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samedi 3 décembre 2011

Le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France appelle à une journée de colère le 4 décembre 2011


Depuis le 20 février 2011, le peuple marocain s'est soulevé, à l'instar des peuples de la région pour revendiquer la liberté, la dignité et la justice sociale.
Plus de 60 villes et villages au Maroc ont connu des  manifestations pour appeler au boycott.
Le Mouvement marocain du 20 février ne cesse de réclamer haut et fort un vrai changement démocratique, qui passe par :
- Une constitution démocratique élaborée par une assemblée constituante élue par le peuple
- La dissolution du parlement et la destitution du gouvernement, ainsi que la mise en place d'un gouvernement de transition chargé d'initier les revendications du Mouvement du 20 février
- La séparation effective des pouvoirs
- Le jugement des responsables des crimes économiques et politiques contre le peuple marocain
- La libération de tous les prisonniers politiques et d'opinion

Face aux revendications légitimes du Mouvement du 20 février, le régime despotique au Maroc n'a de réponses que par la répression, les arrestations, les intimidations et même les assassinats à l'encontre des militant(e)s du Mouvement, ainsi que par le mépris de la volonté populaire par l'octroi d'une constitution anti-démocratique et l'organisation d'une mascarade électorale pour légitimer et renforcer son despotisme et étouffer la colère populaire.

Objectif raté ! Les élections législatives du 25 novembre constituent un échec des réformes annoncées par le palais royal. La veille et le jour même des élections, des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes marocaines appelant au boycott de cette mascarade. D'autres sont d'ores et déjà prévues pour les week-ends prochains pour dire haut et fort que les Marocains ne sont pas dupes.

Le taux d'abstention qui a atteint 55% selon les chiffres officiels exprime un désaveu de la politique officielle et rappelle la nécessité d'un vrai changement démocratique, loin des mesures en trompe l'œil.

Fidèle à ses revendications initiales, le Mouvement marocain du 20 février continue sa lutte jusqu'à la satisfaction de toutes ses revendications. Il appelle donc à des journées de manifestations dès le 27 novembre et à une journée de colère contre la politique despotique du Makhzen le 4 décembre 2011.

Le Mouvement Marocain du 20 février Paris-Ile-de-France
appelle à une manifestation
le 4 décembre 2011 
j
La manifestation partira à 15h du Parvis des droits de l’Homme (Métro Trocadéro) en direction de l’ambassade du Maroc, située au 5, rue le Tasse dans le 16ème arrondissement.


Soyez au rendez-vous pour soutenir le Mouvement du 20 février dans ses revendications pour la liberté, la dignité, la justice sociale et un État de droit.

Vive le Mouvement du 20 février
Vive la lutte du peuple marocain 
Paris, le 26 novembre 2011
Contact: m.jaite@gmail.com

Soutenu par : AMF, ASDHOM, ATMF, FMVJ-France, Amis AMDH-Paris, APADM, FSCME, RIAS, Voie Démocratique, PSU, PADS, CAPDEMA, Cris des Marocains, TAMAYNUT, Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, PCF, URIF-CGT, FSU-IDF, NPA, PIR, Forum Palestine Citoyenneté, PG, Manifeste des Libertés, Solidarité Maroc 05, MRE-International, ATTAC, Institut Mehdi Ben Barka, FTCR, PCOT, Union syndicale Solidaires, Maroc Solidarités Citoyennes.

vendredi 2 décembre 2011

27ème jour de grève de la faim des prisonniers politiques sahraouis


Par l'AFASPA, 25/11/2011 

Les familles des prisonniers politiques sahraouis, empêchées de visiter leurs proches en grève de la faim depuis le 31 octobre, ont également observé un jeune de 36 heures en signe de solidarité. Elles ont organisé un sit-in pacifique le lundi 28 novembre 2011 à 10 h 30 du matin, devant la délégation générale de l’administration et de la réinsertion à Rabat pour sauver la vie de leurs fils. Elles lancent un appel à tout les médias, aux organisations et associations de défense des droits de l’homme pour les rejoindre à 10h 30 du matin.

Vendredi 25 octobre 2011 ont comparu devant le juge d’instruction les détenus politique sahraouis, Mohamed Lamine Haddi, Abdalahi Toubali, Cheikh Banga et Elhoussein Zaoui. Les détenus sont arrivés au tribunal militaire dans un état de santé déplorable en raison de la grève de la faim ouverte qu'ils mènent depuis 26 jours. Ils ont déclaré au comité de suivi que leurs camarades sont tous dans un état de santé critique. Certains ont de fréquents évanouissements et vomissement du sang, d’autres sont incapables de se mettre debout et l’administration pénitentiaire ne cesse de se venger sur eux en refusant de fournir une aide médicale. De plus elle a coupé l’électricité de certaines cellules.

Le comité de suivi de la grève ouverte souligne les cas suivants :

- Abderrahman Zayou : fréquents évanouissement depuis le 24 novembre,

- Abdallahi Toubali : vomit du sang,

- Sidahmad Lamjayad : connaît de fréquents évanouissement et se plaint de douleurs aux reins.

Dans le même contexte, l’administration pénitentiaire a empêché les familles des prisonniers politiques sahraouis de rendre visite à leurs fils. Une altercation verbales avec le personnel pénitentiaire a fortement ébranlé deux des mères : Imailimnine Boutanguiza, la mère de Mohamed Bachir Boutanguiza, et Imailamnine Rguibi mère de Sidahmad Lamjayad qui a été conduite à l’hôpital.

Comité de Suivi de la grève de la faim, ElAaiun, Sáhara Occidental

La France découvre que les droits de l’homme ont un sens au Maghreb

"Notre ami" Alain Juppé
Par Badr Soundouss, 29/11/2011

Rabat.- Le ministre français des affaires étrangères Alain Juppé monte au créneau pour sauver les Maghrébins des méchants barbus. Si le ministre de la France, patrie des droits de l’homme, préconise de discuter « sans complexe » avec les courants islamistes maghrébins, il ne « transigera » pas, dit-il, sur « les règles du jeu démocratique ».
Après avoir pris tout son temps avant d’appeler Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste tunisien Ennahda grand vainqueur des élections dans la patrie de Ben Ali, l’ex-protégé de la France, Alain Juppé veut maintenant faire la loi au Maroc où il n’est pas très content de la « victoire » des barbus light du Parti de la justice et du développement (PJD).
Le PJD est « loin d’avoir la majorité absolue » et il était déjà « représenté dans le précédent parlement marocain », a expliqué le ministre français pour atténuer un peu sa peine.
Mais il n’a pas oublié de menacer tous les barbus de la région. « La France ne transigera pas avec ses lignes rouges que sont le respect des élections, l’État de droit, les droits de l’homme et de la femme ».
Extraordinaire ! Voilà que la France, après des décennies de complicité, souvent sanglantes, avec les dictatures maghrébines, découvre subitement que « le respect des élections, l’État de droit, les droits de l’homme et de la femme » font partie des « lignes rouges » dont Paris ne saurait tolérer le franchissement.
Après avoir « transigé » pendant plus d’un demi siècle, notre ex-bienveillant « Protecteur » se rappelle que les droits de l’homme sont universels et inaliénables.
Même dans l’arrière-cour de la France.

/http://www.demainonline.com/2011/11/29/la-france-decouvre-que-les-droits-de-lhomme-ont-un-sens-au-maghreb/

Après sept années d’absence, le groupe Zebda se reforme et reprend la route.

Les 8, 9 et 10 décembre 2011 au Centre Fleury Goutte d'Or Barbara

P.O.S | Plan d'occupation du sol

En 2011, après sept années d’absence, le groupe Zebda se reforme et reprend la route. L’association Tactikollectif, intiment liée à l’aventure Zebda, a choisi de l’accompagner sur quelques dates, en proposant durant trois jours au Centre Musical Fleury Goutte d’Or, une série de rencontres, projections et spectacles, autour de la mémoire de l’immigration et des quartiers populaires.

Les 8, 9 et 10 décembre 2011, au Centre Musical Fleury Goutte d’Or, il s'agit, autour du thème "Mémoire des expressions sociales et culturelles dans les quartiers populaires", de proposer un espace où puissent se rapprocher habitant-e-s, militant-e-s, artistes, acteurs culturels. Contrairement à ce que certains se plaisent à penser, nous ne sommes pas dans un désert politique et culturel, et la force de ces expériences, qui ne datent pas d'hier, contribuent aujourd'hui au renouvellement des formes politiques, et des solidarités.

Jeudi 8 décembre
18h | Entrée Libre
Rencontre-débat « Les vieux migrants vivent dans la tourmente »
Avec Moncef Labadi (Café Social), Ali El Baz (ATMF), et Salah Amokrane (Tactikollectif).

20h30 | Complet
Concert de Zebda | 1ère partie Enz (Hip Hop)

Vendredi 9 décembre
14h | Réservé aux collégien-ne-s.
« Racontages » | Lecture de Magyd Cherfi
Plus d’informations auprès du Centre Fleury Goutte d’Or.
18h | Entrée Libre
Projection « Mouss et Hakim, Origines Contrôlées »
En présence des réalisateurs, Samia Chala et Thierry Leclère.

19h | Entrée Libre
AOC, rencontre chantée avec Mouss et Hakim
20h30 | Complet
Concert de Zebda | 1ère partie Kalash (Rock ‘n rap)

Samedi 10 décembre
16h | Entrée Libre
Rencontre-débat « Barbès la rebelle »
Animé par Tarek Kawtari, avec Farid Taalba (chercheur et auteur), Chérif Cherfi, Mokless et Ahmed KOMA de la Scred Connexion, Ali El Baz (ATMF), Hedi CHENCHABI (Association AIDDA).

18h | Entrée libre
Apéro-concert avec Rachid Benallaoua

20h30 | Complet
Concert de Zebda

Retrouvez toutes ces informations sur le site www.tactikollectif.org

TACTIKOLLECTIF - 20 bis rue Michel de Montaigne - 31200 TOULOUSE
05 34 40 80 70 // tactik@tactikollectif.org

Si vous rencontrez des difficultés, écrivez à lefacteur@tactikollectif.org

Rapport préliminaire d’observation des élections législatives 25 Novembre2011

AzeÏÏa n tmsmunin I TIdAF n istayn
النسیج الجمعوي لرصد الانتخابات

Conférence de presse du 28 Novembre 2011

Rapport préliminaire de l'observation nationale des Élections législatives du 25 Novembre 2011

I- Introduction :
Le Collectif Associatif pour l'Observation des Élections (CAOE) est un regroupement d'associations qui a cumulé les expériences de l’observation des élections législatives en 2002, de l’observation des législatives de 2007 avec près de 3000 observateurs répartis à l’échelle nationale pour chaque scrutin, et il a observé les élections communales en 2009 avec près de 600 observateurs. Le Referendum de 2011 constitue sa première expérience de suivi et d’observation d’un processus référendaire.
Le CAOE se base dans son action citoyenne pour la transparence et la régularité des processus électoraux sur les principes universels des Droits Humains et oeuvre pour la promotion de la citoyenneté et la primauté de l'Etat de droit. Il vise à travers son action d'observation du processus électoral à contribuer à l’édification de la démocratie au Maroc en contribuant à la prise de conscience et à la vigilance de la société quant à l'enjeu de la protection des élections de toute manipulation. Ses observations documentées, recueillies de manière neutre, objective, non partisane et non gouvernementale, visent à susciter une réaction positive en faveur de la promotion de la transparence, la liberté et l'honnêteté du scrutin.

II- Moyens humains :
Le Collectif a réussi à mettre en place un dispositif constitué de 77 encadrants régionaux sélectionnés au sein du tissu associatif. Ces encadrants, qui ont bénéficié de formations de haut niveau sur les techniques d'observation selon les normes internationales, ont pu organiser :
- 3140 observateurs et observatrices, tous bénévoles, répartis dans les 16 régions du pays.
- 138 sessions de formation régionales
- 5 ingénieurs informaticiens pour la conception d’une base se donnés et la supervision du traitement de l’information
- Une équipe de 8 jeunes pour l’observation des médias pour la période de la campagne
- 15 jeunes pour l’observation sur l’approche genre dans les médias durant la campagne.
- Une équipe de jeunes bénévoles qui ont accompli leur mission avec dévouement, dans des conditions souvent difficiles.
- Un comité de gestion administrative dont nous tenons à souligner les efforts et le dévouement, l’engagement et le professionnalisme dont elles et ils ont fait preuve.

III- Relation au CNDH et la commission des accréditations :
Sur un total de 3140 observateurs proposé à la commission d’accréditation,
 2482 dont 25% de femmes ont été accrédité(e)s
 seuls 1982 observateurs ont reçu leurs badges et cartes d’observateurs
 540 observateurs et observatrices n’ont pu avoir leurs badges et cartes pour des raisons techniques ou de délai de réception des photos (photos non répondant pas aux critères exigibles par la base de donnée mise en place par le CNDH : format, nom du fichier…)458 observateurs n’étaient pas inscrits sur les listes électorales et de ce fait ne remplissaient pas les conditions légales de l’observateur;
 25 observateurs ont été écartés du fait qu’ils ont rejoint la liste des candidats de partis;
 135 ont été écartés par le CAOE du fait qu’ils se sont, durant la campagne électorale, écartés de la neutralité de l’observateur par leur participation à la campagne en faveur de positions ou de candidats donnés ;

IV- Couverture de l’observation :
Le Collectif a pu ainsi :
1. Accéder librement aux bureaux de vote pour l’ensemble des observateurs et observatrices à l’exception de 30 cas ont été empêchés d’entrer dans certains bureaux de vote mais ont pu accéder aux bureaux voisins. 8746 bureaux de vote ont été visités et observés
2. Assister au dépouillement pour 844 observateurs et observatrices
3. Assister à l’annonce des résultats dans 874 bureaux centraux selon les chiffres qui nous sont parvenus pour le moment ;
4. Assister à l’annonce des résultats dans quelques centres préfectoraux ;
5. Sauf rares exceptions, nous n’avons pas assisté au dépouillement des listes nationales pour nous prononcer sur la régularité du décompte des voix pour des raisons internes et organisationnelles du CAOE
6. Les copies de PV des dépouillements ne nous ont pas été remis systématiquement. Il s’agit d’une réelle avancée en matière de consolidation de l’observation non partisane. La relation au CNDH a été empreinte d’une collaboration pour surmonter les problèmes techniques et les problèmes de délais. Toutefois, il y lieu de noter qu’une amélioration du système informatique s’impose pour qu’elle ne soit pas une entrave à la mobilisation des citoyennes et des citoyens pour l’observation du processus électoral.
Notre travail ne s’est pas déroulé sans heurts particulièrement lors de la période de la campagne
électorale. Nous avons relevé :
- 11 cas de violence
- 14 cas de menace dont des menaces à l’arme blanche
- 58 cas d’intimidations
Tous ces cas sont le fait de supporters de candidats

V- Constat de l'observation nationale :
Nous sommes en phase de traitement des :
- grilles relatives à la période de la campagne
- ainsi que des grilles du jour du scrutin.
Le collectif, en attendant les résultats quantitatifs du traitement des données reçues, a demandé aux 77 encadrant de nous communiquer les grandes lignes de l’observation pour quantifier les irrégularités observées et en mesurer l’ampleur ou la gravité. Toutefois et malgré cette démarche, le CAOE ne peut se prononcer sur l’impact de ces violations sur les résultats avant le traitement des
questionnaires détaillés et les recours des partis politiques.
1. Cadre électoral légal :
Il est à noter que les pouvoirs publics ont, à la suite de l’adoption de la nouvelle constitution,adopté un nombre important de lois qui améliorent le système électoral en matière d’équité, de transparence, et de lutte contre les crimes électoraux.
L’étude en cours par le Collectif du cadre législatif, nous permettra d’apprécier à sa juste valeur et de manière plus précise, les faiblesses et les avancées en matière légale. Toutefois, il est à noter que ces lois, adoptées tardivement et dans la précipitation, n’ont pu faire l’objet ni discussions
publiques, ni être appropriées et assimilées par les partis et par les corps ayant à superviser le processus électoral. Contrairement à ce que stipule la nouvelle constitution, la société civile n’a été associée à aucune discussion sur les lois y compris la loi sur l’observation qui la concerne directement.
En matière d’éducation électorale, les autorités publiques ont déployé des efforts pour sensibiliser la population en matière de participation politique. Mais force est de constater que le corps électoral annoncé ne correspond pas au potentiel de la population en âge de voter. L’écart est évalué 6 millions d’électeurs non inscrits sur les listes ce qui n’est pas sans conséquence sur le taux de participation sur le degré de légitimité et de la démocratie représentative et des institutions qui en découlent.
Malgré les corrections et nettoyages des listes électorales et l’adoption de la Carte Nationale comme document unique de vote, celles-ci n’ont continuent à contenir tant qu’elles n’ont fait l’objet de révision systématique.
2. La pré-campagne électorale :
Malgré le flou juridique concernant la notion de « campagne prématurée », le CAOE, à la lumière de ses expériences, et partant des normes internationales, a développé une approche pour apprécier cette période et a élaboré un questionnaire spécifique dont le traitement fait ressortir les infractions suivantes :
- Exploitation de projets sociaux publics pour influencer le choix des électeurs en faveur de certains candidats ;
- Usage des biens et services publics ;
- Couverture médiatique de ministres qui se sont avérés par la suite candidats aux élections
- Tenue de réunions de propagande électorale dans des locaux publics ;
- Organisation de campagnes médicales et de rencontres sportives à des fins électorales ;
- Banderoles et affichage de propagande électorale avant la date légale de la campagne ;
- Usage d’argent, distribution de moutons pour l’aid, fournitures scolaires, circoncisions, distributions de denrées alimentaires, promesses… ;
- La réaction des autorités, malgré quelques mesures limitées pour suspendre des projets sociaux et enlever des annonces électorales, a globalement été marquée par une neutralité négative.
3. Le dépôt de candidatures :
L’observation a relevé
- Discrimination à l’égard des femmes qui a abouti à leur faible représentation sur les listes locales.
- Certaines candidatures n’obéissent pas à des critères définis par la loi et ont été retenus malgré leur inéligibilité.
4. la campagne électorale :
La campagne a été marquée par l’apathie et le manque d’enthousiasme L’observation, non chiffrée, a noté que la campagne s’est déroulée avec plusieurs cas de heurts violents. Il a été relevé :
- Les candidats n’ont pas respecté les espaces réservés à la campagne électorale en affichant dans des espaces non réglementaires ;
- Non respect de l’espace d’affichage réservé à la liste nationale ;
- Faible usage de la langue amazigh dans les affiches et annonces électorales ;
- Les partis appelant au boycott n’ont pas eu accès aux médias et salles publics pour faire connaître leurs positions et parfois ont été interdits d’impression et parfois leurs prospectus saisis ;
- L’usage d’argent pour l’achat des voix des électeurs ;
- L’usage des mosquées à des fins électorales ;
- Usage d’insultes de discours et slogans racistes et discriminatoires ;
- Les promesses à des fins électorales ;
- Des cas de violence physique plus ou moins graves entre candidats et entre supporters de candidats avec, parfois, usage d’armes blanches ;
- Des cas de violence ayant entraîné la détérioration de biens d’autrui ;
- exploitation des biens publics pour des fins de campagne électorale ;
- Contribution de certains agents d’autorité dans la campagne électorale ;
- Faible présence de la question féminine dans la campagne ;
- Exploitation des enfants dans la campagne électorale ;
- Interrogatoires et arrestations des activistes du mouvement du 20 février du fait de leur position pour le boycott ;
- Usage de la violence de la part de supporters de la participation contre certains activistes du 20 février appelant au boycott.
Il a été noté que malgré les mesures prises à l ‘encontre de fonctionnaires impliqués dans l’appui de candidats, les arrestations opérées à l’encontre de personnes impliquées dans l’usage de la violence et de l’achat des voix et que les procédures judiciaires soient en cours, que plusieurs plaintes ont été négligées ou ignorées.
5 - Le jour du scrutin :
Si l’organisation matérielle du scrutin a été globalement convenable il n’en reste pas moins que le Collectif a lors du déroulement du scrutin a relevé des défaillances dont on peut citer :
- La poursuite de la campagne le jour du scrutin à proximité du bureau de vote, et plus grave au sein de l’enceinte des centres de vote (les établissements scolaires) ;
- des moyens de transports mis à disposition d’électeurs par des candidats qui par moment a entraîné des rixes entre équipes de candidats ;
- Rares sont les partis présents dans les bureaux de vote sachant que la présence d’observateurs partisans représentants le candidat, est une garantie importante de la régularité du scrutin ;
- Faible présence des femmes dans la composition des bureaux de vote ;
- des pressions ont été exercées sur les électeurs pendant le déroulement du scrutin.
- L’absence de l’encre indélébile dans certains bureaux de vote ;
- exploitation des mosquées et de la prière du vendredi pour faire pression sur les électeurs ;
- Faille grave dans les listes électorales : plusieurs électeurs ont été privés de leur droit constitutionnel de voter faute d’avoir reçu l’avis d’inscription précisant le numéro et l’emplacement du bureau de  vote. L’absence des listes des électeurs devant les bureaux de vote ne facilite pas la recherche, ce qui a créé une perturbation dans les bureaux et les centres de vote ;
- Fermetures de bureaux de vote pendant la prière et le repas ;
- Des isoloirs non réglementaires ;
- Des bureaux non accessibles aux électeurs du fait de leur éloignement ;
- Pas d’accessibilité pour les personnes en situation d’handicap dans les bureaux situés à l’étage ;
- des cas de présence d’agents d’autorité au sein des bureaux de vote ;
- Les membres des bureaux de vote ne remplissent pas systématiquement les garanties de neutralité ;
- Nos observateurs suivent de près les contestations et manifestations suite à l’annonce des résultats tant qu’à Sidi Slimane qu’à Laâyoune et Nador...et nous inclurons les conclusions de nos  investigations dans le rapport final.

VI- Conclusions et recommandations préliminaires:
En attendant l'élaboration du rapport final qui comprendra l'analyse du processus électoral dans sa globalité notamment l'analyse du cadre juridique et institutionnel, le découpage électoral , le dépôt des candidatures , la révision des listes électorales, le déroulement de la précampagne et de la campagne, du vote et du dépouillement, la proclamation des résultats et le suivi des recours ; le tissu associatif présente à l’opinion publique les recommandations et conclusions préliminaires:
1- Les campagnes électorales précoces ont marqué le processus ce qui confirme la nécessite de  combler le vide juridique lié à ce type de violations;
2- Il est impératif de prendre des mesures efficaces et urgentes pour assurer le suivi des plaintes et des recours liés aux violations électorales;
3- Il est nécessaire de reconsidérer la question de l'administration électorale par le Ministère de l'Intérieur en l’attribuant à une commission indépendante;
4- adopter des normes précises pour garantir l'impartialité et la neutralité et l’égalité homme femmes dans la composition des bureaux de votes ;
5- mettre fin à l'impunité quant aux violations du processus électoral ;
6- prendre les mesures nécessaires pour faciliter le processus de vote aux électeurs particulièrement dans le monde rural;
7- garantir la liberté d'opinion et d'expression pour tous les partis politiques et ce dans le respect des droits de chacun à l'accès équitable aux médias publics sans contrainte ni restrictions de la liberté d’expression;
8- Garantir aux femmes une participation équitable et sans discrimination durant tout le processus électoral;
9- Garantir la participation politique des Marocains et Marocaines résidant à l’étranger
10- Garantir aux jeunes la participation juste et équitable dans la gestion des affaires publiques;
11- Garantir aux handicapés l’exercice de leur droit à la participation politique à travers l’accessibilité tout en élaborant un guide sur le sujet ;
12- Garantir la protection des enfants de leur exploitation dans les campagnes électorales;
13- Mettre une stratégie globale sur l’éducation citoyenne et les droits de l’homme pour faire valoir une culture de tolérance et de respect de la liberté d'opinion et d'expression.

jeudi 1 décembre 2011

Sahara Occidental: le défenseur des droits humains M. Atiqu Barrai arrêté et placé en détention préventive

Par Saharadocs,1/12/2011

Le 14 novembre 2011, les forces de police marocaines ont arrêté le défenseur des droits humains sahraoui Atiqu Barrai, près de son domicile familial à Dakhla.

Informations Complémentaires

Un juge d’instruction l’a placé en détention préventive en attendant un interrogatoire détaillé.

Après son arrestation, le 14 novembre 2011, Atiqu Barrai a été détenu deux jours sans pouvoir accéder à son avocat ou à sa famille. Le 16 novembre, il a été déféré devant un juge d’instruction de Laayoune. Cette affaire est liée aux évènements violents qui se sont produits fin septembre 2011 à Dakhla. Il a été interrogé en présence de son avocat. Après cet interrogatoire, il a été maintenu en détention préventive à la prison Al-Kuhl de Laayoune, où il est toujours détenu.

L’arrestation d’ Atiqu Barrai a eu lieu six semaines après que la police a perquisitionné le domicile familial du défenseur; lors de ce raid, la police avait l’intention de l’arrêter, mais il n’était pas présent. Atiqu Barrai a été arrêté plusieurs fois par le passé, à cause de ses activités en faveur des droits humains au Sahara Occidental.

Cette arrestation semble faire partie d’une vague de répression contre les défenseur-ses des droits humains au Sahara Occidental. Les 2 et 3 octobre 2011, les défenseurs des droits humains Kamal Al Tarayh, Abd Al Aziz Barrai, Al Mahjoub Awlad Al Cheih et Mohamed Manolo ont été arrêtés par les autorités marocaines, dans différents quartiers de Dakhla. Ils sont toujours détenus dans la prison Al-Kuhl.

Front Line pense que l’arrestation et la détention d’ Atiqu Barrai a un lien direct avec son travail légitime en faveur des droits humains, notamment son plaidoyer en faveur de l’autodétermination du Sahara Occidental sous administration marocaine.
 http://saharadoc.wordpress.com/2011/12/01/sahara-occidental-le-defenseur-des-droits-humains-m-atiqu-barrai-arrete-et-place-en-detention-preventive/

Maroc : résistance et répression à travers le pays

Par Ali Fkir, 1/12/2011

Marche des élèves à Ksar Elkebir le 29 novembre 2011.
Quand les élèves se réveilleront beaucoup trembleront, et quand les travailleurs se mettront debout les potentats prendront le bateau dont avait parlé Al Amaoui lorsqu'il était jadis anti-makhzenien

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=QR1gcIuQR24
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Elhouceima le 30 novembre 2011: les militants de l'ANDCM, les jeunes victimes des politiques antisociales de l'Etat makhzenien
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Intervention musclée des forces de répression contre les habitants du Douar El Mnadla ( région El Jedida) qui défendent leurs baraques contre la démolition arbitraire
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=FTA2YqiEF5k

« Le Parlement marocain est une coquille vide »

Par Zineb El Rhazaoui, 29/11/2011

Au Maroc, des élections législatives ont eu lieu le 25 novembre 2011 et les grands vainqueurs sont les « islamistes modérés » du PJD, le Parti Justice et du Développement. Son chef, Abdelilah Benkirane, a été chargé par le roi de former un gouvernement. L’Union européenne qualifie cette nomination de « pas importante dans le processus de démocratisation du Maroc ».

Pour Zineb El Rhazoui, co-fondatrice du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles, cette élection est une farce, le régime voudrait juste donner l’impression de faire des réformes.

Ce sont les islamistes modérés du Parti de la justice et du développement (PJD) qui ont remporté les élections ; ils promettent un vrai changement. Que représente cette victoire ?

D’abord, que signifie « islamiste modéré » ? Tout le monde les présente comme des islamistes modérés. Est-ce qu’il suffit de ne pas être pour la lapidation publique pour passer pour un islamiste modéré ? Je rappelle qu’Abdelilah Benkirane, qui attend sa nomination officielle comme Premier ministre par le roi, est quelqu’un qui a des propos extrêmement homophobes, berbérophobes, misogynes, qui est contre la liberté de culte, contre la laïcité et qui a même dit dans un discours devant la jeunesse du parti il y a quelques mois à Témara au Maroc que les laïcs veulent semer la dépravation parmi les croyants et que, pour les gens qui défendent la laïcité, le PJD leur appliquera les châtiments de dieu. Selon la charia, cela représente les châtiments corporels. Je me demande jusqu’à quel point le PJD est modéré !

En revanche, il ne faut pas s’alarmer non plus. En effet, ce qui s’est passé au Maroc n’a rien à voir avec l’arrivée des islamistes en Tunisie. Il ne faut pas oublier que le PJD est sorti du giron du ministère de l’Intérieur et qu’en 1998, c’est un parti qui a reçu le parrainage de Driss Basri, le tout puissant ministre de l’Intérieur d’Hassan II. C’est donc un parti profondément royaliste, qui accepte les règles du jeu du système marocain. Abdelilah Benkirane est le chantre de la monarchie absolue, il est farouchement opposé à l’idée d’une monarchie parlementaire qui est revendiquée par une plus large partie des contestataires marocains.

Qu’est ce que cela veut dire pour les femmes marocaines ?
Pour les femmes marocaines, je pense que c’est la fin de l’espoir, qui a déjà été dissipé avec la Constitution de juillet. Beaucoup de femmes s’attendaient à ce que la Constitution établisse enfin une véritable égalité inconditionnelle entre les hommes et les femmes, que les réserves émises par le Maroc sur la CEDAW soient levées, ce qui n’a pas été le cas. A cet égard, le PJD est très, très clair. Il est contre l’égalité en matière d’héritage.

Abdelilah Benkirane, nommé Premier ministre, s’est dernièrement exprimé devant le Women’s Tribune au Maroc et il leur a clairement annoncé : « Ne me demandez pas de toucher au Coran ». Donc pour les femmes, c’est clair que ce n’est pas le PJD qui portera leur combat. Ce n’est pas le PJD qui va militer pour l’égalité en matière d’héritage ou une véritable égalité.

Le mouvement du 20 février a boycotté ces élections, il y avait encore récemment des manifestations au Maroc, pourquoi ce boycott ?

Le mouvement du 20 février a boycotté les élections législatives mais il n’est pas le seul. Il a été rejoint par trois partis de la gauche. Le mouvement du 20 février boycotte les élections parce qu’il considère que les institutions qui encadrent le jeu politique au Maroc sont totalitaires à la base, elles ne permettent pas l’émergence d’une démocratie et ne permettent pas le renouvellement des élites. Aujourd’hui, au Maroc, nous avons pléthore de partis qui participent à la vie politique, qui sont tous gangrénés par la corruption. C’est toujours les mêmes figures, c’est toujours le même système.

Ces élections législatives ont pour but de renouveler la première chambre du parlement marocain (395 sièges) – je rappelle que le Maroc a un Parlement bicaméral. Or nous savons très bien que le Parlement marocain est une coquille vide, c’est une caisse de résonance des volontés du palais royal. En vertu de la Constitution, le Roi possède le pouvoir exécutif, le pouvoir judiciaire, le pouvoir spirituel, temporel, le pouvoir militaire – je rappelle à ce titre que nous n’avons pas de ministre de la Défense au Maroc – sans parler du pouvoir économique, du pouvoir religieux.

C’est pour ça que le mouvement du 20 février appelle au boycott de ces élections. A la différence des législatives tunisiennes, les élections marocaines continuent à être chapeautées par le ministère de l’Intérieur, le même ministère qui nous rappelle les années Basri et tout l’art de la manipulation des scrutins.

Craignez-vous davantage de répression sur le mouvement du 20 février ?

Je pense qu’au Maroc, la machine répressive est en marche depuis le début de la contestation. Dès le 20 février, s’il n’y a pas eu de répressions à Rabat ou à Casablanca, il y a eu une répression très forte à Al Hoceima, dans le nord du Maroc, qui a fait cinq morts. De même dans d’autres villes. Et depuis, la répression n’a jamais vraiment cessé. Même le 13 mars à Casablanca, quatre jours après le discours royal dans lequel Mohammed VI promettait à la population monts et merveilles, il y a eu une très forte répression devant le siège du PSU à Casablanca, qui a fait plusieurs blessés et il a été procédé à plusieurs arrestations. Je ne parle même pas des autres formes de la répression que sont le harcèlement policier, le règlement de compte qui se passe toujours dans le silence.

Les militants du mouvement du 20 février qui se battent pour la démocratie dans leurs villes ou villages sont harcelés, menacés, surveillés, leurs ordinateurs sont piratés. Beaucoup d’entre eux ont perdu leur travail, certains ont été violemment tabassés, sans parler de ceux qui se retrouvent en prison. Je rappelle le cas du rappeur Mouad el Haked ainsi que d’autres militants emprisonnés dans les villes du Maroc.

Ces élections législatives anticipées donnent l’impression que le régime accélère son calendrier des réformes de façade pour donner l’impression d’avoir fait le nécessaire pour ensuite passer à une seconde étape. Se pose alors la question sur sa tolérance envers le mouvement de la rue qui prend de plus en plus d’ampleur.





Ligue des Droits de l’Homme en France et la dictature marocaine

Par Bellaciao, 24/11/2011

On dirait que la LDH ne sait pas que le régime marocain est un régime dictatorial, tortionnaire et assassin. Le comble, ils invitent pour le 26 et 27 novembre un conseiller du roi, Driss El Yazami, pour parler des droits de l’homme au Maroc alors qu’il y a des organisations très engagées dans ce domaine, leurs militants sont victimes du régime marocain, mais elles ne sont pas invitées par la LDH.

C’est très curieux comme manière de soutenir les prisonniers politiques marocains, et la dénonciation des violations des droits de l’homme au Maroc.

Bien sûr que ce conseiller, payé quelques millions par mois, va dire que le Maroc est en bonne voie pour la démocratie et que les violations des droits de l’Homme sont mineurs ou inexistants et que le roi mène une révolution douce, la propagande que tous les militants sincère connaissent.

Ce conseiller est invité parmi des représentants de pays qui ont connu des révolutions ces derniers mois, on dirait qu’il représente la révolution marocaine, alors que la révolution marocaine est menée en ce moment par le mouvement populaire du 20 février.

La LDH met au même niveau les révolutionnaires et 
les tortionnaires.
Prière d’appeler ou envoyer un mail à la LDH pour dénoncer cet invitation. Notre objectif est que la LDH soit plus informée sur la situation catastrophique des droits de l’homme au Maroc et qu’elle ne soit pas une caution à la dictature marocaine. 
email : communication@ldh-france.org 

Vive la lutte du peuple Marocain.

MA PARCELLE SUR LE LARZAC

Par Sylvie, 27/11/2011

Chers tous, Pour une fois une bonne nouvelle vivifiante: on parle de MA parcelle au Larzac au ciné! Et en plus le ptit gars qui le fait, en parle (ou plutôt en fait parler ) plutôt bien....Donc ne perdez pas une seconde et courrez vite voir le film TOUS AU LARZAC, du pur bonheur!! 

Où l' on comprend que beaucoup de choses qui nous tiennent à cœur aujourd'hui, nous rassemblent, ont germé là, en tous les cas pour moi: - qu'à Orléans il n'y a pas que des "belous" et que même à 700km de distance, ces gars là du presque grand nord, ils ont joué leur rôle dans cette histoires de moutons....qui ne suivent pas! - que les comités Larzac, ( où je fis mes premiers pas militant) c'était une vraie force de résistance et de mobilisation: belle ambiance festive et efficacité redoutable du premier GFA en France, ma "chère" parcelle qui a fait tant rire... - que le Larzac c'est vraiment trop beau - que la résignation est notre premier ennemi car jamais rien n'est perdu d'avance: 10 familles de "ploucs" ( et quelques autres avec eux...) ont fini par faire baisser la garde à l'armée française - qu'il n'y a pas d'issue en dehors du collectif, de l'unité, de ce commun qu'il est toujours possible d'identifier pour pouvoir mieux le défendre, au bénéfice de tous, aussi différents que nous soyons - que lutter tout en s'amusant, en créant, en sortant de nos routines, c'est sans doute une des rares voies qui s'offre encore à nous aujourd'hui pour un possible demain moins désenchanté Qu'attendons nous??? Soyons prêts! Je vous embrasse Sylvie

DANS LIBE CETTE SEMAINE
«Tous au Larzac», Causse toujours Par Laure Noualhat
(sortie du film : 23/11/2011)
Loin du folklore alter, un docu retrace dix ans de lutte paysanne. «Face à la montée des fascismes économiques, politiques, religieux, face au progrès technique incontrôlé, celui qui nous fait accepter n’importe quoi pour assurer notre profit, notre bien-être, que faire ?» Cette phrase n’a pas été prononcée la semaine dernière dans un meeting de Mélenchon, mais en 1974, lors du rassemblement gigantesque qui eut lieu sur le plateau du Larzac. La question qu’elle pose a 37 ans et résonne tristement dans notre époque indignée. Celui qui l’a prononcée, Philippe Fauchaut, est un modeste paysan du Larzac en lutte contre l’extension d’un terrain militaire. Une lutte inspirée et triomphante qui dura presque dix ans, et qui constitue le sujet du documentaire de Christian Rouaud, Tous au Larzac . Goguenarde. En pleine indignation générale et globalisée, voilà un film qui met du baume au cœur. Un documentaire enthousiaste, tout sauf naïf, qui fleure bon les archives et la France de Valéry Giscard d’Estaing. Durant deux heures, Rouaud déroule consciencieusement la chronologie de la lutte, sans omettre aucune étape. Le Larzac, ce n’est pas qu’un paysage magnifique couvert de cultures et de troupeaux, c’est aussi un terrain militaire où s’exerce l’armée. En 1971, la Grande Muette, emmenée par Michel Debré, décide d’étendre ses installations et d’annexer 14 000 hectares supplémentaires. Or, cette extension concerne 107 familles, principalement des paysans qui exploitent cette terre. Les protagonistes de l’histoire - le couple Burguière, Marizette Tarlier, Léon Maillé, José Bové et bien d’autres - défilent devant la caméra de Christian Rouaud, nous communiquant un peu du souffle qui les tint en haleine durant une décennie. Le réalisateur entrelace archives et témoignages vivants de ces acteurs involontaires, transformant ainsi son film en chronique haletante. Avec ses images léchées d’une nature belle et sauvage, il nous emmène courir sur le Larzac d’aujourd’hui. Le blé verdoyant ondule sous le vent, on devine, derrière les pierres sèches des fermes et des bergeries, un foyer, une chaleur, de même que l’on sent, derrière cette terre, l’amour inconsidéré que lui portent des générations d’hommes pour lesquels partir a un goût d’exil improbable. Sans le vouloir, le plateau devient l’attraction politique des années 70. Dès 1972, la lutte cristallise d’autres mouvements : les non-violents menés par le charismatique Lanza del Vasto, fondateur de la communauté de l’Arche. Les maos débarquent aussi, prêts à plastiquer les installations de l’armée pour soutenir les paysans, lesquels plaident plutôt l’union et la non-violence goguenarde : en décembre 1972, alors que le projet d’extension vient d’être déclaré d’utilité publique, ils montent avec leurs brebis à Paris, les faisant paître sur le Champs de Mars, sous la tour Eiffel. L’image est trop belle et figure en une de tous les journaux. Ah, le salutaire recours aux médias : la lutte prend son envol au niveau national et, partout, des comités de soutien se créent. Les paysans ont gagné le premier round de la médiatisation. «Nous n’étions qu’en 1972 !» s’exclame Pierre Burguière, un des piliers du mouvement, certifié paysan du Larzac depuis des générations. Heureux militants ! Ils ne savent pas, à ce moment-là, que leur combat ne fait que commencer. Unité. Jamais à cours d’idées ou de détermination, ils testent tout l’arsenal de la lutte non violente : jeûne de protestation, marches vers Orléans ou Paris, manifestations joyeuses, avec ou sans tracteurs, occupations de bâtiments, construction de bergeries avec l’aide de hippies malhabiles mais pleins de bonne volonté… Après les élections de 1974, le plateau accueille 70 000 personnes durant l’été. Mitterrand, candidat défait, se fait huer… Pour faire dégénérer le rassemblement, des policiers en civil balancent des pierres dans sa direction. En vain. Dans leur génie contestataire, les paysans se promettent une seule chose : faire front commun, rester unis et ne jamais céder aux sirènes des propositions financières indécentes faites en catimini par l’armée. «S’il y avait eu des négociations au début, je pense qu’on y serait allés, chacun dans notre coin», précise Pierre Burguière. «Mais chaque année, ces négociations devenaient impossibles. Nous étions devenus une communauté.» C’est la clé de cette victoire : l’unité. Que les protagonistes conserveront jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à l’élection de Mitterrand, en mai 1981… «Nous nous devons mutuellement la victoire», aurait-il déclaré aux meneurs de la lutte lors d’une visite officielle à Rodez. Dans toutes les salles où il a été projeté - une centaine en quelques semaines -, le film «redonne de l’espoir»,«revigore» les gens. Des Indignés au collectif Jeudi noir, nombreux sont les militants d’aujourd’hui à se lancer dans des actions non-violentes, humoristiques, de longue haleine… La victoire authentique du combat du Larzac pourrait les doper. Mais qu’on ne s’y trompe pas, Tous au Larzac n’est pas une invitation à l’optimisme béat. Notre époque cumule tant de combats, sur des fronts si divers, qu’un seul plateau n’y suffirait pas pour les accueillir tous. Tous au Larzac documentaire de Christian Rouaud 1 h 58.

mercredi 30 novembre 2011

Les Marocains de l'étranger voteront au Maroc.....quand les poules.... . .

Bruxellois-surement 28 novembre 2011

PAR PROCURATION ....MON OEIL !!!!
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Le roi Mohammed VI sait parfaitement que le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), présidé par El Yazami est une coquille vide, une agence de cérémonies et de tape à l'oeil.

Officiellement, le CCME a été installé en 2007, avec à sa tête Driss El Yazami, pour fournir au monarque marocain, les avis et conseils susceptibles d'aider le roi Mohammed VI, à initier des politiques destinées à mieux encadrer les MRE établis à l'étranger afin que ces MRE continuent de maintenir leurs liens culturels et surtout économiques avec le Maroc ( 46 milliards de dirhams par an ). Cela, pour ce qui est officiellement annoncé.

Sauf que le véritable objectif poursuivi par la mise en place de cet organe, visait en réalité à passer un deal avec les anciens opposants ayant été l'objet d'une féroce répression durant les années de plomb.

Ce deal fut initié par feu le roi Hassan II qui décida, avant sa mort, de se réconcilier avec les anciennes victimes des graves atteintes aux droits de l'homme au Maroc et de baliser, sur des bases moins compromises, le règne de son fils.

Le défunt monarque commença par accorder sa grâce à des dizaines de militants gauchistes, plaça Driss Benzekri, lui même ancienne victime des années de plomb, à la tête du Conseil consultatif des Droits de l'Homme et soutint les efforts du défunt militant, pour la mise en place d'un organe chargé de rendre justice aux victimes de la répression.

La direction de cet organe, l'Instance Equité et Réconciliation, fut confiée au même Driss Ben Zekri.

Lequel Ben Zekri, s'engageant à tout tenter, pour passer sous silence les responsabilités de l'Etat marocain et de Hassan II en particulier, dans les graves atteintes aux droits de l'homme, intervenues au Maroc durant le règne du défunt monarque.

Et l'on indemnisa les victimes et leurs familles. Et l'on évoqua les souffrances et les douleurs endurées par les victimes de la répression. Et l'on permit à ces victimes de parler de leurs longues années de détention et de tortures...

Mais on prit le plus grand soin de ne point nommer les responsables et de réclamer des poursuites et sanctionner les auteurs des meurtres et de la torture

A condition de tout faire pour ne pas citer les coupables des atteintes graves aux droits de l'homme durant Tazmamart, Derb Moulay Chrif, Agdz, Kenitra, Chefchaouen...et les autres centres de détention et de torture, Driss El Yazami, lui même, issu de cette famille gauchiste, ayant passé ce deal avec le régime marocain, obtint, en compensation, la présidence du très dépensier CCME.

Ceux qui, à l'image d'El Yazami, de Herzenni, de Sebbar..., voulaient jadis, abattre le régime "réactionnaire " de Hassan II, ce régime "valet de l'impérialisme" américain et lui substituer un pouvoir communiste à l'image de celui de Pot Pot, de Mao Tse Toung ou d'Enver Hodja, devinrent ainsi, grâce à ce deal, à défaut d'être du peuple, des petits commissaires du Makhzen, chargés de promouvoir l'amnésie et de falsifier l'histoire.

Il n'est demandé à El Yazami, rien d'autre que de remplir cette mission...Il ne lui est point demandé de fournir des résultats sur la mission " officielle " qui lui a été confiée par le roi, de communiquer au souverain, avis et recommandations au sujet des attentes et des aspirations des Marocains résidant à l'étranger.

C'est pour cela qu'El YAZAMI a tout fait pour évacuer les attentes de ces Marocains, enterrant ainsi, une fois de plus leur volonté de participer, à l'instar des Tunisiens et des Egyptiens de la diaspora, aux suffrages législatifs se déroulant dans leur pays

Il a été promu président du Conseil national des droits de l'homme au Maroc, pour avoir rempli admirablement cette mission.

Hassan VI ne savait pas, de son vivant, que les gauchistes qu'il a réprimés, pouvaient se révéler, de grands vassaux du régime marocain.