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samedi 29 octobre 2011

Pétition pour la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc

Par Ayad Ahram, 29/10/2011

Le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France avait lancé une pétition à l’occasion de la fête de l’Humanité pour réclamer et exiger la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc. Nous avons déjà recueilli plusieurs signatures (papier) et nous continuons à en recueillir sous format électronique.

Vous trouverez cette pétition en français, en anglais et en espagnol sur le lien suivant. N’hésitez pas à aller la signer et la faire circuler autour de vous.

http://www.petitions24.net/pour_la_liberation_de_tous_les_prisonniers_politiques_au_maroc

Grandeur et décadence de l'idéologie islamiste...


par Mohammed Belmaïzi, 9/10/2011

Retour sur quelques étapes dans le contexte des Révolutions :
Il ne se passe pas de Révolution sans qu’elle soit couverte à travers vidéos ou images, par la presse ou par les contestataires eux-mêmes. Inédit exploit de ces derniers qui inscrivent patiemment les étapes de leur propre Histoire.

C’est que la mémoire des peuples a entériné douloureusement et pas à pas la tyrannie et la répression subies durant de longues années. Du Machreq au Maghreb, l’ensemble des États ont brillé par la déliquescence morale sur tous les plans. Absence de projet de société, enrichissement illicite, abus et arbitraire, autoritarisme et violence envers les peuples, sont devenus proverbiaux. La colonisation, après avoir étouffé tout élan vers la liberté, la dignité et la démocratie, a permis au néocolonialisme de s’enraciner dans la continuité de cet ordre de choses. Plusieurs générations sont passées sous la cruauté de ces régimes, avec nombre de tentatives de révolutions matées dans le sang. Ces régimes ont employé la torture, les disparitions, les emprisonnements et les assassinats à tout bout de champ. L’Occident a failli et sa promotion des principes des droits humains n’a pu fonctionner que dans le cadre de la tension Est/Ouest, où nos contrées n’étaient qu’un champ de bataille entre libéralisme et communisme. Et chaque fois qu’un pays soulève la tête pour instaurer un projet de société démocratique moderne, il était assimilé par l’Occident et les USA à une succursale de communisme « impie » et « athées » (le cas de Nasser) ; ce qui a suscité un soutien déclaré aux mouvances islamistes. Mouvances qui ont été d’ailleurs développées par les pouvoirs institués de ces pays. En Algérie par exemple, sous Boumediene qui instaura les « Instituts islamiques » et au Maroc sous Hassan II qui créa la filière « Sciences islamiques » en démontant le département de la philosophie, en 1979 ; date historique qui a vu l’installation au pouvoir de l’ayatollah Khomeiny qui revenait de son exil en Iran, triomphalement sous l’œil bienveillant de la France. Ce soutien troublant de la part de l’Occident aux islamistes, va trouver son apogée dans l’invasion par la Russie de l’Afghanistan. Une guerre, entre les Moudjahidines et l’URSS, qui a duré de 1979 à 1989, et qui a donné le temps nécessaire pour ragaillardir l’organisation de Ben Laden… dont l’aboutissement ductile sera le 11 septembre 2001.

C’est alors que la question des droits de l’Homme et de la démocratie dans les pays arabo-musulmans, s’est posée d’une manière patente, mais alambiquée, tronquée et irrecevable moralement. Car soudainement les USA qui n’ont rien à cirer des droits humains, mais auxquels les dictateurs (le cas de Saddam Houssaine) ont prêté le flanc avec une facilité déroutante, s’improvisent en bienfaiteurs pour venir introduire la démocratie en Irak, avec tout le cortège des tueries collatérales (des morts estimés de 102 629 à 112 160 civils irakiens).

Les peuples écoutent et voient : la guerre entre l’Iran et l’Irak de 1980 à 1988, a fait entre 500 000 et 1 200 000 victimes. Les massacres en Algérie avec 200 000 morts… Ils ont assisté « silencieux » à ce champ de ruines et de terrorisme qui s’étendait du Machreq au Maghreb et touche clairement l’Occident qui sera impliqué fatalement dans le débat autour de l’islam et de l’islamisme. Mais, en faisant son chemin de Damas, l’Occident, tout en combattant le terrorisme islamiste, a donné une scandaleuse légitimité aux États dirigés par des dictateurs. Une aubaine inattendue pour les monarques et les Présidents à vie qui prévoyaient déjà de faire du pouvoir une question héréditaire !

A l’ensemble des éléments précités qui ont bourré et endolori la mémoire de nos peuples, il faut ajouter l’agression constante contre le peuple palestinien, et notamment les récents crimes contre l’humanité, qui ont été perpétrés à Gaza (2008-2009) par les israéliens (1 315 morts - enfants, femmes, vieux et jeunes civiles… avec des dégâts incommensurables !) devant l’incapacité des institutions judiciaires internationales, d’entamer une quelconque procédure.

Témoins directs d’une apocalypse annoncée – d’aucuns parlaient à juste titre d’une extinction fatale de la civilisation arabo-musulmane, que la pensée ne pouvait que gérer – les peuples font irruption pour se défaire des préjugés primitifs et de cette fatalité. Et c’est ainsi que le rêve dynamique du changement va éclore d’une manière percutante dans la République islamique de l’Iran en 2008. Un peuple qui a inauguré - sous le prétexte, il est vrai, des falsifications des élections - ce qu’on appelle aujourd’hui le « Printemps arabe », et qui couve présentement une révolution qui, après des balbutiements, pourrait prochainement revendiquer la chute de la République islamique.

On ne manquera pas de noter que, utilisé comme prétexte fallacieux, l’islamisme devenait un fond de commerce et pour les dictateurs en place à vie, et pour la bande crapuleuse des israéliens, pour caser les peuples musulmans dans un arriérisme sclérosé et sans espoir.

Mais il faut évoquer également l’autre optique d’utiliser Israël en tant que prétexte pour les dictateurs. L’exemple de la Syrie est patent. Bachar Assad n'a jamais pensé qu'un jour, son tour allait venir durant les chambardements des pays voisins, notamment la Tunisie et l’Égypte. Car l'élite de Bachar Assad pensait qu'elle avait tous les atouts pour se préserver du séisme. Contrairement aux autres dictatures, la Syrie n'agitait pas l'épouvantail de l'islamisme, puisqu'elle est une alliée de taille de l'Iran et se trouve en lune de miel avec le Hamas et le Hizbou Allah du Liban. Si le Hizbou Allah soutient Bachar Assad dans l'oppression et le crime perpétré contre le peuple syrien, le chef du Hamass (Khaled Machaal), réfugié en Syrie, ne s'est pas laissé compromettre et a quitté sa terre d'exil. Bachar Assad et ses élites pensaient que leur principal atout qui pourrait être habilement valable, était Israël. C'est ainsi que se considérant comme le seul pays arabe s'opposant à la barbarie d'Israël, la Syrie de Bachar Assad avait la certitude qu'aucun soulèvement ne sera possible. Identique démarche que les autres dictatures ont adoptée, pour garder le pouvoir à vie, en prenant pour prétexte l'islamisme.

Cette nouvelle donne est bien enregistrée et les plus intelligents au sein de la mouvance islamiste ont bel et bien compris qu’ils étaient des alliés objectifs de l’impérialisme et des dictateurs. Et qu’ils étaient surtout un prétexte royal à l’oppression qu’ont subi nos peuples. Et le plus patent de cette décadence, revient à l'ingénieux "3bqari" Mustapha Abdeljalil qui, en proclamant "la libération de la Libye" (était-ce un pays sous colonisation?), revendique, sans analyses, ni débat de fonds, ni clarté sur sa légitimité.... le droit de forniquer avec quatre femmes!!!Il est à constater que les peuples ont changé de mentalité, et je dirai même de culture, depuis les soulèvements en Tunisie et en Égypte (et cela continue...). Même si les élections mettent au pouvoir des islamistes, les citoyennes et citoyens (ainsi que les autres partis démocratiques) vont leur demander des comptes... et au moindre dérapage (violations des droits fondamentaux... dogmatisme ou violence tous azimut), on leur demandera de DÉGAGER ! Les peuples sont devenus allergiques au fanatisme et à l'utilisation de la religion pour opprimer au nom de Dieu... Ils sont devenus allergiques à la "présidence à vie" et à la dictature... On ne peut que s'en réjouir!

Mohammed Belmaïzi
29/10/2011

Maroc : Marche contre l'impunité dimanche 30 octobre

 Par Samira Kinani, pour l'AMDH, 28/10/2011

À Rabat
Bab Lhad
 de 10h à 13h


En savoir plus :

مسيرة وطنية حقوقية بالرباط يوم 30 أكتوبر 2011 تحت شعار:
"مناهضة الإفلات من العقاب"

نـــــــــداء

تنظم الهيئات الموقعة أسفله مسيرة وطنية حقوقية بالرباط يوم 30 أكتوبر 2011 تحت شعار: "مناهضة الإفلات من العقاب"

وفي إطار هذه المبادرة تدعو المكونات المنظمة إلى:

- تحصين المكتسبات الحقوقية
- دعم المبدأ القاضي بربط المسؤولية بالمحاسبة
- تفعيل مجهودات الحركة الحقوقية في موضوع مناهضة الإفلات من العقاب
- إعمال القانون في ملفات الفساد المعروضة على القضاء أو تلك التي يجب أن تعرض عليه
- العمل على استرجاع الأموال المنهوبة لخزينة الدولة
- تفعيل توصيات هيئة الإنصاف و المصالحة المتعلقة بوضع استراتيجية وطنية لمناهضة الإفلات من العقاب
- إعمال و تنفيذ جميع توصيات هيئة الإنصاف و المصالحة

الهيئات الداعية :
- العصبة المغربية للدفاع عن حقوق الإنسان
- الجمعية المغربية لحقوق الإنسان
- المنظمة المغربية لحقوق الإنسان
- المنتدى المغربي من أجل الحقيقة و الإنصاف
- تراسبرانسي- المغرب
الجمعية الوطنية لحماية المال العام

ستنطلق المسيرة من باب الأحد قرب عمارة السعادة
ابتداء من


vendredi 28 octobre 2011

Dix martyrs du Mouvement du 20 février

Par Ali Fkir, 28/10/2011
Liste des martyrs du MVT20FEVRIER 
( en 9 mois de luttes héroïques du peuple marocain):

1. Karim CHAIB, 21 ans, Sefrou, le 20 Février 2011
2. Imad ALQADI, 18 ans, Al Hoceima, le 20 Février2011
3. Jawad BENQADDOUR, 25 ans, Al Hoceima, le 20 Février2011
4. Jamal SALMI, 24 ans, Al Hoceima, le 20 Février 2011
5.Samir LBOUAZAOUI, 17 ans, Al Hoceima, le 20 Février 2011
6. Nabil JAAFAR, 19 ans, Al Hoceima, le 20 Février 2011
7. Fadwa LAAROUI, 20 ans, Souq Sebt, le 21 Février 2011
8. Kamal AMMARI, 30 ans, Safi, 29 Mai 2011
9. Mohamed Boudouroua, 38 ans, Safi, 13 Octobre 2011
10. Kamal Hussaini, Aït Bouayach, 27 Octobre 2011

N'OUBLIONS JAMAIS LES MARTYRS MORTS POUR LA DÉMOCRATIE AU MAROC

LA LISTE EST LONGUE: de BEN BARKA jusqu'à Kamal Houssaïni en passant par Dahkoune, Zeroual, Saïda....

VIVE LA RÉSISTANCE DU PEUPLE MAROCAIN! 
VIVE LE MVT20FEVRIER!

Maroc, le dixième mort : Ils ont frappé de nouveau et pris la crème d’entre nous !

Vous devrez, tout de même, vous résoudre à partir

par salah elayoubi , eplume, 28/10/2011

Aujourd’hui vendredi 28 octobre, le mouvement du 20 février et l’association des diplômés demandeurs d’emploi, de la ville d’Aït Bouayach, province d’Al Hoceima, enterrent l’un des leurs assassiné, lâchement par les séides du makhzen.

De retour de Casablanca, où il avait participé à un sit-in national, organisé par l’association nationale des diplômés chômeurs, Kamal Hussaini se rendait à une réunion en plein air du mouvement du 20 février, lorsqu’il a été attaqué à l’arme blanche par un individu, agissant sans doute sur ordre.

Grièvement blessé, Kamal est décédé des suites de ses blessures dans la soirée du jeudi 27.

Le plus choquant et le plus révoltant dans cette affaire, ce sont les images véhiculées par Internet, montrant notre camarade, gisant, étendu sur le sol, puis alité sur une couche d’hôpital, faisant le signe de la victoire, preuve, s’il en était, que celui-ci aurait pu être sauvé, si des secours immédiats, lui avaient été prodigués.

Des instantanés qui en rappellent d’autres, ceux d’un autre Kamal, Ammari, et celles de Mohamed Bouderoua, tous les deux agonisant, dans le mépris général, dans le couloir lugubre d’un hôpital de seconde zone.

Le pouvoir marocain qui se précipite au secours de ses sicaires accidentés, en utilisant les moyens les plus perfectionnés, pour les extirper des carcasses de leurs véhicules, puis les acheminer au moyen d’hélicoptères, vers les hôpitaux les mieux équipés, sifflote, en regardant ailleurs, lorsqu’il s’agit de ceux qui ont osé l’interpeller, sur la gouvernance criminelle régissant le destin de tout un peuple.

Encore plus ignoble, pendant que se déroulait cette tragédie, le Maroc claironnait qu’il accueillerait, des combattants libyens blessés par les troupes loyales à Kadhafi et amputait notre pays de plusieurs médecins, pour les envoyer officier dans les établissements hospitaliers libyens.

Si nous étions dans le « plus beau pays du monde », ou encore celui » qui fait grandir l’âme » comme ils le prétendent, nos trois compagnons seraient encore en vie.

Mais voilà, clamons le, une fois de plus, nous sommes les proies d’une dictature aussi sinistre et sordide qu’abominable, qui a fait du Maroc, un pays à deux étages, comme ces fusées qui, pour s’arracher à la pesanteur terrestre, doivent s’équiper de boosters. En périssant, ceux-ci expédient l’engin dans la stratosphère.

Au prix de notre avenir, de notre santé, de notre éducation et de nos vies, ils ont bâti des empires, en abandonnant jusqu’à l’honneur.

A Ceux qui pensent qu’ils peuvent, encore, continuer, longtemps, de confisquer notre destinée, nous martyriser, nous avilir, puis nous occire impunément, je dis ceci: vous pouvez nous tuer autant de fois que vous le voudrez, vous devrez, malgré tout, vous résoudre à partir.


Zakaria Moumni a évoqué devant le tribunal la torture subie par la DST

Par Demain avec AFP, 28/10/2011


Zakaria Moumni devant l'ambassade du Maroc à Paris avant qu'il ne soit arrêté par la police au Maroc

Rabat.- L’ancien champion de boxe Zakaria Moumni, détenu au Maroc depuis septembre 2010 et condamné pour « escroquerie » a été entendu jeudi matin par le tribunal de Rabat qui a rejeté sa demande de mise en liberté provisoire, a constaté un journaliste de l’AFP.

Lors de cette comparution, M. Moumni, 31 ans, a nié connaître l’identité des deux personnes qui l’auraient accusé de les avoir escroqués, et dénoncé des tortures subies par les agents de la DST (Direction de la surveillance du territoire, services de renseignement).

« J’ai été torturé pendant quatre jours dans un lieu secret avant d’être présenté devant un juge. Je n’ai jamais vu ceux qui m’ont accusé« , a-t-il déclaré à la cour.

Selon l’acte d’accusation du 30 septembre 2010 présenté au tribunal de Première instance de Rabat et qu’il dit avoir signé sous la torture, M. Moumni a avoué avoir soutiré à chacun de ces deux Marocains 1.200 euros, en échange de la promesse de leur trouver du travail en Europe.

Après l’avoir entendu, le tribunal a demandé que les deux accusateurs soient convoqués, a indiqué pour sa part le juge, qui a reporté la séance au 15 décembre.

L’avocat du boxeur, Me Abderrahim Jamaï, connu comme défenseur des droits de l’homme a, par ailleurs, demandé la mise en liberté provisoire, mais celle-ci a refusée par la cour, qui s’est prononcée en fin de matinée.

Le Parquet avait auparavant appelé à ce que la demande de liberté provisoire soit rejetée.

Condamné en octobre 2010 à trois ans de prison ferme, M. Moumni, qui résidait en France avant son arrestation et qui est marié à une française, a vu sa peine en janvier 2011 réduite à deux ans et demi en appel.

Au cours de l’audience de jeudi, le juge a demandé au boxeur s’il serait prêt à confronter les personnes qui l’accusent.

« Mais bien sûr M. le juge. Je ne demande que ça depuis plus de 13 mois. Mon seul tort est d’avoir honoré le drapeau de mon pays en gagnant le championnat du monde« , a-t-il répondu.

Dans une déclaration à l’AFP, Me Jamaï a précisé que la Cour suprême a explicitement demandé que les personnes qui accusent M. Moumni soit convoquées. Il est tout à fait normal que ces personnes confrontent l’accusé.

Mon client a toujours déclaré qu’il a été torturé par les agents de la DST. Ils lui ont dit au cours de ces quatre jours de détention illégale qu’il était dans +un abattoir pour hommes+, a ajouté M. Jamaï.

Depuis qu’il a remporté en 1999 le championnat du monde de boxe light-contact, M. Moumni réclame un travail dans l’administration au Maroc auquel il estime avoir droit en application d’un décret royal de 1967, ce que le gouvernement conteste.

Le ministre de la Jeunesse et des sports Mouncef Belkhayat a mis en cause ce droit, faisant valoir que ce décret s’applique uniquement, aux disciplines olympiques reconnues par le Comité international olympique (CIO).

Maintenant, tout le monde sait qui a ordonné l’arrestation de Zakaria Moumni. C’est après avoir embêté « Sidna » le sultan dans son château refuge de Betz, dans la région parisienne, que le boxeur a été arrêté. Auparavant, il avait eu une conversation houleuse avec le secrétaire particulier du roi, Mohamed Mounir Majidi (M3 pour les copains).

D’ailleurs, si la DST, une police politique qui ne répond que devant le roi Mohamed VI, est derrière l’arrestation et la torture subie par Zakaria Moumni, c’est bien pour une raison.

Bien entendu personne, pas même dans cette cour suprême de courbatures ne va appeler 3M pour déclarer.

http://www.demainonline.com/2011/10/27/zakaria-moumni-a-evoque-la-torture-subie-par-la-dst/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=zakaria-moumni-a-evoque-la-torture-subie-par-la-dst

 Un commentaire (parmi 7 autres)
Par Hatimi, 28 octobre 2011 - 17 h 06 min

« J’ai été torturé pendant quatre jours dans un lieu secret avant d’être présenté devant un juge. Je n’ai jamais vu ceux qui m’ont accusé«

Au delà des détails, ce qui est inacceptable c’est de constater que les mêmes pratiques de torture, détention dans des lieux secret, accusation fabriquées de toutes pièces (car franchement quand il y a accusation, la moindre des choses est de présenter les parties accusatrices, ), condamnations expéditives…toutes ces pratiques des régimes dictatoriaux, les pratiques de l’ère de Hassan2 sont bien vivantes sous le règne de son fils M6. On peut même constater que la torture, l’arbitraire, les dossiers louches où des innocents ont été expédiés dans les geôles du régime, se sont multipliés au cours de ces dix dernières années.

Prenez n’importe quel dossier d’atteinte aux Droits de l’Homme au Maroc depuis 1970, on retrouve systématiquement les même techniques, les mêmes méthodes et procédés.

Pourquoi ?

A mon humble avis, il n y a pas eu au Maroc une véritable réconciliation nationale. On n’a pas tourné la page des années de torture. On ne reconnaît pas encore les valeurs universelles des Droits de l’Homme.

Le régime a tout simplement calmé certains opposants en leur attribuant des indemnisations financières. Point. Il a acheté les opposants comme une vulgaire marchandise…

Les tortionnaires, les centres de détentions secrets, le recours à la torture, les inculpations fabriquées pour servir certains intérêts ou neutraliser ceux qui osent critiquer le régime…etc tout cela n’a pas changé.

Le cas de Rachid NINI est très similaire sur la forme : on l’arrête, on le jette en prison, et après on cherche une formule d’accusation absurde. Aucune des personnes critiquée dans ses articles n’a porté plainte contre NINI. Pourtant, le Palais l’a condamné pour 1 an de prison.

Ce qui est certain, il n’est pas possible d’édifier un Etat de droits sans condamner les responsables de torture, de corruption, de détournements et d’abus de pouvoirs.

Au Maroc, force est de constater avec amertume, que les réponses du régime aux problèmes socio-économiques et à l’aggravation de la mauvaise gouvernance dans tous les domaines, vont dans le sens d’Etat de non droit, un Etat où les plus forts, ceux qui gravitent autour du Roi ont tous les droits.

Mais, tous les démocrates qui aspirent à un Maroc juste et équitable pour Tous les Marocains continueront à dénoncer et à se battre contre cette gouvernance féodale.

Pétition de soutien à Ahmed Benseddik

Par Demainonline, 28/10/2011

Des acteurs et des organes civils et politiques et de droits humains déclarent leur solidarité avec l’ingénieur Ahmed BENSEDDIK et réclament que la lumière soit faite sans délai dans les dossiers qu’il a soulevés et que les principes d’équité et de reddition des comptes soient mis en œuvre.

· Après avoir pris connaissance des lettres, documents et déclarations publiées par Mr Ahmed BENSEDDIK depuis 2008 à ce jour, et la grande quantité d’articles de presse qui n’ont cessé et continuent à y être consacrés ;

· Attendu que ces document et données précises impliquent sérieusement des responsables à un très haut niveau de décision, et que ces données ont été traitées par l’indifférence, le mépris et le refus d’assumer ;

· Attendu aussi qu’il ne s’agit pas uniquement d’une injustice personnelle mais bien d’un modèle témoin de la problématique de la gouvernance et de la corruption endémique qui ronge notre pays et avorte initiatives et des projets nationaux ;

· Attendu que les affaires mentionnées dépassent l’aspect judiciaire et juridique pour poser des questions foncièrement politique et morale ;

Nous, acteurs et organes civils, politiques et de droits humains, soussignés :

1. Déclarons notre solidarité avec l’ingénieur Ahmed BENSEDDIK suite aux préjudices dont il fait l’objet ;

2. Appelons à ce que toute la lumière soit faite sans délai et que les responsabilités soient établies dans les dossiers en question, étant entendu que les allégations et présomptions demeurent valides jusqu’à preuve du contraire. Nous réclamons la vérité pour que justice soit faite : aussi bien la réhabilitation que la sanction doivent être mises en œuvre.

Signatures à adresser à :

elmarouani@gmail.com  ou ahmed.benseddik@gmail.com

Premiers signataires

1. Ali Anouzla
2. Fouad Abdelmoumni
3. Mohamed Al Aouni
4. Abdelilah Mansouri
5. Mustapha Bouaziz
6. Abdelkrim Karibi
7. Ahmed Bouachrine Ansari
8. Me Med Tarik Sbai
9. Khalid Jamai
10.Mustapha Adib
11.Ali Lmrabet
12.Abdllah Zaazaa
13.Farouk Chraibi
14.Ahmed Tayeb Alj
15.Aboubakr Jamai
16.Me Abdellatif Hatimi

......

Nouvel assassinat d'un militant

Par Samira Kinani, 27/10/2011
KAMAL AL-HASSANI MILITANT DE L' ANDCM BNI BOUAYACH VIENT DE PERDRE LA VIE À CASA,POIGNARDÉ PAR UN GROUPE DE BALTAJIS DE LA MÊME REGION

Source : un membre du bureau exécutif de l’ANDCM
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Par Ali Fkir, 28/10/2011
Aït Bouayach (Elhouceima):
Kamal, militant du MVT20FEVRIER et de l'ANDCM, vient d'être assassiné ( vers 19h du jeudi 27 octobre 2011).
Les informations sur le défunt et les conditions de son assassinat seront communiquées une fois réunies
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De Samira Kinani

pour kamal al- Hassani ,kamal lomari,boudouroua,chaib,les 5jeunes d el hoceima,pour fadwa,pour tous ces jeunes assassinés par les forces de répression,soit directement,soit par interim...
http://youtu.be/K3qZsBzpdKI

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    URGENT: Attaque à l'arme blanche contre un rassemblement du #FEB20 à Beni Bouayach tuant un militant.
Par Mamfakinch, 28/10/2011
    Urgent - Al Hoceima.

Un individu attaque à l'arme blanche un rassemblement du mouvement du Février 20 à Beni Bouayach, au nord du Maroc, tuant un militant.

    Jeudi 27 Octobre, vers 19h, un individu attaque à l'arme blanche un rassemblement de militants du mouvement du 20 Février à Beni Bouayach. S'en prenant à Kamal al-Hassani, militant du mouvement et membre de l'Association Nationale des Diplômés Chômeurs du Maroc (ACDM). Il le blesse au niveau de la nuque avant de le poignarder mortellement dans le dos.

    Les militants participaient à une rassemblement pour étudier les actions que l'ACDM devait mener dans les jours qui viennent dans le cadre de sa mobilisations en faveur des diplômés chômeurs, quand l'assaillant, armé d'un long couteau, attaqua sa victime. L'individu fut ensuite poursuivi par les militants avant d'être encerclé et finalement appréhendé par des agents de la gendarmerie. La victime fut transportée à l'hôpital régional d'Al Houceima mais elle perdit la vie en chemin.

    Un militant du mouvement à Beni Bouayache joint par téléphone a déclaré reconnaître l'assaillant le decrivant comme un "Baltaji". "Il est connu et a été vu à plusieurs reprises autour des manifestations... C'est bien un fils de Beni Bouayach" a t-il conclu.