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samedi 2 juin 2012

L'arrestation du bloggeur Mohamed Sokrat dénoncée par le réalisateur Hicham Ayouch

 par Abdellatif Gueznaya, demainonline, 2/6/2012 
 
  Hicham Ayouch, et en médaillon le bloggeur Mohamed Sokrat Tanger.-

 Le jeune bloggeur tangérois Mohamed Sokrat a été arrêté le 29 mai dernier à Marrakech en compagnie de son père et de son frère. Sokrat est accusé d’avoir transporté une forte quantité de haschich sur lui. Selon un communiqué du réalisateur marocain Hicham Ayouch, « les policiers l’auraient obligé à signer un PV pour que son frère et son frère soient relâchés ». 
Son jugement a été fixé au 7 juin prochain. Dans son communiqué, Hicham Ayouch se dit convaincu que « cette affaire est un coup monté pour le faire taire, une nouvelle illustration que le régime a peur des voix dissonantes ». D’une famille modeste, Mohamed Sokrat est un libre penseur autodidacte et un bloggeur très présent sur le net marocain. Personne n’est au dessus de la loi, mais ces arrestations en série sont très bizarres. Affaire à suivre. 

http://www.demainonline.com/wp-content/uploads/Hicham-Ayouch-Sokrat.jpg
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 Maroc: RSF critique la condamnation d'un blogueur 
                     à 2 ans de prison ferme

(AFP) – Il y a 1 jour

RABAT — Reporters sans frontières (RSF) a vivement critiqué mardi la condamnation à deux ans de prison ferme d'un jeune blogueur marocain pour "possession et trafic de drogue", qualifiant l'accusation de "fallacieuse", dans un communiqué.

"Nous déplorons vivement ce verdict. Les accusations fallacieuses portées contre Mohamed Sokrate semblent être une nouvelle étape dans la campagne contre la liberté d'expression menée par les autorités marocaines, et qui a déjà conduit à l'arrestation et la condamnation de plusieurs blogueurs", selon RSF.

Condamné le 15 juin, Mohamed Sokrate, 30 ans, est connu pour être un défenseur de la laïcité et des libertés individuelles et pour ses commentaires critiques à l'égard du régime.

Il a également été membre du mouvement de contestation du "20 février" et faisait partie des jeunes invités, en 2011, à participer au comité de la réforme constitutionnelle que le roi Mohammed VI a mis en place dans la foulée du "Printemps arabe".

RSF "s'inquiète de la recrudescence de l'utilisation du droit pénal à l'encontre des blogueurs", ajoute le communiqué..

L'avocat du blogueur, Me Taher Abouzaid, qui a décidé de faire appel, avait indiqué que le tribunal de Marrakech (sud), où le procès a eu lieu, a refusé les dépositions des témoins présents lors de l'arrestation du père et du frère du jeune blogueur.


Salah Elayoubia publié surMouvement Marocain du 20 février Paris / Ile de France
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j-VMfuvo7v0gwBwG4juV8fVIYDTg?docId=CNG.2b9a81a17328211259c98d28056ad78e.231------------------------------------------------------------

Lettre Ouverte à François Hollande dans l'urgence!

par Mohammed Belmaïzi, 24/5/2012

 Monsieur François Hollande, Président de la République Française, 

Nous venons d'apprendre à l'instant même votre rencontre avec le monarque du Maroc Mohammed VI. Cette précipitation nous étonne gravement, mais nous rassure d'une certaine manière. Car si urgence il y a, elle ne peut venir que de la volonté du monarque et de son entourage, sans exclure le lobby français qui ne cesse de cautionner faits et gestes du monarque de droit divin. Dans votre entourage, se trouveront des personnes qui se précipiteront pour baiser la main du roi. Pourtant la République Française a jeté ces allégeances surannées aux orties, il y a des siècles. On ne peut se considérer en République en tant que citoyennes et citoyens libres qui élisent et révoquent, et en même temps courber l'échine en allégeance, devant un monarque à vie, qui règne et qui gouverne juste de l'autre côté de la Méditerranée. 

Au-delà du livre qui vient de sortir (mais il y en a d'autres...) "Le roi prédateur" qui trace l'histoire d'une intense monopolisation des richesses par le roi, on enregistre des violations des Droits Humains qui n'ont cessé de s’aggraver: les arrestations arbitraires au sein du Mouvement du 20 février dont les revendications sont légitimes; nombre de jeunes en prison et le cas du chanteur L'7aqed reste un exemple marquant; torture et jugements arbitraires sont monnaie courante... Aucune rupture avec les années de plomb! L'immobilisme et la sourde oreille restent un credo fixe qui menace la paix sociale au Maroc. 

Nul doute que vous allez, Monsieur le Président de la République Française, traiter  nombre de dossiers avec le monarque de droit divin. Mais nous attendons de vous, l'agréable et juste surprise de restituer à la politique sa noble mission, contrairement à votre prédécesseur, qui ne voyait dans le Maroc qu'une large plage radieuse d'intérêts et de prestiges. 

Monsieur le Président de la République Française, 

 Le peuple marocain exige le changement inéluctable, dans le contexte des Révolutions actuelles et saura être reconnaissant le moment venu, devant votre responsabilité morale vis-à-vis des idéaux partagés. 


Au Maroc, un coup de crayon de Khalid Gueddar lui vaut encore la prison

 Par Xavier Monnier? Bakchich»médias» 26/05/2012 

 L'ancien dessinateur de Bakchich Khalid Gueddar a été de nouveau arrêté samedi matin au Maroc. Il attend son jugement pour ce dimanche. 
Sa très précieuse et gracieuse Majesté Mohammed VI a été le premier chef d’État reçu à l’Élysée par le nouvel occupant des lieux François Hollande. 
 
Une visite privée ce week end à Paris, assortie d'une rencontre informelle. A cette occasion, il n'est pas sûr que les discussions se soient trop appesanties sur la démocratie marocaine. Pourtant, la défense des libertés demeure un combat quotidien dans le royaume chérifien. En particulier la liberté d'expression. Bakchich a eu à en faire l'amère expérience, quand Khalid Gueddar, l'un de nos dessinateurs, a été enfermé au Maroc puis jugé et condamné à 3 ans de prison avec sursis et 270 000 euros d'amende en 2009. Etait alors officiellement reproché à Khalid d'oser caricaturer les membres de la famille royale, dont le roi, commandeur des croyants. La bande dessinée Mohammed VI, le roi qui ne voulait plus être roi, a également beaucoup agacé le Makhzen. Malgré l'acharnement judiciaire, Khalid n'a jamais renoncé à son art, ni au journalisme, qu'il exerce dans divers journaux marocains depuis 2011.

vendredi 1 juin 2012

Reportage au Sahara occidental, un monde de paradoxes !

Par Hanène Zbiss

Alors que la polémique bat son plein autour du maintien de Christopher Ross, l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, après que le Maroc lui a retiré sa confiance, la vie dans les campements des réfugiés près de Tindouf continue d’une façon habituelle, monotone, animée par une longue attente d’une solution qui tarde à venir.  

Reportage «Comme des fourmis bloquées dans le fond d’une bouteille en verre. Chaque fois, qu’elles arrivent à la bouche de la bouteille, elles sont refoulées. Elles glissent et reprennent de nouveau le chemin», c’est ainsi qu’Abida, activiste sahraoui, qualifie le combat tragique et «sisyphien» de son peuple dans les campements près de Tindouf en Algérie. 

Bienvenue à la «Hamada», un plateau des plus arides, où il n’y a ni eau, ni oasis, avec des températures qui peuvent atteindre en été les 50 et 55 °c. C’est dans cet endroit qu’ont été implantées les tentes des premiers réfugiés sahraouis, fuyant au début de 1976 les forces marocaines. Entre la cruauté de la nature et celle de l‘histoire Rappelons que le Sahara occidental était au début occupé par les Espagnols. Sous pression de l’ONU, Madrid a promis en 1974 d’organiser un référendum pour décider du statut de ce territoire. A la demande du Maroc, la Cour internationale de la Haye s’est saisie de la question et a fini par donner son avis favorable quant à l’application de la résolution 1514 de l’ONU sur la décolonisation du Sahara occidental et du principe d’autodétermination des populations du territoire. Cela n’a pas empêché le Maroc d’organiser la fameuse «Marche Verte» en mobilisant 350 000 civils sur Laâyoune pour récupérer le Sahara occidental. Le Conseil de Sécurité a condamné cet acte mais n’est pas intervenu. Ensuite, il y eu la signature des accords de Madrid en novembre 1975 où l’Espagne a cédé le Sahara occidental au Maroc et à la Mauritanie, ce que l’ONU a considéré comme non recevable en regard du droit international. 
Le Front Polisario, né en mai 1973, a mené la guerre contre les deux forces. Un cessez-le-feu a été signé avec la Mauritanie et le combat s’est intensifié avec le Maroc, lequel a annexé les territoires cédés par cette dernière. Après une longue guerre, l’ONU a décidé en 1991 un cessez-le-feu et un référendum, tout en créant la MINURSU (Mission des Nations Unies pour l’Organisation d’un Référendum au Sahara Occidental). Depuis, la situation stagne.

 En s’installant au début de 1976 dans les camps, les réfugiés sahraouis ne pensaient pas qu’ils allaient y passer une trentaine d’années, sans savoir encore quand est ce qu’ils allaient quitter ces territoires. Aujourd’hui, on compte cinq grands camps : 27 février, Dakhla, Smara, Aousserd et Lâayoune, nommés suivant les villes sahraouies qui sont sous occupation marocaine. La population est estimée à 166 000 personnes, par les Sahraouis et à 90.000 par les Marocains. Il n’y a pas de chiffres exacts, en l’absence d’un recensement que devait organiser la MINURSO, en vue de préparer le référendum. Depuis 21 ans déjà que le peuple sahraoui  vit dans une situation de «ni guerre, ni paix», dans l’espérance d’une solution politique à son problème après la déclaration du cessez-le-feu entre le Front Polisario et les forces armées marocaines en 1991. Pas facile de vivre dans ces conditions, à la merci des aides humanitaires, avec un statut permanent de réfugié ! Et pourtant, les Sahraouis du plus jeune au plus vieux, croient dur comme fer qu’un jour, ils reviendront sur leurs terres et auront leur Etat libre et indépendant. 

 Et pourtant, l’Etat sahraoui existe ! 
Leur situation d’attentisme ne les a pas empêché de profiter du temps pour créer déjà les structures de l’Etat : un Président, un parlement, un Secrétariat général du Polisario qui se réunit chaque 4 ans, un gouvernement, des wilayas (gouvernorats) et des «dayra» (des mairies). Le tout élu au suffrage universel. Un vrai débat existe entre la base et le leadership politique, à travers les comités populaires. 

En décembre dernier, s’est tenu le 13ème congrès du Polisario ayant abouti au renouvèlement de la composition du secrétariat général qui a réélu le président Mohamed Abdelaziz, lequel a désigné un premier ministre, chargé de composer le gouvernement. Des élections législatives sont prévues très prochainement suivies d’élections municipales. On a du mal à imaginer un Etat dans un campement de réfugiés, sur un territoire aride et désertique ! Et pourtant, cela existe ! C’est le premier “miracle” qu’on rencontre ici. 

Car, il faut bien l’avouer, on est bien dans un monde de paradoxes ! Au “Camp 27 février”, où nous étions hébergés chez les Sahraouis, il y a des tentes et des maisons en argile à perte de vue dans le large désert. A première vue, tout respire la misère, mais en s’approchant davantage et en se promenant à l’intérieur du camp, il n’est pas rare de croiser des voitures de marque, Mercedes, des 4x4, des Land Rover et des Toyota, des véhicules très appréciés ici pour leurs moteurs résistants à tout type de relief. Il n’est pas rare aussi de trouver des boutiques qui vendent de tout : de l’alimentaire, aux cartes téléphoniques, aux pièces de rechange, aux vêtements…Il y a par ailleurs des endroits pour faire des photocopies, des cybers cafés, des restaurants, des cafés, des magasins d’électroménager… Enfin, tout ce qu’il faut pour un semblant de vie décente, ou du moins pour faire oublier la difficile réalité des camps ! 

Vers une faible amélioration du niveau de vie 

En visitant ensuite les habitations, les disparités sont énormes entre ceux qui habitent encore dans les tentes et ceux qui se sont permis le luxe de construire des maisons en argile et entre des sahraouis qui possèdent un climatiseur, un frigo, une télé, un four électrique et ceux qui n’ont rien. Mais d’une façon générale, le niveau de vie s’est nettement amélioré par rapport au passé, nous informe-t-on. Plusieurs Sahraouis ont lancé de petits commerces, faisant travailler d’autres. La deuxième et la troisième générations sont allées travailler à l’étranger, notamment en Espagne, en France et en Algérie, contribuant ainsi à répondre aux besoins de leurs familles dans les camps. Cela n’empêche que tous conservent leurs droits à l’aide humanitaire puisqu’ils maintiennent un statut de réfugiés. Saleh Soboh, administrateur de terrain pour la protection au Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR), se félicite de cette amélioration du niveau de vie, car lui, qui a travaillé longtemps ici, sait très bien que l’aide humanitaire est insuffisante et elle risque de l’être davantage dans les années à venir à cause de la crise économique mondiale. «Notre mission est de leur donner de quoi survivre. C’est bien qu’ils s’arrangent pour combler le manque qui reste». Il avoue qu’il s’agit là de réfugiés exemplaires qui sont très patients, disciplinés, éduqués et qui ne s’insurgent jamais contre leur situation, pourtant difficile et insupportable. Leur volontarisme et leur courage sont sans égal. Ils cherchent constamment à vivre dans des conditions meilleures. Ainsi, Soboh raconte comment ils ont commencé par construire des cuisines en briques d’argile dans leurs tentes pour éviter les incendies et que, petit à petit, ils ont bâti de vraies maisons, malgré le manque de ressources. Cela date de quelques années auparavant, car jusque-là ils refusaient tout luxe en pensant que leur situation n’est que provisoire. Ils ont dû se résigner devant une réalité qui n’est pas en leur faveur. 

 L’éducation : une priorité 

Pourtant, «résignation» n’est pas le mot pour qualifier le courage de ce peuple qui a réussi à créer des merveilles dans un désert : des écoles partout, des crèches et des jardins d’enfants, des centres pour handicapés, des centres de formation, des écoles de langues, des hôpitaux, une chaine de télé et une radio nationales, des radios régionales, des journaux, des musées, une maison d’édition, en plus d’un tissu associatif très dense et très dynamique. Un vrai État avec toutes ses institutions de pouvoir et de contre pouvoir sur la Hamada de Tindouf ! Le tout fonctionne pratiquement sur la base du volontariat. Tout réfugié participe à la gestion des camps, en intégrant les différentes institutions. En général, les Sahraouis, sont bien éduqués avec un taux d’alphabétisation qui frôle les 90%. L’école est obligatoire pour les deux sexes. Mais avant, il faut passer par le jardin d’enfants où la majorité des bambins sont envoyés. Nous avons visité le «jardin d’enfant Al Ghouth Souilem» à Smara (le plus grand camp). Trois cents chérubins y vont chaque jour pour y passer la matinée où ils bénéficient aussi du petit déjeuner. 27 éducatrices y travaillent en comptant beaucoup sur leur propre créativité pour éduquer les enfants car il n’y a pas un vrai programme pédagogique, ni suffisamment d‘instruments d’enseignement, en plus d’un salaire dérisoire équivalent à 3 Dinars 500 millimes en monnaie tunisienne, reçu chaque quatre mois. Néanmoins et pour rien au monde, ces éducatrices n’abonneraient leur job ! D’abord parce qu’elles tiennent à leur autonomie, ensuite parce qu’elles sont conscientes qu’elles rendent service à la communauté, en éduquant les enfants et en les gardant pour que leurs mères puissent travailler. 

Ce même esprit de volontarisme anime les institutrices du collège 17 juin à Smara qui faisaient passer les examens aux élèves, le jour de notre arrivée. Khadija Mahdi, inspecteur général de l’éducation explique à quel point l’école manque d’instruments pédagogiques, de moyens, d’ordinateurs (tous en panne) et que tout fonctionne grâce à la volonté du cadre enseignant. Cet établissement a été construit grâce à l’aide autrichienne qui n’arrive pas à subvenir à tous les besoins. 

 Un problème d’embauche 

Les élèves qui réussissent leurs examens de passage au lycée doivent absolument quitter les camps car l’enseignement secondaire n’y est pas dispensé. C’est là que commence une longue période de séparation de leurs familles, car il y a ceux qui vont finir leurs études en Algérie, en Libye, en Espagne et à Cuba. Pour ce dernier cas, l’enfant peut rester au moins 10 ans sans voir ses parents. A la fin des études universitaires, les diplômés sahraouis sont tenus de rentrer aux camps. Si les premiers revenus ont été facilement intégrés dans la vie active, ceux qui sont venus après, font face de plus en plus à un problème d’embauche. Car super-diplômés, ils n’arrivent pas à trouver des postes de travail compatibles avec leurs qualifications. Mais ils doivent trouver une solution. Alors, ils saisissent les occasions qui existent où en créent eux mêmes. Beaucoup s’insèrent dans la société civile, d’autres, essaient de lancer des commerces ou des petits projets. La ministre de la Formation professionnelle et de la fonction publique, Mme Khira Bullahi Bad avoue qu’il y a un vrai problème d’emploi au niveau des camps malgré l’existence de compétences. «Nous essayons actuellement d’en absorber une quantité dans la fonction publique, de mettre à la disposition des jeunes des crédits pour créer des projets, ou encore de les envoyer dans le cadre de la coopération avec plusieurs pays et organisations internationales pour les employer à l’étranger, mais ils doivent revenir aux camps si on a besoin d’eux».

 Un centre pour handicapé dans un camp de réfugié ! 

Ce haut niveau de qualification chez les Sahraouis se répercute sur leur recherche d’améliorer constamment les conditions de vie dans les camps, pour tous les citoyens sans exception. Ainsi, il ne fallait pas s’étonner de tomber sur un centre pour handicapés à Smara, tenu par un directeur qu’on appelle «Castro». Initiateur de ce projet depuis 15 ans, il nous accueille en tablier de cuisine car c’était lui qui préparait à manger le jour de notre visite. «Je suis contre la discrimination. Il faut que tous les individus aient les mêmes droits. C’est pour cela que je voulais donner aux handicapés la possibilité d‘être intégrés dans la société et d’être des citoyens utiles». Ce n’était pas facile pour lui au début de créer ce centre, car il n’avait pas les moyens pour cela. Mais il a réussi à convaincre les gens autour de lui de s’associer à ce projet et d’avoir le soutien des organisations internationales. Aujourd’hui, le centre accueille 60 handicapés (tous types de handicaps confondus), avec une moyenne d’âge qui varie entre 6 et 32 ans. On leur apprend à lire, à écrire et à maitriser un métier de tissage, de menuiserie, de couture... «L’idée consiste non seulement à les éduquer mais aussi à leur permettre d’acquérir un savoir-faire professionnel, afin de pouvoir les intégrer dans la société», souligne le directeur. En fait, plusieurs d’entre eux ont pu trouver du travail, notamment dans des associations. «Castro» ne peut être que fier de son projet qui a inspiré le ministère des Affaires sociales, lequel a ouvert un centre pour handicapés à Aousserd et qui va en créer d’autres dans chaque camp.

 Un féminisme bien présent ! 

Si la vie à la Hamada de Tindouf est devenue supportable, c’est surtout grâce au travail colossal mené par une société civile très dynamique qui œuvre en stricte collaboration avec les organisations internationales implantées là bas, depuis de longues années. Cette société civile cherche aujourd’hui à travailler en réseau, en créant un forum social sahraoui pour mieux coordonner ses actions dans les campements, mais aussi à l’étranger, en renforçant ses efforts de sensibilisation de l’opinion publique internationale sur les différentes questions relatives au conflit avec les Marocains. Parmi les associations les plus actives, on cite l’Union Nationale des Femmes Sahraouies, qui a été créée en 1974, avant même la création de la RASD (République arabe sahraouie démocratique) le 27 février 1976. C’est dire le rôle des femmes dans cette société ! Cette union a été fondée dans le but de sensibiliser la gent féminine à ses droits juridiques et sociaux, mais surtout pour l’inciter à participer vivement à la vie politique. Et cet effort semble avoir eu des résultats puisqu’ aujourd’hui, toutes les mairies sont tenues par des femmes. Ces dernières occupent une bonne partie des postes de gouverneur. Et cerise sur le gâteau, il y a actuellement quatre femmes ministres. Au parlement, elles représentent 23%, on compte 13 femmes sur un ensemble de 53 députés. «La participation de la femme à la vie politique ne date pas d’aujourd’hui car elle a toujours été aux côtés de l’homme dans son combat pour la libération de nos territoires. Elle a pris les armes, gardé les camps pendant que les combattants étaient sur le front et ensuite, elle a accompagné les hommes dans la fondation de l’Etat sahraoui et la consolidation de ses structures», affirme Mariam Selma Said, membre de l’Union Nationale des Femmes Sahraouies et actuelle députée au parlement. Il est vrai que la femme sahraouie occupe un rôle important dans la société, bien que l’on reste dans une structure patriarcale. Elle a son mot à dire dans la gestion quotidienne des affaires de la famille. Elle travaille et a le droit de choisir son mari. On nous raconte dans les camps que la femme peut facilement demander le divorce si elle ne s’entend plus avec son époux. Mieux, elle célèbre sa séparation en organisant une fête en l‘honneur de ses amies pour annoncer la nouvelle de sa séparation et se mettre sur le marché du mariage. La femme divorcée n’est pas mal vue. Au contraire, plus elle divorce, plus sa cote monte. La violence à l’égard du sexe féminin est bannie socialement. Un mari qui bat son épouse est très mal considéré. 

 La femme sahraouie : une guerrière avant tout ! 

 Si la gent féminine a cette place dans la société, c’est un peu parce qu’elle a toujours partagé avec l’homme le combat armé, depuis le soulèvement des Sahraouis contre les forces espagnoles en 1973. Les femmes étaient entraînées à utiliser les armes, d’abord par les combattants eux mêmes, ensuite dans l’académie des femmes qui se trouvait dans ce qu’on appelle aujourd’hui le “camp 27”. Khadija Mahdi était parmi celles qui ont suivi une formation de 45 jours dans cette institution. «On nous a appris à manier les armes pour une éventuelle participation à la guerre, mais c’était surtout pour nous permettre de garder les camps». Une vieille femme de 70 ans, se rappelle, elle aussi, comment elle terrorisait avec son arme les soldats marocains qui venaient aux campements. «Ils me prenaient pour un homme. Je les chassais et je n’avais pas peur d’eux». Son histoire est douloureuse : elle a perdu trois fils dans la lutte armée contre les Marocains, en plus de son mari. Elle a dû quitter la Saghia Hamra et l’Oued Edhahab qui sont aujourd’hui sous contrôle du Maroc pour venir se réfugier au camp Dhakhla près de Tindouf. Elle se rappelle que pendant sa fuite avec ses filles en bas âge et quelques voisins, les avions marocains descendaient très près de leurs têtes pour leur faire peur. «Je leur faisais signe avec mon foulard dans la main que je ne les craignais pas. Ils ont fini par s’éloigner et nous laisser tranquilles». Et des femmes courageuses comme elle, les camps en regorgent. Car la cause du peuple sahraoui concerne tout le monde. Avec le cessez-le-feu de 91, les femmes ont voulu pendre part à la construction de l’Etat et à la vie politique. «Elles ont dû s’écarter dans un premier temps pour permettre aux hommes, revenus fraichement du front, de reprendre leur place dans la communauté. Mais après une dizaine d’années, elles se sont rendues compte que ces derniers les ont marginalisées. C’est pour cela qu’elles militent aujourd’hui pour jouer un rôle important dans la société et dans les institutions de l’Etat», souligne Shabba Sini Ibrahim, membre du bureau exécutif de l’Union Nationale des Femmes Sahraouies. D’ailleurs, il y a actuellement tout un travail de sensibilisation pour les inciter à aller dans ce sens. 

 Le triste sort des Sahraouis, sous l’occupation 

Les Sahraouis, installés dans les campements, restent très liés à leurs concitoyens dans les territoires sous contrôle marocain à Lâayoune, Dakhla etc. C’est là que la situation demeure très compliquée. Les rapports onusiens et ceux des organisations internationales comme Human Rights Watch (HRW) et Amnesty internationale déplorent des atteintes quotidiennes aux droits de l’homme à l’encontre des Sahraouis par les forces marocaines : des arrestations, des incarcérations avec des fausses accusations, des séances de torture, des persécutions et même des viols. A titre d’exemple, on mentionne ce rapport publié en novembre 2010 par HRW qui fait état «de violences répétées à l’égard des personnes arrêtées et interrogées après le démantèlement d’un campement de contestataires sahraouis le 8 novembre à Laâyoune : Des personnes battues jusqu'à évanouissement, d’autres aspergées d’urine ou menacées de viol pendant les interrogatoires de la police». Le dernier rapport de Christopher Ross, l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, remis en avril dernier, dénonce aussi des dépassements en demandant l’élargissement des prérogatives de la Minurso pour couvrir ces questions. Le département d’Etat américain a, lui aussi, brossé un tableau sombre de la situation des Sahraouis au Maroc. Dans son rapport mondial 2011 sur les droits de l’Homme, publié le 24 mai dernier, il a fait état «des limitations à la liberté d’expression et de réunion, de l’utilisation de la détention arbitraire pour étouffer la dissidence et de la violence physique et verbale à l’encontre des détenus sahraouis lors des arrestations et durant leur emprisonnement.» Il a relevé aussi «l’impunité quasi-générale à l’égard des fonctionnaires marocains qui commettent des abus, tandis que les Sahraouis sont victimes de discrimination dans l’application des lois». Pourtant, le Maroc continue à nier toutes atteintes aux droits de l‘homme. Selon une source officielle marocaine, « ces rapports ne sont pas argumentés, puisqu’il n’y a aucune preuve de ce qu’ils avancent. Quand vous avez quelqu’un qui porte atteinte aux biens publics, vous lui appliquez la loi ou pas ? Quand quelqu’un vient brûler votre maison, vous allez porter plainte contre lui ou pas ? L’incitation à l’émeute et au séparatisme sont punissables par la législation à ce que je sache ! Et puis, pourquoi s’en prendre toujours à nous ? Regardez ce qui est arrivé à Mostapha Selma Sidi Mouloud (officier de police sahraoui) qui a été torturé et interdit de revenir aux camps près de Tindouf, parce qu’il a osé réclamer qu’il était pour la solution de l‘autonomie proposée par le Maroc !». 

La lutte pour la vérité sur le sort des disparus 

Le Royaume marocain n’est pas prêt visiblement à reconnaître les abus contre les Sahraouis dans les territoires qui sont sous son contrôle, comme il n’est pas prêt à reconnaître non plus la totalité des prisonniers sahraouis, qui se trouvent dans ses geôles et dont une bonne partie a péri. Révéler la vérité sur ces prisonniers dont le sort reste inconnu jusqu’à aujourd’hui est le combat quotidien d’Abdessalam Lahssan, président de AFAPREDESA (Association des familles des prisonniers sahraouis) fondée en 1989. Il s’est donné pour objectif, avec un ensemble de ses amis, essentiellement issus de familles de disparus, de trouver la traces de ces derniers. L’association a réussi à dresser une première liste de 938 disparus, sur un nombre total estimé à plus de 4500 qui auraient été enlevés par les forces marocaines, emprisonnés et torturés. Au début, le Maroc n’a pas reconnu ces faits, mais à force de campagnes de pression internationales, lancées par l’AFAPREDESA, avec le soutien d’organisations comme Amnesty International, il a fini par admettre l’existence de 643 personnes dans ses geôles, dont 352 sont mortes dans des conditions difficiles et enterrés dans les prisons. «Mais jusque-là, le Royaume marocain a refusé de délivrer les certificats de décès, de transférer les dépouilles et d’ouvrir des enquêtes sur les abus commis par son armée et sa police. C’est pour cela que notre combat se concentre actuellement sur la révélation de la vérité sur ces disparitions, l’incitation à ce que justice soit faite et l’obtention des compensations pour les familles des disparus», affirme Abdessalam. Nouha Abdin Buzeid, membre de l’association, témoigne de l’histoire tragique de son père qu’elle a perdu de vue depuis l’âge de 7 ans en 1976, en fuyant la guerre entre Sahraouis et forces marocaines. En 81, elle a su qu’il était dans une prison au Maroc. Il lui a fallu attendre jusqu’à 2010 pour connaître finalement son sort, par une activiste qui l’a informé qu’il était mort. «J’attends toujours la dépouille de mon père, mais en vain», indique t-elle les larmes aux yeux. 

 Le mur de défense marocain : infranchissable ?  

Les liens entre Sahraouis dans les camps et ceux dans les territoires occupés restent forts malgré les différents obstacles, dont le fameux mur de sable bâti par le Maroc de 1980 à 1987, et ce, pour se protéger des incursions du Front Polisario. Ce mur s’étale sur 2700 km de long et est défendu par environ 100.000 soldats. Il a été renforcé par des chars et par un large champ de mines. Il empêche toute communication entre les Sahraouis des deux côtés. Résultat : il y a des familles qui ne se sont pas rencontrées depuis une trentaine d’années. Pour se voir, il faut voyager à l’étranger où attendre longtemps son tour pour bénéficier du programme mis en place par l’ONU afin de permettre à des familles de se voir pendant 5 ou 6 jours. Toutefois et malgré le mur, certains Sahraouis arrivent à s’échapper des territoires sous contrôle marocain, dans des conditions extrêmes, fuyant les geôles. C’est le cas de Mohamed Hallab qui a réussi à fuir la ville de Laâyoune et à rejoindre les camps près de Tindouf. Il lui a fallu payer l’équivalent de 750 Dinars tunisiens aux contrebandiers, très actifs dans la zone. Il n’est pas le seul à avoir fait cette aventure. Sidet, 22 ans a vécu la même expérience l’année dernière et a pu échapper de la prison «Khahla», après deux mois de torture, pour aller au «Camp 27» où il est installé actuellement et marié. 

 Frustration et attente : jusqu’à quand ?  

Ces rescapés de l’horreur reconnaissent l’ampleur de la chance qu’ils ont eue, contrairement à d’autres. Pourtant, l’avenir reste flou pour eux, comme pour la majorité des jeunes dans les campements. Un grand sentiment de frustration les anime actuellement, vis-à-vis de cette situation de «non guerre et non paix», surtout qu’il n’y a aucune lueur d’espoir qui pointe à l’horizon. Beaucoup se disent las d’attendre une solution politique à leur cause et se déclarent prêts à reprendre le combat. «Si l’ONU n’arrive pas à résoudre la question sahraouie, nous sommes disposés à reprendre les armes, à n’importe quel moment !», avertit Wlidet, 32 ans. Difficile de les faire attendre encore, quand ils voient leurs plus belles années passées ou dans des camps en plein désert, ou sous l’occupation. Les retenir de l’usage de la violence est encore possible. Mais jusqu’à quand ? 
 
La position marocaine : « Ross a été partial » 

Le torchon brule entre le Maroc, et Christopher Ross, l’Envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara occidental et le Maroc. En cause, un rapport publié en avril, où ce dernier accuse le Royaume marocain d’entraver le travail de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l'Organisation d'un référendum au Sahara Occidental) et de «l’usage excessif de la force, des arrestations et de détentions arbitraires et de l’extraction d’aveux sous la torture commis contre des Sahraouis». Il a appelé enfin à l’élargissement des prérogatives de la MINURSO pour couvrir ces atteintes. Ces déclarations ont suscité une réaction forte de la part du Maroc qui a retiré sa confiance à Ross. Et ce ne sont pas les appuis du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon à son envoyé personnel, ni l’avis favorable des Américains, qui vont pousser les Marocains à changer d’avis. Selon une source officielle marocaine, « Ross a une mission de facilitateur. Il n’a pas à prendre position pour aucune des parties du conflit. Son rapport est partial. Il s’est mêlé de choses qui ne font pas partie de ses attributions en racontant des contre vérités. Il a pu visiter tous les endroits qu’il a voulus et a parlé avec les gens sans aucun problème. En plus, ce n’est pas à lui de demander l’élargissement de la mission de la MINURSO. Nous estimons qu’il a dépassé ses prérogatives et donc, nous lui avons retiré notre confiance ». 
La même source rappelle que ce n’est pas la première fois qu’un Envoyé Spécial de l’ONU pour le Sahara occidental est remplacé, en citant l’exemple du Hollandais, Peter Van Walsum, refusé par le Polisario et l’Algérie. Concernant la résolution du problème sahraoui, la partie marocaine, maintient son option pour la solution de l’autonomie sous la souveraineté du Maroc, « d’autant plus qu’il était devenu difficile d’organiser un référendum, à cause de l’impossible identification des référendaires, comme l’avait attesté James Backer (Envoyé personnel de Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU) lui-même à l’époque ». Notre source estime que le Sahara occidental est « un territoire marocain et que même la Cour de La Haye a montré en 1975 qu’il avait des liens d’allégeance avec le Maroc ». Sauf qu’elle oublie que la Cour a attesté aussi ce qui suit : « En revanche, la Cour conclut que les éléments et les renseignements portés à sa connaissance n’établissent l’existence d’aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara Occidental d’une part, le Royaume du Maroc ou l’ensemble mauritanien ».

Une maison d’édition en plein camp :un miracle tout simplement ! 
Qui peut imaginer que dans un camp de réfugiés, pourrait exister une maison d’édition ? Et bien cela a été rendu possible grâce à l’effort d’un nombre d’intellectuels sahraouis avec l’appui d’ONG françaises. La maison d‘édition, créée il y a six mois, est jumelée avec les éditions l’Harmattan en France, ce qui va permettre d’imprimer les manuscrits et de les publier, car il n’y a pas d’imprimerie dans les camps, en plus des difficultés de distribution. Jusque là cinq livres sont en phase de publication. « Réaliser ce projet sur le terrain relève d’un vrai miracle », affirme Nana Rachid, directrice de la Maison d’édition et poétesse. « Nous, écrivains et poètes sahraouis, avons un besoin urgent de faire connaitre nos idées et notre vision du monde, à travers nos publications. Aujourd’hui cela a été rendu possible grâce aux efforts de l’Union des Ecrivains et des Journalistes Sahraouis et à l’aide de nos amis français », poursuit-elle. Nana reste pourtant lucide quant aux difficultés qui existent, à savoir la rareté des moyens et le manque d’intérêt pour la lecture chez la population. Mais elle continue à croire à ce projet. Mieux, elle a même l’idée de créer un café culturel et d’y inviter les intellectuels sahraouis de tout bord, notamment ceux qui se trouvent dans les territoires sous contrôle marocain. 

jeudi 31 mai 2012

Mohammed VI, un roi généreux en France, prédateur au Maroc ...

par Slate Afrique , 3O/5/2012

 L’association musulmane Vivre Ensemble a reçu un chèque de 787.000 € de la part du Roi du Maroc. Un don qui lui permettra de parachever la construction de la mosquée de Blois, entamée il y a deux ans. Ce genre de chèque ne voyage pas par La Poste, un membre du cabinet royal serait venu jusqu’à Blois pour remettre en main propre le chèque aux heureux bénéficiaires. «L'association a déjà réuni près de 600.000 euros de dons qui ont permis de lancer le gros œuvre du bâtiment, mais cette belle somme ne représente que la moitié du budget nécessaire à la réalisation de l'édifice religieux, estimé à 1,2 million d'euros. Le don du roi du Maroc représente donc à lui seul l'autre moitié de ce financement» explique La Nouvelle République. 
 Le futur centre cultuel et culturel Bilal de Blois offrira une surface de 1.500 m2 répartis sur deux niveaux, avec notamment une salle de prières de 420 m2 pouvant accueillir près de mille personnes, et un minaret de 9,20 m. «Au moment où les universités marocaines n’ont pas de quoi payer leurs fournisseurs et n’ont même pas de papier d’impression pour imprimer les diplômes des lauréats, c’est vraiment très généreux de la part de "Sidna" (Notre Seigneur) d’offrir des cadeaux de ce genre aux musulmans d’un pays riche» commente le webzine satirique Demain Online. Mohammed VI n’est pas uniquement généreux en faveur de ses coreligionnaires en France. L’empathie du souverain marocain avait profité en 2011 à un tenancier de bar d’un petit village de l’Oise, là où le roi possède le château de Betz, hérité de son père Hassan II, comme le révélait Le Courrier Picard. Plus récemment, c’est en faveur des arts que le roi avait délié sa bourse en accordant un don exceptionnel de 15 millions d’euros au musée du Louvre. Il est destiné au pavillon des arts islamiques qui devrait ouvrir ses portes à l'été 2012 et aura coûté près de 100 millions d'euros au total. 

 Lu dans La Nouvelle République, Demain Online, Le Courrier Picard

Sur facebook :

Salah Elayoubi
"Predator" a émis un chèque de 787 000 € pour aider à la construction de la mosquée de Blois.
Les rois passent, les méthodes restent: on pille le Maroc d'une main, pour distribuer de l'autre à l'Etranger. Ça s'appelle noyer le poisson et s'acheter l'estime à moindre frais. Allah in3al li ma kayahcham !
 
 Othmane Blaknya 

.Des Marocains vivent avec moins de 10 dh par jour!!!  Ça reste une broutille pour lui comparé au fric qu'il dilapide, il ne sait pas la valeur de l'argent, ce dictateur ainsi que sa famille ne voudront décidément jamais lâcher le pouvoir et useront de tous les moyens

Exceptionnel : Accès libre sur Mediapart.fr, demain 1er juin dès 12h

MEDIAPART - L'INFO PART DE LÀ 

 Profitez de cette journée exceptionnelle Mediapart 2012 pour découvrir ou redécouvrir Mediapart : le site sera ouvert en libre accès de midi à minuit ! 

A partir de 18h, Mediapart vous propose une émission en "live", en vidéo, à regarder et commenter sur mediapart.fr. 

De 18h à 22h, le programme s’articule autour de trois grandes séquences : 

18h00-19h00 : Le débat. Ce que nous dit la Grèce. Animation : Joseph Confavreux Les invités :
 - Georges Prévélakis, Professeur de géopolitique à l'Université Panthéon Sorbonne 
- Joëlle Dalègre, Maître de conférences en histoire à l'Inalco, auteur de "La Grèce inconnue d'aujourd'hui. De l'autre côté du miroir" parue à L'Harmattan l’an dernier 
- Michel Vakaloulis, Maître de conférences en sciences politiques à l'Université Paris VIII, spécialiste notamment des mobilisations sociales 
- Nicolas Pitsos, doctorant en histoire à l'Inalco, qui a travaillé notamment sur les représentations de la Grèce dans la presse européenne 

19h00-20h00 : Retour sur nos enquêtes. 
- L'affaire Sarkozy Animation : Frédéric Bonnaud Avec Fabrice Arfi, Karl Laske et Michel Deléan 
- L’affaire Libyenne et le cas Bernard Henri Lévy : avec Emmanuel Burdeau 

20h30-22h00 : Pour une République vraiment irréprochable  
Animation : Frédéric Bonnaud 
- A-t-on le temps? Les invités : Pierre Larrouturou et Patrick Viveret du Collectif Roosevelt 2012 Avec Martine Orange et Ludovic Lamant 
 - Conflits d’intérêts et transparence Avec Valentine Oberti, Michaël Hajdenberg, Mathilde Mathieu et François Bonnet 
 - Comment s’installe le nouveau pouvoir Avec Lenaïg Bredoux, Stéphane Alliès, Mathieu Magnaudeix et Louise Fessard 

En espérant vous voir nombreux demain ! 

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ils ont osé briser des tabous sacrés du Maroc

Par Ali Lmrabet, Demainonline, 23/5/2012

L’ex-capitaine Mustapha Adib a décidé de renoncer à sa nationalité marocaine et de partir à l’étranger. L’ingénieur Ahmed Benseddik a annoncé il y a quelques mois le retrait de son allégeance au roi. Deux gestes inouïs pour la mentalité marocaine habituée aux prosternations, mais deux prises de position extrêmes dont le but est de protester contre l’ostracisme d’Etat dont ces deux personnes sont victimes. Adib et Benseddik sont-ils des radicaux ? Des extrémistes peut-être ? 

 Les baltagias du régime, qu’ils soient porteurs de matraques, de stylos ou de claviers, vous répondront que oui. Dans ce pays, vous assureront-ils, le régime « il est beau, il est gentil », et il veut faire le bien ; ce sont les autres, les Adib, Benseddik, et autres trouble-fêtes qui veulent chambouler tout, bouleverser l’ordre naturel des choses « roi-sujets » ou « maître-serviteurs », et empêcher ce régime d’être un long fleuve tranquille. Si l’on en croit ces croassements, le capitaine Mustapha Adib n’aurait jamais dû dénoncer certains de ses officiers supérieurs corrompus et Ahmed Benseddik n’aurait jamais dû demander une expertise technique qui a mis en évidence les risques encourus par les milliers de visiteurs de la station thermale Moulay Yaâkoub dont il était le directeur général. Dans la même logique, le jeune activiste rifain des droits de l’homme, Chakib El Khyari, n’aurait jamais dû évoquer en public l’implication de responsables sécuritaires et politiques dans l’endémique trafic de drogue qui flue par la baie de Nador. 

Le point commun qui lie ces trois personnes c’est qu’elles ont prévenu le cabinet royal, le roi en somme, en croyant faire acte de patriotisme. Un autre point commun, c’est qu’après s’être montré réceptif dans un premier temps, le cabinet royal a soudainement changé d’avis et ordonné à ses « services » de mener la chasse à ces trois empêcheurs de tourner en rond. Là, personne ne pourra rétorquer que le roi ne savait rien et qu’il est étranger aux malheurs de ses trois « sujets ». Leurs histoires ont été suffisamment relayées par la presse, nationale et internationale, pour que le chef de l’Etat n’ait rien su. A moins qu’il soit totalement coupé des réalités de son pays…

 Mustapha Adib a transmis au cabinet royal les évidences qui prouvent que ses supérieurs, des hauts officiers de l’armée, utilisaient leurs grades pour se sucrer au détriment de notre sécurité collective ; et Ahmed Benseddik a démontré, expertise technique à l’appui, que les bâtiments dont il était le premier responsable, risquaient de s’effondrer à tout moment sur les centaines de clients qui visitaient la station thermale. Quant au troisième larron, Chakib El Khyari, il a eu l’outrecuidance de guider des journalistes, dont l’auteur de cette chronique, vers les plages d’où partaient chaque nuit en direction de l’Europe des centaines de zodiacs remplis de cannabis et d’autres drogues dures en provenance d’Amérique latine qui transitent par notre pays. Des embarcations qui partaient et partent encore vers l’Europe sous l’œil complice de nos forces de l’ordre dont la première mission, pourtant, est la surveillance de nos frontières. 

 En fait, selon la philosophie de cet étrange régime, ces trois patriotes ne le sont pas, parce qu’ils se sont montrés peu « responsables ». Au lieu de laisser le grand fleuve de la corruption et des irresponsabilités criminelles couler tranquillement, ils ont osé briser des tabous. Ils auraient dû se taire, ils ne l’ont pas fait. Pour ce manque de « responsabilité » Adib,  El Khyari et Benseddik ont été pourchassés. Les deux premiers ont été poursuivis pénalement sur la base de prétextes fallacieux, condamnés par la « justice » et envoyés au goulag. Benseddik, lui, a été limogé par Mustapha Bakkoury, l’ex-patron de la CDG, dont la station thermale de Moulay Yaâkoub est une filiale. Bakkoury ? Vous savez qui c’est ? C’est le patron du PAM, le Parti de l’authenticité de la modernité (sic). 

 Revenons donc aux adjectifs « radical » et « extrémiste », et répétons la question : Adib et Benseddik sont-ils des radicaux ?, des extrémistes ? Fallait-il, au nom de la « responsabilité », laisser des militaires corrompus continuer à piller les stocks d’essence de l’armée, ignorer le danger que constituent des bâtiments craquelés pour des vies humaines à Moulay Yaâkoub et se taire devant cette plaie béante du trafic de la drogue qui va nous anéantir tous un jour ? J’entends déjà certains suggérer qu’il fallait respecter certaines règles, suivre les procédures habituelles et laisser la justice faire son travail. Mauvaises suggestions. Le roi lui-même a laissé entendre à plusieurs reprises dans ses discours que la justice dans ce pays ne valait rien. Corrompue, servile, aux ordres, la majorité des magistrats (dieu merci il existe aussi une toute petite minorité honnête) ne sont bons qu’à exécuter les dissidents que le pouvoir leur sert de temps à autre. Pour le reste, les juges, les procureurs et leurs appendices sont depuis toujours des marchands du temple qui ont fait des tribunaux marocains un syndicat de délits et de crimes qu’ils prétendent pourtant combattre. 

 Au Maroc, il ne sert à rien de dénoncer devant la justice des faits graves et avérés. Et c’est à cette conclusion que sont arrivés Adib, Benseddik et El Khyari. En bons et loyaux sujets de Sa Majesté chérifienne, ces trois véritables patriotes marocains ont cru donc bien faire en se dirigeant vers le sommet, vers celui qui se prétend le premier d’entre tous les Marocains. Comme le roi est tout dans ce pays, dans la politique, l’économie, le social et la religion, c’est normal qu’ils y aient des gens qui croient sincèrement que lui seul peut trouver le remède aux doutes et aux problèmes qui les assaillent. N’est-il pas coutume dans ce pays de voir des gens attendre la bonne occasion pour remettre au souverain une supplique, une demande ou une plainte ? N’a-t-on pas vu récemment un honorable député remettre, lui-aussi, au roi dans l’enceinte du parlement, une lettre personnelle ? Si les parlementaires, c’est-à-dire cette caste chargée de trouver des solutions à nos problèmes majeurs, doivent eux-mêmes se diriger vers le haut, comment voulez que le commun des mortels ne fasse pas de même ? C’est donc tout naturellement que le capitaine Mustapha Adib, le directeur général Ahmed Benseddik et le président de l’association Rif pour les droits de l’homme se sont adressés au cabinet royal pour dénoncer des faits graves dont ils avaient connaissance. Et ils ont eu tort. Mais ils l’ont compris trop tard. Adib, jeune officier prometteur qui faisait la fierté de sa famille a été emprisonné pendant deux ans et demi, puis chassé des rangs de l’armée. El Khyari a été envoyé à l’ombre pour pratiquement la même période et Benseddik a été poussé à la démission par Mustapha Bakkoury avant que les prédateurs de l’entourage royal ne lui volent une idée géniale qu’il a eue sur la commémoration des « 1200 ans de Fès ». 

Adib, Benseddik et El Khyari sont aujourd’hui des hommes ruinés, financièrement et moralement, pour manque de « responsabilité ». C’est-à-dire pour avoir refusé » d’être les complices d’un système, dont Abid ne cesse de qualifier, à juste titre, de « mafieux ». Sont-ils pour autant des radicaux, des extrémistes ? Absolument pas. Le radical dans notre vieux pays est celui qui veut ignorer la corruption et le trafic de drogue, et celui qui s’en fiche de la sécurité des citoyens. Quant à l’extrémiste, le vrai, le véritable, c’est celui qui torture dans les commissariats et les prisons secrètes du royaume, celui qui fait fi des lois en vigueur en violant l’intégrité physique (et autre chose…) de suspects arrêtés pêle-mêle dans les rafles. 

On nous parle de Maroc avançant lentement mais sûrement vers la démocratisation pleine, mais on continue toujours à humilier, torturer, violer et rabaisser la dignité humaine dans les commissariats et les geôles secrètes du régime. On continue à mettre des bâtons lors de la constitution d’associations, à interdire des journaux, à emprisonner des journalistes et à exercer un chantage odieux (merci la direction générale des impôts !) sur les hommes d’affaires qui ne suivent pas les règles du jeu définies par le régime.

 Et ce qui est extraordinaire, ce qui est propre à notre étrange pays c’est que les tortionnaires, les violeurs, les extrémistes ne sont nullement considérés comme tels. Prenez l’exemple du ministre chargé de la sécurité, Charki Draïss ou celui d’Abdellatif Hammouchi, le patron de la DST, la police politique dont on a voulu faire oublier le sombre sigle et l’histoire en rajoutant l’adjectif « général » à son logo (DGST). En patron des commissariats, et autres no mans land d’impunité, où règne la loi de la répression, Draïss a fait régner la terreur à Taza, à Beni Bouayach, et ailleurs sans qu’il soit inquiété par le parlement. 

Quant au deuxième, ce souteneur de ces antres secrets par où sont passés, et où ont été torturés des milliers d’islamistes et de non-islamistes, dont le champion du monde boxe thaïe, Zakaria Moumni, il a été honoré l’été dernier par le roi qui lui a concédé un wissam alaouite pour services rendus… sûrement à la cause de l’inhumanité.

 A la fin, n’oublions pas que derrière beaucoup de crimes, il y a certes l’auteur matériel, mais il y a souvent l’auteur intellectuel. Celui qui ne se salit pas les mains du sang de ses victimes, laissant cette sale besogne aux sous-traitants, aux sous-fifres. Qui est ce radical, qui est cet extrémiste ? La réponse vous la trouverez en cherchant le nom du patron, le vrai, de Charki Draïss et d’Abdellatif Hammouchi. Ce n’est pas très difficile. 

 URL courte: http://www.demainonline.com/?p=17503 http://www.demainonline.com/2012/05/23/les-radicaux-et-les-extremistes/

La France de François Hollande découvre la torture au Maroc Rabat.- Le nouveau président français François Hollande va devoir se pencher surs les accusations de torture portées contre la police et les services secrets marocains. Pas pour nous défendre nous autres pauvres cloches d’indigènes marocains qui vivons, heureux, sous la bannière d’un « processus de réforme démocratique », mais plutôt l’un des ses compatriotes. La famille d’Adil Lamtaoui, un franco-marocain de 31 ans, qui a déclaré sur les ondes d’Europe 1, une radio française, avoir été sauvagement torturé, vient de lancer un appel à la ministre déléguée aux Français de l’étranger, Yamina Benguigui, pour qu’elle intervienne auprès des autorités marocaines. Détenu au Maroc depuis octobre 2008 après avoir été condamné pour trafic de drogue, son dossier « reste au point mort », selon Europe 1. Le jeune homme ne cesse depuis de clamer son innocence. Selon ce citoyen français, aucune preuve et aucun témoignage ne peuvent attester de sa culpabilité. Mais comme les juges marocains se fient beaucoup plus aux PV de police qu’aux preuves, il a été condamné à dix ans de réclusion. Or, selon Lamtaoui, qui affirme avoir été « électrocuté » et « frappé » lors de sa garde à vue, ces aveux lui ont été arrachés sous la torture. (Ecoutez son témoignage en cliquant ici) C’est étrange. Depuis quelques années, en dépit de témoignages concordants attestant d’un retour en forces de la torture au Maroc, rares sont ceux à l’étranger qui réagissent. C’est comme si ces organisations internationales et ces gouvernements étrangers étaient convaincus que toutes ces accusations formaient partie d’un complot pour détruire l’image du Maroc à l’étranger. Les islamistes (les coupables et les innocents), Zakaria Moumni, Mostafa Naïm, et aujourd’hui Adil Lamtaoui, tous passés à la gégène, sont-ils tous des menteurs ? Des affabulateurs ? Badr Soundouss URL courte: http://www.demainonline.com/?p=17757http://www.demainonline.com/2012/05/28/la-france-de-francois-hollande-decouvre-la-torture-au-maroc/

 Par Badr Soundouss, Rabat, demainonline, 28/5/2012

Le nouveau président français François Hollande va devoir se pencher sur les accusations de torture portées contre la police et les services secrets marocains. Pas pour nous défendre nous autres pauvres cloches d’indigènes marocains qui vivons, heureux, sous la bannière d’un « processus de réforme démocratique », mais plutôt l’un des ses compatriotes.

 La famille d’Adil Lamtaoui, un franco-marocain de 31 ans, qui a déclaré sur les ondes d’Europe 1, une radio française, avoir été sauvagement torturé, vient de lancer un appel à la ministre déléguée aux Français de l’étranger, Yamina Benguigui, pour qu’elle intervienne auprès des autorités marocaines. Détenu au Maroc depuis octobre 2008 après avoir été condamné pour trafic de drogue, son dossier « reste au point mort », selon Europe 1. Le jeune homme ne cesse depuis de clamer son innocence. Selon ce citoyen français, aucune preuve et aucun témoignage ne peuvent attester de sa culpabilité. Mais comme les juges marocains se fient beaucoup plus aux PV de police qu’aux preuves, il a été condamné à dix ans de réclusion. Or, selon Lamtaoui, qui affirme avoir été « électrocuté » et « frappé » lors de sa garde à vue, ces aveux lui ont été arrachés sous la torture. (Ecoutez son témoignage en cliquant ici

C’est étrange. Depuis quelques années, en dépit de témoignages concordants attestant d’un retour en forces de la torture au Maroc, rares sont ceux à l’étranger qui réagissent. C’est comme si ces organisations internationales et ces gouvernements étrangers étaient convaincus que toutes ces accusations formaient partie d’un complot pour détruire l’image du Maroc à l’étranger. Les islamistes (les coupables et les innocents), Zakaria Moumni, Mostafa Naïm,* et aujourd’hui Adil Lamtaoui, tous passés à la gégène, sont-ils tous des menteurs ? Des affabulateurs ? 

 *n'oublions pas Ali Aarrass(ndlr)


mercredi 30 mai 2012

Machettes policières contre drapeaux républicains au Sahara occupé

Par Equipe Media, El Aaiun, 28/5/2012 

Dans plusieurs endroits du Sahara Occidental, les citoyens sahraouis ont manifesté contre l’occupation marocaine, et ont à nouveau été attaqués par la police. Selon les témoins, les policiers étaient armés de machettes, et des habituels gourdins. 
 A El Aiun, boulevard de Tantan et boulevard Mezouar, 70 manifestants sahraouis ont revendiqué le respect du droit à la liberté d’expression, et à l’autodétermination. Ils ont demandé la libération des prisonniers politiques sahraouis. Certains slogans appelaient aussi à l’indépendance et à l’arrêt du pillage du phosphate, du sable et du poisson sahraoui. De nombreux drapeaux de la République Arabe Sahraouie Démocratique étaient visibles dans la manifestation, symbole de l’unité du peuple sahraoui dans la lutte et l’identité. La police marocaine a violemment réprimé la manifestation, frappant femmes et hommes, sans respect pour les personnes visiblement faibles, comme Mme Ghlaila Hallab, handicapée et malade . Les policiers sont allés jusqu’à casser sa chaise roulante, la laissant indigente sur la chaussée. 13 citoyens Sahraouis ont été blessés, dont 8 femmes. La maison de la famille sahraouie Ahl Lkhalil a été prise d’assaut par la police, qui l’a caillassée dans le but de tout casser.

 A Esmara, 40 sahraouis, criant les mêmes styles de slogans et brandissant des drapeaux encore plus grands de la République Sahraouie, ont manifesté dans le quartier Essakna. La police est intervenue pour disperser les manifestants, heureusement sans faire de blessés.

 A Boujdour, c’est dans le quartier El Kbibat que 30 manifestants sahraouis ont crié les mêmes revendications, agitant les drapeaux de la République Sahraouie. De la même façon la police n’a pas laissé la manifestation se dérouler jusqu’à son terme. En parallèle, El Hafed Maisin, un jeune sahraoui chômeur a été arrête par la police devant le siège de la préfecture, conduit en estafette au commissariat où il a été maltraité par la police. Ce jeune chômeur manifeste régulièrement avec d’autres diplômés chômeurs.
 Publié par APSO (Amis Peuple du Sahara Occidental)