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samedi 28 juillet 2012

Maroc: La Bay’a, le péplum du sultan

 Par  Zineb El Rhazoui, Slate, 27/7/2012 

 D’inspiration religieuse, le cérémonial d’allégeance au roi qui se déroule à chaque fête du trône est surtout un décorum de l’absolutisme. 
 
Fête du trône à Tétouan le 31 juillet 2009  
Plus que quelques jours avant le sacre annuel de Mohammed VI, la grandiose cérémonie d’allégeance qui a lieu tous les 30 juillet, à l’occasion de la fête du trône. Pour cette 13e édition, aucune annonce officielle n’a encore été faite sur la ville choisie par le souverain. S’il a montré une préférence ces dernières années pour le palais de Tétouan qui a accueilli les 10e, 11e et 12e cérémonies, les rumeurs vont bon train sur les festivités à venir. 

 Entre internautes qui prévoient une canonisation en grande pompe et sites d’information arabophones, comme Hespress ou Rue20, qui annoncent un possible ajournement des réjouissances, ramadan oblige. La vérité se trouve probablement à mi-chemin.


 Les deux versions ne sont pas forcément contradictoires. Car si l’Etat estime les cérémonies de la fête du trône incompatibles avec le mois du jeûne, c’est qu’il ne compte pas renoncer au faste des buffets, ni au baroud des fantasias, et encore moins au déhanchement des Chikhates, danseuses populaires marocaines, que les communes du royaume offrent en spectacle à leurs notables, et que les sujets lambda peuvent admirer derrière les barrières de sécurité.


 Un rituel immuable 

 Que la fête soit ajournée ou pas, il est attendu que le souverain, comme à chaque commémoration de sa dynastie, s’adresse à la nation. Une allocution que les Marocains suivent attentivement devant leur poste de télévision, en tentant de déceler, entre discours officiel et langue de bois, les grandes orientations que le souverain donnera pour l’année à venir. La fête du trône est également l’occasion pour le monarque, chef suprême des armées, de présider la cérémonie de prestation de serment des officiers lauréats des grandes écoles militaires.

 En 2011 déjà, alors que la commémoration intervenait un mois seulement après le plébiscite constitutionnel qui abrogeait le terme de sacralité du roi du nouveau texte, des internautes se demandaient si la cérémonie d’allégeance, succession de prosternations et de baisemains, allait être maintenue. La réponse du roi ne s’est pas faite attendre: non seulement aucune entorse n’a été faite au protocole féodal, mais il en a, en plus, profité pour décorer Abdellatif Hammouchi, patron de la Direction générale de Surveillance du Territoire, la tristement célèbre DST, appareil auquel les indignés du printemps arabe imputent la responsabilité des exactions commises contre les militants du Mouvement du 20 février.

 Démocrates s’abstenir

 Ainsi, si la fête du trône est l’occasion de signifier les bonnes grâces royales en distribuant des décorations aux plus fidèles serviteurs du makhzen, et plus littéralement d’accorder la grâce royale à des centaines de détenus, elle peut aussi être un moyen d’exclure ceux dont le palais soupçonne l’irrévérence. L’ancien maire d’Agadir en a vécu la mésaventure le 30 juillet 2011, lorsqu’en djellaba blanche et babouches jaunes de rigueur, les services de sécurité du palais de Tétouan lui ont barré l’accès à la cérémonie d’allégeance. Et pour cause, le malotru avait refusé la cession de terrains constructibles à des prix symboliques, et s’était surtout opposé à l’adjudication, sans appel d’offres, des abribus de sa ville à la société d’affichage urbain FC Com, dont le propriétaire n’est autre que Mohamed Mounir Majidi, le tout-puissant secrétaire particulier du roi.

 Panem et Circenses. Du pain et des jeux! 

Point d’austérité donc, lorsqu’il s’agit de célébrer la gloire du trône des Alaouites. Le plus dispendieux des galas du royaume doit être à l’image de la grandeur d’une dynastie aux commandes du pays depuis 1666. Comme chaque année, sept pur-sang arabes seront présentés au souverain, qui en choisira un pour parader devant des milliers de fidèles serviteurs, venus des quatre coins du royaume pour lui présenter leurs hommages. Pour la petite histoire, à la fin de son règne, Hassan II préférait l’usage de la limousine, afin d’écarter tout risque de chute, ainsi que les fâcheuses répercussions que cela pourrait avoir sur son image de souverain infaillible. Hissé sur son étalon richement harnaché, Mohammed VI apparaîtra sous son parasol rouge, porté par un Abid, littéralement esclave, une fois que la monumentale porte en bois du palais s’ouvrira sur la place du Méchouar où les festivités officielles de Dar El Makhzen ont coutume de se dérouler. Une marée de djellabas blanches l’y attend, organisée en rangs, selon les régions et provinces du pays. Plus loin, sur des estrades, des invités de marque, étrangers ou nationaux, proches du palais, ambassadeurs et membres du gouvernement, observent la scène. Le ministre de l’Intérieur, garant du caractère territorial du pacte d’allégeance, est le seul membre du gouvernement à se trouver sur l’esplanade du Méchouar, au premier rang des serviteurs du trône.

Le bal des faux-culs 

 Le cri du chambellan ouvre le cérémonial, en annonçant les commis du Makhzen, placés par rangées: «Le ministre de l’Intérieur, les gouverneurs des régions et provinces du royaume!» 
 — «Que Dieu accorde longue vie à notre seigneur», crient les annoncés en se prosternant. 
 — «Mon seigneur vous dit qu’il vous bénit», répond le chambellan. 
 La première rangée se prosterne une seconde fois en criant longue vie au roi. 
 — «Mon seigneur vous couvre de ses bienfaits», crie le chambellan pour congédier la rangée, qui se prosterne, souhaite longue vie au seigneur, et se retire sur les côtés. L’étalon avance, toujours sous son parasol, puis la seconde rangée est annoncée, et ainsi de suite, jusqu’à ce que la place se vide de ses milliers d’occupants. 

 Ce cérémonial complexe est décrit dans les moindres détails par Mohamed Boufous, ancien gouverneur de la province d’Errachidia, qui relate, non sans fierté, comment il y a assisté pour la première fois, en 1971. 

 Si la première fête du trône ne date que de 1933, lorsque le Mouvement nationaliste avait voulu consacrer l’intronisation de Mohammed V à Salé, le concept d’allégeance dans la jurisprudence islamique date du temps du prophète Mahomet. La Bay’a, étymologiquement contrat de vente, est un pacte de subordination à un leader, en vertu duquel il devient Commandeur des croyants. Mode de gouvernement islamique par excellence, la Bay’a engage le chef religieux à faire triompher la justice d’Allah et à garantir la paix et la souveraineté de ses sujets. Il s’agit donc d’un contrat bilatéral, à caractère révocable, si le représentant de Dieu sur terre venait à manquer à ses engagements de gouvernance terrestre. 

Allah peut-il avoir plusieurs représentants? 

 La réponse canonique est sans appel: «Si la Bay’a est faite à deux califes, tuez le second», avait dit le Prophète (Hadith rapporté par l’imam Mouslim). Pourtant, l’Arabie Saoudite a également institué un Conseil d’allégeance, en octobre 2006 afin de déterminer la succession au trône. Tout appel au meurtre mis à part, la Bay’a, pourtant ciment essentiel de toute monarchie musulmane de droit divin, trouverait difficilement une justification dans la théorie de la démocratie moderne. Un véritable casse-tête juridique, surtout au Maroc où la monarchie absolue cherche à conférer une légitimité constitutionnelle à ses fonctions exécutives. En effet, la Bay’a est présentée dans le discours officiel au Maroc comme étant l’acte fondateur, sans cesse renouvelé, au cours duquel le peuple «élit» son souverain. Par la Bay’a, c’est le Commandeur des croyants que les sujets consacrent. La Constitution se charge du reste, puisque c’est en vertu de ce statut divin que le monarque jouit du pouvoir exécutif. En somme, un montage juridique taillé sur mesure pour justifier le caractère absolutiste de la monarchie chérifienne.

 Une allégeance en CDD?  

Pourtant, la Bay’a, telle que pratiquée par les Alaouites, a connu bien des changements à travers les époques. Dans Le Commandeur des croyants (PUF, 1975), John Waterbury rappelle que c’était ce pacte d’allégeance qui délimitait la frontière entre le Bled Makhzen, territoires soumis au pouvoir du sultan, et le Bled Siba, pays de la dissidence qui se refusait à verser l’impôt à l’Etat central. Ainsi, la Bay’a était pratiquée au gré des conquêtes et des redditions des tribus. D’ailleurs, il n’apparaît nulle part dans la tradition islamique que la Bay’a revêt un caractère périodique, à savoir son renouvellement annuel tel que l’adoptent les Alaouites aujourd’hui. Le prophète lui-même n’a eu droit qu’à deux Bay’as de son vivant, bien moins que Mohammed VI en ses 13 ans de règne. En effet, dans son acception théologique, la Bay’a est un acte conclu par la communauté une fois, qui n’est révoqué que par le manquement du Commandeur des croyants à ses devoirs ou à la mort de celui-ci. Autrement dit, il s’agit d’un CDI. 

Jubilé makhzennien 

  La logistique contraignante que les souverains alaouites s’imposent depuis quelques années pour célébrer leur Bay’a doit donc avoir d’autres objectifs que la simple fonction théologique. Dans le jargon de Dar El Makhzen, le cérémonial est d’ailleurs souvent appelé «at-ta’a wa al-walâa» (obéissance et soumission). Il est par excellence le théâtre où le souverain montre sa Hiba, son aura sacrée, jusqu’à l’ostentation. D’ailleurs, l'historien Ibn Khaldoun décrivait le cérémonial de Bay’a dans ses Prolégomènes comme une simple poignée de main, comme celles que les Arabes avaient coutume de faire à chaque contrat de vente, dont l’étymologie est à l’origine du mot. Rien de comparable aux prosternations et baisemains qui renvoient plutôt à l’imagerie de la pratique de l’esclavage chez les Alaouites. La Bay’a est donc la démonstration suprême du Makhzen, cet Etat féodal qui régit le royaume chérifien sans apparaître dans les textes. 
 
Un refuznik de l’allégeance   

«La Constitution du Maroc ne mentionne nullement ce concept, mais le discours officiel continue d’en faire le soi-disant pivot de la particularité marocaine ou en lui octroyant une vraie fausse connotation religieuse», rappelle à juste titre Ahmed Benseddik. L’ancien directeur du projet de commémoration des 1.200 ans de la ville de Fès a été le premier Marocain à révoquer publiquement le lien d’allégeance censé lier tous les Marocains à Mohammed VI dans une lettre ouverte adressée au roi en juillet 2011. Un an après, Benseddik se dit «libéré» grâce à son geste. «Ma lettre ouverte avait pour objectif principal de lui rappeler sa responsabilité et son devoir pour lequel il est grassement payé, et lui dire que la protection qu’il assure à son entourage corrompu et vorace, et son silence vis-à-vis de tant d’injustices, dont celle que j’ai vécue, est inacceptable. Une année plus tard, le même silence officiel continue», a-t-il affirmé. Pour lui, son geste a contribué à briser un tabou, «celui de parler au roi avec un langage de vérité, non obséquieux et non hypocrite». Pas si évident, lorsque l’on sait le culte de la personnalité qui entoure le souverain. Pour ce refuznik de la Bay’a, le concept d’allégeance en soi est dépassé et devrait être remplacé par la Constitution.

 Se prosternera, ne se prosternera pas…

 Justement, la 13e cérémonie de Bay’a de Mohammed VI interviendra un an après la Constitution flambant neuve dont s’est doté le royaume. En plus de ce jubilé d’un autre temps, le souverain s’est assuré un plébiscite populaire par voie de référendum, voté à 98,6% de voies favorables. A l’heure où la société civile dénonce une répression massive dans les rangs des militants du Mouvement du 20 février, la question que se posent divers observateurs est de savoir si le Makhzen fera perdurer, une année de trop, «les rituels portant atteinte à la dignité humaine» au cours de la cérémonie d’allégeance de la fête du trône. En mars 2011, une lettre signée par de nombreux acteurs de la société civile avait dénoncé le baisemain et la prosternation. Ironie de l’histoire, quatre membres du PJD (Parti Justice et Développement) qui siègent actuellement au gouvernement, étaient signataires: Mustapha Ramid, ministre de la Justice, Sâad Eddine Othmani, ministre des Affaires étrangères, Najib Boulif, ministre chargé des Affaires générales et de la gouvernance et El Habib Choubani, ministre chargé des Relations avec le Parlement. Se prosterneront-ils quand même lors de la prochaine Bay’a?

http://www.slateafrique.com/sites/default/files/imagecache/article/2012-07-28_1119/fete_du_trone.jpg

Le Maroc / Violence d'Etat / Sclérose et immobilisme...

Mohammed Belmaïzipar Mohammed Belmaïzi, 27/7/2012

A la dérive totale, ce Maroc des prédateurs incultes qui n’ont aucun projet de société, s’enfonce de plus en plus dans l’Etat-de-Non-Droit. Les gesticulations de la réforme de la Constitution suivie de la plus trompeuse des élections législatives, n’étaient qu’un paravent de l’immobilisme le plus improductif pour ne pas dire tragique. 

C’est que la tragédie se pointe à travers une gouvernance humiliante et dictatoriale. « Niet » contre tout ce qui bouge, tel est le fondement de ce pouvoir. Et le test engagé par la société civile, mettant à l’épreuve « l’ère nouvelle », est pertinemment concluant. En suscitant le débat autour d’un certain nombre de dossiers, l’ensemble de l’opinion publique en a pris pour son grade. Le suicide d’Amina Filali, mariée à son violeur, qui a soulevé indignation et colère partout dans le monde, n’a pas ébranlé l’arrogance des nouveaux apprentis sorciers au gouvernement marocain. Bassima Hakkaoui, ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social, a déclaré que « l'article 475 du code pénal ne risque pas d'être abrogé, du jour au lendemain, sous la pression de l'opinion publique internationale ». Et d’ajouter, comble des combles : « Parfois le mariage de la violée à son violeur ne lui porte pas un réel préjudice ». 

 La revendication d’abrogation de l’article 475, ainsi que celle de l’article 490 du Code pénal qui condamne toute relation sexuelle hors mariage au Maroc se heurte au « niet » totalitaire. Mustapha Ramid, « ministre de la Justice et des Libertés », et son équipe ne dérogent ni à « la criminalisation de toute relation sexuelle entre homme et femme en dehors du mariage », ni à celle de l’avortement. Pour eux, c’est clair et limpide que « tout acte sexuel en dehors du mariage est considéré comme un acte de débauche, un crime ». 

 A cette crispation coercitive, il faut ajouter d’abord l’annulation de la gratuité de l’enseignement supérieur au titre de la prochaine loi de finances, au moment même où les députés exigent une augmentation de 4500 DH. Ensuite le projet de loi qui prévoit d'accorder aux militaires une immunité pénale contre toute poursuite judiciaire… 

Cette attitude de « l’Etat opposant » et à aucun moment dialogique sur des bases du « contrat social », va trouver son point culminant dans la répression, arrestation, torture et traitement inhumain et dégradant envers les jeunes du Mouvement du 20 février… avec des emprisonnements arbitraires à la clef. Des témoignages sont fermes à ce sujet : les jeunes ont des traces de coups violents sur leurs corps, mais aussi des blessures béantes sur la tête exigeant des points de suture. 

 Tout indique que cet Etat ne respecte point le débat et ne connaît pas l’effort et l’intelligence de sortie de crise. Un Etat qui gouverne contre l’opinion, contre le bon sens, contre la modernité et contre les aspirations du peuple… à l’instar, sur le plan sémiologique, de l’assassin Bachar Assad et sa clique qui opèrent à travers la politique de la terre brûlée. « Après moi le déluge » semble être l’adage de ces ennemis de leurs propres peuples. 

 Et paradoxalement, dans ce contexte où les peuples sont décidés à en finir avec les tyrans, l’Etat marocain semble croire que la tempête ne balaye que les autres, alors que l’irruption volcanique, sœur siamoise des horizons hermétiquement bouchés, emportera toutes les constantes (attawaabitt) ennemies de la Dignité, la Liberté et la Justice sociale.
 

vendredi 27 juillet 2012

Détention arbitraire, torture et intimidations des militants du Mouvement du 20 Février

Par Dire Li Bghiti M20F Casa,

 Invitation 

Objet : Détention arbitraire, torture et intimidations des militants du Mouvement du 20 Février Casablanca 

Nous vous invitons à assister à la conférence de presse organisée par le Mouvement du 20 Février Casablanca, le dimanche 29 juillet 2012 à 14:00 au siège du Parti Socialiste Unifié (PSU) 9 rue d’Agadir Immeuble Maréchal Ameziane, Casablanca. 

La Honteuse déclaration de Benkirane Monsieur le chef du gouvernement,

Par Ahmed Damghi, Mamfakinch, 26/7/2012

Lors de votre entretien avec Ahmed Mansour le 25 Juillet 2012, vous avez déclaré que l’ensemble des personnes qui ont pillé, volé ou détourné des fonds par le passé, ne seront pas poursuivis par la justice car « Allah a pardonné ce qui est passé; mais quiconque récidive, Allah le punira.» (94- Sourat Al Maida). 

Je vous écris cette lettre pour exprimer combien je trouve votre déclaration absurde, dangereuse et illégitime. 

Absurde est la manière avec laquelle vous vous référez à la religion pour justifier votre incapacité à appliquer la loi. Vous n’êtes pas sans savoir que la religion appelle à un traitement égal pour tout le monde et ainsi par votre même logique, vous devriez libérer toutes les personnes que « Dieu a pardonné » pour ce qu’elles avaient commis. Nous pouvons évoquer en première intention M. Alioua ou M. Ibrahimi que vous venez justement de faire arrêter. Soyons clairs, Dieu et la religion n’ont rien à faire ici et je me demande sérieusement ce que pense la communauté musulmane en constatant votre abjecte utilisation de la religion pour protéger des criminels. 

Dangereux est le chèque en blanc signé à l’ensemble des mal intentionnés qui ont violé la loi ou qui seront tenté de le faire. Aujourd’hui ils ont la protection gouvernementale et vous, au lieu de garantir l’application de la loi, vous vous êtes fait leur défenseur. 

Étrange est votre logique de gouverner quand on connait votre électorat, qui a cru en vos promesses, espérant par la même un vrai changement dans le cadre de ce qu’on appelle désormais le « printemps arabe ». A la place ils ont eu une politique encourageant le néolibéralisme -une de plus- et usant pour cela de toutes les méthodes légales et illégales. 

Illégitime car vous n’avez pas le droit de gracier les personnes, qui à vos yeux sont dignes de pardon et poursuivre celles qui méritent la punition. Clarifions les choses, vous ne représentez pas la justice et vous n’êtes pas chef de l’Etat heureusement, vous êtes le chef du gouvernement et votre rôle est d’appliquer la loi. Imaginez une seconde que l’agent de police refuse d’incarcérer un criminel condamné par un juge, ou encore qu’il souhaite rendre sa liberté à un prisonnier … au final lui aussi il peut croire en Dieu et invoquer des versets pour se défendre. Enfin, Les marocains qui ont voté pour vous ne vous ont pas confié leur vie, ni légué leurs biens, ni livré leurs droits civiques ! Ainsi, si une victime, souhaite poursuivre un de vos « pardonnés divins », vous avez le devoir en principe de la protéger et faire en sorte que justice lui soit rendue. Je dis bien en principe car la réalité est toute autre. 

Vos ambitions politiques constituent une aubaine pour l’escroquerie, la prévarication et la corruption. Cela dit, comme toute aubaine, elle est éphémère… elle durera le temps de votre mandat ou peut être un peu plus, mais pas éternellement car les gouvernements se succèdent mais le Peuple reste. Honte à tous ces dirigeants qui ne rendent pas justice aux enfants du peuple !
 
  Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la ligne éditoriale de Mamfakinch 

Imider : Mise au point sur le procès du 26 Juillet 2012 reporté au 9août

Par Mouvement : Sur la Voie de 96 Imider, 26/7/2012

 La cour d'appel de Ouarzazate a décidé ce jeudi 26 Juillet 2012 à reporter le procès des cinq militants du mouvement sur la voie de 96 (Imider) jusqu'au Jeudi 09 Août 2012. Elle a également rejeté la sollicitation de la défense visant leur mise en liberté provisoire. Cette décision est expliquée par l'absence du plaignant.

 Les cinq militants ont été arrêtés le jeudi 12 Juillet dernier dans le poste de Gendarmerie Royale à Tinghir. La police judiciaire a rédigé contre eux des procès-verbaux contenant des aveux, comme d’habitude, fabriqués ainsi que des accusations en dehors de l’objet de ladite plainte : meneurs du sit-in, d’entrave à la scolarisation des élèves, et de sabotage des projets de développement inclus dans la politique de l'État. ces manœuvres du Makhzen , visant à porter atteinte à la réputation de nos militants, ne feront que renforcer notre détermination et la constance de notre résistance sur le mont de la fierté (Mont-Alebban) jusqu'à atteindre la dignité et la justice sociale.

 Les détenus sont des acteurs associatifs et des militants et sont ciblés par des voyous locaux en particulier en raison de leur activisme dans le mouvement de protestation à Imider. Cette audition a eu lieu aujourd'hui en présence de nombreuses organisations des droits humains, qui avaient déjà annoncé leur solidarité inconditionnelle avec tous les détenus et leurs proches.
amussu.96imider@gmail.com

Verdicts sévères à Al Hoceima pour arrestations arbitraires!. La folie furieuse gagne le makhzen !

Par Ahmed Touzani & Abou Farid Hassan & Siham Boucheikh, 27/7/2012

 Maroc. Les procès expéditifs au Maroc se succèdent contre tout mouvement de contestation. Un tribunal au nom du roi et non au nom de la loi vient de condamner à El HOceima une vingtaine de jeunes. Des verdicts allant de 5 mois à 5 ans. 

Liste des détenus politiques d'EL Hoceima  :

Adel TAIBI 
Abdellah FALAH 
Abdelmajid BOUSKOUT 
Abdeljalil BOUSKOUT 
Ahmed EL MOUSSAOUI 
Abdeladim IBNOU CHOUAIB
Mohamed JELLOUL 
Ahmed BADRI 
Belhaj Hassan 
Ben Mohamed 
Said AKROUH 
Ben Mohamed 
Nacer ELHASNAOUI 
Najim EL KARCHOUHI 
Najim SOUHOU 
Ahmed BELALI 
Mohamed AHBAD 
Mohamed BOUZIANE 
Halim EL BAKKALI 
Chakir EL YAHIAOUI
Halim ETTALAI 
Mustapha BOUHNI 
 Exigeons leur libération
 Ensemble dénonçons la répression du régime despotique au Maroc

jeudi 26 juillet 2012

Comment Maroc ose-t-il encore se déclarer un exemple de démocratie pour ses voisins ?

Journées chargées pour les forces de l'"ordre" !

Des appels urgents sur facebook
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URGENT : Une grève de la faim légitime 
Par annahjaddimocrati, 26/7/2012
Les 5 jeunes du MVT20FEVRIER arrêtés arbitrairement la nuit 22/23 juillet 2012 au cours de la marche populaire pacifique organisée par le Mouvement du 20 février ont entamé une grève de la faim de protestation et ce, à partir de la nuit du mercredi 25 juillet 2012 
La solidarité avec ces militants nous interpelle. Plus, il faut que tous les démocrates conséquents se mobilisent pour imposer la libération de ces innocents 
Liste des 5 grévistes: 
 Rachid Tarik 
Youssef Boula 
Nour Essalem Kartachi 
Aberrahmane Assal 
Samir Labradly 
طارق رشدي يوسف بولا نور السلام قرطاشي عبد الرحمان عسال سمير لبرادلي 
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        URGEEEENT ! répression sauvage à EL JADIDA :

Par Aziz Akkaoui, annahjaddimocrati, El Jadida
Lors d'un sit in du M20 Février à El Jadida devant le siège central de la sureté nationale, les militant(e)s ont été victimes d'une répression sauvage des forces makhzéniennes .
les victimes  torturés sont :
- Mohammed Bahi ( fracture du pied ) il a été arrêté
- Jamal Berrajaa
- Meryem sioui
- Ali timouni
- rafiq lassal
- latifa hilali
- Khadija bouadi
- Aicha bettani
- Mohamed Rajdali


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  26 juillet 2012: carnage à El Jedida !

 Par Mohammed  Harbi, 26/7/2012
EL Jedida : le jeudi 26 juillet 2012, les forces de répression ont réprimé dans le sang le sit in organisé par le Mouvement du 20 février devant la direction régionale de la sureté pour protester contre la répression de la marche populaire pacifique organisée le 22 juillet à El Jedida par le MVT20FEVRIER. 
 Les forces de police ont visé essentiellement les militants et militantes des  forces progressistes, de l’AMDH, de l’ANDCM, des syndicalistes du mouvement démocratiques…

1ère listes des victimes:

1- Jamal Brajaâ : membre du secrétariat national de la VOIE DEMOCRATIQUE, président de la section locale de l’AMDH, syndicaliste… Il a été menacé de liquidation physique.
2 - Mohamed Bahi, secrétaire régional du PADS, arrêté, sauvagement torturé, puis relâché de l’hôpital.
3- Latifa Lahlali membre de la direction locale de la VD.
4- Mohamed Eloujardli, président de la sectiobn de l’ANDCM, et membre de la VD 5-Ali Timouni, membre de la jeunesse de la VD.  
6 – Rafik Assal, membre de la jeunesse de la VD.
7 – Abderrahim Sioui, responsable local du PSU
8 – Aïcha Bettani, militante du PSU.
9 – Meriem SIOUI.  
 10-  Khadija Baâdi : militante de l’AMDH…
Remarque : tous ces militants et militantes sont membres de l’AMDH

source : Le journal "ANNAHJ ADDIMOCRATI"

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Urgent de Casa: Sara Soujar, activiste du mouvement 20 février et dirigeante du PADS, a été menacée et agressée ce matin, en se dirigeant vers son boulot, pour la forcer à
 arrêter ses activités au sein du mouvement!
 à bas le makhzen! V au mouvement progressiste marocain!
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Manif animée à Beni Bouayach

Manifestation à Beni Bouayach, aujourd'hui, 
26 juillet 2012

DÉCLARATION DE CASABLANCA

Par Ali Fkir, 14/7/2012

 Réunis à Casablanca le 13, 14 et 15 juillet 2012 dans le cadre du 3ème congrès de la Voie Démocratique, les organisations signataires déclarent ce qui suit : 

1- Nous transmettons notre appui le plus sincère ainsi que notre solidarité avec la lutte menée par la Voie Démocratique aux côtés du peuple marocain en faveur d’une démocratie authentique, pour la justice sociale, la dignité et contre le despotisme du Makhzen . Nous appuyons la lutte syndicale démocratique contre la bureaucratie mafieuse et la collaboration avec le régime marocain.

 2- Dans un contexte international marqué par la une crise structurelle du capitalisme où, dans chaque pays, frappe régression de la politique économique, sociale et démocratique, nous nous engageons à poursuivre notre travail de la défense des droits de la majorité de la population, avec la volonté de construire des espaces de collaboration et un travail unitaire visant à développer des alternatives qui répondent aux intérêts et aux besoins du peuple. 

3- Nous soulignons la progression des peuples, leur prise de conscience, dans le cadre de la lutte contre les tyrannies financières. 

4- Nous soutenons le peuple palestinien dans sa lutte héroïque et légitime pour la construction d'un État démocratique et laïque, l'indépendance nationale et le retour de tous les réfugiés. Nous reconnaissons l'OLP comme un représentant légitime du peuple palestinien.

  5- Nous appuyons l’ouverture d’un processus d’autodétermination pour le peuple sahraoui, basé sur la légalité internationale, lui permettant son 
autodétermination.

 6- Nous soutenons tous les efforts dirigés envers la résolution du conflit au Pays basque et appelons les parties à s’engager dans un processus de dialogue et de négociation

. 7- Nous manifestons notre appui et notre solidarité au peuple kurde ainsi qu'à son droit à l'autodétermination. 

8- Nous soutenons le peuple syrien pour ses aspirations à la démocratie et à la liberté en dehors de toute intervention étrangère. 

Casablanca, le 14 Juillet 2012 - Parti des Travailleurs (Tunisie) - Parti Communiste Espagnol. - Parti du Travail Belge. - Nouveau Parti Anticapitaliste (France). - Parti du Travail Turque.(emerk Partisis). - Gauche Patriotique Basque. - Front Populaire de Liberation de Palestine. - Front Democratique de Liberation de Palestine. - Organization Comuniste Grèque (KOE): Syriza (grèce). - Parti Comuniste Espagnol (marxiste-leniniste). - Parti Comuniste des Peuples d´Espagne. - Union de Jeunesse Comuniste Espagnol. - Coalition pour le Socialisme et la Republique: Platforme Construyendo la Izquierda (Espagne). - Parti Comuniste Revolutionaire Voltaique (Burkina Faso). - Voie Democratique (Maroc). »

mercredi 25 juillet 2012

Communiqué numéro 4 du Mouvement du 20 février pour la Suisse

par Ahmed Benani et Salah Elayoubi, Genève 24/7/2012 

 Le Mouvement du 20 février pour la Suisse, porte à la connaissance de l’opinion publique internationale que plusieurs manifestations du Mouvement du 20 février, ont eu lieu à travers le territoire marocain, le dimanche 22 Juillet 2012 . Celles-ci ont été émaillées de graves violences policières, particulièrement à Beni-mellal, El Jadida et Casablanca.

 
 A Casablanca, au Quartier Bernoussi, les représentants de la société civile, au nombre de quelques centaines, entendaient protester contre la cherté du coût de la vie, pour la gratuité des services publics et la libération des prisonniers d’opinion.  Afin d’éviter de croiser les forces de l’ordre qui les attendaient, massées en nombre, sur le parcours annoncé, ils ont modifié celui-ci et ont, ainsi pu mener à bien une partie de leur marche pacifique. 

 Mais les policiers armés de matraques et assistés de voltigeurs à motocyclette, ont fini par les rattraper, pour se livrer sur eux et sur de simples passants, à des brutalités inadmissibles, infligeant de sévères blessures aux uns, comme aux autres. 

Au cours de ces charges d’une violence inouïe, les policiers ont procédé aux arrestations de plusieurs manifestants, auxquels ils ont fait subir un passage à tabac sur les lieux de leur arrestation, avant de les soumettre à des séances de tortures dans les locaux de la police. 

Le Mouvement du 20 février pour la Suisse attire l’attention des instances internationales, des ONG et des associations des droits de l’homme, sur le climat délétère qui règne au Maroc, et qui n’a cessé de s’aggraver depuis que le régime s’est engagé, au lendemain de sa prétendue réforme constitutionnelle, dans une escalade des représailles contre tous les citoyens qui manifestent pacifiquement, pour leur droits légitimes. 

Beaucoup de voix se sont élevées pour dénoncer de tels agissements qui renouent avec les méthodes, de l’ère Hassan II ; des méthodes qui s’apparentent, désormais, à celles d’un «État d’urgence» décrété, en particulier contre le mouvement du 20 février et, en général, contre toutes celles et tous ceux des enfants du peuple marocain qui contestent au régime marocain ses méthodes de gouvernance anti-démocratiques. 

 Le Mouvement du 20 février pour la Suisse, exprime sa plus profonde indignation contre la barbarie policière et dénonce l’acharnement du gouvernement marocain contre ses militants pacifiques. Il réclame, en outre, la libération de tous les détenus d’opinion au Maroc, rappelle qu’il ne cédera pas aux intimidations et qu’il continuera la lutte entamée depuis le 20 février 2011, jusqu’à satisfaction pleine et entière de ses revendications légitimes d’une véritable démocratie au Maroc.

 Liste des militants interpellés lors de la manifestation du 22 juillet à Casablanca: 
Laila Nassimi Samir Bradley Nour Essalam Kartachi Tarek Rochdi Abderrahman Assal Youssef Polla 

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Mohammed Belmaïzi : Mille mercis au Mouvement du 20 février de Suisse et à ses militants vigilants qui font fonction, pendant les vacances, de véritables veilleurs contre cette barbarie de l’État marocain qui se croit à l'abri des regards, pour exploiter la période en réprimant les contestataires et pratiquer sur eux les pires sévices, et torture... qui ne resteront pas impunis!

mardi 24 juillet 2012

IMIDER : Déclaration à propos des récentes arrestations des militants

De : Amussu Imider, 24/7/2012 

Objet : Mouvement " Sur la Voie de 96 Imider "

Déclaration à propos des récentes arrestations 
des militants d’Imider
A DIFFUSER LARGEMENT

5.png Le jeudi 12 juillet 2012 les forces de la gendarmerie royale ont procédé à l’arrestation de cinq militants du mouvement " Sur la voie de 96 –Imider"- en se basant sur une plainte formelle déposée par l'entrepreneur responsable du projet d'extension de la maison des jeunes où il accuse les militants de former un gang criminel, de l’avoir agressé et détruit les matériaux de construction ainsi que la partie construite du projet.

Tous les prisonniers sont des acteurs associatifs engagés parmi la population d’Imider dans les actions qu’elle mène et qui ont culminé dans son sit-in ouvert depuis le mois d'août 2011 pour réclamer ses droits socio-économiques. 

Voici la liste et le profil des détenus :

1. Bennaser Mohamed, 63ans, huit enfants, président de l’association Tifawt pour le développement et l’eau potable et membre du Comité local de l'Initiative nationale pour le développement humain; INDH ;

 2. Lahcen Karim, 32ans, deux enfants, marchand de légumes et activiste dans la même association ; 3. Omar Taib, 42ans, six enfants, conducteur ;

 4. Ljihad Mohamed, 32ans, un enfant, chômeur ; 

5. Faska Laadad, 24 ans, célibataire, diplômé-chômeur (licence en études anglaises). 

2.png Tous les militants résident à Imider. Dès l’annonce de 
l’arrestation des
 militants, les
 populations, deshommes et des 
femmes de 
différentes tranches d'âge, se sont 
https://mail-attachment.googleusercontent.com/attachment/u/0/?ui=2&ik=44f82f650d&view=att&th=138b9665d82a2913&attid=0.8&disp=inline&realattid=f_h510cwmw7&safe=1&zw&saduie=AG9B_P9hTrBhxLUhxPAozbX-WLtJ&sadet=1343154761248&sads=t4DBE-Hpd0BpG7Seu7H1XZAnV18rassemblées et se sont rendues dans une marche pacifique vers le poste de la Gendarmerie Royale, où ils ont tenu un sit-in pour exiger la libération immédiate des détenus. Après l'interrogatoire des militants, la police judiciaire a rédigé contre eux des procès-verbaux contenant des aveux, comme d’habitude, fabriqués ainsi que des accusations en dehors de l’objet de ladite plainte : meneurs du sit-in, d’entrave à la scolarisation des élèves, et de sabotage des projets de développement inclus dans la politique de l'État.
 Les mêmes charges fallacieuses retenues contre notre frère Mustafa Ouchtoubane et les autres détenus d’Imider qui croupissent dans la prison de Ouarzazate.

https://mail-attachment.googleusercontent.com/attachment/u/0/?ui=2&ik=44f82f650d&view=att&th=138b9665d82a2913&attid=0.7&disp=inline&realattid=f_h510csmo6&safe=1&zw&saduie=AG9B_P9hTrBhxLUhxPAozbX-WLtJ&sadet=1343157262424&sads=n8PtDkZn1kK3AA1VTfFnOGINcvM Vers minuit, dans un scénario digne d’Hollywood, les détenus ont été transférés à 
Ouarzazate comme un groupe de 
terroristes armés, sous la protection de dizaines de 
gendarmes armés de matraques, pour être ensuite renvoyés à la Chambre criminelle de la Cour d'appel le 14 Juillet et pour fixer l'audience au Jeudi 26 juillet. Toutes ces manœuvres du Makhzen , visant à porter atteinte à la réputation de nos militants, ne feront que renforcer notre détermination et la constance de notre résistance sur le mont de la fierté (Mont-Alebban) jusqu'à atteindre la dignité et la justice sociale.

 Dans ce contexte précis, nous rappelons à l’opinion publique nationale et internationale l’essentiel de nos revendications légitimes

* La libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus de la cause d’Imider ; 
 * La réponse immédiate à nos revendications légitimes. Nous dénonçons : 
* Les arrestations arbitraires des militants de la cause d’Imider ;
 * La politique systématique de l’oreille sourde envers les revendications légitimes de la population.

 Nous réaffirmons :  
* L’innocence de nos détenus 
* Notre attachement au pacifisme ; notre principe de lutte 
* La légitimité de nos droits ; 

Nous exprimons notre solidarité avec : 
* Les détenus de la cause d’Imider et leurs familles
 * Tous les détenus d’opinion libre et leurs familles

 Nous appelons tous les organismes et toutes les organisations nationales et internationales des droits humains et toutes les consciences à soutenir notre cause juste et pour la libération des détenus. Nous plaçons le makhzen au centre de la responsabilité de la situation que subit notre commune par ses actes inacceptables. 
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      La monarchie marocaine use de l'arbitraire à Imider

Par Afafa (Roubaix) Tamazgha (Paris)24/7/2012
Les associations Afafa et Tamazgha dénoncent des arrestations arbitraires de militants d’Imider par la police de la monarchie marocaine. Un autre militant, Mustapha Ouchtoubane, a été arrêté, lui, le 5 octobre 2011 et condamné, en première instance, le 1er décembre 2011, à quatre ans de prison ferme. La condamnation est confirmée par la cour d’appel de Ouarzazate le 13 février 2012, ne laissant aucune chance à ce militant.

Ces arrestations s’inscrivent certainement dans la stratégie de la police marocaine qui vise à intimider un mouvement qui tient et qui résiste maintenant depuis près d’un an. En effet, régulièrement, et ce depuis août 2011, des manifestations sont organisées par la population d’Imider pour dénoncer la holding SMI (Société de métallurgie d’Imider) qui exploite la plus grande mine d’argent d’Afrique. En effet, cette holding, filiale du groupe SNI/ONA [1] exploite la mine d’Imider depuis 1969 et fait des bénéfices parfois exorbitants alors que la population locale vit dans la misère totale. Pire, cette population est privée d’eau et assiste à l’épuisement de sa nappe phréatique. Les manifestants exigent, entre autre, que 75% des emplois soient réservés à la population locale frappée par un fort taux de chômage. Ils exigent ainsi à ce que leur territoire où est exploitée une mine d’argent qui produit une grande fortune puisse bénéficier d’infrastructures qui permettent aux citoyens de vivre dignement.

Les citoyens, à l’unanimité, se sont ainsi organisés au sein du Mouvement sur la voie de 96 qui est le cadre légitime représentant de cette commune rurale de sept villages. Ils ont fait savoir leur objectif principal à savoir "l’accès à la jouissance des richesses de leur communauté et la défense de leurs droits légitimes en tant que citoyens".

Ce n’est pas la première fois que les populations d’Imider se mobilisent contre cette société qui participe à l’enrichissement de la famille allaouite. En effet, en 1996, et pendant quarante-huit jours, les villageois occupent les abords de la mine jour et nuit et manifestent régulièrement. La police intervient pour disperser les populations, elle brûle les tentes et détruit tout ce qui s’y trouve notamment la nourriture. L’intervention musclée des forces de répression marocaines a ainsi fait vingt-deux blessés. Vingt-trois personnes, dont deux femmes, ont été arrêtées ; seize parmi elles ont été relâchées après la garde à vue et six seront condamnées à des peines de prison allant de un à deux ans.

Dix ans auparavant, en 1986, suite à la privatisation de la société, ses responsables avaient décidé de creuser un nouveau puits malgré le refus des habitants. Ces derniers tentent de s’y opposer et les autorités procèdent à l’arrestation de six agriculteurs qu’elles emprisonnent sans jugement pendant un mois.

Aujourd’hui c’est sur le mont Alban que des habitants des villages d’Imider ont installé un camp face à la mine, le long de la route nationale 10 qui relie Ouarzazate à Tinghir. Le camp est devenu un village et c’est à cet endroit que la population a partiellement coupé une conduite d’eau qui alimente la mine. Chaque jour se tient une assemblée générale où femmes, hommes et enfants s’expriment durant plusieurs heures.

Le camp vit de la solidarité des villageois d’Imider. Cette action qui, par ailleurs, réduit la production d’argent, est utilisée comme moyen de pression sur la direction de la mine par les villageois déterminés à arracher leurs droits.
Ce mouvement exceptionnel en Afrique du Nord mérite soutien et encouragement ; il serait injuste que le combat de ces courageux villageois du Moyen-Atlas ne puisse aboutir ! D’autant plus qu’il n’est pas exclu que la monarchie ait recours à la force et à la violence pour casser cette mobilisation. Un régime qui, à maintes fois, a fait preuve de barbarie est capable de tout pour protéger ses intérêts...

Ci-après le communiqué des associations Afafa et Tamazgha.
par Masin Ferkal.
 
                                  COMMUNIQUE
L’Etat marocain procède à des arrestations arbitraires 
                                  à Imider

Cinq militants amazighs, membres du Mouvement sur la voie de 96 ont été arrêtés jeudi 12 juillet par la police de la monarchie marocaine et seront traduits devant le tribunal de Ouarzazat le 26 juillet 2012. Il s’agit de Moha Bennaser, Karim Lahcen, Faska Laadad, Taïeb Omar et Moha Ouljihad.
Le Mouvement sur la voie de 96 organise des rassemblements sur la montagne d’Alebban à Imider, près de Tinghir (sud-est du territoire marocain), depuis août 2011. Ces manifestants pacifiques exigent de la Société métallurgique d’Imider (SMI) qui exploite la mine d’argent d’Imider d’embaucher parmi les habitants de la région. Ils dénoncent également la pollution de la région par des produits toxiques utilisés par cette société et préviennent quant au risque de l’épuisement de la nappe phréatique. A signaler que la majorité des actions de cette société sont détenues par Mohamed 6, le monarque alaouite.
En décembre 2011, un autre militant du Mouvement sur la voie de 96, Mustapha Ouchtoubane, a été arrêté et condamné à une peine de quatre ans de prison ferme par le tribunal de Ouarzazat.

Nous tenons à dénoncer ces arrestations arbitraires et exigeons la libération inconditionnelle des détenus Mustapha Ouchtoubane, Moha Bennaser, Karim Lahcen, Faska Laadad, Taïeb Omar et Moha Ouljihad.

Nous appelons à la solidarité avec ces détenus ainsi qu’avec l’ensemble des détenus politiques amazighs qui croupissent dans les prisons marocaines.


Afafa (Roubaix) Tamazgha (Paris)

Contact :
Afafa. E-mail : associationafafa@yahoo.fr
Tamazgha. Tel : 06.52.10.15.63 / E-mail : tamazgha.paris@gmail.com
http://tamazgha.fr/La-monarchie-marocaine-use-de-l.html

Répression massive à Casablanca, procès dans 6 villes du Maroc.

URGENT de Casablanca

 Par Ali Fkir, correspondant du site

 En ce moment(24 juillet à 13h30 GMT), et au moment où la police livre au tribunal des militants du MVT20FEVRIER arrêtés la nuit du 23/24 juillet 2012 à Casablanca au cours de la marche populaire organisée par le MVT20FEVRIER, des dizaines de militants sont arrêtés et embarqués dans des fourgons. Les poursuites/arrestations sont toujours en cours dans les alentours du tribunal de Aïn Sebaâ 
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 Parti de L' Avant-garde Démocratique Socialiste 
Secrétariat National 
Communiqué 

 Le Secrétariat National du PADS attire l'attention de l'opinion publique nationale et internationale sur ce qui suit: 

Les militants du PADS et des activistes au sein du mouvement du 20 février subissent des attaques répressives incessantes dont l'objectif est d'atteindre à leurs libertés d'opinion et d'expression à travers une série de procès iniques programmés comme suit :

 - CASABLANCA : le 19 juillet 2012, procès en appel du camarade Younes Ben Lakhdim, militant de la jeunesse du PADS alors qu'il avait été condamné en 1èr instance à 2 ans de prison ferme. 

- Ksar ELKBIR : le 24 juillet 2012, procès du camarade Elayachi Riyahi et de l'un de ses camarades suite aux évènements qu'a connus le village de Chlihat 

 - TANGER : le 24 juillet 2012, Poursuite d’environ 32 citoyens du village de Chlihat en première instance devant la chambre criminelle de la cour d'appel. 

- CASABLANCA : le 24 juillet poursuite du procès en première instance du camarade Mamoune ELKHALKI, militant de la jeunesse du PADS en raison de sa participation au mouvement du 20 février. 

 - BENI MELLAL : Le 2 août 2012, procès du militant de la jeunesse du PADS, Jalal ELHALMAOUI inculpé pour avoir insulté un fonctionnaire.

- TANGER : le 7 août 2012, procès en appel auprès de la chambre de procédure pénale du camarade Eliyachi RIYAHI pour sa participation au mouvement du 20 février.

 -TANGER : le 17 septembre 2012 procès en appel du camarade Abdelmajid MOUMLIK, membre du Comité Central du PADS pour avoir appelé au boycott des élections législatives du 25 novembre 2011. 

 Le Secrétariat National du PADS
 - Condamne fermement toutes ces poursuites et réclame leurs annulations et la libération de tous les détenus politiques, 
- Demande la mise en place d'une commission d'enquête sur les abus graves préfabriqués qui enferment en détention les meilleurs de nos jeunes, 
- Renouvelle sa solidarité avec toutes les victimes de la répression.

Tahar Ben Jalloun, un Goncourt de l’imposture !

 Par Ahmed Benani, Politologue et anthropologue des religions exilé en Suisse depuis 1969, 15/7/2012

 Je viens d'écrire au moins 50 lignes sur ce "Proust enturbanné de la Place Jamâa al fna" et pfuit, disparues! Je recommence donc. TBJ comme on dit aujourd'hui, littérateur de kiosques de gare, doit son succès à l'académie Goncourt qui l'a récompensé pour ses contes fassis et autres, que lui racontait sa grand-mère. 

Les académiciens du Goncourt en mal d'inspiration ont décidé un jour de plaire au grand public amateur d'exotisme et nostalgique de l'Atlas marocain colonial, allez va pour TBJ! Alors que les marchands de quatre saisons vendaient des oranges marocaines pour Noël, les libraires suggéraient comme cadeau original le dernier Goncourt. TBJ est entré dans le panthéon de la littérature, donnant des aigreurs à Louis Ferdinand Destouches et à d'autres, au fond de leurs tombes.

 Plus prosaïquement, je dirais que les choses ont des origines plus troubles et plus complexes. TBJ est venu en France étudier la psychologie sociale et accessoirement, il servait de traducteur-interprète aux médecins psychiatres et psychologues à Saint-Anne , ça lui faisait de l'argent de poche assurément. Mais son ambition était forte, alors il s'est mis à collecter tous les témoignages (anamnèses) de ces pauvres travailleurs immigrés et analphabètes à leur insu et à celui du personnel soignant; consultant en psychiatrie, ces travailleurs se plaignaient essentiellement de leur misère affective et sexuelle. Avec les matériaux "volés", TBJ a fait sa thèse de 3e cycle, immédiatement commercialisée sous le titre "La plus haute des Solitudes"- Ce roman-essai est le seul qui vaille la peine d'être lu de tous les gribouillages cartes postales et autres médiocrités orientalistes produits depuis lors.

 Mais Goncourt, on le reste sa vie durant et une décoration type chevalier de la Légion d'Honneur de la République vient rehausser ce prestige gagné de haute lutte. Le sordide va aller en s'amplifiant avec la notoriété. Avec son épouse, TBJ ami des travailleurs immigrés souvenez vous-en, fit venir du bled une petite bonne qui va être des années durant taillable et corvéable à merci. Elle fut accusée de maltraitante des enfants de TBJ, ce qui lui valut coups, blessures et retenues de salaires. Jusqu'au jour où elle s'est décidée à fuir son enfer et à étaler son Odyssée à une presse médusée, dont le journal Le Monde pour lequel TBJ écrivait quelques chroniques. 
 
Le clou de l'aventure de TBJ va être atteint quelques temps plus tard, (nous sommes en plein années de plomb dans le royaume du tyran Hassan). TBJ fait une déclaration fracassante dont on retiendra cette phrase : "Le plus grand Honneur que Sa Majesté Hassan II puisse me faire, c'est une visite officielle dans ma ville de Tanger"!! (Je cite de mémoire, mais tout est vérifiable dans la presse de l'époque). Hassan II fit le déplacement, c'était téléphoné cela va sans dire. Alors quoi! Rien, sinon qu'il est scandaleux que ce nain de la littérature, comparé à un Driss Chraïbi et son indépassable "Le passé simple", puisse aujourd'hui se pavaner, écrire sur le Printemps Arabe ou le 20 Février, comme s'il en était l'acteur phare, tout en restant le thuriféraire de Mohammed VI et le pourfendeur des islamistes. A vomir mes amis!