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samedi 11 août 2012

L’armée marocaine noie une trentaine d’immigrants

Les clandestins subsahariens tentaient de rejoindre l’Espagne
Effroyable, le mot est faible pour nommer cet acte d’une rare cruauté commis par l’équipage d’un navire de la marine marocaine le 28 avril dernier qui a fait noyer une trentaine d’immigrants subsahariens dont 4 enfants au large d’El Hoceima au nord-est du Maroc.

Cette information rapportée par le quotidien espagnol El Pais et confirmée par une ONG marocaine met à nu une réaction d’une rare violence de la part de soldats marocains qui ont délibérément fait couler un canot pneumatique à bord duquel 70 immigrants tentaient de faire la traversée vers l’Espagne. Se basant sur des témoignages de rescapés maliens et nigérians, le journaliste d ’El Pais rapporte que l’embarcation de fortune a été crevée à coups de couteau par les soldats du royaume alaouite. « Deux heures après le début de la traversée, un navire de la marine marocaine s’est approché et a mis à l’eau une embarcation rapide qui s’est mise contre le canot des clandestins. Un des soldats a enfoncé légèrement un couteau dans le caoutchouc et nous a dit maintenant allez vers l’Espagne si vous voulez », confie à El Pais, Campos, un des survivants de cette attaque dénuée d’humanisme et défiant toute légalité. « Nous avons essayé de mettre une rustine et nous avancions difficilement, mais je crois que nous y serions arrivés s’ils n’étaient pas revenus », rétorque Erik, un pêcheur nigérian de 31 ans, dont la femme et la fille de 3 ans ont péri noyées.

Revenant à la charge, les soldats marocains avaient décidé d’aller jusqu’au bout de leur forfait. « Un soldat a commencé à nous menacer avec un couteau attaché à un bâton. Nous leur demandions qu’ils nous ramènent avec eux vers le Maroc parce qu’avec le canot dans cet état, il nous était presque impossible de continuer. Nous les supplions qu’ils regardent nos enfants et nos bébés », témoigne encore Campos. Les yeux éplorés et innocents des enfants n’ont eu aucun effet sur le gradé marocain qui « a pris le couteau des mains du soldat et a donné quatre coups en différents endroits du canot, qui a coulé en quelques secondes. Tout le monde s’est mis à crier et à pleurer », rapporte El Pais. Une autre vedette marocaine est venue après secourir les naufragés, alors que rapportent des témoins, « les soldats se disputaient sur la première vedette ». 

Le Maroc a voulu étouffer cette tragédie en transportant les survivants près des frontières algériennes. « Les survivants ont été transportés rapidement par les militaires marocains à Oujda, près de la frontière algérienne, dans l’intention de les obliger à rentrer en Algérie, comme ils l’ont déjà fait avec des milliers d’immigrants subsahariens », précise El Pais.
Légende : Photo de Juan Medina, Grand Prix 2005 Care International du reportage humanitaire dans le cadre du Visa pour l’image de Perpignan


France Inter :2 émissions sur Casablanca, 11 et 12 août 2012

l'émission du samedi 11 août 2012

Casablanca en mouvement. La Nayda - Partie 1

Casablanca © CC Jaberien - 2012

Elle fait rêver tout le Maghreb. Effervescente, atypique, bigarrée, caractérielle, extravagante, Casablanca ne laisse pas indifférent et vit depuis quelques années une renaissance culturelle surnommée la Nayda, en référence à la Movida espagnole…
Une plongée au cœur de ce mouvement culturel en compagnie de ces jeunes qui incarnent le Printemps Arabe.

INVITES
* Mohamed Merhari, créateur du Polygone.
* le rappeur Mouad
* Fedwa Misk
* Le goupe Haoussa
* Nour -Eddine Lakhmari, réalisateur du film "Casanegra"
* Aberrahim Kassou des Abattoirs
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l'émission du dimanche 12 août 2012

Casablanca en résistance - Partie 2



Les Abattoirs à Casablanca © CC Colors - 2012 / Colors 

Casablanca, la capitale économique ne va pas bien : inégalités, corruption, violence, misère…
Et pourtant, au milieu de ces difficultés, que de ressources, d’energie portées par la jeunesse.
Des hommes et des femmes combattent aujourd’hui les démons de la ville et inventent de nouveaux modèles culturels et sociaux.

INVITES
  • Aberrahim Kassou de l’association Casamémoire qui réinvestit les lieux de mémoire et les transforme en lieux de résistance comme les Abattoirs
  • L’initiateur « des Mercredis Racines », issu du mouvement du 20 Février
  • La journaliste Kenza Sefrioui
  • Le cinéaste Nabil Ayouch, son film : "Les Chevaux de Dieu", adapté du livre de Mahi Binebine, "Les étoiles de Sidi Moumen", sortira prochainement. 
  • Karim Tazi, de l'association "Banque alimentaire"
  • L’association Initiative Urbaine
  • La styliste Kebbaj

REMERCIEMENTS  à l'Institut Culturel Français, à Kenza Sefrioui, journaliste et à Lamia Barrada-Berca, écrivain



Dans le match esprit sportif marocain contre esprit sportif sahraoui, le Maroc est lamentablement perdant !

Par APSO, 10/8/2012

La VIVA bien au-delà du foot

Deux mois après La VIVA World Cup 2012™ au Kurdistan, alors que vibrent les jeux olympiques, c'est le temps d'un bilan.
 
Les amateurs ont vu les matchs en direct à la télévision irakienne. Le reportage du magazine So Foot n°98 - édition estivale – consacre, avant un hommage à Thierry Roland, les pages 88 à 91 à l'équipe nationale sahraouie, suivie pas à pas par le journaliste français Vincent Berthe pendant toute la compétition. Le reportage de canal + sur la VIVA c'est pour le 18 août, et du rapport de l'envoyé de la FIFA pour la finale et peut être lors d'autres matchs aussi, nous n'en saurons rien...

C'était une 1ère participation l'équipe nationale du Sahara Occidental à une compétition mondiale. Pour l'équipe de la VIVA, une émotion intense et durable de les voir enfin arriver. 
Le match d'ouverture fantastiquement symbolique Kurdistan/Sahara Occidental, 2 pays en quête d'indépendance, a été l'épreuve de réalité sportive, mais aussi l'épreuve de la ténacité. L'équipe nationale sahraouie composée de joueurs des clubs des campements de réfugiés n'avait de toute façon pas la condition physique suffisante pour inquiéter les équipes composées de joueurs de niveau international. Elle a néanmoins fini 6ème de la compétition et gardé son fair-play, et sa gentillesse jusqu'à la dernière minute.

La confrontation était sans concession sur les terrains. Mais dans les particularités altruistes de la VIVA, on a vu les adversaires Sahraouis Occitans et Darfouris se retrouver autour du thé sahraoui, en compagnie des journalistes. On a vu les soigneurs de la Provence et de Rhétie prendre soin de l’équipe sahraouie, et des joueurs de toutes les équipes danser en Draa lors de la 3ème mi-temps. Et l’on a surpris les joueurs des équipes françaises à donner spontanément tous leurs équipements et maillots aux équipes des réfugiés, Sahraouis et Darfouris.
Autre symbole, lors de la finale, un collaborateur de Massoud Barzani venu avec ses gardes du corps jusque dans la tribune pour saluer officiellement les Sahraouis, tous revêtus de leur habit traditionnel en l’honneur de leurs hôtes.

Pourtant les coulisses de l'équipée sahraouie n'ont pas toujours à voir avec les valeurs du sport. À l’heure où les rumeurs annoncent que Sarkozy pourrait être embauché au palais marocain comme conseiller, les méthodes vicieuses ou mafieuses du royaume ne vont pas s'améliorer.

Les 25 membres de la délégation sahraouie ont voyagé non avec des passeports algériens - la terre de refuge - mais avec le passeport délivré par leur République Arabe Sahraouie Démocratique. Le Kurdistan ayant reconnu ce titre de voyage comme valide, le plan de vol initialement prévu par le Qatar ne semblait pas devoir poser de problème.
Pour le royaume du Maroc, qui occupe illégalement une partie du territoire du Sahara Occidental, les valeurs du sport ne sont pas plus dignes de respect que les valeurs des droits humains. 

Toute la batterie des méthodes d'un État voyou a été déployée par le Maroc pour entraver la venue des Sahraouis et leur participation à la compétition, puis pour accélérer leur départ, comme pour les éliminer aux yeux du monde.

Ainsi, la compagnie Air Qatari déclare son vol Doha-Erbil annulé au moment de l'embarquement des Sahraouis. Du fait de la diligence des Kurdes et l'intelligence du consul turc, la délégation sahraouie avec ses passeports sahraouis voyage au dernier moment par Istanbul. Les Darfouris sont eux bien arrivés avec l'avion de ce vol qatari "annulé". Rebelote pour le retour des Sahraouis d’Erbil vers les campements de réfugiés via Beyrouth cette fois, Air Qatari ne « volait » pas !
À suivi la menace de la rupture des relations diplomatiques avec l’Iraq et de l’expulsion du Maroc de son ambassadeur pour empêcher le match d’ouverture, le drapeau et l’hymne, épisode relaté par So Foot. Et puis des plaintes sont arrivé aux organisateurs kurdes parce que les Sahraouis déambulaient dans l’hôtel avec leurs drapeaux. Des espions marocains jusque dans l’hôtel ? et oui !

Il se dit aussi que le Maroc est allé jusqu’à commanditer avant la finale le vol des drapeaux du Sahara Occidental flottant sur le stade international d’Erbil.
Les pressions, tentatives de corruption et autres bassesses marocaines, n'ont pas discontinué, moquées par le président de la FA Kurde dans un éclat de rire lors d’un repas avec les membres de la NFB. Les Marocains lui avaient demandé de faire partir les Sahraouis après le deuxième match, et proposé de payer l’hôtel, les billets, et même plus encore. Mais on ne renvoie pas les invités particuliers du Premier ministre kurde !

Le Maroc s’est acharné jusqu’au ridicule contre ces affrontements sportifs, et a légitimé la puissance de cette balle sahraouie, « plus efficace dans le combat pour la liberté que les balles des fusils » dixit Kit, secrétaire général de la N.F-Board.

APSO, le 9 août 2012

Nota.
Le classement final de cette VIVA : Kurdistan - Chypre nord – Zanzibar – Provence – Occitanie - Sahara Occidental - Eelam Tamoul – Rhétie – Darfour
FA : Football Association
NFB : N.F-Board
Draa : habit traditionnel des hommes sahraouis


   

Communiqué de l'Association Sahraouie des Victimes des Violations Graves des Droits Humains Commises par l'Etat Marocain

(A.S.V.D.H)
Président: Mr. Brahim DAHANE.                                         Vice-présidente: Mme. Elghalia DJIMI
E-mail: brahimabde@gmail.com                                                         E-mail: elghaliadjimi@yahoo.fr
Tél: +212 657886476                                                                           djimi.elghalia84@gmail.com
                                                                                                                     Tél: +212 66 05 14 35

Association Sahraouie
des Victimes des Violations Graves des Droits Humains Commises par l’Etat Marocain
A S V D H
Communiqué
À l’occasion de ce 9 août, Journée Internationale des Peuples Autochtones, l'ASVDH adresse ses meilleurs vœux à tous les peuples autochtones à travers le monde et exprime sa préoccupation totale à l’égard de la série de violations touchant des droits du peuple sahraoui dans les territoires occupés.
Créée le 7 mai 2005 et toujours en attente d’enregistrement par le gouvernement marocain, l'ASVDH suit avec rigueur et attention la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental.
L'ASVDH souligne l'ampleur des violations commises contre les civils sahraouis sur leur terre et attire l’attention sur les violations de leurs droits politiques et civils, mais aussi de leurs droits économiques et socioculturels.
Depuis le 21 mai 2005, dans plusieurs villes du Sahara Occidental et au Maroc, les Sahraouis sortent régulièrement dans la rue pour des manifestations pacifiques de revendication du respect du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Les forces de police, forces auxiliaires marocaines ont répondu par une répression sauvage et brutale contre les manifestants et perpétré de graves violations des droits humains. Résultat : des centaines de Sahraouis blessés, torturés, jetés dans les prisons marocaines et 17 portés disparus.
En contravention de l’article 29 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant et de l’article 5 de la Déclaration de l’UNESCO sur la diversité culturelle, les Sahraouis n’ont accès à l’école qu’à l’histoire officielle du Maroc, et rien ne leur est enseigné de leur propre histoire, ni transmis de leur culture.
Dans le désert, les mines antipersonnel et autres restes de guerre, les interdictions marocaines mettent en péril la vie nomade et traditionnelle des Sahraouis. Vivre dans le désert, transmettre les connaissances autochtones ancestrales n’est pas possible.
Les Sahraouis ne peuvent d’autre part pas enregistrer leurs enfants à l’état civil sous le prénom qu’ils souhaitent, en particulier des prénoms hassani composés.
Les droits socio-économiques des Sahraouis sont quotidiennement violés dans ce territoire riche en ressources naturelles. Selon le droit international, le peuple sahraoui doit être entendu sur les activités économiques qui se déroulent dans son pays, il doit y consentir et en bénéficier. Mais le Maroc n'a jamais consulté les Sahraouis qui ne sauraient consentir, et les bénéfices découlant de l'exploitation des ressources naturelles vont au gouvernement, aux entreprises du Maroc, et de pays complices.
Le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental est en connexion avec le changement démographique dans la partie occupée du territoire, du fait de l'introduction massive de colons en provenance du Maroc. La population de colons est aujourd'hui plus importante que la population autochtone sahraouie.
En cette journée dédiée aux peuples autochtones
L’ASVDH réitère sa demande à l’ONU d'élargir le mandat de la MINURSO à la surveillance des droits humains dans le Sahara Occidental, pour en protéger activement le peuple autochtone.
Et demande au gouvernement marocain de respecter les droits culturels du peuple du Sahara Occidental, et dénonce les mesures coercitives menées contre la promotion de la culture sahraouie, et le détournement de certains de ces aspects en un pâle folklore au service de la colonisation.
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ASVDH, Sahara Occidental, 09  Aout 2012

الجمعية الصحراوية
لضحايا الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان
المرتكبة من طرف الدولة المغربية
A S V D H
بيـــــــــــــــان
العيون- الصحراء الغربية
09 -08- 2012
بمناسبة اليوم العالمي للشعوب الاصلية ، الذي يصادف التاسع من اب اغسطس  ، تتوجه الجمعية باطيب متمنياتها للشعوب الاصلية في كل بقاع العالم ، وتعبر عن انشغالها الكامل فيما يتعلق بسلسلة الانتهاكات التي تطال حقوق الشعب الصحراوي بالمناطق المحتلة.
منذ تاسيسها بتاريخ السابع من ايار مايو 2005 وفي انتظار تسلمها الوصل من طرف السلطات المغربية واكبت الجمعية باهتمام وجدية اوضاع حقوق الانسان باقليم الصحراء الغربية  .
حاولت الجمعية تسليط الضوء حول الانتهاكات المرتكبة بحق المدنيين الصحراويين  داخل وطنهم الام ، واثارت الانتباه ليس فقط حيال الحقوق المدنية والسياسية بل ايضا الاقتصادية والثقافية والاجتماعية .
تعيش مدن الصحراء الغربية وجنوب المغرب منذ 21 ايار مايو 2012 مظاهرات سلمية للمطالبة باحترام حق تقرير المصير تتم مواجهتها من طرف الشرطة والقوات المساعدة والخاصة بعنف همجي والنتيجة مئات الجرحى ، ومن تعرضوا للتعذيب ، واخرين زج بهم في السجون المغربية و17 مختطفا مجهولا للمصير .
خلافا للفقرة 27 من المعاهدة المتعلقة بحقوق الطفل والفقرة الخامسة من اعلان اليونسكو حول التنوع الثقافي يلج الصحراويين المدارس مرغمين على قراة التاريخ الرسمي للمغرب حيث لا يسمح لهم بدراسة تاريخهم ولا ثقافتهم .
الالغام المضادة للافراد ومخلفات الحرب ، والحظر الذي تفرضه السلطات المغربية كل ذلك يمس من الحياة التقليدية  للبدو الذين يفضلون العيش في الصحاري ويجعل نقل معارفهم الاصيلة التي ورثوها عن اسلافهم غير ممكن.
في جانب اخر لايستطيع الصحراويون تسجيل ابنائهم بالاسماء التي يختارونها بالحالة المدنية بخاصة الاسماء الحسانية المركبة .
حقوق الصحراويين  السوسيواقتصادية تنتهك هي الاخرى في ذاك الاقليم الغني بموارده الطبيعية . بحسب القانون الدولي فانه يجب استشارة الشعب الصحراوي حول الانشطة الاقتصادية التي تجري داخل بلده ، تجب موافقته اذن واستفادته . لكن المغرب لم يستشر ابدا الصحراويين  وعائدات استغلال الثروات الطبيعية تذهب الى الحكومة المغربية ومؤسساتها وبلدان متواطئة .
نهب الثروات الطبيعية لاقليم الصحراء الغربية له علاقة بالتغير الديمغرافي داخل المنطقة المحتلة من الاقليم حيث تعمل السلطات المغربية على  اغراق المنطقة بالمستوطنين القادمين من المغرب . ان ساكنة الاقليم اليوم تعد اكثر من الساكنة الاصلية .   
بمناسبة هذا اليوم العالمي المخصص للساكنة الاصلية توجه الجمعية الصحراوية نداءها الى منظمة الامم المتحدة لتوسيع صلاحيات بعثتها للاستفتاء في الصحراء الغربية لتشمل مراقبة حقوق الانسان وحماية الشعب الاصلي .
تطالب الحكومة المغربية باحترام الحقوق الثقافية لشعب الاقليم وتندد بالتدابير القسرية المتخذة ضدا على النهوض بالثقافة الصحراوية ، وتحويلها الى فولكلور باهت يخدم السلطات المغربية . 
الجمعية الصحراوية
لضحايا الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان
المرتكبة من طرف الدولة المغربية
 


Le coup de gueule de Saïd Aouita contre le dopage des athlètes marocains


C’est un véritable pavé dans la mare que vient de lancer Saïd Aouita, ancienne gloire mondiale du demi-fond dans le marigot de l’athlétisme marocain.
Dans les colonnes du quotidien casablancais Al Massae (dont l’interview a été traduite par le site agrégateur Panoramaroc), le médaillé d’or des JO de Los Angeles sur 1500m promet des révélations fracassantes sur le dopage des athlètes qu’il considère comme étant devenue une véritable industrie du sport au Maroc.
«Il existe plusieurs motifs à cela, la société, la volonté de gagner du temps et de réaliser des acquis plus vite qu’il ne faut, les frustrations personnelles des athlètes qui n’ont rien gagné après des années et leurs difficultés matérielles, l’entourage… plusieurs raisons, donc, conduisent à ce comportement» explique l’ex- champion qui sans dédouaner les sportifs, fustige avant tout la Fédération marocaine dont il souligne «le rôle de promouvoir et de défendre les valeurs du sport, celles de l’olympisme dont le fondement est la saine compétition».
«Et quand j’impute la responsabilité à la Fédération, je ne parle pas dans le vide ; je connais la situation, les faits et je les ai vécus en détail et de l’intérieur. Ainsi, lorsque j’étais revenu au Maroc et que j’avais pris les fonctions de directeur technique après Pékin 2008, j’avais promis de lutter contre le dopage, en ma position de champion olympique, mais le président s’était opposé à moi sur ce point. Nous nous sommes donc affrontés, je lui ai dit que le temps finira par établir les choses et que c’est le temps, et lui seul, qui déterminera celui qui a raison et celui qui a tort. Puis j’ai quitté la Fédération» assène Saïd Aouita dans une charge sans précédent contre le patron de la Fédération royale marocaine d’athlétisme (FRMA).
Dans son interview, Aouita va plus loin dans ses attaques des instances dirigeantes de la FRMA. Il déclare disposer de nombre de secrets concernant le dopage et promet de les révéler à l’opinion publique dès le 12 Août, soit immédiatement à l’issue des JO de Londres qui ont vu la disqualification de trois athlètes marocains pour dopage, dont les stars montantes Meriem Alaoui Selsouli et Amine Laalou, tous deux alignés sur le 1500m, une course dont le Maroc avait longtemps tenu le haut du pavé des compétitions mondiales avec notamment Saïd Aouita dans les années 80 et 90 et Hicham El Guerrouj durant la décennie 2000.
«Je me suis tu longtemps, mais l’heure est venue pour moi de dévoiler ce qui s’est dit entre le président et moi-même à propos de la lutte implacable que j’envisageais de mener contre le dopage, et de dénoncer les obstacles qui ont entravé mon action» a conclut Saïd Aouita qui insiste pour dire que la FRMA «est une instance de triche qui favorise le dopage et le soutient».  

Les affaires de spoliation immobilière de Casablanca atterrissent au Sénat français


Depuis quelques années plusieurs affaires de spoliation immobilière ont atterri dans les tribunaux de la capitale économique. En cause, une « mafia » qui userait de documents falsifiés et de complicités à plusieurs niveaux pour prendre possession de terrains ou immeubles qui ont évidemment une valeur financière non négligeable. Pourtant, les affaires patinent au niveau du procureur général, au grand dam des familles de victimes qui commençent à perdre patiente. Résumé de ces affaires dignes d’un grand feuilleton policier.
Le Sénat français
 
Tout commence au début des années 2000. Une bande de criminels marocains sème la terreur dans le secteur de l’immobilier à Casablanca. Sa spécialité : la spoliation des biens immobiliers appartenant à des Marocains de confession juive mais également aux étrangers, notamment Français, Espagnols et Italiens n’habitant plus au royaume. Certains des biens spoliés appartiennent également à l’Etat marocain. « Cette bande est une véritable mafia qui a de l’argent et qui est hautement soutenue. Mais par qui et pourquoi ?, je ne peux pas vous répondre. Ce qui est sûr c’est qu’en France, la justice en aurait déjà terminée avec ce genre d’affaire », lance l’une de nos sources suivant de près ces dossiers de spoliation et souhaitant rester anonyme.

Cette bande criminelle est très bien organisée et est composée d'une dizaine de personnes : hommes d’affaire, médecins, avocats, fonctionnaires, conservateurs fonciers et faussaires. « Les avocats appartenant à cette bande vont voir les avocats de la partie adverse pour les acheter. Il y a aussi des conservateurs qui ferment les yeux sur des irrégularités administratives. Il faut qu’il y ait beaucoup de hauts responsables impliqués pour en arriver à ce stade ! » lâche notre contact.

Une justice marocaine à double vitesse
Ce que notre source n’arrive pas à digérer dans ces affaires est que les autorités judiciaires marocaines connaissent l’identité de certains des membres de cette mafia et notamment les cerveaux, mais que ces derniers sont toujours en liberté, sans avoir écopé d’une peine de prison.
Il dénonce là une justice à deux vitesses au royaume. « Si vous ouvrez n’importe quel journal marocain, vous pourrez lire des histoires comme cet homme affamé qui a volé récemment une banane et qui a pris un an de prison ou encore cet homme qui a volé il y a plusieurs années un mulet à Kénitra et qui a pris 8 ans de prison ! », déplore-t-il. « Nous avons frappé à toutes les portes et à tous les niveaux, les plus hautes instances judiciaires du royaume sont au courant de ces affaires ainsi que le Sénat français ! Cependant, rien n’est fait pour arrêter ces criminels », poursuit-il.
D’ailleurs notre source nous remet un rapport de police émanant du service de la police judiciaire de la préfecture de police de Casablanca, datant du 14 septembre 2010 et destiné au procureur du Roi au tribunal de première instance de Casablanca. Le policier qui a rédigé le rapport explique qu’il a enquêté dans une affaire d’usurpation d’identité de deux Français spoliés. Il n’hésite pas à donner le prénom et le nom d’un des cerveaux de la bande ainsi que son numéro de carte d’identité marocaine ! L’enquêteur l’accuse d’avoir falsifié des documents pour s’accaparer les biens de ces deux Français et souligne que la justice marocaine lui a même interdit de quitter le territoire marocain. Une interdiction qui s’est faite sans passer par la case prison. Incompréhensible.

Des cachets de notaires volés
C’est justement dans la falsification de documents officiels que la bande excelle redoutablement. Elle en a même fait sa marque de fabrique. Une fois que le bien à spolier est choisi et que les propriétaires sont identifiés, la bande passe à l’étape de la falsification des papiers administratifs avec la complicité de faussaires. Objectif : créer des personnes et des héritiers fictifs étrangers qui viendront réclamer le bien immobilier au Maroc. Tous les documents, les plus élémentaires sont falsifiés. Cela va des faux passeports, fausses cartes d’identité, fausses cartes de séjour, en passant par de faux titres fonciers aux faux actes notariés comportant parfois des cachets volés directement à des notaires à l’étranger ou des actes falsifiés comportant leur signature imitée.
D’après notre source, plusieurs notaires en France se sont faits avoir par cette bande criminelle mais la plupart d’entre eux ne veulent pas porter plainte, de peur de représailles, précise notre source. Un seul notaire a osé porter plainte pour faux et usage. Entretenant désormais un mépris pour le Maroc, il est actuellement le client d’une avocate française qui défend également 6 autres familles lésées dans ces affaires de spoliation au Maroc.
Après de nombreux allers-retours entre la France et le Maroc et de nombreux courriers envoyés au ministère marocain de la Justice, dont nous obtenons copie, l’avocate en question est démoralisée et fatiguée de voir que ces requêtes restent sans réponse. Ses clients ne demandent qu’une chose : récupérer leur bien spolié. « A ce jour, rien n’a encore abouti. Aucune audience n’a été prévue, les dossiers bloquent toujours au niveau du procureur général et le ministre de la Justice ne répond pas à mes courriers, sans me donner de raisons valables », regrette-t-elle. De son côté, Yabiladi a contacté à plusieurs reprises ces derniers jours le ministère de la Justice pour savoir ce que comptait faire le ministre, Mustapha Ramid pour arrêter les membres de cette bande, mais sans résultat.

Les morts ressuscités comme par magie
Au-delà de la gravité des actes criminels commis par cette bande, on ne peut rester insensible ou s’empêcher d’esquisser un sourire sur le côté absurde de certaines de ces falsifications, comme si la bande criminelle prenait un malin plaisir à narguer les autorités marocaines ou à se moquer de leur manque de réaction. Par exemple, dans l’une des affaires que suit notre source, les falsificateurs ont crée la fausse identité d’une femme héritière qui deviendra l’unique héritière de 5 différentes familles spoliées ! Dans d’autres cas, des cartes d’identité nationale falsifiées ont un nom et un prénom différents mais le numéro de la CIN ainsi que l’adresse et la date de naissance sont similaires ! A cela il faut ajouter diverses fautes d’orthographe dans les prénoms des personnes fictives créées ou des incohérences dans la couleur de leurs yeux sur des passeports falsifiés.
Le meilleur reste certainement le pouvoir de cette mafia de faire ressusciter les morts comme par enchantement. Dans le compte-rendu de l’enquêteur de la police judiciaire de Casablanca, le policier raconte que le numéro deux de la bande fournit à la justice marocaine un faux contrat de vente d’une parcelle de terrain signé avec un Français en 2008-2009… alors que ce même Français est décédé en 2003 !

Ces spoliations atterrissent au Sénat français
Cependant, cela fait bien longtemps que l’avocate qui a accepté de nous parler ne rit plus. Elle a décidé de prendre le taureau par les cornes. Voyant que la justice marocaine ne réagissait pas à ses requêtes, elle a décidé d’écumer les recours judiciaires français et notamment de saisir le Sénat français. Elle a déjà rencontré un sénateur PS qui a été sensibilisé sur les dossiers des victimes qu’elle défend. Le sénateur a promis de mentionner ces affaires de spoliation en posant une question au gouvernement, à laquelle le ministre français des Affaires Etrangères ou de la Justice devra répondre. De son côté, notre source anonyme renchérit. Elle, promet d’envoyer ces dossiers de spoliations immobilières sur les bureaux des députés de la Commission Européenne pour mettre la pression sur le Maroc. Un joli caillou dans la godasse de la justice au Maroc, qu'il serait pourtant simple à enlever.

http://www.yabiladi.com/articles/details/12304/affaires-spoliation-immobiliere-casablanca-atterrissent.html
Les affaires douteuses se suivent et se ressemblent dans ce pays où le sport national consiste a faire plus grand, plus beau, plus riche et plus tape-à-l'oeil que le voisin. Et dans cette escalade de m'as-tu-vu, le corollaire est évidement la corruption, le vol, la rapine et l'escroquerie. Mais tout a une fin ! Patience, le temps que le peuple maintenu, jusque là dans l'ignorance de la sordide réalité de cette monarchie scélérate, se persuade définitivement, que le mauvais exemple vient d'en haut !



Citoyens français, ne laissons pas dire n'importe quoi en notre nom !

 Lettre ouverte à Monsieur Jean-Louis Debré, Président du Conseil constitutionnel français

Par Solidarité Maroc 05 Gap, 30/7/2012

 Monsieur le Président 

Je me permets de m'adresser à vous au nom de notre association Solidarité Maroc 05, de tous les citoyens français et des citoyens du monde qui se retrouvent dans notre indignation.

 La lecture de vos paroles rapportées par "journaux.ma" probablement filière de la MAP, débordantes d’enthousiasme à l'égard du Roi du Maroc et de son régime suscite en nous perplexité, indignation, colère !

 A partir de votre qualité de président du conseil constitutionnel français et compte tenu de vos responsabilités en politique extérieure, nous supposons que vous parlez au nom du peuple français, mais sachez que tout le peuple français, tous les citoyens français n'ont pas pour le roi du Maroc la même admiration, loin s'en faut ! Nos amis marocains et sahraouis se sentiront blessés par ces déclarations qui font l'impasse sur toutes leurs années de souffrances. 

Votre source d'informations semble être la MAP, l'agence de propagande aux ordres du roi et de son Makhzen. Peut-être a-t-elle déformé vos paroles ? Quoi qu'il en soit, merci de prendre connaissance des informations ci-dessous.

 Non, Monsieur Debré, le Maroc n'a pas toujours été "une terre de respect des droits de l'homme". N'avez-vous jamais entendu parler de Hassan II et des années de plomb? Ces années de déni de tous les droits ont été terribles pour les peuples marocains et sahraouis. 

Non, le Maroc n'est toujours pas "une terre de respect des droits de l'Homme"! On ne peut pas parler du respect des droits de l'Homme dans un pays classé internationalement parmi les plus corrompus, dont le roi se situe parmi les plus riches monarques de la planète alors que son peuple se trouve parmi les plus pauvres. Un monarque qui dilapide l'argent de son « cher peuple » en se montrant très généreux envers d'autres pays, comme la France, ou pour des projets pharaoniques, tel celui du TGV que ne fréquenteront que les riches, alors que de nombreuses régions oubliées n'ont qu'un mauvais chemin d'accès aux douars où chaque année des habitants meurent de froid, ou faute de pouvoir se rendre au moins à un dispensaire. 

 Non, Monsieur Debré, le Maroc n'est pas "une terre de respect des libertés"! Depuis des décennies la police traque en toute impunité les manifestations pacifiques d'associations qui ne revendiquent que le droit de vivre dignement. La police frappe, tabasse, matraque, parfois jusqu'à la mort, étudiants, diplômés chômeurs, ouvriers, paysans… Et, depuis le 20 février 2011 sont particulièrement ciblés les militants du Mouvement du 20 février dont le crime est précisément de revendiquer inlassablement, chaque dimanche, la liberté, la dignité, la démocratie et la fin de la corruption . Un mouvement exemplaire de maturité et de vision, que le roi veut casser par tous les moyens. Une douzaine de jeunes févriétistes ont payé de leur vie ce combat pour les droits de l'Homme. Au moins deux cents de ces militants ont été emprisonnés pour leurs idées. 

La liberté de culte n'existe pas, "la liberté de vote" n'existe pas. Lors du Référendum constitutionnel, la presse aux ordres et les imams ont été mobilisés pour dicter leur devoir sacré aux sujets de sa majesté : le roi a dit de voter « oui ». Pourtant malgré le risque de répression, le boycott de ces élections était massif, et les résultats truqués. 

 La liberté de la presse est inexistante. Arrestations arbitraires, incarcération et amendes exorbitantes menacent les journalistes qui osent ne pas flatter le roi et son entourage mafieux. La liberté d'opinion n'existe pas. Le Commandeur des croyants règne et gouverne à travers la pensée unique qui considère le peuple comme Sujets et non comme Citoyens! 

Non, Mohammed VI ne mène pas à "davantage de démocratie". Cette monarchie dont le roi détient tous les pouvoirs n'est pas une démocratie. Le chef de gouvernement, nommé par le roi, n'a aucun pouvoir. Un monarque de droit divin qui ne supporte aucune critique sous peine de prison, qui n'a de comptes à rendre à personne, n'est en fait qu'un despote. S'il fait si bon vivre au Maroc, pourquoi donc tant de Marocains fuient-ils leur pays pour chercher ailleurs une vie plus digne, plus libre et plus juste? 

Mohammed VI, après Hassan ll, impose l'annuel folklore de l'allégeance à ses sujets encapuchonnés de blanc et embabouchés de jaune, obligés de se prosterner devant « Sidna » (notre Seigneur) monté sur un cheval blanc. Ce ridicule spectacle, comme le baise main royal , est la risée des pays environnants, et la honte pour tant de Marocains!

 Non, le Maroc ne peut pas être "un modèle en matière de justice constitutionnelle". Quels que soient les termes employés dans la constitution en matière de justice, c'est toujours une justice aux ordres. La Constitution fait partie de la vitrine du régime, mais n'est pas appliquée à ses sujets. Les belles phrases sur les droits des femmes n'ont pas empêché le suicide de la très jeune Amina, victime de l'archaïque article 475 du code pénal, selon lequel un violeur de mineure n'est pas puni s'il épouse sa victime. Cette fillette de 14 ans n'a pas supporté la violence de son « mari ». Son drame a fait le tour du monde. Des Amina il y en a toujours eu, et il y en aura encore. Mais la loi continue à être jugée bonne par le gouvernement. 

Arrestations, emprisonnements, basés sur des aveux arrachés sous la torture, procès sans avocats et sans témoins, la police de sa majesté a tous les droits et peut pratiquer ses forfaits en toute impunité. Un texte de loi est d'ailleurs en préparation pour légaliser cette immunité garantie aux militaires. 

Des villages, des régions oubliées qui manifestent pour crier leur refus de la misère sont envahis par les forces de l'ordre envoyées en masse pour les terroriser. Tels des voyous, ils tabassent, volent, violent, vandalisent, dévalisent des magasins. N'avez-vous jamais entendu parler de Sidi Ifni, Taza, Beni Bou Ayach, et récemment Douar Chlihate? Et de l'exemplaire résistance des paysans d'Imider? Et de la répression qui est le quotidien des Sahraouis sur une terre que le Maroc occupe en toute illégalité? et des Subsahariens victimes du racisme le plus odieux ?

 Pour protester contre la torture banalisée et les traitements abjects en prison, des étudiants incarcérés de Fès et de Taza, ont commencé au début de l'année un mouvement de grève de la faim qui s'est étendu à travers les prisons du Maroc. Des grèves illimitées qui pour certains ont duré trois et même quatre mois, maintenus à la limite de la vie par perfusion forcée. On peut imaginer dans quel état ils en sortent. Grâce à leur détermination et à une forte mobilisation internationale le pouvoir a accordé quelques améliorations à la vie des prisonniers dont certains ont mis fin à la grève.

 "Cette lumière qu'offre le Maroc" est un leurre pitoyable entretenu par une propagande digne des pires dictatures. Piètre lumière d'un monarque qui emprisonne les artistes qui ne chantent pas ses louanges: rappeur, poète, caricaturiste, blogueur, chanteurs, tous considérés comme ennemis du régime, croupissent dans les prisons. La lumière du Maroc ressemble à des ténèbres. 

Non, S.M. le Roi Mohammed VI ne "demeure pas un homme exceptionnel, sage, averti et visionnaire" si ce n'est pour exceller quand il s’agit d’augmenter sa fortune personnelle, et celle de sa clique qui le flatte.

 Ces qualificatifs d'"homme exceptionnel et sage" pourraient s'appliquer à un roi qui aurait vraiment le souci du bonheur et du bien-vivre de son peuple, mais Mohammed VI ne semble pas préoccupé par la misère grandissante, les bidonvilles qui s'étendent, le manque d'écoles, d'hôpitaux et de tant besoins élémentaires. Il y aurait tant à dire sur ce chapitre.  

Monsieur Debré, prenez le train de Casablanca à Fès, et regardez par la fenêtre, tout au long de ce trajet, pour voir comment sont faits les bidonvilles. Vous comprendrez pourquoi nous, les adhérents de Solidarité Maroc 05 , et avec nous nombre de militants des droits de l'Homme, nous trouvons vos propos inacceptables. 

Nous vous invitons à lire ces deux livres parus dernièrement : « Le Roi Prédateur » (de Catherine Graciet et Eric Laurent) et « Paris Marrakech » (d'Ali Amar et Jean-Pierre Tuquoi) vendus avec grand succès, dans toutes les bonnes librairies françaises, mais interdits au Maroc. Peut-être ne direz-vous plus jamais que le Maroc est une démocratie sous le règne du « roi prédateur ». 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos respectueuses salutations. 

 Pour Solidarité Maroc 05 
 Marie-José Fressard 

 Solidarité Maroc05
 E’changeons le Monde 
17 rue Jean Eymar
 05000 GAP
 solidmar05@gmail.com
 http://solidmar. blogspot.com
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Si vous êtes d'accord avec cette mise au point, écrivez vous aussi pour exprimer votre indignation à 
Monsieur Jean-Louis Debré
Président du Conseil constitutionnel français
Palais Royal
Paris
(en recommandé avec AR, c'est mieux !)

jeudi 9 août 2012

Le Maroc interdit à un jeune Sahraoui de s'inscrire en Master

Par Apso(Amis du Peuple du Sahara Occidental), 8/8/2012

Le gouvernement du Maroc ne retrouve plus ses prisonniers politiques... et pourtant ils existent, le nier les  fait passer pour niais !
Ils sont Sahraouis et Marocains, militants marocains du mouvement du 20 février, ou de la voie démocratique...

Parmi eux certains tentent courageusement de poursuivre des études pendant leur incarcération.
Ils sont confronté à la très mauvaise foi du système, qui invente des interdits. Saleh Amidan, Sahraoui, en prison à Kénitra pour raisons politiques, n'a pas le droit de l'inscrire en Master. Voir les détails de son appel ci dessous.

Ils sont plus de vingt licenciés dans ce cas dans cette prison, Sahraouis et Marocains.

Information/appel aux organisations de défense des droit de l’homme, et organisations étudiantes

Pour 2012/2013, Saleh Amidan, Sahraoui, prisonnier politique incarcéré à Kénitra, veut s’inscrire en Master de sciences criminelles à la faculté des sciences juridiques économiques et sociales. Les autorités pénitentiaires lui refusent, argumentant par une réponse de l’administration de l’université qui aurait dit que le master lui est interdit parce qu’il est prisonnier. Il veut savoir si l’interdiction est vraie.

D’autre part, il est informé qu’il sera transféré après la fin du ramadan dans une autre prison loin de Kénitra. Ce qu’il ne veut pas. Il est aussi en 2ème année de psychologie à Rabat. L’éloignement ne lui permettra plus d’avoir les cours et de passer les examens.

Salah Amidan, né le 1er mai 1983
Sahraoui, militant pour l’indépendance du Sahara Occidental
Adresse de la famille : 38 rue 1, hay ain rahma, Tan tan, Maroc
Condamné par la justice marocaine le 13/10/2004, à 10 ans de réclusion.
Actuellement dans la prison centrale de Kenitra, Maroc. Son numéro d’écrou est le 26957
Motif officiel de l’incarcération : vol par agression.
La famille n’a pas connaissance du jugement qui est dit « secret » par les autorités marocaines.
Selon elle le jugement a été truqué, parce que Saleh est militant indépendantiste.
Depuis plusieurs mois, Saleh est le seul Sahraoui incarcéré à Kénitra pour des raisons politiques. Il se trouve dans le quartier des droits communs, dans une cellule collective de 7 hommes, sans bureau.

Depuis 2008, il a entrepris des études de droit et sciences humaines en prison. Il a rencontré beaucoup de difficultés (voir détail de ses messages en annexe) :
- Conditions pour étudier non aménagées dans les cellules successives
- Éloignement de l’université, refus de transfert par les autorités pénitentiaires (période Ait Melloul)
- Non-information des dates des examens par les autorités pénitentiaires
- Destruction des livres et cahiers, confiscation de ses biens
- Punitions corporelles s’il lit certaines informations
- Fouilles répétées avec insultes racistes
- Privation de « promenade »
- Discriminations constantes
Les violences accompagnées d’insultes racistes ayant trait à son identité sahraouie datent du début de son incarcération, et sont aggravées de tortures physiques.

Toutes les atteintes à son droit aux études sont pour lui des causes de souffrances plus importantes sachant que les études en milieu carcéral sont plus difficiles et lui demandent plus d’efforts. Les autorités pratiquent une torture psychologique avec le chantage aux études.

En juin 2012, malgré tout, il réussit à valider sa licence de droit arabe, spécialité droit civil.

Atteintes à ses droits :
- Rien ne lui interdit légalement de poursuivre des études en master, c’est un mensonge et c’est surtout un abus de pouvoir
- Il n’a pas demandé de transfert et d’ailleurs il le refuse, car c’est une mesure visant à l’empêcher d’étudier.

Saleh Amidan demande à toutes les organisations de défense des droits humains, et d’étudiants, de le soutenir dans son droit à poursuivre ses études.

Contacts :
Amis du Peuple du Sahara Occidental (France) : APSOlument @ yahoo.fr
Association des Réfugiés Sahraouis en France (ARSF) : arsfassociation @ gmail.fr
 
Extraits d'appels à l'aide envoyés à APSO 
 
Messages du 12 mars 2012
« Cet après-midi, j'ai été fouillé agressivement par les gardiens de la prison.
Ils ont été sadiques, m'ont frappé et m'ont crié des insultes racistes.
Ils m'ont pris mon téléphone mobile, mon Ipod et 1000 dh.
Ils m'ont menacé de me mettre au cachot demain. C'est sûr que je vais y aller demain ou après-demain. Ils disent que c'est la loi de la prison.
Mais tous les prisonniers ont des téléphones mobiles ici. Et le cachot n'est pas pour tout le monde parce qu'il y a de la corruption et des mouchards qui vendent les autres.

Les gardiens font tout pour m'empêcher d'étudier tranquillement. Aujourd'hui Ils ont encore déchiré la plupart de mes livres.
Cette fois c'est plus fort que toutes les autres fois.
C'est aussi psychiquement que je souffre et c’est ça qu’ils cherchent.
Je n'en peux plus, s'il vous plaît, alertez les organisations de défense des droits de l'homme, s'il vous plaît aidez-moi. »
(...)
« Je veux parler de ma situation dans cette prison avec le directeur sadic mustapha Hjli
Il ne veut pas me laisser tranquille
Directeur qui n’aime pas les prisonniers qui font des études
Il fait du chantage pour que je ne passe pas mes examens universitaires
Toujours cherche des chemins pour me faire la fouille sans aucune raison
+ il ne me donne pas mes droits à promenade

un jour il m’a fait la bastonnade parce qu’il m’a trouvé en train de lire une page de journal qui parlait du problème d’Aminatou Haidar
les droits de l’homme ne sont pas respectés ici, surtout pour nous qui sommes sahraouis
il nous insulte sans raison »
 
Message du 30 juillet 2012
j'ai besoin de ton aide une autre fois. je veux faire mon master et les marocains disent que c'est interdit parce que je suis prisonnier. Est-ce que c'est vrai ?
ils veulent me transférer agressivement après ramadan dans une autre prison loin de l'université ou je fais mes études. Tu peux m'aider ?
je veux faire un master de science criminelle, faculté des sciences juridiques économiques et sociales.
j’ai obtenu la licence en droit arabe, spécialité droit civil.