Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar le 2ème !




Pages

vendredi 22 juin 2012

Demander du travail coûte 1 an de prison et 5000 dh à Sidi Ifni

 Par Attac Maroc, 22/6/2012, 


Jugement prononcé à l'encontre de 7 jeunes d'Ifni. 

 Ils sont tous condamnés  à 1 an de prison et à une amende de 5000 dh chacun. Ils sont membres du Mouvement du 20 février, de l'Association Nationale des Diplômés Chômeurs Marocains. 

Ils avaient manifesté 6 mois auparavant pour le droit au travail.  Ils sont accusés d'avoir attaqué le commissariat. 

Leurs noms : 2 frères M'Bara, Taghit Ihdi, Abddim Erradi, Abdellah El Hihi, Chengli

jeudi 21 juin 2012

Scandaleux : Un village marocain rebelle cadenassé et pillé par les forces de l’ordre

 La révolte du Douar Chlihat, Loukos,région Ksar Kebir

    A 25 Km de Ksar Kebir, région de Loukos, Chlihat est un douar regroupant 350 maisons, soit près de 2500 habitants. La population vit de cultures vivrières, d’élevage, sur des lopins de terres collectives et de travail saisonnier notamment lors de la récolte des fraises dans la région de Larache. Ils vendent leurs produits au souk hebdomadaire le mercredi. D'autres partent en Espagne, comme travailleurs émigrés.
    Le chômage des jeunes est très important dans cette région, les infrastructures, équipements publics sont absents.

    Le bassin du Loukkos est riche en eau, la terre est fertile. Il est bien desservi par la route.

    Du temps du protectorat espagnol, l’entreprise semi-publique Loukkos

 Par Demainonline, 21/6/2012

 
 Depuis près d’une semaine, le village de Chilhat au nord du Maroc, où s’est installée une  entreprise rizicole  espagnole  avec l’aval du gouvernement, est sous haute tension. 
 
Douilles recueillies à Chlihat (capture d ’écran)
 Les centaines d’habitants, qui se disent floués par l’entreprise, ont tenté de faire entendre leur voix mais se sont heurtés à une répression féroce. 

L’entreprise espagnole Rivera del Arroz loue depuis 2007 à l’État marocain une terre agricole de près de 4000 hectares, entourée d’une ceinture de hameaux pauvres, parmi lesquels le village de Chlihat. 

Jeudi, dans la matinée, les paysans de ce village de 400 habitants sont descendus dans un champ cultivé depuis mi-mai par l’entreprise pour empêcher les tracteurs de labourer la terre, celle-ci étant exploitée, selon eux, au mépris d’un accord avec la communauté locale. Les habitants affirment en effet que, la production intensive de riz provoquant une prolifération de moustiques, ils avaient obtenu de l’entreprise qu’elle épargne cette parcelle voisine de leur hameau. Une parcelle qu’ils souhaitent par ailleurs réserver aux élevages du village. 

À 0'32 : »Nous sommes actuellement encerclés (par les forces de l'ordre). Nous ne pouvons aller nulle part, pas même au marché. Ils débarquent dans nos maisons en forçant les portes, parfois à 2 h, 3 h, ou 4 h du matin. Personne ne peut sortir, même les malades ne peuvent quitter le village pour se faire soigner. »

 À 2'58 : « Les institutions de l ’État devraient préserver la dignité des citoyens mais aussi leur sécurité. Il se trouve qu ’au lieu de cela, leur souci est de servir cette entreprise qui porte atteinte à nos droits »
Rapidement, des affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre, déployées sur place pour sécuriser le travail de l’entreprise, et les habitants. Selon le ministère de l’Intérieur, les manifestants auraient jeté des pierres en direction des forces de l ’ordre, causant plusieurs dizaines de blessés, et auraient tenté de bloquer la circulation sur une route nationale. Les manifestants expliquent quant à eux que les forces de l’ordre, estimées à 1500 hommes, ont usé démesurément de la force, utilisant canons à eau et balles en caoutchouc. 
L’Association marocaine des droits humains (AMDH), dont des militants se trouvent sur place, fait état d’une centaine de blessées. Elle ajoute par ailleurs que ces derniers jours des policiers ont pénétré de force dans les habitations des villageois et que des commerces ont été saccagés. 

Le conflit entre l’entreprise et les paysans n’est pas nouveau. Outre la question de la parcelle qui devait être épargnée par l’entreprise, les paysans affirment avoir obtenu de l’exploitant, lors de négociations effectuées en 2009, la promesse d’embaucher 500 paysans. Pour autant « seulement 12 personnes ont été engagées par l’entreprise, la production de riz étant presque entièrement mécanisée », indique un militant local de l’AMDH. 

Vingt-cinq personnes auraient été arrêtées depuis le début du mouvement, toujours selon l’AMDH, parmi lesquels des journalistes et des militants des droits de l’homme. Seize sont toujours en détention. 

Mercredi, la situation restait très tendue dans le village. Nous avons tenté de contacter l’entreprise espagnole Rivera del Arroz à plusieurs reprises, mais celle-ci n’a, pour l’heure, pas répondu. Saïd Kharraz est membre de la section locale de l ’Association marocaine des droits humains. Il a effectué des visites de terrain entre jeudi et dimanche et recueilli plusieurs témoignages. 

 « Après la répression de la manifestation de jeudi, il y avait des dizaines de blessés, dont certains dans un état grave. Beaucoup n ’ont pas pu être évacués à l ’hôpital car les forces de l’ordre encerclant une zone de plusieurs hameaux, ils avaient peur de se faire arrêter. Certains manifestants, dont beaucoup souffraient de fractures, ont tout de même réussi à se réfugier dans des villages voisins où ils ont reçu des soins rudimentaires. Ce jour-là, les forces de l ’ordre ont tué une vache et brûlé des moissons appartenant à des villageois. Mais le pire était encore à venir ». 

Samedi, vers neuf heures du matin, des policiers sont entrés de force dans des maisons, ont trainé les résidents dans la rue, puis les ont rassemblés sur une place et aspergés avec des canons à eau. Pendant ce temps, d’autres policiers se sont livrés à une véritable razzia sur le village où des objets précieux ont été dérobés, dont des bijoux, mais aussi de la nourriture et des fours (traditionnels) ont été détruits. Nous avons comptabilisé une centaine de blessés, dont un enfant qui a eu l ’œil crevé. Deux étudiants ont également rapporté à leurs parents avoir été torturés dans un centre de la gendarmerie afin qu’ils fournissent des informations sur Arriahi Ayachi, un camarade militant des droits de l ’homme détenu pour incitation à la désobéissance civile.
  [Nous avons essayé de recueillir la version des autorités locales mais elles n’ont, pour l’heure, pas répondu.] 

Ces derniers jours, Chlihat ressemble à un village fantôme. Les jeunes se sont réfugiés dans la forêt et les hameaux environnants pour échapper aux arrestations. Les femmes et les personnes âgées qui sont restés refusent de s ’adresser aux militants ou à la presse, par crainte de représailles. Jamel (pseudonyme) est un jeune chômeur habitant à Chlihat. Depuis le début des troubles, il se cache, en compagnie d ’autres jeunes, dans une forêt proche du village pour échapper aux arrestations. 

À 1’38 : « Hier, ils nous ont poursuivi avec des canons à eau jusque dans nos maisons (…). Comme ils nous ont menacé, nous avons passé la nuit dans la forêt (…) Ils rentrent de force dans nos maisons, nous bousculent et bousculent nos enfants. Sans parler des insultes. » 

« Nous n ’avons rien fait de mal. Nos seules « armes » étaient des banderoles et des slogans. Au début, nous nous sommes mis en travers du passage des tracteurs pour les empêcher d ’avancer. Un Européen au volant d ’un grand tracteur a démarré, renversant une vieille dame. Un enfant a répliqué en lui jetant une pierre. Et de là, tout est parti : les tirs avec des balles caoutchouc, les gaz lacrymogène, le matraquage, les arrestations. Nous sommes prêts à négocier pour trouver une solution, mais il faut que les violences cessent, que nos femmes puissent être soignées et que nos enfants puissent de nouveau se rendre à l ’école ». 

Source : France 24


  

Le département d’Etat des US stigmatise le Maroc sur l’étendue du trafic humain

WASHINGTON  21/6/ 2012  

Le département d’Etat a épinglé le Maroc sur l’étendue du trafic humain qui touche hommes, femmes et enfants marocains victimes de travail forcé et de trafic sexuel non seulement dans leur pays mais aussi en Europe et dans le Moyen-Orient. 

Dans son rapport mondial 2012 sur la traite humaine, le département d’Etat souligne que le Maroc est, triplement, "une source, une destination et un pays de transit pour les hommes, les femmes et les enfants qui sont soumis au travail forcé et au trafic sexuel". Plus encore, relève le rapport, "les hommes, les femmes et les enfants marocains sont exploités pour le travail forcé et le trafic sexuel dans les pays européens et du Moyen-Orient".  Il précise, particulièrement, que "les femmes marocaines sont également contraintes à se prostituer dans les pays du Golfe et d’autres pays du Moyen-Orient ainsi qu’en Europe". 

 Même les enfants, dont des fillettes, ne sont pas épargnés par la traite humaine : "Certaines filles marocaines des zones rurales sont recrutées dès l’âge de 6 ou 7 ans pour travailler comme domestiques dans les villes et vivent souvent dans des conditions de travail forcé, comme le non-paiement des salaires, les menaces et les agressions physiques et sexuelles, ainsi que les interdictions de sortie", constate le département d’Etat.  "Soumis au travail forcé, les enfants sont contraints de quitter leur campagne natale pour aller travailler dans les villes comme petites bonnes, ouvriers, mendiants ou pour se prostituer", précise le rapport. 

Quant aux petits garçons, "ils sont forcés à travailler comme des apprentis dans les secteurs de l’artisanat, du bâtiment ou dans des garages comme petits mécaniciens".

 L’autre phénomène relevé par le département de Hillary Clinton est "le tourisme sexuel des étrangers dans les grandes villes du Maroc" en citant également la pédophilie pratiquée par ces touristes étrangers avec des enfants marocains. 

 Par ailleurs, le rapport note que des hommes et des femmes ainsi qu’un nombre croissant d’enfants, originaires principalement de l’Afrique sub-saharienne et de l’Asie du Sud, entrent au Maroc volontairement, mais illégalement, avec l’aide de passeurs. Une fois au Maroc, décrit-il, "certaines femmes et filles sont contraintes à la prostitution ou, moins fréquemment, forcées au travail domestique". Le département d’Etat signale que parfois, ces femmes migrantes sont "acheminées vers d’autres villes, dont notamment Casablanca, puis vendues dans les réseaux de prostitution". 

Abordant la traite de la gent masculine marocaine dans la région du Moyen-Orient, le rapport souligne que certains hommes marocains, à qui il a été promis du travail dans les pays du Golfe, "se voient confisquer les passeports et sont contraints à la servitude par leurs dettes" dans ces pays. 

Quant au rôle qui échoit aux autorités pour lutter contre la traite humaine, le département d’Etat note que ’’le gouvernement marocain ne se conforme pas aux normes minimales pour l’élimination de ce fléau". A ce propos, le département d’Etat recommande au Maroc de "promulguer une loi globale de lutte contre le trafic humain qui interdit toutes les formes de la traite humaine tout en prévoyant des sanctions sévères, d’initier des actions avec les pays de destination de la traite des Marocains afin de poursuivre en justice ceux qui les soumettent au travail forcé et à la prostitution, d’améliorer la protection des enfants et de mener des campagnes de sensibilisation du public sur toutes les formes de la traite dont le tourisme sexuel dont sont victimes notamment les enfants".

Le barreau de New York dit que le plan d ’autonomie marocain est « illégal »

Par Badr Soundouss, 18/6/2012

Rabat.- C’est une charge sans précédent que vient de lancer le barreau de New York contre l’Etat marocain et sa proposition d’autonomie pour le Sahara occidental.

  Dans un très long rapport publié la semaine dernière, dont Demain a eu accès, et intitulé « Les questions juridiques liées au conflit du Sahara occidental » (The Legal Issues Involved In The Western Sahara Dispute. The Principle of Self-Determination and The Legal Claims of Morocco), l’ordre des avocats de New York estime que tout plan excluant l ’option d ’indépendance dans l ’exercice du droit à l ’autodétermination des Sahraouis est « illégal » et « n’est pas conforme au droit international ». 

Cette étude de 107 pages transcrit le processus engagé par l’ONU pour le traitement du conflit entre le Maroc et le Polisario. 
Le barreau new-yorkais explique la réalisation de cette étude par son intention « de donner aux décideurs politiques américains quelques conseils sur cette question lors de l ’élaboration de leur politique à l ’égard de ce différend ».

 Et il ne va pas par 36 chemins. « Le droit à l ’autodétermination exige que les Sahraouis aient la possibilité de déterminer librement leur statut politique et que cette détermination doit inclure l ’option de l ’indépendance », indique-t-il. Pour le barreau newyorkais, l’ONU devrait fournir les moyens pour donner aux Sahraouis le droit à l ’autodétermination. Ces moyens « doivent veiller à ce que la libre volonté de la population du Sahara occidental soit respectée et ne peuvent entraîner la restriction d ’options à celle qui peut être favorable aux objectifs du Maroc ».

 En somme, le barreau de New York nous dit : Marocains, préparez-vous pour l ’indépendance du Sahara ! L ’ordre des avocats newyorkais va de sa petite mise en garde. « Nous mettons en garde la communauté internationale pour qu’elle s ’abstienne d ’imposer au peuple sahraoui, sans son consentement, un plan excluant l’option de l’indépendance. » 

Bien entendu, la presse algérienne a fait ses choux gras de ce rapport. Ce qui n’a pas été le cas de la presse marocaine. 

 Pourtant, il faudrait peut-être, au delà des anathèmes et des péroraisons, y voir de plus près ce rapport. Le barreau newyorkais est le plus puissant d’Amérique. Ses membres sont de redoutables procéduriers qui engagent et gagnent des procès contre des géants industriels et du commerce ; et à l ’occasion ils mènent bataille contre des Etats américains et étrangers. Comme les Etats Unis, et encore moins le barreau de New York, ne sont pas considérés comme des « ennemis du Maroc », selon la phraséologie habituelle quand le Makhzen est à court d ’arguments, il faudrait commencer à s’inquiéter de cette charge qui met à terre le travail de plusieurs années de lobbying financé par le Maroc à coups de centaines de millions de dollars. Par d’autres arguments, si c’est pas trop demander. 

 Badr Soundouss

Maroc : Peine de prison pour toute relation sexuelle hors mariage

Par Au fait Maroc, 19/06/2012 

 Un mois à un an de prison pour toute relation sexuelle en dehors du mariage entre deux adultes, c'est la peine que prévoit l'article 490 du code pénal marocain. Mardi, l'Association marocaine des droits humains a demandé une annulation de cette loi, alors qu'au sein du parti au pouvoir (PJD) il n'en est pas question. 

Qu'en pense le Marocain lambda ? Réactions. 

 Amour-mosquee_19062012155429_a_la_une Le débat sur la liberté sexuelle au Maroc est remis sur la table par l'Association marocaine des droits humains (AMDH). Mardi, elle a demandé une abrogation pure et simple de l'article 490 du code pénal qui prévoit une peine de prison allant d'un mois à un an pour toute relation sexuelle en dehors du mariage entre deux adultes. Pour le parti islamiste au pouvoir, le PJD (Parti de la justice et du développement), il n'est pas question d'annuler une telle loi car tout acte sexuel en dehors du mariage est une “débauche”, un “crime”. 

Abroger ou maintenir l'article 490 du code pénal? Les avis des Marocains sont partagés sur la question.  

“Je ne suis pas d'accord que cette loi soit appliquée et d'ailleurs, j'ai l'impression qu'elle ne s'applique qu'à certains et pas à d'autres, car je vois autour de moi des appartements loués pour des ébats et personne ne bronche”, soutient Rachid Bahri, célibataire (42 ans), ancien militaire devenu vendeur détaillant de cigarettes. Citant en exemple les couples que se laissent aller au gré de la brise marine, des caresses et autres câlins près de la mosquée Hassan II de Casablanca, Rachid, confie être favorable à une application de l'article 490 du code pénal aux personnes qui s'adonnent à des relations sexuelles en public. 
 Pour Hanane, 31 ans, employée dans un magasin de prêt-à-porter, “la loi condamnant les relations sexuelles hors mariage mérite d'être maintenue parce que l'islam interdit déjà ce genre de rapports”. La jeune fille y voit même un moyen de dissuader d'éventuels actes d'infidélité. “Une telle loi permet aussi aux hommes mariés de rester fidèle”, pense-t-elle. 
 Partageant l'avis de sa voisine, Karima, une commerçante voilée (31 ans), ajoute qu'en dehors de la loi, c'est une question de principe religieux que “la femme doit d'abord s'appliquer pour que son homme en fasse de même.” 

Liberté et islam 

 Quant à Nissam, une professionnelle en communication, elle hésite entre l'abrogation et le maintien de la loi: “j’hésite à dire non parce que tout être humain a le droit de faire ce qu'il veut, et oui parce qu'on est dans un pays musulman, les familles ne tolèrent pas ça”, confie-t-elle dubitative. 
 Pour Soundouss, journaliste (42 ans), il n' y a point de doute. L'article 490 du code pénal est “ridicule”. “ C'est une atteinte à ma liberté et une telle loi ne mérite pas d'exister”. Mais, assure-t-elle, inquiète: “je ne crois pas que l'article va être abrogé”. 
 Abderrazak propose, quant à lui, de réformer l'article 490 du code pénal et d'en enlever la condamnation. Ce propriétaire d'une pizzeria, marié et âgé de 42 ans, affirme que les relations sexuelles hors mariage donnant naissance même à des enfants “ça arrive” mais au lieu de condamner, il propose de modifier la loi. Les islamistes au pouvoir l'entendront-ils de cette oreille? C'est la question qui taraude l'esprit des défenseurs des libertés humains _http://m.aufaitmaroc.com/maroc/societe/2012/6/19/liberte-versus-legalite#___1__

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
L’AMDH veut la liberté sexuelle au Maroc
Par Yabiladi, 21/6/2012

Le débat sur la liberté sexuelle refait encore une fois surface au Maroc, mais la particularité cette fois-ci c’est que le pouvoir est aux mains des islamistes du PJD, attachés aux préceptes de l’Islam.

Au Maroc, les relations sexuelles hors mariage entre adultes sont passibles d’une peine de prison allant d’un mois à un an d’après le code pénal du pays.

Samedi, l’association marocaine des droits humains (AMDH) a proposé au gouvernement d’abroger cette loi, jugée hypocrite par Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH, pour qui les relations sexuelles hors mariage étant fréquentes au Maroc.

Khadija Ryadi, intervenant lors d’un forum organisé à Rabat sous le thème "Les libertés et les mouvements des droits humains au Maroc", considère cette loi comme une atteinte aux libertés individuelles, car la liberté sexuelle est un droit consacrée par la législation internationale.

Les participants ont ensuite invité le gouvernement à appliquer la laïcité et la liberté de religion, mais aussi le droit de disposer librement de son corps.

Chez les islamistes le discours est bien différent. Ceux qui revendiquent la liberté sexuelle sont accusés de vouloir détruire la famille, socle de la société. Aussi, la recrudescence inquiétante des enfants abandonnés est attribuée aux libertés individuelles, qui, quand elles ont un impact négatif sur les libertés publiques, nuisent à la société toute entière.


http://www.bladi.net/amdh-liberte-sexuelle-maroc.html

mercredi 20 juin 2012

Maroc: un groupe espagnol remporte deux contrats pour le futur TGV

Par Salah Elayoubi, 19/-/2012

Au royaume de l'autistocratie, les affaires vont bon train ! Rien ne semble vouloir dissuader, ni arrêter les petits copains et les petits coquins qui s'entendent comme larrons en foire pour se partager les milliards du chantier du TGV ! 
 Avant il y avait les Français mais comme dit la pub, "Mais ça c'était avant !" car à présent que les socialistes ont chassé les vieux complices de "Predator", les petits coquins sont allés héler de nouveaux complices chez les Espagnols ! On n'est jamais assez prudent ! 

 Par ©AFP / 19/6/2012

 RABAT (Maroc) - Le groupe espagnol Assignia, spécialisé dans les infrastructures, les services et les énergies renouvelables a remporté deux contrats pour la construction de deux sections du train à grande vitesse (TGV) marocain pour un montant de 87,5 millions d'euros, rapporte l'agence MAP. 

Les deux contrats ont été adjugés par l'Office National des Chemins de fer (ONCF), précise l'agence marocaine d'information. Le groupe devra se charger de la construction de deux sections du TGV reliant Tanger (nord) et Kenitra (près de Rabat). En remportant ces deux contrats, Assignia Infrastructures devient le premier groupe espagnol à participer à la construction du TGV marocain qui doit entrer en service en décembre 2015. 

 L'Espagne est considérée comme le deuxième investisseur et le deuxième fournisseur du Maroc pour ce qui est des échanges commerciaux. Par ailleurs, le Maroc est disposé à élargir ses relations économiques avec l'Espagne dans plusieurs domaines dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant, a affirmé mardi à Casablanca le ministre marocain de l'industrie et du commerce Abdelkader Amara. Nos amis espagnols sont intéressés, entre autres, par les énergies renouvelables, un secteur dans lequel le Maroc a initié plusieurs projets, notamment dans l'énergie solaire et éolienne, a-t-il ajouté en marge de l'ouverture du Forum sur les investissements et la coopération. Les échanges commerciaux entre le Maroc et l'Espagne dépassent les 70 milliards de dirhams (6,3 mds d'euros), a-t-il noté, ajoutant que le royaume importe près de 39 mds de dirhams (3,5 mds euros) de son voisin européen. Le ministre a rappelé qu'en 2011, le Maroc avait drainé 110 M d'euros d'investissements de son partenaire espagnol. Quelque 700 entreprises espagnoles sont présentes au Maroc. (

Maroc: l'oasis d'Errachidia menacée par la surexploitation de l'eau

Par Omar BROUKSY, 19/6/2012

 Nichée dans les montagnes du Haut-Atlas, la vaste oasis d'Errachidia, parmi les plus belles du sud marocain, est aujourd'hui menacée par l'exploitation irraisonnée des points d'eau qui lui donnent vie depuis des millénaires.
 voir le zoom : Une oasis de la région de Ouarzazate, au Maroc, le 13 juin 2012
  Une oasis de la région de Ouarzazate, au Maroc 
 Nichée dans les montagnes du Haut-Atlas, la vaste oasis d'Errachidia, parmi les plus belles du sud marocain, est aujourd'hui menacée par l'exploitation irraisonnée des points d'eau qui lui donnent vie depuis des millénaires. Elle illustre la question de la gestion de l'eau dans le monde, qui sera l'un des thèmes abordés lors du Sommet sur le développement durable Rio+20, prévu du 20 au 22 juin à Rio de Janeiro, au Brésil. A quelques encablures d'une route goudronnée qui sillonne l'oasis de Goulmima, près d'Errachidia, un puits jalousement gardé par la famille M'barek alimente en eau le petit champ de maïs via une pompe à eau. "L'eau a beaucoup baissé. Dieu seul sait pourquoi", regrette sur un ton amer Moha M'barek, un octogénaire né dans l'oasis où il possède un petit terrain agricole. "J'ai creusé quatre puits avant de trouver l'eau. Autour de moi, les voisins n'ont pas d'eau. Avant, il y en avait partout. C'est la volonté de Dieu", ajoute-t-il, fataliste, les yeux fixés sur un ruisseau qui conduit l'eau du puits vers le champ de maïs. 

 Anciennement appelée "Ksar Souk", la ville d'Errachidia (200.000 habitants) est le chef-lieu de la province qui porte le même nom. Cette région est connue par la beauté de ses oasis, au milieu des montagnes arides et d'un désert qui s'étend jusqu'au Sahara occidental. La répartition de l'eau dans l'immense oasis aujourd'hui menacée d'assèchement se faisait via +les khattaras+, un système d'irrigation séculaire assuré par la pratique des tours d'eau, et géré par les habitants selon des rites berbères ancestraux. Ce système permettait de maintenir un débit d'eau régulier tout au long de l'année. 

 Mais à partir des années soixante-dix, l'utilisation des pompes à eau par les agriculteurs a conduit à l'assèchement progressif de la nappe phréatique. Et les champs, naguère régulièrement cultivés et verdoyants, ne sont plus que des terrains vagues abandonnés par les habitants de l'oasis. 

 "Les traces des champs... vous voyez comme ils sont grands. Regardez: un, deux, trois, quatre mètres de largeur. Ils sont grands, donc ça veut dire qu'il y avait beaucoup d'eau", s'indigne Lahcen Kabiri, professeur en géosciences de l'environnement à la faculté d'Errachidia. 

désastre écologique 

"Les agriculteurs ont peu à peu opté pour des puits individuels, qu'ils ont équipés de pompes à eau... des milliers de forages creusés, et en quelques années la nappe s'est vidée", poursuit l'universitaire en montrant un immense terrain entouré de quelques palmiers à moitié desséchés. Selon M. Kabiri, cette situation "pourrait évoluer vers une véritable catastrophe écologique compte tenu du rôle des oasis dans la lutte contre la désertification". "Si la nappe s'épuise, alors tout ce qui est en aval va être dans une situation dramatique. On va se retrouver avec un désastre écologique jamais vu", s'inquiète-t-il. 
<strong>L’oasis de Fint, dans la région de Ouarzazate, au Maroc, le 13 juin 2012</strong> <span>A partir des années soixante-dix, l’utilisation des pompes à eau par les agriculteurs a conduit à l’assèchement progressif de la nappe phréatique. Et les champs, naguère régulièrement cultivés et verdoyants, ne sont plus que des terrains vagues abandonnés par les habitants de l’oasis.</span> <span> - AFP - Abdelhak Senna</span>
Habitants et autorités locales prennent de plus en plus conscience des menaces qui pèsent sur cet oasis, parmi les plus vastes du Maroc. Dans la petite palmeraie d'Izilf au coeur de l'oasis, quelques agriculteurs décident de faire face collectivement à ce problème. "Nous avons créé une coopérative pour gérer l'eau collectivement. Sinon, tout ce que vous voyez autour de vous n'existerait plus. Il n'y aurait plus rien, tout serait mort, séché", prévient Moha Bousseta, le président de la coopérative d'eau d'Izilf.

 Pour les habitants de la région d'Errachidia, pour la plupart des Berbères, la gestion de l'eau est "non seulement un enjeu écologique majeur, mais c'est une question de vie ou de mort", conclut M. Kabiri.

 © 2012 AF 

Evènement international : Manifestations de soutien au Quebec le 24 Juin

#24JUIN : Journée mondiale de Résistance en solidarité avec les Québécois-esLe dimanche 24 juin , dans 9 pays et plus de 28 villes, auront lieu des manifestations importantes en solidarité avec les Québécois
 
En France, 18 villes vont se mobiliser pour montrer leur soutien au Québec qui manifeste depuis plus de 145 jours
Si vous savez ce qui se passe là-haut, vous n’aurez aucun mal sans doute à comprendre l’intérêt de couvrir le sujet, d’annoncer l’évènement du moins, d’être l’un des rares médias importants qui abordent un sujet d’actualité, sensible et important, sans langue de bois et avec de vraies informations. 
 
Infos concrètes sur les manifestations en France.
pour Strasbourg c'est ici:
(vous y trouverez tous les liens des évènements par ville, ainsi que ceux hors-France) ici
merci à vous .
 




mardi 19 juin 2012

Le racisme des autres et le nôtre

 par Sanaa el Aji,  panoramaroc, 24/6/ 2012

 Quelle a été ma surprise, ces derniers jours, d’entendre un responsable gouvernemental évoquer devant les députés le phénomène de la violence, avant qu’il ne l’impute presque directement aux Africains subsahariens… Un lapsus, une indélicatesse, une faute ? Là n’est pas le plus important. Ce qui attire l’attention, en effet, c’est qu’un ministre puisse prononcer, en passant, une phrase qui confirme ce qui est déjà profondément ancré dans notre imaginaire collectif, en en faisant une vérité établie : Les immigrés noirs, de l’Afrique subsaharienne, sont les responsables de la (plupart) des violences et des destructions enregistrées dans les régions limitrophes des frontières. 

 « Nègre », « négro », « noir », « bamboula », « draoui »… autant de mots et de qualificatifs injurieux lancés par de nombreuses personnes, de manière parfois spontanée, lorsqu’elles voient un étudiant, un mendiant, un vendeur ambulant ou autres personnes venant du sud du Sahel. Un racisme qui outrepasse sans doute celui de nos frères de l’ouest du bassin méditerranéen. 

Je me souviens d’un ami qui me parlait du jour où il s’entretenait avec une Africaine ; il lui avait dit qu’il avait déjà visité l’Afrique. La réponse de la fille lui avait fait honte, lui qui connaissait les préjugés qui étaient les siens. « Le Maroc, il appartient à quel continent ? » ... une véritable gifle… En effet, nous parlons tous de l’Afrique comme s’il s’agissait d’un autre continent que celui auquel nous appartenons. Et croyez-moi si je vous dis que nous sommes tous aussi racistes que mon ami. Qui de nous n’a jamais parlé, un jour, de « ces Africains qui vivent au Maroc », ou « cette maison est habitée par des Africains » …? Qui parmi nous n’a jamais dit, ou entendu un proche à lui dire, à la vue d’un mendiant subsaharien : « Je donne d’abord aux Marocains, et je verrai ensuite ce que je pourrai faire pour vous » ? (peut-être même avec cet ajout, en fin de phrase, « vous, les nègres ») 

 L’article de mon confrère et ami Bassirou Ba, publié dans un hebdomadaire francophone voici une semaine, m’a ébranlée, gênée, irritée ; cet article m’a fait honte en me jetant à la figure cette cruelle vérité de notre racisme. Cela m’a mis en colère contre moi, contre nous et contre nos slogans aussi grandiloquents que faciles et creux. Nul d’entre nous n’osera reconnaître clairement que nous sommes un peuple raciste, en dehors de quelques remarquables exceptions… un peuple qui affectionne les déclarations tonitruantes sur la fraternité, l’islam, les grandes valeurs, la morale, mais un peuple imprégné à l’extrême d’un caractère méprisant, hautain, arrogant, s’inscrivant dans la négation de l’Autre, sur des bases aussi inhumaines qu’amorales. 
 
Et même nos relations économiques et diplomatiques sont marquées par le sceau de la condescendance. Et le plus grave est de voir ce comportement à l’égard de l’Autre devenir la norme, la réalité quotidienne. Le plus grave est de voir que notre voisin refuse de louer son appartement vide à un groupe d’étudiants, non pas en raison de ses craintes de ne pas recevoir ses loyers en temps et en heure, mais parce qu’il croit dur comme fer que les « Africains » vont vivre par dizaines dans cet appartement. Le plus grave est de considérer que les Noirs sont d’une valeur moindre que la nôtre uniquement parce qu’ils sont plus foncés que nous (à l’inverse, tout individu blond, émanant d’un pays occidental, a droit à tout notre respect et notre considération, nonobstant sa valeur intrinsèque). De même qu’il semblerait tout à fait naturel qu’un ministre vienne au parlement déclarer qu’il est de notre responsabilité, gouvernants et gouvernés, de contribuer à la lutte contre la violence qui s’installe aux frontières du pays, une violence dont la responsabilité revient dans la plupart des cas aux « Africains » immigrés qui veulent passer clandestinement en Europe. 

Nous admettons aussi allégrement cette interrogation : « Qu’est-ce qu’elle lui trouve ? », lorsque nous apprenons qu’une femme a décidé de convoler avec un homme venant d’Afrique noire. Nous trouvons normal de mépriser ces immigrés quand nous les voyons, sur la Corniche de Casablanca, installer leurs nattes, y poser des bibelots et autres colifichets ou babioles, des objets qui ne valent ni plus ni moins cher que ceux que nous trouverions exposés chez un marchand ambulant bien de chez nous ; pire encore, nous avons désormais admis que leurs mendiants ont une valeur moindre que nos mendiants, qui leur ressemblent pourtant à tous points de vue, hormis la couleur de peau. Imaginez donc… imaginez cette facilité avec laquelle nous classons en toute simplicité et spontanéité des mendiants en catégories. Ainsi, un mendiant marocain a plus de valeur que son « collègue » africain et, pour aller plus loin, nous pourrions même attribuer une valeur encore plus élevée à un mendiant blond… 

J’ai de la peine à nous entendre indéfiniment parler de mal du pays et de la façon dont nous sommes traités en Europe et en Amérique, du seul fait de la différence de notre pigmentation. Je ressens également une certaine douleur face à notre colère en entendant des gens employer des expressions telles que « sale arabe », « travail de bougnoule » ou encore « téléphone arabe ». 

Je suis enfin extrêmement attristée de voir ces a priori ou autres préjugés de nombreux occidentaux à l’égard de l’islam, des arabes et des maghrébins, qui font de nous des terroristes, sauvages, voleurs ou, au moins, porteurs des valeurs de violence sous toutes ses formes. Nous essayons alors de leur faire entendre raison, de les amener à résipiscence, en leur demandant de nous respecter dans leurs médias, dans leurs bureaux et dans la rue… nous leur demandons de se défaire de leurs stéréotypes et de nous accorder nos chances pour le travail, l’école et une existence digne. Nous tentons de leur faire abandonner ces raccourcis réducteurs et leur faire respecter notre dignité et notre double culture. 

 Et en contrepartie ? Combien de telles images toutes faites peuplent nos propres médias ? Comment avons-nous pu développer notre sous-développement du fait de notre ignorance ? Quelle est ce racisme que nous avons laissé prospérer dans notre société, alimenté de condescendance et nourri par le mépris, alors même que nous ne savons absolument pas de quoi nous parlons ? Une situation que nous avons consacrée avec une facilité aussi déconcertante que provocante. Mais aujourd’hui, il faut le dire, clairement et courageusement : Nous autres, marocains, sommes racistes. Très racistes. 

lundi 18 juin 2012

On le savait, mais il est bon de le rappeler : Le roi du Maroc s'enrichit plus vite que son ombre

Par Slate, 18/6/2012
 
 Le site d’information marocain Good dresse un classement des plus grandes fortunes royales. Ce palmarès comprend une grande partie des souverains du Golfe. Le classement de Good est inspiré d’un diaporama de Challenges.fr, paru en mai 2012, et intitulé «Voici les rois les plus riches du monde». 

 Dans ce classement qui donne le roi de Thailande, Bhumibol Adulyadej, 85 ans, vainqueur, avec une fortune colossale estimée à 21 milliards euros, le souverain marocain arrive en septième position avec un malheureux 1,9 milliard, essentiellement tiré, rapporte Good «des phosphates, de l’agroalimentaire, de la distribution et des énergies renouvables». «Il est néanmoins classé quatrième dans le monde arabe», précise encore le site d'information, derrière le roi Abdallah Bin Abdelaziz d’Arabie saoudite, 89 ans, (12,6 milliards d’euros), le cheikh Khalifa Bin Zayed des Emirats arabes unis, 64 ans, (10,5 milliards d’euros) et le cheikh Mohamed Bin Rachid Al Maktoum, l’émir de Dubaï, 62 ans (2,8 milliards d’euros). 

 Mohammed VI est un roi en or massif. Depuis plus d’une dizaine d’années, «le roi des pauvres» s’en tire plutôt bien: il a vu ses revenus fleurir de façon exponentielle. Il est à la tête d’un joli pactole et il caracole au top 10 des rois et princes les plus aisés du monde, sur une liste comprenant généralement pas moins de quinze souverains. Le magazine américain Forbes, spécialisé dans l’évaluation des fortunes des grandes célébrités de ce monde, notamment les monarques, a souvent placé le roi du Maroc à la tête du classement relatif à l’accroissement des richesses le plus rapide d’année en année. Alors qu’elle était estimée à 500 millions de dollars, au début des années 2000, la fortune de Mohammed VI a en effet été multipliée par cinq, à en croire Forbes. Sa fortune dépasserait ainsi celle de l’émir du Qatar et elle serait six fois supérieure à celle de l’émir du Koweït. Il laisse à la traîne les fortunes du prince de Monaco, Albert II, de la reine d’Angleterre, Elisabeth II, et de la reine Beatrix des Pays-Bas. 

 On attribue souvent cette augmentation à la hausse importante des prix du phosphate sur les marchés mondiaux de matières premières. Ce qui est complètement faux, puisque l’Office chérifien des phosphates (OCP) est une entreprise publique, et que le roi n’y possède pas de participations. Une erreur qui tiendrait du fait qu’une partie des bénéfices des phosphates était réservée à la monarchie, notamment pendant le règne de son père, Hassan II, en application d’un décret qui existait depuis le protectorat. Mais, depuis, ce décret a été abrogé. Cela n’avait pas empêché le pouvoir marocain d’user de cette manne à sa discrétion. La situation a, semble-t-il, été assainie depuis quelques années.

 La fortune de Mohammed VI contraste avec la situation des 5 millions de Marocains qui vivent avec moins d’un euro par jour. 

Source : Good

France : Vite, changer de mode de scrutin, changer de République


Par François Bonnet, Mediaprt, 17/6/2012
 
Au moins la situation est-elle claire. Dix-huit mois après l’annonce de sa candidature à la présidence de la République, en janvier 2011, François Hollande dispose aujourd’hui d’à peu près tous les pouvoirs. Des pouvoirs qu’aucun autre chef d’État ou de gouvernement n’a aujourd’hui en Europe, tant le présidentialisme de nos institutions est puissant. 

L’ancien premier secrétaire du PS, oublié ou simplement méprisé de 2007 à l’automne 2011, aura ainsi réussi un parcours sans faute. Un long parcours qui le met désormais dans une position similaire à celle de François Mitterrand en 1981, lorsque la gauche accédait enfin au pouvoir pour la première fois sous la Ve République. Il n’y a pas que de l’habileté dans le long chemin parcouru par François Hollande. La vague rose, qui marque ce second tour des élections législatives, est le résultat final d’une stratégie faite de convictions et d’une analyse pointue des évolutions de notre société, mais surtout des pesanteurs de notre système politique et des redoutables mécaniques institutionnelles. 

Car c’est bien d’une vague rose qu’il s’agit avec un PS, seul, qui emporte une majorité absolue à l’Assemblée. Situation inédite depuis 1981 ; situation extravagante au vu des réalités politiques de ce pays.
 François Hollande, président et chef des armées: l&#039;hommage aux soldats morts en Afghanistan.
 François Hollande, président et chef des armées: l'hommage aux soldats morts en Afghanistan.
 Fin connaisseur de la carte électorale, de nos institutions et de notre système électoral, François Hollande a su jouer à plein de trois leviers qui organisent aujourd’hui notre représentation politique : le présidentialisme, le localisme et le mode de scrutin majoritaire à deux tours.

  1 - Depuis l’annonce de sa candidature, ce présidentialisme est assumé. Passant du « nous » au « je », Hollande a donné tous les signes nécessaires pour rejouer le grand film « la rencontre d’un homme et d’un peuple ». En s’éloignant du PS ; en s’émancipant du programme socialiste ; en ne respectant pas l’accord politique passé entre les Verts et le parti socialiste à l’automne 2001 ; en revêtant sans distance les habits du président. Jusqu’au couac de cette semaine passée : le fameux tweet de Valérie Trierweiler venant souligner la fusion du public et du privé comme l’invraisemblable rôle d’une « première dame » présente et pourtant non prévu par la Constitution. 

2 - Le localisme a été le moteur de la reconquête progressive du parti socialiste. Il contrôle aujourd’hui la majorité des grandes villes, une large majorité des départements et la quasi-totalité des régions. L’apologie des « territoires », la défense, contre toute évidence, d’une décentralisation engloutie dans l’enchevêtrement des compétences, donc trop souvent dans l’irresponsabilité politique, l’organisation ahurissante d’un pays avec cinq ou six niveaux d’administration (mairie, syndicats intercommunaux ou d’agglomération, département, région, national, Europe) ont certes été critiquées par les socialistes. Ils s’en sont accommodés avec plaisir, y voyant autant de refuges face à un pouvoir de droite. Cela n’a pas été sans impact sur le profil de la nouvelle Assemblée nationale : un député est-il un élu de la nation ou le représentant d’un territoire ? Le PS n’a jamais vraiment répondu à cette question, laissant ainsi quelques barons locaux – tel Gérard Collomb à Lyon – organiser la dissidence contre l’accord national PS/EELV, et ne parvenant pas à empêcher la candidature d’Olivier Falorni contre Ségolène Royal à La Rochelle. 

3 - Le troisième tient au cœur même de notre système de représentation. Le mode de scrutin et le choix fait sous Lionel Jospin d’une inversion du calendrier électoral. En rendant automatique la tenue d’élections législatives un mois après le scrutin présidentiel, cette réforme les a vidées de tout enjeu politique pour en faire un vote de confirmation et de cohérence par rapport au choix présidentiel (lire notre précédent article). Dès lors, le rouleau compresseur ne peut être arrêté. Ce fut le cas en 2007, avec une chambre bleu horizon pour Nicolas Sarkozy. Ça l’est à nouveau avec cette élection, qui amplifie encore le choix fait avec la présidentielle, comme en témoigne par exemple l’élection de tous les ministres, dont plusieurs étaient pourtant dans des configurations très difficiles. Mauvais signal L’écrasante victoire du parti socialiste, ce 17 juin, qui fait d’un coup basculer le pays d’un tout-UMP à un tout-PS, peut bien sûr être une bonne nouvelle pour tous ceux qui souhaitaient enfin sortir de dix-sept années de présidence de droite. Mais elle dit aussi, à sa manière, toute la profondeur de la crise de représentation politique. Il y a d’abord l’abstention. Nous avions souligné son niveau record la semaine dernière et les dangers que recelait cette désaffection civique. L’effet s’est encore amplifié ce dimanche avec un nouveau record battu : plus de 44 % ! Du jamais vu dans une élection nationale. Cette distance, ce désintérêt ou ce refus d’un type de scrutin jugé inutile devraient inquiéter au plus haut point les responsables politiques. Il n’en a rien été ce dimanche soir, personne n’évoquant ce qui est bel et bien le retrait choisi et voulu par les citoyens d’un jeu politique perçu comme inutile ou sans enjeu.

 Il y a ensuite un décalage grandissant. Décalage entre les nouveaux équilibres de l’Assemblée nationale et ce que nous savons des réalités politiques au vu des précédentes élections ou des scores en voix des différentes formations. Jean-Marc Ayrault, dans une intervention fort prudente dimanche soir, a parlé de « démocratie parlementaire » : comme s’il prenait acte de l’urgence d’établir de sérieux contre-pouvoirs. Mais cette Assemblée est forgée par la maladie présidentialiste française. L'arrivée de nouveaux députés, avec l'élection (enfin !) de plus de femmes, de plus de jeunes, tient certes aux efforts accomplis par le PS dans sa désignation des candidats, mais sa concrétisation est aussi le résultat des amplifications provoquées par le scrutin majoritaire. 
Car sur l'essentiel, Jean-Luc Mélenchon n’avait pas tort de souligner que tout en progressant de « 600 000 voix lors de ce second tour par rapport à 2007 », le Front de gauche allait perdre presque la moitié des députés obtenus par le seul PCF en 2007. 
Il en est de même de toutes les formations dites « petites » : droite centriste, MoDem, écologistes mais aussi Front national. Le parti de Marine Le Pen obtient, dans des configurations locales exceptionnelles, deux députés. « On ne combat pas des idées avec un mode de scrutin », a remarqué Laurent Fabius, notant qu’il n’est pas normal qu’un courant politique qui pèse environ 15 % ne dispose pas d’une représentation au Parlement… Le constat doit valoir pour les autres. Les écologistes, qui ont été la surprise des dernières élections régionales, ne doivent leur vingtaine de députés qu’au bon vouloir du PS. Situation anormale, infantilisante, et organisant le rejet de la politique. 

 Il y a enfin le constat qui peut être dressé au soir de ce 17 juin. Ceux qui ont animé le débat public depuis des mois, voire des années, mais n’ont pas été dans la machinerie socialiste, ont tous été battus. C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon. Mais aussi de Ségolène Royal. De François Bayrou (sans citer Eva Joly qui ne se présentait pas, certes, mais qui est au fond des oubliettes). Certains verront dans les défaites de Ségolène Royal et de François Bayrou la fin définitive du sarkozysme. Les deux étaient candidats en 2007 : ainsi disparaissent les acteurs de la précédente présidentielle. C’est un constat trop rapide pour être pertinent. Car tandis que de 2007 à 2011, le PS se perdait dans ses luttes internes, que se construisait, sous l’égide de l’agence de communication Euro-RSCG, la candidature de Dominique Straus-Kahn, qu’il était question de « pacte de Marrakech », Ségolène Royal et François Bayrou furent les seuls à dénoncer avec acharnement les dégâts du sarkozysme. 
L’élimination de Mélenchon, Royal et Bayrou est un mauvais signal donné aux millions d’électeurs qui ont vu dans ces personnalités un autre rapport à la politique, d’autres propositions et d’autres possibles. La défaite de Ségolène Royal, et les larmes de crocodile versées par Martine Aubry ou Laurent Fabius, est, en creux, celle du parti socialiste et de François Hollande, incapables tous deux d’éviter une humiliante défaite à une personnalité atypique qui, par ces coups de boutoir, ses méthodes et ses propositions, a pourtant fortement obligé un parti endormi dans ses routines notabilières à bouger et à se mobiliser. 

Dès lors, la vague rose ne doit pas masquer ce qui se profile au-delà de ce premier horizon. Rien n’est réglé d’une crise politique majeure qui peut se résumer en cet incroyable paradoxe : le Sénat représente aujourd’hui sans doute mieux la réalité politique de ce pays que l’Assemblée ! C’est le signe que nos institutions marchent sur la tête. Et qu’il est urgent, pour recréer ce lien politique entre les citoyens, de s’atteler à une vaste refonte démocratique. D’abord en modifiant le mode de scrutin ; ensuite en redéfinissant les pouvoirs du Parlement et ceux de la présidence. 
La VIe République, ce projet porté par une partie du PS, par le Front de gauche, par les écologistes, certes avec des contenus différents, ne doit pas être qu’une figure rhétorique des campagnes électorales. En un mois, quatre votes successifs viennent de le démontrer : elle est aujourd’hui une urgence citoyenne.

Urgent : Arrestation de notre ami l'athlète SALAH AMIDANE à l’Aéroport de Marrakech

 De Gisele Montaubric, Survie Toulouse, 14/6/2012,  0:44   

Aujourd'hui 14/6 Je viens d'apprendre par Bachir Moutik (moutik@hotmail.com) que le jeune sportif sahraoui Salah Amaidane, résidant en France, que nous avons eu l'honneur de recevoir en ouverture de Afriqu'à Muret pour la projection-débat sur le Sahara Occidental, a été arrêté aujourd'hui à l'aéroport de Marrakech, en même temps que ses deux frères (Abba CHEIKH et Mustapha) et  la femme ( Norvégienne)  d'un de ses frères.

Je crains le pire pour lui !
Je transmettrai toute info à venir !
Gisèle
giselemont@gmail.com 00:44 (Il y a 8 heures)

------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 
 Par Moutik Bachir 14/6/2012 , 8:54
 
 Salah AMAIDAN et sa famille sont toujours à l’aéroport de Marrakech, le motif c'est que sur leur autorisation ( car Salah et son frère ont le statut de de réfugié politique en France), il est stipulé qu'ils vont au Sahara Occidental, or les Marocains  leur ont demandé de modifier et dire qu'ils se rendaient au Maroc*, chose qu'ils ont refusée!
Ils sont bloqués là- bas depuis hier. Ce matin les Marocains leur ont proposé de monter dans le 1er avion pour la France, chose qu'ils ont a nouveau refusée.

Salah nous a informés que les Marocains commençaient à s'agiter là, à l’aéroport, et que si rien n'est fait, demain ils entameront une gréve de la faim.
*Pour l'occupant marocain  le S.O est un pays qui n'existe pas

-------------------------------------
    L'adjoint du consul de France à Marrakech vient  rendre visite à Salah.
    Il lui aurait dit qu'une décision entre les autorités marocaines et le consulat de France a été prise hier, annonçant le fait que dorénavant pour tout voyage jusque dans les territoires occupés, il fallait demander l'autorisation auprès des Marocains et non plus auprès de la France.
    Salah a répondu que ses frères et lui n'étaient pas concernés par cette nouvelle règle, étant donné qu'ils sont sur le territoire marocain depuis hier.
    L'adjoint du consul leur a proposé d'envoyer ses frères à Laayoune mais que Salah devait retourner en France, il a bien entendu refusé.
    C'est important que les autorités françaises interviennent. Les réfugiés sahraouis en France ( statut d'asile politique) commencent à énerver les Marocains...
----------------------------------------------------------------------
De Gisèle (14/6/2012, 13:17)


Je crois que ce serait bien si tous les ami(e)s français appelaient le numéros de l'ambassade française au Maroc pour se présenter et poser des questions au sujet de Salah et ses frères :
Coordonnées
Adresse : 3, rue Sahnoun Agdal RABAT
Téléphone :00-212-(0)-537-68-97-00
Adresse électronique :webmestre@ambafrance-ma.org

Ce problème n'implique pas seulement un mépris et une mise à part  des droits de Sahraouis, mais également de la part du Maroc un mépris  et une humiliation à l'égard des  autorités françaises.Pourquoi le Maroc essaye-t-il d'imposer à ces jeunes un chantage sur leur positions politiques?
-----------------------------------------
Dernières nouvelles : Par Marie 19/6/2012

Salah a été renvoyé à Paris.Ses frères ont pu rejoindre El Aaiun.
Il va bien mais il est en colère
Il va demander des comptes aujourd’hui au ministère de l’Intérieur et des Affaires Etrangères et il a aussi préparé un texte pour les organisations des droits de l'Homme de Paris.

 Affaire à suivre
   



Sit-in d'habitantES des bidonvilles de Mohammedia

Par Ali Fkir, 17/6/2012

Les habitantEs des bidonvilles (Bradaâ et Al Massira)) de Mohammedia ont organisé un sit in et ce, le dimanche 17 juin 2012 pour protester contre l'arrestation des jeunes au cours de la marche le samedi 16 juin 2012 et pour pousser les autorités à répondre favorablement à leurs légitimes revendications relatives aux logements décents. 

La présidente de l'AMDH (section de Mohammedia) et des membres du bureau étaient présentEs. 
Vidéo comprenant les déclarations de certaines femmes dont (dont la mère d'un détenu)