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samedi 9 juillet 2011

Communiqué des anciens détenus islamistes

Etabli par le comité médiatique le 08/07/2011
Dans le cadre de la lutte continue ayant pour objet, entre autre, l’application effective de l’accord du 25 mars 2011 au terme duquel les détenus islamistes devaient être libérés progressivement par groupes dans des délais raisonnables en leur garantissant leurs droits carcéraux jusqu’au moment de leur libération, et dans un contexte de provocation continuel et des mauvais traitement exercés par la Délégation générale des prisons à l’encontre des détenus islamistes et de leurs familles et ce dans l’indifférence totale des pouvoirs publics sur la situation critique de l’état de santé des détenus islamistes grévistes depuis le 06/06/2011, le groupe commun de travail de la CADI et de la CVDDOC informe l’opinion publique de son programme pour la semaine du 11 juillet 2011 sous le thème : « liberté et dignité pour les détenus islamistes » et qui se déclinera comme suit :

lundi 11/07/2011 : sit-in local à 10 heures du matin devant la prison Bourkaiz de Fès,
Mardi 12/07/2011:sit-in national à 10 heures du matin devant la Délégation Générale des prisons + sit-in national à 15 heures devant le ministère de la justice,
jeudi 14/07/2011 : sit-in national à 10 heures du matin devant la Délégation Générale des Prisons + sit-in national à 15 heures devant le CNDH,
Vendredi 15/07/2011 : sit-in local à 10 heures du matin devant la prison de Salé.

De ce fait, le groupe commun de travail de la CADI et de la CVDDOC appelle tous les militants, les médias, les organisations de défense des droits de l’homme et toutes les ames vives de ce pays à participer massivement à ces événements pour faire entendre haut et fort la voie des opprimés.

http://www.demainonline.com/2011/07/09/communique-des-anciens-detenus-islamistes/

Le Maroc est inquiet


Par Karim Boukhari (directeur de publication de TelQuel, 8/7/2011

Nous croyions et surtout nous espérions que seul Hassan II pouvait nous faire “ça”. 
Et voilà que l’on découvre que Mohammed VI aussi.

Le Maroc est inquiet
Ne vous fiez pas à l’unanimisme trompeur des 98,5 % de Oui obtenus par la nouvelle Constitution. Ce chiffre est biaisé et il ne faut pas le prendre très au sérieux. Il ne traduit absolument pas l’inquiétude grandissante au sein de la société marocaine, toutes classes confondues. Et il n’est pas digne d’une démocratie; bien au contraire, ce chiffre est la preuve que quelque chose ne tourne pas rond dans le plus beau pays du monde.

Il suffit de regarder autour de nous pour réaliser que le soir du vendredi 1er juillet a été vécu par beaucoup de Marocains, y compris parmi les partisans sincères du Oui, comme un traumatisme collectif et une immense déception. “Ils ne vont quand même pas nous refaire ça”, pensait-on, même au plus fort d’une campagne digne d’un pays totalement arriéré. Eh bien si, “ils” ont décidé de nous faire boire le calice jusqu’à la lie. Et là, il faut bien que l’on se mette tous d’accord sur un point : en démocratie, il est tout simplement impossible d’obtenir du quasi 100 %. Cela ne s’est jamais fait à travers l’histoire. C’est absurde. Seules les dictatures sont capables de telles “performances”, et les arguments que l’on nous avance (grosso modo : si les abstentionnistes avaient voté, le résultat aurait été autre) ne changent rien au fond de l’affaire. Je le répète, démocratie et unanimisme sont incompatibles. Au Maroc, nous croyions et surtout nous espérions que seul Hassan II pouvait nous faire “ça”. Et voilà que l’on découvre que Mohammed VI aussi.

Maintenant, à bien y regarder, on peut considérer que ce n’est pas un référendum constitutionnel que le Maroc vient de vivre, mais bien une sorte de “présidentielle”. Le chef de l’Etat, qui n’est pas élu, a sauté sur l’occasion du référendum pour s’adjuger un plébiscite populaire quasi programmé, une Bey’a bis mais cette fois par voie électorale. En avait-il besoin ? Peut-être que oui, et peut-être que non. L’avenir nous le dira.

Ce qui est sûr, c’est que le chef de l’Etat a choisi de faire monter sa cote personnelle (en invitant les Marocains à dire Oui et en autorisant l’appareil administratif à mener la campagne que vous savez), là où il aurait pu faire gagner la démocratie s’il avait joué la carte de la neutralité.

Sur un autre plan, le fait que le chef de l’Etat ait décidé de transformer une consultation référendaire en “présidentielle” est bien la preuve que les événements vécus par le Maroc tout au long de ces derniers mois, et notamment la pression montant de la rue, l’ont secoué. Tous ceux qui ont eu des apartés avec des dignitaires du régime savent que le Pouvoir a tremblé, pour ne pas dire qu’il a flotté, avant de trouver la parade avec cette Constitution, prétexte à un plébiscite royal.

Vu sous cet angle, on comprend un peu mieux que le “référendum” ait débouché sur ce score surréaliste de 98,5 %. Alors soit. Mais cela change-t-il quelque chose au problème marocain ? Je ne le crois pas.

Si le roi a consolidé son trône et réaffirmé sa légitimité, en un mot si le roi a “gagné”, il a entraîné dans son élan tout le système makhzénien, qui a montré qu’il avait de beaux restes. En face, la démocratie n’a absolument rien gagné et le Maroc est plus inquiet que jamais. Nous sommes donc toujours logés à la même enseigne.

Je retiens pour ma part deux seuls motifs d’espoir, dont le premier me semble irréversible : les jeunes, grâce au Mouvement du 20 février, sont désormais politisés et plus rien ne se passera sans eux. Contrairement à ce que prétend la propagande officielle, ces jeunes continueront de mûrir et de gagner en muscle, et je ne les vois pas baisser les bras, bien au contraire. Le deuxième motif d’espoir s’appelle la liberté d’expression qui a gagné de la marge, même si les voix libres et indépendantes restent noyées au milieu des propagandistes et des béni-oui-oui. Cette liberté d’expression nouvelle, et relative, est-elle irréversible ? Je l’espère, nous l’espérons, mais il va falloir batailler dur pour la rendre réellement irréversible.

« Si le pouvoir marocain veut l’apaisement, voici les slogans du 20 février

Par Larbi9/7/2011

Pour ceux qui n’ont jamais été dans une manifestation #feb20, voici un tour d'horizon des slogans du mouvement. 
Vous allez voir, c'est sympa. 

Les fondamentaux
Cette série de slogans ouvrent généralement les manifestations. Il s’agit d’un échauffement sous forme de rappel des principales revendications du mouvement 20 février qui depuis le début de la contestation n’ont pas changé puisqu’ils sont restées sans réponses.
Les masses disent
Que la seule solution entre toutes
C’est de faire tomber le gouvernement,
dissoudre le parlement,
Changer la constitution,
Libérer la justice,
Libérer les médias
Écoute la voix du peuple
Écoute la voix des fils de ce peuple
Écoute la voix des filles de ce peuple
Que le Makhzen s’en aille
Et que le Maroc reste une terre libre

le roi
Relativement épargné par les manifestants, le roi Mohammed VI est rarement évoqué directement par son titre et son nom. Il l’est par contre indirectement via son entourage ou à travers ses larges prérogatives. Deux exemples pour illustrer cela.

Le premier exemple est apparu la première fois à Tanger puis a été largement repris dans les autres villes du Maroc. Il consiste à tourner en dérision les larges et indélimitables prérogatives du roi du Maroc et surtout la façon dont ses actions sont représentées : il s’agirait de généreuses offrandes de la part du roi à son cher peuple.

La réforme constitutionnelle … est une offrande royale
le conseil des ministres … est une offrande royale
la désignation du gouvernement … est une offrande royale
Celle des commissions … est une offrande royale
Celle des Cheikhs des confréries … est une offrande royale
Les donations et les aumônes … est une offrande royale
Le protocole et la chancellerie … est une offrande royale
Le limogeage et la nomination … est une offrande royale
Le bien-être et la vie … est une offrande royale
La prière de la pluie … est une offrande royale
Et la prière des calamités … est une offrande royale
L’inauguration des hôpitaux … est une offrande royale
Et celle des routes et des aéroports … est une offrande royale
Et même la maison de l’Etudiant … est une offrande royale
La réalisation des revendications … est une offrande royale
Et la Guérison du cancer … est une offrande royale
Le nettoyage des plages … est une offrande royale
Et le pardon des pêcheurs … est une offrande royale

Le deuxième exemple je l’ai entendu la première fois dans une manif à Marrakech, La veille de la visite du roi à la ville, avant de l’entendre dans d’autres villes. Toujours sans viser directement le roi, le slogan s’attaque aux pratiques de sacralités des courtisans et à l’enjolivement des villes à chaque visite royale.

Il arrive, il arrive … réparez lui les routes
Il arrive, il arrive … déroulez lui les tapis
Il arrive, il arrive … faites-lui planter des arbres
Il arrive, il arrive … préparez lui les drapeaux
Il arrive, il arrive … préparez lui les drapeaux
Il arrive, il arrive … à genoux devant lui
Il arrive, il arrive … faites lui le baisemain

L’injustice sociale
Il existe diverses manières de dénoncer les injustices sociales, dans les manifs les slogans sont toujours aussi variés et inspirés.
La manière la plus répondue c’est dénoncer l’injustice sociale en opposant la misère du peuple aux privilèges accordés des proches du pouvoir. Fouad Ali EL HIMMA (ami du roi et créateur du parti du palais) et Mounir El Majdidi (secrétaire particulier du roi et homme d’affaires) sont érigés en symboles de cette classe privilégiée.

Vos enfants, vous les avez éduqués
Et les enfants du peuple vous les avez expulsés
Vos enfants, vous les avez nourris
Et les enfants du peuple vous les avez affamés
Vos enfants, vous les avez employés
Et les enfants du peuple vous les avez poussés à l’immigration
Mais les enfants du peuple se sont réveillés
les enfants du peuple ne sont plus dupes
les enfants du peuple vous crient :
Ceci est le Maroc et c’est notre pays
Et que El Himma comprends de lui-même ce qu’il lui reste à faire
Ceci est le Maroc et c’est notre pays
Et que Majidi comprends de lui-même ce qu’il lui reste à faire
Ceci est le Maroc et c’est notre pays

Souvent les revendications sociales sont exprimées en mots simples des simples gens 

Pourquoi sommes-nous ici et pourquoi nous protestons ?
Parce que le coût de la vie nous est trop cher
Pourquoi sommes-nous ici et pourquoi nous protestons ?
Parce que la facture de l’eau et de l’électricité est trop chère
Pourquoi sommes-nous ici et pourquoi nous protestons ?
Parce que nous voulons le changement
Pourquoi sommes-nous ici et pourquoi nous protestons ?
Parce que le coût de la vie nous est trop cher

Parfois c’est encore plus percutant en argot casaoui, simple et direct

Es-tu barge, pour oser me prendre mes droits ?
Es-tu barge, pour oser me demander ma voix ?
Es-tu barge, pour penser que je puisse te donner ma voix ?
Nous arrivons ô voleurs
Nous arrivons ô ministres, ô voleurs

Mamfakinch
Une constante, surtout ces derniers jours. Ça se fait en trois temps.
Premier temps, les manifestants sont des Marocains et fiers de l’être, n’en déplaise à leurs contradicteurs :

Je suis Marocain moi
Par affiliation et par identité
Je suis Marocain moi
Par affiliation et par identité

Deuxième temps, rappelez au pouvoir que la donne a changé et que les manifestants n’ont plus peur de la répression

O makhzen tu te trompes,
nous n’avons plus peur de tes matraques

Troisième temps, lui dire que Mamfakinch, nous ne lâcherons pas , nous ne céderons pas !

Nous ne céderons pas, nous ne céderons pas !
Et avec le régime nous ne réconcilierons pas
Nous ne céderons pas, nous ne céderons pas !
Et avec le régime nous ne réconcilierons pas

Bonus
Parfois, malgré la gravité de la situation il y a des moments de grâce comme celui-là :

Pour écouter les slogans :
http://www.larbi.org/post/2011/07/Les-slogans-20f%C3%A9vrier?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+larbi+%28Comme+une+bouteille+jet%C3%A9e+%C3%A0+la+mer!%29

vendredi 8 juillet 2011

Khouribga : Si tu votes oui tu auras un emploi...

Khouribga : affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre
 Par lakome.com, 7/7/2011

Des émeutes ont éclaté à Khouribga depuis le mercredi 6 juillet avec des affrontements violents entre les forces de l’ordre et les manifestants revendiquant un travail à l’OCP.
Contacté par Lakome, des acteurs associatifs disent que les autorités ont arrêté 30 manifestants. Selon les mêmes sources, 9 d’entre eux seront traduit en justice. Les émeutes ont également fait des blessés des deux côtés.
Les affrontements les plus violents auraient eu lieu, selon des témoins sur place, à Hattane, un village dans les environs de Khouribga. Les manifestants y ont attaqué un centre appartenant à l’OCP. Les forces de l’ordre sont intervenues avec les matraques et les bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants. Des hélicoptères appartenant à la gendarmerie ont survolé la localité sans intervenir.

Que le début

Toujours selon les mêmes sources, les protestations ont gagné aussi le village de Boujeniba après que des manifestants aient attaqué des installations et des administrations appartenant à l’OCP.

Nombre d'observateurs locaux assurent que les protestations à Khouribga, qui connaît une présence policière massive, pourraient connaître plus de violence. Les manifestants continuant d'affluer.

Promesses non tenues?

Les causes de ces émeutes trouvent leur origine dans les promesses faites par la direction de l’OCP à ses employés selon lesquels leurs familles auraient la priorité dans l’embauche. Dans les deux jours qui ont précédé, la direction de l’OCP avait annoncé 8 000 postes à pourvoir sur le plan national. La direction a reçu à cet effet 36 000 demandes d’emploi. L’annonce des 3 000 postes alloués à la région de Khouribga et ses régions a déclenché l'ire de ceux dont la candidature n'a pas été retenue.

Selon des sources locales, le mécontentement des manifestants est aussi consécutif à la campagne référendaire. Les autorités de la ville auraient promis de l'emploi à tout ceux qui voteraient "oui" durant le référendum

http://fr.lakome.com/politique/42-actualites-politique/524-khouribga-affrontements-entre-les-manifestants-et-les-forces-de-lordre-.html

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Khouribga, la capitale minière, en lutte

Par Ali Fkir, 8/7/2011


En résumé (la couverture complète sera assurée par le Journal ANNAHJ ADDIMOCRATI):

- Depuis quelques années les enfants des anciens mineurs de Khouribga, les chômeurs de la région, les ouvriers victimes de licenciement arbitraire, les ouvriers qui travaillent dans le cadre de CDD (par l’intermédiaire des sociétés créées par d'anciens cadres de l'OCP, et qui bafouent les droits fondamentaux des salariés)....toutes ces couches sociales revendiquent leurs droits les plus élémentaire: droit au travail... luttent contre la précarité , contre le licenciement abusif...

- Avec le mouvement du 20 février, l'Etat a poussé son rejeton (l'OCP) à réintégrer les 850 ouvriers de SMESI qui avaient mené une bataille (de plus de 20 mois) sans précédente pour leurs légitimes droits.

- De même, on  promit à tous les protestataires le paradis terrestre, ce qui n'empêche pas l'Etat de coffrer 15 personnes (dont 11 ouvriers) suite aux émeutes de ces derniers mois dont la responsabilité incombe entièrement aux services locaux de l'Etat et de l'OCP.

- Des listes ont été ouvertes pour les personnes à la recherche du travail.

- On demande aux gens de patienter et attendre la fin de " l'opération constitutionnelle". L'administration à d'autres chats à fouetter!

- A la veille du "référendum" du 1er juillet, on demande aux gens d'aller voter OUI, condition incontournable pour bénéficier d'un poste de travail.

- Le lundi 4 juillet (3 jours après le référendum) des listes de bénéficiaires apparurent: le nombre est insignifiant (par rapport au nombre de candidats), les "bénéficiaires" sont choisis selon des critères de clientélisme, corruption, politique, connaissances...

L'Etat et l'OCP ont allumé l’étincelle qui mit immédiatement le feu à la poudre: les premières manifestations ont vu le jour à Khouribga, puis s'étendirent à Boujniba, Hattane et autres centres miniers de la province
Des dizaines d'arrestation, des blessés, des dégâts...Des hélicoptères seraient même intervenues pour disperser les manifestants...
Le jeudi 7 juillet, la région connait toujours des manifestations.
12 personnes ont été présentées au tribunal dont 8 à la cours d'appel.



La solidarité avec les victimes des politiques de l'Etat nous interpelle!
La solidarité avec les détenus nous interpelle!

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Maroc : Plus d'une centaine de blessés lors d'affrontements à Khouribga
Par Ghita Ismaili, Yabiladi, 8/7/2011
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De nouveaux incidents sont signalés à Khouribga. De violentes confrontations ont eu lieu entre des manifestants demandant à être employés à l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) et les forces de l’ordre. Résultat : plus d’une centaine de blessés et de nombreux dégâts matériels selon un responsable de l’AMDH. 

Après les incidents survenus en mars dernier, de nouvelles manifestations ont eu lieu cette semaine à Khouribga, pour réclamer des emplois à l’Office Chérifien des Phosphates (OCP).  Des manifestations qui ont débordées : Depuis lundi soir, la ville est témoin de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les chomeurs-manifestants de la région. « Des violences ont été signalées mardi et mercredi dans les villages voisins de Khouribga, à Boujniba et Hattane notamment, où les éléments des forces de l’ordre ont dû intervenir pour disperser les manifestations. Deux hélicoptères survolaient aussi le village mais sans intervenir », nous informe Assal Hajaj, président la section Khouribga, de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH), joint par téléphone.

Les confrontations ont causé jusque là « plus d’une centaine de blessés dans les deux rangs », nous indique la même source avant d'ajouter que « prés de 30 personnes ont été arrêtées. Elles sont soupçonnées d’avoir participé à des actes de vandalisme ». 13 personnes d’entre elles ont été présentées hier, jeudi 7 juillet, devant la justice. Les autres devraient comparaitre aujourd’hui, estime le responsable de l’AMDH.

Pour rappel, il y avait déjà eu de violents affrontements en mars dernier à Khouribga. La police avait procédé au démantèlement de plusieurs campements de chômeurs qui réclamaient d’être embauchés à l’OCP. Le bilan officiel avait fait état de 120 blessés dont 112 éléments des forces de l’ordre. A l’origine des protestations d’aujourd’hui, des promesses d’embauche qui n’auraient pas été parfaitement respectées par le groupe chérifien.

36 000 demandes d’emploi de Khouribga, pour 5800 postes promis au niveau national
Dans un communiqué rendu public en mai dernier,  le groupe informe de la mise en place d’« un important plan de redynamisation des régions sur lesquelles il opère ». Baptisé OCP Skills, « ce plan concerne 5800 nouveaux emplois pour les besoins industriels et de service au niveau des sites OCP, dans tous les métiers et tous les niveaux. Les recrues seront retenues en toute transparence selon des critères rigoureux. Parmi les nouvelles recrues, une attention particulière sera accordée aux candidats ayant une proximité avec l’OCP, soit en qualité d’enfants de retraités, soit en tant qu’habitants de zones riveraines de ses installations », pouvait-on lire sur le communiqué.
Sur les 5800 promesses d’embauche, l’OCP n’aurait réservé que 2800 pour les habitants de Khouribga et ses environs. Ce quota n’aurait pas satisfait ces derniers qui ont été prés de 36 000 à envoyer leurs candidatures à l’OCP. D’autant plus que « certaines familles ont reçu 3 convocations alors que d’autres n’ont rien vu venir », explique Assal Hajaj.

Le CNDH suit le dossier
Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), qui avait effectué une enquête suite aux violences du mois de mars, n’a pas encore diffusé les résultats de celle-ci. Contacté par téléphone, Mohamed Sebbar, secrétaire général du CNDH  nous a assuré que son organisation suit de très prés les événements actuels de Khouribga : « Les nouveaux éléments récoltés vont être inclus à notre enquête. Les résultats du rapport vont être publiés avant la fin du mois ».
http://www.yabiladi.com/articles/details/6109/maroc-plus-d-une-centaine-blesses.html