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samedi 21 avril 2012

Le jeune ouvrier qui s'est immolé mercredi soir est entre la vie et la mort


Par Ali Fkir, 21/4/2012

Encore une tentative de suicide par immolation

 Le jeune ouvrier (travaillant dans le secteur précaire du bâtiment), Hamid Al Barrah, âgé de 27 ans, originaire de Kalâat Sraghna El Âattaouya, avait essayé de se suicider par immolation, mercedi soir 18 avril 2012,place de la Ligue Arabe à Casablanca. 
 Il se trouve toujours à l’hôpital CHU Ibno Rochd, « entre la vie et la mort », dans des conditions d’hospitalisation loin du minimum requis. 
Vidéo comportant des images insoutenables : http://youtu.be/C4t8HHeiwwM
Autre vidéo et photo-http://www.annahjaddimocrati.org/index.php/en/accueil/77-fr/1098-tentative-dimmolation

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 Par Ibtissame Betty Lachgar via Ziad Baroud Baroud
Immolation on Morocco WTF !!!!!
MOROCCO. Hamid EL-BARAH. He will not survive. His brother describes a rotting body, pours a bit of water into his parched mouth, and asks him "why did you do that for the people?" This was what Hamid called out as he set himself on fire Wednesday. SHARE THIS VIDEO, HOWEVER DIFFICULT. Think of how much harder it is for Hamid's family, for his friends. Think of what he has given up. Think of what Morocco has done to him.

Immolation au Maroc
Maroc. Hamid EL-BARAH ne survivra pas. Son frère décrit un corps pourri, verse un peu d'eau dans sa bouche desséchée et lui demande « Qu' avez-vous fait pour le peuple? » C'est ce que Hamid a crié quand il a lui-même mis le feu mercredi. 
PARTAGEZ CETTE VIDÉO, MAIS C'EST DIFFICILE. Pensez combien c'est plus difficile pour la famille de Hamid, pour ses amis. Pensez à quoi il a dû renoncer. Pensez à ce que le Maroc a fait de lui.
I

Fatwas ahurissantes : la peur morbide du péché !

A. Zamzami : Ma fatwa sur la carotte dérange car elle concerne les femmes 

Par Hicham Houdaïfa .La Vie éco www.lavieeco.com

Pour l’imam provocateur, il est plus important d’éviter le péché que de s’offusquer de l’usage d’un légume pour la masturbation qu’il considère comme licite. Il se défend d’avoir fait de la fatwa sur la sexualité sa spécialité et évoque ses 2 000 avis religieux publiés. 

 Natif de Tanger en 1943, Abdelbari Zamzami Ben Seddik a commencé sa carrière en tant qu’auxiliaire de son père Mohamed Zamzami dans la grande mosquée de Tanger. Il s’installe à Casablanca en 1975 où il prend en charge le prêche du vendredi dans la célèbre mosquée de l’Ancienne médina, «Ould Lhamra». Dans les années 80, Abdelbari Zamzami devient très populaire grâce à ses causeries religieuses où il n’hésite pas à utiliser le langage de la rue pour passer les messages religieux. Durant la même période, il va aussi créer le journal «Al Sunna» qui va cesser de paraître quelques mois après son lancement. En 2001, il est un des principaux fondateurs de l’Association marocaine d’études et de recherches en fikh des nawazils, pour «contrer les associations qui luttent pour la suppression de la chariâ dans les lois du pays».

 De fait, il a été un des opposants farouches au Plan d’intégration de la femme au développement, de Saïd Saâdi. En 2007, sa popularité dans l’ancienne médina de Casablanca lui permet de gagner un siège au Parlement sous les couleurs du Parti de la renaissance et de la vertu (PRV). Il sera d’ailleurs le seul élu de ce parti islamiste. Auteur de plusieurs publications, dont un livre de quatre tomes sur ses avis religieux, Abdelbari Zamzami a été suspendu de prêche à plusieurs reprises par le ministère des habous. Battu lors des législatives de 2011, il se consacre désormais à ses recherches et à ses fatwas, qui lui valent une présence remarquable dans les médias nationaux. 

Parmi les plus controversées de ses fatwas celle publiée par l’ensemble de la presse nationale en mai 2011. Ladite fatwa affirme que l’islam autoriserait l’acte sexuel sur un cadavre, à condition que ce cadavre soit celui de l’épouse.  
Le fqih ajoute qu’il n’y aurait aucun mal ni embarras que le mari fasse l’amour avec le cadavre de sa femme quelques heures après la mort de cette dernière. Il y a près d’un mois, le même fqih a assuré, dans un entretien accordé à un hebdomadaire arabophone que, du point de vue religieux, le recours aux sex-toys est parfaitement légitime. Plus encore, la femme musulmane a le droit d’utiliser des carottes, des flacons ou autres objets pour assouvir ses envies sexuelles...
  Une question d’actualité : que pensez-vous de l’affaire Amina Filali et de ce fameux article 475 du Code pénal qui autorise le mariage d’une femme avec son violeur ? 
 L’article 475 du Code pénal encourage le viol et le crime. Le violeur, sachant qu’il peut ne pas être puni, ne trouve aucun scrupule à commettre son forfait. C’est ainsi que le viol aussi bien que l’atteinte à l’honneur de la jeune fille ne sont pas punis. En plus, la Moudawana, le Code de la famille devenu effectif depuis 2004, interdit le mariage des filles de moins de 18 ans. Amina Filali a été violée avant sa majorité et, dans ce cas, le violeur doit être emprisonné pour ce qu’il a commis. La famille ne devait pas la marier à son bourreau, mais déclarer le viol publiquement afin que la responsabilité de cet acte ne soit pas mise sur le dos de la jeune fille, un musulman étant blâmable pour une déviation s’il l’a volontairement commise. Amina a dû subir le rapport sexuel sous la contrainte. Elle est donc une victime. Aujourd’hui, pour ce type d’affaires, il y a également la chirurgie réparatrice pour la victime violée qui peut se refaire une virginité. Mais, le violeur doit être puni. Par ailleurs, dans l’islam, un mariage ne peut être conclu qu’avec l’accord de la jeune fille et non sous la contrainte des parents ou de l’entourage. La ministre Bassima Hakkaoui avait déclaré que parfois le mariage de la violée à son violeur ne lui porte pas un réel préjudice... L’exception ne fait pas la règle. Si exceptionnellement un mariage de ce genre réussit, cela ne voudrait pas dire qu’il faut accepter ce genre de pratiques. Ce qui est dangereux dans ces lois, c’est qu’elles ouvrent la porte à une dérive : tout homme qui veut se marier avec une fille dont les parents refusent peut tout simplement la violer et mettre ainsi cette famille devant le fait accompli. Que répondez-vous à ceux qui disent que ce sont les tenues «provocantes» des jeunes filles qui incitent au viol ? Pour ce qui est du cas d’Amina, elle vivait dans un village. Et dans un village, on ne porte pas d’habits voyants. La photo qui circule sur Internet montre d’ailleurs Amina en hijab. Ce que l’on doit savoir en tout cas, c’est qu’une femme, qu’elle soit voilée ou pas, attire toujours les hommes. C’est une simple question de nature humaine. Même en Arabie Saoudite où les femmes sont entièrement couvertes, elles sont tout de même victimes de harcèlement et parfois même de viol. L’agression sexuelle ne dépend pas de l’habit de la femme, mais de l’éducation des hommes. D’ailleurs, les femmes ne sont pas des esclaves pour que les hommes puissent les agresser sexuellement, quand ils le souhaitent. 

 Votre fatwa autorisant les femmes à se masturber avec une carotte a suscité un tollé. Êtes-vous sûr de cette prescription ? 
 Je tiens à préciser tout d’abord une chose très importante. Ceux qui m’ont critiqué pour cette fatwa ne connaissent rien à la chariâ, ou, du moins, sont des tenants de l’avis unique. Alors que le fiqh de la chariâ présente des opinions et des points de vue différents. Sur le sujet de la masturbation, les oulémas sont partagés entre ceux qui l’interdisent et ceux qui l’avalisent. J’appartiens à la deuxième catégorie des oulémas pour une raison très simple : ceux qui interdisent cette pratique ne se sont pas appuyés sur des arguments solides. Il faut préciser qu’autoriser la masturbation a pour objectif d’aider les jeunes femmes et hommes à ne pas tomber dans le péché. Nous vivons une époque où tout pousse les jeunes à avoir des relations sexuelles hors mariage. La masturbation est donc une solution provisoire pour les jeunes musulmanes et musulmans, le temps qu’ils puissent se marier. Je n’ai jamais donné cet avis là pour des personnes mariées parce qu’elles n’en ont pas besoin. Autoriser la masturbation a donc un objectif religieux : c’est de faire éviter à notre jeunesse de tomber dans le grand péché. Cette même règle a été adoptée par l’Imam Malik. 

 Mais, ces oulémas ont-ils évoqué littéralement l’usage de la carotte pour les femmes ? 
  Plusieurs oulémas ont évoqué l’usage de la carotte, et ce, tout au long de l’histoire musulmane. Parmi eux l’imam Al-Choukani, qui a vécu au Yémen il y a 200 ans, qui a dédié tout un manuscrit à la masturbation, autant chez les femmes que chez les hommes. Les écrits de Choukani sur ce sujet sont publiés sur internet. Lui-même a évoqué un nombre important d’érudits qui autorisaient la masturbation. Dans son livre, il a évoqué la carotte, mais également d’autres moyens pour assouvir son plaisir. Il y a également un alem marocain, mort il y a dix ans, Cheikh Abdelaziz Benseddik, qui, dans une lettre sur les pratiques sexuelles, a évoqué la carotte et d’autres moyens pour se masturber. Cet écrit est disponible sur le marché marocain. Ces choses là sont loin d’être nouvelles et franchement je ne comprends pas pourquoi cela suscite autant de réactions. Il n’y a qu’à voir les chaînes satellitaires arabes, avec la panoplie d’oulémas qui y parlent de sexe. Même le fameux Cheikh Qaradawi a autorisé la masturbation sur la chaîne Al Jazeera dans le cadre de l’émission «Une heure sur la vie sexuelle». D’ailleurs, l’islam est très ouvert par rapport à la vie sexuelle des musulmanes et des musulmans. L’imam Choukani est allé plus loin : il a donné le droit à celui qui ne peut pas se masturber, de se trouver quelqu’un pour le lui faire. Quant à Cheikh Koubaïssi qui officie à Dubaï TV, il a dit que ce qui existe comme pratiques sexuelles en Occident n’est qu’une partie infime de ce qui existe chez nous, dans les livres de la Chariâ où seul le rapport anal est interdit en Islam. De là à autoriser le pilon de mortier, c’est exagéré ! J’ai évoqué le pilon de mortier dans le cadre de la plaisanterie, lors d’une émission de radio et dans le contexte du plaisir licite. Je n’ai jamais parlé de cela sérieusement. 

 Sur internet, notamment sur les réseaux sociaux, les femmes ne sont pas du tout contentes de votre fatwa… C’est regrettable. Elles devraient être ouvertes par rapport à ces sujets et non pas s’opposer à mes fatwas. C’est le péché qu’il faut éviter et pas la masturbation qui permet aux jeunes de supporter de ne pas pouvoir avoir un rapport sexuel avec un partenaire. D’ailleurs, pour les hommes, ces pratiques sont connues depuis longtemps. Je crois que ma fatwa dérange parce qu’elle concerne les femmes. Pourtant, à Tanger, la ville dont je suis originaire, les femmes veuves ou divorcées utilisent le «wannass», un objet ayant la forme d’un sexe masculin, en plastique ou en bois, afin d’éviter de tomber dans le péché. 

 Il n’empêche que sur ce répertoire, vous êtes un sacré récidiviste, vous avez déclenché un tollé avec cette fatwa autorisant la nécrophilie, l’assumez-vous encore ? Je dois tout d’abord préciser que la nécrophilie est un acte écœurant, qu’il faudrait éviter et est contraire à la nature humaine. Quand on perd un être aussi cher que son épouse, logiquement, on est plutôt triste et on ne pense pas au sexe. Ma fatwa sur la nécrophilie est un avis religieux que j’ai consenti à une personne en particulier qui m’avait demandé si c’était un péché d’avoir un rapport sexuel avec le cadavre de sa femme. Je lui ai répondu que la femme est permise, sexuellement, à son mari même après sa mort, que le mariage est un contrat qui ne s’annule guère après la mort, en référence au Coran qui dit que le mari et sa femme peuvent rester unis au paradis. Cela dit, un homme normalement constitué ne penserait pas à une chose pareille après la mort de sa femme.

 Vous avez fait du sexe la spécialité de vos fatwas ! C’est totalement faux. Je n’ai émis que quatre ou cinq fatwas dans ce registre. Alors que l’on trouve dans mon livre «Questions et réponses dans la vie d’un musulman», plus de 2 000 avis religieux, et ce, dans tous les domaines de la vie. Ce sont les médias qui essaient de doper leurs ventes en focalisant sur mes fatwas à caractère sexuel.

Que pensez-vous de ces fatwas qui nous viennent d’Orient, interdisant aux femmes par exemple de manger des bananes, ou de ne pas conduire parce que le frein a la forme d’un objet sexuel masculin ? 
  Ces avis ont plus trait à la frustration de ceux qui l’ont émis qu’à la religion. Ce genre de fatwas est une atteinte à l’islam et aux musulmans.

 Lire aussi :  Cachez-moi ce vélo que je ne saurais voir… Si les fatwas d’Abdelbari Zamzami vous ont surpris, voire offusqués, sachez qu’elles sont loin d’être les plus insolites. En 2008, un imam des Pays-Bas interdit aux femmes musulmanes vivant dans le pays de pratiquer le vélo, car «enjamber la selle du vélo suscite chez la femme une excitation sexuelle, et le vélo devient, de ce point de vue, un objet prohibé». 
En 2007, deux professeurs de l’Université d’Al Azhar, ont autorisé «qu’une femme puisse allaiter son collègue à cinq reprises afin de nouer avec lui une relation de sein». Le printemps arabe a eu également son lot de fatwas.(...)
 www.lavieeco.com

Dimanche 22 avril manifestations contre le chômage dans les villes du Maroc

Manifs le 22 avril contre le chômage 
- مسيرات ضد البطالة يوم 22 أبريل 

Mise à jour ! Il y a maintenant 7 villes dans la description de l'événement principal: Rabat, Casa, Tanger, Sidi Kacem, Meknès, Marrakech et Bruxelles. 
J'appelle les activistes et sympathisants qui ont des infos à les envoyer à cette page même, par message. Merci de partager l'événement aussi.

Libération des quatre prisonniers grévistes de Fès

Par Moha Oukziz, pour le comité de soutien aux prisonniers grévistes de la faim de Fès et Taza, 21/4/2012

Nous, comité de soutien aux détenus politiques en grève de la faim dans les geôles du régime du Maroc, nous nous félicitons de la libération des quatre détenus en grève de la faim depuis le 23 janvier 2012. Il s'agit de Mohamed Ghaloud, Mohamed Zeghdidi, Mohamed Fetal, et Ibrahim Saidi, après une série de marathons d'audiences, la dernière le 18 avril. 
Nous félicitons les militants pour leur libération et leur grand courage : Nous remercions tous ceux qui nous ont aidé à faire connaitre la cause de ces prisonniers qui militent pour un Maroc meilleur. 
Nous rappelons que des dizaines de militants sont emprisonnés. Nous rappelons également que d'autres détenus sont encore en grève de la faim et que leur vie est en danger surtout à Taza, Errachidia, Assafi, Kenitra, Salé etc. 
Nous demandons la libération de tous les détenus politiques au Maroc en tête les grévistes de la faim, et nous continuons notre campagne en leur faveur.

Bonne nouvelle :4 détenus libérés


Par Ali Fkir, 18/4/2012

Cinq étudiants détenus politiques, dont Brahim Saidi, ont retrouvé leurs libertés il ya un instant, ils se dirigent avec les familles, amiEs et camarades, de la prison de Ain Kadouss vers la cité universitaire. Félicitations !
Erreur: ils ne sont que quatre: Le texte ne fait pas mention d'Ezedine Erouissi qui devrait être libéré à la fin du mois. (ndlr)

Les 4 grévistes de la faim d’Ain Kaddous (Fès) ont comparu hier 18/4/2012 en cour d’appel.


Ces quatre étudiants détenus sont: Mohammed Ghloud, Ibrahim Saïdi, Mohamed Fettal, Mohammed Zghdidi.
 Leur état de santé a atteint les limites de la détérioration et l'effondrement ; leur souffrance est à la fois psychologique et physique à l'intérieur de leurs cellules sombres, leur corps s'est effondré sous la souffrance…

Le rapport a déclaré: «Tout ce que nous avons supporté, nous ne pouvons pas le décrire…  Ces cas de criminalité  commis par le régime ne sont que douleur et longue souffrance qui  augmente le stress et empêche de dormir.  Nous avons eu des épisodes de délire, de crises de nerfs, de perte de mémoire, de manque de concentration et de cas de paralysie pendant de longues minutes, et des cas d’ évanouissements  pendant des heures. Et là, personne auprès du camarade inconscient, aucune intervention d'un médecin ou d’une infirmière chargée de fournir uniquement de l'eau sucrée…»

Le rapport a souligné les provocations quotidiennes auxquelles ils sont exposés par les gardes, alors que devait être tenu un  rapport sur l'état de chacun des quatre détenus blessés : Ibrahim Saidi s'est évanoui et a eu une crise d'hystérie avec  perte de contrôle des nerfs et douleur dans la tête, et flatulences résultat  des saignements dans l'intestin ; Mohammad Zghdidi des douleurs dans l'estomac, et Mohammed Ghloud des suffocations, des pertes de mémoire. Il  dit: «nous avons des saignements au fond des intestin blessés et gonflés provocant une douleur à laquelle  on ne peut pas résister, et aussi le gonflement de la vessie, accompagné de douleurs sévères au niveau des reins, nous n’avons plus suffisamment d'énergie pour supporter cela.
Les détenus ont appelé à plusieurs reprises pour obtenir des examens médicaux pour leur diabète, l'anémie, l'hépatite et les maladies de reins, mais l'administration pénitentiaire a refusé de le faire, de sorte que seul le médecin de la prison leur a donné des médicaments tels que « créme Tetanoreine », un baume pour arrêter le saignement, temporairement…

 D'après une traduction automatique, par solidmar


Texte de Lakome
أفاد تقرير صادر عن الطلبة المعتقلين بسجن عين قادوس المضربين عن الطعام منذ 80 يوما، أن حالتهم الصحية تدهورت بشكل كبير، وذلك تزامنا مع مثولهم يوم غد الأربعاء 18 أبريل، أمام محكمة الإستئناف.

وذكر تقرير الطلبة المعتقلون الأربعة وهم: محمد غلوظ، إبراهيم السعيدي، محمد فتال، ومحمد زغديدي، أن حالتهم الصحية وصلت إلى حدود قصوى من التدهور والإنهيار، وأنهم يعانون بشكل يومي من المعاناة والعذاب نفسيا وجسديا داخل زنازنهم المظلمة، وذكروا أن آلامهم تشتد في كل أنحاد أجسادهم المنهارة.
وجاء في التقرير، "ومهما بذلنا من جهد فلن نستطيع وصف هذه الحالة -الجريمة- التي يرتكبها النظام في حقنا فساعات الألم والمعاناة الطويلة ويزيد الأرق وعدم القدرة على النوم من طولها. فالنوم فارقنا منذ مدة، وأصبحنا نصاب بنوبات الهذيان والأعصاب والنسيان وعدم التركيز وفقدان القدرة على الحركة لأزيد من بضع دقائق، أما حالات الإغماء فتتكرر يوميا وتمتد لساعات، ويبقى الرفيق المغمى عليه على حاله دون تدخل الطبيب المسؤول أو الممرض الذي ينوب عنه، وفي حالة "التدخل" يكتفون بتقديم الماء والسكر الموجود بوفرة".
وأشار التقرير إلى الاستفزازات اليومية التي يتعرضون لها من طرف الحراس، رغم أنهم يكونون في أغلب الحالات مغمى عليهم، كما وقف التقرير على حالة كل واحد من المعتقلين الأربعة، حيث أصيب إبراهيم السعيدي بحالة إغماء ونوبة هستيريا وفقدان التحكم في الأعصاب والآلام في الرأس نتيجة انتفاخ البطن ونزيف في الأمعاء، ومحمد زغديدي بتعفن في المعدة، ومحمد غلوط باختناق حاد في التنفس وفقدان الذاكرة، وقالوا "أننا أصبحنا ننزف دما من أسفل بطننا وأصبنا بانتفاخ الأمعاء مع الإحساس بألم شديد لا نستطيع مقاومته، وانتفاخ المثانة يرافقها الم حاد على مستوى الكليتين ونحن غير قادرين على الأنين لعدم توفر الطاقة اللازمة لذلك".
وأضاف المعتقلين الذين ينتمون لفصيل النهج الديمقراطي القاعدي، أنهم طالبوا عدة مرات بإجراء فحوصات لهم على أمراض السكري وفقر الدم والالتهاب الكبدي والكلي لكن إدارة السجن رفضت ذلك، بحيث يكتفي طبيب السجن بمنحهم أدوية مثل (créme Tetanoreine) وهو مرهم يوقف النزيف مؤقت ليعود من جديد.

APPEL A LA SOLIDATITE INTERNATIONALE CONTRE LA REPRESSION DES MILITANTS D’ATTAC MAROC ET DU MOUVEMENT DU 20 FEVRIER

Par ATTAC MAROC , Rabat, 18/4/2012

SAFI : Le procès de Abdeljalil Agadil et ses 15 camarades à Safi a été reporté au 2 mai 2012.  
LIBÉRATION IMMÉDIATE et sans conditions de Abdejalil Agadil et ses 15 camarades détenus du 1er août 2011 à Safi. Le procès d' Abdeljalil Agadil et ses 15 copains qui s'est tenu aujourd’hui ce mercredi 18 avril à Safi a une nouvelle fois été reporté, raisons invoquées : absence des témoins partie adverse . 
 La demande de liberté provisoire a été rejetée malgré l'état de santé de Yassine Almohali, né en 1985, chômeur, condamné à 2 ans de prison . Il a subi les pires tortures, sa colonne vertébrale est brisée, il ne parle plus, il a perdu la raison, il n'a pas obtenu la liberté provisoire. Il semble que les autorités couvrent les responsables et tortionnaires.
 Après une lutte acharnée contre les traitements et les conditions de détention déplorables, ce n'est au bout de 40 jours de grève de la faim de 4 détenus et 62 jours pour 2 détenus* que les détenus du groupe de Safi avaient reçu des promesses de voir leurs revendications satisfaites: les droits de visite, être regroupés dans les chambres.
 Aujourd’hui leur procès est reporté au 2 mai, brisons le silence. 
 
 APPEL A LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE : 
 - Dénonçons ces procès fabriqués de toute pièce dans le but de criminaliser les luttes, semer la terreur et étouffer toute voix contestataire Exigeons la libération immédiate et sans condition de tous les détenus.
-  Exigeons l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les responsables des tortures et meurtres perpétrés à l’encontre des militants du mouvement du 20 février et des manifestants
-  Exigeons le jugement des tortionnaires responsables de l'état de Yassine Elmohali 
-  Exigeons la vérité et le jugement des responsables de la mort de Kamal Oumari et Mohamed Boudroua. 
 RAPPEL 
La ville de Safi connaît un mouvement massif de protestation, une répression féroce et une terreur policière y sévit sans discontinuer depuis le début du mouvement du 20 février 2011. 
JUGEMENT INIQUE à l’encontre des détenus du 1er août 2011 à Safi : Le 19 janvier 2012, la Cour d'appel de Safi a condamné à de lourdes peines et des amendes au montant exorbitant : 
- 16 condamnations allant de 4 ans à 4 mois de prison, 52.000.000 dirhams de compensation pour l'OCP et 4.639.101.00 DH pour l’ONCF 4 ans de prison ferme et amende de 50 milles DH pour Abdeljalil AGADIL, Ali TOABANE, Mahdi GHIWAN et Hicham TAANI 2 ans de prisons ferme :Amine Abou Al Iddam, Omar Martab, Yassine Elmohali, Abdelkarim Koundi, Abdelkader Al Fidadi, Adil Zaid et Amine El Touzani: Un an de prison ferme : Mohamed Assarssar et Boujemaâ 4 mois de prison ferme : Miloud Al Habti et Aziz Benchrifa 
 Un jugement inique contre des jeunes pour avoir revendiqué le droit au travail, la liberté et la dignité. Un simulacre de procès pour avoir dénoncé la corruption, le vol des biens publics, le despotisme des responsables, les promesses de création d’emplois non tenues,
 Une justice de classe qui condamne des jeunes pour avoir réclamé leur droit au travail à verser des compensations exorbitants à l’OCP et l’ONCF, principales sources d’emplois et de revenus dans la région. 
Abdejalil Agadil, militant et membre honoraire du secrétariat national d’Attac/Cadtm Maroc et du Mouvement du 20 Février: Militant actif de Safi il avait été enlevé une première fois le 29 mai 2011 par des civils tabassé et lâché dans la nature, son portable confisqué. Il avait déposé plainte devant le procureur du roi de Safi, son témoignage avait été recueilli par CMDH et association WASSITE pour la démocratie. Il a été enlevé une seconde fois le mardi 1 novembre 2011 devant son lieu de travail à 18h30 par des policiers en civil. Durant 3 jours il a subi les plus infamantes tortures pour lui soutirer des aveux, lors de son interrogatoire tenu dans un lieu secret. Son procès  avait été reporté plusieurs fois, faute de preuves et de témoins à charge. 
 Le contexte : Le verdict inique rendu par le Tribunal de Safi à l’encontre des 16 détenus du 1er août 2011 à Safi s’inscrit dans un contexte où le pouvoir au Maroc est dans l’impasse, incapable de trouver des solutions aux revendications des mouvements de lutte dans toutes les régions. 
 Depuis l’appel lancé au Maroc le 20 février 2011 pour réclamer, justice sociale, démocratie et dignité, les marches populaires et protestations se poursuivent dans toutes les régions du Maroc sans relâche. 
La répression qui s’en suit, ne fait que renforcer le mouvement et élargir sa base sociale. Le nouveau gouvernement mené par A. Benkirane n’a d’autres solutions que la répression, les procès fabriqués, la fuite en avant.  

 Attac Maroc :Membre du réseau international du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde CADTM Adresse : n°140, rue Cadi Bribri Akkari 10000 Rabat. Maroc Email attac_maroc@yahoo.fr site Web attacmaroc.org Tel 00 212 6 61 17 30 39 _

*Ces 6 grévistes de la faim ne figurent pas sur la liste des 27 grévistes. Il serait bon d'avoir leurs noms pour les ajouter, même si leur grève n'est pas illimitée (ndlr)