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samedi 24 septembre 2011

Honneur aux femmes dans les révolutions en Afrique du Nord et au Moyen Orient


Le collectif *« Solidarité avec les femmes dans les révolutions arabes » organise à Lyon (69) 5 jours de débats, de rencontres, de projections et d’expositions sur le vent de liberté qui a soufflé sur l’Afrique du Nord et le Moyen Orient. Plusieurs militantes marocaines telles Zineb El Rhazoui et Souad Guennoun sont invitées à y participer.

Un très beau programme qui s’étalera du 26 au 30 septembre. 

Zoom sur…
Les invitées
Elles viennent de Syrie, d’Irak, de Tunisie, d’Egypte, d’Algérie, du Maroc, de Libye, de Palestine, d’Israël…
Elles s’engagent (certaines au péril de leur vie, et de leur intégrité physique) pour installer durablement la démocratie dans leur pays. Elles revendiquent l’égalité des sexes, et comme tout citoyen,elles réclament la liberté d’expression, une justice indépendante, le droit syndical, le droit d’association...
Elles sont blogueuses, avocates, artistes, journalistes, syndicalistes, féministes, romancières, étudiantes…

Les organisatrices
Le Collectif Solidarité avec les femmes dans les révolutions arabes est né à Lyon au printemps 2011,à l’initiative du Planning Familial du Rhône. Il regroupe des associations féministes et féminines ainsi que des organisations culturelles, constitué en toute solidarité pour faire écho à leurs revendications et à leurs aspirations.

Les lieux
Le 26 septembre : Les nouveaux modes d’expression et de mobilisation
À la Salle Edith Piaf à Vaux-en-Velin, rue du Meboud (centre ville, à l’angle de l’avenue Gabriel Péri)
Le 27 septembre : Les mobilisations sociales contre la mondialisation libérale
Au Palais du Travail à Villeurbanne, Place Lazare-Goujon
Le 28 septembre : Les combats pour l’indépendance de la justice
À la Bourse du Travail, Salle du Congrès, Lyon 3ème, Place Guichard
Le 29 septembre : Les luttes pour les droits des femmes et pour l’égalité
À l’Espace Citoyen, Lyon 8ème, 12 avenue Jean Mermoz
Le 30 septembre : Les artistes dans l’engagement politique et social
À la Maison des Passages, Lyon 5ème, 44 rue Saint-Georges

Toutes les manifestations, sauf les projections de films, sont en entrée libre dans la limite des places disponibles. Les débats ont lieu de 19 h à 21h30.

Les remerciements
ATTAC, Barreau de Lyon, Europe Ecologie Les Verts, Gauche Alter, Gauche Unitaire, Ligue des droits de l’Homme, Nouveau Parti Anticapitalise, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti Socialiste, Solidaire et Sud-Education

Coordination
Najia Dridi : coordmfpf69@cegetel.net
Presse et communication
Marie-Martine Chambard
06 81 75 12 38
Françoise Kayser
06 07 11 09 92
GRAPHISME : Antoine DESNOYERS : 06 65 65 56 22

* Membres du Collectif :
Planning Familial, Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDDF), Collectif Rhône-Alpes pour la Liberté et la Démocratie en Tunisie (CORALDT)), Espace Projets Inter-associatifs de Vaulx-en-Velin (EPI), Femmes Contre les Intégrismes (FCI), Femmes Informations Juridiques Internationales en Rhône-Alpes (FIJIRA), Femmes Solidaires, Maison des Passages, Marche Mondiale des Femmes Rhône-Alpes, Solidarité avec l’Egypte – TAHRIR, Osez le féminisme, le Syndicat des Avocats de France (SAF)

Avec Guéant, 200 jours de campagne électorale pour donner la nausée

Communiqué LDH

Par la Ligue des Droits de l'Homme, Paris, le 16 septembre 2011
De déclarations en petites phrases, de projets en promesses, c'est l'évidence : le gouvernement entend mobiliser de grandes peurs,

xénophobes et sécuritaires pour scander les campagnes électorales à venir, et pour préparer des alliances aussi dangereuses que nauséeuses. Face aux crises montantes, face aux oukases des agences de notation et des « marchés », il a choisi ses cibles et ne cesse depuis la rentrée de les désigner à une vindicte populaire supposée réceptive. Après avoir qualifié les heureux « bénéficiaires » du RSA de fraudeurs, agité la perspective d’un énième fichier pour traquer les supposés fraudeurs à l’assurance maladie, il justifie l’espionnage illégal d’un journaliste par un service de police et indique que la « communauté comorienne de Marseille » est facteur de délinquance, rien de moins ! Adossé à sa politique du chiffre, il réquisitionne en dehors de tout cadre légal un tramway parisien pour « éloigner » des familles roms et place – toujours illégalement – des enfants en rétention. Car un enfant expulsé, c’est une unité de plus dans la statistique…

Pour faire bonne mesure, il exhume une proposition rancie d’encadrement des jeunes délinquants par des militaires à la retraite et promet trente mille places supplémentaires de prison. Trente mille places qui seront, n’en doutons pas, immédiatement occupées, venant alimenter l’état structurel de surpopulation carcérale.

Ces gesticulations et cette hyper agitation, dont Claude Guéant assure la mise en scène afin de laisser Nicolas Sarkozy peaufiner une image censée être présentable de candidat à la présidentielle, est le signe d'une certaine impuissance. Mais elle est extrêmement inquiétante. La réactivation des thèmes xénophobes, la chasse aux pauvres ont bien évidemment à voir avec la promesse d’une austérité renforcée et présentée comme seule solution à la crise financière. Cette politique de boucs émissaires, qui vise à opposer les « étrangers » aux Français, les « vrais français » à d’autres qui le seraient moins, les « fraudeurs » aux « bons pauvres », les jeunes aux moins jeunes, se déploie sur un fond d’affaires qui ne cessent de surgir et resurgir, alimentant un dégoût de la chose publique et de l’investissement citoyen… Tout cela confirme s’il en était besoin, le lien étroit entre droits civils et sociaux, entre agressions sociales et reculs des droits, des libertés.

Cette situation peut conduire au pire. Elle implique qu’on lui oppose la perspective d’une société de solidarité, solidement campée sur le principe d’égalité républicaine. C’est pourquoi la LDH entend redoubler d’efforts dans les jours à venir pour porter à la connaissance du plus grand nombre les propositions portées par le « Pacte pour les droits et la citoyenneté » dont elle est signataire avec quarante-neuf autres organisations associatives et syndicales. Il s’agit bien, face à la montée des agressions et des périls, face à l’organisation de la déliquescence démocratique, d’opposer la force d’un ensemble de propositions crédibles, tangibles, dessinant les valeurs d’une autre société, égale, solidaire et, sur ces bases, d’engager le débat avec les forces politiques et leurs candidats, avec l’opinion publique.

Actions ACAT et ASDHOM pour le respect de la décision du Comité contre la torture concernant Djamel Ktiti.

Par l'ACAT, 23/9/2011 

Risque d'extradition dangereuse
Intervenir avant le 30 septembre
Situation
Dans un courrier envoyé au Comité contre la torture le 9 septembre 2011, le Maroc a annoncé son intention de ne pas respecter la première décision rendue par le Comité à l'encontre du royaume chérifien depuis que ce dernier a reconnu la compétence du Comité pour examiner les plaintes déposées contre lui par des individus victimes de torture ou exposés à un risque de torture.
Le Maroc a ainsi décidé d'extrader vers l'Algérie Djamel Ktiti, ressortissant français, arrêté à Tanger par la police marocaine, le 14 août 2009, sur la base d'un mandat d'arrêt international lancé par la justice algérienne, le 19 avril 2009.
Le 7 octobre 2009, la Cour suprême marocaine avait rendu un arrêt autorisant l'extradition de M. Ktiti vers l'Algérie, arrêt confirmé en appel six mois plus tard.
D'après les informations obtenues par l'ACAT-France, au moins l'un des autres prévenus poursuivis dans cette affaire a été soumis à plusieurs formes de tortures et de mauvais traitements pendant sa garde à vue en Algérie. C'est pourquoi en avril 2010, l'ACAT-France a saisi le Comité contre la torture des Nations unies pour que ce dernier demande aux autorités marocaines de ne pas extrader M. Ktiti en raison du risque sérieux de torture qu'il encourt en Algérie.

Le 26 mai 2011, après plus d'un an de procédure, le Comité contre la torture a rendu une décision définitive dans laquelle il reconnaît le risque de torture encouru par Djamel Ktiti en cas d'extradition vers l'Algérie et conclut que le Maroc violerait l'article 3 de la Convention contre la torture si le requérant était extradé vers l'Algérie. Le Comité ajoute que M. Ktiti étant en détention depuis 21 mois, alors qu'aucune charge ne semble peser à son encontre au Maroc, le Maroc est tenu de le libérer ou de le juger si des charges étaient portées contre lui.

Malgré la décision explicite du Comité et en violation de la Convention contre la torture, le Maroc déclare aujourd'hui vouloir procéder à l'extradition de Djamel Ktiti. Au-delà du risque de torture encouru par le détenu, l'extradition de ce dernier vers l'Algérie serait d'autant plus grave que, ce faisant, le Maroc affirmerait son mépris pour ses engagements internationaux en matière de droits de l'homme.

Nous vous appelons à intervenir immédiatement auprès des autorités marocaines pour les inciter à affirmer leur respect des droits de l'homme en mettant en œuvre la décision du Comité contre la torture concernant Djamel Ktiti.

Rappel des faits
Le 14 août 2009, Djamel Ktiti, ressortissant français, a été arrêté à Tanger par la police marocaine, à la demande d'Interpol, en application d'un mandat d'arrêt international lancé par la justice algérienne, le 19 avril 2009. Suite à son arrestation, M. Ktiti a été placé en garde à vue jusqu'au 15 août 2009, puis déféré devant le Procureur du Roi du tribunal de première instance de Tanger qui l'a informé du motif de son arrestation, à savoir la publication, par l'Algérie, du mandat d'arrêt international.
Le 7 octobre 2009, la Cour suprême marocaine a rendu l'arrêt n°913/1, autorisant l'extradition de M. Ktiti vers l'Algérie. La Cour a confirmé cette décision, le 7 avril 2010, suite à l'appel interjeté par l'avocat de M. Ktiti.
D'après les informations recueillies par le consulat de France en Algérie, auprès du ministère de la Justice algérien, un tribunal algérien a jugé M. Ktiti par contumace et l'a condamné, le 28 janvier 2010, à la réclusion criminelle à perpétuité pour trafic de drogue, sur la base des aveux obtenus sous la torture d'un de ses complices présumés.
D'après les informations communiquées à l'ACAT-France, au moins l'un des autres prévenus poursuivis dans cette affaire a été soumis à plusieurs formes de torture et de mauvais traitements pendant sa garde à vue en Algérie. L'ACAT-France et la famille de M. Ktiti craignent que ce dernier soit, lui aussi, torturé en cas d'extradition vers l'Algérie. C'est pourquoi nous avons saisi le Comité contre la torture des Nations unies qui a pris, le 19 avril 2010, une mesure provisoire de protection enjoignant aux autorités marocaines de surseoir à l'extradition de M. Ktiti en attendant que le Comité ait examiné le dossier.
Le Maroc a ainsi sursis à l'extradition et le Comité a rendu sa décision définitive le 26 mai 2011. Le Comité n'ayant pas de pouvoir de police, il doit s'en remettre à la bonne volonté des États pour la mise en œuvre de ses décisions. Bien plus que le Maroc, c'est avant tout l'Algérie qui est montrée du doigt dans cette décision, en raison de ses pratiques tortionnaires. Ce faisant, le Comité confirme une jurisprudence établie qui place la préservation de l'intégrité physique et psychologique de l'individu au-dessus de toute obligation qui pourrait lui incomber, comme celle de comparaître en justice. Ce type de décision a une vertu pédagogique qui vise à faire comprendre aux États que la justice est un principe indivisible qui oblige autant les dirigeants que les citoyens, la police que les détenus.

Vous pouvez retrouver l'appel urgent à l'adresse suivante :

Agir
Vous pouvez télécharger la lettre à l'adresse suivante :

Vous pouvez envoyer la lettre ci-jointe (et ci-dessous) au Roi du Maroc :

Sa Majesté le Roi Mohammed VI Ibn Al Hassan
Roi du Maroc
Palais Royal
Rabat
MAROC
Fax : 212 537 76 85 15

Adressez une copie de votre lettre :
- au ministre marocain de la Justice (timbrée à 0,87 €) :
M. Mohamed Taib Naciri
Ministère de la Justice
Place Mamounia
Rabat
MAROC
Fax : 00212.537.72.37.10 / 212 537 73 47 25
- à l'Ambassade du Maroc en France :
5 Rue Le Tasse - 75116 Paris
Fax : 01 45 20 22 58 / e-mail : info@amb-maroc.fr
********************

Sa Majesté le Roi Mohammed VI Ibn Al Hassan
Roi du Maroc
Palais Royal
Rabat
MAROC
 
Majesté,

Sur la base d’informations communiquées par l’ACAT-France, je souhaite attirer votre attention sur la situation de Djamel Ktiti, ressortissant français détenu à la prison de Salé depuis son arrestation, le 14 août 2009, sur la base d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice algérienne.
D’après les informations recueillies par l’ACAT-France, au moins l’un des autres prévenus poursuivis dans la même affaire que M. Ktiti a été torturé pendant sa garde à vue en Algérie. C’est pourquoi en avril 2010, l’ACAT-France a saisi le Comité contre la torture des Nations unies. Le 26 mai 2011, ce dernier a rendu une décision définitive dans laquelle il conclut que le Maroc violerait l’article 3 de la Convention contre la torture si le requérant était extradé vers l’Algérie. Le Comité ajoute que M. Ktiti doit être libéré si aucune charge n’est portée contre lui au Maroc.
Dans un courrier envoyé au Comité contre la torture le 9 septembre 2011, le Maroc a annoncé son intention de ne pas respecter la décision du Comité et de procéder à l’extradition de Djamel Ktiti. Une telle extradition constituerait une violation grave des engagements internationaux du Maroc en matière de droits de l’homme.

Jusqu’à présent, les autorités marocaines ont respecté leurs engagements vis-à-vis du Comité contre la torture en acceptant de surseoir à l’extradition de Djamel Ktiti. Je vous demanderais de bien vouloir à présent mettre en œuvre les recommandations formulées dans la décision du Comité en :
·        annulant la décision d’extradition de M. Ktiti vers l’Algérie ;
·        libérant M. Ktiti, détenu depuis plus de deux ans, dans la mesure où il ne fait l’objet d’aucune poursuite au Maroc.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Majesté, l’expression de mes salutations distinguées.
******************************************************
Action ASDHOM : Lettre ouverte au ministre marocain de la Justice à propos de Djamel Ktiti qui risque d'être extradé par le Maroc vers l'Algérie
                    
ASDHOM
Adresse postale : 79, rue des Suisses 92000 Nanterre

Monsieur Mohamed Taib Naciri
                                                                              Ministre de la Justice
                                                                              Place Mamounia
                                                                              Rabat    MAROC


 Monsieur le Ministre,

Alertée par l’ACAT-France, l’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) vous fait part de sa préoccupation quant à la situation de M. Djamel Ktiti, ressortissant français détenu à la prison de Salé depuis son arrestation, le 14 août 2009, suite à un mandat d’arrêt international lancé par la justice algérienne.
D’après les informations recueillies par l’ACAT-France, au moins un des prévenus poursuivis dans la même affaire que M. Ktiti a été torturé pendant sa garde à vue en Algérie. C’est pourquoi en avril 2010, l’ACAT-France a saisi le Comité contre la torture des Nations Unies. Le 26 mai 2011, ce dernier a rendu une décision définitive dans laquelle il conclut que le Maroc violerait l’article 3 de la Convention contre la torture si M. Ktiti venait à être extradé vers l’Algérie. Le Comité ajoute que M. Ktiti doit être libéré si aucune charge n’était portée contre lui au Maroc.
Dans un courrier envoyé au Comité contre la torture le 9 septembre 2011, le Maroc a annoncé son intention de ne pas respecter la décision du Comité et de procéder à l’extradition de M. Djamel Ktiti. Une telle extradition constituerait une violation grave des engagements internationaux du Maroc en matière de droits de l’Homme et précisément de l’article 3 de la Convention contre la torture qui stipule qu’ « aucun État partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera une personne vers un autre État où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture. »

Nous nous permettons de vous rappeler, Monsieur le ministre, que le Maroc est non seulement partie à la Convention contre la torture, adoptée le 10 décembre 1984 et entrée en vigueur le 26 juin 1987, mais il est également représenté à titre individuel au Comité contre la torture par Mme Essadia Belmir qui occupe le poste de vice-présidente depuis le 26 avril 2010.   

Les autorités marocaines ont, jusqu’à présent, accepté de surseoir à l’extradition de M. Djamel Ktiti. L’ASDHOM vous demande de bien vouloir à présent mettre en œuvre les recommandations formulées par le Comité en :
·         annulant la décision d’extradition de M. Ktiti vers l’Algérie ;
·         libérant M. Ktiti, détenu depuis plus de deux ans, dans la mesure où il ne fait l’objet d’aucune poursuite au Maroc.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

Paris, le 23 septembre 2011
Bureau Exécutif de l’ASDHOM

vendredi 23 septembre 2011

Heureuse issue pour les trois militants de l'AMDH bloqués à l'aéroport d'Orly !

Par Ayad Ahram, s.g.de l'ASDHOM, 20/9/2011

L’ASDHOM vient d’être alertée que Yousef Raissouni, Faissal Ouchen et Mohamed Essabr, tous membres de l’AMDH sont bloqués à l’aéroport d’Orly et empêchés d’embarquer à bord du vol de la compagnie Jet4you. La raison invoquée est « une virgule » qui a apparemment sauté du nom d’Essabr. Trop bête.


Je rappelle que ces trois militants étaient à Paris pour représenter l’AMDH à la fête de l’Humanité.

L’ASDHOM a pris contact avec la compagnie pour l’interpeller et vous demande de faire de même ou d’intervenir directement à l’aéroport d’Orly pour débloquer la situation. Voici les numéros de téléphones à utiliser.

France 0899 190 043 Maroc 00 33 890 404 404

Je demande aux organisations qui ont la possibilité d’intervenir de le faire sans plus attendre. Les trois militants entament un sit-in de protestation devant le comptoir de la compagnie à Orly.

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dernière minute, 24/9/2011
Les trois membres de l’AMDH ont pu regagner le Maroc le lendemain après que Jet4you leur ait offert trois billets. Voici l’échange que j’ai eu avec une représentante de la compagnie. L’affaire est close.
Ayad Ahram

Bonjour Mme Castillo,

Je tiens à préciser qu’en ce qui concerne l’ASDHOM, nous n’avons à aucun moment voulu donner un caractère politique à cette affaire. Comme je vous l’avais dit, nous n’avons réagi qu’après avoir eu votre collègue au téléphone (0899190043) qui, au lieu de me tenir le même discours que vous concernant le geste commercial, il a coupé court à toute discussion en disant qu’il était trop tard, que l’avion était déjà parti et qu’il n’y aura pas de remboursement de billets. Nous avons alors alerté nos contacts sur ce fait avec, certes, le peu d’éléments dont nous disposions. Nous n’avons à aucun moment demandé aux gens de boycotter la compagnie Jet4you et nous ne le ferons jamais. Nous n’avons pas cherché  à nuire à l’image de marque de la compagnie. J’ai déjà pris des vols assurés par votre compagnie et il n’y a pas de raison que cela cesse. Je considère que notre réaction est une action de solidarité citoyenne parce que nous cherchons à construire une société où les citoyenNEs se prennent en charge et ne sentent pas obligéEs de tout subir.

Je prends note de votre attachement à l’image de Jet4you et c’est tout à votre honneur, mais je me permets de vous dire que je reste persuadé que sans notre action de solidarité, il n’y aurait pas eu d’issue. Et comme on dit vulgairement : tout est bien qui finit bien.

Pour l’ASDHOM, l’affaire est close. On passe à autre chose.

Je vous remercie

Bien cordialement,

Ayad Ahram

Secrétaire général de l’ASDHOM

LE MAROC VEUT EFFACER TOUTE TRACE DE LA CULTURE SAHRAOUIE


L'ONU rappelle à l'ordre Mohammed VI
Par Mohamed Touati,  L'Expression 19/9/2011

Le gouvernement marocain, qui comptait sur le conflit libyen pour faire diversion sur la question du Sahara occidental et diaboliser le Front Polisario, vient d'être épinglé.

Les artistes et les hommes de culture sahraouis sont empêchés d'exercer et de faire la promotion de ce qui les distingue de leur colonisateur: leur identité. C'est ce qu'a constaté l'experte indépendante de l'Organisation des Nations unies dans le domaine des droits culturels. «J'ai également visité le Sahara occidental où j'ai fait la connaissance d'une multitude de festivals qui promeuvent l'héritage culturel de la région.

Cependant, certains musiciens sahraouis ont été empêchés de participer à ces festivals en raison du contenu spécifique de leurs spectacles ou performances. Certains ont également été empêchés de citer des noms sahraouis», a souligné Mme Farida Shaheed à l'issue d'une visite qu'elle a effectuée au Maroc et au Sahara occidental entre le 5 et le 16 septembre 2011. La mission de l'experte onusienne avait pour objectif d'évaluer les efforts fournis par les autorités marocaines pour promouvoir et protéger les droits culturels et pour identifier les meilleures pratiques ainsi que les obstacles dans leur réalisation.
La sentence est sans appel: «Les mesures qui empêchent ou limitent les droits culturels de la population du Sahara occidental devraient être révoquées immédiatement par le gouvernement marocain... pour assurer le respect des droits culturels pour tous, il faut garantir la protection des droits de l'homme par des cadres juridiques.» Alors que l'actualité se structure au son des canonnades qui parviennent de Tripoli, Bani Walid, et Syrte, le conflit du Sahara occidental qui a été momentanément rangé au placard, ressurgit. Il refait surface pour rappeler à la coalition occidentale qui mène une campagne militaire aux lendemains incertains contre la Libye sous la bannière de l'Otan au nom de la démocratie et de la protection du peuple libyen, qu'il existe à quelques encablures, seulement, de ce théâtre d'opération, un peuple opprimé depuis plus de trente-cinq ans par le Royaume chérifien et qui ne demande qu'à être libre.
Une bombe à retardement qui doit éclater tôt ou tard au nez des tenants du pouvoir marocain.
«Le Maroc ne reconnaît pas le travail des Nations unies dont les résolutions réaffirment le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination pour le règlement du conflit au Sahara occidental» a dénoncé Boucharaya Beyooun, le représentant du Front Polisario en Espagne dans un entretien au journal italien on line «Meridiani Relazioni Internazionali».
Pour le moment, l'Organisation des Nations unies donne l'impression de vouloir revoir sa copie en ce qui concerne la question des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Le gouvernement marocain, qui comptait sur le conflit libyen pour faire diversion sur la question du Sahara occidental et diaboliser le Front Polisario, vient d'être épinglé en ce qui concerne la promotion et la protection du patrimoine culturel de ce territoire qu'il, a annexé depuis 1975. Depuis le début du conflit libyen, le Makhzen qui a, semble-t-il monnayé sa reconnaissance du CNT pour faire table rase du droit du peuple sahraoui à s'exprimer librement sur son avenir dans le cadre d'un référenrendum d'autodétermination, mène une féroce campagne de diabolisation contre le Front Polisario. «Des gouvernements responsables comme le Maroc et des analystes indépendants avaient, depuis plusieurs années, attiré l'attention de la communauté internationale sur cette dérive du Polisario, qui veut ainsi diversifier ses différentes activités de contrebande en se lançant dans le trafic juteux de la drogue», rapporte une dépêche de l'agence de presse officielle marocaine MAP datée du 15/09/2011.
Les Marocains auront-ils le courage de le dire les yeux dans les yeux aux représentants du peuple sahraoui lors du prochain round de négociations? Les paris sont ouverts...
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Projet de film sur le drame des migrants subsahariens à soutenir

Par Ayad Ahram, 23/9/2011

Je vous invite à visionner ce projet de film sur le drame des migrants subsahariens. Appel à souscription pour le soutenir.