au Maroc "qu'il précise et explique le lieu et la manière" dans laquelle, selon les diverses informations apparues aujourd'hui dans la presse qui citent le ministère de l'Intérieur du Royaume Voisin, une opération se serait produite contre le terrorisme islamique près du mur qui divise le Sahara Occidental.
 Maura a souligné "la désinformation habituelle et la manipulation dans le propre bénéfice " avec lesquelles le Maroc traite tout ce qui touche au terrorisme islamiste et a rappelé que "si des opérations marocaines ont eu lieu à l'est du mur surveillé par la Minurso, l'on aurait violé le cessez-le-feu avec le Front Polisario".
Dans ce sens, il a aussi attiré l'attention sur "l'ambiguïté calculée" du communiqué du ministère de l'Intérieur marocain dans lequel on indique que ces opérations ont été menées près d'Amgala, mais sans indiquer le lieu.
 De la même manière il a remarqué "l'engagement clair et indubitable" du Front Polisario face au terrorisme d'Al Qaïda et l'intégrisme islamique et a signalé qu"à ce sujet, des câbles de diplomates américains apparus il y a quelques semaines dans Wikileaks sont un témoignage clair".
 En plus, il a insisté sur le fait que la collaboration du Maroc en matière antiterrorisme "ne peut pas être traitée comme un chantage pour donner une couverture à sa présence illégale au Sahara Occidental" et a demandé au Gouvernement de l'Espagne "d'exiger au Maroc l'information détaillée sur les opérations antiterroristes que le Maroc mène".

Comment fabriquer un xénophobe en quelques gestes ?

Par Samira Kinani,5 /1/2011

Agir comme le fait l’Occident
C’est simple
très simple
2 poids 2 mesures
se donner le droit de libre circulation
et l’interdire aux autres
de la part de ceux qui pourtant
n'hésitent pas
à venir de l’Occident
polluer la vie …
je vais vous donner un exemple
si moi
qui ai toujours cru à l’internationalisme
à l'Humanité
je serre les dents
pour ne pas hurler
ma rage
contre les humiliations quotidiennes
qu'on subit
et je ne parlerai
ni de guerres qu’on impose à notre région
ni de l’exploitation effrontée de nos ressources
ni de
ni de
de ces "bienfaits" de la "civilisation occidentale"
bâtie sur la destruction d’autres peuples et civilisations
des Incas en Amérique jusqu'en Palestine daba
toujours le même esprit conquérant
le même esprit méprisant
la même arrogance
je parlerai juste de ce que je vois
de ce que j’ai vu
dans les villes de mon pays
des "étrangers" bien reçus partout
et des milliers de mes concitoyenNes
attendant devant les ambassades
où des fonctionnaires
cherchent la petite bête
pour leur interdire le droit de sortir
et Mokhtari Aïcha me revient à l 'esprit
cette femme
qu’ on a tuée sciemment
en lui refusant le droit de se faire soigner...
et j’ai la rage
oui
j’ai la rage
et d'abord
contre ceux qui nous gouvernent
-les a -t-on choisis?-
-cet "Occident de civilisations-
n'y est il pour rien???
ces corrompus pourtant appuyés
bien sûr
tant qu'ils ont besoin d’eux
de partout dans la région
ma région
et contre moi
qui continue de rêver
de cette solidarité entre les peuples
ces peuples qui votent de plus en plus à droite
contre notre espèce
se permettant un racisme froid et cynique
légalisant la haine et le mépris
-je fus surprise hier
en voyant aux infos
que mes concitoyens ouvriers de la sncf
n’avaient même pas le droit de bénéficier des service hospitaliers
comme leurs camarades français
une fois à la retraite!!!-
et je me repose la question
puisqu'ils ne veulent pas de nous
pourquoi ils viennent chez nous
il est beau le pays
mais pas les indigènes
c’est ça
et ce qui est marrant-amer-
dans l’ histoire
c’est que tant que ce sera ainsi
les laissés pour compte
croiront que l’Occident
cet espace si froid et gris
serait l'eldorado
normal
ils voient que les gens de là bas
se permettre la belle vie ici
la rendant chère aux locaux
qui continueront
de vouloir
mourir pour y aller
à cet "eldorado"
ou réprimés
ils se tourneront vers les philosophies de la mort
comme ultime réponse à l’ humiliation......

La prison de Salé une prison ou un camp de concentration?

Par Laura Gallego, SaharaDoc, 6/1/2011
Décharge électrique, viol avec des bâtons, simulation de noyade, coups, insultes, manque de soins médicaux : la chaîne d’atrocités est typique d’un camp de concentration nazi. Mais selon les avocats des 19 prisonniers sahraouis en attente d’un procès militaires, c’est ce qu’ils ont souffert dans leurs chairs, lorsqu’ils ont été arrêtés pour leur relation, d’une façon ou d’une autre, avec le camp de Gdeim Izik. Le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme, CODESA, demande l’ouverture d’une enquête sur toutes les violations et l’arrêt des procès militaires.
« On m’a attaché un bâton dans le dos, les bras ouverts et j’ai été suspendu au plafond. Vous pouvez également être brûlé avec des cigarettes, ou ils te mettent des bouteilles de Coca-Cola dans l’anus. » Les avocats Basil Hammad et Arguibe La Habieb, appartenant à l’Ordre d’Agadir, sont sortis de la prison de Salé avec des explications comme celles-ci sous le bras. Leurs clients demeurent emprisonné dans cette prison, en attendant le rétablissement d’une date pour l’audience devant un juge de la Cour militaire de Rabat.
Selon le CODESA, les détenus ont subi systématiquement différents types de torture et de violations des droits humains par la police, à la fois lors de leur arrestation et pendant leur détention sous la responsabilité de la Direction générale des prisons.
Le récit des avocats est effrayant : « Mohamed Embachir, arrêté le 19 novembre, est resté au poste de police à El Aaiun les yeux bandés, menotté et nu, avant d’être emmené au poste de police. Au cours des interrogatoires, il a été violé avec un objet métallique introduit dans son rectum, il a subi des chocs électriques, en particulier dans les ongles et les pieds, le tout accompagné par des insultes, de privation de sommeil et de nourriture. Les avocats affirment qu’à cause du viol, Embachir continue à saigner abondamment. «
Lekhfaoini Abdallah, membre du comité de négociation du camp a perdu connaissance pendant les interrogatoires ; Zaoui Elhoucein, également de la Commission, a du mal à garder l’équilibre et reste muet à la suite des tortures ; Abdallah Toubali avait « des marques visibles dans tout le corps, en particulier dans la tête » ; Dah Hassan, qui développent des complications graves dans tout le corps à cause des atrocités subies a été accusé par des agents des services secrets marocains « d’être le correspondant de la radio et de la télévision du Front Polisario, la personne qui les a informés sur le camp Gdeim Izik » où il n’a jamais mis les pieds ; Daish Daf, Mohammed Al-Ayoubi, Abdeljalil Laaroussi, Mohamed Bourial, Banga Cheikh Mohammed Bani, Taki Elmachdoufi, Sidi Abdallah, tous ont fait état de pratiques similaires.
Ennaama Asfari, licencié en droit international public et président du Comité pour la défense des droits de l’homme au Sahara occidental, basé en France, n’a pas subi, apparemment, la torture, mais des mauvais traitements depuis son arrestation le même jour que le démantèlement du camp. De même que Sbai Ahmed, Mohamed Tahlil, Bachir Khaddad, et Mohamed Abdel Rahman Lamin, dont l’arrestation, de l’avis des activistes sahraouis, peut être dûe à la réunion du 20 Novembre prévue avec deux médecins de Belgique, Marie-Jeanne Wuidar et Ann Collier, qui avaient voyagé à El Aaiun pour visiter quelques-unes des victimes de la répression. Toutes les deux ont été expulsées du territoire et Lamin a été arrêté.
Ce que le CODESA tient à souligner est que tous, d’une manière ou d’une autre, ont été soumis à des mauvais traitements, tortures et viols dans les locaux de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST). La plupart ont été arrêtés par des paramilitaires armés et masqués, puis tous ont été contraints de signer ou de mettre leur empreinte sur les rapports de police judiciaire .« les yeux bandés on ne peut pas lire, voir ou entendre ce qu’ils ont dit ». La majorité comparaissaient nus et gravement blessés devant le procureur général de la Cour d’appel d’El Aaiun ou le juge de la Cour militaire de Rabat, et continuent à subir les effets de ce qu’ils ont souffert sans recevoir de soins médicaux en prison.
En prison, les choses ne s’améliorent pas, bien sûr. En plus de ne pas recevoir de soins, les autorités, selon la plainte déposée par l’avocat de la défense, violent toutes les règles sur le droit des prisonniers, sur la propriété des effets personnels, des dossiers,  sur l’isolement ou les visites.
En plus d’une enquête sur les tortures, le CODESA appelle à ce que ses auteurs soient poursuivis et à l’arrêt des procès militaires des civils.
GuinGuinBali
http://saharadoc.wordpress.com/2011/01/06/la-prison-de-sale-ou-un-camps-de-concentration/

France : Non aux chasseurs dans les écoles !

Par l'ASPAS, Association Pour la Protection des Animaux Sauvages, décembre 2010
Un partenariat signé le 4 mars entre Luc Chatel, Jean-Louis Borloo et la Fédération nationale de la chasse permet aux amateurs d’armes d’entrer dans les écoles pour donner des leçons de « développement durable » aux enfants. L’ASPAS et de nombreux enseignants réclament l’arrêt immédiat de ces opérations illégales, immorales et inutiles. C’est ça, le Grenelle de l’Environnement ?
La propagande du lobby des chasseurs dans les écoles s’est officialisée il y a vingt ans avec les états Généraux de la chasse en 1990, puis en 1993 avec le colloque « Animations en milieu scolaire ». Depuis cette époque l’ASPAS, soutenue par de nombreux enseignants, n’a eu de cesse de freiner ces grandes ambitions, et au fil des années ces opérations s’étaient essoufflées. Mais le 13 et le 14 octobre, deux articles de journaux ont remis le feu aux poudres. Dans l’un, une animatrice embauchée par une fédération des chasseurs a cherché à convaincre qu’il est « utile de tirer sur les animaux ; l’autre décrit un cours de SVT particulier : « montrer la chasse et en donner le goût à des enfants ». Une cinquantaine d’associations, dont l’ASPAS, co-signe alors une lettre ouverte adressée au ministre de l’éducation Nationale Luc Chatel : « Stop aux interventions des chasseurs en milieu scolaire ! ». On connaît la suite.
Les chasseurs n’ont aucune légitimité pédagogique. Leur passion de la chasse et leur concurrence avec les prédateurs naturels leur donne une vision déformée de la faune, qu’ils partagent entre « nuisibles » et « gibier ». Les chasseurs ne sont pas des biologistes et n’ont pas de compétence pour décrire un écosystème dans sa globalité. Leur opposition aux mesures de protection de la biodiversité, leur opposition aux ours et aux loups, leur absence dans les combats pour la défense des animaux sauvages, leurs contentieux quasi quotidiens contre les protecteurs ne rend pas leur discours « écologique » crédible.
Pour plus d'informations
 ✓ Télécharger la convention signée entre le ministre de l'Éducation nationale, le ministre de l'Écologie et la Fédération nationale des chasseurs :   convention du 4 mars 2010 74.45 Kb
Source : Terre sauvage

http://www.aspas-nature.org/content/view/388/61/lang,fr/

Maroc : Arrestation arbitraire du militant AMDH Mohamed Abounasr

Par Ali Fkir, 5/1/2011

Le camarade Mohamed Abounasr a été interpellé par la police de Casablanca et cela depuis le mardi 4 janvier 2011. La police n'a l'a pas présenté jusqu'à présent ( mercredi 5 janvier 20h)au procureur. Des rumeurs circulent sur le fait qu'il est toujours en garde-vue au commissariat suite à la plainte d'un officier de police avec qui il aurait une altercation au cours d'un sit in qui remonte au passé (????!!!!!); Mais rien n'est sûr. Ce qui est clair, c'est que l'arrestation du camarade Abounasr est une pure provocation.
Rappelons que plusieurs militants des mouvements sociaux du grand Casablanca sont toujours en détention: 8 à Mohammedia, 8 à Bernoussi ...
Le camarade Mohamed Abounasr est:
- Membre du comité national d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VOIE DEMOCRATIQUE)
- Le coordinteur du "Comité de suivi du dossier de l'habita à Casablanca", le dit comité qui comprend les représentant-es des quartiers populaires et l'AMDH (section de Casablanca)
- Le président de l'AMDH - région de Casablanca composée des sections de Casablanca, Mohammedia, El Jedida, Berrechid, Bernoussi, Azemmour, Settat, Sidi Bennour
- Le secrétaire général du bureau de la sectionde Casablanca de l'AMDH
- Membre du bureau national du puissant syndicat national de l'enseignement supérieur
- Enseignant chercheur à l'université de Casablanca
Le camarde Mohamed Abounasr est le principal symbole du mouvement social pour un logement salubre à Casablanca
Le camarade Abounasr est en grève de la faim au commissariat
Nous ne te laisserons pas tomber camarade!

Rappelons que le camarade Saïd Chihad, secrétaire local d'ANNAHJ ADDIMOCRATI ( Casablanca) a été arrêté ( avec 3 représentant-es des quartiers populaires) puis relâché (es) le mardi 3 janvier 2011

Le camarade Abounasr à Mohammedia en solidarité avec les familles des détenus
Le camarade Mohamed Abounasr à Casablanca le 28 décembre 2010 face aux forces de répression

Le camarade Mohammed Abounasr avec les démunis
Le camarade Mohammed Abounasr à Rabat le 17 octobre 2010 à l'occasion de la journée mondiale de la lutte contre la pauvreté