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vendredi 10 juin 2011

Meeting le 15 juin du Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France

Par Ayad Ahram, Paris 10/6/2011
Dans le cadre de sa caravane, initiée le 14 mai et qui l’emmène à la rencontre des citoyens de la banlieue de Paris, le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France organise un meeting le 15 juin à la bourse du travail de Saint Denis (93).

Le débat portera sur les revendications du mouvement 20 février au Maroc et sera axé sur quatre thèmes :
1) l’axe politique
2) l’axe économique
3) l’axe socioculturel
4) l’axe des libertés

Au programme également une exposition, des projections et de la musique avec Said Mesnaoui et Miloudi Benslimane

Venez nombreuses et nombreux discuter et s’informer sur le mouvement du 20 février au Maroc.

Le meeting aura lieu
Le mercredi 15 juin à 18h30
Bourse du travail de Saint Denis
9, rue Genin 93200 St Denis
Métro : St Denis Porte de Paris

Maroc : oui, non...ou boycott ?

Appel "Mamfakinch" pour "un référendum démocratique"

Par Larbi, 8/6/2011

Ceci est un appel du Collectif Mamfakinch que je publie ici en s’associant à son « esprit » (attendu qu’aujourd’hui, et sans préjuger de la suite, je suis plus proche du boycott du référendum ; possibilité non évoquée dans l’appel)

Appel pour un référendum démocratique

Bientôt, le roi apparaîtra à la télévision et appellera le peuple marocain à dire « oui » à un projet de nouvelle Constitution. Entre l’appel royal et le référendum, un minimum légal de 2 semaines s’écoulera. Pendant cette période, les radios et télévisions publiques devront consacrer à la campagne référendaire un large temps d’antenne.

La manière dont ce temps d’antenne sera réparti est un enjeu démocratique fondamental.

Les pouvoirs publics tenteront certainement d’accréditer la formule suivante : le rôle des partis étant d’encadrer l’opinion politique des citoyens, il faut partager le temps d’antenne en autant de tranches qu’il existe de partis au Maroc.

Il est d’ores et déjà garanti, et ce quel que soit le contenu du projet de Constitution, que sur la trentaine de partis marocains existants, seule une infime minorité pourrait appeler à voter « non ». Pour le reste, aucun doute n’est permis : dans leur écrasante majorité, les partis politiques appelleront aveuglément à voter « oui » – moins par conviction que par réflexe de soutien au roi, condition sine qua non pour préserver leurs intérêts politiques.

Si la formule « une tranche d’antenne par parti » est retenue, il est d’avance évident que la disproportion entre le temps d’antenne consacré au « oui » et celui consacré au « non » sera totalement démesurée. Or, ce déséquilibre annoncé est profondément anti-démocratique. C’est pourquoi il faut considérer les choses autrement.

A la question du référendum, « Soutenez-vous le projet de nouvelle Constitution ? », il y a deux réponses possibles : « oui » et « non ». Chacune de ces options doit bénéficier de 50% du temps d’antenne – à charge pour chaque parti politique de se positionner d’un côté ou de l’autre, et de défendre son choix en toute liberté et conscience.
Dans le cadre de la campagne référendaire, les médias publics, et à leur tête les télévisions et radios nationales, doivent consacrer 50% du temps d’antenne à la défense du « oui », et 50% du temps d’antenne à la défense du « non ».

C’est la seule garantie de l’égalité des chances, autrement dit de la démocratie.

Si l’Etat marocain accepte une répartition égalitaire du temps d’antenne entre le « oui » et le « non », ce référendum sera une extraordinaire opportunité démocratique. Pour la première fois de leur histoire, les Marocains auront l’occasion de débattre librement et dignement de leurs choix fondamentaux, en dehors de toute propagande et de toute censure. Ce sera là une inestimable victoire de la démocratie.

Si, en revanche, l’Etat marocain refuse cette répartition égalitaire, cela signifiera qu’il cherche à imposer le « oui » par la propagande et la censure, la force et la contrainte. Si l’Etat marocain ne garantit pas une campagne référendaire équilibrée entre le « oui » et le « non », alors il fera la preuve de sa nature profondément anti-démocratique. Dans ce cas, le référendum aura perdu, d’avance, toute crédibilité et toute légitimité.

Le 9 mars 2011, le roi du Maroc a promis une Constitution démocratique. Cela passe par un référendum qui doit lui-même être démocratique. Garantir cela est la responsabilité de l’Etat.

C’est une responsabilité face au peuple, et c’est une responsabilité face à l’Histoire.

Nous, citoyennes et citoyens marocains membres du collectif Mamfakinch, appelons solennellement les autorités publiques à :

-  Rappeler, dans chacun des spots publicitaires télé et radiodiffusés incitant la population à participer au référendum, qu’elle a le choix entre 2 options : « oui » et « non ». Tout spot publicitaire incitant la population à voter sans rappeler ces 2 options relèvera de la propagande et de la manipulation de masse.
-  Consacrer, sur les médias publics, un très large temps d’antenne à la promotion des deux options : « oui » et « non ».
-  Garantir un équilibre parfait entre le temps d’antenne consacré à la défense du « oui » et le temps d’antenne consacré à la défense du « non ».

لقرائة النداء بالعربية
http://www.larbi.org/post/2011/06/Appel-Mamfakinch-pour-un-r%C3%A9f%C3%A9rendum-d%C3%A9mocratique

Montpellier, 10 juin : Soirée culturelle et artistique sur les révolutions dans le monde arabe

Vendredi 10 juin 
Maison pour Tous François Villon (quartier Petit Bard) Alco, rue des Araucarias 34080 Montpellier  ( contact 06 28 06 64 64 )
  • 15h : projection de films sur les luttes sociales dans le monde arabe : Ultras Tahrir , film égyptien sur la place Tahrir ;  Redeyef: le combat de la dignité ( film sur la révolte du bassin minier de Gafsa en Tunisie); Agrobusiness européen dans le Souss et manifestation de la population de Tamassint dans le Rif et la lutte des mineurs d’Iminé dans la région d’ Ouarzazate en 2005 ( Maroc )

  • 18 h : discussion-débat autour des luttes sociales dans le monde arabe et des évolutions en cours, en présence de militants du monde arabe.

  • 19h30 Musique maghrébine et arabe  ( entrée libre , PAF) organisé par  l’Association des travailleurs maghrébins en France ( ATMF) 

    Puerta del Sol, Madrid, mai 2011. Photo Reuters

Bruxelles : Rassemblement de soutien au peuple marocain, le 12 juin

Par demainonline, 10/6/2011

Sous le slogan « Nous sommes tous des martyrs », la Coordination Belgique de Soutien au Mouvement 20 Février, organise un rassemblement ce dimanche 12 juin de 16h à 18h devant la Bourse, Boulevard Anspach à Bruxelles.

« Nous n’oublierons JAMAIS Kamal Ammari et tous les autres martyrs décédés suite aux répressions makhzéniennes sauvages de manifestations pacifiques pour un vrai État de Droit au Maroc, garantissant la Dignité, Liberté et Justice à tous les citoyens Marocains.
Venez nombreux pour soutenir le peuple marocain et le mouvement de 20 février au Maroc. »
http://www.demainonline.com/?p=5340

Mohammedia: la lutte s'intensifie. Marche populaire le 12 juin !

Par Ali Fkir, 9/6/2011
Les jeunes du mouvement du 20 février à Mohammedia ont décidé, sans opposition aucune, d'organiser une marche populaire et ce, le dimanche 12 juin 2011 à partir de 18h30. Le "croisement" des avenues de la Palestine et de la résistance ( quartier Al Houria) est fixé comme point de départ de la marche centrale.
banderole en tôle ondulée, symbole des bidonvilles !
Le combat continuera jusqu'à la satisfaction des revendications du mouvement 20 février.
BRAVO JEUNESSE!
NB: le mouvement de 20 février à Mohammedia est constitué:
- De la coordination de Mohammedia pour le changement (liberté, dignité, démocratie) composée de l'AMDH, CDT, UMT, PADS, ANNAHJ ADDIMOCRATI, PSU, CNI, AL ADL Oua Al Ihsane
- Des jeunes appartenant essentiellement à ces forces.
La force du mouvement réside dans l'appui des démuni-es des quartiers populaires en général et des bidonvillois-es en particulier.

COLLECTIF POUR UN MAGHREB DES DROITS DE L'HOMME


COLLOQUE ANNUEL
Les femmes du Maghreb dans leurs luttes pour la démocratie et l'égalité des droits

En cette année 2011, les pays du Maghreb et du Machrek entrent dans l’histoire.
Déjà les régimes dictatoriaux de Tunisie et d’Egypte sont tombés et des processus de transition démocratique sont en cours. En Algérie et au Maroc, les pouvoirs tentent d’endiguer le mouvement, en promettant des réformes qui s’avèrent d’ores et déjà en deçà des revendications populaires. D’autres pays arabes n’ont pas encore saisi la marche de l’histoire et répriment sauvagement les centaines de milliers d’hommes et de femmes qui manifestent pacifiquement leur refus de la tyrannie et de la corruption.
Ces mouvements populaires sont portés par des populations qui ont longuement souffert des privations multiples imposées par des dictatures ubuesques. Singularité notable : leur mixité ! Jeunes ou moins jeunes, les femmes prennent leur part, inscrivent toute leur part dans cette nouvelle page de leur histoire. Elles bousculent les représentations stéréotypées de ces pays, mais aussi les attitudes et les pratiques masculines, machistes, que légitimaient des traditions culturelles et/ou religieuses ouvertement inégalitaires. Plus encore que les hommes, elles doivent affronter un double défi :
contribuer au démantèlement des ordres politiques autoritaires ou dictatoriaux ; recouvrer leur dignité de citoyennes dans ces sociétés foncièrement inégalitaires.
Aussitôt les dictateurs déchus, en Tunisie - comme en Egypte - les femmes, qui ont participé en nombre aux actions et aux manifestations, refusent de "rejoindre leurs cuisines", comme beaucoup voudraient les y contraindre, au son du leitmotiv habituel : "il y a désormais d'autres priorités, d'autres urgences...".
Pour elles, l'Histoire ne doit plus être un "éternel recommencement". Elles ont tiré les enseignements de l'expérience algérienne sitôt l'indépendance conquise, qui fut, hélas, édifiante et instructive. Informées et instruites de tous les mouvements qui avaient précédé dans l’histoire, convaincues du fameux adage « later is never », déterminées à assumer leurs responsabilités de citoyennes dans des sociétés encore rétives à l’idée même de l’égalité des droits entre femmes et hommes, les femmes continuent à se mobiliser pour arracher leurs droits. Y compris aux démocraties établies depuis des siècles, elles veulent rappeler, qu’il n’y a pas de démocratie sans une égalité réelle et effective des
droits.
C’est dans un tel contexte que le « Collectif Pour un Maghreb des Droits de l’Homme » organise, le samedi 18 juin 2011,  de 10heures à 18heures, à l’Assemblée nationale son colloque annuel.
Le thème en avait été décidé fin 2010 : « Les droits des femmes du Maghreb ». Rien ne permettait d’imaginer alors que l’actualité allait fournir, aux questions que nous nous posions, des réponses, encore inimaginables hier. Aujourd’hui, ancrées dans la réalité, porteuses d’espoir pour le Maghreb-Machrek et au-delà.

Samedi 18 juin de 13h à 18h
Colloque
Salle Lamartine - Immeuble Jacques Chaban-Delmas
101 rue de l'Université 75007 Paris
Métro : Assemblée nationale
Inscription obligatoire : maghrebddh@yahoo.fr

PROGRAMME
13h : Accueil des participants
14h : Mot de bienvenue
14h15 : Introduction générale :
Ahmed Dahmani, Membre du Collectif Pour un Maghreb des Droits de l’Homme.
Modératrice
Rosa Moussaoui, journaliste
14h 30 - Femmes Tunisiennes : après la parité, l'égalité.
Nadia Chaabane, militante féministe
14h 50 - Maroc : Le rôle des femmes dans le mouvement du 20 février.
Amina Boughalbi, co-animatrice du mouvement du 20 février
15h10 - Les luttes du mouvement des femmes pour l'égalité, des luttes pour la démocratie en Algérie.
Feriel Fates, militante féministe
15h30 - Quel rôle pour la femme dans la révolution libyenne ?
Salha Ashtioui, militante du comité 17 février
15h50 - Maghrébines de France, l'incessante lutte pour l'égalité des droits.
Fouzia Maqsoud, militante de l'immigration
16h10 - Questions et débats
17h30 - Conclusions et synthèse.
Hayat Berrada-Bousta, ancienne exilée politique, conseil en communication interculturelle

jeudi 9 juin 2011

Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 février, Assemblée Générale

Par le comité de suivi du CNAM20, Rabat le 8/6/2011

المجلـــس الوطـني لدعـم حركـة 20 فبرايـر
Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 février
cnam.20fevrier@yahoo.fr
بـــــــــــلاغ
حول انعقاد الجمع العام الثالث
للمجلس الوطني لدعم حركة 20فبراير
يوم السبت 11 يونيو بالرباط

بعد الجمع العام التأسيسي للمجلس الوطني لدعم حركة 20فبراير المنعقد يوم 23 فبراير 2011، وبعد الجمع العام الثاني المنعقد يوم 05 مارس الماضي، تقرر عقد الجمع العام الثالث يوم السبت 11 يونيو 2011 من العاشرة صباحا إلى الخامسة مساء بالرباط (نادي هيئة المحامين ، حي المحيط، زنقة أفغانستان)، تحت شعار: "نضال مستمر من أجل دستور ديمقراطي".
جدول الأعمال المقترح للجمع العام :
- تقرير لجنة المتابعة حول تطور الأوضاع وحول أنشطة المجلس الوطني منذ الجمع العام الثاني.
- أرضية العمل للمجلس الوطني.
- مناقشة العامة والخلاصات.
- البيان الختامي للجمع العام.
وللتذكير فالجمع العام يتكون من ثلاثة ممثلين ( منهم امرأة على الأقل ) عن كل تنظيم عضو في المجلس الوطني، مع العلم أن العضوية تقتضي من جهة أن يكون التنظيم ذا طابع وطني وأن يلتزم بدعم حركة 20 فبراير والمشاركة في أنشطتها وأن يؤدي المشاركة المالية المحددة في 500 درهم على الأقل .
كما يجب أن تكون الانتدابات للمشاركة في الجمع العام للمجلس الوطني مكتوبة ومزكاة من طرف قيادات التنظيمات المشاركة .
الرباط في 08 يونيو 2011
عن لجنة المتابعة
للمجلس الوطني لدعم حركة 20 فبراير

من أجل الاتصال:
المنسق: محمد العوني
0661785683
Moh_elaouni@yahoo.fr
نائبه: عبد الحميد أمين
0661591669
sigelamine@yahoo.fr

الفاكس: 0537738851
المجلـــس الوطـني لدعـم حركـة 20 فبرايـر
Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 février
cnam.20fevrier@yahoo.fr
COMITE DE SUIVI

Réunion le 11 juin à Rabat de la 3ème AG.
Du Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 février.

Sous le mot d’ordre: «lutte continue pour une constitution démocratique», le Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 février (CNAM20) tiendra sa 3ème assemblée générale le samedi 11 juin 2011 de 10h à 17h à Rabat (club des avocats – quartier l’océan).
A rappeler que l’AG constitutive du CNAM 20 s’est tenue le 23 février et que la 2ème AG a eu lieu le 5 mars dernier.
Rappelons que le CNAM 20 est constitué de 99 organisations nationales politiques, syndicales, des droits humains, de jeunes, de femmes, culturelles et associatives diverses et de quelques personnalités.
Chaque organisation membre du CNAM20 sera représentée à l’AG par 3 membres dirigents dont au moins une femme.

L’ordre du jour proposé est le suivant :
•Rapport du comité de suivi sur la situation actuelle et sur les activités depuis la 2ème AG.
•Plateforme d’action du CNAM20.
•Débat général et conclusions.
•Déclaration finale.

Pour le contact
Abdelhamid AMINE
Coordinateur adjoint
0661591669
sigelamine@yahoo.fr
Mohamed ELAOUNI
Coordinateur
0661785683
moh_elaouni@yahoo.fr
Fax : 0537738851

Les "indignés", un mouvement qui se nourrit du désastre social des moins de 30 ans

Par Mathieu Magnaudeix, 4/6/2011
Les manifestants de la Puerta del Sol à Madrid, les jeunes Grecs qui manifestent chaque soir à Athènes ne sont pas des millions. A Paris, les «Indignés» de la place de la Bastille ne sont même que quelques centaines chaque soir (et ils furent quelques milliers dimanche 29 mai).


Madrid

Ce mouvement inédit, lancé de façon spontanée, avec Facebook et Twitter comme principaux relais, pose plus de questions qu'il n'en résout: quels mots d'ordre? Quelle organisation? Quels buts? Si les manifestants espagnols appellent déjà à une grande journée de protestation «mondiale» le 15 octobre pour tenter d'entretenir la flamme, rien ne dit qu'à cette date-là, les «Indignés» européens n'auront pas replié les banderoles.
N'empêche: même s'il finit en queue de poisson, ce mouvement lancé mi-mai en Espagne, dont quelques jeunes Portugais avaient posé la première pierre en mars, est d'abord un cri générationnel que nos élites politiques et économiques auraient tort d'ignorer. A commencer par les partis de gauche et les syndicats, dans lesquels bien des manifestants n'ont plus confiance.
Evidemment, cette vague de contestation transnationale est d'abord une réaction à la crise, et aux violents plans d'austérité imposés dans certains pays.
Madrid
Les moins de 30 ans ont été touchés violemment par la forte hausse du chômage depuis 2008. Dans les 34 pays de l'OCDE (les plus riches), le taux de chômage des 15-24 ans a augmenté deux fois plus vite que celui des adultes, si bien que l'organisation évoquait en 2010 le risque d'une «génération sacrifiée». Mais l'Europe du sud a particulièrement souffert. En Espagne, le chômage des moins de 25 ans dépasse 44%. C'est 39% en Grèce, 28% en Italie, 21% au Portugal (voir notre carte). En France, il concerne près d'un jeune sur quatre – beaucoup, néanmoins, font des études et ne recherchent pas immédiatement un emploi.
Selon l'OCDE, «entre 30-40 % des sortants de l'école sont (...) plus particulièrement à risque»: peu diplômés, pas qualifiés, leurs chances d'entrer un jour durablement sur le marché du travail sont très minces. Au Portugal, en Espagne, en Grèce, mais aussi en Italie et en France, le temps partiel, les contrats temporaires, ou encore les missions en free-lance (20% de l'emploi privé au Portugal), sont devenus le quotidien de bien des jeunes, «mileuristas» espagnols surdiplômés et condamnés à des petits boulots, jeunes Grecs payés 700 euros par mois...
Les plans d'austérité violents imposés en Grèce, au Portugal, en Irlande par l'Union européenne et le FMI nourrissent logiquement la rancœur – les jeunes Irlandais, eux, préfèrent s'exiler loin de leur île où plus rien ne les retient

«La France fait l'impasse sur une partie de sa jeunesse»
Mais cette contestation transnationale (d'ores et déjà bien plus mobilisatrice que bien des euro-manifestations organisées par la Confédération européenne des syndicats) n'est pas seulement une réponse à la crise.
Elle n'est pas non plus, comme on l'entend parfois, une sorte de bronca matérialiste reflétant en réalité une quête de conformisme petit-bourgeois. (D'ailleurs ceux qui font ce reproche ne voulaient-ils pas, ux aussi, à leur âge, vivre au moins aussi bien que leurs parents?)
La mobilisation des Indignés, aussi brouillonne soit-elle, est d'abord l'expression d'une colère générationnelle.

Colère contre le capitalisme, quand il conduit des États à privilégier le sauvetage des banques et non l'avenir de ses concitoyens (les plus jeunes en particulier) et désarme les politiques, transformés en pantins sans marge de manœuvre et condamnés à mener une seule et même politique.
Athènes
Colère contre des systèmes sociaux qui, dans les pays du sud de l'Europe (y compris en France), protègent beaucoup les insiders, les travailleurs ou fonctionnaires en contrat à durée indéterminée, bénéficiaires des régimes d'assurance sociale. Et rejettent à leur marge les outsiders, les pas qualifiés, les précaires, les plus jeunes, livrés à eux-mêmes ou à l'aumône de leurs parents, pour lequels il ne reste «que des miettes» de l'Etat-providence, selon le sociologue Louis Chauvel.

Colère contre des systèmes politiques craintifs et tournés sur eux-mêmes, hermétiques à la société civile et à son foisonnement. Fureur de voir que le personnel politique est si déconnecté de la société qu'il est censé représenter parce que trop vieux, trop unanimement blanc, trop issu des milieux favorisés, trop masculin.

Colère, enfin, contre des syndicats jugés trop conciliants avec le pouvoir, et obnibulés par la défense des intérêts de leur clientèle – elle aussi plutôt âgée, plutôt blanche, plutôt du secteur public.

Ces derniers jours, il était de bon ton de dénigrer le mouvement des Indignés de la Bastille sur le mode du «ça n'ira pas bien loin». L'ampleur de la mobilisation de dimanche à Paris (mais aussi dans les villes de province) nous dira si ces prédictions sont fondées. Mais même si tout s'arrêtait la semaine prochaine, la crise silencieuse d'une partie de la jeunesse française ne serait pas résolue pour autant.
Certes, le chômage des jeunes en France a relativement moins augmenté qu'ailleurs pendant la crise. Mais la France continue de faire «l'impasse sur une partie de sa jeunesse», déplore dans Les Echos Olivier Galland, sociologue au CREST-CNRS.
Pas celle des bien diplômés, qui continuent de s'en sortir, malgré de longs mois très difficiles au plus fort de la crise. Mais celle des bacheliers ou des petits diplômes, hantés par le déclassement qu'ils sont nombreux à expérimenter. Celle des périphéries urbaines, dont une partie s'est violemment rappelée au souvenir du pays en 2005, et pour laquelle rien ne change. Enfin, cette jeunesse qui ne s'exprime pas du tout, les relégués des zones périurbaines ou rurales, révoltés mais tellement silencieux que personne ne s'intéresse à eux (sauf, malheureusement, le FN, qui capitalise sur la frustration accumulée).
Paris
Particularité française, le système scolaire est si sélectif, la reproduction sociale si forte, que l'on sait en général dès 14 ou 15 ans si un adolescent s'en sortira, ou pas. Un déterminisme terrible, contraire aux promesses mille fois serinées de l'égalité républicaine, rendues vides de sens à force d'être trahies.
Et pour ceux qui ont raté le train, pas moyen de se rattraper aux branches: avec l'Espagne et le Luxembourg, la France est le seul pays de l'OCDE à n'ouvrir les minima sociaux qu'à partir de 25 ans – il y a bien un RSA jeunes, mais il est très restrictif. Notre système de formation continue est si délabré qu'il n'y a pas de deuxième chance. Pas étonnant que certains aient envie de crier. Pour eux, et aussi pour les autres.

Lire aussi
Peut-on transposer les «Indignés» d'Espagne en France?
Espagne: avec la «République des indignés»
http://www.mediapart.fr/journal/france/030611/un-mouvement-europeen-qui-se-nourrit-du-desastre-social-des-moins-de-30-ans

La question des droits de l'homme "doit être évoquée" à la réunion maroc-polisario

Par Algérie Presse Service, 8/6/2011
"Nous demandons que la question fondamentale des droits de l’homme soit évoquée lors de ces discussions, en raison de l’augmentation des violations enregistrée cette année au Sahara Occidental", a déclaré à l’APS Natalie Sharples, membre de l’Organisation Western Sahara Campaign

Cette responsable s’est félicitée qu’une résolution de Conseil de Sécurité mentionne, pour la première fois, les droits de l’homme au Sahara Occidental appelant à des mesures "indépendantes et crédibles" pour assurer le respect des droits de l’homme dans ce pays et fait référence à des procédures spéciales "en vertu des prérogatives de l’ONU en la matière", a-t-elle ajouté. La représentante de Western Sahara Campaign a fait part du "bilan catastrophique" enregistré au Maroc et au Sahara Occidental dans le domaine des droits de l’homme.

"La violence au Maroc et au Sahara occidental s’est intensifiée ces dernières semaines avec les réactions brutales des forces de sécurité à l’égard des manifestants sahraouis", a affirmé Sharples. "L’Organisation Amnesty International a publié pas moins de sept rapports au cours des trois dernières semaines pour dénoncer les atteintes aux droits de l’homme au Sahara Occidental", a ajouté cette responsable.

"Le Maroc a bien annoncé une série de réformes en réponse aux manifestants, mais cette augmentation de la violence témoigne de leur manque de volonté de mettre en oeuvre ces réformes", a-t-elle ajouté.

Elle a rappelé les récents incidents contre les Sahraouis, l’attaque de la maison de la famille de Saïd Dambar, un Sahraoui tué par les forces de sécurité marocaines en décembre et dont la famille appelle les autorités à procéder à une enquête, ainsi que la détention du journaliste Mustapha Abdaiem, "emmené vers une destination inconnue avec des craintes réelles pour sa sécurité".

Pour Western Sahara Campaign, toute solution politique au Sahara occidental doit refléter la volonté du peuple. La consolidation du statu quo n’est pas acceptable à long terme, et des progrès dans des négociations sont essentiels pour améliorer la qualité de vie du peuple du Sahara Occidental qui aspire a l’autodétermination.

"Nous tenons à souligner qu’il est vital que le Conseil de sécurité et toutes les organisations internationales donnent une priorité accrue au Sahara Occidental pour mettre fin au conflit qui dure depuis 36 ans", a conclu la responsable.
lhttp://www.algeriesoir.com/monde/070611-la-question-des-droits-de-lhomme-doit-tre-evoquee-a-la-reunion-maroc-polisario-ong.html

Les Marocains pleurent un manifestant tué. Le rapport d'autopsie reconnaît la cause du décès.



La mort d'un jeune manifestant au Maroc a encore renforcé les appels au changement. 
Par Mawassi Lahcen pour Magharebia à Casablanca – 07/6/11

A l'occasion de la dernière vague de manifestations en faveur des réformes organisées dans l'ensemble du Maroc, les manifestants se sont rassemblés le dimanche 5 juin en l'honneur de Kamal Amari, un membre du Mouvement du 20 février.
"Nous sommes tous des Kamal Amari"

Les participants marchant en tête de la manifestation portaient de grands portraits d'Amari, mort à Safi jeudi 2 juin, apparemment des suites d'une intervention policière. Les manifestants ont demandé que le policier responsable de ce décès soit puni. Contrairement aux deux semaines précédentes, les forces de sécurité ne sont pas intervenues.

Après la mort d'Amari, Safi a connu d'importantes manifestations dimanche, les participants demandant des réformes politiques, la fin de la corruption, une constitution démocratique et des élections crédibles. A Rabat, des milliers de personnes ont défilé malgré l'interdiction de la manifestation. Casablanca, Fez, Tanger, Marrakech et d'autres villes ont également connu des rassemblement similaires.


Les manifestants ont brandi des drapeaux noirs et des banderoles en signe de deuil. Certains portaient également des cercueils pour symboliser les funérailles d'Amari. D'autres scandaient des slogans demandant le procès des assassins présumés, tout en condamnant les autorités pour cet usage de la violence contre des manifestants pacifiques.


Mais les autorités locales de Safi ont toutefois démenti qu'Amari soit mort après avoir été attaqué par les forces de sécurité, affirmant que sa mort est due à une maladie des poumons, qui aurait entraîné un étouffement et un arrêt cardiaque.


Cette version officielle contredit les déclarations faites par des témoins oculaires et par des membres de la famille d'Amari, qui insistent sur le fait que le jeune homme est mort après avoir été battu par les forces de sécurité lors des manifestations pour la réforme du 29 mai à Safi.


"Sept membres des forces de sécurité ont arrêté mon frère à la fin de la manifestation et l'ont gravement frappé sur tout le corps, occasionnant plusieurs blessures, dont la plus sérieuse à la nuque", a expliqué le frère de Kamal, Abdul Nabi Amari, à Magharebia. "Par peur d'être arrêté et torturé une nouvelle fois, Kamal ne s'est pas rendu à l'hôpital Mohammed V et a préféré se faire soigner dans une clinique privée."


"Mais son état s'est détérioré et il a finalement été transféré à l'hôpital Mohammed V, où il succombé dans de grandes souffrances. La famille conserve des photos et des vidéos montrant les blessures et les traces de coups constatés sur le corps de Kamal, qui ont entraîné sa mort", a ajouté son frère.


Le Conseil national des droits de l'Homme, nommé par le Roi Mohammed VI en avril dernier, a annoncé la mise en place d'une commission d'enquête chargée de faire la lumière sur les causes du décès d'Amari.

De plus, le procureur général de Safi a désigné des experts médicaux pour pratiquer une autopsie sur le corps d'Amari pour déterminer la cause de sa mort. Selon un communiqué de presse du procureur, leur rapport a conclu que la cause du décès était "une grave pneumopathie empêchant le cerveau de recevoir de l'oxygène".Ce communiqué ajoute que la maladie des poumons "a exacerbé l'effet de coups non complexes portés à la poitrine et entraîné la mort en l'absence de traitement rapide et approprié". Après la publication de ce rapport d'autopsie, le procureur a demandé à la police judiciaire de mener une enquête.

"Le rapport d'autopsie comporte une reconnaissance explicite du fait que la cause du décès a été une attaque contre Kamal Amari, bien qu'il tente de contourner les faits en affirmant que l'insuffisance pulmunaire a exarcerbé l'incidence des coups portés à la poitrine d'Amari", a commenté Hassan Benajeh, porte-parole de l'association Justice et Charité, dont Amari était membre.

"Nous, le Mouvement du 20 février, nous avons suffisamment de preuves, de photos, de vidéos et de certificats que nous mettons à la disposition d'associations indépendantes œuvrant dans les droits de l'Homme, et qui montrent clairement l'agression contre Kamal, qui a entraîné son décès", explique Benajeh.

Ce contenu a été réalisé sous requête de Magharebia.com.
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Par Ali Fkir, 8/6/2011
Le peuple marocain, ses organisations militantes, ses valeureuses et valeureux combattant-es n'oublient jamais. JAMAIS, ceux et celles qui tombent dans le champ d'honneur.
    Écoutons l'infatigable Abdelhamid Amine qui parle au nom de l'AMDH au cours des funérailles du martyr Kamal Al Amari  et ce, le samedi 4 juin 2011 à Safi
                                     

mercredi 8 juin 2011

Maroc : Conférence de Presse du Comité « Libérez Zakaria Moumni »*

Communiqué
Par Ayad Ahram, pour le comité de soutien, Paris, 4/6/2011

Le comité « Libérez Zakaria Moumni » vous informe qu’une conférence de presse sur l’affaire du jeune champion du monde Zakaria Moumni sera donnée à Rabat le mardi 7 juin à 18h au siège de l’AMDH, Immeuble 6, appartement 1, rue Akensous, avenue Hassan II (Quartier des Orangers).
Cette conférence sera donnée en présence de :
- Mme Taline Moumni, son épouse
- Me Abderrahim Jamai, son avocat
- Mme Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH
- Mme Maria McFarland et M. Brahim Elansari, représentants de HRW

Les organes de presse et les représentants des organisations de défense des droits de l’Homme sont conviés à cette conférence de presse pour être informés de l’incarcération de Zakaria Moumni suite à un procès qui est loin d’être équitable et dont les éléments de la défense n’ont pas été garantis.
Nous rappelons qu’il a été condamné à 3 ans de prison ferme le 4 octobre 2010 pour « escroquerie ». La réalité est toute autre. On lui a fait payer son audace d’avoir réclamé ses droits comme le stipule le décret de 1967 (Dahir royal). Il a été enlevé le 27 septembre 2010 à l’aéroport de Rabat à sa descente de l’avion en provenance de Paris où il vit depuis plusieurs années avec sa femme de nationalité française. Il a été conduit discrètement, les yeux bandés, au centre de torture de Témara où il a subi les pires sévices. Sous la torture et les yeux toujours bandés, Zakaria a signé des documents qui vont le faire condamner dans un procès expéditif, tenu le jeudi 30 septembre 2010 sans avocat, ni témoins, dans une salle quasi vide.

* Composé de :
La famille Moumni, représentée par Mme Taline Moumni L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)
L’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH-Maroc) Les Amis de l’AMDH-Paris Le Forum Marocain Vérité et Justice-Section de France (FMVJ-France) L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) L’Association des Marocains en France (AMF) La Voie Démocratique (VD) Le Parti de l’Avant-garde Démocratique et Socialiste (PADS)
Le Forum pour la Solidarité et la Citoyenneté des Marocains à l’Etranger (FSCME)
Le Parti Socialiste Unifié (PSU)
AFD-France

Bonjour,
A l’initiative du comité de soutien « Libérez Zakaria Moumni », une conférence de presse a été tenue le mardi 7 juin au local de l’AMDH à Rabat en présence de Taline Moumni, l’épouse de Zakaria Moumni, de Me Abderrahim Jamai, son avocat, de Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH et de Brahim Elansari et Maria McFarland, représentants de HRW.
Ci-dessous, un article concernant cette conférence, paru dans le journal marocain Le Soir.
Vous trouverez également en pièce jointe un article sur la même affaire du magazine français Marianne.

Cordialement,
Ayad Ahram
Pour le comité de soutien qui est composé de :
La famille Moumni, représentée par Mme Taline Moumni
L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)
L’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH-Maroc)
Les Amis de l’AMDH-Paris
Le Forum Marocain Vérité et Justice-Section de France (FMVJ-France)
L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
L’Association des Marocains en France (AMF)
La Voie Démocratique (VD)
Le Parti de l’Avant-garde Démocratique et Socialiste (PADS-Fédération d’Europe)
Le Forum pour la Solidarité et la Citoyenneté des Marocains à l’Etranger (FSCME)
Le Parti Socialiste Unifié (PSU-France)
AFD-France
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Zakaria Moumni : le comité de soutien mobilisé


Par Leila Hallaoui, Le Soir, | 9/6/2011 


L’affaire Zakaria Moumni a fait l’objet d’une conférence de presse, mardi soir à Rabat, à l’initiative de son comité de soutien qui dénonce un « faux procès ».
«Il a porté le drapeau du Maroc fièrement ; il offert sa médaille de champion du monde au roi Mohammed VI. Alors, pourquoi est-il en prison ? Qu’est-ce qu’il a fait ?». Les larmes aux yeux, Taline Moumni exprime, la gorge nouée, sa douleur et son incompréhension sur ce drame qui l’a séparée de son époux Zakaria Moumni. Champion du monde de Light Contact, ce jeune sportif marocain résidant en France purge actuellement une peine de prison de trois ans au pénitencier de Romani, suite à un procès «loin d’être équitable », à en croire son comité de soutien « Libérez Zakaria Moumni ».
Le comité de soutien a tenu, mardi soir à Rabat, une conférence afin d’alerter l’opinion publique sur le cas de Zakaria Mounni.
« Un complot judiciaire »
Le comité de soutien a tenu, mardi soir à Rabat, une conférence afin d’éclairer l’opinion publique sur ce cauchemar que vivent Zakaria Moumni et sa famille. « Mon mari, je n’ai réussi à lui rendre visite qu’hier (lundi 6 juin), après huit mois passés en prison. Il est innocent, sa place n’est pas derrière les barreaux, mais sur les rings », clame son épouse. Zakaria a été reconnu coupable d’une escroquerie que son avocat Abderrahim Jamai n’hésite pas à qualifier de « complot judiciaire » rappelant que les conditions même de l’interpellation de son client en donnent la preuve éloquente. En effet, d’après le récit de son comité de soutien, Zakaria Moumni a été enlevé à son retour au Maroc le 27 septembre 2010 à l’aéroport de Rabat-Salé. Il aurait été, ensuite, conduit, les yeux bandés, au centre de Témara où il aurait été torturé avant un procès expéditif tenu le 30 septembre sans avocat ni témoins et dans une salle d’audience quasi vide. « Le juge l’a reconnu coupable d’une escroquerie contre deux hommes : l’un à Errachidia, l’autre à Salé. Ces deux plaignants auraient donné à mon client 14 000dirhams, mais ils ne se sont jamais présentés ni même leur avocat que j’ai essayé de contacter à maintes reprises, en vain », explique Me Abderrahim Jamai. Et de préciser que le parquet lui a mis les bâtons dans les roues l’empêchant même de voir son client durant ses 48 heures de garde à vue. « Le procès s’est ouvert un vendredi et dès le lundi suivant, le verdict avait été prononcé sans que je puisse défendre mon client », s’indigne l’avocat insistant sur le fait que tout le dossier de l’instruction ne contient aucun indice de culpabilité de son client: « Même les convocations qui devaient être remises aux plaignants n’y étaient pas !».
« Il est clair que Zakaria n’a pas fait l’objet d’un procès juste. Il a même été empêché d’alerter sa famille qui était présente à l’aéroport pour l’accueillir ». Brahim Elansari, représentante de HRW.
Après révision du procès en appel, la peine de prison a été réduite de six mois pour se transformer en deux ans et demi. Une autre décision qui laisse perplexe Me Abderrahim Jamai : « Les plaignants sont toujours restés anonymes, ils ne se sont même pas constitués partie civile pour qu’on leur rende au moins leur argent que mon client leur aurait escroqué », s’insurge cet avocat pour qui Zakaria est ni plus ni moins qu’une victime. 
Vendetta
Les raisons de l’emprisonnement de Zakaria remontent à 1999, année où il décroche à Malte, son titre de champion du monde. Suite à cette victoire, le champion marocain souhaite accéder au poste de conseiller sportif au sein de la Fédération marocaine conformément au décret du 9 mars 1967 (Dahir n° 1194-66). Mais sa demande n’a pas connu de suite. « Zakaria a révélé aux médias français et à la chaîne Al Jazeera sa mésaventure qui l’a poussé à se rendre à la résidence royale du château de Betz en France, en vue de rencontrer le souverain. Après son enlèvement et son interpellation au Maroc, il a subi un interrogatoire sur ses sorties médiatiques à l’étranger et au Maroc mais pas sur cette fausse escroquerie », précise la présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), Khadija Ryadi. Et d’ajouter que plusieurs lettres appelant à la libération de Zakaria Moumni ont été adressées par le comité de soutien à différentes instances du gouvernement sans succès.
Human rights watch (HRW) a également adressé une lettre au gouvernement pour alerter ce dernier sur les violations commises à l’encontre de ce sportif marocain. « Nous avons reçu une réponse qui reprend textuellement les propos du Parquet. Pourtant, il est clair que Zakaria n’a pas fait l’objet d’un procès juste. Dès son arrestation, il a même été empêché d’alerter sa famille qui était présente à l’aéroport pour l’accueillir », indique Brahim Elansari, représentant de HRW.
Pour le comité de soutien (constitué d’une douzaine de membres), Zakaria paie de sa liberté ce que certains pourraient considérer comme « un excès de zèle ». « Non ! Mon mari n’a pas eu un excès de zèle, il a juste voulu dire la vérité au roi du Maroc qu’il aime et défend sur le ring. Zakaria a demandé audience au roi, il a voulu le prévenir que plusieurs intermédiaires n’exécutaient pas ses ordres », répond Taline Moumni. Affaire à suivre…
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Après s’être rendue, lundi 6 juin, à la prison de Roummani (à 200 km de Rabat) pour rendre visite à son mari et s’enquérir de sa situation carcérale, Mme Taline Moumni a participé à la conférence de presse, tenue le mardi 7 juin au local de l’AMDH à Rabat, en présence de Khadija Ryadi (AMDH), Me Abderrahim Jamai et Brahim Elansari (HRW).
Cette conférence de presse était initiée par le comité de soutien « Libérez Zakaria Moumni » et consacrée à faire la lumière sur le dossier Zakaria Moumni, injustement condamné à trois ans de prison ferme.
Vous trouverez ci-dessous les vidéos enregistrées à cette occasion.

Pour le comité de soutien
Ayad Ahram

1ere partie : intervention Mme Khadija Ryadi Présidente de l'Association Marocaine des Droits Humais en Arabe et Mme Taline Moumni en Francais
http://www.youtube.com/watch?v=r2M8rS2Mep4

2eme partie : intervention de Me Abderrahim Jamaï, avocat de Zakaria (en Arabe)
http://www.youtube.com/watch?v=spI31x4P92w

3eme partie : suite intervention de Me Abderrahim Jamaï
http://www.youtube.com/watch?v=Op18u673fw0

4eme partie : intervention de M. Brahim Elansari Human Right Watch (en Arabe)
http://www.youtube.com/watch?v=VRKydn9LR3I

5eme partie : intervention de Mme Taline Moumni (Français)
http://www.youtube.com/watch?v=7iU_LqgN2sY

APPEL DU PEUPLE DE MARSEILLE et des BOUCHES DU RHONE
SOYEZ LES BIENVENUS CHEZ NOUS LE 18 JUIN

Nous, Peuple de Marseille et de sa région, citoyen-ne-s du monde, d'origines, de traditions et d'opinions diverses,
· Nous vivons dans une région où le combat pour les droits humains, contre le racisme,la xénophobie et les discriminations est une priorité quotidienne.
· Nous soutenons la justice et l'égalité des droits ici comme au Proche-Orient et de ce fait nous soutenons les droits imprescriptibles du peuple palestinien à vivre libre et indépendant
· Nous saluons l’extraordinaire mouvement de solidarité qui partout sur les 5 continents, en France, dans notre région a permis d’affréter une Flottille qui ira porter le soutien des peuples au peuple Palestinien enfermé dans la Bande de Gaza !

Nous invitons chaleureusement le peuple de France dans toute sa diversité à venir nous rejoindre le 18 juin 2011 à Marseille dans un immense moment de solidarité et de convivialité pour accompagner le bateau du Peuple de France lors de son départ pour rejoindre La Flottille et briser le blocus de la Bande de Gaza !

« UN BATEAU FRANÇAIS POUR GAZA »
UN ACTE SOLIDAIRE , POLITIQUE, PACIFISTE ET HUMANITAIRE
UN ACTE CITOYEN
◊ Dénoncer et briser le siège israélien de Gaza.
◊ Promouvoir le droit international et exiger son application.
◊ Répondre à la crise humanitaire que subissent un million et demi
de palestiniens de Gaza.
La campagne nationale exemplaire « Un bateau français pour Gaza » a rencontré un succès historique.
Des centaines d’initiatives ont été organisées par des dizaines de collectifs locaux pour que s’exprime la solidarité avec le peuple palestinien de Gaza.
La collecte a rapporté à ce jour 530 000 €. C’est au sein du peuple de France que s’est manifestée cette générosité avec des dons modestes mais si nombreux !
C’est au peuple de France qu’il revient de mettre à l’eau le « bateau français pour Gaza » pour qu’il puisse naviguer au sein de la « flottille de la liberté 2 »
Toutes et tous à Marseille le 18 juin !
Votre présence, accompagnée de nombreuses personnalités, honorera un Port aux traditions solidaires et pacifistes, mais aussi une cité et sa région qui, malgré les grandes difficultés économiques de leurs populations, ont contribué à hauteur de 53 000 €, soit 10% de la collecte nationale.
Pour cet évènement national, le lieu n’est pas encore défini.
Les informations vous seront communiquées par voie de presse et par les organisations dès que possible...
Mobilisation nationale historique à
MARSEILLE
le 18 juin à 14h00

Les organisations du « Collectif 13 - Un bateau français pour Gaza »
Comité d'Entreprise Cheminots PACA - Mouvement de la Paix (13– Martigues– Septèmes-Besançon-
Manosque-La Cadière d’Azur– Marseille))- CGT (UD13-UL Martigues-UL Cannes-Cheminots Arles-UNSENCheminots
Cannes-USR Aubagne– Retraités Huveaune-télécoms-Cheminots Marseille– Cheminots secteur fédéral
- USR 13-UL Aubagne- CHS Valvert - UL Timone– ERDF– Marins-UL Istres– UL Roquevaire) - Palestine 13 - Femmes
en Noir - SIDI Solidarité Internationale pour le Développement et l'Investissement - CCFD Comité Catholique
contre la Faim et pour le Développement - Alternatifs - Génération Palestine - Artistes pour la Paix - PCF
(13 - Pertuis-Miramas-La Cadière d’Azur– Port de Bouc– Roquevaire- Septémes les Vallons)- Rouge Vif - MRAP
(Vitrolles-République) - AFASPA Comed Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique
- FSU 13 - ATTAC Marseille - ASIDCOM Association de Sensibilisation, d'Information et de Défense des
Consommateurs Musulmans - Aix Solidarité - CIMADE - UJFP Union juive Française pour la Paix - Partie de
Gauche Marseille - Les Verts, Europe Ecologie PACA - LDH (13-St Maximin-Istres– Marseille-Pertuis-Aix) - Lire et
Guérir-Appel des cent Aubagne - UD CFDT– ADECR 13 – SNES (Marseille– Aix)-Femmes solidaires - Emmaüs
Pointe Rouge-PS (Section du XV°) - PS (Démocratie et socialisme)- Témoignage Chrétien– ACAT– AMFP Aubagne—
ANPNPA Association des pieds noirs progressistes et leurs amis - France Palestine Salon– Loisir Solidarité
Retraite –Kallisté– Avec le soutien de Grandir à Gaza et de Union Pacifiste.
ORGANISATIONS NATIONALES:http://www.unbateaupourgaza.fr/http://www.unbateaupourgaza.fr/

FAITES UN DON
(66% déductible des impôts)
Chèque Libellé à: « Mouvement de la paix – un bateau pour Gaza »
Adresse : 45 rue de Forbin 13002 – Marseille
Coordinateur du « Un bateau français pour Gaza - Collectif 13 »: Le Mouvement de la Paix :
tel 04 91 91 47 00 – 06 88 43 79 93
Email : 13@mvtpaix.org