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samedi 14 janvier 2012

Déni de droit : Le procès des 23 Sahraouis incarcérés à Salé est reporté à une date inconnue. Manifestation réprimée




               Communiqué de l'ASDHOM 
       à propos du report à une date inconnue 
du procès des 23 Sahraouis incarcérés à Salé
Par Ayad Ahram, Bureau exécutif de l’ASDHOM13/1/2012

  Le tribunal militaire de Rabat n’a que faire des règles    élémentaires de la justice !

Aujourd’hui, vendredi 13 janvier, devait s’ouvrir en principe le procès des 23 Sahraouis, arrêtés dans le cadre de l’affaire du campement Gdeim Ezzik. Ce campement, érigé à quelques kilomètres de Layoune au Sahara pour protester contre les conditions de vie des Sahraouis, a été démantelé violemment en novembre 2010 par les forces de l’ordre marocaines.

Le tribunal militaire de Rabat qui instruit le dossier a décidé de reporter le procès et a informé les avocats de la défense de sa décision sans leur notifier pour autant les raisons et sans leur indiquer la nouvelle date. Plusieurs représentants de la presse internationale ainsi que des observateurs internationaux et des défenseurs des droits de l’Homme, venus observer et couvrir le procès, ont compris qu’ils n’étaient pas les bienvenus et ont saisi le message qu’adressent les autorités marocaines à l’opinion publique.
Parmi les 23 prévenus, tous des civils, se trouvent des défenseurs des droits de l’Homme, connus pour leurs opinions sur la conflit au Sahara, et des porte-parole des familles du campement Gdim Ezzik qui ont participé aux négociations avec l’ex-ministre de l’Intérieur marocain et ses représentants dans la région. Ce groupe a déjà passé plus de 14 mois en détention préventive à Salé dans l’attente de son procès et a entrepris une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention et réclamer sa libération.
L’ASDHOM considère que ce groupe a droit au respect et à un procès juste et équitable devant une juridiction civile. Elle demande aux autorités marocaines de dessaisir au plus vite le tribunal militaire et de procéder, sinon à la libération du groupe, du moins à sa comparution immédiate devant un tribunal civil. Maintenir des citoyens en état d’arrestation pendant une si longue durée sans procès est un déni de droit. Cela est tout à fait contraire au discours que tient le Maroc en matière de respect des droits de l’Homme.
Adresse postale : 79, rue des Suisses 92000 Nanterre
asdhom@asdhom.org    www.asdhom.org
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Sahara Occidental : des dizaines de manifestants blessés à Laâyoune

Vendredi 13 janvier 2012, des sahraouis se sont rassemblés à l’appel de la coordination de Gdeim izik.  
A l’occasion de l’ouverture prochaine du procès des 23 militants sahraouis arrêtés après le démantèlement du camp de protestation en novembre 20110, il demandent la libération de tous les prisonniers sahraouis détenus dans les prisons marocaines. Sous les ordres du pacha de la ville, les forces de répressions marocaines ont fait preuve d’une rare violence. Plusieurs blessés graves ont été évacués à l’hôpital.source

laayoune
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Par APSO, 14/1/ 2012

Procès injuste reporté à Rabat et solidarité pacifique violemment réprimée à El Aaiun

Le procès de 23 détenus politiques sahraouis qui devaient comparaître aujourd'hui devant la cour martiale de Rabat a été reporté sine die selon le procureur général.
Alors que certains remettent en cause la légalité d’une telle décision, les familles et amis des détenus ont manifesté leur indignation et leur solidarité.

Les 23 détenus ont été arrêtés en novembre 2010, après le démantèlement par les forces d’occupation marocaines de la manifestation pacifique sous tente du camp de Gdeim Izik, qui avait regroupé 20 à 30 000 Sahraouis.

Aujourd’hui des dizaines de parents des détenus, des observateurs européens ont manifesté devant la cour de Rabat. Les bannières écrites en arabe et en français ont dénoncé la poursuite de citoyens civils par les tribunaux militaires.
Les manifestants ont été rejoints par des représentants de la coordination de Gdeim Izik et par des étudiants sahraouis. Le groupe a demandé aux autorités marocaines la libération immédiate des détenus politiques sahraouis.

À El Aaiun occupée aussi, des centaines de citoyens sahraouis ont manifesté aujourd’hui contre le report du jugement. Les manifestations de solidarité avec les détenus se sont tenues boulevard de Mezouar et Al Quds.
Il semble que les autorités marocaines d’occupation ont craint de telles manifestations étant donné le grand déploiement des forces de l'armée, de la police et des forces auxiliaires, en plus de dizaines d'agents civils et militaires des services de renseignement.

Les manifestants ont néanmoins crié leur solidarité aux détenus et revendiqué plus généralement le respect de leurs droits fondamentaux comme le droit à l'autodétermination.
Les forces d'occupation sont intervenues en violence contre les manifestants, blessant plus d’une trentaine de femmes et d’hommes, dont certains sont toujours à l’hôpital.
Les agents de police ont d’autre part attaqué la maison de la citoyenne Ghlaijilha Serrakh dans laquelle avaient pris refuge des citoyens sahraouis. Ils ont brutalisé et blessé Madame Ghlaijilha et sa fille Mahmouda Ahel Lhadj.

Messieurs Hammadi Filali et Rami Tayeb ont été arrêtés à 11h et conduits à la préfecture de police. Ils n’ont toujours pas été libérés.

À Agadir, plus de 80 étudiants sahraouis ont organisé une manifestation au sein de la faculté de lettres en soutien aux prisonniers politiques du groupe dit de Gdeim Izik, et pour revendiquer le respect des droits des Sahraouis.

À Smara occupée, dans le quartier Tan-tan, plus d’une trentaine de Sahraouis ont manifesté leur solidarité aux détenus sahraouis de Gdeim Izik, en brandissant leurs photos et des drapeaux de la République Sahraouie.


El Aaiun, 13 janvier 2012 http://youtu.be/lnYHqumEM8w

La liste provisoire des blessés à El Aaiun suit.
Mesdames et mesdemoiselles
Salima Limam
Rabab Ali Baiba
Hadi Minatou
Lmjaied Mbarka
Aiaich Maigaf
Nafaai El Ghalia
Mossaoui Malika
Bourtali Gaila
Mnaina Haddi
Bouba Haddi
Manna Toubali
Fattam Sidi Haiba
Omama Mohamed Skaima
Naimaa Soufi
Zahra Regaibi
Fatma Soudani
Tomana Daida Mosaoui
Mbarka Haidan
Akik Hjaiba
Taaila Ali Baiba
Fatimatou Zraiginat et Fatma Sabbar
Et messieurs
Ali Saadouni
Lahbib Salhi
Bamba Lafkir
Bchraoui Nabett
Mokhtar Mahloub Ali
Neaama Jedamou
Hamada Lfilali

EM, le 13 janvier 2012
El Aaiun, Sahara Occidental occupé
(VF)

Par Mohammed Belmaïzi, facebook, 15/1/2012
Le roi et son Makhzen, c'est-à-dire sa clique des conseillers incultes, sont les premiers responsables de la répression du peuple qui les conteste. 

Stupide et sans vision, le Makhzen n'a jamais voulu résoudre la question du peuple sahraoui, pensant qu'il pourrait fédérer le sentiment national autour de la question et continuer dans sa gouvernance maléfique et arbitraire. Le voilà aujourd'hui dans de mauvais draps, devant tout un peuple qui traite le Maroc d'occupant et de colonisateur! La contestation est généralisé contre un État de Non-Droit!
تدخل قوات القمع في وقفة العيون
www.youtube.com
http://youtu.be/JvsNEPN4xAY